Tout mon Chat de Gilles Bachelet | 17 octobre 2019

Trois albums-culte réunis dans un coffret collector : Mon chat le plus bête du monde (2004), Quand mon chat était petit (2006) et Des nouvelles de mon chat (2009).
Et un inédit savoureux de 64 pages : Le Casting.
Qui sera le nouveau héros de Gilles Bachelet ?
Un casting exceptionnel : des candidats prêts à tout, un jury impitoyable, un seul gagnant…

Achat du coffret :https://amzn.to/36Sm735

Chronique : Pour les 15 ans de cette « saga » Seuil jeunesse nous offre 3 albums cultes et un inédit dans ce superbe coffret, cette « saga »  me fait rire à chaque fois. le texte est décalé par rapport à l’image, le texte pourrait véritablement s’accorder à un vrai chat, mais au fil des pages, sur les illustrations, bien léchées, pleines de détails, c’est un éléphant qu’on suit. Et c’est le rapport du texte est de l’image qui donne tout le sel à cette histoire ; du coup, la situation devient drôle, burlesque. L’auteur raconte la vie de son chat, ses petites manies, ses caractéristiques (il arrive que mon chat tombe du lit sur lequel il dormait, « mon chat pourrait mourir de faim devant un paquet de croquettes fermé »…), bref le quotidien d’un chat pas très futé ! Les dessins reprennent les attitudes familières des chats et c’est ça qui est génial .
Si vous n’avez jamais vu un des tomes de cette ouvrage, courez l’emprunter à la bibliothèque la plus proche… ou sauter sur occasion sur ce superbe coffret .

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Coffret produits : 176 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (17 octobre 2019)
  • Collection : Album jeunesse
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1023508192

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Nuit polaire de Delphine Chedru | 6 novembre 2019

Aku vit seul au nord du nord du monde connu, là où le soleil ne se lève presque plus l’hiver. Un jour, il aperçoit une petite lueur étrange, qui semble l’appeler entre les bois. Curieux, il décide d’aller voir. Il s’avance à pas lents dans la neige profonde. Soudain, deux yeux brillants l’arrêtent. C’est un renard qui l’interpelle, puis va pour l’accompagner dans sa quête. Suivront une chouette, un renne, un ours, un chien…

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Chronique :  L’histoire, bien que sans surprise est vraiment mignonne pour les enfants ; elle contient de bonne humeur et de tendresse… pour cette fin d’année. On y trouve des personnages farfelus qui feront rire les enfants le tout illustrer avec beauté et plein de couleurs. Une belle petite histoire pour initier les plus jeunes à parler de l’entraide te de l’amitié entre  chacun. 

A lire sans hésiter !On a envie de se plonger dans les aventures  de ces personnages si ce n’est pas déjà fait.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album : 36 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Sarbacane Editions (6 novembre 2019)
  • Collection : EVEIL
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2377313140

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La grande fête de la jungle de Julie Colombet | 6 novembre 2019

Billy, le petit singe tarsier, rêve d’organiser un Noël en pleine jungle pour son ami le paresseux, que rien ne semble pouvoir réveiller. Mais comment faire ? Improvisons ! lance le toucan. Et chacun d’apporter qui le sapin (des palmes joliment disposées), qui la lumière (des vers luisants), qui les cadeaux (une collection de cailloux) ou encore l’emballage (les nombreuses chaussettes du tatou).

Achat du livre : https://amzn.to/2pSinhw

Chronique : C’est un album drôle et très bien fait, on ne voit jamais d’humain dans cet album. Il n’y a pas qu’un personnage principal mais c’est aussi la jungle et ses habitants qui le son avec personnages sympathiques qui ont de nombreuses expressions : inquiétude, obstination, découragement, bonheur et confort.L’histoire d’une cette jungle qui prépare Noël va faire le plus grand bonheur du lecteur. À lire et relire.

Note : 9/10

Extrait :

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  • Album : 28 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Sarbacane Editions (6 novembre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2377313132

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Test DVD : Spider-Man: Far From Home (13 Novembre 2019) de Jon Watts avec Tom Holland, Jake Gyllenhaal

L’araignée sympa du quartier décide de rejoindre ses meilleurs amis Ned, MJ, et le reste de la bande pour des vacances en Europe. Cependant, le projet de Peter de laisser son costume de super-héros derrière lui pendant quelques semaines est rapidement compromis quand il accepte à contrecoeur d’aider Nick Fury à découvrir le mystère de plusieurs attaques de créatures, qui ravagent le continent !

Achat du film : https://amzn.to/2CuAi0g

Chronique : Spider-Man est le cadeau qui continue à donner. Et Disney veut une plus grosse part de ce cadeau. Sony et Disney se sont disputés le partage des revenus des films Spider-Man de Sony et le destin du personnage au sein de l’univers cinématographique. Mais si c’est le chant du cygne de Spider-Man dans le cadre de l’empire MCU de Disney, il en vaut la peine. Le film explore Spider-Man à la suite de ce qui s’est passé dans les deux Avengers : Infinity War et Avengers : Endgame (et son intrigue est construite autour d’événements majeurs des deux films). Le film traite de la foi de Spider-Man en lui-même et de la foi que d’autres ont placée en lui tout en combattant un méchant qui veut prendre le manteau de Spider-Man a été donné. Le film traite des concepts de foi, de confiance, de perception et de devoir qui suscitent la réflexion, forçant le personnage-titre à grandir dans les pouvoirs qui lui ont été donnés, et non seulement à grandir autour d’eux.

L’histoire est conçue pour explorer les luttes de Peter Parker avec son identité, son but et ses capacités. Dans le film, le regretté Tony Stark lui confie un pouvoir et une technologie incroyables, mais il croit qu’il est incapable, et donc aussi peu disposé, à exercer autant de pouvoir. Il a pris la décision d’y renoncer rapidement et sans beaucoup de réflexion ou de consultation sérieuse. Il le laisse tomber sur la première personne qu’il trouve qui est prête à l’accepter, la première personne en qui Peter juge digne de prendre le manteau, d’assumer le fardeau qu’il veut si désespérément abandonner. Bien sûr, l’individu à qui il l’accorde n’est que trop heureux de l’accepter. Mysterio n’est pas du tout celui qu’il prétend être, et il est en fait tout le contraire de Peter : il cherche le pouvoir, la gloire, la responsabilité, qu’il croit être tout à fait à lui. Le film explore quelques secrets qui façonnent son passé et enhardissent ses motivations, mais le film se concentre uniquement sur le choc entre le héros réticent et le méchant malavisé et ce qui sépare leurs poursuites et définit véritablement l' »héroïsme ». C’est un concept intéressant que le film explore avec satisfaction à l’intérieur des grandes fractures qui en résultent.

Certes, le film ne laisse pas passer trop longtemps sans divers extravagances visuelles pour rappeler à tous qu’il s’agit d’un film de super-héros, pas seulement d’une étude de personnage contemplative avec plus que quelques nuances qui donnent à réfléchir. Spider-Man n’échappe pas au film sans passer par la sonnerie physique. Les batailles sont de grande envergure et conçues de façon unique, en grande partie grâce aux motivations du méchant et à la façon dont il atteint ses objectifs. Les combats sont à la fois à grande échelle et intimement définis, et Spider-Man se retrouve non seulement à combattre la méchanceté, mais aussi à se battre pour sauver ceux qu’il aime ; ses camarades de classe sont en danger perpétuel, y compris une fois, dans une des meilleures et plus drôles scènes du film, plus ou moins par inadvertance de sa propre main (ou commande vocale suivant le cas). Le film regorge d’effets qui s’intègrent parfaitement dans les composantes de l’action en direct. C’est un spectacle moderne à l’apogée de ce que la technologie actuelle peut offrir, et les cinéastes utilisent cette technologie pour compléter plutôt que définir le film, même s’il est d’une telle ampleur et fait intimement partie intégrante des histoires plus grandes et plus humaines.

Note : 9/10

Vidéo :  Le Spider-Man : Far from Home, photographié numériquement, s’affiche sur dvd avec un transfert 1080p pratiquement parfait. L’image est claire, riche et pousse le format à ses limites. Chaque détail est précis, bien défini et complexe. Les composants de base sont toujours à la pointe du progrès : les détails de la peau sont intimement précis, les tissus vestimentaires (y compris les différents tissus Spider-Man et autres costumes) révèlent facilement leur complexité inhérente, et de nombreux sites européens sont vivants avec une précision extrême et des détails fins jusqu’aux plus petites saveurs locales et aux besoins du bâtiment. Les couleurs éclatent avec une saturation impressionnante et une plénitude tonale. Certes, le rouge et le bleu Spider-Man et le bleu et le vert Mysterio sont parmi les points forts, mais les fans de Blu-ray peuvent s’attendre à des vêtements, des tons de peau et des niveaux de noir impressionnants. Le bruit est presque inexistant et il n’y a pas d’autre source ou d’autres défauts d’encodage à noter.

Audio : Avec Spider-Man : Far from Home il n’y a aucune lacune technique à signaler dans cette présentation. C’est tout à fait l’écoute avec tout en bon état de fonctionnement, y compris des scènes d’action robustes, basses lourdes qui ne veulent jamais de tonnerre bas de gamme mais qui ne cherchent jamais à équilibrer ce contenu sonore prodigieux avec des détails fins et des éléments fluides. Les scènes d’action sont robustes et pleinement efficaces, combinant une large couchette avant extensible, une intégration surround précise et sans effort, et une sortier en harmonie. La bande-son est régulièrement et délicieusement précise dans tous les domaines, y compris les détails de remplissage de l’environnement, comme les effets sonores de martèlement parfaitement placés dans l’hôtel en construction dans lequel séjourne la classe de Peter à Venise ou le tintamarre de la foule générale lorsqu’il est en déplacement dans les lieux animés de la ville. La musique est énergique, large, profonde et vraie. La clarté est parfaite et la fluidité et le placement sont sans défaut. Le dialogue est clair et bien hiérarchisé tout en étant ancré dans un lieu naturel et avant-centre.

 

  • Acteurs : Tom Holland , Samuel L. Jackson, Jake Gyllenhaal, Marisa Tomei, Jon Favreau
  • Réalisateurs : Jon Watts
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Sony Pictures
  • Date de sortie du DVD : 13 novembre 2019
  • Durée : 125 minutes

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La Guerre des Mondes (Canal+) de Howard Overman avec Gabriel Byrne, Elizabeth McGovern, Léa Drucker / Series TV Canal +

Nouvelle adaptation de l’oeuvre d’Herbert George Wells, cette adaptation télévisée plus moderne séduit par son audace narrative et sa construction originale qui nous balade de l’Angleterre à la France, notre monde qui, en réalité, a sombré.

« Un signal venu des étoiles prouve l’existence d’une vie extraterrestres. Hélas, le monde n’a pas le temps de s’interroger qu’une attaque fulgurante décime une bonne partie de la population mondiale. »

Derrière ce show se cache Howard Overman qui a déjà oeuvré avec succés sur la série LES MISFITS. Cet habitué des budgets serrés nous propose une version anxiogène d’une invasion d’êtres venus d’ailleurs.

Ici, point de destructions massives mais une attaque qui décime une grosse partie de la population du globe. À l’instar de WALKING DEAD et ses milliers de victimes la série ne nous épargne rien! Voir les rues de Londres et Paris figées, des corps allongés à perte de vue à quelque chose de dérangeant. Par la suite, certaines scènes violentes, tout autant visuellement que psychologiquement, scotchent les spectateurs. C’est sans concessions!

Le casting est exceptionnel, Gabriel Byrne (Vikings), toujours impeccable, et Elizabeth McGovern (Downton Abbey) touchante et parfaite dans son rôle, ça c’est pour nos amis d’outre-Manche. Mais aussi la talentueuse Léa Drucker (Le Bureau des Légendes) et l’imposant Adel Bencherif (Ad Vitam) en Colonel plutôt dynamique, ça c’est pour le côté français.

Les SFX sont très bons, et les musiques retranscrivent une ambiance de fin du monde avec leurs sonorités rythmées, presque hynotiques très bon score!

Bref, j’aime beaucoup cette GUERRE DES MONDES, le miroir de nos peurs actuelles, une vision de nos vies qui basculent, d’un seul coup ! Car là est la réussite de la série, jouer sur la fiction qui s’insinue dans notre réalité, en quelque sorte. Brillant!

Je conseille vivement la vision de ces 8 épisodes très réussis, une série imparfaite certes, mais qui réinvente les codes d’un genre, subtilement, et ça c’est bien joué!

L’Abominable de Dan SIMMONS| 17 octobre 2019

En 1924, la course pour parvenir au plus haut sommet du monde s’interrompt brutalement suite à la terrible disparition des célèbres alpinistes George Mallory et Sandy Irvine. L’année suivante, trois hommes – un poète britannique vétéran de la Grande Guerre, un guide de montagne français et un jeune idéaliste américain – tentent à leur tour leur chance. Mais quelqu’un, ou quelque chose, les poursuit, et, à 8 500 mètres d’altitude, alors que l’oxygène vient à manquer, l’expédition vire bientôt au cauchemar.

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Chronique : J’adore le travail de Simmons.  Hyperion est parmi mes préférés. Je suis particulièrement impressionné par son souci du détail ; sa capacité à transformer de grandes quantités de connaissances techniques en une histoire est impressionnante.

Cette histoire – une expédition secrète à l’Everest presque à la manière des garçons, livrée au lecteur par ce vénérable dispositif du « livre trouvé » – met en scène des personnages si virils, si possédés de lèvres supérieures raides, si intelligents et conduits que je me suis senti comme une imposture d’un homme une fois ma lecture terminée. Cependant, j’ai senti que les traités sur la technique de l’alpinisme, et – surtout – ses détails sur le système de classe britannique vers 1925 ont duré beaucoup trop longtemps. À ces moments-là, les personnages cessèrent d’être les admirables titans d’une société perdue et devinrent les porte-parole didactiques de la recherche de Simmons.

Simmons présente une vision vivante et nette de l’ascension traître du roman, mais le véritable protagoniste est l’Everest : « Les pentes verticales abruptes des pentes abruptes des vents glaciaux, des linceuls nuageux, des brumes et des mythes abandonneront lentement ses mystères mortels à une autre équipe – qui, dans leur désir de conquérir Sa Majesté – pourrait être trop mal équipée pour faire face à ses dangers.

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Après un début lent, l’action tant attendue a été bien accueillie, le cœur battant à un rythme effréné et rapide. Là-haut, alors que les alpinistes faisaient l’expérience d’horribles découvertes inattendues et de sensations fortes, le lecteur était momentanément à bout de souffle. La question perplexe entourant la disparition de Percival était une tournure intrigante (quoique pas tout à fait surprenante étant donné l’époque à laquelle tout cela s’est produit).

Étant un fan de fiction surnaturelle, ma seule petite bête noire était la publicité trompeuse de ce conte comme étant surnaturel et dans ce livre il a plutôt choisi d’utiliser la métaphore abominable d’un monstre d’un autre genre.

Néanmoins, si vous pouvez contourner cet aspect du livre, il faut dire que la dernière partie du roman est excitante et très bien écrite. L’abominable est un livre qui fonctionne brillamment la plupart du temps. Il ne fait aucun doute qu’il est bien écrit, captivant et passionnant ,il est peut-être trop lent, trop complexe et trop complexe pour certains. C’est un pendant intéressant de la Terreur.

C’est détaillé, c’est habilement fait et pourtant…. ce n’est pas parfait, et à mon avis, certains aspects peuvent ennuyer énormément le lecteur. Il y a beaucoup à gagner et à apprécier en lisant L’abominable, mais je soupçonne qu’il y a des aspects que certains lecteurs n’aimeront pas et que certains pourraient considérer comme controversés.

Note 8,5/10

 

  • Broché : 660 pages
  • Editeur : Robert Laffont (17 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 222121868X
  • ISBN-13 : 978-2221218686

 

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Roma Aeterna (3 octobre 2019) de Robert SILVERBERG

Robert Silverberg illustre en tableaux successifs l’histoire fictive d’un Empire romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui, depuis deux mille ans, n’a jamais cessé d’exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana. Le christianisme y est inconnu, car les Juifs n’ont pu quitter l’Égypte des pharaons. Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l’empereur particulièrement perspicace liquide proprement un prophète d’Arabie avant qu’il ait eu le temps de fonder l’islam. Ainsi, l’Empire perdure, avec ses dieux auxquels personne ne croit plus. Une uchronie saisissante par celui qui a reçu le titre de Grand Maître de la science-fiction pour l’ensemble de son oeuvre.

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Chronique : Robert Silverberg, un nom exalté dans les milieux de la science-fiction, livre un Disneyland virtuel de spéculation et de spectacle basé sur le principe que l’Empire romain ne décline jamais et ne tombe jamais. Plus un recueil de nouvelles interreliées qu’un roman, ROMA ETERNA tisse adroitement une histoire alternative dans laquelle Moïse, Jésus et Mahomet sont tous mis à l’écart, de sorte que la montée des juifs, des chrétiens et des musulmans n’a jamais la chance d’empêcher l’expansion mondiale de Rome ; et il le fait d’une manière absolument crédible, et absolument exaltante.

Je crois que l’élément que beaucoup ont critiqué (le fait que les événements se produisent très lentement, et que l’Empire apparaît comme omniprésent, au point que les empereurs dont la vie a passé des millénaires sont encore admirés et rappelés par les Romains de la postérité), est précisément celui qui donne au livre un goût caractéristique et unique. Qu’importe que l’histoire que nous connaissons finisse par « se répéter » dans ce monde de Pax Romana, avec ses guerres contre les barbares, sa renaissance, sa découverte de l’Amérique, y compris la révolution française et soviétique…

Le fait est que, comme l’Empire romain ne disparaît jamais, la notion d’éternité et de permanence (et le sens de la nécessité historique) devient une condition sine qua non du monde décrit par Silverberg, et rend donc plausible cette lenteur du passage de l’histoire, ce regard perpétuel sur le passé qui est en même temps présent, car, sinon, comment pourrait-on parler de Rome éternelle ? Sans un autre « pouvoir universel » qui s’y oppose (lire le christianisme, l’islamisme ou la croyance de masse qui offre une véritable alternative à un monde impérial, à une pax romana éternelle), qu’est-ce qui pourrait entraver sa survie ?

Le livre offre plus que des rêves de grandeur (et de décadence), il nous montre exactement ce que nous avons pu connaître avec Pachacutec ou Tupac Inca Yupanqui, mais dont il n’y a aucun souvenir…

Note : 9,5/10

 

  • Poche : 535 pages
  • Collection : Science-fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2253089885

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