Les Bras de Morphée – 20 mai 2021 de Yann BECU

Voici un futur proche où l’on veille en moyenne quatre heures par jour à cause d’un étrange virus. En amour, à l’école, au travail, la routine a forcément l’allure d’un sprint : faire vite, faire court, ne pas trop ramener sa fraise…

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Chronique : On parle d’une pure pépite qui se permet toutes les impertinences. Calembours à tout va, 4e mur brisé à coups de burin, fourmillement d’idées avec l’originalité d’un gamin de 7 ans sous speed, course contre le montre sur toile de récit sf novateur et hybride rédigé avec la classe stylistique des plus grands auteurs classiques…
Une intrigue de base très intéressante, qui ne m’a pas parue exploitée jusqu’au bout. Tant pis, on se contentera de l’humour omniprésent, d’un personnage principal aussi détestable que loufoque et d’un scénario particulièrement original qui apporte beaucoup plus de questions que de réponses. Tout cela donne une lecture très agréable qui provoque le rire autant que la réflexion.

Note : 8/10

Éditeur : Pocket (20 mai 2021) Langue : Français Poche : 368 pages ISBN-10 : 2266314238 ISBN-13 : 978-2266314237

Les Misérables – 19 mai 2021 de Éric Salch

On ne va pas vous réexpliquer Les Misérables de Victor Hugo. On connaît tous les histoires de ses personnages. Tout ça, on le sait déjà plus ou moins, mais ce qu’on ne connait pas, ce que jamais on n’aurait pu imaginer, c’est la version des faits par Éric Salch.

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Chronique : Une relecture moderne, poétique et irrévérencieuse de l’œuvre de V. Hugo. Respectant la trame narrative originale et le propos du roman, l’auteur ajoute humour noir et anachronismes, partageant ainsi sa vision de l’histoire de Jean Valjean, de Cosette, de Marius, de Javert ou encore de Gavroche. Ce que jamais on n’aurait pu imaginer, c’est la version des faits par Eric Salch. Drôle et tragique, aidé d’une poésie fiévreuse et souillée bien à lui, Eric Salch livre une vision personnelle et décalée des Misérables.
Si le récit suit parfaitement la narration de l’œuvre originale et que la pertinence de son propos reste indéniable, Eric Salch grossit les traits, ajoute anachronismes et absurdités pour ainsi nous faire rire du drame et du terrible de cette sublime tragédie romanesque.

Salch arrive avec des trait humoristique à offrir un drame, des situations et des personnages, mais aussi une façon de dire, de figurer l’humain dans les profondeurs du temps et de la conscience – dont il nous fait à distance les légataires obligés : une histoire pensée et rêvée pour un avenir, c’est-à-dire à la fois pour notre présent et pour le futur.

En effet, avec l’histoire de tous ces personnages considérés misérables, l’auteur veut traiter de ces vies rêvées, mais pas toujours atteignables. De par ces rêves tronqués, il en découle tout naturellement un sentiment d’injustice, d’une vie qui n’est pas la même pour tout le monde. C’est au travers de ces deux thèmes que Salch nous transmet ses idéaux moderne.

Les Misérables vu par Eric Salch est une œuvre unique, un roman graphique qui ne plaira pas à tout le monde mais qui fait réfléchir et qui ne laisse personne indifférent. Avec ses exagérations, ses descriptions, la manière dont il traite l’Histoire, la cadence des personnages, l’intrigue en elle-même. Les Misérables est surtout une œuvre critique de son temps et Salch fait ainsi appel au pathos, c’est-à-dire qu’il provoque de l’émotion chez les lecteurs, il s’agit d’un roman graphique rédigé pour faire réfléchir sur nous et notre époque tel le roman d’origine de Victor Hugo..

Note : 9,5/10

Éditeur : Glénat BD (19 mai 2021) Langue : Français Relié : 192 pages ISBN-10 : 2344042474 ISBN-13 : 978-2344042472

Albert Dupontel : après Adieu les cons, un film politique en projet, Second Tour

Après « Adieu les cons », ressorti au cinéma ce mercredi, Albert Dupontel prépare un film politique, « Second Tour », dont il dévoile les contours. Le casting n’est pas encore connu.

Gaumont

Après Adieu les cons, un Second Tour pour Albert Dupontel ! Alors que sa comédie multi-Césarisée vient de regagner les salles de cinéma, on en sait un peu plus sur son 8ème long métrage, nommé Second Tour.

A l’occasion de la promotion de la ressortie du film, le cinéaste a en effet dévoilé le sujet de ce projet, dans lequel il ne devrait -a priori- pas jouer. 

Dans les colonnes du JDD, paru le week-end dernier, le réalisateur indique qu’il s’agira d' »une fable politique avec une dimension de thriller« . « On y suivra une journaliste enquêtant sur une campagne électorale car l’un des candidats qu’elle a connu enfant plein de bizarreries, se présente désormais comme un homme tout propre et lisse…« , poursuit-il. 

L’autre personnage principal du film sera un quadragénaire lancé en politique. Second Tour, comme son nom l’indique, sera un film ancré dans la politique, avec pour envie « de parler des gens qui nous gouvernent et qui sont incapables de reconnaître leurs erreurs« , comme le cinéaste l’a précisé à nos confrères de 20 Minutes. Dans Le Journal du Dimanche, il ajoute : « Je ne comprends plus ces gens incapables de porter des discours cohérents et qui donnent des coups de matraque si on les contredit. C’est ce qu’essaiera de raconter le film. »

Le film devrait s’inspirer de « souvenirs personnels » d’Albert Dupontel, « notamment des premières histoires d’amour qui n’aboutissent jamais mais laissent des cicatrices indélébiles« . 

Le scénario est en cours de finalisation. Le casting n’est pas encore connu.

365 Dni : Netflix offre deux suites au film érotique polonais controversé

Succès public lors de sa mise en ligne sur Netflix, le film érotique polonais 365 Dni a obtenu officiellement deux suites malgré les polémiques concernant sa glamourisation de la séquestration et du viol.

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Les acteurs l’avaient plus ou moins teasé après le succès du film sur Netflix mais c’est désormais officiel : 365 Dni (365 jours, en français) aura droit à deux suites sur la plateforme. Les deux prochains films de la trilogie érotique polonaise controversée, adaptée des romans de Blanka Lipińska, vont entamer ce mois-ci leurs productions, auparavant repoussées à cause de la pandémie, et devraient être disponibles en 2022 selon Deadline.

L’histoire entre Massimo et Laura aura donc bien une suite après le cliffhanger à la fin du premier film. Michele Morrone et Anna-Maria Sieklucka reprennent évidemment leurs rôles tout comme Magdalena Lamparska (Olga). L’équipe accueille un nouveau visage, le mannequin et acteur Simone Susinna, qui incarnera Nacho.

365 Dni

Dans ces suites, toujours réalisées par Barbara Białowąs et Tomasz Mandes, « l’histoire d’amour » entre Massimo et Laura va être mise à rude épreuve en raison des problèmes familiaux de Massimo et de l’arrivée d’un homme mystérieux mais déterminé dans la vie de Laura. Des suites plus soft ?

Netflix a donc choisi d’offrir deux suites à 365 Dni, qui était une acquisition, malgré les vives polémiques concernant ce « Cinquante nuances de Grey polonais ». Certains internautes avaient même lancé une pétition pour que le film érotique soit retiré de la plateforme.

De son côté, la chanteuse galloise Duffy, victime de séquestration et de viol, avait écrit une lettre à Netflix pour dénoncer la « glamourisation de la réalité brutale du trafic sexuel, du kidnapping et du viol » dans le long-métrage.

Cette « histoire d’amour » entre un riche mafieux sicilien et une jeune polonaise qu’il a enlevée et séquestrée n’a vraiment pas été du goût de tous et a même récolté le Razzie Award du pire scénario. Michele Morrone avait répondu aux critiques en expliquant au New York Times qu’il n’avait rien à voir avec son personnage qu’il décrit comme une « très mauvaise personne » et qu’il « n’encouragerait jamais quelqu’un à tomber amoureux de son ravisseur dans la vraie vie ».

Netflix prend le risque de produire deux suites à 365 Dni, en raison de son succès lors de sa mise en ligne, mais cela ne se fera pas sans quelques ajustements. Selon Deadline, les deux suites vont s’éloigner des textes des romans de Blanka Lipińska et les contenus controversés devraient être plus « soft ».

Oxygène sur Netflix : que vaut le huis clos étouffant signé Alexandre Aja avec Mélanie Laurent ?

« Oxygène », disponible sur Netflix, marque le retour d’Alexandre Aja dans un projet français, le premier depuis « Haute tension ». Le réalisateur filme Mélanie Laurent, enfermée dans un caisson cryogénique, et offre une vraie expérience.

Netflix

De quoi ça parle ?

Une jeune femme se réveille seule dans une unité cryogénique. Elle ne sait plus qui elle est, ni comment elle a pu finir enfermée dans une capsule de la taille d’un cercueil. Tandis qu’elle commence à manquer d’oxygène, elle va devoir recomposer les éléments de sa mémoire pour sortir de ce cauchemar.

Oxygène, un film écrit pas Christie LeBlanc et réalisé par Alexandre Aja.

Disponible sur Netflix

Oxygène

Elle est de tous les plans et livre une performance impressionnante en prisonnière amnésique. Mélanie Laurent est le personnage central d’Oxygène. En acceptant l’invitation d’Alexandre Aja pour ce projet fou, l’actrice fait son retour sur les écrans, en attendant son prochain projet en tant que réalisatrice, Le Bal des folles. Cela fait plusieurs années que le cinéaste souhaitait travailler avec elle. « C’est en partie grâce à Mélanie si le film s’est fait« , souligne-t-il.

Enfermée pendant 25 jours dans un cercueil de haute technologie, elle donne la réplique à Mathieu Amalric. Ce dernier, qui n’apparaît pas physiquement à l’écran, prête sa voix à M.I.LO., une intelligence artificielle. D’autres comédiens se font entendre à travers le film, comme Laura Boujenah, Eric Herson-Macarel, ou encore Marc Saez. Malik Zidi est le seul autre acteur présent en chair et en os aux côtés de Mélanie Laurent. Il joue son compagnon, Leo. Ça vaut quoi ?

La dernière fois qu’Alexandre Aja réalisait un film français, il avait transformé Cécile de France en héroïne ensanglantée, cheveux courts et scie circulaire à la main. C’était pour Haute tension, en 2003. Après une carrière exemplaire outre-Atlantique, le réalisateur regagne son pays natal et se renouvelle avec Oxygène. Écrit par l’Américaine Christie LeBlanc, le scénario figurait parmi la liste des meilleurs projets en attente de financement. D’abord pensé pour être tourné en anglais, le long métrage voit finalement le jour ici, en France, avec Mélanie Laurent.

Associé à l’horreur et au fantastique, Alexandre Aja emprunte, avec Oxygène, un chemin bien différent. Il retrouve le survival, sous-genre qu’il avait déjà exploré dans Haute tension et Crawl, sous la forme cette fois d’un huis clos. L’utilisation d’un décor unique est un exercice risqué et susceptible de lasser les spectateurs si le film ne fait pas preuve d’inventivité. Le cinéaste évite cet écueil grâce à une mise en scène ambitieuse et inspirée qui réinvente le schéma classique. Il multiplie les plans ingénieux, les ruptures de ton, et offre ainsi de beaux moments de cinéma.

Véritable expérience sensorielle, Oxygène se vit et ce, dès sa séquence d’ouverture angoissante, presque horrifique, qui plonge le spectateur dans la peau de l’héroïne. Cette proximité entre le public et le personnage ne serait pas possible sans l’excellente interprétation de Mélanie Laurent. Contrainte physiquement par le manque d’espace, elle livre une performance émotionnelle puissante et parvient même, entre les larmes et les crises de panique, à insuffler quelques touches d’humour.

Mélanie Laurent joue le rôle d’Elizabeth Hansen dans « Oxygène ».

Avec ses twists habilement amenés, le scénario surprend et permet à l’intrigue de ne pas se limiter à son postulat de départ. Le film offre, à plusieurs reprises, un souffle épique, aidé par la composition musicale du Français Rob. Si Alexandre Aja cite 28 jours plus tard de Danny Boyle comme l’une de ses inspirations, les amateurs de science-fiction auront le plaisir de découvrir un univers référencé, faisant écho aussi bien à 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick qu’à Alien de Ridley Scott.

Le long métrage dévoile une facette plus lumineuse du réalisateur, qui profite de ce film pour livrer un message sur le désir irrépressible de vivre. Le thriller fonctionne d’autant plus qu’il sort après une période où l’enfermement et l’étouffement, liés aux confinements, sont des sentiments partagés par le plus grand nombre. S’inscrivant parfaitement dans son époque, Oxygène se rapproche encore plus du réel et réussit à transcender son concept immersif.

La Fleur de la sorcière – 6 mai 2021 de Enrico ORLANDI

Voici l’histoire d’une quête, celle de Tami, né très loin dans le sud. Dans son village, tous les garçons sont exilés lorsqu’ils atteignent l’âge de dix ans. Ils abandonnent leurs foyers et partent… Ils ne sont autorisés à revenir qu’une fois devenus des hommes.

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Chronique : Nous sommes en Laponie et le petit Tami doit accomplir une mission pour devenir un homme. N’oubliez pas que le petit gars a dix ans et qu’il est seul au monde. Où ayant vaincu une créature surnaturelle, il est recueilli par un petit village nordique. Il a du mal à s’y habituer car tout le monde semble considérer comme acquis.

Malheureusement, le village est attaqué par la fille de la créature magique qu’il a tuée au début et lui, au lieu d’aider à le défendre, préfère poursuivre sa mission et rechercher cette fleur de sorcière fantôme.

J’ai apprécié l’histoire, bien qu’un peu tirée par les cheveux au début. J’aime le voyage intérieur de Tami, qui part de l’idée de devenir adulte pour arriver à la conclusion que rester un enfant n’est pas si mal.

Une jolie petite histoire dont les illustrations rappellent celles de Mathew Dow Smith.

Une excellente histoire de passage à l’âge adulte dans un pays qui m’a fait penser à la Finlande ou à la Russie, ou simplement à un endroit magique et très froid…
Il n’y a pas des tonnes de dialogues et c’est assez court donc ça ne devrait pas être trop pour un enfant qui ne veut pas d’un long livre.

Les illustrations vont bien avec l’histoire. J’aime particulièrement les dessins des personnages du démon et de la sorcière.

Note : 9,5/10

ASIN : B08TFC3LMC Éditeur : 404 Editions (6 mai 2021) Langue : Français Broché : 120 pages ISBN-13 : 979-1032404027

365 JOURS – Tome 1 – 6 mai 2021 de Blanka Lipińska

Don Massimo Torricelli est le chef d’une des plus puissantes familles mafieuses de Sicile.
Il y a plusieurs années, alors qu’on lui a tiré dessus, il se bat pour survivre, il a des visions d’une jeune femme. À peine sorti du coma, il fait réaliser des peintures du visage de cette femme qui l’obsède et qu’il n’a de cesse de trouver.

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Chronique : Très bien, mes amis les livres cochons ! Attachez vos ceintures parce que je vais vous donner l’essentiel. Ai-je déjà vu le film ? Oui. Est-ce que je voulais le lire à cause de Netflix ? Doublement oui. Est-ce un chef-d’œuvre de la littérature ? Non. Est-ce que je le lirai quand même, tout en ayant un éventail à portée de main ? OUI ! C’est ce que j’appelle une lecture de type bonbon. Amusant, un peu mauvais pour vous, et juste délicieux. .

Je suis d’accord pour dire que l’auteur s’est probablement inspiré de Cinquante Nuances car certaines scènes sont similaires mais meilleures. Je ne suis pas contre le mieux. J’accueille le mieux.

Certains ont mentionné le syndrome de Stockholm. Je ne suis pas d’accord. Oui, elle a été kidnappée mais jamais abusée. En fait, elle a été plutôt gâtée. Et c’est elle qui décidait quand. Elle a aussi accepté un contrat de 365 jours.

Et pour les opposants, je me demande si vous avez déjà lu des romances avant. Que dites-vous des héros hommes des cavernes qui crient « chatte » au milieu d’une scène de sexe… ou d’une vierge de 25 ans qui est déflorée et pénétrée plusieurs fois, y compris par voie anale, avec à peine quelques préliminaires, avec des bites généralement anacondas ? Parce qu’il s’agit de livres, c’est « bien » ? des centaines de romances sur le marché… et pourtant je ne vois guère de critiques appelant au meurtre et à la violence à ce sujet… Donc nous avons tous nos propres visions. Pour moi, elle a accepté le marché quand elle a appelé sa mère sans que personne derrière elle ne lui torde la main pour le dire.

Certains ont parlé de viol ? Pas de viol du tout. C’est ELLE qui a initié le sexe. Elle est tombée follement amoureuse d’un homme dangereux.

Je veux dire que j’ai commencé à lire une critique et c’était de la pure haine. OMG 😳

J’ai aimé le film. J’ai aimé les acteurs. J’ai aimé l’intrigue. Je pense que c’était la romance des voyous mais c’est juste ça… une romance. Donc je ne m’attendais pas à ce que tout soit parfait. Je ne m’attendais pas à ce que cette romance soit réelle.

C’est le film que j’attendais de cinquante nuances et que je n’ai jamais eu… surtout parce que l’acteur de Grey est loin d’être beau et que les deux acteurs ont mal joué parce qu’ils n’avaient aucune alchimie ensemble… ce qui est tout le contraire avec Laura et Massimo dans 365dni. L’alchimie a juste explosé. C’était violent et brut. Et une histoire d’amour passionnée.

Oui la fin n’est pas une fin heureuse mais c’est une trilogie….

Le second roman est prévu pour le 3 juin 2021 : https://amzn.to/2RlQ9cn

Éditeur : Hugo Roman (6 mai 2021) Langue : Français Broché : 360 pages ISBN-10 : 2755687827 ISBN-13 : 978-2755687828

N.E.O. – Tome 1 – La chute du soleil de fer – 29 avril 2021 de Maxe L’hermenier (Auteur), Michel Bussi (Auteur), Djet (Dessins)

Zyzo et Alixe parviendront-ils à l’éviter, tout en sauvant les membres de leur clan ?

Un nuag empoisonné s’est répandu sur terre.

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Chronique : Grande satisfaction de retrouver les gamins d’après l’apocalypse dans cet ex haut lieu du tourisme que fût la ville de Paris. En BD cette fois. Pas question donc ni de spoiler ni de refaire une critique de fond du début de l’oeuvre de M. Bussi, beaucoup l’ont fait, et de manières très diverses sur ce site même. Mais cette BD…
Fidélité au roman : rien à dire, on retrouve le fond, l’essence… Quelques scènes raccourcies ou shuntées pour les besoins des 70 pages, mais je trouve que quand cela a été fait, c’est avec habileté.
Traits : fins, bien dessinés, dans l’air du temps. N’étant pas un spécialiste, j’ai pensé aux « Légendaires » dans ces personnages aux expressions très marquées, tendance manga ou jeux vidéos. Un petit reproche sur le dessin du loup : progrès à faire !
Police de caractère lisible, ils n’ont pas cédé à la tentation de choisir une police difforme et illisible pour faire djeune, bravo !
Découpage de facture classique mais très bien maîtrisé, aucune difficulté à suivre les actions, les changements de lieux.
Couleurs : excellent : vives, changeantes comme les situations, ne cherchant pas à insuffler un ton particulier à l’ensemble, mais servant seulement la narration.
Une petite galerie de personnages en deuxième et troisième de couverture très agréables.
J’avais trouvé le roman jeunesse très agréable à lire, et je réitère mon appréciation pour cette BD qui est une belle réussite en elle-même. Vous connaissez un gamin ou une gamine confiné(e), inutile d’acheter le livre (désolé M. Bussi ! ), offrez la BD !

Chronique de BurjBabil

Éditeur : Jungle (29 avril 2021) Langue : Français Relié : 67 pages ISBN-10 : 2822232598 ISBN-13 : 978-2822232593

The Bad Batch sur Disney+ : où se situe la série dans la chronologie Star Wars ?

A quel moment de la chronologie officielle Star Wars se déroule l’intrigue de la série animée « The Bad Batch », diffusée sur la plateforme Disney+ dès le 4 mai prochain ?

Le 4 mai prochain, à l’occasion de la journée commémorative Star Wars (« May the Fourth »), Disney Plus va gâter ses abonnés en dévoilant le premier épisode de sa toute nouvelle production originale, The Bad Batch. Spin-off de The Clone Wars, la série animée suit les aventures des membres d’une escouade de clones défectueux spécialisée dans les missions à haut risque.

S’intégrant dans la chronologie officielle de Star Wars, The Bad Batch est ainsi un complément officiel des neuf films de la saga, comme l’est par ailleurs la série live-action The Mandalorian, également proposée par la plateforme Disney Plus.

Tandis que The Clone Wars situait son action entre les Épisodes II et III de la prélogie, la série The Bad Batch se déroule, quant à elle, peu après la fin de la guerre des Clones, soit dans la continuité directe du film La Revanche des Sith, et plusieurs années avant l’intrigue d’Un nouvel espoir, premier volet de la trilogie originale.

L’entre-deux trilogie a déjà été exploré par deux spin-off au cinéma (Solo et Rogue One), ainsi que par la série animée Rebels ; pas tout à fait en terrain inconnu donc, The Bad Batch aura donc pour mission principale de suivre les grandes lignes du canon officiel Star Wars.

Rappelons que la présence de plusieurs personnages bien connus des fans a d’ores et déjà été confirmée : le Grand Moff Tarkin, la tueuse à gages Fennec Shand ou encore le légendaire rebelle Saw Gerrera seront notamment de la partie.

La série animée Star Wars: The Bad Batch est à découvrir sur Disney Plus dès le 4 mai prochain.

The Handmaid’s Tale sur OCS : que vaut la saison 4, celle de la rébellion contre Gilead ?

Diffusée sur OCS Max, la saison 4 de The Handmaid’s Tale est attendue depuis 20 mois. Annoncée comme celle qui sonne (enfin) la rébellion contre la république de Gilead, tient-elle toutes ses promesses ?

La saison 3 de The Handmaid’s Tale s’est achevée sur un final épique : la libération de dizaines d’enfants grâce à June (Elisabeth Moss) et tout un réseau de la résistance, composé essentiellement de servantes et de marthas. On laissait aussi June en mauvais état, gisant au sol après avoir reçu une balle dans le ventre…

C’était la conclusion haletante, sous forme d’espoir – en demi-teinte, comme toujours dans The Handmaid’s Tale – après une saison mitigée qui a beaucoup divisé les fans et la critique. Le faux rythme de la série et ses retours incessants à la case départ auraient-ils eu raison des fans les plus fidèles ?

Souffrance, colère, frustration, espoir, rage… les émotions s’entrechoquent à chaque visionnage de The Handmaid’s Tale. Et cette nouvelle saison ne fait pas exception. Nous n’avons vu que les trois premiers épisodes de cette saison 4 – diffusés d’un bloc dès ce soir, puis au rythme d’un épisode par semaine – et ce sont déjà des montagnes russes d’émotions contradictoires.

Si la série évolue visuellement, notamment au niveau de la palette graphique beaucoup plus monochrome et dépouillée de ses percées de couleurs vives, les tics de réalisation restent les mêmes. Et le style, ostentatoire, aussi.

Les prises de vues en plongée, juste au-dessus de la tête des personnages, comme celles mettant en scène des bâtiments ou des décors massifs qui écrasent les protagonistes sont toujours omniprésentes. Elles marquent l’enfermement physique, comme mental.

Il est difficile d’expliquer sans spoiler ce qui rend cette saison plus convaincante que les deux précédentes. Mais la principale différence, c’est que les enjeux paraissent plus urgents. Il est évident que The Handmaid’s Tale arrive à un point de bascule, et même si toute tentative de rébellion paraît encore bien fragile face au rouleau-compresseur que représente Gilead, chaque coup porté a valeur de victoire.

Pendant ce temps, à Toronto, vivent dans l’angoisse le mari de June, Luke (O.T. Fagbenle), et sa meilleure amie Moira (Samira Wiley). Quant aux infâmes commandant Fred (Joseph Fiennes) et Serena Waterford (Yvonne Strahovski, toujours aussi effrayante), ils font face à des accusations sévères pour leurs crimes, mais on reste toujours dans une forme de hantise de les voir dévoiler une carte de sortie de leurs manches.

Torture (porn) ?

La rage féministe qui nourrit la série depuis ses débuts est elle aussi bel et bien là. Tout comme la représentation (souvent à la limite du supportable) de la torture, infligée par les figures d’autorité de Gilead.

Dans le troisième épisode, réalisé par Elisabeth Moss qui passe pour la première fois derrière la caméra, June est soumise à des châtiments particulièrement intenses. Chacune de ces scènes flirte allégrement avec le torture porn ; elles jouent ostensiblement avec les nerfs des spectateurs, de même qu’avec des peurs profondes, et provoquent un malaise quasi constant.

Même si la série ne cesse de rejouer des situations identiques, on ne peut que constater l’évolution de June au fil des saisons. Indéniablement, sa colère et son besoin de vengeance l’ont consumée. Dans certaines scènes difficiles, la June actuelle ressemble dangereusement à Tante Lydia (Ann Dowd). Gorgée de haine et le visage crispé, après avoir subi – et subissant encore – l’innommable, June semble désormais prête à l’infliger.