Netflix : malgré la polémique, vous allez bientôt pouvoir accélérer la vitesse de lecture

Selon le site The Verge, la fonctionnalité permettant aux utilisateurs de Netflix d’accélérer ou de réduire la vitesse d’une vidéo sera bientôt disponible.

En fin d’année dernière, l’annonce d’un nouvel outil développé sur la plate-forme Netflix et permettant à ses utilisateurs d’accélérer ou de ralentir à volonté la vitesse de lecture d’un film ou d’une série avait fait naître une polémique parmi les artistes et les cinéastes. Des personnalités telles que Judd Apatow, Brad Bird ou encore Aaron Paul étaient en effet montées au créneau pour critiquer le fait qu’une telle fonctionnalité pourrait dénaturer les oeuvres.

Malgré ces réactions, il semblerait que l’outil en question soit actuellement en train d’être déployé… avec quelques précisions. En effet, selon le site The Verge (relayé par Numerama), le déploiement de la nouvelle fonctionnalité a débuté dès le 1er août, uniquement sur les smartphones Android pour le moment. D’ici quelques semaines, elle devrait concerner tous les comptes, mais uniquement pour les utilisations mobiles (sur téléphones ou tablettes), ainsi que cela avait également été annoncé fin 2019, suite à la polémique.

« Cette fonctionnalité est demandée par nos membres depuis des années », a ainsi déclaré Keela Robison, vice-présidente des innovations de produit pour Netflix. « (…) nos tests montrent que nos utilisateurs apprécient cette flexibilité, que ça soit pour revoir leur scène préférée ou pour ralentir les choses, s’ils regardent avec des sous-titres ou qu’ils ont des difficultés auditives. »

Afin de réguler leur nouvel outil et d’apaiser les critiques, Netflix a précisé que pour utiliser cette option, les utilisateurs de la plate-forme devraient configurer manuellement chaque nouvelle vidéo, et que leurs réglages ne seraient pas sauvegardés sur les prochains contenus, pour éviter qu’ils ne visionnent une autre vidéo en accéléré par erreur. De plus, seules quatre vitesses de lecture seront disponibles : en 0,5x ou en 0,75x pour le ralentissement, et en 1,25x ou en 1,5x pour l’accélération.

« Nous avons également gardé en tête les inquiétudes de certains créateurs », a ainsi déclaré un porte-parole de la plate-forme sur The Verge. « C’est pourquoi nous avons plafonné la gamme de vitesses et que nous demandons aux membres de modifier la vitesse chaque fois qu’il regardent un nouveau contenu – au lieu de modifier leurs paramètres selon leur dernière vitesse de lecture. »

CRITIQUE A CHAUD :The Umbrella Academy Saison 2/ Essai transformé pour une saison bien meilleure !

PAS DE SPOILERS ICI ! C’est ma critique sans spoiler de cette incroyable série de super-héros. Le même jour d’octobre 1989, quarante-trois enfants naissent inexplicablement de femmes inconnues, n’ayant montré aucun signe de grossesse la veille. Sept sont adoptés par Sir Reginald Hargreeves, un industriel milliardaire, qui crée The Umbrella Academy et prépare ses « enfants » à sauver le monde. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu. À l’adolescence, la famille s’est brisée et l’équipe s’est dissoute. Aujourd’hui, les six membres survivants, âgés d’une trentaine d’années, se réunissent à la nouvelle du décès de Hargreeves. Luther, Diego, Allison, Klaus, Vanya et Numéro Cinq travaillent ensemble pour résoudre le mystère entourant la mort de leur père. Mais la famille séparée commence une fois de plus à se séparer en raison de leurs personnalités et de leurs capacités divergentes, sans parler de la menace imminente d’une apocalypse mondiale.
N’oubliez pas d’appuyer sur la sonnette d’alarme pour savoir quand je publie mes critiques, mes listes, la couverture de Netflix et bien plus encore.

The Walking Dead pourrait dépasser l’histoire des comics

L’auteur des comics The Walking Dead Robert Kirkman rassure les fans sur la longévité de l’adaptation télévisée : si la série vient à dépasser le matériau d’origine, de nombreuses histoires seront encore possibles à raconter en se basant sur la fin de la BD. Actuellement, nous attendons toujours la diffusion du dernier épisode de la saison 10, repoussé à une date ultérieure.

Comic-Con – Man of Steel : une scène coupée devait expliquer le final controversé

ors d’un panel du Comic-Con de San Diego en ligne, consacré à l’adaptation de comic books, le scénariste David S. Goyer est revenu sur la fin de « Man of Steel », en expliquant qu’une scène non tournée devait clarifier le final qui a divisé.

ATTENTION – L’article ci-dessous contient des spoilers dans la mesure où il revient sur la fin de « Man of Steel ». Veuillez donc passer votre chemin si vous n’avez pas encore vu le film de Zack Snyder et que vous souhaitez ne rien savoir.

Man of Steel Bande-annonce VO

Il y a sept ans, Zack Snyder offrait une nouvelle jeunesse à Superman avec Man of Steel, reboot des aventures du natif de Krypton et première pierre de l’univers partagé autour de DC Comics qui a notamment conduit à Justice League. Sorti en 2013, le long métrage a notamment marqué les esprits grâce à son aspect visuel très poussé ou encore son final épique… et controversé. Car le héros joué par Henry Cavill y tuait son adversaire, le Général Zod (Michael Shannon), ce que bon nombre de fans ont regretté car cela allait à l’encontre des valeurs du personnage né sur papier en 1938.

Invité du Comic-Con de San Diego, qui se tient cette année en ligne, dans le cadre d’un panel consacré à l’adaptation de comic books sur grand écran, le scénariste David S. Goyer est revenu sur ce passage : « Je comprends que des gens aient des problèmes avec », explique celui à qui l’on doit également les scripts de Batman Begins et The Dark Knight. « Mais quand on adapte quelque chose de cette trempe, il faut prendre d’énormes virages. » Et celui-ci devait initialement paraître plus logique grâce à une séquence précédente centrée sur le fait de tuer quelqu’un : « Il y a une scène que nous avions écrite mais jamais tournée, dans laquelle Jonathan [Kent, le père adoptif du héros, ndlr] emmenait le jeune Clark chasser. Ils tuaient un daim, ce qui dégoûtait le jeune Clark, et Jonathan lui disait ‘C’est une chose puissante que de prendre une vie, même lorsque tu es obligé de le faire.’ Je pensais que c’était intéressant, mais nous ne l’avons jamais filmée. »

« Nous cherchions à raconter un autre type d’histoire de Superman, une histoire qui n’avait jamais été racontée auparavant. Ce qui demandait de prendre de gros virages. Nous en avons parlé, et du fait que les gens l’accepteraient ou non. L’équipe éditoriale de DC l’avait accepté, ce qui ne veut pas dire que ça n’était pas une erreur. Mais si vous vous asseyez en disant ‘Je ne veux prendre aucun risque car j’ai peur que cela offense une partie du public’, ça n’est pas une manière très saine de faire un film ou une série. » Ce qui explique notamment qu’ils n’aient pas conservé cette fin : « L’idée était que Superman parvienne à enfermer Zod dans l’un de ces cryopods de son vaisseau qui allait ensuite devenir sa Forteresse de Solitude et le renvoie dans l’espace. Nous en avons parlé, et peut-être que certaines personnes auraient été plus contentes avec cela, mais cela me semblait être une dérobade par rapport à l’histoire que nous étions en train de raconter. » En retrouvera-t-on des traces dans le nouveau montage de Justice League sur lequel travaille actuellement Zack Snyder ? Ou dans une suite de Man of Steel qui se fait toujours attendre ?

Justice League : le costume noir de Superman révélé dans un extrait de la version longue

Lors d’un panel de la convention en ligne Justice Con, Zack Snyder a révélé un très court extrait de sa version longue de « Justice League », qui nous montre Superman dans son costume noir de résurrection.

Teasé par Henry Cavill sur le tournage, puis par Zack Snyder il y a quelques mois, le costume noir dans lequel Superman ressuscite a fait l’objet de bon nombre de fantasmes de la part des fans déçus par Justice League, qui regrettaient notamment de ne pas l’avoir vu dans le film sorti en salles en novembre 2017. Si la scène coupée dans laquelle on l’apercevait, au second plan dans le décor, ne les a pas consolés, nul doute que ce très court teaser de la version longue sur laquelle le réalisateur planche actuellement devrait faire changer la donne.

Entrevue à la fin de l’une des bandes-annonces, cette scène se dévoile un peu plus et nous révèle l’interlocuteur d’Alfred (Jeremy Irons), qui n’est autre que Superman, dans le costume noir avec lequel il ressuscite, comme dans les comic books. Une tenue dont la couleur a été obtenue en post-production, comme Zack Snyder l’a expliqué dans la convention en ligne Justice Con au cours de laquelle il a montré ces images, en précisant qu’elles avaient été tournées avec une version dont la teinte était facilement modifiable. Malgré la brièveté de l’ensemble, les fans ont noté que le visage de l’interprète de l’Homme d’Acier n’avait pas été altéré numériquement pour effacer toute trace de pilosité faciale : « On ne verra aucune image d’Henry Cavill avec une moustache dans mon travail », a précisé le réalisateur.

Lequel a aussi promis qu’aucune des scènes mises en boîte par Joss Whedon (qu’il n’a pas lui-même choisi pour lui succéder) ne serait présente dans son montage : « Qu’on me foute le feu si j’utilise une seule image que je n’ai pas tournée (…) Si quelque chose vous rappelle l’autre version du film – que je n’ai pas vu – c’est parce que c’est moi qui l’avait tournée. » Pour appuyer ses propos, Zack Snyder a précisé que le méchant Steppenwolf changerait de look pour renouer avec celui teasé dans la version longue de Batman v Superman. Et que le gros de son travail portait avant tout sur la supervision des effets spéciaux, dans la mesure où le montage visible sur HBO Max en 2021 sera le premier qu’il avait terminé et présenté à la Warner en février 2017, avant de le réduire pour tenter d’aboutir à une version qui n’a finalement pas vu le jour.

Ou pas encore, car le désormais célèbre Snyder Cut lui donnera l’occasion de faire aboutir sa vision. Et le réalisateur a promis d’en dire et montrer plus lors du DC FanDome du 22 août prochain, avec de nouvelles images, une déclaration officielle sur son format (film ou mini-série ?) et même un titre définitif. Car s’il aimerait que son bébé s’appelle « Zack Snyder’s Justice League », comme c’est actuellement le cas, des raisons légales l’en empêchent. Rendez-vous dans un peu moins d’un mois donc, et qui sait si, à ce moment-là, le cinéaste donnera quelques indices sur la présence, ou non, de Green Lantern dans ce nouveau montage, après avoir botté en touche lors du Justice Con.

10 films d’horreur originaux qui ne ressemblent à aucun autre

Tu as vu les classiques de l’horreur et tu souhaites aborder le genre sous des angles plus originaux ? Ces 10 films vont te ravir !

10 films d’horreur originaux qui ne ressemblent à aucun autre

Ce mercredi 29 juillet sort le film The Vigil, dont l’intrigue horrifique originale a bousculé Alix lorsqu’elle l’a découvert sur grand écran.

La force de The Vigil, c’est qu’il se démarque de la plupart des films d’horreur, sortant des codes du genre pour réinventer la peur au cinéma.

C’est pourquoi, si tu vas voir The Vigil et qu’il te plaît, peut-être seras tu intéressée par d’autres films d’horreur qui ne ressemblent pas aux classiques du genre.

C’est là que je viens te conseiller !

D’autres films d’horreur originaux à découvrir

Si tu n’es pas une grande férue de l’horreur mais que tu souhaites explorer ce genre riche en pépites, je t’ai préparé une sélection de 9 films d’horreur qui changent des classiques, loin de la facilité des jump scares, des fantômes et des maisons hantées.

Je vais te les présenter sans trop t’en dire, juste assez pour te convaincre mais sans jamais te spoiler !

Midsommar, un film d’horreur original

Ne te fie pas au soleil et aux fleurs : Midsommar est probablement le pire film d’horreur que j’ai regardé de ma vie.

Le cadre bucolique fait penser à tout, sauf à ce qui va se passer. Le fait que l’intrigue se déroule en plein soleil et dans une ambiance festive accentue l’atrocité de l’histoire. Je te préviens tout de suite, tu n’es pas à l’abri de ressentir des nausées.

Si tu te sens en sécurité dès que le soleil se lève, si tu crains seulement la nuit… alors Midsommar va te faire changer d’avis.

Mais ce long-métrage n’est pas simplement là pour t’effrayer et te dégoûter : il suit de près l’histoire de l’héroïne, interprétée par Florence Puhg, qui traverse une période difficile de sa vie.

Midsommar, au-delà d’un film cauchemardesque, c’est aussi et surtout une histoire d’émancipation.

Le résumé est le suivant :

Dani et Christian sont sur le point de se séparer quand la famille de Dani est touchée par une tragédie.

Attristé par le deuil de la jeune femme, Christian ne peut se résoudre à la laisser seule et l’emmène avec lui et ses amis à un festival estival qui n’a lieu qu’une fois tous les 90 ans et se déroule dans un village suédois isolé.

Mais ce qui commence comme des vacances insouciantes dans un pays où le soleil ne se couche pas va vite prendre une tournure beaucoup plus sinistre et inquiétante.

The Witch, un film d’horreur atypique

The Witch est devenu assez rapidement l’un de mes films d’horreur préférés. J’avais commencé à le regarder il y a quelques années mais je me suis arrêtée assez tôt dans l’histoire, craignant des scènes trop gores pour moi.

Sur les recommandations de ma sœur, j’ai retenté l’expérience l’année dernière et je ne l’ai pas regretté !

The Witch est, tout comme Midsommar, une histoire d’émancipation déguisée en film d’horreur, et te laisse sur une note d’espoir voire d’enthousiasme.

Visuellement, le film est superbe, et il est mené par un casting convaincant avec à sa tête la merveilleuse Anya Taylor Joy, dont la carrière a décollé après ce rôle.

1630, en Nouvelle-Angleterre. William et Katherine, un couple dévot, s’établit à la limite de la civilisation, menant une vie pieuse avec leurs cinq enfants et cultivant leur lopin de terre au milieu d’une étendue encore sauvage.

La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et la perte soudaine de leurs récoltes vont rapidement les amener à se dresser les uns contre les autres…

La Piel que habito, un film d’horreur étrange

Si tu veux du contenu original, en voilà un !

À la base, je ne crois pas que La Piel que habito soit classé comme film d’horreur… Pourtant, il m’a autant prise aux tripes que Midsommar.

Ce film est une histoire de séquestration qui mêle entre autres viol et expérience scientifique.

Le tout est perpétré par un homme qui ne se rend pas compte de la monstruosité de ses actes, tant il a perdu la tête après une tragédie qui l’a conduit à agir ainsi.

Plus qu’une histoire de vengeance, La Piel que habito est une tragédie qui va t’émouvoir autant que te révolter.

Le résumé du film est le suivant :

Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver cette peau.

Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert une femme cobaye, un complice et une absence totale de scrupules.

Ghostland, un film d’horreur surprenant

Si tu aimes les rebondissements de situation, Ghostland est le film qu’il te faut. C’est aussi ce qui le rend compliqué à raconter sans rien spoiler…

Ce que je peux te dire, c’est que tu y trouveras de la sororité, des traumatismes passés (et la vieille maison isolée qui les renferme), des stratégies d’adaptation, de vieilles poupées, des visages atypiques, beaucoup de tension et de suspense.

Voici un résumé de l’intrigue :

Suite au décès de sa tante, Pauline et ses deux filles héritent d’une maison. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles.

Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles…

Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des évènements étranges vont alors commencer à se produire…

It Follows, un film d’horreur très original

It Follows est, crois-le ou non, une métaphore des maladies sexuellement transmissibles !

Ne t’attends pas à beaucoup d’action et de rebondissements si tu le lances : It Follows est un film lent, où la peur réside davantage dans l’atmosphère développée que dans les faits eux-mêmes.

L’horreur n’est pas au premier plan, elle se cache dans le fond. Elle suit les personnages sans jamais les laisser tranquilles ni se manifester clairement, et joue sur cette désagréable impression d’être suivie, observée.

Après ce film, tu auras probablement le réflexe de te retourner plus régulièrement quand tu marches dans la rue…

Voici le synopsis :

Après une expérience sexuelle apparemment anodine, Jay se retrouve confrontée à d’étranges visions et l’inextricable impression que quelqu’un, ou quelque chose, la suit.

Abasourdis, Jay et ses amis doivent trouver une échappatoire à la menace qui semble les rattraper…

The Invitation, un film d’horreur sur le deuil

The Invitation montre enfin à quel point il est effrayant d’être invité quelque part pour socialiser ! Non, je plaisante. Cela dit, le film joue d’une certaine façon sur une forme d’anxiété sociale…

Mais il traite aussi et surtout du deuil et des troubles qui s’ensuivent.

Le personnage principal, Will, est encore profondément affecté par la mort de son fils alors que son ex-femme semble avoir complètement tourné la page.

Ce comportement étant impensable pour lui, il devient rapidement méfiant de son ex-femme et de son nouveau compagnon. S’ajoutent à cela des événements de plus en plus étranges…

Le film joue sur la paranoïa de Will, nous poussant constamment à nous demander si tout est dans sa tête. Dès qu’on s’attend à ce qu’il découvre quelque chose, il se fait méchamment prouver le contraire et on commence vraiment à avoir pitié de lui, ce qui fait baisser notre garde…

Le synopsis du film, clair et concis, le voici :

Par une sombre nuit, Will est invité à un dîner chez son ex-femme et son nouveau mari.

Au cours de la soirée, il s’aperçoit que ses hôtes ont d’inquiétantes intentions envers leurs invités.

Get Out et Us, des films d’horreur à voir absolument

J’ai regroupé ces deux films ensemble car ils sont du même réalisateur ; bien qu’ils soient très différents, ils ont pas mal de points communs.

Sous couvert de film d’horreur, Get Out traite surtout du racisme aux États-Unis, y compris le racisme « de gauche » qu’on peut trouver chez des personnes blanches, aisées, éduquées et a priori ouvertes d’esprit.

Le film est d’autant plus réussi qu’il a été réalisé avec un très petit budget. La force de Get Out n’est pas dans sa grandiloquence mais dans sa manière ingénieuse de traiter l’intrigue et de faire réfléchir son spectateur.

Voici le synopsis du film :

Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille, Missy et Dean lors d’un week-end sur leur domaine dans le nord de l’État.

Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants lui permet de découvrir l’inimaginable.

Tout comme Get Out, Us est surtout un gros thriller plein de suspense et de mystère. Ce film est également une critique de la société actuelle et traite notamment des inégalités ; il le fait selon moi avec encore plus de mesure que Get Out !

Malgré sa bande-annonce assez terrifiante, sache qu’il y a dans ce film pas mal de touches d’humour qui te permettent de relâcher la pression de temps à autres.

Le résumé est le suivant :

De retour dans sa maison d’enfance, Adelaïde Wilson a décidé de passer des vacances de rêves avec son mari Gabe et leurs deux enfants : Zora et Jason.

Un traumatisme aussi mystérieux qu’irrésolu refait surface suite à une série d’étranges coïncidences qui déclenchent la paranoïa de cette mère de famille.

Après une journée tendue à la plage, les Wilson rentrent enfin à la maison où ils découvrent quatre personnes se tenant la main dans leur allée. Ils vont alors affronter le plus terrifiant et inattendu des adversaires : leurs propres doubles.

Don’t breathe, un film d’horreur qui saura te surprendre

À première vue, Don’t breathe n’est pas révolutionnaire : l’intrigue repose sur l’invasion d’une maison dont les personnages tentent de s’échapper.

Néanmoins, le traitement de ce concept est rafraîchissant et particulier.

Ce qui est intéressant dans ce film, c’est que ce sont les envahisseurs qui se retrouvent pris au piège. La « victime », au premier abord une proie facile, devient un chasseur sans pitié !

Le synospis est le suivant :

Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout.

Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit.

Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup.

Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…

Alors, lequel de ces films te tente le plus et pourquoi est-ce l’excellent The Vigil, au cinéma le 29 juillet ? 

Animal Crackers sur Netflix : c’est quoi ce film d’animation pour enfants ?

Avis à toutes les familles ! Netflix a mis en ligne le film d’animation Animal Crackers, qui ravira petits et grands. On vous en dit plus !

De quoi ça parle ?

Une famille hérite d’un cirque… et d’une boîte magique contenant des biscuits en forme d’animaux qui transforment quiconque les croque en véritable animal.

Un film qui aurait pu ne jamais voir le jour

Animal Crackers, c’est le nouveau film d’animation à découvrir sur Netflix cet été (conseillé à partir de 7 ans). Et pourtant, ce long-métrage qui s’offre un casting vocal VO de qualité (Emily Blunt, Danny DeVito, John Krasinski, Ian McKellen, Sylvester Stallone etc) aurait pu ne jamais voir le jour. Nous sommes en 2010 lorsque le réalisateur Scott Christian Sava décide d’adapter à l’écran le livre qu’il a écrit pour ses deux jeunes enfants, autour des animals crackers, des biscuits en forme d’animaux prisés par tous. Ne réussissant pas à ramasser assez d’argent pour financer son projet, Sava réalise un court-métrage pour pouvoir le présenter à d’éventuels producteurs. Le scénario arrive en 2013 sur le bureau d’Harvey Weinstein, qui lui propose de co-financer le long-métrage via sa compagnie. Sava s’associe avec Tony Bancroft pour le réaliser. Et c’est là que les difficultés commencent pour eux

Si Sava et son équipes arrivent à terminer le film et à le présenter en 2017 au Festival d’Annecy, c’est la distribution qui va poser problème. Alors qu’Animal Crackers devait sortir dans nos salles obscures en avril 2017, la société chargé de la distribution du film d’animation fait faillite. La date de sortie est repoussée à septembre 2017, puis août 2018, via une autre société, Entertainment Studios Motion. Mais un désaccord entre cette dernière et les producteurs va mettre un terme à l’exploitation du film. Sans compter sur le fait qu’en juillet 2018, un certain Rodger May porte plainte en déclarant qu’il détient les droits du film. Il faut attendre fin 2019 pour que celui-ci décide de retirer sa plainte.

C’est finalement Netflix qui en rachètera les droits de diffusion, permettant à Animal Crackers de sortir dans plus 140 pays.

REVIEW LEGO Super Mario : le test du nouveau concept LEGO x Nintendo

Quand Nintendo rencontre LEGO : regardons aujourd’hui de plus près la gamme LEGO Super Mario et son concept très particulier qui tente de transposer dans le vrai monde la mécanique vidéo-ludique d’un jeu qui fête ses 35 ans cette année.

REVIEW LEGO Super Mario


Video :

Le concept LEGO Super Mario

Pour ceux qui ont suivi un minimum, le concept est très simple : une figurine cubique interactive de Super Mario, un niveau à assembler avec un début et une fin, des ennemis et des bonus. Et l’objectif est de terminer le niveau en moins d’une minute (plus éventuel bonus de temps) tout en ramassant un maximum de pièces.

Toute la gamme s’articule autour du pack de démarrage 71360 Adventures with Mario (59,99€), puisque c’est le seul set qui contient Mario, mais aussi car c’est la seule boite où on obtient les pièces à scanner pour le départ et la fin du niveau. Bref, sans ce starter pack, impossible de vraiment jouer.

LEGO Super Mario 71360 starter pack

Pour continuer le parallèle avec le jeu vidéo, cette gamme LEGO Super Mario me fait penser à une logique de DLC : on paie un premier jeu (le pack de démarrage) puis on doit ressortir le portefeuille pour rajouter du contenu additionnel (les extensions ou les costumes avec des pouvoirs spéciaux). Sauf que là, le pack de démarrage tient plutôt de la démo qui permet d’offrir un premier aperçu de l’expérience de jeu pour motiver le joueur à enrichir ce niveau de départ avec les packs d’extension.

Je me demande d’ailleurs si LEGO a balancé tout d’un coup, ou si ils prévoient une seconde vague d’extensions dans quelques mois. J’ai l’impression qu’ils ont quand même déjà balayé assez large ici, même si il reste encore pas mal de personnages qui pourraient venir jouer les guest stars.

LEGO Super Mario 71362 LEGO Super Mario 71363 LEGO Super Mario 71364 LEGO Super Mario 71365 LEGO Super Mario 71366 LEGO Super Mario 71367 LEGO Super Mario 71368 LEGO Super Mario 71369 LEGO Super Mario 71376 LEGO Super Mario 71377

Concrètement, sans forcément acheter toute la gamme (580€ tout de même !), il faut clairement acheter plusieurs boites pour commencer à avoir une vraie expérience de ce que LEGO a voulu créer ici. Pour avoir quelques méchants différents à combattre et varier les techniques de progression.

Bref, il y a quand même un investissement à prévoir, difficile de se contenter uniquement du Starter Pack ci-dessous même si on sent que LEGO a essayé d’y mettre assez de variété pour pouvoir tester la figurine et avoir envie de compléter tout ça.

LEGO Super Mario Starter Pack

Au passage, il est presque dommage que les codes-barres de début et de fin de niveau ne soient disponibles que dans le pack de démarrage : cela ne permet pas de concevoir plusieurs niveaux en parallèle, alors que quelqu’un qui investit dans plusieurs extensions ou s’amuse avec son stock pourrait vouloir créer plusieurs niveaux sans avoir besoin de venir mettre ces pièces à chaque fois. D’autant plus que si on met bout à bout toutes les extensions, le niveau obtenu est impressionnant… et irréalisable en moins de 60 secondes à moins de sauter certaines portions. Certains diront que c’est volontaire, et qu’ainsi cela laisse plusieurs options possibles pour traverser le niveau et amasser des pièces.


L’appli

Cette gamme LEGO Super Mario nécessite un smartphone ou une tablette (Android ou iOS). Et comme d’habitude un modèle récent (cf. le guide de compatibilité sur le site LEGO).

LEGO Super Mario app 3

L’application sert en fait à plusieurs choses :

  • A construire les sets, parce qu’il n’y a pas d’instructions au format papier.
  • A comprendre les règles et mécaniques de jeu via des petites vidéos plutôt bien réalisées.
  • A synchroniser Mario quand on achète une nouvelle extension (en scannant un élément particulier).
  • A mettre à jour le firmware de Mario
  • A accéder à des challenges hebdomadaires
  • A prendre en photo ses propres niveaux, ce qui permet d’enregistrer ses scores et de poster tout ça sur LEGO Life si on veut. Il n’y a pas de leaderboard avec un classement mondial des meilleurs scores, puisque chacun peut faire le niveau qu’il veut et que cela ne veut donc rien dire ici.

LEGO Super Mario app LEGO Super Mario app bluetooth LEGO Super Mario app update LEGO Super Mario app sets LEGO Super Mario app 1 LEGO Super Mario app 2 LEGO Super Mario app tuto 2 LEGO Super Mario app tuto

Concernant l’absence de notice au format papier, c’est pour moi un gros point noir. Ce n’est pas la qualité de l’application qui pose problème : elle est plutôt bien faite, avec notamment la possibilité à chaque étape de tourner tout autour de la construction pour bien voir où mettre la nouvelle pièce. Mais il est frustrant de devoir se coller le nez à l’écran du téléphone pour construire son set : ce que j’apprécie dans le LEGO, c’est justement aussi de pouvoir décrocher mon nez des écrans.

Et pour les parents, cela veut dire qu’il faut fournir dès le montage la tablette ou le smartphone. Sans compter que cela bride très fortement la vitesse de la phase d’assemblage : avec une notice papier, on peut d’un coup d’œil regarder plusieurs étapes d’un coup pour voir où on va, voire griller des étapes quand on est sur des constructions basiques comme souvent ici. Avec l’application, c’est beaucoup plus laborieux puisqu’il faut à chaque fois revenir appuyer sur l’écran pour passer à l’étape suivante (et si on doit revenir en arrière parce qu’on veut vérifier quelque chose, il faut donc repasser par toutes les étapes…).

LEGO Super Mario app instructions

Et je pense à ceux qui ne vont acheter les sets que pour récupérer les personnages : ils seront quand même obligés de télécharger l’application pour pouvoir accéder aux notices (sauf si LEGO met plus tard en ligne des notices PDF ?). Il n’est heureusement pas nécessaire d’avoir la figurine de Mario pour accéder à l’application et aux instructions, on peut la lancer sans jamais connecter la figurine (même si il ne sera alors pas possible d’ajouter des sets à sa collection, puisqu’il faut justement scanner une pièce précise à chaque fois pour ça).

Contrairement à la gamme Hidden Side (qui va sortir bientôt du catalogue LEGO, le succès n’était visiblement pas au rendez-vous), l’interactivité avec l’application n’est pas totale ici. Quand on lance une partie, l’application affiche simplement un écran noir car LEGO veut que ce soit le joueur qui devienne le centre de l’attention. C’est voulu, il n’y a alors que le mini écran de Mario qui va afficher quelques informations sur ce qui se passe. On ne peut donc pas regarder une évolution virtuelle du joueur sur l’app, ou même un gros tableau de bord avec l’évolution du nombre de pièces ou les méchants qu’on élimine (même si on a ensuite un récap dans l’app).

Je ne peux m’empêcher de trouver ça dommage, je suis sûr qu’il aurait été possible d’afficher quelque chose d’intéressant sur l’écran de l’application. Pas sûr que cela change dans une future mise à jour.

Un point intéressant à noter : il est tout à fait possible de jouer sans connecter Mario à l’application ! Le compte-à-rebours se lance quand on pose Mario sur le point de départ, on peut donc faire le niveau jusqu’au bout (ou jusqu’à la fin du chrono), et l’écran sur le ventre de Mario affichera à la fin le nombre de pièces obtenues. C’est plutôt une bonne nouvelle, cela veut dire que les enfants peuvent s’amuser avec la gamme indépendamment du smartphone ou de la tablette.

LEGO Super Mario app game LEGO Super Mario app game 2

LEGO Super Mario app end

Comme d’habitude avec ce genre de gamme interactive, une interrogation majeure se présente tout de suite : combien de temps LEGO assurera-t-il le suivi de l’application ? Est-ce qu’il sera encore possible de la télécharger et de la faire fonctionner dans 10 ans ? Est-ce que cela marchera encore sur les smartphones qui sortiront dans 15 ans ou faudra-t-il garder un vieux téléphone dans un tiroir ?

Si LEGO aime mettre en avant que même vos petits-enfants pourront encore jouer avec vos sets grâce au super clutch power qui sera toujours là dans un siècle, ce n’est plus tout à fait la même histoire quand on commence à mettre de la technologie dedans…


Super Mario Bros

Coup d’œil sur la figurine de Mario, et son design très particulier lié notamment à toute l’électronique embarquée. Il n’est donc disponible que dans le Starter Pack 71360 Adventures with Mario, et on ne peut pas l’acheter à l’unité.

LEGO Super Mario

Bon, c’est un style… J’imagine que le design quasi cubique est volontaire, pour pouvoir faire passer plus facilement le design cubique des autres personnages. Et… c’est probablement plutôt une bonne idée au fond. Parce que si ils avaient fait un look tout en rondeurs à Mario, cela aurait franchement dénoté avec le reste. Et si LEGO avait dû créer des nouveaux moules ronds sur mesure pour tous les autres personnages aussi, cela aurait plutôt commencé à ressembler à une collection Kinder Surprise ou Happy Meal.

Si on déshabille Mario, voici à quoi il ressemble. LEGO utilise des round tiles 1×1 pour les oreilles et les boutons de la salopette, sacrée expérience de construction !

LEGO Super Mario Bros LEGO Super Mario Bros

Mario peut aussi être rhabillé avec différentes tenues grâce aux Power-Up Packs commercialisés 9,99€ pièce. Ces Power Up packs ne contiennent pas la figurine, mais juste la salopette et la casquette, et quelques pièces supplémentaires histoire de justifier le logo LEGO sur la boite. La figurine détecte automatiquement quelle tenue porte Mario, c’est bien pensé.

LEGO Super Mario power-up packs

Chaque costume débloque un pouvoir spécial : lancer des boules de feu (d’une certaine façon), voler, escalader les murs, ou casser des briques en tapant dessus. Ce qui permet de se débarrasser plus facilement des ennemis ou de gagner davantage de pièces.

LEGO Super Mario Power Up Packs

Mario fonctionne avec deux piles AAA (non fournies, et il faut aussi prévoir un petit tournevis), il n’y a pas de batterie à recharger par USB par exemple. Vu la vitesse à laquelle mes piles se sont vidées, pas sûr que ce soit très écolo.

Il n’y a malheureusement pas moyen de savoir où en sont les piles, donc mieux vaut en avoir quelques unes sous le coude au cas où. Lorsque les piles arrivent sur leur fin, la figurine prévient, mais c’est vraiment au dernier moment : quelques minutes plus tard, mes piles étaient complètement à plat et la figurine ne pouvait même plus s’allumer. Il serait intéressant de pouvoir savoir où en sont les piles via l’application.

Avis aux collectionneurs de figurines LEGO et/ou de Super Mario qui s’imaginaient déjà exposer Mario dans un cadre ou sur une étagère : quand il est éteint, les yeux et la bouche sont noirs. Un peu flippant et pas super esthétique à exposer.

LEGO Super Mario battery LEGO Super Mario

Les écrans présents pour les yeux et la bouche offrent un certain nombre d’expressions en fonction de ce qui se passe dans la partie, et le haut-parleur intégré rappellera des souvenirs à tous ceux qui ont déjà joué au moins une fois à Mario : musique, bruitages, compte-à-rebours, petits cris de Mario, Nintendo a visiblement fourni tout ce qu’il fallait à LEGO. Et l’écran sur le ventre affiche différentes infos, avec ici aussi de jolies petites animations parfaitement cohérentes avec le jeu vidéo d’origine. Vous pouvez voir tout ça dans ma vidéo un peu plus bas.

Bref, sur ce point, on sent un gros travail avec les équipes Nintendo pour proposer un produit qui respecte le jeu vidéo dont il s’inspire. Qu’on accroche ou non au concept, LEGO n’a pas traité le sujet à la légère et a bien soigné cette partie là. Ou bien Nintendo n’a laissé que peu de marge de manœuvre à LEGO pour s’assurer que ce Mario en plastique serait à la hauteur.

En plus du capteur de mouvement à l’intérieur qui permet à la figurine de comprendre comment on la manipule, un capteur sous les pieds éclaire et interprète le terrain en fonction de sa couleur (vert pour l’herbe, jaune pour le sable, bleu pour l’eau, rouge pour la lave) et permet de lire les codes-barres présents à différents endroits du niveau.

LEGO Super Mario LEGO Super Mario

Et des codes-barres, il y en a vraiment partout : points de départ et d’arrivée, méchants à battre en leur sautant dessus comme dans le jeu vidéo, pièces et bonus à récolter, codes-barres pour aller discuter avec Yoshi ou Toad, ou pour identifier les éléments spécifiques de jouabilité des niveaux (le nuage pour voler, le tourniquet, la bascule avec les plantes carnivores, le boss de fin, etc…).

LEGO Super Mario codes-barres

Puisqu’on en parle : les codes-barres ne sont pas tampographiés, il s’agit de stickers préappliqués, plus épais que les stickers habituels.

Compte-tenu de l’usure des pièces si on tape dessus régulièrement avec la figurine de Mario, la durée de vie des pièces tampographiées ou des stickers habituels était visiblement insuffisante. Sans compter le risque d’erreur si l’acheteur se trompe de sticker à coller. Ou si il les colle mal et/ou avec de gros doigts gras. Bref, si le code-barres n’est plus lisible, il n’y a logiquement plus d’interaction avec Mario et l’expérience de jeu en prend un sacré coup. Au moins, avec ces stickers pré-collés et plus résistants que d’habitude, le risque est un peu réduit.

LEGO Super Mario codes-barres

Et si vous avez vu l’annonce du nouveau set 71374 LEGO Nintendo Entertainment System avec sa reproduction de la console NES mythique, vous aurez remarqué que la figurine de Mario est aussi prévue pour fonctionner avec : un code-barres sur le dessus du téléviseur vintage permet d’utiliser le haut-parleur de la figurine pour jouer la musique du jeu vidéo.

LEGO 71374 Nintendo Entertainment System NES


Le jeu

Pas besoin d’avoir déjà joué à Mario pour comprendre le concept (même si ça aide un peu). Sur le papier, c’est donc très simple : aller d’un point A à un point B en moins d’une minute (ou un peu plus avec des bonus de temps) sans mourir et en récoltant un maximum de pièces.

Here we gooooo!

LEGO Super Mario start

Le jeu est purement solo : si on veut jouer à plusieurs, chacun attend son tour. Il n’est pas prévu aujourd’hui de pouvoir jouer avec plusieurs figurines interactives en même temps, ni de connecter plusieurs appareils pour organiser une compétition locale. Et regarder quelqu’un faire un niveau, c’est marrant quelques fois, mais voilà.

Visuellement, l’univers est bien respecté, c’est bien travaillé, les niveaux sont colorés, LEGO a introduit plein de nouvelles pièces qui feront plaisir aux MOCeurs. Côté expérience de montage, on est souvent à la limite du set 4+, c’est vraiment très facile à monter, le principal frein est finalement de devoir utiliser l’application pour les instructions plutôt qu’une vraie notice papier.

LEGO Super Mario extensions

Pouvoir construire ses propres niveaux plaira à certains, c’est justement toute la base de jeux comme Super Mario Maker. Et le côté modulaire des sets rend justement très facile la modification des niveaux : sur le visuel ci-dessus, LEGO a combiné quatre sets en les mettant bout à bout, mais il n’y a aucune obligation de garder une extension comme un tout indissociable. On peut répartir les différents éléments un peu partout comme on veut.

Avec quelques boites, on se retrouve rapidement avec beaucoup d’éléments qu’il suffira ensuite de relier par des plates de différentes longueur pour tracer le chemin (LEGO en fournit à chaque fois un certain nombre avec chaque extension, pour pouvoir varier les dispositions). Amusant, mais il faut de la place, ça n’est clairement pas un jeu auquel on peut jouer juste sur un coin de table.

Le principal inconvénient de ce côté très modulaire, c’est pour déplacer un niveau : il n’y a pas de plaque de base ou de base suffisamment rigide pour pouvoir tout transporter d’un coup facilement.

LEGO Super Mario segments

Ceux qui ont l’habitude des éditeurs de niveaux dans les jeux vidéos pourront toutefois se sentir limités : dans un jeu vidéo, on peut généralement partir dans des délires assez marrants, alors qu’on reste ici contraint par les briques dont on dispose vraiment. Même si il est tout à fait possible d’étendre aussi les niveaux avec son propre stock de pièces pour ajouter de la longueur ou des pièges.

Pour habiter les niveaux, on retrouve une grande variété de personnages importants de l’univers Mario, et c’est presque finalement ce qu’il y a de plus intéressant. La petite photo de famille ci-dessous vous donne un aperçu des différents méchants logiquement disséminés un peu dans toutes les boites, chacun dans son élément.

LEGO Mario villains

Ces personnages reprennent globalement un design un peu cubique, et là encore tout est tampographié. Plutôt fun, c’est clairement ce que j’ai préféré construire.

En plus des personnages présents dans les différents niveaux, LEGO a prévu dix petits personnages supplémentaires à collectionner dans des sachets du même type que les séries de minifigs à collectionner. Là aussi un code-barres permettra à Mario de venir se débarrasser du personnage pour récolter une pièce supplémentaire.

LEGO Super Mario 71361

Les dix personnages à collectionner sont un Paragoomba, un Fuzzy, un Hériss, un Bruyinsecte, un Bill Balle, un Bob-omb, un Eep Cheep, un Bloups, un Oursin et un Paltrak. Ou pour ceux qui préfèrent la VO : Paragoomba, Fuzzy, Spiny, Buzzy Beetle, Bullet Bill, Bob-omb, Eep Cheep, Blooper, Urchin et Peepa.

Vu les pièces présentes, il ne devrait pas être trop difficile d’identifier le contenu à travers les sachets.

LEGO Super Mario 71361

On retrouve aussi, comme dans le jeu vidéo, des Mystery Box qui permettent d’obtenir soit du temps supplémentaire (Extra time, 15 secondes), soit une vie en plus (1UP), soit l’invincibilité (Super Star, 15 secondes). Ou bien une pièce.

LEGO Yoshi

 

Je m’interroge davantage sur la durée de vie du jeu : à mes yeux le principal problème du concept… c’est le concept. L’expérience de jeu manque d’un vrai enjeu aux parties : construire un niveau et le parcourir en moins d’une minute, c’est (au mieux) amusant quelques heures ou quelques jours, mais ça manque clairement de challenge.

Et puis comme je le disais plus haut, l’expérience de jeu dépend aussi beaucoup des sets dont on disposera pour jouer. Le Starter pack devrait se vendre facilement, puisque de toute façon il n’y a pas le choix, c’est le seul moyen d’obtenir Mario. Mais la facture grimpe ensuite assez vite si on commence à rajouter des extensions, et je ne suis pas sûr que dépenser plusieurs centaines d’euros dans cette gamme apporte le même niveau de jeu que dans d’autres gammes. Sans compter la place que ça prend. Que ce soit sur le ratio jouabilité / prix investi, ou le ratio jouabilité / place occupée, cette gamme me semble plutôt être dans le bas du classement de ce que LEGO sait proposer.


Et en pratique, c’est bien ?

J’ai profité d’un week-end entre amis pour tester et faire tester le jeu : les adultes (AFOLs ou non) n’ont pas trop compris ce que LEGO était venu faire ici, et étaient surtout amusés de retrouver au format LEGO des personnages cultes de l’univers Mario.

Je suis d’ailleurs persuadé que beaucoup n’achèteront certaines extensions que pour les personnages qu’ils contiennent (le pack 71367 Mario’s House & Yoshi Expansion Set (29,99€) avec Yoshi devrait plutôt bien fonctionner pour cette raison). Je vous ferai un focus dans un prochain article sur tous les personnages qu’on retrouve dans cette gamme LEGO Super Mario.

LEGO Super Mario

Sur le jeu en lui-même, personne n’a donc vraiment été emballé. J’ai beau être fan de LEGO et fan de Mario, je n’ai personnellement pas du tout accroché à l’expérience de jeu proposée ici. Autant cela m’a amusé de construire les personnages et certains niveaux, autant l’expérience interactive qui transpose en LEGO le principe du jeu vidéo ne me parle absolument pas, je n’arrive pas à y trouver un intérêt ou un réel challenge une fois la phase de découverte passée.

Certains passages de certains niveaux sont plutôt réussis dans leur mécanique de jeu, là aussi les designers n’ont pas démérité, mais j’espère que LEGO trouvera une façon de cadrer un peu mieux les règles du jeu pour rendre tout ça plus intéressant.

Le regard des (jeunes) enfants était forcément assez différent de celui des adultes : ils ont plutôt bien joué avec la figurine de Mario et se sont amusés à changer les niveaux ou taper sur les méchants, même si là aussi la hype de la nouveauté retombe assez vite. Fun fact : j’ai surpris les plus petits à jouer presque de la même façon avec la figurine éteinte ou allumée, que la figurine soit interactive ou non ne changeait pas grand chose pour eux.

L’objectif de collecter des pièces a fini aussi par lasser les enfants, puisque “ça ne sert à rien en fait”. Effectivement, ça permet de départager ceux qui sont arrivés au bout du niveau pour déterminer le gagnant, mais c’est tout. Et on a senti qu’ils regrettaient que finalement il ne se passe pas davantage de choses avec l’application, le smartphone les intéressait plus que les briques.

Si il y a un point qui a amusé les enfants, c’est le principe de pouvoir taper avec un bonhomme sur d’autres trucs (surtout avec les bruitages de la figurine en parallèle). Visiblement, c’est toujours cool de taper sur des trucs, surtout quand pour une fois c’est carrément LEGO qui dit qu’il faut le faire. Ce qui m’amène quand même une question : combien de temps l’électronique embarquée dans Mario survivra à tous ces chocs ? Les enfants n’y vont quand même pas de main morte… Bientôt un nouveau motif d’appels au Service Client LEGO ?

LEGO Super Mario smartphone

D’ailleurs, les niveaux qui ont eu le plus de succès étaient ceux avec des éléments mobiles ou à taper, par exemple le niveau 71363 Desert Pokey Expansion Set (19,99€) avec son marteau pour venir dégager bloc par bloc le Pokey, ou la balançoire 71365 Piranha Plant Power Slide Expansion Set (29,99€).

Le gros château de Bowser 71369 Bowser’s Castle Boss Battle Expansion Set (99,99€) permet surtout d’obtenir le grand méchant. Si l’extension est plutôt de bonne taille, je suis moins convaincu par la mécanique de jeu, ça n’est pas forcément la plus réussie de la gamme.

Bref, cela m’a confirmé de mon côté que LEGO aurait fait un carton avec juste des personnages ou des niveaux à construire sans forcément rajouter cette surcouche d’interactivité, même si on sent qu’ils ont vraiment très bien travaillé le concept, notamment du côté technique.

LEGO Super Mario Bowser LEGO Super Mario Bowser


Verdict

En synthèse, vous aurez compris qu’il y a un sacré boulot sur la conception de cette gamme LEGO Super Mario : les marqueurs de l’univers Super Mario sont bien là, il y a un plaisir certain à assembler les principaux personnages, les animations et sons sont exactement ce qu’on peut attendre de Mario, techniquement l’application et la figurine fonctionnent parfaitement, et on y trouve de la couleur, aucun sticker à coller, et des idées intéressantes. Ça n’a clairement pas été bâclé, LEGO ne s’est pas contenté d’un truc basique en se disant que le combo Nintendo / Mario / LEGO suffirait à faire vendre.

Mais fallait-il essayer de transposer dans l’univers LEGO la mécanique du jeu vidéo ? Si l’expérience pourra éventuellement amuser un peu les plus jeunes, pour les autres le challenge et l’intérêt s’essoufflent rapidement, sans parler de l’investissement et de la place nécessaires pour pouvoir vraiment profiter de l’univers proposé par LEGO. Je reste convaincu que LEGO aurait fait un carton sans rajouter cette surcouche d’interactivité qui manque clairement de challenge pour retrouver ce qui fait le sel du jeu vidéo.

Les adultes nostalgiques de l’époque NES et les fans de rétrogaming se consoler avec la superbe console 71374 LEGO Nintendo Entertainment System qui sortira également le 1er août prochain. Et j’espère que l’histoire ne s’arrêtera pas là et que nous aurons droit à d’autres produits Super Mario, et plus largement Nintendo. Il y a encore un vrai potentiel et de la place pour proposer autre chose !

Retrouvez cette gamme LEGO Super Mario sur la boutique en ligne et en LEGO Store dès le 1er août prochain

Ne restez pas seul… Découvrez un nouvel extrait de THE VIGIL, le film d’horreur de l’été ! Au cinéma le 29 juillet

New York, Brooklyn. Après avoir fui sa communauté juive orthodoxe, Yakov accepte contre son gré d’assurer la veillée funèbre d’un membre décédé de celle-ci. Désormais seul avec le corps dans une maison délabrée, il se retrouve confronté à des phénomènes étranges et de plus en plus inquiétants…

LES 10 FILMS NETFLIX LES PLUS POPULAIRES DE L’HISTOIRE DE LA PLATEFORME

Netflix a révélé quels sont ses films originaux les plus populaires. La liste, fournie à Bloomberg mercredi 15 juillet, comprend le film d’action « Extraction » avec Chris Hemsworth, le thriller « Bird Box » avec Sandra Bullock, et le candidat aux Oscars de Martin Scorsese « The Irishman » et bien d’autres…