Détruire tous les monstres de Grady Hendrix, Hard Rock never die !!



Lorsque Kris décide de se lancer dans sa quête vengeresse elle ne se doute pas dans quel cauchemar elle va s’aventurer, et le lecteur non plus. Pourtant les indices disséminés sur les rabats auraient dû me mettre la puce à l’oreille mais je me suis lancé dans ce récit tête baissée et au final tant mieux car mon expérience de lecture n’en a été que meilleur.

Le périple de cette brave Kris résonne tel un long riff de guitare stident plein de rage et d’amertume. L’auteur électrise son récit mené tambour battant tout en développant la rage désespérée de son héroïne principale. Les retournements de situation surviennent comme un chant grégorien au milieu d’un solo de guitare, complètement inattendue mais parfaitement en accord avec le ton déchaîné du récit.

Car le roman est aussi un cri d’amour guttural pour le heavy metal, ce sous-genre tant décrié du rock, tout en lançant un glaviot bien senti à l’industrie musicale dont l’appât du gain compromet l’énergie créatrice et l’insouciance qui galvanise les jeunes musiciens. Inutile d’être un mélomane pour apprécier le récit. Les connaissances musicales de l’auteur suffisent pour appréhender les références qui ne se limitent pas aux titres des chapitres, qui reprennent des titres d’albums légendaires mais se révèlent beaucoup plus profondes et passionnantes que l’on ne pourrait s’attendre.

Un amour pour le rock, et la musique de manière générale, qui se ressent à travers le personnage de Kris. L’auteur écrit un personnage dense, empli d’une rage sourde mais aussi d’un amour profond pour la musique et les laissé-pour-compte. Un personnage féminin comme j’aimerais en voir plus souvent écrit.

Je regrette un final en apothéose musicale convaincant pour Kris et son parcours de furie vengeresse mais qui délaisse l’un des aspects du livre qui aura dynamisé toute la lecture, offrant ainsi une conclusion en demi-teinte pour un récit qui n’offre aucun temps mort

Résumé : À l’adolescence, la musique a sauvé Kris d’une vie misérable. Elle a monté un groupe de metal avec son ami Terry, puis a pris la route pour une décennie de concerts, d’ivresse, de narcotiques et de délires divers. La belle vie, en somme. Jusqu’au jour où la musique s’est arrêtée. Et où Kris est revenue dans son bled pourri pour travailler dans un hôtel tout aussi pourri. Avec des tonnes de tranquillisants pour endormir sa colère.
La bête en elle se réveille enfin le jour où elle apprend que Terry, qui a trahi le groupe pour une carrière solo triomphale, va refaire une série de concerts.
Et c’est une bête très, très en colère.
Le temps est en effet venu d’aller trouver Terry pour s’expliquer.
Pour lui montrer qu’il reste des choses, dans ce monde, qui ne sont pas à vendre.

Éditeur ‎Sonatine (5 novembre 2020)
Langue ‎Français
Broché ‎352 pages
ISBN-10 ‎2355848254
ISBN-13 ‎978-2355848254

Dune en musique : écoutez la bande-originale épique signée Hans Zimmer

Après « Blade Runner 2049 », Hans Zimmer collabore de nouveau avec Denis Villeneuve pour mettre en musique son adaptation de « Dune ». Et il signe une partition particulièrement impressionnante, à (ré)écouter dès maintenant.

Bien décidé à « définir un nouveau langage musical » et « créer un paysage sonore inédit », Hans Zimmer a beaucoup expérimenté sur le tournage. Et il s’est notamment inspiré des bruits du vent et du sable, afin de faire naître une atmosphère qui favorise un peu plus l’immersion du spectateur dans cet univers inédit. Ce qui fonctionne dès les premières secondes, où l’on reconnaît l’ampleur d’un score du compositeur, avec des sonorités étonnantes.

Comme lorsqu’il utilise… des cornemuses. D’abord lorsqu’un personnage en joue à l’écran. Puis pendant une scène d’action. Sur le papier, l’idée paraît saugrenue. À l’écran, le rendu est particulièrement saisissant, à tel point que les premiers échos venus du Festival de Venise, où le long métrage a été présenté en avant-première mondiale le 3 septembre, en ont vite fait mention.

Intitulée « The Dune Sketchbook » (« Le Carnet de croquis de Dune »), la bande-originale est d’ores et déjà disponible. Et si vous fermez les yeux, il ne suffira que de quelques notes pour vous transporter à nouveau dans l’univers du film signé Denis Villeneuve. https://open.spotify.com/embed/album/78uSUydG2FbcVDDFWGMQjT

What If… ? Épisode 7 : Explication de la fin ! Jane & Thor ? Arrivé de Ultron ?

Cette semaine, nous avons l’épisode 7 “Et si… Thor était un enfant unique ?”. Après une série de quatre épisodes parmi les plus sombres que la série ait pu nous offrir, nous sommes récompensés par une sorte de mélange impie d’une aventure de super-héros, d’une comédie de fête des années 1980 et d’un dessin animé de Looney Tunes.

Dans un univers où Loki n’a pas été adopté par Odin, Thor devient un dieu obsédé par la fête. C’est un jeu léger où même la menace du SHIELD de lâcher des bombes nucléaires est traitée avec légèreté.

Dans les derniers instants, Party Thor fait preuve d’une autre forme d’humilité en se rendant dans la caravane de Jane Foster et en lui proposant un rendez-vous. Uatu l’Observateur regarde, racontant comment les deux hommes vécurent heureux jusqu’à la fin des temps, avant d’être interrompu par quelque chose qui le surprend lui-même.

Explication de la fin de l’épisode 7 de What If sur Disney Plus !

Finalement, avec la fête derrière eux, Thor se réunit avec Jane avant de retourner à Asgard. Thor dit à Jane qu’il va l’appeler, mais elle refuse. Il s’exclame qu’il l’aime vraiment, et Jane répond en incitant Thor à lui proposer un rendez-vous. Thor le fait, et l’Observateur prend le relais, affirmant que le couple a vécu heureux jusqu’à la fin des temps.

Comme les fans le savent, l’histoire d’amour du couple est radicalement différente de celle que nous avons vue. Dans la continuité principale, Thor finit par se faire larguer par Jane après les événements de “Thor : The Dark World”. Sa rupture le met sur la voie de devenir un super-héros redoutable. Alors que Thor et Jane se réuniront dans le prochain “Thor : Love and Thunder”, le couple de cette réalité semble destiné à rester ensemble. Et ce, jusqu’à l’arrivée d’une menace imprévue.

A la fin de l’épisode 7 de What If, un portail s’ouvre de nulle part et un groupe d’Ultrons s’approche de Thor. Lorsque Thor les aperçoit, c’est une version beaucoup plus sinistre d’Ultron qui mène la danse. Cette version a réussi à fusionner avec le corps androïde qui deviendra Vision dans la continuité principale.

what if episode 7 fin

Cette forme “ultime” d’Ultron possède également les pierres d’infinité, ce qui représente une grave menace non seulement pour la Terre, mais aussi pour l’univers tout entier et potentiellement pour le multivers.

Ce fil conducteur sera, bien entendu, repris dans le final de la saison, et Le Gardien sera inévitablement forcé d’intervenir, le sort du multivers étant en jeu. Mais ne nous emballons pas. Pour l’instant, on peut dire qu’Ultron est le grand méchant de la saison 1 de What If, et nous sommes maintenant dans la phase finale !

Sarah Jane de James Sallis, À la dérive…

Ma rencontre avec Sarah Jane avait tout pour se passer sous de bon auspices. La plume de l’auteur s’avère très vite être un véritable régal. Métaphores bien trouvées, dialogues percutants et un ton teinté d’ironie. Tout ce que j’aime retrouvé dans mes lectures. L’essence même du roman noir américain. Une plume qui se rapproche de celle de Joe R. Lansdale en moins cru et plus littéraire mais tout aussi attachante.

Le personnage de Sarah, alias mignonne, est une réussite. Complètement larguée mais doté d’un esprit combatif, un lourd passé qui lui permet d’affronter les épreuves sans sourciller, un instinct imparable pour jauger les gens qui se présentent à elle. Un concentré d’action rafraîchissante. L’auteur a parfaitement dressé le portrait de son héroïne.

Alors pourquoi est-ce que je ressors quelque peu mitigé de la lecture ? La narration, tout simplement. Je n’ai pas vraiment compris où l’auteur voulait m’emmener avec ce récit court mais qui empile les évènements sans grand rapport entre eux. Même après avoir compris que le but n’était pas d’écrire un récit d’enquête classique je ne suis pas pour autant parvenu à me plonger dans l’ambiance de cette petite ville de Farr.

La narration m’a paru décousue, j’avais parfois du mal à savoir où on se situait dans le récit. J’ai même dû revenir en arrière pour être bien sûr de saisir le contexte. Ce qui est dommage pour un ouvrage aussi court. L’auteur enchaîne les sauts temporels et une narration non linéaire qui ne facilite en rien la compréhension de l’intrigue.

Cette pauvre Sarah m’aura donc perdu en cours de route, avec son bagout elle aura tout fait pour me retenir dans le véhicule avec elle derrière le volant, mais cela n’a pas suffi pour me passionner à ce récit à l’atmosphère trop clairsemé pour me happer.

Résumé : Surnommée « Mignonne », ce qui ne lui va pas comme un gant, Sarah Jane Pullman a déjà trop vécu pour son jeune âge : famille dysfonctionnelle, fugue à l’adolescence, crimes, petits boulots dans des fast-food… on se demande comment elle parvient à redresser la barre. Elle y arrive et, à sa grande surprise, est engagée comme agent au poste de police de la petite ville de Farr. Lorsque le shérif titulaire disparaît, c’est elle qui prend sa place. Mais Sarah Jane ne se satisfait pas de la situation. Cet homme, Cal, était son mentor, son appui, et elle ne peut accepter qu’il se soit évanoui dans la nature. Elle va découvrir des choses qu’elle ne soupçonnait pas…

Éditeur‎EDITIONS PAYOT & RIVAGES (8 septembre 2021) Langue‎Français. Broché‎208 pages ISBN-10‎2743653655 ISBN-13‎978-2743653651

Médée, l’intégrale – 1 septembre 2021 de Blandine Le Callet et Nancy Peña

Achat : https://amzn.to/3lDPWfV

Qui Médée était-elle vraiment ? Une mère aimante et une amoureuse assumant ses désirs, que sa passion finit par égarer ? Une femme libre refusant la tyrannie des hommes ? Une barbare venue semer la confusion dans le monde civilisé des Grecs ?

Chronique : Passionné d’histoire et de littérature gréco-romaine,de mythologie,et de BD j’ai fortement apprécié de trouver dans la grotte quand elle rédige ses mémoires la reproduction à peine ébauchée sur les cratères et autres hydries de peintures datant de 300 ans av JC dont certaines sont visibles au Louvre comme le meurtre de son fils ou Médée triomphante sur son char tiré par des dragons(musée de Cleveland). On voit également Jason,Médée, le serpent et la toison d ‘or.(Je suis également féru de céramiques et de mosaïques).

Ici nous sommes face à une sorte de biographie d’une, d’abord adolescente puis jeune femme, qui dans une époque où la masculinité est de mise fait des choix profondément modernes. Je ne ferai pas de la psychanalyse à deux balles mais l’on peut se poser des questions ou plutôt avoir des réponses quand on voit le père de la jeune fille, dans le genre castrateur y a pas mieux. Bon ceci n’explique sans doute pas cela mais cela pose un contexte que les auteures montrent bien par petites touches dans cette BD intelligente et non seulement divertissante mais grâce à laquelle on apprend pas mal de choses.

Franchement, cette série est une réussite, tant au niveau du récit que des dessins. Tout est en finesse et en subtilité, alors que le sujet s’y prêtait difficilement. Médée est un personnage tant haï, tant craint (le comble de l’horreur, le symbole même du mal féminin) qu’il semblait impossible d’en dresser un tableau aussi beau, aussi sensible, aussi triste. Merci infiniment à Blandine Le Callet et Nancy Peña d’être sorties de manière aussi magistrale des sentiers battus.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN; Illustrated édition (1 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 320 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203186135 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203186132

Lucien et les mystérieux Phénomènes : Sorcière ! 15 septembre 2021 de Horellou Alexis/le Lay Delphine (Auteur), Alexis Horellou (Couleurs, Dessins), Delphine Le Lay (Couleurs, Writer)

Achat : https://amzn.to/3lFq3MU

Lucien, Violette et leurs copains partent en voyage scolaire dans un vieux château au coeur d’un cadre naturel magnifique. Les enfants y suivent des ateliers éducatifs sur la biodiversité, l’histoire du domaine et ses légendes.

Chronique : La couverture, avec ses enfants m’a tout de suite intriguée. Et je dois dire que l’histoire, qui m’a beaucoup plu, a pris une tournure quelque peu inattendue. D’ailleurs, je préfère vous prévenir tout de suite, si c’est une histoire de fantômes que vous cherchez, vous risquez d’être quelque peu déçus, le fantastique n’étant présent que par petites touches…

L’autrice nous propose ici un récit plein d’émotions et d’intelligence qui aborde des thèmes divers et variés : le harcèlement scolaire ou du moins, le mal-être infantile qui entraîne des comportements problématiques, le chômage pouvant fragiliser une famille, la difficulté de s’intégrer, notamment pour deux enfants qui arrivent dans une école où tout le monde se connaît…

Mais ce qui fait surtout le charme de cette BD, du moins pour moi, c’est sa portée écologique et la force des liens et des échanges intergénérationnels entre un homme qui a choisi de rester caché afin de pouvoir vivre selon ses convictions et deux enfants qui vont bouleverser son quotidien.

Au-delà de l’univers mystérieux, il y a aussi d’autres thèmes abordés comme le racisme et le harcèlement. C’est fait de manière subtile, mais percutante. De quoi interpeller les plus petits et les plus grands. Les planches sont très bien réalisées ; elles donnent envie et sont en raccord avec l’univers. J’ai passé pour ma part un très bon moment en compagnie des personnages. La lecture est rapide, mais elle a un bon rythme. Le suspense est bien travaillé, de cette façon on ne décroche pas de notre lecture facilement. À la fin de la BD, il y a aussi des petites activités à réaliser dans un style écologique et je trouve ça super d’intégrer lecture et divertissements manuels au même endroit.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ CASTERMAN (15 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 96 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2203221771 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2203221772

How I live Now: Maintenant, c’est ma vie – 8 septembre 2021 de Lylian et Christine Circosta d’aprés Meg Rosoff

Achat : https://amzn.to/3EuAZFz

Elisabeth préfère qu’on l’appelle Daisy. Au prétexte de la guerre qui s’annonce, cette new-yorkaise de 15 ans en conflit avec son père et sa nouvelle compagne est envoyée au fin fond de la campagne anglaise, chez une tante et des cousins qu’elle ne connait pas. Edmond, Piper, Tante Penn, Isaac et Osbert l’accueillent avec une gentillesse désarmante et ce nouveau cadre familial déstabilise Daisy avant de la charmer, lui faisant presque oublier la mort de sa mère..

Chronique : Cette adaptation en bd du roman de Meg Rosoff de I how i live now est excellent à bien des égards. L’intrigue est bien construite, Daisy racontant son histoire depuis le futur en laissant échapper des indices inquiétants par le biais de la préfiguration. Certains critiques se plaignent de la grammaire unique de Daisy, de la structure erratique de ses phrases et des majuscules aléatoires, mais je pense que le style choisi par les auteurs pour son anti-héroïne renforce la confusion dans l’esprit de Daisy ainsi que le chaos de la guerre. Les circonstances entourant la guerre sont étrangement pertinentes pour le type d’attaques virales non structurées auxquelles le monde est confronté aujourd’hui, et l’attitude initialement blasée des cousins envers un ennemi apparemment distant est réaliste. Bien que j’aie été désorientée par le saut narratif entre le sauvetage de Daisy et six ans après la guerre, j’ai trouvé la conclusion satisfaisante et puissante – même si je savais que la famille me manquerait dès que j’aurais tourné la dernière page.

Tout d’abord, un livre d’un énorme lyrisme et d’une grande poésie – sur les gens, les paysages, les relations et les sentiments. Deuxièmement, un livre sur un groupe d’enfants qui vivent une aventure, le voyage étant une partie importante de cette aventure. Troisièmement, c’est un livre qui parle de la guerre, de la mort, de la peur, de la perte et de la souffrance humaine et animale, mais de manière quelque peu atténuée. De temps en temps, on en parle, mais la plupart du temps, on ne le voit qu’en deuxième ou troisième main bravo à Christine Circosta pour ses dessins si beaux. Un léger brouhaha en arrière-plan. Quatrièmement, il s’agissait d’un livre sur le réalisme magique, avec des personnages qui ne correspondaient pas tout à fait à la réalité (Edmund fumait et conduisait une voiture. Vraiment, le pouvait-il ? Je ne pense pas.) Et Daisy et lui communiquaient dans un état de rêve, même lorsqu’ils étaient séparés par des kilomètres, et l’anorexie de Daisy était traitée comme une légère faiblesse plutôt que comme quelque chose de sérieux. Donc, c’était un peu étrange.

J’étais assez accro à la lecture de cette bd, et j’ai eu du mal à le lâcher. Pour moi, c’était une histoire étrange, assez différente de ce que je lis habituellement, mais elle était heureuse, triste, enchanteresse et captivante. Mais c’était joyeux, triste, enchanteur et captivant. Par-dessus tout, j’ai gardé le goût de la chaleur et de l’affection entre les personnages, et les belles qualités lyriques de l’écriture et du dessin. J’ai trouvé que c’était une excellente lecture.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD; Illustrated édition (8 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 144 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2344013725 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344013724

Une mort parfaite – 9 juin 2021 de Helen FIELDS

Achat : https://amzn.to/3hM2Qaw

La police ne le sait pas encore, mais un tueur en série sévit dans les rues d’Édimbourg. Un tueur effroyablement calculateur qui empoisonne lentement ses victimes, qui ne voient venir leur mort qu’au dernier moment.

Chronique : Helen Fields est de retour avec un nouveau volet de sa populaire série Police Scotland, où le commissaire Luc Callanach doit traiter une nouvelle affaire qui va remettre en question tout ce qu’il sait du travail de la police. Callanach continue de s’adapter à son poste au sein de Police Scotland, bien différent de celui qu’il occupait à INTERPOL. Après la récente promotion de son collègue, Callanach s’adapte à une nouvelle relation professionnelle avec l’inspectrice en chef Ava Turner, qui a dû apprendre rapidement les ficelles du métier. Alors que l’attention de Callanach est attirée par une victime apparente d’hypothermie, Turner reçoit des nouvelles troublantes selon lesquelles son inspecteur en chef s’est suicidé dans un acte apparent de suicide. Incapable de déceler les signes qu’elle aurait pu manquer, Turner se met en rapport avec la famille de son supérieur et fait des découvertes troublantes. Callanach tente de reconstituer son propre dossier, mais rien ne colle. Alors qu’il fait quelques progrès, il reçoit un visiteur personnel qui arrive avec un tas de nouvelles non sollicitées qui le bouleversent. Essayant de donner un sens à ce qu’il vient d’apprendre, Callanach fait un peu cavalier seul et garde Turner à distance au milieu d’une partie importante de l’enquête, ce qui lui vaut l’ire de son directeur des enquêtes. Lorsque quelques cas supplémentaires de maladies inexpliquées montrent des signes d’ingérence extérieure, Callanach et Turner réalisent qu’il pourrait y avoir un tueur en série tapi dans l’ombre, ses victimes étant variées au point qu’il n’existe aucune similitude. Avec l’effervescence qui règne à Édimbourg, la police écossaise doit faire des progrès pour localiser ce tueur tout en essayant de mieux comprendre l’acte final radical de l’inspecteur en chef. Fields n’a rien perdu de son élan avec cette série et elle est sûre de plaire aux fans de la série et à ceux qui aiment les procédures policières intenses.

Je suis heureux de pouvoir poursuivre cette série à fort impact qui a failli me tomber dessus il n’y a pas si longtemps. Fields est capable de tirer sur tous les aspects d’un procedural policier bien développé sans s’enliser dans trop de badinage frivole. Fields a parfaitement développé ses personnages et leur donne vie grâce au développement subtil de leurs faiblesses personnelles et de leurs capacités à résoudre des affaires. L’inspecteur Callanach continue de montrer pourquoi il est le candidat idéal pour l’équipe des enquêtes majeures, tout en restant très vulnérable alors qu’il s’efforce de rassembler les éléments de certaines tragédies personnelles qui lui sont arrivées. Il contraste joliment avec l’inspecteur Turner, qui non seulement compartimente encore les horreurs de ses traumatismes passés, mais cherche aussi à se faire un nom dans un secteur dominé par les hommes. Luttant pour faire preuve de compassion sans être jugée incapable, Turner affiche un extérieur dur et exige beaucoup de son équipe. Le reste des personnages fonctionne bien et constitue une base solide pour l’histoire, qui s’améliore au fur et à mesure qu’elle se construit. Cet aspect plus unique d’un tueur en série se cachant au grand jour est sûr de bien fonctionner pour le lecteur dévoué, qui a des aperçus de ses propres luttes tout en regardant le nombre de victimes augmenter. Ceux qui aiment ce type de livre devraient faire un peu plus de place sur leur étagère à lire, car ils ne seront pas déçus.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Marabooks (9 juin 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 416 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2501138597 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2501138598