La chronique de Bridgerton | SERIE sur NETFLIX | Critique d’une série emprisonnée dans le vide !

Voici mon avis critique sur la série netflix « La chronique de Bridgerton » qui a conquis le cœur de bon nombre de spectateurs .

Dans la vie, les personnes les plus belles sont les plus intéressantes. Le message de la Chronique des Bridgerton est clair comme de l’eau de roche, il s’étale partout, dans les gros plans, dans les ralentis, dans les battements de cils de notre héroïne aux traits fins et au teint poudreux. Dans les abdos dessinés de notre héros renfrogné dont les émotions s’arrêtent à l’amplitude de ses mouvement de sourcils.

Dans la Chronique des Bridgerton, les gens laids sont méchants. Les gens gros sont adorables et complexés. Les jeunes beaux baisent entre eux et c’est excitant. Les hommes vivent pour leur honneur et les femmes vivent pour les hommes. Car c’est ainsi que les choses sont.

Lady Whistledown, c’est notre Gossip Girl à nous, un être mystérieux qui publie un journal de potins dont s’abreuvent tous les membres de l’aristocratie britannique, dans cette Angleterre pré-victorienne du début du 19e siècle. La reine Charlotte raffole de ses écrits, tout comme la famille Bridgerton, dont la fille aînée Daphne (Phoebe Dynevor) est au centre de cette première saison. Pas seulement de cette saison : Daphne est au centre de toutes les attentions, celle de la reine, celle du Prince, celle du Duc, celle de son frère, celle de sa mère, celle des autres prétendants, celle des passants.

Alors, comme il fallait bien inventer une histoire, Daphne et le Duc décident de faire semblant d’être amants, parce qu’ils se détestent, mais peut-être qu’ils ne se détestent pas tant que ça, et peut-être même qu’ils s’aiment, mais vraiment, si c’était le cas, on ne l’aura pas vu venir.

’est un peu comme si la série s’était emparée d’une adaptation cinématographique d’un Jane Austen, l’avait essorée pour en extraire toute trace d’humour et de subtilité pour n’en garder que les moues boudeuses et les effusions de sentiments mélodramatiques. Qu’il est dur, d’être une magnifique riche femme blanche dans l’aristocratie, que tout le monde cherche à épouser… Le pire, c’est que la Chronique des Bridgerton semble avoir conscience d’être prise dans un énorme paradoxe : faire son bif sur le dos d’une époque où la société s’organisait autour de l’oppression des femmes au profit des hommes, tout en essayant de faire rêver un public moderne avec une histoire d’amour interdite.

C’est ainsi qu’entre deux courbettes de jeunes femmes mariées de force aux plus offrants, on hérite de quelques saillies bien senties du quota féministe de la série, l’une des sœurs de Daphne qui jalouse la liberté des hommes et refuse d’apprendre à coudre car ce qu’elle aime, c’est lire. Presque autant qu’elle aime dire qu’elle aime lire.

Daphne est blanche, comme toute sa famille. La reine Charlotte ne l’est pas : elle est jouée par Golda Rosheuvel, une actrice noire, qui s’est récemment félicitée du choix « de génie » du créateur Chris Van Dusen de mettre « au sommet de la pyramide alimentaire » une femme non blanche. Julia Queen, l’autrice de la Chronique des Bridgerton, les livres dont la série est adaptée, a elle aussi défendu le « choix conscient » de ce casting, rappelant que des historiens débattaient depuis longtemps sur la possibilité que Charlotte ait été afrodescendante.

À la place, c’est une certaine nausée qui s’empare de nous à la vue des plans kitschissimes (que la personne qui a essayé d’imiter Game of Thrones dans le générique se dénonce) et de la répétition des mêmes mécanismes sexistes ; les femmes admirent les autres femmes pour leur beauté mais les détestent aussi pour leur physique. Seule la bande-originale nous permet de respirer, la production ayant eu la bonne idée de réarranger des tubes comme Bad Guy de Billie Eilish à la sauce clavecin pour donner du pep’s aux scènes de fêtes.

Il y a treize ans, Gossip Girl nous prouvait qu’il était possible de se fasciner pour la même histoire, cinquante fois d’affilée, de suivre les tribulations d’un casting aseptisé hors du temps et de l’espace. Il est triste de constater que la Chronique des Bridgerton ne lui arrive pas à la cheville.

On en vient donc à supporter les épisodes comme on re-binge watcherait une saison de Friends pour la quarantième fois ; pour passer le temps, se déconnecter du monde qui va mal, et ne plus penser à rien. Une plongée dans le vide à la hauteur de notre besoin de nous échapper de 2020.

Zone Hostile sur Netflix : c’est quoi ce film de guerre avec Anthony Mackie en androïde ?

Disponible sur Netflix, Zone Hostile est un film de guerre qui met en scène Anthony Mackie (Falcon du MCU) dans la peau d’un androïde militaire chargé d’une mission périlleuse pour la survie de l’humanité.

Dans l’avenir, un pilote de drone est déployé dans une zone militarisée meurtrière où il va travailler pour un officier androïde chargé d’empêcher une attaque nucléaire.

Avant de retrouver Anthony Mackie dans le costume du Faucon dans la série Falcon et le Soldat de l’Hiver sur Disney+, l’acteur se glisse dans la peau d’un androïde militaire dans Zone Hostile de Mikael Håfström sur Netflix. Fabriqué par l’armée américaine, Leo doit remettre des vaccins aux civils menacés par une dangereuse organisation et mettre la main sur les codes de déclenchement d’une arme nucléaire qui menace l’humanité. Pour cela, il doit traverser une zone de non-droit contrôlée par Viktor Koval, un criminel de guerre. Malgré ses capacités hors du commun, Leo a besoin d’un acolyte et demande l’affectation du lieutenant Thomas Harp (Damson Idris), un pilote de drone expérimenté mais puni par ses supérieurs pour insubordination et le meurtre de deux soldats sur le terrain.Zone Hostile nous plonge en plein coeur d’un périmètre dangereux en Europe de l’Est en 2036 dominé par un groupuscule russe. Les forces américaines tentent de maintenir la paix dans cette zone où la guerre civile fait rage et ont envoyé des troupes surentraînées accompagnées de drones et de droïdes de combats appelés les Gumps. C’est dans ce contexte de guerre que Harp et Leo vont évoluer et essayer de s’entendre pour mener à bien leur mission. Sur le papier, le film de Mikael Håfström ne révolutionne pas le genre et propose une intrigue qui a un goût de déjà vu. Mais Zone Hostile vaut le coup pour la relation ambiguë entre Harp et Leo, intéressante à suivre dans un contexte de guerre simplifié mais calibré.

Les deux acteurs principaux Anthony Mackie (très en forme !) et Damson Idris forment un excellent duo. Le reste du casting, composé des têtes connues Michael Kelly (House of Cards), Pilou Asbæk (Game of Thrones), Emily Beecham (Into the Badlands) et Enzo Cilenti (Seul sur Mars), en impose et apporte un soutien solide aux personnages centraux. S’appuyant sur une mise en scène nerveuse et efficace, des effets spéciaux convaincants et deux héros sincères et attachants, le film de Mikael Håfström se révèle être un divertissement séduisant et réussi.

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LEGO a 90 ans en 2022 : votez sur LEGO Ideas pour choisir le vieux thème à ressortir pour fêter cet anniversaire !

LEGO célèbre ses 90 ans en 2022 et propose de fêter ça l’an prochain en ressortant un vieux thème dans un set 18+ ! Et LEGO vous laisse voter pour choisir le thème que vous souhaitez le plus voir revenir à l’occasion de cet hommage.

LEGO anniversaire 90 ans vote

Vous pouvez voter à cette adresse jusqu’au 25 janvier pour vos trois thèmes préférés parmi les 30 thèmes suivants : Trains, Town, Classic Space, Classic Castle, Lion Knights, Black Falcons, Model Team, Forestmen, Blacktron, Black Knights, Pirates, Imperials, Space Police, M-Tron, Wolfpack, Paradisa, Dragon Knights, Ice Planet, Aquazone, Spyrius, Exploriens, Time Cruisers, Divers, Adventurers, Xtreme Team, Rock Raiders, Studios, Bionicle, Arctic ou encore Alpha Team. Retrouvez les dans la série de visuels ci-dessous, ce sera peut-être plus parlant pour certains.

Ensuite, un nouveau vote sera organisé à partir du 3 février pour départager les trois thèmes qui auront recueilli le plus de votes. Le résultat de ce second vote restera confidentiel pour que le thème gagnant reste secret jusqu’à l’annonce officielle du set.

LEGO Marvel Spider-Man 76171 L’armure robot de Miles Morales

Les aventures de super-héros changent d’échelle avec L’armure robot de Miles Morales LEGO Marvel Spider-Man (76171). Grâce aux membres articulés et aux toiles électriques extra-longues, les méchants sont neutralisés.

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Miles Morales Mech Armor élargit la collection agréable de robots Marvel qui a été introduite en 2020, y compris des pièces et des techniques d’assemblage similaires. Ce modèle combine des nuances de noir et de rouge attrayantes, correspondant à Miles Morales lui-même.

La figurine qui l’accompagne est magnifique et est exclusivement disponible ici. Tout comme Peter Parker, Miles Morales a présenté de copieux costumes Spider-Man lors de bandes dessinées et de jeux vidéo, c’est pourquoi je suis heureux de recevoir un design mis à jour ici. En outre, il semble y avoir des améliorations substantielles par rapport aux autres variantes.

Figurine

Miles Morales est déjà apparu à deux reprises, portant le costume noir Spider-Man auquel ce personnage est le plus souvent associé. La nouvelle figurine comprend un costume similaire, bien que maintenant couvert par une veste à capuche rouge foncé qui a l’air excellent. Cela semble assez rappeler le costume de chat Bodega qui apparaît lors du récent jeu vidéo Spider-Man: Miles Morales, bien qu’il lui manque son sac à dos distinctif et son chat qui l’accompagne.

Heureusement, le joli symbole sur le dos de Miles reste donc visible et j’aime l’ourlet rouge vif qui orne le torse. L’élément de la capuche correspond à celui présenté avec Le film LEGO NINJAGO, bien qu’il manque les cheveux moulés. La tête en dessous présente une sangle gris bleuâtre clair, donc différente des figurines précédentes de Miles Morales.

Bien que chacun intègre des fonctionnalités uniques, les mechs de personnages Marvel disposant de diverses similitudes. Leur taille est peut-être la plus évidente de celles-ci, voiture chaque mech mesure 12 cm de hauteur. Cependant, leurs proportions varient et 76171 Miles Morales Mech Armor semble assez souple par rapport aux mechs précédents, sans armure d’épaule volumineuse ou pieds larges.

Cette conception semble quelque peu maladroite dans certaines circonstances, plus que les bras semblent excessivement longs. Cependant, omettre une armure volumineuse permet une articulation sans restriction, ce qui est fantastique pour Miles Morales, dont l’agilité extraordinaire est sans doute son plus grand atout. Une étonnante sélection de poses peut donc être créée, capturant le personnage en action.

Une autre caractéristique qui distingue ce modèle des autres est le manque d’autocollants! Aucun n’est nécessaire car la seule partie décorée, apposée sur la poitrine, est imprimée. Ceci complète la figurine de Miles Morales et comprend le célèbre symbole Spider-Man. Sinon, le corps semble cohérent avec les mechs sortis au début de 2020, avec un élément qui a été créé à l’origine pour les NEXO Knights Battle Suits .

Le torse peut accueillir une figurine, bien que l’accès à cette position de conduite soit assez difficile car la tuile pentagonale 2×3 susmentionnée limite le mouvement de tout le panneau avant. De plus, la position des épaules ne semble pas naturelle, située derrière le centre du torse. Exactement la même structure apparaissait auparavant mais était déguisée par une armure d’épaule plus volumineuse à ces occasions.

Alors que les bras semblent habituellement simples, les mains sont plus compliquées que les autres mechs Marvel. Les deux mains comprennent trois doigts et un pouce qui sont correctement articulés, vous permettant de recréer la pose classique de tir sur le Web de Spider-Man! Les accessoires Web peuvent en conséquence être connectés aux deux mains, formant un petit bouclier à gauche et une bande de lancement à droite.

D’autres accessoires sont situés à l’arrière de chaque épaule, les côtés des deux jambes et des menottes en toile sont gardés derrière le conducteur. Ces reflets bleus translucides sont superbes à côté des couleurs noires et rouges prédominantes, représentant des électro-toiles. Je suis moins impressionné par les pieds, qui semble extrêmement étroits. Des bottes lourdes ne conviendraient pas à Miles Morales mais celles-ci semblent trop étroites, à mon avis.

Global

Comme prévu, la figurine exclusive de Miles Morales est le point culminant de 76171 Miles Morales Mech Armor. Son costume unique de Spider-Man est merveilleux et diffère des représentations passées du même personnage. Les caractéristiques de conception cohérentes entre cette figurine et le mech sont également attrayantes, en particulier en ce qui concerne leurs combinaisons de couleurs.

Cependant, je n’aime pas les proportions de ce modèle. S’écarter des précédents mechs Marvel qui se concentrait principalement sur la force, donc une armure lourde, est efficace, mais les bras semblent excessivement longs à côté du corps et des jambes. L’articulation est cependant attrayante et je pense que le prix de 8,99 £ ou 9,99 $ semble raisonnable, surtout compte tenu de la figurine séduisante.

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Plus d’action avec le robot de Miles Morales

Entraînez vos enfants dans de formidables aventures de super-héros avec le robot géant de l’homme araignée Miles Morales.

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Un excellent cadeau pour les fans de Marvel

Transportez les jeunes héros dans l’univers passionnant des super-héros géants avec le puissant robot de Miles Morales, l’autre Spider-Man.

LEGO Marvel Spider-Man L’armure robot de Miles Morales

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Décharges de toile Des batailles palpitantes grâce à l’immense toile électrique.Robot articulé prêt pour l’action Le puissant robot possède des bras et des jambes mobiles.Amusant et décoratif Après le combat, le robot peut être fièrement exposé.
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Une expérience de construction gratifiante

Grâce aux instructions simples, les enfants peuvent construire en toute confiance et s’immerger dans le jeu créatif.

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Avec Mona – 6 janvier 2021 de Alice Meteignier , Didier Lévy

Gaston, le petit crocodile du Nil, fait la vaisselle dans un restaurant à Paris. Il vit dans un minuscule appartement et rêve de retourner sur les lieux de son enfance

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Chronique : Ce livre est une pure merveille idéal pour faire face aux grands bouleversements de la vie mais écrit en toute simplicité avec Gaston le crocodile qui est tout de suite sympa aux yeux des enfants. L’enfant peu s’amuser tout en lisant le récit, il construit l’illustration et comprend donc le texte afin d’apprendre les saisons et d’aborder la notion de temps ce qui fait marcher sa motricité fine. Un très bon livre qui tient toutes ses attentes pour aborder le thème de l’amour.

Note : 10/10

Éditeur : Sarbacane Editions (6 janvier 2021) Langue : : Français Relié : 32 pages ISBN-10 : 2377314260

La honte de la galaxie – 6 janvier 2021 de Alexis Brocas

An 300 000 et des poussières. Sur une planète sans loi aux confins de la Voie lactée. Meryma, 17 ans, se noie dans les drogues et la mélancolie pour oublier son passé tumultueux d’héroïne des guerres impériales – ainsi que le scandale qui a fait d’elle la honte de la Galaxie

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Chronique :Chacun trace ses propres lignes en matière de prose. Certains veulent des lignes très professionnelles qui mettent l’accent sur l’histoire. D’autres aiment se perdre dans la beauté de la langue. Il y a une ligne qui sépare la prose poétique de la prose violette et chacun en dessine sa propre version. J’ai aimé l’écriture du livre. C’était dramatique et parfois un peu exagéré, mais c’était fait avec habileté et je ne l’ai pas considéré comme violet.

Au début, le livre a de fortes vibrations de Dune avec des restrictions technologiques qui ont conduit à l’équivalent du livre de mentats, et des hiérarchies féodales qui se superposent à un monde de haute technologie. La planète possède même un élément rare et précieux pour les mines et les puissants commerçants qui viennent négocier pour elle.

Il y a la prose poétique susmentionnée. Ensuite, il y a le fait que nous avons un grand récit encadré dans lequel, beaucoup plus tard, notre héroïne est une figure et au fur et à mesure que le livre se déroule nous constatons une coupure entre l’échelle de l’histoire et le cadre.

Quoi qu’il en soit, plutôt que des batailles spatiales et des canons à rayons, il s’agit en fait d’un livre basé sur les planètes, avec des combats axé sur les personnages, et dont l’intrigue est en grande partie motivée par la curiosité de ne pas suivre les ordres, qu’ils viennent de sa famille ou d’autres membres de la noblesse de l’empire.

Je n’ai pas lu de science-fiction de ce type depuis un certain temps, et c’est un bon rappel. Je me suis bien amusé avec le livre.

Note : 9,5/10

Éditeur : Sarbacane Editions (6 janvier 2021) Langue : : Français Broché : 512 pages ISBN-10 : 2377315461

Les papis contre-attaquent – 6 janvier 2021 de Claire Renaud

« Je m’inquiète. Papi ne dort plus la nuit, il va et vient dans l’appartement et fait un sacré raffut. Je crois que c’est parce que son pote, Léonard, le barreur de leur bateau au club d’aviron, a été placé dans une maison de retraite.

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Chronique : Un livre vraiment loufoque mais si on aime ce style un peu décaler hors de la norme et que l’on croit aux licornes ce livre est fait pour vous et vous aller le déguster avec plaisir tant il est drôle, insolite, écrit de telle manière que chaque enfant peut s’identifier au personnage principal. Claire Renaud qui a un humour bien mordant et qui sait faire mouche. Et cette réussite ne serait pas aussi sans Maurèen Poignonec qui réalise des dessins tout simplement parfaits. On s’y croirait! Grâce aux petites et grandes illustrations, notre imaginaire devient réel sans tout dévoiler. L’enfant peut aisément continuer à imaginer certaines scènes tout en se référant aux petits dessins parsemés de-ci delà à travers l’histoire. Claire Renaud arrive à aborder des sujets par spécialement anodins pour nos enfants, comme les maisons de retraite et les enfants disent à problèmes, tout ça dans l’humour et dans un univers fantastique que nos têtes blondes affectionnent tout particulièrement et ça j’ai vraiment apprécié. C’est encore un livre de la collection Pépix que j’ai vraiment appréciée, à chaque parution de leurs romans, les Éditions Sarbacane m’enchantent, toutes leurs histoires sont différentes mais elles sont d’une qualité exemplaire. Si vous avez des enfants, neveux, nièces, petits voisins, n’hésitez pas à leur mettre ce livre entre les mains je suis sure qu’ils seront ravis de lire les aventures de cette bandes.

Note : 9,5/10

Éditeur : Sarbacane Editions (6 janvier 2021) Langue : : Français Broché : 206 pages ISBN-10 : 2377315453

Coups de vieux de Dominique Forma, coups de com’

Les ancêtres retournent en enfance

Toujours à la recherche de lecture originale ce roman de Dominique Forma me paraissait correspondre tout à fait à ce que je cherchais. J’imaginais déjà une enquête épicé par le caractères outrancier des deux meilleurs ennemis roublard et fort en gueule. Las, encore une fois mes attentes de lecture se sont heurtés à la dure réalité.

Car les deux personnages mis en avant par la quatrième de couverture ne tiennent au final que des rôles secondaires dans ce roman qui est plus noir que policier. On a affaire à une intrigue chorale, où chaque personnage tente de tirer la couverture à lui avec des passages qui lui sont consacré en narration à la première personne. Difficile de déterminer quel personnage occupe le premier plan, peut-être aucun même s’il faut reconnaître que l’auteur développe nos chers ancêtres que sont Clovis et André un petit plus que les autres. Il leur tisse un passé tumultueux où les convictions politiques solides comme la roche se confrontent à l’érosion du temps. Leur franc-parler et leur obstination à se débattre dans un monde qu’ils ne comprennent plus est touchante, surtout en ce qui concerne Clovis, dont le regard acéré sur la société contemporaine aurait mérité plus de pages.

Les autres personnages qui en terme de présence dans l’intrigue égale celle de Clovis et André ne sont pas tous aussi attachants. Les Dallier père et fils sont proprement insupportables de veulerie et d’exubérance vaine. La libertine Alexe, dont la quatrième de couverture nous promettait qu’elle serait la collaboratrice de notre duo infatigable, possède au final un développement aussi épais que du papier à cigarettes. L’homme de main Rouchdi prend une place de nemesis implacable peu convaincant avant d’être éjecté manu militari. Seule la brave Anaïs Lylle brille de par son tempérament et sa rage de réussite. Finalement c’est peut-être elle le véritable personnage du livre au vu du final et surtout des flashbacks qui lui sont consacrés.

Une fois parvenu à la conclusion que, non, je ne suivrai pas deux activistes politiques sur le retour dans les milieux interlopes du Cap d’Agde, je me suis dit que cela n’était point grave une enquête policière reste une enquête. Qu’importe le flacon pourvu que l’on est l’ivresse et autres phrase toutes faites. Malheureusement là aussi l’auteur a su déjouer mes attentes. C’est bien simple il n’y a pas d’enquête. Les clés de l’intrigue sont délivré par les coupables eux-mêmes lors des dialogues. Les chapitres sont prétextes à un jeu du chat et de la souris entre la famille Dallier et ses ennemis sans que jamais on sente monter une certaine tension tandis que nos deux compères, qui sont censés élucider un crime, font la chasse au dealer. En fait d’enquête il faudra se contenter d’une conversation nocturne espionnée dans un parking et d’un règlement de comptes au milieu d’un lac.

Si encore le style de l’auteur permettait d’être emporté par le récit en faisant fi des défauts de la narration mais même pas. L’auteur a été scénariste et cela se ressent énormément à la lecture. Les dialogues ont une place prépondérante et leurs multitudes empêchent que certains d’entre eux se détachent de l’ensemble par des répliques piquantes. Le découpage est très cinématographique, ou feuilletonesque et si l’auteur parvient à accorder une voix à chacun de ses personnages il échoue à nous emporter dans les dunes du Cap d’Agde ou dans la ville de Béziers et encore moins au château de Garens. Une plume très graphique en somme mais superficielle dans sa manière de conter l’intrigue et le décor magnifique dans laquelle elle se déroule.

Des attentes de lecture déçues, un roman policier qui n’en ait pas un et enfin une plume qui ne correspond pas à ce que j’attends, le tout forme un ensemble inconsistant malgré les efforts de caractérisation des deux personnages qui auraient dû être principaux. Un ouvrage prometteur mais qui se révèle décevant.

Résumé: Ils ont passé l’âge… Si ce n’est de faire justice eux-mêmes. Clovis le facho et André le gaucho. Deux frères ennemis à la longue histoire de coups tordus.
Le soir tombe sur Le Cap d’Agde. André, la soixantaine, s’aventure dans les dunes des échangistes. Bientôt, il aperçoit l’objet de ses fantasmes : une belle femme nue allongée sur le sable. Il s’approche. Son désir s’éteint aussitôt : la belle est morte, assassinée.
Craignant de devenir le suspect n° 1, André appelle Clovis à la rescousse. Avec l’aide d’Alexe, une libertine craquante, le duo improbable Algérie française et Gauche prolétarienne débute une sulfureuse enquête parsemée de sang, de sexe et de sales magouilles…

  • Éditeur : Robert Laffont (22 août 2019)
  • Langue : : Français
  • Broché : 384 pages
  • ISBN-10 : 2221203232
  • ISBN-13 : 978-2221203231
  • Poids de l’article : 500 g
  • Dimensions : 14 x 3.2 x 23 cm

Les loups à leur porte de Jérémy Fel, un long cauchemar

Encore une quatrième de couverture mensongère ? Projet trop ambitieux ? Le fait que ce premier roman de Jérémy Fel est loin de tenir toutes ses promesses et nous allons voir pourquoi.

Cela commençait plutôt bien, l’auteur instaure dès les premières pages une ambiance glauque d’où suinte une angoisse sourde. Un premier chapitre qui fait office de prologue et pose l’ambiance de ce roman noir sans concessions. Avec sa plume franche et directe, l’auteur ne nous épargne rien sur les événements de son récit. Le sort frappe aussi bien les innocents que les coupables. Si d’aventure l’envie vous prend de vous lancer dans cette lecture soyez prévenu que certains chapitres sont insoutenables en matière d’ambiance sordide et de détails glauques, notamment celui consacré à l’infortuné Benjamin. Pour ceux que ce genre de récit n’effraie pas la lecture risque de vous rebuter mais pour d’autres raisons.

En effet l’éditeur nous un promis un puzzle narratif où les personnages se croisent et partagent un secret. Hors s’il y a bien de vague rapport entre les différents protagonistes ils sont parfois si ténus qu’il est difficile de saisir leur importance dans le récit. Leur arc narratif ne s’imbrique que rarement les uns aux autres à part pour quelques-uns d’entre eux, comme Walter et Mary Beth dont l’arc narratif bâtit sur la vengeance se font échos. Du grand puzzle narratif promis il ne reste qu’un récit à la narration assez linéaire où l’on suit des personnages des deux côtés de l’océan Atlantique en attendant vainement que leurs histoires se rejoignent. Ce manque de consistance dans la narration entraîne un effet pervers qui rend difficile la lecture de l’ouvrage au fur et à mesure que l’on avance dans le récit.

En effet la plupart des chapitres commençant par la présentation d’un personnage, j’ai eu l’impression de lire une nouvelle différente plutôt qu’un ouvrage cohérent. Mis à part ceux qui mettent en scène le triangle infernal Walter/ Mary Beth et Scott, chaque chapitre nous présente un nouveau personnage, pas forcément toujours très intéressant. Il faut donc se familiariser avec ce personnage, son entourage et son histoire sans que jamais une trame globale les reliant tous les uns aux autres n’apparaisse. Un processus qui se révèle lassant à la longue.

Enfin une dernière chose m’a quelque peu lassé lors de ma lecture. C’est l’accumulation de scène de cauchemar. Ce pauvre Damien en fait au moins trois dans le chapitre qui lui est consacré, pour autant que je m’en souvienne, et ne comptez pas sur moi pour aller vérifier. Ces scènes apparaissent plus comme un tic narratif destiné à remplir les pages du livre que comme un réel apport à une ambiance qui n’en avait de toute façon pas besoin.

En refermant l’ultime page de ce roman, j’ai eu peur d’être passé à côté du propos de l’auteur, d’avoir loupé la signification de son récit et puis je me suis rappelé que certains auteurs apprécient de complexifier leurs œuvres inutilement. C’est dommage d’autant plus que la plume de l’auteur n’est pas désagréable à suivre et l’atmosphère qui se dégage de son récit suffirait à écrire un ouvrage convaincant sans verser dans le trop plein intellectuel.

Résumé: Une maison qui brûle à l’horizon ; un homme, Duane, qui se met en danger pour venir en aide à un petit garçon qu’il connaît à peine ; une femme, Mary Beth, serveuse dans un« diner» perdu en plein milieu de l’Indiana, forcée de faire à nouveau face à un passé qu’elle avait tenté de fuir ; et un couple, Paul et Martha, pourtant sans histoires, qui laisseront un soir de tempête, entrer chez eux un mal bien plus dévastateur. Qu’est-ce ce qui unit tous ces personnages ? Quel secret inavoué les lie ? Jérémy Fel nous livre ici un grand puzzle feuilletonesque à l’atmosphère énigmatique et troublante entre «Twin Peaks», Stephen King et Joyce Carol Oates. Un premier roman magistral qui mène, de rebondissement en rebondissement, à explorer le mal sous toutes ses facettes.

  • Éditeur : Rivages (5 octobre 2016)
  • Langue : : Français
  • Broché : 410 pages
  • ISBN-10 : 2743637897
  • ISBN-13 : 978-2743637897
  • Poids de l’article : 200 g
  • Dimensions : 11.1 x 2 x 16.9 cm

L’autre côté saison 1 sur netflix, comment tourner en rond le long des miradors

Oh un univers dystopique ça ça me plaît. Il n’a pas fallu plus que ces deux mots pour que je me plonge dans cette série espagnole dont l’intégralité de la saison 1 est disponible sur netflix. Pourtant la série à très vite su me désenchanter tant cette saison se perd dans des tics scénaristiques répétitifs et un discours social navrant.

La répétition est en effet un concept maîtrisé sur le bout des doigts par les scénaristes de la série. Dès l’épisode 5 on sent poindre un schéma qui va crescendo à mesure que l’on approche de la fin des 13 épisodes de 50 minutes en moyenne. Emilia et sa famille se heurtent au secret du gouvernement, ils essayent de contrecarrer leurs plans, ils échouent, ils parviennent à fuir les forces de l’odre grâce à des facilités scénaristiques qui prêtent à sourire avant de se retrouver en famille et de se faire un gros câlin parce que, quand même, ils l’ont échappé belle, le tout pendant que l’insupportable Begoña, l’idiote utile du gouvernement, les espionne.

C’est pas la joie en Espagne en 2045

La série aurait-elle éviter ce surplace narratif si elle avait été plus courte? Sans doute car 13 épisodes c’est long, trop long pour ne pas remarquer les failles d’un scénario qui, une fois passait le deuxième épisode n’a plus rien à raconter. L’univers dystopique de cette Madrid en lambeaux n’est pas suffisamment étayé pour être intéressant. Les crises énergétiques auxquelles l’Espagne a dû faire face ? Elles seront à peine évoquées. Le terrible virus qui a entraîné la société dans ce cauchemar répressif ? On s’en servira de ressort scénaristique sans jamais le développer plus que ça. La série préfère se concentrer sur un grand mystère mystérieux que n’importe qui percera dès le deuxième épisode et sur une lutte des classes aux discours qui rasent les pâquerettes.

Laissez venir à moi les titis nenfants

Le manichéisme de la série est un autre point gênant du récit. Comprenez par là que vous n’aurez aucun mal à déterminer qui est le méchant dans l’histoire, je vous aide ils sont habillés comme des nazis. Les policiers sont donc des molosses cruels assoiffés de sang et de violences tandis que les membres du gouvernement ne pensent qu’à sauver leurs peaux. En face la population se débat dans la crasse et la misère au milieu des délateurs, des checkpoints et des descentes de police. Un tableau anxiogène qui se voudrait un miroir de notre société actuelle mais sans nuances alors que la réalité n’est faite que de ça, de nuances de gris qui composent un monde complexe qui mérite mieux que le discours affligeant que dégoisent les pseudos révolutionnaires de cette dystopie peu convaincante.

OK on s’excuse pour le groupe Las Ketchup ça vous va ?

Arrivée au terme de cette première saison la série rejoint le cimetière déjà bien rempli des séries au potentiel indéniable mais qui ne parviennent pas à concrétiser leur promesse. Une série qui pêche par un scénario redondant et un discours complètement creux.

Synopsis: En 2045, l’Espagne, comme le reste du monde occidental, a été poussée vers un régime dictatorial à cause du manque de ressources naturelles. La vie à la campagne est impossible, et en ville, une barrière divise les plus puissants des autres.

Depuis 2020 / 50min / Drame, Science fiction
Titre original : La Valla

Nationalité Espagne