Ninn T05: Magic City – 28 avril 2021 de Jean-Michel Darlot & Johan Pilet

Magic City… Un antique parc d’attractions perdu au coeur des Grands Lointains, abandonné depuis plus d’un siècle. Intriguée, Ninn décide de s’y rendre, emmenant avec elle son tigre de papier et ses amis Chad et Ulrika.

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Chronique : Merci au édition Kennes pour cet album si sublime. L’histoire  de cette petite fille trouver dans le métro nous plonge dans une superbe histoire et il est impossible de s’en détacher grâce à des dessins sont très doux avec un coté enfantins mais qui garde un sérieux pour que tous le publics puisse le lire avec des  décors qui nous permettent de passez facilement du réel au fantastique. Portée par des dessins précis et une narration captivante, ce tome cinq de Ninn est juste superbe.
Ninn est charmante et pleine de vie et on s’attache rapidement à elle et nous donne des émotions ce qui ne nous ne laisse pas indifférent. On glisse au fil des pages vers le fantastique, avec en final une ouverture sur un monde imaginaire .

L’originalité scénique s’est étiolée et fait place à présent à un enchaînement d’actions. L’aventure est dynamique et imaginative. C’est au milieu d’un parce d’attraction qu’elle va devoir avancer et combattre les idées sombres qui la poursuive. On retrouve la dualité des vignettes sombres et de celles aux tons plus pastel.
Une formidable quête de soi qui va révéler à notre héroïne ses origines et sa véritable nature. Un vrai coup de cœur.

Note : 10/10

Éditeur : Kennes Editions (28 avril 2021) Langue : Français Relié : 64 pages ISBN-10 : 2380752001 ISBN-13 : 978-2380752007

Oxygène sur Netflix : que vaut le huis clos étouffant signé Alexandre Aja avec Mélanie Laurent ?

« Oxygène », disponible sur Netflix, marque le retour d’Alexandre Aja dans un projet français, le premier depuis « Haute tension ». Le réalisateur filme Mélanie Laurent, enfermée dans un caisson cryogénique, et offre une vraie expérience.

Netflix

De quoi ça parle ?

Une jeune femme se réveille seule dans une unité cryogénique. Elle ne sait plus qui elle est, ni comment elle a pu finir enfermée dans une capsule de la taille d’un cercueil. Tandis qu’elle commence à manquer d’oxygène, elle va devoir recomposer les éléments de sa mémoire pour sortir de ce cauchemar.

Oxygène, un film écrit pas Christie LeBlanc et réalisé par Alexandre Aja.

Disponible sur Netflix

Oxygène

Elle est de tous les plans et livre une performance impressionnante en prisonnière amnésique. Mélanie Laurent est le personnage central d’Oxygène. En acceptant l’invitation d’Alexandre Aja pour ce projet fou, l’actrice fait son retour sur les écrans, en attendant son prochain projet en tant que réalisatrice, Le Bal des folles. Cela fait plusieurs années que le cinéaste souhaitait travailler avec elle. « C’est en partie grâce à Mélanie si le film s’est fait« , souligne-t-il.

Enfermée pendant 25 jours dans un cercueil de haute technologie, elle donne la réplique à Mathieu Amalric. Ce dernier, qui n’apparaît pas physiquement à l’écran, prête sa voix à M.I.LO., une intelligence artificielle. D’autres comédiens se font entendre à travers le film, comme Laura Boujenah, Eric Herson-Macarel, ou encore Marc Saez. Malik Zidi est le seul autre acteur présent en chair et en os aux côtés de Mélanie Laurent. Il joue son compagnon, Leo. Ça vaut quoi ?

La dernière fois qu’Alexandre Aja réalisait un film français, il avait transformé Cécile de France en héroïne ensanglantée, cheveux courts et scie circulaire à la main. C’était pour Haute tension, en 2003. Après une carrière exemplaire outre-Atlantique, le réalisateur regagne son pays natal et se renouvelle avec Oxygène. Écrit par l’Américaine Christie LeBlanc, le scénario figurait parmi la liste des meilleurs projets en attente de financement. D’abord pensé pour être tourné en anglais, le long métrage voit finalement le jour ici, en France, avec Mélanie Laurent.

Associé à l’horreur et au fantastique, Alexandre Aja emprunte, avec Oxygène, un chemin bien différent. Il retrouve le survival, sous-genre qu’il avait déjà exploré dans Haute tension et Crawl, sous la forme cette fois d’un huis clos. L’utilisation d’un décor unique est un exercice risqué et susceptible de lasser les spectateurs si le film ne fait pas preuve d’inventivité. Le cinéaste évite cet écueil grâce à une mise en scène ambitieuse et inspirée qui réinvente le schéma classique. Il multiplie les plans ingénieux, les ruptures de ton, et offre ainsi de beaux moments de cinéma.

Véritable expérience sensorielle, Oxygène se vit et ce, dès sa séquence d’ouverture angoissante, presque horrifique, qui plonge le spectateur dans la peau de l’héroïne. Cette proximité entre le public et le personnage ne serait pas possible sans l’excellente interprétation de Mélanie Laurent. Contrainte physiquement par le manque d’espace, elle livre une performance émotionnelle puissante et parvient même, entre les larmes et les crises de panique, à insuffler quelques touches d’humour.

Mélanie Laurent joue le rôle d’Elizabeth Hansen dans « Oxygène ».

Avec ses twists habilement amenés, le scénario surprend et permet à l’intrigue de ne pas se limiter à son postulat de départ. Le film offre, à plusieurs reprises, un souffle épique, aidé par la composition musicale du Français Rob. Si Alexandre Aja cite 28 jours plus tard de Danny Boyle comme l’une de ses inspirations, les amateurs de science-fiction auront le plaisir de découvrir un univers référencé, faisant écho aussi bien à 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick qu’à Alien de Ridley Scott.

Le long métrage dévoile une facette plus lumineuse du réalisateur, qui profite de ce film pour livrer un message sur le désir irrépressible de vivre. Le thriller fonctionne d’autant plus qu’il sort après une période où l’enfermement et l’étouffement, liés aux confinements, sont des sentiments partagés par le plus grand nombre. S’inscrivant parfaitement dans son époque, Oxygène se rapproche encore plus du réel et réussit à transcender son concept immersif.

Bande-annonce Batman – Un long Halloween : le célèbre comic book adapté en film d’animation

Publié entre 1996 et 1997, le comic book « Un long Halloween » centré sur Batman va enfin faire l’objet d’une adaptation, le temps d’un film d’animation en deux parties. Et la première se dévoile en images.

Tout fan de Batman vous le dira : « Un long Halloween » compte parmi les aventures les plus marquantes de l’Homme Chauve-Souris. Publié entre 1996 et 1997, le récit lance le héros sur les traces d’un tueur en série qui commet ses meurtres lors des jours de fête (Noël, Pâques, Thanksgiving ou, bien sûr, Halloween), et chaque étape lui donne l’occasion de se confronter à l’un de ses plus célèbres ennemis.

25 ans plus tard, et alors qu’une rumeur l’évoque comme source d’inspiration de The Batman de Matt Reeves, le comic book devient un film d’animation en deux parties. Et la première, attendue en vidéo le 23 juin en France, se dévoile avec une bande-annonce et un style d’animation qui rappelle par moments celui de la série Archer.

A première vue, la fidélité semble de mise, et la seconde partie, attendue à l’automne, pourrait bien être d’une noirceur proche de celle de son modèle, car il a d’ores et déjà été annoncé qu’elle serait classée R (déconseillée aux moins de 17 ans et soumise à un accord parental) aux États-Unis, là où celle-ci ne sera « que » PG-13 (déconseillée aux moins de 13 ans).

Le Remplaçant sur TF1 : que vaut la série avec JoeyStarr ?

Après « Gloria », JoeyStarr revient ce lundi soir sur TF1 en prof anticonformiste dans « Le Remplaçant », un pilote qui a vocation à devenir une série en cas de succès. Cette fiction inédite, avec également Barbara Schulz, parvient-elle à sortir du lot ?

Nicolas Valeyre est un prof de français original et sans complaisance, que ce soit à l’égard de ses collègues ou de ses élèves. Ses méthodes fantaisistes, sa misanthropie affichée et son style brut de décoffrage en font un OVNI dans la salle des profs. Mais il dérange autant sa hiérarchie qu’il inspire naturellement confiance à ses élèves. Car sous ses dehors d’ours mal léché, c’est un hypersensible passionné, prêt à tout pour les aider à trouver leur voie.

A peine la diffusion de Gloria terminée, JoeyStarr est déjà de retour sur TF1 dans le rôle de Nicolas Valeyre, le héros aux méthodes d’apprentissage peu conventionnelles du Remplaçant, diffusé ce soir sur la chaîne.

Autour du comédien et rappeur de 53 ans, les téléspectateurs de la Une retrouveront notamment Barbara Schulz en proviseure du lycée, Héléna Noguerra en ex-compagne de Valeyre, ou encore Stéphane Guillon, Armelle (Caméra café), Sébastien Chassagne (Irresponsable, Une Belle histoire), et Nadia Roz (Commissariat central) dans la peau des autres enseignants de l’établissement dans lequel se déroule l’intrigue de ces deux premiers épisodes test.

Avec sa figure de prof anticonformiste et inspirant capable de marquer à tout jamais la vie de ses élèves, Le Remplaçant s’inscrit au sein d’une thématique déjà bien fournie, que ce soit au cinéma ou à la télévision avec des oeuvres telles que Le Cercle des poètes disparus, Esprits rebelles, Ecrire pour exister, ou évidemment Sam, la série avec Natacha Lindinger diffusée depuis maintenant cinq saisons sur TF1 déjà.

Les fictions « scolaires » ou « éducatives » ont d’ailleurs plus que jamais la cote à la télévision française en ce début d’année 2021 puisque, après La Faute à Rousseau, France 2 lancera elle aussi très bientôt une seconde série sur le même sujet, L’Ecole de la vie, qui arrivera à l’antenne le 21 avril, soit quelques jours seulement après Le Remplaçant.

Plutôt classique, autant sur le fond que sur la forme, ce pilote composé de 2 épisodes de 45 minutes qui devrait devenir une série récurrente en cas de succès, vaut surtout pour la performance de JoeyStarr qui est extrêmement à l’aise et convaincant dans le rôle de cet ours mal léché qui cache en réalité un enseignant hypersensible passionné par son métier.

Un personnage dont il est en partie à l’origine puisque cette nouvelle série potentielle est née d’une idée de JoeyStarr lui-même : « J’avais cette idée en tête depuis un moment », confie l’interprète de Nicolas Valeyre dans une interview accordée à TF1. « Elle m’était venue en entendant aux infos que l’éducation nationale manquait de personnel et que les conditions pour pouvoir enseigner s’élargissaient aux bacheliers qui devaient juste compléter leur formation par un stage. Je me suis dit que cela ouvrait la porte à des profs différents ».

Seulement, la prestation de JoeyStarr et son alchimie avec les toujours excellents Sébastien Chassagne et Barbara Schulz ne suffisent pas vraiment à faire sortir Le Remplaçant du lot. La Faute à une intrigue un peu trop vue et revue (le ressort du concours d’éloquence étant usé jusqu’à la corde), à un « twist » artificiel concernant le passé du héros qui n’apporte pas grand-chose à l’histoire, et à une galerie d’adolescents – éléments promordiaux dans ce genre de série – que les scénaristes peinent à faire sortir des stéréotypes et à rendre réellement attachants. Même si les jeunes comédiens de ce pilote n’ont pas à rougir de leurs performances. Les révélations Laure-Kenza Aazizou et Alexander Ferrario en tête.

Sans être déplaisante à suivre, Le Remplaçant manque tout simplement d’audace et d’originalité. Et souffre de la comparaison avec Sam, un peu plus rock’n’roll, et surtout avec La Faute à Rousseau, qui est passée juste avant sur la Deux et était une franche réussite, qui devait justement beaucoup à ses personnages adolescents finement dessinés.

INVINCIBLE la nouvelle grande série de super-héros | Critique | Amazon Prime

Salut à tous ! Critique de « Invincible » sur Amazon Prime : que vaut la série super-héroïque du créateur de The Walking Dead ?

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Avant les zombies, Robert Kirkman s’était attaqué aux super-héros grâce à Invincible, alternative plus adulte à Marvel et DC. Lancé en 2002 (un an avant The Walking Dead) et publié à un rythme mensuel aux États-Unis, le comic book s’est achevé en février 2018 alors qu’un projet d’adaptation était déjà en cours. Mais il s’agissait alors d’un film en prises de vues réelles que Seth Rogen et son complice Evan Goldberg devaient écrire et réaliser.

A l’arrivée, l’acteur découvert chez Judd Apatow est toujours impliqué… mais seulement au casting vocal de l’adaptation en série animée, lancée sur Amazon Prime Video ce vendredi 26 mars, avec trois épisodes d’un coup alors que les autres suivront, un par un, à un rythme hebdomadaire jusqu’au 30 avril.

Chapeauté par Robert Kirkman et les deux dessinateurs qui se sont succédés tout au long de l’histoire du comic book, Ryan Ottley et Cory Walker, le show fait ainsi preuve d’une grande fidélité envers son modèle, ce que des prises de vues réelles n’auraient sans doute pas permis.

Car nous sommes au croisement des aventures de Spider-Man et Superman avec l’histoire de Mark Grayson, adolescent à priori comme les autres jusqu’au jour où se développent des pouvoirs hérités de son père : un extra-terrestre surpuissant à l’apparence humaine venu d’une autre planète et qui s’est imposé comme le proctecteur de la Terre.

Les scènes d’action dantesques et violentes viennent alors se mêler à une histoire de passage à l’âge adulte et des situations familiales à la fois classiques et extraordinaires.

Les connaisseurs du matériau d’origine ne seront pas surpris et se sentiront très vite en terrain connu. Sans avoir le sentiment d’assister à un simple décalque. Car la série prend quelques libertés, en confrontant rapidement Mark à la dangerosité du statut de héros, ou en faisant intervenir l’un des twists du comic book dès la fin de l’épisode 1 et en jouant moins la carte du mystère, pour mieux expliciter ce qu’il se passe avec une scène particulièrement sanglante.

Ou lorsqu’un personnage clé débarque plus tôt dans le récit. Comme si Robert Kirkman, avec un peu de recul sur son œuvre, profitait de cette adaptation pour revoir un peu sa copie avec quelques ajustements. Ou tout simplement essayer d’autres choses.

Et cela nous rend d’autant plus impatients de voir comment seront amenés les grands revirements de l’intrigue, amenée à prendre plus d’ampleur. En attendant, cette introduction se révèle efficace et la série semble avoir trouvé son rythme de croisière à l’issue du troisième épisode.

Si son mélange d’humour et de violence, ainsi que sa manière de s’inspirer de héros déjà existants pour créer les siens, risque de faire naître des comparaisons avec The Boys, également diffusée sur Amazon, il n’en est pourtant rien.

Car la série d’Eric Kripke, avec son ironie mordante et sa façon de taper sur les super-héros (au propre comme au figuré), peut plaire aux allergiques du genre et à ceux qui s’en sont lassés, alors qu’Invincible est moins moqueur et embrasse finalement son univers, que l’on imagine grandement inspiré de DC Comics, avec sérieux.

Et un ton plus adulte qui lui permet de se démarquer des productions à destination du grand public. Le tout avec un casting vocal cinq étoiles, où bon nombre de personnages ont une voix qui vous semblera familière.

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Une belle équipe Avec Kad Merad, Alban Ivanov, Céline Sallette

Après une bagarre, toute l’équipe de foot de Clourrières est suspendue jusqu’à la fin de la saison. Afin de sauver ce petit club du Nord qui risque de disparaître, le coach décide de former une équipe composée exclusivement de femmes pour finir le championnat. Cette situation va complètement bouleverser le quotidien des familles et changer les codes bien établis de la petite communauté…

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Chronique : Cette Comédie sympathique, coécrite et dirigée par Mohamed Hamidi, nous fait passer un réel bon moment. Le scénario, coécrit avec Alain-Michel Blanc (également scénariste de « Né quelque part » en 2012 et de « La vache » en 2016), nous offre une nouvelle histoire tendre et simple. Une histoire au rythme dynamique, avec de beaux personnages ; une « belle équipe » de filles, riche en couleurs, confrontée au machisme pitoyable de leurs détestables époux. Cette comédie sociétale a le mérite d’aborder la réinsertion ou la liberté de la femme dans un couple, le tout avec humour et émotion. Le casting nous offre un collège de comédiennes talentueuses rendant leurs personnages authentiques, avec un coup de cœur particulier pour la belle prestation de Sabrina Ouazani. Coté masculin, Kad Merad en entraineur de foot est toujours égal à lui même c’est-à-dire bon, tout comme Alban Ivanov dans un rôle encore une fois très typé.

Une Belle Equipe

« Une belle équipe » se déroule dans le Noooooord. Et on s’attend presque à ce que Kad Merad coiffe sa casquette de postier. Danny Boon aurait très bien pu interpréter le rôle drolatique de Mimil, son collègue de travail, coupeur de citrons bénévole, pas bien malin mais au grand cœur. Les montants astronomiques de ses cachets ne l’ont sans doute pas permis et c’est tant mieux. Car c’est Alban Ivanov qui interprète le rôle et réussit à y être encore plus hilarant que dans « La Vie scolaire » ou « Le Grand Bain ». C’est dire. Du côté des femmes, le casting est aussi réussi qui brosse une coupe transversale de la société française gentiment caricaturale. Laure Calamy, toujours excellente, interprète une grande bourgeoise un peu coincée qui brûle de soulever la chappe de plomb que fait peser sur elle un mari dictatorial. Céline Salette, toujours juste, incarne une mère de famille qui aimerait bien partager avec un mari adulescent (Guillaume Gouix) la charge mentale de l’éducation de leurs trois enfants. Sabrina Ouazani joue la beurette de service, surdouée du ballon rond, en quête de rédemption sociale après s’être vue retirer la garde de sa fille. Alors, bien sûr, Une belle équipe ne révolutionnera pas le cinéma.

Note : 8,5/10

Une belle équipe: Alban Ivanov, Kad Merad

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Test DVD : The Undoing Avec Nicole Kidman, Hugh Grant, Édgar Ramírez

Thérapeute à succès sur le point de publier son premier livre, Grace Sachs a un mari aimant et un fils qui fréquente une école privée de prestige. Mais soudain, avec une mort violente, un mari qui disparaît et de terribles révélations concernant celui qu’elle pensait connaître, sa vie bascule…

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Chronique : « The Undoing », thriller juridique décliné sous forme d’une mini-série confirme s’il en était encore besoin le grand savoir-faire des Etats-Unis et d’Hollywood dans ce genre dont les codes sont certes relativement basiques mais guère aisés à manier. Ne pas tomber dans la redondance, savoir maintenir le suspense et le rythme sont parmi les clefs du succès pour éviter au spectateur l’ennui ou l’impression de déjà-vu. A partir d’une nouvelle de Jean Hanff Korelitz parue en 2014 (« You should have knwon »), HBO en confie à l’expérimenté scénariste et producteur David E. Kelley l’adaptation dans l’optique d’une série en six épisodes. La réalisation en sera confiée à la talentueuse Susanne Bier, spécialisée dans les drames psychologiques (« After the wedding » en 2006, « Nos souvenirs brûlés » en 2007, « A second chance » en 2014). Nicole Kidman, Hugh Grant et Donald Sutherland rejoignant le casting, finissent de crédibiliser le projet. Le résultat sera à la hauteur de l’attente suscitée. Dans le Manhattan des classes dirigeantes, Grace (Nicole Kidman) et Jonathan Fraser (Hugh Grant) ont toutes les apparences du couple modèle, alliant réussite sociale et entente conjugale. Tout semble se dérouler pour le mieux malgré une surcharge d’activité du couple qui laisse peu de temps pour l’éducation de leur fils unique. Lui est un oncologue de renom, elle est psychanalyste. La découverte du corps atrocement mutilé d’une jeune artiste (Matilda De Angelis) dans son atelier va venir brutalement bouleverser la vie des deux conjoints. Jonathan a en effet soigné le fils de la jeune femme. Le scénario parfaitement structuré prend son temps pour dévoiler des personnalités beaucoup moins lisses qu’elles n’y paraissent. Le spectateur ravi, découvre après chacun des épisodes que tout ce qu’il tenait pour acquis se trouvera remis en question la fois suivante. Nicole Kidman et Hugh Grant se renvoient la balle avec dextérité et jubilation pour entretenir le trouble sur les sentiments qui unissent leurs personnages. Hugh Grant notamment dont la silhouette alourdie et les traits épaissis lui donnent l’occasion de se débarrasser avec brio de son costume de beau gosse endimanché qui à près de soixante ans ne peut plus lui offrir de perspectives crédibles. Il peut ainsi démontrer que sa palette de jeu est plus large que ce qu’il avait pu montrer jusqu’ici. La caméra inquisitrice de Susanne Bier plonge au plus profond des regards afin d’impliquer le spectateur dans une intrigue qui vaut surtout pour ce que chacun tente de cacher aux autres. New York est de surcroît magnifiquement filmée pour rappeler combien l’univers des puissants peut-être aussi fascinant que désincarné. On notera la présence d’un Donald Sutherland cynique à souhait qui n’est pas pour rien dans l’ambiance générale de cette mini-série de très haute tenue dont l’équilibre narratif (ni trop long ni trop court) est tout-à-fait addictif. Que demander de plus ?

Note : 9,5/10

Video :
Il s’agit d’une présentation vidéo très détaillée, même si elle n’a pas les vues impressionnantes sur le cadre océanique de Big Little Lies. Les détails fins sont généralement excellents dans l’ensemble, bien qu’il existe plusieurs bizarreries stylistiques qui offrent des perspectives biaisées et même des éléments flous dans le cadre.
La palette a tendance à être automnale ou hivernale, avec des bleus et des blancs froids entrecoupés d’un certain nombre d’ambres et d’auburns plus chauds (notamment les boucles lustrées de Kidman).
Il existe quelques différences de clarté, qui ne semblent pas toutes liées à des choix stylistiques, mais dans l’ensemble, il s’agit d’un transfert d’apparence nette et attrayante qui n’offre pas de problèmes de compression majeurs.

Audio :

The Undoing propose une piste bien rendue qui ouvre régulièrement la scène sonore dans les deux environnements urbains extérieurs, mais aussi certaines des séquences impliquant des foules, comme dans une scène de fête précoce pour les parents Reardon, ou, plus tard, le groupe de la presse entourant les Frasers après l’arrestation de Jonathan, ainsi que certains des clameurs de fond dans la salle d’audience elle-même. Il y a quelques choix de sources avec lesquels certains peuvent ergoter (était-il vraiment nécessaire de souligner les promenades de Grace à travers Manhattan avec Vivaldi, comme pour suggérer pas tout à fait de manière subliminale que c’est de la musique pour les riches?), Mais la partition sonne bien pleine corsé et spacieux. Le dialogue est rendu proprement et clairement tout au long de la présentation. Des sous-titres facultatifs dans une variété de langues sont disponibles.

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Bonus :

  • The Undoing Revelations (23:26)
    Collection d’entretiens avec les acteurs et les cinéastes alors qu’ils discutent des différents personnages de la série et de leurs moments majeurs, ainsi que de la grande scène finale de la série. Comprend des images des coulisses et des entretiens Zoom avec la réalisatrice / productrice exécutive Susanne Bier et les stars Hugh Grant («Jonathan Fraser»), Noah Jupe («Henry Fraser»), Nicole Kidman («Grace Fraser»), Donald Sutherland («Franklin Reinhardt»), Matilda De Angelis («Elena Alves»), Lily Rabe («Sylvia Steineitz»), Edgar Ramírez («Détective Joe Mendoza»), Noma Dumezweni («Haley Fitzgerald») et Ismael Cruz Cordova (« Fernando Alves »). Il n’y a pas d’option Play All.
    • La famille Fraser (2:02)
    • Elena Alves (1:52)
    • Jonathan Fraser (2:41)
    • Sylvia Steinetz (1h29)
    • Détective Joe Mendoza (2h00)
    • Grace Reinhart Fraser (2:06)
    • Haley Fitzgerald (1:53)
    • Fernando Alves (2:01)
    • Franklin Reinhart (2:28)
    • Henry Fraser (2:19)
    • La scène du pont (2:35)
  • Nicole Kidman et Hugh Grant présentent The Undoing (4:04)
    Les stars Nicole Kidman et Hugh Grant s’assoient ensemble pour avoir une conversation vraiment amusante sur les prémisses du film, ce qui les a attirés vers le projet et travailler avec l’écrivain David E. Kelly, réalisatrice Susanne Bier, et les uns avec les autres.
  • Création de l’annulation (3:11)
    Les acteurs et les cinéastes discutent des prémisses de la série et des personnages, du décor new-yorkais et de la façon dont ce monde a été magnifiquement donné vie par l’écrivain David E. Kelley et la réalisatrice Susanne Bier. Comprend des interviews Zoom avec la réalisatrice / productrice exécutive Susanne Bier, les producteurs exécutifs Celia Costas, Stephen Garrett, Per Saari & Bruna Papandrea, et les stars Hugh Grant, Nicole Kidman, Noma Dumezweni, Matilda De Angelis, Ismael Cruz Cordova & Noah Jupe, Lily Rabe, Donald Sutherland et Edgar Ramírez.

Dernières pensées:

The Undoing est un thriller dramatique magnifiquement filmé et merveilleusement écrit sur une famille apparemment parfaite qui est soudainement déchirée. Les six épisodes racontent une histoire complète et constituent la frénésie du week-end parfaite.

Sky Rojo sur Netflix : c’est quoi cette série survoltée des créateurs de La Casa de Papel ?

Disponible dès ce 19 mars sur Netflix, « Sky Rojo » est la nouvelle fiction d’Álex Pina et de Esther Martínez Lobato, le duo derrière le phénomène espagnol « La Casa de Papel ».

L’histoire de Coral, Wendy et Gina qui tentent de fuir Moisés et Christian, hommes de main de Romeo, proxénète et propriétaire du club Las Novias. Ensemble, elles se lancent dans une redoutable course contre la montre au cours de laquelle elles devront affronter toutes sortes de dangers. Leur seul objectif : rester en vie cinq minutes de plus… 

Planté au beau milieu du désert espagnol, le Las Novias Club est une boîte de strip-tease réputée, propriété du tyrannique Romeo (Asier Etxeandia). Sa trentaine d’employées se plie tous les soirs aux exigences des clients violents et peu respectueux. Ce décor, c’est le point de départ choisi par le tandem Álex Pina et Esther Martínez Lobato pour leur nouvelle série, Sky Rojo – un titre qui fait référence aux canapés en skaï rouge de l’établissement. Lorsque l’une des jeunes femmes est attaquée par le patron, les évènements prennent une autre tournure. Deux de ses amies lui viennent en aide avant de prendre la fuite. Le trio monte en voiture et l’histoire peut commencer. Plongée dans le monde de la prostitution Brutale, parfois drôle et souvent immorale, la fiction de 8 épisodes est un vrai tourbillon dans lequel les trois héroïnes, qui semblent tout droit sorties d’un film de Pedro Almodóvar, luttent au péril de leur vie. Pour cette série, les créateurs font un saut dans l’inconnu en proposant quelque chose qu’ils n’avaient jamais fait auparavant. « Nous voulions utiliser des éléments de comédie pour explorer des sujets épineux comme la prostitution et le trafic des femmes, indique Álex Pina à AlloCiné. Je crois fermement que lorsqu’on raconte une histoire divertissante, avec des personnages amusants, mais une vraie émotion, on peut surprendre le public. » Divertissante, la série l’est sans aucun doute. Pourtant, les thèmes abordés dans Sky Rojo reflètent une dure réalité, celle des travailleuses du sexe. Comme l’explique l’un des personnages, l’Espagne est l’un des plus gros consommateurs de prostitution en Europe – dans le pays, la prostitution n’est pas illégale si elle est pratiquée dans les maisons closes. Pour écrire les destins de leurs trois personnages principaux, le duo de scénaristes s’est inspiré d’histoires vraies. « Certaines d’entre elles étaient si difficiles que l’on ne pouvait pas les raconter », précise Álex Pina.

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Black Panther sur Disney+ : où en est la suite ?

rois ans après sa sortie dans les salles mondiales, « Black Panther » est arrivé sur la version française de Disney+, en accord avec notre chronologie des médias. L’occasion de faire le point sur la suite, prévue pour 2022.

The Walt Disney Company France

Le 16 février 2018, Black Panther sortait ses griffes dans les salles américaines et foudroyait le box-office avec 202 millions de dollars de recettes en un week-end, et la septième position parmi les plus gros démarrages de tous les temps outre-Atlantique. Avec trois Oscars (dont celui de la Meilleure Musique Originale) et 1,347 milliard de billets verts récoltés dans le monde (ainsi que 3 688 070 entrées en France), le film de Ryan Coogler a acquis le statut de phénomène dont l’impact s’étend au niveau de la société, et notamment la communauté noire. Très vite évoquée, une suite a rapidement été officialisée et elle reste d’actualité malgré le décès de son acteur principal, Chadwick Boseman, en août dernier.