CRITIQUE : LE SEUL ET UNIQUE IVAN (Spoilers à 04:48) + CONCOURS DISNEY + !!

Cela fait 1 an que la chaine Mister Culture existe MILLE MERCIIIet pour cela je fait un concours où tu peux gagner un abonnement de 1an à Disney +
Voici ma critique du film : Le Seul et Unique Ivan disponible ce 11 septembre sur Disney+ France.
Dans la version originale, Sam Rockwell prête sa voix au gorille Ivan, Angelina Jolie à l’éléphante Stella, DannyDeVito à Bob le chien, et Bryan Cranston interprète Mack, le propriétaire du centre commercial

CONCOURS DISNEY + / GAGNE UN ABONNEMENT GRATUIT DE 1 AN A LA PLATEFORME DISNEY +
1.S’abonner à la chaine Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC9bHA9D-hkaVq78rHB8GBYw
2.Me suivre sur Instagram : https://www.instagram.com/misterculturevsnews
3.Mettre un commentaire que vous participer au concours via youtube et instagram
Si vous ne respecter pas les règles votre participation ne sera pas pris en compte
Le tirage au sort sera sur Instagram et vous avez jusqu’au 28 septembre pour participez

Yuki, le secret de la Montagne magique / Au cinéma le 9 septembre 2020 / 1h 29min

Yuki vit au ciel avec ses grands-parents, qui veillent sur la Terre. L’année de ses 13 ans, elle est envoyée chez les humains pour faire revenir la paix. Elle aura un an pour mener à bien sa mission, au risque d’être transformée en un sombre vent hurlant. Confrontée au mauvais sort des habitants d’un village du Japon féodal, elle découvre que la cause de tous leurs maux est bien plus mystérieuse que ce que l’on croit…

Chronique : Avant de regarder ce film, vous devez comprendre le contexte et les circonstances dans lesquelles il a été réalisé. Il est également important de garder à l’esprit que le réalisateur du film était de gauche. Le film est un produit de son époque, une époque de guerre froide, de capitalisme contre communisme. Une époque où beaucoup cherchaient à libérer les opprimés (c’étaient les idéaux des gens du commun, bien sûr, et non ceux des gouvernements). Une époque où de nombreux artistes étaient contre l’establishment et utilisaient leur liberté artistique pour s’exprimer et exprimer leurs opinions. Ce film est exactement cela. C’est l’histoire d’une fille envoyée pour aider les fermiers et les paysans à lutter contre leurs seigneurs et les libérer de leurs oppresseurs. Ces oppresseurs sont les samouraïs et leur seigneur féodal, et la tradition elle-même.

Yuki, le secret de la Montagne magique est un long métrage d’animation très rare. Il date de l’époque qui a précédé la transformation des dessins animés en un phénomène culte en Occident et où des réalisateurs tels que Katsuhiro Otomo, Rintaro, Mamoru Oshii et Hayao Miyazaki étaient encore inconnus ou n’étaient pas encore devenus des stars. C’était l’époque où l’animation japonaise était encore un phénomène localisé et était rarement vue en Occident en dehors des séries télévisées Astro Boy (1963-6), Star Blazers (1974-5) et diverses émissions de Transformers. En regardant Yuki, le secret de la Montagne magique aujourd’hui, on se rend compte que le film n’a pas la même qualité que les réalisateurs cultes de l’époque. L’animation est limitée et le film aborde rarement les perspectives épiques et les échelles de destruction massive qui sont devenues presque routinières dans les anime modernes.

Cela dit, Yuki, le secret de la Montagne magique est un film modestement efficace à sa manière. Bien qu’en dehors de son ouverture dans le ciel et de l’impressionnant dernier quart d’heure où l’héroïne s’attaque à un dieu de la montagne qui ressemble au Talos de Jason et les Argonautes (1963), il y a étonnamment peu de choses qui relèvent de la fantaisie. Il s’agirait plutôt d’une épopée historique, à l’instar d’un des films de samouraïs d’Akira Kurosawa – une quantité surprenante de détails et de réalisme est mise en scène. Le film est basé sur un roman, ce qui lui donne une portée ambitieuse. L’ampleur de l’histoire est à la base du film – c’est un fantasme épique à cet égard. C’est une histoire à la fois adulte et simple, racontée en noir et blanc, une héroïne innocente dont la vertu l’emporte, la simplicité honnête de la paysannerie face aux propriétaires terriens et aux samouraïs cupides. (Pour autant qu’elle soit présentée comme une fantaisie, elle pourrait être une œuvre du marxisme japonais). Finalement, au bout d’un certain temps, les personnages, les lignes simples de la campagne dessinée en arrière-plan et les touches occasionnelles d’échelle somptueuse développent une beauté et une simplicité contemplative qui ne ressemblent à rien de ce que l’on trouve dans un film d’animation occidental.

Note : 9/10

Distributeur KL Films
Année de production 1981
Type de film Long-métrage
Langues Japonais
Format de projection
N° de Visa 152168

ORIGINES SECRETES SUR NETFLIX: QUAND SE7VEN RENCONTRE LES COMICS

Que vaut Origines Secrètes, le nouveau film original Netflix ?

Vidéo :

L’intrigue suit l’enquête de deux hommes que tout oppose, un inspecteur de police (Javier Rey) et le propriétaire d’une boutique de comics (Brays Efe), qui s’allient afin de retrouver un tueur en série. La spécialité de l’assassin est en effet peu commune, puisque ce dernier puise l’inspiration pour réaliser ses meurtres dans des bandes dessinées de super-héros. Voilà donc nos héros chargés de résoudre une série de meurtres épouvantables, dont le premier met en scène un haltérophile étouffé sous ses propres poids !

Ce thriller va faire plaisir aux fans de super-héros parmi vous ! Chaque crime est une reconstitution d’une fameuse scène issue des comics Marvel et DC, et aucun détail n’échappe à l’assassin. Par exemple, son assassinat lié à Hulk dépeint celui-ci avec une peau grise, et non verte, car c’est ainsi que ce personnage est apparu pour la première fois dans les bandes dessinées. Certes, le réalisateur David Galán Galindo n’évite pas certains clichés, mais son propos est un plaidoyer touchant en faveur des lecteurs de BD adultes, souvent accusés d’être immatures. Le cinéaste prend le parti de montrer qu’au contraire, les fans de Hulk, Iron Man, la Torche Humaine, Spider-Man, Batman ou encore les X-Men sont tout sauf des losers !

De plus, le duo à la tête du film fonctionne parfaitement. Jorge est un geek optimiste, gentil et drôle, tandis que David est un détective très brusque et rigoureux ! Assister aux aventures de personnages qui ne se ressemblent pas, voire se méprisent, mais deviennent amis en passant du temps ensemble est un poncif du cinéma. Toutefois, dans ce cas-là, ce ressort scénaristique apporte beaucoup de peps et de profondeur à l’intrigue ! D’autant que ce duo doit composer avec Norma, la chef de la brigade dédiée aux homicides, qui possède des caractéristiques en commun avec chacun d’eux. En effet, c’est une policière ET une cosplayeuse passionnée ! D’ailleurs, ses costumes de super-héros déchirent… De quoi frissonner, s’amuser, et potentiellement replonger le nez dans ses comics !

Chronique de Melanie T

CRITIQUE A CHAUD : The Kissing Booth 2 : le kiosque à bisous rouvre dés à présent sur Netflix

La suite de la comédie romantique qui avait cartonné sur Netflix débarque enfin ! The Kissing Booth 2 est disponible dès ce vendredi 24 juillet 2020 sur la célèbre plateforme de streaming.

Après le carton de The Kissing Booth en 2018, Netflix offre aux fans du couple Elle (Joey King) et Noah (Jacob Elordi) la suite de leur aventure avec The Kissing Booth 2, disponible depuis le 24 juillet 2020.

Dans The Kissing Booth, on assiste à la relation naissante entre Elle et Noah, le grand frère de son meilleur ami Lee (Joel Courtney). Elle et Lee sont fusionnels depuis leur naissance et leur amitié est régie selon certaines règles dont la numéro 9 : Tu ne sortiras pas avec le frère de ton meilleur ami. Sauf que les sentiments entre Elle et Noah sont plus forts que cela et après quelques péripéties, tout est bien qui finit bien. Ou presque : à la fin de The Kissing Booth, Noah part étudier à Harvard tandis que Elle et Lee vont faire leur rentrée en terminales.

Dans The Kissing Booth 2, la rentrée de notre duo est mouvementée. Rachel (Meganne Young), la petite amie de Lee en a marre d’être en couple avec Lee et Elle. Cette dernière a du mal avec sa relation à distance avec Noah et hésite à postuler à Harvard dans le dos de Lee. Ajoutez à cela les arrivées de deux nouveaux personnages : Marco (Taylor Perez), machine à fantasme pour adolescentes et Chloe (Maisie Richardson-Sellers), nouvelle camarade de Noah à la fac, dont Elle se méfie. Que vaut donc cette suite dont un troisième film The Kissing Booth 3 a d’ores et déjà été tourné et prévu pour 2021 ?

Cela fait plaisir de revoir le casting de The Kissing Booth. D’autant que depuis le premier film, Joey King et Jacob Elordi ont cartonné dans d’autres séries avec des rôles très différents. L’actrice s’est fait remarquer dans The Act (Hulu) avec Patricia Arquette, qui raconte l’histoire vraie de Gypsy Rose Blanchard, en prison pour avoir organisé l’assassinat de sa mère. De son côté, Jacob Elordi a fait sensation dans Euphoria (HBO) au côté de Zendaya, en incarnant le violent Nathaniel. Des rôles salués par les critiques. Cependant, en se remettant dans les costumes d’Elle et Noah, le duo ne transcende pas l’écran, probablement à cause du scénario, cousu de fil blanc.

Mais, le duo Elle-Lee fonctionne toujours, même si certaines scènes entre les deux amis, notamment lorsque Lee court dans tout le lycée pour débrancher le micro de Elle, traînent en longueur. Il n’empêche qu’ils sont toujours fusionnels, mais refusent encore une fois de communiquer quand ça ne va pas.

The Kissing Booth 2 donne un peu plus de place à Rachel, qui essaye tant bien que mal de se faire une place face à l’amitié de Lee et Elle. Quant aux deux nouveaux Marco et Chloe, leurs rôles sont peu fouillés mais permettent un certain renouvellement dans l’histoire et l’agrandissement de la joyeuse bande.

Mais, une intrigue bien moins captivante

Sans être tout bon ni tout mauvais,The Kissing Booth 2 se regarde, mais peut certaines fois vous ennuyer. On voit rapidement venir les rebondissements, même si le réalisateur essaye d’aborder de nombreux sujets qui peuvent parler à tout le monde : les relations à distance, le choix de son avenir quand on est au lycée, les amitiés naissantes et fusionnelles, les réseaux sociaux. À noter que la relation entre Elle et Noah est beaucoup moins problématique que dans le premier film : par exemple, il n’use pas de sa force physique pour obliger Elle à le suivre quelque part.

Le concours de danse d’Elle et Marco offre un show à l’américaine avec feux d’artifice et bande-son entraînante qui assurent le spectacle. Marco malheureusement se balade dans l’histoire avec cette étiquette de machine à fantasme musclé, musicien, cynique, dont le petit coeur bat en réalité pour Elle. De son côté, Chloe est, au départ cataloguée, comme la rivale d’Elle parce que plus belle, plus sociale, plus à l’aise que l’adolescente. Une jalousie sous-jacente qu’on aurait aimé ne pas voir (heureusement la communication et la sororité sont de mises à la fin).

Ainsi The Kissing Booth 2 coche de nombreuses cases du divertissement, sans toutefois réussir à être meilleur que le premier film, puisque l’intrigue ne propose pas vraiment quelque chose de novateur. Tout le monde s’empêtre dans les mensonges et les non-dits. Mais, il n’empêche que la curiosité est présente pour The Kissing Booth 3, attendu pour 2021

Ma publication

Pourquoi le pilote de “The Night Of” est un chef d’oeuvre

Et 4 ans après, on oserait même dire : un des meilleurs épisodes pilotes de l’histoire ?

Diffusé en juin 2016 sur HBO, le premier épisode de The Night Of a marqué son empreinte dans l’histoire des séries. La minisérie de Richard Price (The Wire) et de Steven Zaillan (La Liste de Schindler, The Irishman) n’a pourtant pas convaincu tout le monde, car assez inégale dans son écriture malgré de grands moments. Mais c’est ce premier épisode qui restera gravé dans les mémoires. Un pilote de 1h18 qui aurait toutes les chances d’être boursouflé rien que par sa durée, mais qui se révèle être un slow burn prenant aux tripes jusqu’à la dernière seconde.

Dans ses premières minutes, cet épisode réussit déjà à mettre en place le personnage de Nasir Khan (dit Naz) avec économie et efficacité. On découvre son environnement familial, scolaire et amical, ce même environnement au bout de seulement 10 minutes qui l’emmènera vers un chemin sans retour. C’est le reste de la série qui nous permettra d’explorer davantage le personnage et ceux qui l’entourent, il n’est pas utile ici de faire du zèle dans l’exposition. Cette économie, on la retrouve aussi dans les dialogues, qui vont à l’essentiel, mais qui surtout sonnent vrais. La rencontre de Naz et Andrea dans le taxi emprunté à son père pour se rendre à une fête semble surréaliste, tout droit sortie d’un film de David Lynch. C’est ici le début du second acte, quand Naz décide d’abandonner ses plans pour s’enliser dans la nuit avec cette jeune femme qu’il connait à peine, mais qui semble lui faire perdre tout libre arbitre.

Cette nuit si importante sera le point d’ancrage de la série, son fil conducteur auquel on reviendra sans cesse. Comme dans tout bon polar, le déroulé des évènements, leur localisation et les témoins croisés auront leur importance jusqu’au dernier épisode. Le spectateur intériorise ces informations inconsciemment tout en apprenant à connaitre Naz, ses envies, ses doutes. Mais ce qui devait n’être qu’un heureux détour dans une soirée aux autres aspirations va vite ébranler toute son existence.

À la découverte du corps inerte de la jeune fille, la machine se lance alors que l’épisode démarre sa partie la plus procédurale, mais aussi la plus intense. La mise en scène de Steven Zaillian restera toujours focalisée sur Naz alors qu’il observe impuissant tous ces corps de métier travailler de consorts pour comprendre le déroulé des évènements : policiers, détectives, médecins légistes, police scientifique. L’absence de musique et l’usage de champ / contre champ toujours du point de vue de Nasir permet à l’acteur d’exprimer toute la détresse du personnage. Il faut dire qu’il est fascinant de voir toutes les entrailles de ce système qu’on connait peu, ses procédures, mais son facteur humain : ces hommes et ces femmes qui utilisent leur jargon et qui ne lésinent pas sur les punchlines, forcés à travailler en heures sup parce que comme toujours, le crime ne dort pas.

C’est à ce moment-là qu’on fait la rencontre de Dennis Box, incarné par le fantastique Bill Camp, un détective érudit, grinçant, et surtout délicieusement éloquent qui sera à la fois le guide de Naz dans sa nouvelle réalité d’accusé, mais aussi son ennemi juré qui fera tout pour l’inculper. Le sens du dialogue de Richard Price s’exprime ici dans toute sa splendeur, qui allie ici son art de la concision avec la verve de ses personnages.

Mais au cœur de tout ça, on ne peut que saluer la performance de Riz Ahmed, qui porte toute la montée en tension de cet épisode. On suit son cheminement mental au fur et à mesure de la soirée, toujours avec une économie de dialogue bienvenue. Lauréat d’un Emmy Award pour le rôle en 2017, c’est clairement la grande force de la série. Comme nous le disions en début d’article d’article, The Night Of n’a pas forcément transformé l’essai sur le reste de ses épisodes. Cependant, ce pilote a permis d’accrocher les spectateurs sur la longueur .

Vod : VS. De Ed Lilly Avec Ruth Sheen, Fola Evans-Akingbola, Joivan Wade

Naturellement doué pour les mots, un adolescent baladé de famille d’accueil en famille d’accueil révèle tout son talent dans le milieu du Battle Rap. Mais quand il débarque chez sa mère après 10 ans de services sociaux, il est confronté au pire de tous les adversaires : son passé.
Chronique : Il y avait toujours le risque qu’un film se déroulant dans le monde de la bataille de rap au Royaume-Uni ne parvienne pas à trouver le bon rythme et à jouer comme une parodie de Supa Hot Fire , avec des spectateurs exagérant sauvagement leur teinte ou leur approbation. Heureusement, les débuts du cinéaste local Ed Lilly frappent au-dessus de toute maladresse avec un rite de passage énergique qui se déroule à Southend-on-Sea qui ne parle pas à son public cible. L’implication des combattants réels Gemin1 et Shuffle T, la supervision musicale de Rob da Bank et le casting des rappeurs Shotty Horroh et Paigey Cakey (qui a écrit ses propres paroles pour le rôle) garantissent que les attaques verbales vicieuses ne sont pas édulcorées. Contre. peut définir son décrochage comme le British 8 Mile , avec son protagoniste acharné transmuant sa rage en paroles, mais il suit sa propre voie et est rafraîchissant et progressif en matière de genre et de sexualité.Southend battle rappers in Vs.

Le jeune casting diversifié est dirigé par Connor Swindells en tant que gamin nourricier Adam, qui est obligé de faire face à son abandon lorsqu’il se retrouve face à face avec sa mère biologique. Une réinstallation là où il a grandi enflamme sa curiosité et une rencontre fortuite avec l’organisateur de la scène de bataille de rap locale, Makayla (Fola Evans-Akingbola), le conduit à trouver une nouvelle tribu. Elle le prend sous son aile, et le nouveau venu Evans-Akingbola impressionne dans un rôle qui ne la relègue pas à une fille rêveuse de lutin maniaque, mais offre de l’agence et un arc émotionnel émouvant.

C’est une vitrine de nouveaux talents britanniques, qui incluent les MVP Jovian Wade et Ellie James, chacun ayant amplement le temps de briller sous les néons séduisants des arcades de jeu. La DOP Annika Summerson fait des merveilles en bord de mer, capturant l’excitation des lumières vives d’une nouvelle ville où tout est possible et survolant son appareil photo au-dessus des attractions de la mer et de la jetée. Des prises de vue vigoureuses dans des espaces intimes transmettent de manière convaincante la passion d’une pièce remplie d’adolescents exprimant leurs émotions confuses, et Lilly gère les tourments et les états hormonaux excitables de ses personnages de manière passionnante et viscérale.

Connor Swindells as Adam

 

Le film bascule entre la bonne humeur – alors qu’Adam trouve ses pieds et forme de nouveaux liens – et le drame émotionnellement engageant. Il s’éloigne du misérabilisme et opte pour un dynamisme plein d’espoir. Swindells se transforme en une performance qui regorge d’intensité – ses explosions de violence affectent, et son virage confiant rappelle le travail de Jack O’Connell dans Starred Up alors qu’il se bat pour accepter une relation difficile avec sa mère. Il rend la douleur d’Adam extrêmement comparable, mais le film a également l’intelligence de renverser la perspective. Dans son appréciation de la difficulté de la maternité, le film change de vitesse, développant la colère d’Adam en une lettre d’amour compréhensive pour les mères célibataires.

Plutôt que de suivre un rythme hollywoodien standard, Vs. utilise son cadre britannique à son avantage – il s’engage avec l’angoisse et la sous-culture des adolescents d’une manière similaire à Skins. Bien sûr, les fêtes ne sont peut-être pas aussi folles, mais le film se sent vécu et les personnages évoluent. Ils passent leur temps à célébrer et à traîner dans un entrepôt et à s’asseoir dans leur chambre à boire de l’alcool et à écrire des paroles. Le dénouement peut lier le tout ensemble un peu trop soigneusement, comme pourrait le faire un film de danse édifiant, mais tout le reste semble valide.

VOD :Warning : Do Not Play De Kim Jin-won Avec Seo Ye-Ji, Jin Seon-Kyu, Kim Bo-ra

Une réalisatrice de film d’horreur en devenir est à la recherche du sujet de son premier film. Quand un de ses amis lui apprend l’existence supposée d’un film tourné par un fantôme, elle est immédiatement fascinée. Plongée dans ses recherches, elle écrit un scénario qui la met en scène sur les traces de cet étrange film. Au fil de son enquête, les phénomènes étranges autour d’elle se multiplient…

Chronique  : Le film sud-coréen «Warning: Do Not Play» est un petit film d’horreur mystérieux alternativement effrayant et amusant pour ses principaux publics cibles. Tout en étant aussi sinistre et inquiétant que nécessaire, le film jette souvent des moments amusants à savourer, et nous acceptons cela avec plaisir en appréciant ses nombreuses scènes effrayantes.

Au début, le film observe la situation très difficile de son héroïne. Alors qu’elle était autrefois considérée comme une nouvelle cinéaste prometteuse grâce à son premier travail, Mi-jeong (Seo Ye-Ji) a du mal à écrire le scénario d’un film d’horreur à produire, et maintenant on lui dit qu’elle doit terminer, puis soumettre le scénario dans les deux semaines.

Et puis elle entend parler d’une légende urbaine intéressante de l’un de ses juniors. Il y a plusieurs années, il y avait un film étudiant qui avait vraiment effrayé le public et, selon ce récit, le gars qui a fait ce film en question a affirmé que le film était réalisé par un fantôme. Devenue assez curieuse à propos de ce film mystérieux, Mi-jeong se rend dans un collège où cette étudiante aurait étudié, mais elle n’a aucune idée du film car elle ne sait même pas qui est ce type.

Cependant, bien sûr, Mi-jeong trouve par la suite quelques informations sur le film. En discutant avec plusieurs étudiants, elle acquiert des connaissances de base, et elle apprend également qu’elle était censée être projetée dans un certain festival de cinéma bien connu en Corée du Sud, mais les archives du festival n’ont rien d’autre que sa bande-annonce – et cela la rend certainement d’autant plus curieuse.

warningdonotplay02

Alors qu’elle essaie toujours d’obtenir plus d’informations sur le film, elle reçoit un appel téléphonique de Jae-hyeon (Jin Seon-kyu), un gars qui a réalisé le film. Lorsque Mi-jeong le rencontre, il l’avertit solennellement qu’elle ne devrait pas approfondir ce qu’il a soi-disant fait, et il ne dit rien d’autre à part cela, bien qu’il soit tout à fait évident qu’il lui cache quelque chose.

L’ambiance devient par la suite plus insidieuse lorsque Mi-jeong découvre où Jae-hyeon vit et se faufile ensuite dans sa résidence minable, qui est, sans surprise, pleine de mauvais signes ici et là. Outre beaucoup de bougies allumées, il y a un certain nombre de dessins inquiétants sur les murs, et il semble qu’il ait vraiment peur de tout ce qui est associé à son film.

Ce n’est pas vraiment un spoiler de vous dire que Mi-jeong a finalement la chance de regarder le film de Jae-hyeon – et qu’elle a l’impression d’être dérangée et menacée par une force obscure inconnue. Alors que des choses étranges commencent à se produire autour d’elle, elle se souvient souvent d’un certain moment sombre de son passé, puis il y a une scène tendue où elle se retrouve soudainement seule et impuissante dans le noir à un moment plus tard dans l’histoire.

Et elle en apprend plus sur l’histoire de la production du film de Jae-hyeon. A cette époque, lui et plusieurs autres étudiants ont essayé de faire le film dans un cinéma abandonné, mais le cinéma a été connu comme un endroit hanté, et il y a un petit moment effrayant montré via ce que Jae-hyeon a brièvement tourné avec sa vidéo caméra. J’ai appris plus tard que la salle de cinéma montrée dans le film est en fait une vraie qui a été abandonnée pendant des années, et il va sans dire que cet endroit apporte une insidiosité supplémentaire authentique à l’écran.

warningdonotplay03

Tout en augmentant lentement le niveau de tension et de chair de poule à l’écran, la réalisatrice / scénariste Kim Ji-won, qui a fait ses débuts avec «The Butcher» (2007), continue de retenir notre attention avec plus de curiosité et d’effroi. Y a-t-il vraiment un fantôme dans ce cinéma? Qu’est-il vraiment arrivé à Jae-hyeon et à ses collègues? Et que se passe-t-il exactement autour de Mi-jeong?

Alors que nous en venons à réfléchir davantage à ces questions et à d’autres, il arrive finalement un moment où nous voyons ce qui est montré dans le film de Jae-hyeon, et Kim et son équipe font tout leur possible pour que Mi-jeong vienne faire un pas fatidique dans le cinéma abandonné. Si vous connaissez de nombreux films d’horreur sud-coréens récents, vous ne serez probablement pas surpris par ce qui est présenté pendant la séquence culminante, mais vous ne serez pas déçu au moins. Bien sûr, il y a plusieurs moments prévisibles pour vous secouer, mais le résultat global est aussi tendu et effrayant que prévu, et vous vous amuserez ensuite de ce qui suit.

Les quelques acteurs principaux du film sont efficaces dans leurs parties respectives. Alors que Seo Ye-ji s’engage comme une héroïne qui ne peut s’empêcher de stimuler sa curiosité malgré le sentiment de terreur qui s’accumule autour d’elle, Jin Seon-kyu a l’air convenablement effrayé et dérangé au besoin, et Ji Yoon-ho est également solide dans son petit mais rôle de soutien crucial.

En conclusion, « Warning: Do Not Play » est une pièce de genre agréable qui se marie bien avec ses éléments de genre familiers, et j’ai été assez diverti pendant ses 86 minutes de fonctionnement. Bien que cela puisse vous sembler plutôt modeste au début, il a fait son travail aussi bien que prévu, et cela vous rappellera certainement combien il est souvent difficile et difficile pour ces réalisateurs de films d’horreur d’effrayer et de divertir le public.

warningdonotplay04

Une vie cachée De Terrence Malick Avec August Diehl, Valerie Pachner, Maria Simon

Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Mais porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa femme, Fani, et ses enfants, Franz reste un homme libre. Une vie cachée raconte l’histoire de ces héros méconnus.

VOD:https://www.filmotv.fr/film/une-vie-cachee/17067.html

Chronique : Ils ne furent pas nombreux, ceux qui, en Allemagne comme en Autriche, eurent l’audace de dire non, d’une manière ou d’une autre, à Hitler et au nazisme. Oser faire cela, il est vrai, c’était, fatalement, le payer de sa vie. En Allemagne, du côté de Munich, il y eut Sophie Scholl, son frère Hans et leurs autres compagnons de la Rose Blanche. En Autriche, il y eut le parcours exemplaire de Franz Jägerstätter, un paysan du village de Sainte Radegonde qui fut guillotiné le 9 août 1943 à la prison de Brandebourg à Berlin. Il faut observer que celles et ceux qui s’opposèrent à Hitler le firent toutes et tous au nom de leur foi chrétienne. Franz Jägerstätter a d’ailleurs été béatifié le 26 octobre 2007 à la cathédrale de Linz. C’est donc de cet homme-là que Terrence Malick a choisi de raviver le souvenir. Après sa série de films plus ou moins expérimentaux conçus à la manière de poèmes, de méditations, voire de prières, films sublimes mais qui pouvaient déconcerter certains spectateurs, le réalisateur de The Tree of Life renoue avec une narration beaucoup plus classique, mais sans se délester pour autant de son style, reconnaissable entre tous. On retrouve donc, dans Une Vie cachée, le goût du cinéaste pour les voix off, sa propension à filmer la nature, ainsi que de nombreux gros plans sur les acteurs qui semblent presque filmés avec une focale trop courte (mais c’est, évidemment, un effet voulu), etc. Le début est on ne peut plus caractéristique. Comme dans la plupart de ses films, Malick commence par filmer la nature d’une manière quasi édénique. En quelques plans, nous sommes conviés à goûter la vie à la montagne du fermier Franz Jägerstätter (August Diehl), de sa femme Fani (Valerie Pachner) et, bientôt, de leurs trois filles, ainsi que de quelques autres personnages, dont la belle-sœur de Franz qui est venue vivre avec eux. La vie de paysan est rude, certes, mais, au départ, tout est filmé dans une sorte d’innocence première, comme s’il fallait ainsi souligner d’autant plus, par contraste, l’irruption du mal absolu, qui ne tarde pas à paraître. Nous en avions déjà été averti, il est vrai, dès l’ouverture, par des films d’archives montrant avec quel empressement de nombreux Autrichiens accueillirent l’hitlérisme. On pouvait espérer, néanmoins, que le petit village de Sainte Radegonde resterait préservé de cette folie. Il n’en est rien. Personne ne peut se targuer ni d’être neutre ni d’être indifférent. Franz, lui, ne tergiverse pas. Il fait d’abord ses classes, puis, de retour chez lui, ne peut ignorer qu’on va exiger de lui, comme de tout homme en âge de combattre, un serment d’allégeance au Führer. Mais, au nom de sa foi comme de son humanité, il lui est impossible de se résoudre à un tel engagement. Dans son village, il se fait aussitôt remarquer et ostraciser. Quand des nazis passent par là pour réclamer à chaque habitant sa contribution à l’effort de guerre, il est le seul à refuser. Dès lors, sa détermination est telle que rien ne peut l’en détourner. C’est bien l’itinéraire d’un martyr que filme Malick, il n’y a pas de doute, mais sans ostentation, sans prêchi-prêcha, comme certains se plaisent à le reprocher au cinéaste, à la sortie de chacun de ses films, de manière totalement fallacieuse. Au contraire, il y a dans cet homme, tel qu’il est ici filmé, une sorte d’évidence ou de simplicité, comme si la sainteté allait de soi.

Une vie cachée : Photo August Diehl, Valerie Pachner

Pour le détourner de sa voie, certains reprochent à Jägerstätter son orgueil, alors que c’est son humilité qui, au contraire, nous interpelle. Plusieurs interlocuteurs interviennent pour le faire changer d’avis, y compris l’évêque du lieu qui se réfère à saint Paul affirmant qu’il faut se soumettre aux autorités. Le maire du village, lui, affirme à Franz qu’il est plus coupable que les ennemis du pays, puisqu’il agit comme un traître. Plus tard, quand il est emprisonné, il est sournoisement invité à signer son acte d’allégeance à Hitler, quel que soit son sentiment profond, même si celui-ci est contraire à la déclaration écrite. On ne lui demande pas d’aimer le Führer, mais de parapher un document. « Ce n’est qu’un bout de papier, lui dit-on. En ton for interne, tu peux penser ce que tu veux. » Mais Jägerstätter ne peut se résoudre à cette hypocrisie. Terrence Malick film l’obstination d’un homme dont la droiture morale est sans faille et qu’aucun raisonnement, aucune intimidation, aucune torture ne font plier. En cet homme, tout comme d’ailleurs en sa femme Fani, il y a une bonté qui semble naturelle et qui se traduit, entre autres, par une absence de jugement d’autrui. Même ses bourreaux, Franz ne les juge pas. Le cinéaste réussit le tour de force de filmer la bonté sans maniérisme, sans mièvrerie d’aucune sorte. Car la force de l’accusé, ce qui lui permet de tenir jusqu’au bout, jusqu’au don de sa vie, cette force, il la puise dans sa foi chrétienne, sans nul doute, mais aussi, c’est évident, dans l’amour qui l’unit à Fani.

Une vie cachée : Photo August Diehl, Valerie Pachner

Leurs échanges épistolaires, superbes, interviennent en voix off, à plusieurs reprises au cours du film. Malgré les épreuves, le mépris des villageois, la séparation du couple, la dureté des travaux de ferme en l’absence de Franz, malgré l’issue fatale qui se profile, l’amour ne faiblit pas. Ceux qui affirment à Franz que son sacrifice ne sert à rien, qu’il ne modifiera en rien le cours de l’histoire, qu’il ne sera connu de personne, qu’il n’aura d’autre effet que de faire du mal à ses proches, ceux-là ne savent rien de la grandeur de l’amour. « L’amour excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. L’amour ne passera jamais… », écrit saint Paul dans sa Première Lettre aux Corinthiens (13, 7-8). Les bourreaux de Jägerstätter avaient tout prévu, sauf cela. Une phrase de George Eliot, tirée du roman Middlemarch, phrase projetée sur l’écran à la fin du film, le dit aussi à sa manière et l’éclaire de sa douce lumière : « Si les choses ne vont pas aussi mal pour vous et pour moi qu’elles eussent pu aller, remercions-en pour une grande part ceux qui vécurent fidèlement une vie cachée ».

Note : 10/10

Une vie cachée : Affiche

La Vérité De Hirokazu Kore-eda Avec Catherine Deneuve, Juliette Binoche, Ethan Hawke

Fabienne, icône du cinéma, est la mère de Lumir, scénariste à New York. La publication des Mémoires de cette grande actrice incite Lumir et sa famille à revenir dans la maison de son enfance. Mais les retrouvailles vont vite tourner à la confrontation : vérités cachées, rancunes inavouées, amours impossibles se révèlent sous le regard médusé des hommes. Fabienne est en plein tournage d’un film de science-fiction où elle incarne la fille âgée d’une mère éternellement jeune. Réalité et fiction se confondent obligeant mère et fille à se retrouver…
Chronique  :  Après Kiyoshi Kurosawa et une expérience désastreuse (Le secret de la chambre noire), au tour du palmé Hirokazu Kore-eda de se lancer dans un tournage français avec notamment Deneuve et Binoche. Sans être son meilleur film, loin de là, La vérité reste typique du cinéaste japonais, plutôt lent au démarrage mais de plus en plus enthousiasmant à mesure du déroulement de l’intrigue, avec quelques jolies scènes sur la fin, toutes empreintes de subtilité et de poésie. Il s’agit une fois encore « d’une affaire de famille » et plus particulièrement d’une relation complexe entre mère et fille, la première, actrice de son état, se caractérisant par une mauvaise foi systématique, un caractère difficile et un égocentrisme forcené.
La Vérité : Photo Catherine Deneuve, Ethan Hawke, Juliette Binoche
La vérité intègre avec bonheur l’histoire d’un tournage dans le film qui en dit long sur la compétition entre actrices, y compris avec une défunte. Moments traités avec la finesse coutumière de Kore-eda, entre méchanceté et tendresse. Évidemment, dans le rôle de cette comédienne arrogante et un peu fêlée (dans tous les sens du terme),  la jeune Manon Clavel, à la voix envoûtante, qui se révèle, encore inconnue mais vraisemblablement plus pour très longtemps. Plaisir immense de retrouver son cinéma, seulement un peu plus d’un an après sa palme d’or pour « Une affaire de famille » au festival de Cannes 2018. Premier film en langue française en espérant que cela donne des idées à certains. Dans « La vérité » on retrouve tous les thèmes de prédilection déjà traités dans c’est précédent film. Et pourtant cela n’empêche en rien étonnamment de film en film, de voir une certaine évolution dans son cinéma. Chacun de ses films a pour thèmes, l’un des socles les plus importants du cinéma de Kore-eda, la famille. Devant la vérité, on pense bien sûr au cinéma de Claude Chabrol. La magie du cinéma est bien là, que le travail d’Eric Gautier à la photographie renvoi comme un effet de lumière à « Belle de jour » de Luis Buñuel, découvert en 1967 avec la même Deneuve. Le temps passe sauf la beauté d’une star de cinéma. Alors, oui la prestation de Catherine Deneuve est tout simplement irrésistible assurément l’un des plus beaux rôles de sa sublime filmographie, tout comme Juliette Binoche irrésistible. Voilà une vérité pleine de magie au charme incomparable.
La Vérité : Affiche

Les Vétos De Julie Manoukian Avec Noémie Schmidt, Clovis Cornillac, Carole Franck

Au cœur du Morvan, Nico, dernier véto du coin, se démène pour sauver ses patients, sa clinique, et sa famille. Quand Michel, son associé et mentor, lui annonce son départ à la retraite, Nico sait que le plus dur est à venir. « T’en fais pas, j’ai trouvé la relève. » Sauf que… La relève c’est Alexandra, diplômée depuis 24 heures, brillante, misanthrope, et pas du tout d’accord pour revenir s’enterrer dans le village de son enfance. Nico parviendra-t-il à la faire rester ?
Chronique : Le film, bien documenté, a le mérite de décrire le quotidien des vétérinaires ruraux (à Mhère, dans le Morvan), à la vie de famille compliquée, sans horaires, à la clientèle (animaux de rente) aux revenus modestes, ce qui les empêche, parfois, de facturer leurs actes au coût réel et à la recherche d’un remplaçant depuis 5 ans. Clovis CORNILLAC est crédible dans son rôle de vétérinaire surmené qui doit gérer le départ impromptu en retraite de son associé [Michel JONASZ, caricatural et jouant mal] et accueillir Alexandra, la nièce (Noémie SCHMIDT) de ce dernier, jeune vétérinaire de l’école d’Alfort, major de sa promotion, venant de soutenir sa thèse d’exercice sur les virus influenza et se destinant à une carrière de chercheur à l’Institut Pasteur. La moitié du film est une succession de scènes assez justes, lui donnant un aspect documentaire fidèle.
Les Vétos : Photo Clovis Cornillac, Lilou Fogli
La ruralité comme fil conducteur avec ses problèmes spécifiques, ses conditions de vie, ses espoirs de survie, la crainte de l’abandon. Une histoire de retour à la terre, pas spécialement voulue ici, de désertification médicale encore (même s’il s’agit ici de médecine vétérinaire) et de difficulté à se faire accepter quand on vient de la ville ou même simplement de ce manque d’envie de se faire accepter dans un environnement qui, après de longues années d’études, n’est plus vraiment le sien. Un scénario avec de multiples ressorts et une interprétation juste qui raviront un large public. Clovis Cornillac est vraiment magnifique dans son rôle , un grand acteur ! le film est réaliste avec de beaux moments ( la naissance difficile d ‘ un veau par exemple ! ) , l ‘ humour ne manque pas ni l ‘ émotion , les paysages sont magnifiques , j ‘ ai eu un peu de mal au début à me projeter sur l ‘interprète féminine principale mais finalement Noémie Schmidt est excellente ! Un film français de qualité, les plans sont magnifiques, les acteurs sont géniaux, et le travail de la réalisatrice pour son premier long métrage est juste extraordinaire. Un bon moment à passer en famille, entre ami. Pour vraiment tout le monde. Je recommande ce fil et j’espère que la réalisatrice Julie Manoukian ne s’arrêtera pas là. Merci pour ce moment.
Les Vétos : Affiche