Test DVD : The Undoing Avec Nicole Kidman, Hugh Grant, Édgar Ramírez

Thérapeute à succès sur le point de publier son premier livre, Grace Sachs a un mari aimant et un fils qui fréquente une école privée de prestige. Mais soudain, avec une mort violente, un mari qui disparaît et de terribles révélations concernant celui qu’elle pensait connaître, sa vie bascule…

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Chronique : « The Undoing », thriller juridique décliné sous forme d’une mini-série confirme s’il en était encore besoin le grand savoir-faire des Etats-Unis et d’Hollywood dans ce genre dont les codes sont certes relativement basiques mais guère aisés à manier. Ne pas tomber dans la redondance, savoir maintenir le suspense et le rythme sont parmi les clefs du succès pour éviter au spectateur l’ennui ou l’impression de déjà-vu. A partir d’une nouvelle de Jean Hanff Korelitz parue en 2014 (« You should have knwon »), HBO en confie à l’expérimenté scénariste et producteur David E. Kelley l’adaptation dans l’optique d’une série en six épisodes. La réalisation en sera confiée à la talentueuse Susanne Bier, spécialisée dans les drames psychologiques (« After the wedding » en 2006, « Nos souvenirs brûlés » en 2007, « A second chance » en 2014). Nicole Kidman, Hugh Grant et Donald Sutherland rejoignant le casting, finissent de crédibiliser le projet. Le résultat sera à la hauteur de l’attente suscitée. Dans le Manhattan des classes dirigeantes, Grace (Nicole Kidman) et Jonathan Fraser (Hugh Grant) ont toutes les apparences du couple modèle, alliant réussite sociale et entente conjugale. Tout semble se dérouler pour le mieux malgré une surcharge d’activité du couple qui laisse peu de temps pour l’éducation de leur fils unique. Lui est un oncologue de renom, elle est psychanalyste. La découverte du corps atrocement mutilé d’une jeune artiste (Matilda De Angelis) dans son atelier va venir brutalement bouleverser la vie des deux conjoints. Jonathan a en effet soigné le fils de la jeune femme. Le scénario parfaitement structuré prend son temps pour dévoiler des personnalités beaucoup moins lisses qu’elles n’y paraissent. Le spectateur ravi, découvre après chacun des épisodes que tout ce qu’il tenait pour acquis se trouvera remis en question la fois suivante. Nicole Kidman et Hugh Grant se renvoient la balle avec dextérité et jubilation pour entretenir le trouble sur les sentiments qui unissent leurs personnages. Hugh Grant notamment dont la silhouette alourdie et les traits épaissis lui donnent l’occasion de se débarrasser avec brio de son costume de beau gosse endimanché qui à près de soixante ans ne peut plus lui offrir de perspectives crédibles. Il peut ainsi démontrer que sa palette de jeu est plus large que ce qu’il avait pu montrer jusqu’ici. La caméra inquisitrice de Susanne Bier plonge au plus profond des regards afin d’impliquer le spectateur dans une intrigue qui vaut surtout pour ce que chacun tente de cacher aux autres. New York est de surcroît magnifiquement filmée pour rappeler combien l’univers des puissants peut-être aussi fascinant que désincarné. On notera la présence d’un Donald Sutherland cynique à souhait qui n’est pas pour rien dans l’ambiance générale de cette mini-série de très haute tenue dont l’équilibre narratif (ni trop long ni trop court) est tout-à-fait addictif. Que demander de plus ?

Note : 9,5/10

Video :
Il s’agit d’une présentation vidéo très détaillée, même si elle n’a pas les vues impressionnantes sur le cadre océanique de Big Little Lies. Les détails fins sont généralement excellents dans l’ensemble, bien qu’il existe plusieurs bizarreries stylistiques qui offrent des perspectives biaisées et même des éléments flous dans le cadre.
La palette a tendance à être automnale ou hivernale, avec des bleus et des blancs froids entrecoupés d’un certain nombre d’ambres et d’auburns plus chauds (notamment les boucles lustrées de Kidman).
Il existe quelques différences de clarté, qui ne semblent pas toutes liées à des choix stylistiques, mais dans l’ensemble, il s’agit d’un transfert d’apparence nette et attrayante qui n’offre pas de problèmes de compression majeurs.

Audio :

The Undoing propose une piste bien rendue qui ouvre régulièrement la scène sonore dans les deux environnements urbains extérieurs, mais aussi certaines des séquences impliquant des foules, comme dans une scène de fête précoce pour les parents Reardon, ou, plus tard, le groupe de la presse entourant les Frasers après l’arrestation de Jonathan, ainsi que certains des clameurs de fond dans la salle d’audience elle-même. Il y a quelques choix de sources avec lesquels certains peuvent ergoter (était-il vraiment nécessaire de souligner les promenades de Grace à travers Manhattan avec Vivaldi, comme pour suggérer pas tout à fait de manière subliminale que c’est de la musique pour les riches?), Mais la partition sonne bien pleine corsé et spacieux. Le dialogue est rendu proprement et clairement tout au long de la présentation. Des sous-titres facultatifs dans une variété de langues sont disponibles.

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Bonus :

  • The Undoing Revelations (23:26)
    Collection d’entretiens avec les acteurs et les cinéastes alors qu’ils discutent des différents personnages de la série et de leurs moments majeurs, ainsi que de la grande scène finale de la série. Comprend des images des coulisses et des entretiens Zoom avec la réalisatrice / productrice exécutive Susanne Bier et les stars Hugh Grant («Jonathan Fraser»), Noah Jupe («Henry Fraser»), Nicole Kidman («Grace Fraser»), Donald Sutherland («Franklin Reinhardt»), Matilda De Angelis («Elena Alves»), Lily Rabe («Sylvia Steineitz»), Edgar Ramírez («Détective Joe Mendoza»), Noma Dumezweni («Haley Fitzgerald») et Ismael Cruz Cordova (« Fernando Alves »). Il n’y a pas d’option Play All.
    • La famille Fraser (2:02)
    • Elena Alves (1:52)
    • Jonathan Fraser (2:41)
    • Sylvia Steinetz (1h29)
    • Détective Joe Mendoza (2h00)
    • Grace Reinhart Fraser (2:06)
    • Haley Fitzgerald (1:53)
    • Fernando Alves (2:01)
    • Franklin Reinhart (2:28)
    • Henry Fraser (2:19)
    • La scène du pont (2:35)
  • Nicole Kidman et Hugh Grant présentent The Undoing (4:04)
    Les stars Nicole Kidman et Hugh Grant s’assoient ensemble pour avoir une conversation vraiment amusante sur les prémisses du film, ce qui les a attirés vers le projet et travailler avec l’écrivain David E. Kelly, réalisatrice Susanne Bier, et les uns avec les autres.
  • Création de l’annulation (3:11)
    Les acteurs et les cinéastes discutent des prémisses de la série et des personnages, du décor new-yorkais et de la façon dont ce monde a été magnifiquement donné vie par l’écrivain David E. Kelley et la réalisatrice Susanne Bier. Comprend des interviews Zoom avec la réalisatrice / productrice exécutive Susanne Bier, les producteurs exécutifs Celia Costas, Stephen Garrett, Per Saari & Bruna Papandrea, et les stars Hugh Grant, Nicole Kidman, Noma Dumezweni, Matilda De Angelis, Ismael Cruz Cordova & Noah Jupe, Lily Rabe, Donald Sutherland et Edgar Ramírez.

Dernières pensées:

The Undoing est un thriller dramatique magnifiquement filmé et merveilleusement écrit sur une famille apparemment parfaite qui est soudainement déchirée. Les six épisodes racontent une histoire complète et constituent la frénésie du week-end parfaite.

Sky Rojo sur Netflix : c’est quoi cette série survoltée des créateurs de La Casa de Papel ?

Disponible dès ce 19 mars sur Netflix, « Sky Rojo » est la nouvelle fiction d’Álex Pina et de Esther Martínez Lobato, le duo derrière le phénomène espagnol « La Casa de Papel ».

L’histoire de Coral, Wendy et Gina qui tentent de fuir Moisés et Christian, hommes de main de Romeo, proxénète et propriétaire du club Las Novias. Ensemble, elles se lancent dans une redoutable course contre la montre au cours de laquelle elles devront affronter toutes sortes de dangers. Leur seul objectif : rester en vie cinq minutes de plus… 

Planté au beau milieu du désert espagnol, le Las Novias Club est une boîte de strip-tease réputée, propriété du tyrannique Romeo (Asier Etxeandia). Sa trentaine d’employées se plie tous les soirs aux exigences des clients violents et peu respectueux. Ce décor, c’est le point de départ choisi par le tandem Álex Pina et Esther Martínez Lobato pour leur nouvelle série, Sky Rojo – un titre qui fait référence aux canapés en skaï rouge de l’établissement. Lorsque l’une des jeunes femmes est attaquée par le patron, les évènements prennent une autre tournure. Deux de ses amies lui viennent en aide avant de prendre la fuite. Le trio monte en voiture et l’histoire peut commencer. Plongée dans le monde de la prostitution Brutale, parfois drôle et souvent immorale, la fiction de 8 épisodes est un vrai tourbillon dans lequel les trois héroïnes, qui semblent tout droit sorties d’un film de Pedro Almodóvar, luttent au péril de leur vie. Pour cette série, les créateurs font un saut dans l’inconnu en proposant quelque chose qu’ils n’avaient jamais fait auparavant. « Nous voulions utiliser des éléments de comédie pour explorer des sujets épineux comme la prostitution et le trafic des femmes, indique Álex Pina à AlloCiné. Je crois fermement que lorsqu’on raconte une histoire divertissante, avec des personnages amusants, mais une vraie émotion, on peut surprendre le public. » Divertissante, la série l’est sans aucun doute. Pourtant, les thèmes abordés dans Sky Rojo reflètent une dure réalité, celle des travailleuses du sexe. Comme l’explique l’un des personnages, l’Espagne est l’un des plus gros consommateurs de prostitution en Europe – dans le pays, la prostitution n’est pas illégale si elle est pratiquée dans les maisons closes. Pour écrire les destins de leurs trois personnages principaux, le duo de scénaristes s’est inspiré d’histoires vraies. « Certaines d’entre elles étaient si difficiles que l’on ne pouvait pas les raconter », précise Álex Pina.

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Black Panther sur Disney+ : où en est la suite ?

rois ans après sa sortie dans les salles mondiales, « Black Panther » est arrivé sur la version française de Disney+, en accord avec notre chronologie des médias. L’occasion de faire le point sur la suite, prévue pour 2022.

The Walt Disney Company France

Le 16 février 2018, Black Panther sortait ses griffes dans les salles américaines et foudroyait le box-office avec 202 millions de dollars de recettes en un week-end, et la septième position parmi les plus gros démarrages de tous les temps outre-Atlantique. Avec trois Oscars (dont celui de la Meilleure Musique Originale) et 1,347 milliard de billets verts récoltés dans le monde (ainsi que 3 688 070 entrées en France), le film de Ryan Coogler a acquis le statut de phénomène dont l’impact s’étend au niveau de la société, et notamment la communauté noire. Très vite évoquée, une suite a rapidement été officialisée et elle reste d’actualité malgré le décès de son acteur principal, Chadwick Boseman, en août dernier.

En passant pécho sur Netflix : c’est quoi ce film adapté de la web-série du même nom ?

Les abonnés Netflix peuvent découvrir dès aujourd’hui sur la plateforme En passant pécho (les carottes sont cuites) . C’est quoi ce film bien barré ?

Hedi et Cokeman sont les deux pires dealers de Paris. Arnaqueurs à la petite semaine, ils survivent en faisant passer des carambars pour des barrettes de shit. C’est la Hess !!! Fatigués de ce train de vie, leur quotidien va considérablement s’éclaircir lors du mariage de Zlatana, la petite sœur d’Hedi, avec un grand baron de la drogue : Arsène Van Gluten. Ce dernier, sous la pression de sa nouvelle femme, leur fournira plusieurs kilos de Mojo Mango, du cannabis de toute première main. Hedi et Cokeman ont enfin l’opportunité d’ouvrir leur propre réseau. Persuadés que cela signifie pour eux la fin de la galère, ils ignorent encore que ce n’est que le début des problèmes…

En Passant Pécho “Les Carottes Sont Cuites”

En novembre 2019, Netflix annonce la mise en production d’En passant pécho – les carottes sont cuites, suite en long-métrage des folles aventures d’Hedi et Cokeman. Ces deux personnages hauts en couleur étaient à l’affiche de la web-série du même nom sortie en 2013 sur Youtube. Au total, les 7 épisodes d’une douzaine de minutes chacun ont été visionnés 32 millions de fois (à ce jour). Pas étonnant donc si Netflix a misé sur ce duo de losers pour sa nouvelle production française.Julien Royal, co-réalisateur de la série (Ken & Ryu), est de retour derrière la caméra. Il a pu compter sur l’aide de Nassim Lyes à l’écriture. Ce dernier retrouve à l’écran son compère Hedi Bouchenafa – qu’il avait d’ailleurs recroisé dans la saison 1 de Marseille – pour de nouveaux gags. Et à cette occasion, l’interprète de Cokeman a ressorti le manteau de fourrure et son indémodable slip blanc moulant.

En passant pécho – les carottes sont cuites reprend la même formule que la web-série tout en étant plus ambitieux. Nos deux comparses quittent leur barre d’immeuble pour vivre une vie de manoir – enfin presque – et voient encore plus grand. Mais qu’on vous rassure, le ton est toujours aussi absurde et déluré, les répliques fusent (à base de « hess », de « schlass », de « golgoth » et de « rodave ») et les gags s’enchaînent pendant 1h30.La web-série faisait appel à des guests, le long-métrage aussi : on retrouve au casting Fred Testot, Vincent Desagnat, Jonathan Lambert mais aussi les humoristes Benjamin Tranie, Bun-Hay Mean et Hakim Jemili. Côté BO, Netflix a bien fait les choses en faisant appel à plusieurs artistes. Deux titres ont d’ores et déjà été dévoilés sur les réseaux sociaux : Ashe et Stavo – Balafre et LaCrim ft DJ Kore – Mango.

La Mission sur Netflix : c’est quoi ce western avec Tom Hanks ?

Le western « La Mission », nouvelle réalisation de Paul Greengrass avec Tom Hanks en tête d’affiche, débarque dès le 10 février sur la plateforme Netflix !

inq ans après la fin de la Guerre de Sécession, le capitaine Jefferson Kyle Kidd, sillonne le pays de ville en ville en qualité de rapporteur public. En traversant les plaines du Texas, il croise le chemin de Johanna, une enfant de 10 ans capturée 6 ans plus tôt par la tribu des Kiowa et élevée comme l’une des leurs..

La Mission

Crise du Covid-19 oblige, un nouveau film destiné au cinéma débarque finalement sur Netflix. Le long métrage en question n’est pas des moindres, puisqu’il s’agit de La Mission, western porté par Tom Hanks sous la direction de Paul Greengrass (marquant leur seconde collaboration après Capitaine Phillips en 2013). Adaptation du roman Des nouvelles du monde de l’auteure Paulette Jiles (disponible en poche chez Folio), La Mission est une sorte de road-movie à travers l’Ouest américain, associant un ancien militaire veuf devenu rapporteur public et une fillette de dix ans élevée parmi les indiens de la tribu Kiowa.Tom Hanks est un habitué des films se déroulant dans le passé (Forrest Gump, Il faut sauver le Soldat Ryan, Les Sentiers de la perdition pour n’en citer que quelques-uns). Pourtant, jamais l’acteur américain ne s’était essayé au western, genre pourtant incontournable qui connait ces dernières années un regain d’intérêt auprès de prestigieux cinéastes (Quentin Tarantino, Alejandro González Iñárritu, Jacques Audiard…). Aux côtés de Tom Hanks s’illustre Helena Zengel, révélation du film allemand Benni, que l’on considère déjà comme l’une des plus talentueuses jeunes actrices du cinéma mondial.Connu pour son esthétique portée sur le réalisme, héritage de son passé de documentariste, Paul Greengrass se met ici au service d’un genre codifié, pour un résultat saisissant de réalisme et d’authenticité. Par ce biais, le cinéaste britannique prouve que l’on peut se montrer respectueux des codes du western tout en livrant une oeuvre personnelle et novatrice. Que l’on soit fan de Tom Hanks, de western, de grand cinéma, ou des trois à la fois, il ne fait aucun doute que La Mission est un film à ne manquer sous aucun prétexte !

Bliss sur Prime Video : c’est quoi ce film de science-fiction avec Owen Wilson et Salma Hayek ?

Après ses deux premiers films, »Another Earth » et « I Origins », Mike Cahill invite les spectateurs à s’évader avec « Bliss », disponible dès ce 5 février sur la plateforme Amazon Prime Video.

Récemment divorcé, Greg, dont la vie va à vau-l’eau, rencontre la délicieuse Isabel, une femme vivant dans la rue, convaincue que le monde brisé et pollué autour d’eux n’est pas réel. Elle est persuadée qu’ils vivent dans une simulation laide et et rude à l’intérieur d’un autre vrai monde, beau et en paix. D’abord sceptique, Greg finit par découvrir qu’il y a peut être une part de vrai dans la théorie du complot d’Isabel.

Le concept de réalité alternative est un thème récurrent dans les films de science-fiction. Avec son troisième long métrage, le cinéaste américain Mike Cahill l’adapte à son propre univers, où les émotions sont souvent au service d’une histoire pleine de fantaisie. En français, le mot « bliss » signifie le bonheur absolu. C’est cet objectif que les deux personnages de l’intrigue recherchent désespérément. L’univers du film est divisé en deux parties : d’un côté, il y a ce monde morose, grisâtre, dans lequel Greg (Owen Wilson) est un homme divorcé, insatisfait par son travail, et Isabel (Salma Hayek), une femme vivant dans la rue. Dans l’autre réalité, la vie est plus facile, les paysages sont paradisiaques et les visages des deux héros rayonnent.Mike Cahill s’inspire de Matrix et du Magicien d’Oz pour offrir une romance futuriste. Il joue avec les différentes interprétations des spectateurs et brouille les pistes. Ainsi, chacun est libre de penser quel monde est bien réel. Dans Another Earth, son tout premier film, le réalisateur s’intéressait aux thèmes de la seconde chance, du pardon et de la rédemption. Ici, il continue de mettre l’humain au centre de son récit et s’intéresse à la fragilité de l’esprit des hommes, ainsi qu’à leur désir inexorable de trouver une échappatoire.Alors que le monde entier vit au rythme de la COVID-19 depuis plus d’un an, Bliss fait soudainement écho à l’actualité. Ceux qui souhaitent oublier, le temps de quelques heures, la réalité du quotidien devraient apprécier cette aventure menée par Owen Wilson et Salma Hayek, tous les deux très convaincants.

Tous mes amis sont morts sur Netflix : c’est quoi cette comédie noire polonaise ?

Disponible sur Netflix, Tous mes amis sont morts est une comédie noire polonaise qui nous plonge dans une soirée du Nouvel an qui vire au cauchemar.

Lors d’une fête du Nouvel An, un groupe d’amis traverse un tourbillon d’événements qui révèle des secrets, brise des cœurs, et conduit à un dénouement choquant.

Les productions polonaises Netflix ont trouvé le bon filon pour cibler un public jeune sur la plateforme avec des ingrédients qui ont déjà fait leurs preuves : des jeunes, de l’hémoglobine, du sexe et des meurtres. Après Nobody Sleeps in the Woods Tonight, film d’horreur pour ados sorti à Halloween, un nouveau long-métrage tout aussi déjanté et sanglant débarque sur la plateforme. Tous mes amis sont morts de Jan Belcl est une comédie noire qui suit une bande de jeunes lors d’une soirée du Nouvel an qui vire au drame.

Dès le début du film, on comprend que le réveillon s’est terminé de manière catastrophique. Dans la scène d’introduction, deux policiers arrivent dans une grande maison bien amochée et remplie de cadavres. Alors comment cette soirée du Nouvel an a-t-elle basculé dans l’horreur ? A cause d’un enchaînement d’accidents, de règlements de compte et de quiproquos dû à un mélange explosif de disputes, de relations compliquées, de consommation de drogues et de parties de jambes en l’air, ce Projet X revisité vire en bain de sang avec un pétage de plomb collectif.Ultra référencé et rythmé avec une bande son efficace, Tous mes amis sont morts est un film jouissif qui mélange tous les genres entre le slasher, la comédie noire et l’action détonante. Le long-métrage prend un peu de temps en posant ses bases et en introduisant sa multitude de personnages, complètement loufoques, dans une première partie assez classique. Mais dès que les morts commencent à s’enchaîner, le rythme s’intensifie jusqu’à un climax hilarant et une résolution résolument sombre et énigmatique.

Game Change sur OCS : ce téléfilm HBO qui a pris tout son sens à l’élection de Trump

Diffusé en 2012, le téléfilm HBO « Game Change » retraçait la campagne menée par le sénateur républicain John McCain et sa colistière Sarah Palin. Une fiction biographique qui a en quelque sorte anticipé avant l’heure l’élection de Donald Trump.

En 2012, le téléfilm HBO Game Change retraçait la campagne à l’élection présidentielle américaine menée par le républicain John McCain (Ed Harris) et sa colistière Sarah Palin (Julianne Moore) très vite devenue la coqueluche des médias pour son franc-parler et sa méconnaissance des codes politiques. Un profil qui n’est pas sans rappeler celui de Donald Trump, élu à la Maison-Blanche en 2016.Qu’il s’agisse de leurs idées politiques ou de leur personnalité, à peu près tout opposait John McCain et Sarah Palin, des divergences parfaitement retranscrites par leurs interprètes à l’écran. Le défi principal du téléfilm a été de trouver un équilibre dans son propos, puisqu’il fallait à la fois explorer la personnalité de Sarah Palin et son parcours de femme politique dans un système patriarcal, mais aussi sa légèreté sans pour autant tomber dans le registre parodique (Palin était alors un personnage phare de l’émission Saturday Night Lights sous les traits de Tina Fey, comme le sera ensuite Donald Trump incarné par l’autre vedette de 30 Rock, Alec Baldwin).

Écrit par Danny Strong (Le Majordome), ce téléfilm primé par plusieurs Emmy Awards a été réalisé par Jay Roach, le réalisateur des Austin Powers, également connu pour ses fictions politiques HBO (Recount et All the Way) et pour le film Scandale consacré à Roger Ailes, le fondateur de la chaîne FOX News. Conçu de toute évidence par des personnalités aux convictions démocrates, Game Change n’a pas pour autant cherché à construire son intrigue sur l’opposition des candidats à la présidence de 2008, Barack Obama et John McCain, mais au contraire à explorer les scissions au sein même du camp républicain.Vétéran du Vietnam, John McCain était un sénateur républicain à l’ancienne, conservateur pour ses idées, mais défenseur dans l’absolu de la liberté d’expression : ainsi, il n’avait pas hésité à contredire l’une de ses supportrices qui scandait des attaques racistes à l’encontre de Barack Obama lors d’un de ses meeting de campagne. Son ouverture d’esprit et son refus de céder à la bataille politique totale était un frein majeur pour espérer être élu, et c’est d’ailleurs pour cette raison que ses conseillers lui ont suggéré de choisir pour colistière Sarah Palin, gouverneur d’Alaska.Il y aurait sûrement beaucoup à dire sur la façon dont la campagne menée par Sarah Palin, bien qu’elle n’ait pas été élue vice-présidente, a d’une certaine façon annoncé celle de Donald Trump. Risées des médias pour leur méconnaissance des enjeux politiques, ces deux membres du parti républicain ont néanmoins su user de leur charisme pour devenir de vraies figures médiatiques, tandis que leur ton naturel et leurs punchlines les ont fait grimper en tête des sondages de popularité auprès des électeurs de l’Amérique profonde.

L’échec de Sarah Palin dans Game Change annonce indirectement la future victoire de Donald Trump. Car le téléfilm nous montre comment la personnalité de cette dernière a peu à peu pris le pas sur celle de John McCain, sénateur de longue date parfaitement rompu au fonctionnement du système politique américain. D’ailleurs, faut-il s’étonner que McCain soit ensuite devenu un opposant du président Trump, qui le lui a d’ailleurs bien rendu en déclarant qu’il ne méritait pas le statut de « héros de guerre ». Ces attaques symbolisent à elles seules les divisions qui demeurent au sein du parti républicain américain.Preuve qu’il existe un lien entre Game Change et l’élection de Donald Trump, un projet de série sur la campagne menée par le milliardaire a été mis en développement par la chaîne HBO ; le programme – produit notamment par Tom Hanks – devait adapter un ouvrage cosigné par Mark Halperin et John Heilemann, les auteurs de Game Change, mais ne vit finalement jamais le jour. Le projet n’est désormais plus d’actualité, mais nul doute que la fiction ne tardera pas à se pencher sur le cas du 45ème président américain, comme l’a déjà fait par exemple la mini-série Showtime The Comey Rule.

Le téléfilm HBO Game Change est disponible sur la plateforme OCS à la demande.

Froid Mortel sur Netflix : c’est quoi ce film de braquage espagnol ?

Netflix dévoile aujourd’hui le film « Froid Mortel », film de braquage espagnol emmené par l’acteur ibérique Javier Gutiérrez Álvarez (« La isla minima », « El Autor »).

Sur une route sombre et peu fréquentée, un véhicule pénitentiaire est détourné. Le conducteur doit lutter sur tous les fronts en gérant une météo glaciale, sa pire ennemie peut-être…

On connaissait l’engouement de Netflix pour les séries espagnoles (La Casa de Papel, Elite…), mais beaucoup moins celui pour les films ibériques. La plateforme dévoile pourtant aujourd’hui un tout nouveau film inédit Froid Mortel, l’histoire d’un convoi de prisonniers attaqué en pleine tempête de neige. Lorgnant comme on s’en doute sur le cinéma de John Carpenter (Assaut sur le central 13 et The Thing notamment), ce western moderne nous vient tout droit de l’imagination d’un jeune prodige catalan Lluis Quilez, dont il s’agit de la première réalisation.Si le réalisateur du film est inconnu du grand public, la tête d’affiche principale jouit en revanche d’une grande notoriété, puisqu’il s’agit de Javier Gutiérrez Álvarez ; récompensé par deux Goya du Meilleur acteur (les César espagnols) pour ses partitions dans La isla minima et El Autor, l’acteur de 50 ans est également apparu dans la superproduction hollywoodienne Assassin’s Creed. A ses côtés, plusieurs bien connus du cinéma ibérique, comme Karra Elejalde (La petite Suisse), Luis Callejo (Lettres à Franco) ou encore Andrés Gertrudix (Que Dios nos perdone).Thriller haletant autant porté sur la psychologie que l’action, le scénario de Froid Mortel regorge de rebondissements et révélations inattendues. Ambitieux dans le traitement de son récit, et par ses emprunts à plusieurs classiques du cinéma des années 80, cette nouvelle production se rangera-t-elle du côté des pépites Netflix, ou au contraire dans les bas-fonds de son catalogue de productions internationales ?

Froid Mortel

Je te promets sur TF1 : que vaut le remake français de This Is Us avec Camille Lou et Hugo Becker ?

« Je te promets », l’adaptation française très attendue de la série américaine « This Is Us », arrive enfin ce lundi 1er février à 21h05 sur TF1. Ce drame familial porté, entre autres, par Camille Lou, Hugo Becker, et Marilou Berry, nous a-t-il séduit ?

Pour incarner Florence, Paul, Maud, Michaël, et Mathis, alias les Rebecca, Jack, Kate, Kevin, et Randall français de Je te promets, TF1 et la société de production Authentic Prod ont fait appel à Camille Lou (Le Bazar de la charité), Hugo Becker (Chefs, Baron Noir), Marilou Berry (Munch), Guillaume Labbé (Plan coeur), et Narcisse Mame (Trauma). Léonie Simaga, vue récemment dans La Flamme et Meurtres à Albi, et Bass Dhem (Il a déjà tes yeux) interprètent quant à eux Agnès et Amidou, la femme et le père biologique de Mathis. Tandis que Marc Riso (Divorce Club) prête ses traits à Tanguy, le petit ami de Maud. Une jolie distribution que viennent compléter Natacha Lindinger, dans la peau d’une comédienne qui va collaborer avec Michaël, Nathalie Roussel, dans le rôle de Florence de nos jours, Lionnel Astier, ou encore Patrick Chesnais, qui hérite du rôle du médecin accoucheur de Florence, si important dans cette histoire.

Adapter pour la télévision française This Is Us, la série américaine phénomène de NBC portée par Milo Ventimiglia et Mandy Moore, était un vrai pari. Qui n’a évidemment pas manqué de faire grincer les dents des puristes et des fans de l’original à l’annonce du projet en 2018. Cependant, si This Is Us est évidemment plus identifiée que Docteur Foster ou Polseres Vermelles, qui ont donné naissance aux « remakes » Infidèle et Les Bracelets rouges, elle n’est pas non plus Grey’s Anatomy, ni Game of Thrones, et reste finalement assez méconnue du grand public, malgré une diffusion sur Canal+ (réservée aux abonnés) puis sur les chaînes du groupe M6, où elle a peiné à convaincre. À l’heure où les séries américaines n’ont plus vraiment la cote en France et où les séries hexagonales sont reines des audiences, TF1 poursuit donc dans sa logique d’adaptation de fictions étrangères de qualité à destination de son public cible (les femmes et les jeunes). Et tient entre ses mains un potentiel futur succès avec Je te promets qui s’impose, avec Les Bracelets rouges, comme l’une des transpositions les plus réussies proposées par la Une ces dernières années.Écrite par Brigitte Bémol et Julien Simonet, la première saison de Je te promets, qui condense en 12 épisodes les 18 chapitres de la saison 1 de This Is Us, reste globalement très fidèle à la série originale, dont elle respecte la trame, la trajectoire des différents personnages principaux, et un bon nombre de séquences, reproduites quasi à l’identique. Mais, après tout, This Is Us étant un petit bijou, il aurait été dommage de tout changer. Et le respect de l’intrigue faisait de toute façon sûrement partie du cahier des charges imposé par la Fox et par le créateur Dan Fogelman à Authentic Prod, qui a remporté les droits d’adaptation suite à un appel d’offres. Tout n’est heureusement pas calqué, et c’est certainement dans ses différences, et ce qu’elle apporte notamment de très français à l’histoire de cette famille, que Je te promets puise sa force. Car la productrice Aline Panel (Sam) et les scénaristes ont eu la bonne idée d’ancrer plus que jamais cette adaptation dans un contexte historique, social, et culturel bien de chez nous.

JEAN-PHILIPPE BALTEL / AUTHENTIC PROD/TF1

Racontée sur plusieurs temporalités, du début des années 1980 à la fin des années 2010, entre La Rochelle et la région parisienne, Je te promets met en scène le quotidien fait de joies et de peines de la famille Gallo, qu’on voit évoluer au fil des décennies et des marqueurs temporels forts, comme l’élection de François Mitterrand en 1981 ou la Coupe du monde 1998. Des événements qui parleront sans aucun doute à une grande partie des téléspectateurs et aident évidemment à s’identifier à Mathis, Maud, Florence, Paul, et les autres. Parce que, comme dans This Is Us, cette famille, c’est nous, c’est vous. Les métiers de certains personnages ont également été modifiés pour coller davantage à notre pays, à l’image de Michaël, qui est footballeur à l’OM (un sport très fédérateur en France), et non pas star de sitcom comme Kevin. Ou de Paul, le père, qui travaille comme ouvrier dans la construction de bateaux. Un artisanat très français, qui fait sens dans le décor de la Charente-Maritime des années 80 et 90, et qui va être impacté par la mondialisation au fil du temps. Et puis il y a les chansons qui émaillent cette première saison. Des tubes d’Alain Souchon, de Francis Cabrel, de Renaud, ou de Céline Dion – sans oublier la chanson-titre de Johnny Hallyday qui sert de générique à la série – qui accompagnent les aventures des Gallo dans des moments clés et sont autant de petits moments suspendus. Qui devraient remémorer de nombreux souvenirs aux uns et aux autres au fil des épisodes.

Des épisodes qui, en début de saison, mettent un peu de temps à trouver leur rythme de croisière, là où This Is Us nous faisait tomber instantanément amoureux de la famille Pearson. Peut-être parce qu’un petit temps d’adaptation est nécessaire au téléspectateur familier de l’original. Mais au-delà de ça, le premier épisode est clairement le moins réussi des 12, souffrant notamment d’un « twist » qui fonctionne bizarrement moins bien (alors qu’il est le même) et de prestations encore hésitantes. On pense notamment à Hugo Becker, qui semble avoir du mal à « trouver » Paul, et qui met quelques épisodes avant de laisser exploser toute la puissance de son interprétation. Mais il faut s’accrocher, car, de manière générale, Je te promets décolle véritablement après deux ou trois épisodes. Et finit par nous toucher en plein coeur et à nous rendre accro. Et si tous les comédiens s’en sortent très bien, on retient surtout les prestations de Marilou Berry et de Marc Riso, qui apportent beaucoup d’humour à l’ensemble et font de Maud et de Tanguy les personnages les plus attachants de la série (ce qui n’est pas forcément le cas de Kate et de Toby dans This Is Us).

Si elle est peut-être un peu moins émouvante, cette adaptation très bien écrite, qui repose sur des dialogues ciselés, est donc bien plus drôle, et c’est là encore un très bon point. Qui finit de faire de Je te promets une belle surprise, qui devrait sans peine convaincre les téléspectateurs de TF1 friands de fictions familiales et de drames touchants. Et pourrait même séduire ceux qui dévorent, depuis cinq saisons déjà, la version américaine.

L’intégralité de la première saison de Je te promets est déjà disponible en avant-première sur Salto.