Les séries à ne pas rater en août

Les séries à ne pas rater en août

En quête de nouvelles séries à se mettre sous la dent en ce mois d’août ?

Nouvelles séries

 Ted Lasso – 14 août

Après El Presidente en juin dernier sur Amazon Prime Video, une autre série sur le football va voir le jour sur Apple TV+. Ted Lasso, un entraineur de football américain, débarque à Londres pour coacher une équipe de football… pas américain. Face à une équipe et une ville dubitatives, arrivera-t-il à leur faire adopter la méthode Ted Lasso ? Incarné Jason Sudekis, l’acteur est aussi co-créateur de la série avec Bill Lawrence, créateur de Scrubs ou encore Cougar Town.

 Lovecraft Country – 17 août

C’est l’une des séries les plus attendues de l’été. Produite notamment par Jordan Peele et J.J. Abrams, Lovecraft Country se déroule dans l’Amérique raciste des années 1950 et raconte l’histoire d’Atticus Black, un jeune homme de 25 ans, qui embarque avec son amie Letitia et son oncle George dans un road trip à la recherche de son père disparu. Sur la route, ils rencontrent des monstres fantastiques, ainsi que des monstres bien réels…

Nouvelles saisons

 The Rain saison 3 – 6 août

Après la pluie, le beau temps ? Dernier tour de piste pour The Rain : la série post-apocalyptique danoise connaitra sa conclusion avec sa saison 3 le 6 août prochain.

 Ramy saison 2 – 6 août

Diffusée sur la plateforme Hulu en mai dernier, la saison 2 de Ramy arrive enfin en France sur STARZPLAY. L’histoire de ce fils d’immigré égyptien dans le quartier du New Jersey a valu à l’acteur Ramy Youssef un Golden Globe pour sa performance en 2020.

 3% saison 4 – 14 août

La série Netflix brésilienne 3% touche à sa fin pour une quatrième et dernière saison le 14 août. Dans cette histoire dystopique où la société est divisée entre les riches et les pauvres, seuls 3% des personnes les plus démunies peuvent prétendre rejoindre la haute société.

 Miracle Workers saison 2 – 18 août

Miracle Workers revient pour une saison 2 sur Warner TV le 18 août. La série anthologique délaisse cette fois Dieu et ses anges pour nous placer en plein Moyen-Âge alors que le Daniel Radcliffe incarne cette fois le prince Chauncley, digne héritier du royaume et fils d’un tyran sanguinaire.

 Das Boot saison 2 – 20 août

Das Boot revient pour une saison 2 sur STARZPLAY le 20 août. La série revient pour une nouvelle saison entrelacant trois storylines pour continuer d’explorer les tourments de l’âme humaine pendant la seconde guerre mondiale.

 Lucifer saison 5 partie 1 – 21 août

C’est l’évènement de ce mois d’août, le retour de Lucifer pour une première salve d’épisodes de la saison 5 le 21 août.

Qu’est-ce qui vous tente le plus ce mois-ci ?

 

CRITIQUE A CHAUD :The Umbrella Academy Saison 2/ Essai transformé pour une saison bien meilleure !

PAS DE SPOILERS ICI ! C’est ma critique sans spoiler de cette incroyable série de super-héros. Le même jour d’octobre 1989, quarante-trois enfants naissent inexplicablement de femmes inconnues, n’ayant montré aucun signe de grossesse la veille. Sept sont adoptés par Sir Reginald Hargreeves, un industriel milliardaire, qui crée The Umbrella Academy et prépare ses « enfants » à sauver le monde. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu. À l’adolescence, la famille s’est brisée et l’équipe s’est dissoute. Aujourd’hui, les six membres survivants, âgés d’une trentaine d’années, se réunissent à la nouvelle du décès de Hargreeves. Luther, Diego, Allison, Klaus, Vanya et Numéro Cinq travaillent ensemble pour résoudre le mystère entourant la mort de leur père. Mais la famille séparée commence une fois de plus à se séparer en raison de leurs personnalités et de leurs capacités divergentes, sans parler de la menace imminente d’une apocalypse mondiale.
N’oubliez pas d’appuyer sur la sonnette d’alarme pour savoir quand je publie mes critiques, mes listes, la couverture de Netflix et bien plus encore.

The Walking Dead pourrait dépasser l’histoire des comics

L’auteur des comics The Walking Dead Robert Kirkman rassure les fans sur la longévité de l’adaptation télévisée : si la série vient à dépasser le matériau d’origine, de nombreuses histoires seront encore possibles à raconter en se basant sur la fin de la BD. Actuellement, nous attendons toujours la diffusion du dernier épisode de la saison 10, repoussé à une date ultérieure.

How To Sell Drugs Online (Netflix) : la saison 2 est-elle à la hauteur ?

Succès surprise de l’année dernière, la série allemande How To Sell Drugs Online (Fast) revient ce 21 juillet sur Netflix pour une deuxième saison. La magie a-t-elle une nouvelle fois opéré ? Attention, quelques spoilers.

Attention, spoilers. Les paragraphes suivants révèlent des spoilers sur la saison 2 de How To Sell Drugs Online (Fast). Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.

Inspirée d’une incroyable histoire vraie qui a eu lieu a Leipzig en 2015, How To Sell Drugs Online (Fast) est une série allemande pop et décalée qui a fait son petit effet en 2019 sur Netflix. Cette fiction narre l’hallucinante aventure de Moritz (Maximilian Mundt) un lycéen devenu patron de My Drugs, un site de revente de drogues en ligne avec l’aide de ses amis. Son petit business, rapidement devenu lucratif, lui vaut de nombreux problèmes, entre la concurrence d’autres dealers, des partenaires exigeants, la police à ses trousses et des proches compliqués à gérer. La première saison laissait entendre que ce n’était que le début de l’histoire et le trailer de la deuxième saison annonçait des nouveaux épisodes explosifs.

L’euphorie continue en saison 2

La seconde a bien été enclenchée pour ces nouveaux épisodes de How To Sell Drugs Online (Fast) puisque l’étau se resserre autour de Moritz, Lenny (Danilo Kamperidis) et Dan (Damian Hardung). Débarrassés du dealer Buba, les trois adolescents tentent tant bien que mal de mener leur barque mais la « famille » de Buba s’en prend à eux et les incite à continuer le business et à vendre encore plus. Leur partenaire néerlandais Good Times leur met toujours autant la pression également et cela a pour effet de créer des tensions au sein du groupe. Et c’est sur ce terrain que la série allemande pêche un peu. Certains retournements de situation sont parfois maladroitement amenés et perdent un peu le spectateur dans son envie de suivre cet anti-héros aux traits un peu forcés. N’est pas Walter White qui veut.

 

Mais dans l’ensemble, la saison 2 de How To Sell Drugs Online (Fast) continue sur la belle lancée de la saison inaugurale en offrant un divertissement agréable et binge-watchable rapidement. La série allemande reste terriblement efficace en usant des ingrédients qui ont fait le succès de la première saison : des gags potaches mais bien sentis, une narration meta justement dosée (entre Netflix et Mark Zuckerberg), une ambiance pop rafraîchissante et une bande son rythmée. La force de How To Sell Drugs Online réside plus dans sa capacité à capter l’essence d’une génération ambitieuse et moderne que dans son storytelling du business de la drogue. Finalement, cette intrigue sert de fil rouge parfois malléable à un portrait plus vaste d’une jeunesse délurée, un peu groggy et paumée.

Même si on est ravis de retrouver Moritz, Dan et Lenny, on ne peut que se réjouir de voir les personnages féminins être plus présents et s’affirmer d’autant plus, tels que Lisa (Lena Klenke), Kira (Lena Urzendowsky) et les business women de Good Times, qui viennent perturber à raison nos trois protagonistes. Leur ascension fulgurante et leur pactole empoché leur attirent beaucoup de problèmes et la fin de la saison 2, laissant Moritz, Dan et Lenny sur le carreau après quelques mauvaises magouilles, annonce inévitablement une saison 3, alors que Moritz, toujours interviewé par des journalistes, retourne avec la police. Comment va se terminer cette histoire hallucinante ? On croise les doigts pour connaître la réponse dans une saison 3 de How To Sell Drugs Online (Fast), qu’on espère tout de même être la dernière pour une conclusion en beauté comme sa consoeur Dark.

Normal People (STARZPLAY) : portrait d’une génération

La relation compliquée entre Marianne et Connell depuis leurs années d’école dans une petite ville de l’ouest de l’Irlande jusqu’à leurs études universitaires au Trinity College. D’après le roman du même titre de Sally Rooney.

  • Format : 12×30
  • Durée totale de visionnage : 7 heures 42 minutes

La critique

Après une diffusion quasi simultanée sur la BBC Three au Royaume-Uni et sur la plateforme Hulu aux États-Unis, Normal People a connu un succès instantané. Mais pourquoi cette adaptation du roman de Sally Rooney a-t-elle séduite à ce point le public et les critiques ? Qu’est-ce que Normal People apporte dans le milieu très peuplé des drames romantiques sur le petit écran ?

L’histoire ici est somme toute banale et c’est bien là son aspiration première : raconter les va-et-vient sentimentaux d’un couple du lycée jusqu’à leur passage à l’âge adulte. Normal People se focalise sur ces deux personnages que tout peut opposer mais dont l’attachement va vite se révéler être une évidence. Connell semble de prime abord incarner le stéréotype du jock à l’irlandaise : un étudiant populaire notamment grâce à sa pratique sportive, entouré d’une véritable cour composée d’amis plus ou moins recommandables. Emprisonné dans ce groupe social pour le moins toxique, il aspire à d’autres horizons et se révèle au spectateur au fur et à mesure de son rapprochement avec Marianne, la paria de l’école. Rejetée pour son caractère de peste et sa posture antisociale, elle entretient un lien forcé avec Connell dont la mère est femme de ménage à son domicile.

La série s’intéresse particulièrement aux conflits intérieurs des deux personnages qui vont émerger dans leur intimité. L’image qu’ils ont d’eux-mêmes dans cette période si compliquée va se confronter au regard de l’autre. Ces questionnements sont explicités par des dialogues sobres, qui jouent la carte de l’authenticité et non du lyrisme avec des personnages parlant comme… des gens normaux. Cela n’entache en rien la profondeur du propos, car Normal People aborde des sujets tout aussi actuels comme le consentement et la santé mentale chez les jeunes.

À l’instar d’Euphoria, elle est aussi très graphique dans sa représentation des rapports intimes, mais sans voyeurisme. Dans ces scènes ainsi que dans tout le reste de la série, on remarque un refus de stylisation à outrance au profit d’une esthétique léchée favorisant la douceur de sa lumière naturelle. Cela n’empêche pas la mise en scène d’être travaillée, supportée notamment par un montage parfois remarquable, vu comme un véritable support de narration.

Le récit de ces deux amants est un parfait sujet d’étude pour une histoire sérialisée, puisque dans une période comme celle-ci, les personnages traversent une véritable crise identitaire, une période d’exploration. Avec ses nombreuses ellipses, Normal People nous montre leurs changements de personnalité, d’ambition et à quel point leur attachement perdure malgré ces transformations. Le duo d’acteurs Daisy Edgar-Jones et Paul Mescal fonctionne à merveille, développant tous les deux une partition tout en nuance basée sur les regards et les non-dits.

On regrette cependant une seconde moitié de saison un peu moins convaincante que la première, dont les 6 premiers scripts ont été écrits par l’autrice du roman elle-même, Sally Rooney. Malgré quelques moments importants, certains passages de mi-saison manquent d’intensité et d’élan dans le récit. Cette série est est au fond le portrait d’une génération dont les questionnements sont universels. C’est en ça que Normal People ne fait pas dans le jeunisme en voulant cocher des cases, mais bien en prenant le parti de l’authenticité. Un petit bijou.

SOMBRE DÉSIR, la nouvelle série sulfureuse de Netflix

Après « Control Z », Netflix a mis en ligne ce mercredi 15 juillet « Sombre désir », une nouvelle série originale mexicaine en 18 épisodes. Un thriller érotique dans la lignée de « 365 Dni » centré sur l’obsession d’un jeune homme pour une femme mariée.

De quoi ça parle ?

Alma, une femme mariée, cède à la tentation dans les bras d’un jeune inconnu à l’occasion d’un week-end d’escapade avec une amie. Mais l’histoire vire rapidement au drame et l’amène à remettre en question ce qu’elle sait de ses proches.

Un thriller caliente taillé pour les fans de 365 Dni

Quelques semaines après le film polonais 365 Dni, qui a beaucoup fait parler et est rapidement devenu un phénomène sur la plateforme, Netflix poursuit dans le genre érotique avec une nouvelle série originale venue tout droit du Mexique : Sombre désir (Oscuro deseo en VO), créée par Leticia Lopez-Margalli. Moins explicite et moins tendancieux que le long métrage porté par Michele Morrone et Anna Maria Sieklucka, ce thriller constitué de 18 épisodes d’une trentaine de minutes chacun délaisse les notions de kidnapping et de syndrome de Stockholm pour nous emmener sur un terrain plus habituel : celui de l’amour obsessionnel.

Les scènes caliente en plus, les amateurs de téléfilms Lifetime (souvent diffusés en France l’après-midi sur TF1), où une jeune femme devient la proie d’un harceleur, seront donc certainement conquis par le destin trouble d’Alma, une avocate et professeure d’université de renom qui, pour faire oublier son divorce à sa meilleure amie et laisser derrière elle ses soupçons d’adultère à l’égard de son propre mari, se lance dans un week-end de débauche qui la mènera à passer la nuit avec Dario, un éphèbe de 25 ans ayant immédiatement flashé sur elle. Mais ce qui n’aurait dû être qu’une aventure sans lendemain, qu’un moment torride éphémère, va rapidement prendre une tournure inattendue lorsqu’Alma, de retour chez elle, auprès de son mari et de sa fille, va avoir la mauvaise surprise de voir Dario débarquer dans sa vie. Bien décidé à ne pas la perdre et à poursuivre leur histoire. Le début d’une passion amoureuse, puis d’une obsession qui va vite se révéler dangereuse pour Alma et pour ses proches. Jusqu’où Dario est-il prêt à aller pour être avec l’objet de son obsession ? Une question qui va émailler Sombre désir tout au long de cette première saison et à laquelle va se mêler une histoire de meurtres et les secrets des uns et des autres, qui ne vont pas tarder à refaire surface.

Laissant quelque peu la psychologie et la profondeur au placard, cette nouvelle série Netflix cherche avant tout à divertir et à émoustiller, grâce à ses codes du thriller respectés à la lettre et à ses corps dénudés (mais pas trop). En misant visiblement quasiment tout sur la plastique de ses deux acteurs principaux, la comédienne et chanteuse Maite Perroni, star de nombreuses telenovelas au Mexique, et Alejandro Speitzer, vu dans El Club et La Reine du Sud. Bref, avec Sombre désir, les abonnés de Netflix ayant adoré Cinquante nuances de Grey, 365 Dni, You, ou Toy Boy devraient trouver de quoi réchauffer leurs soirées d’été.

Vidéo :

The Twilight Zone (myCANAL) : incursion dans l’étrange

La saison 2 est-elle une renaissance pour la série produite par Jordan Peele ?

Le pitch

Les producteurs exécutifs Jordan Peele et Simon Kinberg revisitent la série culte La Quatrième Dimension et renouent avec la tradition de la narration sociale. À travers l’introspection et l’auto-analyse, la seconde saison nous emmène dans une dimension riche de possibilités infinies.

  • Format : 10×42
  • Durée totale de visionnage : 6 heures et 40 minutes

La critique

Pour rappel, The Twilight Zone est une collection d’histoires courtes clairement penchées vers l’étrange, le fantastique et le paranormal, reprenant ainsi le concept de la série de 1959 qui a tant influencé le genre encore maintenant.

Si la saison 1 avait peiné à convaincre malgré quelques moments de grâce, la saison 2 arrive-t-elle à remonter la pente ? Après le visionnage des 10 épisodes, il est compliqué d’en émettre une critique globale, car ce qui fait la force de la série (sa variété) peut aussi être sa faiblesse (son inégalité). Tout comme Black Mirror, certaines histoires sortent clairement du lot, soit par leur originalité, soit par leur relecture maline d’un concept de genre pourtant éculé.

Devant ce type de récit, le spectateur est invité à deviner le “truc” dès les premières minutes et s’efforcera de percer à jour le mystère qu’on lui propose tel un puzzle. Mais ce puzzle manque ici parfois de pas mal de pièces, tant les intrigues sont parfois cousues de fil blanc. Le twist a alors l’effet d’un coup d’épée dans l’eau une fois devant les dernières minutes de certains épisodes. Mais tout n’est évidemment pas à jeter alors voici ceux qu’on vous conseille de regarder avant de vous lancer dans le reste :

  • The Who of You (2×03) : un high concept habilement mené dans un récit qui tourne à 100 à l’heure.
  • Among the Untrodden (2×05): un épisode qui reprend habilement les codes de la fiction fantastique adolescente pour proposer une histoire finalement convaincante.
  • Try, Try, Try (2×09) : malgré des dialogues parfois ampoulés, les implications de l’intrigue sont conceptuellement intéressantes. À voir.
  • You Might Also Like (2×10) : un épisode clivant, mais qui a mis tout le monde d’accord sur son ambiance si particulière en hommage à la série de 1959

Si on préfère cette saison de The Twilight Zone à la première, la série est encore trop inégale pour nous convaincre, la faute à des twists parfois flagrants et des concepts traités sans vraiment de subtilité. Mais l’avantage de ce format dit anthologique, c’est qu’on reste pour ces quelques épisodes, ceux qui nous ont fait réfléchir plus que les autres par ces incursions dans l’étrange possibles uniquement… dans la Quatrième Dimension. (On le fait bien non ?)

Ju-On: origins saison 1 sur netflix, mais arrêtez d’entrer dans des maisons inconnues!!!

Le film Ju-on ,ou the grudge comme il fut renommé après sa traversée de l’océan Pacifique, reste l’un des souvenirs de visionnage le plus terrifiant de toute ma vie. Je me souviens être resté tétanisé pendant le générique de fin, complètement paralysé par cette histoire de fantôme vengeur sans pitié. Lorsque la dernière image du générique fut passé l’écran de mon ordinateur devint noir, je me retrouvais donc seul dans ma chambre, dans le noir complet, avec des images toutes plus glauques les unes des autres imprimées sur ma rétine. Des années après ce film reste une référence du film d’horreur, avec son ambiance mélancolique imprégnée de solitude et de tristesse. Je n’ai pas vu les suites, qui n’ont pas la réputation d’être à la hauteur du premier opus mais l’annonce d’une série en partie produite par netflix a su titiller ma curiosité.

C’est donc parti pour une petite séance de frisson, petite car la série contenant six épisodes de trentes minutes, générique compris, on peut rapidement la binge watcher. Par contre il n’y a pas de doublage en français alors qu’un doublage allemand est possible, parfois il ne faut pas chercher à comprendre. Certains sous-titres sont complètement à côté de la plaque dans leurs traductions mais rien de bien méchant.

QUI? QUAND? COMMENT ?

Le vrai problème de la série vient des choix scénaristiques faits par les producteurs. La narration est décousue, non seulement l’on va nous raconter plusieurs histoires avec différents personnages mais en plus celles-ci ne se passent pas en même temps. Certains récits s’étalent sur plusieurs années alors que d’autres à tiennent en quelques jours ou mois. Autant ce choix peut s’expliquer dans le cadre d’une intrigue plus complexe aux ramifications multiples mais là il s’agit d’une histoire d’épouvante, pourquoi compliquer un sujet qui se doit d’être simple pour captiver le spectateur? Arrivé au sixième épisode j’étais incapable de’savoir si l’on était en 1988, 1995 ou à une autre époque. La série n’est parvenue à me faire peur qu’à de rares occasions mais elle sera parvenue à m’embrouiller complètement dans sa narration.

Les différentes trames narratives se suivent sans réelle passion. La série instaure une certaine atmosphère mystérieuse et glauque avec quelques fulgurances gores il faut lui reconnaître cela. Mais elle échoue complètement à nous faire ressentir quoique soit pour ses différents personnages, sans même parler de suspens. Si la série s’était concentrée sur deux ou trois personnages elles auraient pu brosser des portraits convaincants mais là non seulement ces personnages n’ont pas le temps d’exister mais ils paraissent également assez antipathiques pour la plupart.

Prenons par exemple le personnage de Yasuo Odajima, l’enquêteur du paranormal, qui passe les premiers épisodes à déambuler en posant les mêmes questions avant de se souvenir subitement du drame familial qui le relie à la maison la plus flippante de la banlieue tokyoïte en fin de saison. Le jeu impassible de son interprète, Yoshiyoshi Arakawa, n’aide pas à donner consistance à ce personnage qui est pourtant l’un des principaux de cette première saison. Les autres personnages sont à l’avenant, la lycéenne traumatisée et traumatisante est complètement incohérente dans ces décisions et la jeune actrice débutante, Haruka Honjo, est sous-développée.

-Ca va faire peur? -Bof, par contre on va bien se faire chier

UNE MACABRE DÉCOUVERTE…

Il va falloir m’expliquer également cette obsession pour les faits divers sordides qui parcourt la saison, si c’était pour servir de marqueur temporel il y avait d’autres moyens d’ancrer la série dans les différentes époques parcourus. Si la volonté des producteurs était de relier la série aux films à travers ces faits divers, qui jouent un rôle dans le premier film, c’est que l’héritage de celui-ci est bien pauvre ou incompris. La série dresse un portrait bien sombre et misérable de la société japonaise où les conflits familiaux se règlent dans le sang mais cela paraît artificiel et creux à tel point que je n’ai pas pu m’empêcher de lever les yeux au ciel lorsqu’un énième fait diver sanglant n’ayant même pas de rapport lointain avec le thème de la série est évoqué dans les derniers épisodes.

Toi après avoir regardé le journal télévisé japonais

De l’esprit du film il ne reste plus grand-chose dans cette série qui passe complètement à côté de son sujet, à savoir l’épouvante. À part quelques images fugaces qui rappelleront l’ambiance du premier long-métrage. La saga Ju-On mérite mieux que ces origines brouillonnes et creuses.

Synopsis: Un chasseur de phénomènes paranormaux cherche désespérément une maison maudite où une mère et son enfant ont été les victimes d’un drame il y a bien longtemps.

Depuis 2020 / Epouvante-horreur
Titre original : Ju-On: Origins
Nationalité Japon

Chaîne d’origine Netflix

Bande-annonces : https://youtu.be/MJqHpN9b0U4

Dark sur Netflix : Comment ça se termine ? Que comprendre de la scène finale ?

Après 3 saisons, Dark se termine sur Netflix avec un final en apothéose. Mais que comprendre du dernier épisode et de la scène finale ? Attention, spoilers.

Attention, spoilers. Les paragraphes suivants contiennent des spoilers sur Dark et son dénouement. Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.

Entre passé, présent et futur, les voyages dans le temps dans Dark auront donné pas mal de maux de crâne aux fans. Surtout que la fin de la saison 2 de la série allemande avait introduit une difficulté de compréhension supplémentaire : un monde parallèle avec une autre Martha qui apparaît à Jonas pour qu’il puisse réparer les failles temporelles et que tout rentre dans l’ordre. Sauf qu’au fur et à mesure de sa quête, on fait croire à Jonas que les deux mondes parallèles sont en conflit, l’un étant régi par Adam, une version plus vieille de Jonas, et l’autre par Eva, une version plus vieille de Martha.

Adam veut tout détruire et rompre le noeud, la faille créée entre les deux mondes, tandis qu’Eva veut faire perdurer les mondes parallèles et les cycles en faisant reproduire toutes les actions du passé, du présent et du futur et donc en maintenant le noeud qui lie les deux mondes parallèles. Comme le mantra Sic Mundus Creatus Est (« Ainsi fut créé le monde », en latin), la saison 3 de Dark s’oriente vers une métaphore de la création de l’humanité avec Adam et Eve, comme géniteurs de l’arbre généalogique assez conséquent des habitants de Winden, tous reliés les uns aux autres. Selon Adam et Eva, le noeud ou la faille qui a entremêlé les deux mondes parallèles est l’amour entre le Jonas du premier monde et la Martha du deuxième monde, introduite à la fin de la saison 2. De leur union est né un fils, décliné en trois versions, un petit garçon, un jeune homme et un vieillard, qui aide Eva à accomplir son dessein.

Une merveilleuse histoire du temps

Sauf que la réalité est toute autre. Ce n’est pas deux mais trois mondes qui existent : un original et deux mondes parallèles qui ont été créés par H.G. Tannhaus, l’inventeur de la machine à voyager dans le temps. Dans le dernier épisode de la saison 3 de Dark, on comprend que la série allemande est avant tout l’histoire d’un homme prêt à tout pour sauver la vie de sa famille. L’histoire de Dark commence le 8 novembre 1971 lorsque H.G. Tannhaus se dispute un soir pluvieux avec son fils Marek. Ce dernier part en voiture avec sa compagne Sonja et leur fille Charlotte. Ils auront un accident de la route en traversant un pont. Plein de remords, H.G. Tannhaus crée alors une machine à remonter le temps pour sauver son fils mais sa tentative désespérée va créer une faille temporelle à partir du 21 juin 1986, date de la première ouverture du passage, qui engendre deux mondes parallèles.

 

Dans ces deux mondes où les voyages dans le temps sont possibles, la vie des habitants est perturbée notamment avec la disparition de Mikkel, devenu Michael, le père de Jonas. Les rencontres et les voyages au fil des époques crée alors un incroyable arbre généalogique dans lequel tous les protagonistes sont liés, comme l’indique la fresque au sol dans l’antre d’Eva. Mais ni elle ni Adam n’ont conscience de n’être que des simples créations et non des créateurs comme ils pensaient l’être. C’est grâce à Claudia, qui a découvert la vérité après de multiples tentatives, que les choses vont pouvoir rentrer dans l’ordre. Elle empêche Adam de tuer Eva comme dans chaque cycle et lui explique la situation. Il prend alors soin de prévenir le jeune Jonas qui va embarquer Martha du deuxième monde avec lui et empêcher l’accident de Marek et sa famille.

Jonas et Martha se réfugient alors dans la grotte, assistent à la création du passage en 1986 et empruntent un couloir d’espace-temps dans lequel ils se revoient enfants. Ils se rendent ensuite en 1971 au carrefour connu de Winden et bloquent Marek et Sonja peu de temps avant l’accident. Jonas arrive à faire comprendre à Marek qu’il ne doit pas prendre la route avec une réplique : « Ce qu’on sait c’est une goutte d’eau, ce qu’on ne sait pas c’est l’océan », qui fait écho à la phrase répétée par son père H.G. Tannhaus, toujours la tête dans les étoiles : « Le monde est plein de secrets, ce que l’on sait est une goutte dans l’océan ». L’accident étant empêché et leur mission accomplie, Jonas et Martha se désintègrent peu à peu et disparaissent dans la nature, tout comme les protagonistes des deux mondes parallèles.

 
Que comprendre de la scène finale ?

L’épisode final se termine sur un repas par un temps très orageux qui semble se tenir le 27 juin 2020 avec les habitants de Winden qui ont réellement existé sans les voyages dans le temps, à savoir Regina Tiedemann, Hannah Krüger et Torben Wöller, Katharina Albers, Peter Doppler et sa compagne transgenre Benni. Mais alors qu’ils célèbrent tous Regina pour une raison inconnue et que Torben veut leur raconter son accident à l’oeil, une panne de courant survient. Hannah panique et évoque une sensation de déjà-vu en voyant un imperméable jaune (comme celui de Jonas). Elle raconte qu’elle a rêvé d’une apocalypse et qu’elle l’a vécue comme une libération : « Pas d’hier, pas d’aujourd’hui, pas de demain ». Ils trinquent alors à un monde sans Winden et le courant revient. On comprend alors qu’Hannah est enceinte de Torben et lorsqu’on lui demande quel prénom elle a choisi, elle déclare que « Jonas est un joli prénom ».

Puisque Jonas et Martha ont remis de l’ordre dans l’espace temps, Ulrich, Aleksander et Charlotte n’existent pas, ainsi que leurs aïeux et leurs descendants. Si l’apocalypse n’a pas eu lieu, les voyages dans le temps et les évènements survenus dans les deux mondes parallèles semblent avoir laissé quelques traces puisqu’on voit un imperméable jaune, qu’Hannah veut appeler son enfant Jonas, que l’on voit Egon et Claudia dans le cadre photo avec Regina et que Torben a une trace à l’oeil comme l’avait Helge, le père de Peter. Ces indices un peu troublants laissent à penser qu’il y a peut-être des évènements inexpliqués et que les voyages dans le temps sont peut-être possibles. Après tout, si Jonas et Martha ont empêché l’accident de voiture du fils de H.G. Tannhaus et donc la création des mondes parallèles, rien n’indique que l’horloger n’a pas essayé de créer sa machine à remonter le temps malgré tout. Cette fin ouverte ne répond pas à toutes les questions posées dans Dark et laisse libre cours à l’imagination des spectateurs.