La méthode kominsky saison 2

Vous voyez ces vieillards , pardon, ces personnes du troisième âge, que vous croisez dans la rue ou en voiture, ceux qui roulent lentement ? Ou dans les magasins, qui payent en liquide à la caisse ? Ces vieux qui vous font enrager au point de vous faire revoir votre position sur l’euthanasie ? Et bien Chuck Lorre a décidé d’en faire une série.

Si ce nom vous dit quelque chose c’est tout simplement qu’il s’agit du créateur des sitcoms Mon oncle Charlie et the big bang theory, pas le premier venu donc. Il s’essaye ici à la comédie dramatique pour un résultat plutôt réussi même si la série s’en sort mieux lors des moments de comédie pure. La première saison a d’ailleurs été reconpensé par deux golden globes, dont celui du meilleur acteur pour Michael Douglas.

Vu l’âge de ces protagonistes il serait aisé de comparer cette série avec Grace et Frankie, une autre série Netflix traitant du troisième âge mais, si les deux séries se rejoignent dans leur volonté de mettre en avant une frange de la population souvent ignorée par les médias, les séries s’éloignent sur d’autres aspects.

Défi du jour : réussir à descendre avant que ma vessie ne me lâche

La méthode kominsky se distingue en effet par un esprit caustique, nos deux vieux messieurs respectables degainent plus de punchline qu’il y en a dans un album de rap. Cette deuxième fournée de huit épisodes accentue le ton sarcastique au détriment des moments intimistes. Les bons sentiments n’ont pas vraiment leur place, même si les intrigues offrent quand même leur instants familial. le propos est plutôt de montrer la difficulté de vieillir dans un monde ou vieillir est interdit, la solitude qui s’installe, les problèmes de santé entre autres. L’humour acide est alors devenu un mécanisme de défense pour nos personnages qui font preuve de résilience face au temps qui passe.

Quand tu te marre à l’idée d’annoncer l’âge de ton petit ami à ton père

Les acteurs sont excellents, mention spéciale à Alan Arkin, qui vole la vedette à Michael Douglas. Tout le casting offre une prestation convaincante, voire bluffante par moments, notamment lors des cours de Sandy.

Une série mordante et touchante qui vous fera porter un regard nouveau sur nos personnes âgées.

Note : 8/10

Depuis 2018 / 28min / Comédie, Drame
Titre original : The Kominsky Method
De Chuck Lorre
Avec Michael Douglas, Ashleigh LaThrop, Alan Arkin
Nationalité U.S.A.

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Que valent les premières séries TV d’Apple?

Ce n’est pas tous les jours que sort un produit Apple pas cher. Depuis vendredi, le géant de l’informatique a ouvert son service de vidéo en ligne, gratuit une semaine, puis seulement 6 francs par mois. Si l’on souscrit pour une année, on a une petite ristourne, le total est alors de 60 francs. Il faut changer le choix dans les réglages. Afin de jouer sur sa force de frappe dans les appareils, Apple offre une année d’Apple TV + lors de tout achat d’un téléphone ou une tablette.

Sur une Apple TV, l’apparition des fictions TV maison se révèle discrète: celles-ci sont noyées dans l’ensemble, et il faut même farfouiller un peu pour atteindre le bouton d’abonnement. Trois épisodes sont proposés par série, le reste viendra en diffusion hebdomadaire. L’outil se révèle assez fruste: on ne peut éviter ni génériques ni récapitulations.

Désormais, la firme à la pomme entre dans le cercle, qui s’agrandit, des robinets à images produisant du contenu, secteur pour l’heure dominé par Netflix. Que dire de ses premières propositions?

«The Morning Show»: on peut être déçu en bien

La tête de gondole est sans conteste la série coproduite et interprétée par Jennifer Aniston et Reese Witherspoon. Alex (l’ex-Friends, excellente) anime le Morning Show, institution télévisuelle depuis quinze ans, avec son collègue Mitch. Un matin alors qu’elle arrive au studio, elle apprend que celui-ci a été licencié pour harcèlement sexuel. Alex va devoir composer avec une direction de chaîne qui veut aussi la pousser dehors, et une jeune et remuante journaliste que la même direction pousse sous les projecteurs. Le feuilleton a été démoli aux Etats-Unis, on peut se montrer plus nuancé. La bonne idée réside dans le choix d’une narration en continu, chaque journée qui suit le licenciement de l’accusé. Cette temporalité donne une certaine densité au récit. Mais The Morning Show souffre du fait qu’elle risque de ne pas être une grande série sur le monde de la TV, pas plus que sur la question du harcèlement et de l’ère #MeToo.

«For All Mankind»: l’intrigante uchronie de Ronald R. Moore

La plus originale. Ronald R. Moore, qui avait piloté la saisissante Battlestar Galactica des années 2000, se pose la question: que se serait-il passé si les Russes avaient mis les premiers le pied sur la Lune, en 1969? Par ce postulat original, l’auteur développe une uchronie subtile, car sans grands retournements historiques. L’enjeu est d’abord de rattraper le regard, puis de reprendre la main dans la bataille spatiale. Le feuilleton constitue aussi une chronique des vies des astronautes et autres ingénieurs de la NASA, avec femmes et enfants, dans ces années 1960-1970. Agréable saga, mais à ce stade, on se demande toujours ce que Ronald R. Moore veut vraiment raconter.

«Dickinson»: Nouvelle-Angleterre puritaine et rap

L’essai paraît bancal, il énerve même parfois, mais il y a au moins une proposition. La scénariste Alena Smith esquisse une biographie de la poétesse Emily Dickinson lorsqu’elle a 18 ans et s’oppose toujours plus fortement à son milieu. La jeune femme vive et créative est dépeinte comme féministe avant l’heure, toujours en avance sur son époque. Cette ligne donne un caractère assez intempestif au propos. Le choix de séquences accélérées avec rock et rap d’aujourd’hui renforce le caractère plutôt agaçant de l’ensemble.

«See»: rhaaa, worf, plouf

Elle était fort attendue, c’est la pire de l’offre. Dans un futur assez lointain, à la suite d’un virus, il ne reste que 2 millions d’humains vivant dans les bois, et, surtout, devenus aveugles. Le curieux suit les batailles et déplacements d’une tribu poursuivie par l’armée d’une reine qui se masturbe en priant et qui entretient des torches dans son bastion, alors que tout le monde est non-voyant. Ça grogne, ça beugle et ça brame sans fin dans ce post-apocalyptique ennuyeux animé par de ridicules singeries. La seule intrigue qu’inspire cette ânerie consiste à comprendre ce que Steven Knight, le créateur de la singulière Peaky Blinders, compte faire dans ces marécages.

L’offre des débuts comprend également un documentaire animalier et quelques programmes pour enfants, dont un sympathique Snoopy dans l’espace, ou quand le petit chien fait tout pour devenir astronaute. En somme, pour aller chez Ronald D. Moore, le monde d’Apple est petit.

Au fond, même si elles n’ont aucun rapport entre elles, les premières fictions d’Apple ont un point commun clair: elles semblent écrites en roue libre, sans forte tension ni arcs structurés. Il leur manque, en fait, un caractère, de vraies personnalités d’auteurs.

Chronique de Nicolas Dufour

Rick & Morty / Saison 4 – Épisode 1 sur Adult Swim

Le retour de la série après une interruption de deux ans renforce certains de ses plus grands succès, prouvant que « Rick and Morty » valait la peine d’attendre.

Rick et Morty Saison 4 Premier Edge de Tomorty

Dans quelques années, lorsque quelqu’un rattrapera « Rick et Morty » au cours d’un après-midi de frénésie la première de la saison 4 constituera un arrêt curieux. Tout comme la première de la saison 3 furtive, abandonnée le jour du poisson d’avril 2017 dans un cas extrême d’ engagement , il est difficile de séparer cet épisode du contexte dans lequel il se produit.

Le dernier épisode « Rick and Morty » est arrivé il y a 25 mois et il est facile de voir ce retour dans les airs à la fois comme un signe de tête pour les fans de la part de fans de l’année passée et comme une sorte de réinitialisation provoquée par ce temps perdu. Cette idée, main dans la main, vient tout en haut de «Edge of Tomorty: Rick Die Repeat», comme Rick proclame qu’il va récolter les cristaux de la mort auprès de Forbojolon Prime, et Beth insiste pour que Morty ait son mot à dire quant à savoir s’il aurait dû ou non à suivre.

près que Morty ait donné un accord enthousiaste, la paire a atteint son objectif déclaré assez rapidement. En plus de la poignée de braconniers expédiés avec une série de tirs au laser brutalement efficaces, Morty rentre chez lui avec l’un des cristaux lui montrant une vision de sa mort pacifique avec sa longue bien-aimée Jessica à ses côtés. Déterminé à faire de cette version des événements une réalité, Morty enchérit chaque action pour suivre les visions kaléidoscopiques du cristal.

Sa première erreur envoie Rick à travers le pare-brise de son navire, l’empalant sur une stalagmite extraterrestre. «Rick et Morty» semble se surpasser en surpassant son propre grotesque, mais il y a une couche nouvelle dans la façon dont Morty traite de manière réaliste la vue du cadavre mutilé de Rick tout en écoutant les instructions de Hologram, Rick, sur la façon d’utiliser l’ADN pour le ramener vivre. Certes, Morty est entraînée par un désespoir désespéré, mais la série laisse encore une place pour démontrer à quel point le pauvre type est devenu insensible.

Tandis que Morty ignore ses protestations face à cette réalité, le subconscient de Rick tente de le ramener à la forme physique, le réanimant dans des cuves clones situées dans d’autres dimensions. Un petit problème: toutes ces réalités alternatives sont coincées dans les griffes du fascisme, qu’il s’agisse de variétés humaines, de crevettes ou d’ours en peluche. Pendant ce temps, Morty continue d’intensifier ses efforts pour assurer un avenir rempli de Jessica, finissant par utiliser les inventions de Rick pour devenir une super-entité guidée par des cristaux prête à détruire tout ce qui est vivant sur son passage.

« Rick et Morty » n’a jamais manqué de magie visuelle. Le design de Pickle Rick, chargé de logistique, ou la création d’un lieu comme Froopyland dans le monde coloré par Skittles ne se réalisent pas sans une attention méticuleuse aux détails qui inonde tant de cadres de la série. «Edge of Tomorty» est un rappel utile, car la série peut toujours livrer une histoire fascinante, même en sourdine. Hologram Rick marchant avec désinvolture devant le cockpit d’un navire en mouvement, la caverne de subsistance fluide de Morty et le tableau vraiment horrible à la fin de la bataille finale de l’épisode enflamment l’idée que des possibilités infinies ont souvent un prix, même si Rick et Morty obtiennent s’éloigner de l’épave relativement intact.

Rick et Morty Saison 4 Premier Edge de Tomorty

Et il est toujours satisfaisant d’entendre les performances du spectacle s’aligner sur cette idée. La saison 3 a eu une poignée d’épisodes qui se sont vraiment mués en morceaux énormes de gags autoréférentiels qui ont distrait (et d’une certaine manière ont nui) aux démarches entreprises ailleurs pour faire de cette expérience une série complète. «Edge of Tomorty» maintient l’impulsion devant lui en évitant de se cogner dans le dos pendant des moments comme l’approche dangereusement calme de Rick pour échapper aux braconniers («Une mort certaine, une mort certaine…»), les introductions des différents Ricks («Guêpe Morty a été sur des babillards de messages fous »), ou le frisson parfait que Chris Parnell met dans la prononciation de Jerry du mot« anime ».

L’équipe de la série, composée notamment de la réalisatrice d’épisodes Erica Hayes et de l’écrivain Mike McMahan, a clairement voulu revenir en arrière dans cette saison avec d’autres idées familières. «Les humains se retrouvent coupés en cubes» fait son retour, et cet épisode reprend l’idée de « Keep Summer Safe » ( Gardez l’été en sécurité ) et donne aux personnes restantes leur propre jeu de jambes. M. Goldenfold est encore une fois la victime cruelle des circonstances, cette fois le repas hurlant d’une famille de Wasp Smith. (Brandon Johnson n’obtient pas assez de crédit pour la part qu’il a prise dans ces camées. «Run, my babies!» Doit être l’une des lectures de ligne les plus étrangement tragiques des 32 épisodes de la série à ce jour.)

Ce n’est certainement pas la première fois qu’une décision de Morty a rapidement fait boule de neige dans une série d’événements qui condamneront la planète, et ce n’est certainement pas la première fois que «Rick et Morty» soutiennent que les nazis sont mauvais. Le fait que ces éléments ne se sentent pas comme des plaques de rechapage complètes est un accomplissement, et cela est principalement dû à la manière dont il introduit la suggestion de trucs bien plus horribles au-delà du cadre. (Où sont ces pieds cubes en cours d’exécution? Y a-t-il une larve, Mme Goldenfold, qui était au menu la nuit précédente?)

La première de la saison 4 ajoute une autre couche de compréhension au-delà de la vision clinquante. Les obstacles à la manière de Rick et Morty sont les intimidateurs, les autoritaristes et les attentes paralysantes de devoir mener une histoire jusqu’à son terme. Il est difficile de ne pas y voir une réponse directe à tout ce qui est projeté dans l’émission depuis son ascension fulgurante au sein de la culture. Avant la pause de la série, la composante vocale de la base de fans était devenue un fléau pour la réputation de la série, faisant des demandes et des lectures délibérées de la série avec une fréquence dominante.

Ainsi, la façon dont ces éléments familiers de la série – les Meeseeks, les cuves clonées, voire Gearhead – sont remixés dans «Edge of Tomorty» donne l’impression de ressembler, comme Morty, à une série affirmant qu’elle a son mot à dire là où elle se trouve. aller et combien de temps il faut pour y arriver. Rick and Morty est tellement basé sur l’orgueil de Rick qu’il est toujours plus intéressant de voir comment un jeune Morty, non oculaire, peut toujours trouver des moyens de suivre le rythme.

Note : 9,5/10

rick and morty saison 4

The Mandalorian Saison 1 / Épisode 01 sur Disney +

Star Wars a toujours été fortement inspiré par les classiques westerns. Mais cela n’a jamais été aussi évident que dans The Mandalorian, la première série télévisée en direct pour la franchise et le titre phare du tout nouveau service de streaming Disney+. En dehors de quelques émissions de télévision animées destinées aux enfants, Star Wars a été en grande partie une marque qui a prospéré sur grand écran – les films originaux ont pratiquement inventé le concept moderne d’une superproduction estivale – mais peut-elle faire le saut vers un drame télévisé de prestige ?

Avec un seul épisode, il est difficile de dire si Disney a réussi, mais une chose est claire : The Mandalorian est parti sur les chapeaux de roue, et c’est peut-être la meilleure preuve que l’univers de Star Wars peut mener à un contenu convaincant qui n’est pas destiné aux enfants ou qui dépend de Luke Skywalker pour se produire.

Le premier épisode fait beaucoup de gros efforts pour acclimater les téléspectateurs à une partie de l’univers de Star Wars qui leur semble à la fois familière et nouvelle. Il y a le Mandalorien éponyme (Pedro Pascal), un chasseur de primes qui n’est pas sans rappeler Boba Fett, le préféré des fans des films. Le Mandalorien est en grande partie une ardoise vierge ; il est pour la plupart silencieux, toujours masqué, mais très bon dans ce qu’il fait : traquer et parfois tuer des voleurs et des contrebandiers pour de l’argent.

Nous suivons un cours accéléré sur le fonctionnement du système de chasse aux primes, avec la Bounty Hunters Guild – un concept de longue date de la Guerre des étoiles – que nous suivons littéralement comme une véritable main-d’œuvre syndiquée de chasseurs de primes. Il y a des conflits de travail au sujet de clients qui refusent de payer les taux de la guilde. C’est probablement la chose la plus plausible de l’épisode. Nous avons également un indice sur l’état actuel de la galaxie après la destruction de la seconde étoile de la mort et la chute de l’Empire. Il semble que les crédits impériaux ne soient pas en demande, de nos jours.

Il y a très peu de références explicites aux films jusqu’à présent. Contrairement à Rogue One et Solo (la première vague de films dérivés, qui pouvaient parfois se sentir étouffés dans leur désir d’expliquer et de référencer la saga principale), The Mandalorian se sent plus comme sa propre affaire. Bien sûr, il y a beaucoup d’accessoires Star Wars – les droïdes, les stormtroopers et les gens gelés dans la carbonite abondent – mais l’émission se sent moins dépendante des événements qui font tomber les noms et des camées de service des fans que des éléments passés. L’atmosphère très occidentale suggère que Disney tire les leçons de sa franchise à succès Marvel, qui a connu un énorme succès en abandonnant la formule MCU et les personnages dans différents genres. Tout comme Captain America : Le Soldat d’hiver est conçu dans la veine des films d’espionnage classiques ou les films Ant-Man sont modelés sur des vols super-héroïques, Le Mandalorien porte fièrement ses influences. Il est possible que cela change et que le fantôme de Dark Vador se montre dans l’épisode 3, pilotant le Millennium Falcon avec Luke Skywalker. Mais pour l’instant, le spectacle semble beaucoup plus à l’aise seul que les titres précédents.

Nous obtenons également la configuration de base pour le reste de la série. Après une série réussie de petits concerts de chasse à la prime, Greef Carga, le représentant local de la guilde, Carl Weathers, met le Mandalorien en contact avec un client mystérieux (le méchant anonyme de Werner Herzog, mais clairement affilié à l’Empire) qui offre une prime beaucoup plus difficile au nom de son associé, Dr Pershing (Omid Abtahi). La récompense ? Beskar, ou fer mandalorien, une substance incroyablement rare qui est utilisée pour fabriquer une véritable armure mandalorienne, qui peut dévier les blasters et même les attaques au sabre laser. Il va sans dire que les choses ne se passent pas sans heurts.

Contrairement aux héros de la Guerre des étoiles, dont le charmant Han Solo de Harrison Ford, le Mandalorian de Pedro Pascal est plutôt un chanteur solitaire dans la lignée de Clint Eastwood, ne parlant que quand il en a besoin. Il n’y a pas une tonne de profondeur, bien qu’il y ait un établissement clair du trope du « cœur d’or », malgré son sombre métier. (À un moment donné, il donne une partie de ses revenus pour soutenir les orphelins.) Il y a aussi une histoire tragique qui sera sans doute explorée dans de futurs épisodes. Pascal fait du bon travail, malgré les restrictions du rôle masqué, jouant le rôle avec une efficacité froide.

La grande question reste de savoir si The Mandalorian peut maintenir cet élan pour le reste de la saison et au-delà. Les huit épisodes de la première saison sont presque aussi longs qu’une trilogie complète de films Star Wars, ce qui en fait l’un des plus gros morceaux du canon en constante évolution de Star Wars.

Combiné à l’accueil peu reluisant des précédentes tentatives de retombées qui pèsent sans doute lourdement sur l’esprit de Disney et à la fin prochaine des films plus fiables de Skywalker Saga avec The Rise of Skywalker, qui doit sortir en décembre, The Mandalorian doit être plus qu’un simple bon spectacle. Il doit porter toute la franchise Star Wars en avant tout en fournissant également une raison pour des millions de personnes de payer un prix mensuel pour Disney+.

La comparaison la plus proche qui me vient à l’esprit est celle de Star Trek : Discovery de 2017, qui, de la même façon, a dû faire entrer une franchise de science-fiction de longue date dans une nouvelle ère tout en servant de principale incitation à s’abonner à un service de streaming par ailleurs très lourd de catalogues. Deux ans plus tard, on peut dire sans risque de se tromper que l’expérience de Discovery a été un succès à cet égard. CBS All Access est toujours en plein essor et la marque a été revitalisée avec une foule de nouveaux spectacles et de retombées en cours.

Le Mandalorien n’est peut-être pas le prochain Game of Thrones, et Disney+ peut ne pas réussir en tant que service. Mais ce qu’il y a ici jusqu’à présent, c’est une bonne émission de Star Wars TV, une émission qui reprend les traditions et les décors existants et les élargit d’une manière nouvelle et excitante. Pour l’instant, c’est plus qu’une raison suffisante pour regarder.

Note : 9/10

 

Nous, La Vague / Drame De Jan Berger, Dennis Gansel / Série Netflix

Un groupe d’ados rêve d’un avenir meilleur. Leur leader, un nouvel étudiant, recrute quatre outsiders pour mener le combat, mais la situation dégénère rapidement.
Chronique : Cette série Netflix à pris comme décision assez risqué de supprimer le personnage du professeur pour le remplacer par le cliché habituel de l’ado beau gosse mystérieux qui vit dans un milieu compliqué avec qui il aura une relation avec la bourré du lycée. Le problème majeur avec cette série c’est qu’on bascule d’un extrême à un autre. On a les gentils extrêmes gauches écologistes et les méchants riches ou les méchants nazis. Ce qui n’empêchera pas nos personnages d’utiliser toutes sortes de Mac et D’Iphone qui a mon avis ont un bel impact sur l’environnement. Je veux dire oú sont les modérée, est ce que ceux qui sont pas d’accord avec les idées de la vague sont tous des néo nazi. Il y a pas un seul élèves dans ce lycée qui ose prendre la parole contre eux alors que leurs vidéos font des milliers de vues, pourtant la vague n’est pas fasciste dans cette série, elle ne se montre pas non plus discriminante. Et puis enfin la fin vous fera demander si les scénaristes ont lu le le livre ou vu le film puisque là   la vague ça va c’est cool il y a pas de débordements et ça fini en happy ending.
Note : 4/10
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Atypical saison 3

S’il y a bien un genre de série dans lequel Netflix excelle c’est bien les feel-good séries,ou dramedie si vous appréciez les néologismes, c’est à dire celles qui vous mettent du baume aux cœur et le sourire au lèvres. Ou pour reprendre une célèbre humoriste, vous mettent des paillettes dans les yeux.

Faciles à produire, ces séries pullulent sur la plate-forme, Grace et Frankie, dead to me, la méthode kominsky et bien d’autres encore mais atypical conserve ma préférence. Certes cette troisième saison ne révolutionne rien mais la formule est rodée et se montre toujours aussi efficace.

Pas de plan de caméra renversant, pas de narration alambiqué à coups de flash-back, dans ce genre de série tout repose sur les dialogues et les acteurs. De ce côté là la série a fait ces preuves. Les acteurs sont toujours aussi impeccables, on aurait apprécié d’avoir un peu plus de nouvelles têtes même si l’arrivée de Sara Gilbert et Éric Mccormack égaillent encore plus la série.

Sara Gilbert vu dans the big bang theory

La série ronronne gentiment durant les quatre premiers épisodes puis vient le dîner organiser par Paige, véritable ressort comique de la saison, et nous offre alors une scène de groupe délicieuse. C’est là que le show révèle toute sa saveur; dans l’alchimie entre ses jeunes acteurs.

Pendant ce temps-là les deux parents, interprétés par Jennifer Jason Leigh et Michael Rapaport, jouent à je t’aime moi non plus sans que cela ne soit lassant. Là encore l’alchimie entre les deux acteurs fonctionne à merveille et une scène de coiffure dans la cuisine suffit à le mettre en évidence.

Une relation frère sœur toujours aussi bien mené

Une série qui n’apporte rien d’original mais delivre son lot de bonne humeur et de bons sentiments sans tomber dans la niaiserie. Et franchement en ces temps de grisaille, de pluie et d’orage que pourrait on demander de plus ?

Ne répondez « une raclette !!! » la raclette est hors-concours.

Note: 8/10

Depuis 2017 / 30min / Comédie, Drame
Nationalité U.S.A.