Stranger Things sur Netflix : à quoi ressemblent les versions étrangères ?

Stranger Things en italien, hongrois ou japonais, ça donne quoi ? Dans une vidéo, Netflix propose de découvrir à quoi ressemble sa série phare dans 10 langues étrangères.

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressemblaient les versions étrangères de vos programmes préférés ? Aujourd’hui, Netflix vous propose de voyager aux quatre coins du monde avec une vidéo multilingue de sa série phare, Stranger Things.

Stranger Things BONUS VO "Stranger Things dans les autres langues"

Stranger Things BONUS VO « Stranger Things dans les autres langues »

L’occasion d’entendre Mike s’exprimer en italien, Hopper s’énerver en japonais, Steve discuter en russe ou encore Billy hurler en hongrois. Et surtout l’occasion de revisiter quelques moments clé des trois saisons de la série à succès en attendant son retour.

«Parlement» : la satire politique de france.tv fait mouche

Et si on pouvait rire devant une série sur le Parlement européen ?

C’est le pari de Parlement, la première production exclusivement dédiée à la plateforme de streaming france.tv. On suit Samy (Xavier Lacaille) qui fait ses débuts en tant qu’attaché parlementaire à Bruxelles alors que le Brexit vient d’être adopté. Il assiste un député, Michel (Philippe Duquesne), au comble de l’incompétence alors qu’il lui faudra faire adopter un amendement sur la pêche. Pas aidé par son supérieur, il devra donc trouver lui-même son chemin dans ce dédale bureaucratique et diplomatique qu’est le parlement européen, avec son lot de coups bas et manœuvres politiques douteuses.

Si Parlement est diffusée exclusivement sur la plateforme france.tv, elle reste une co-production européenne entre la France, l’Allemagne et la Belgique. C’est évidemment un avantage quand la série traite de l’Union européenne, car elle facilite la présence d’acteurs de différentes nationalités. En plus de Xavier Lacaille (qui parle français et anglais), on retrouve l’actrice britannique Liz Kingsman (qu’on a pu voir dans Borderline sur Channel 5) ou encore Lucas Englander, acteur autrichien qui a décroché des rôles dans The Witcher ou encore Catherine the Great sur HBO. Ils forment un trio d’attachés parlementaires qui relèvent chacun les défis de leurs supérieurs : Rose doit gérer sa députée britannique stupide, mais plutôt attachante, au lendemain de l’annonce du Brexit alors que Torsten est complice des manigances de sa boss allemande à la moralité franchement limite.

La série a été créée par Noé Debré, co-scénariste sur Dheepan de Jacques Audiard ou Le Monde est à toi de Romain Gavras. Pour gagner en crédibilité, il est accompagné de Maxime Calligaro et Pierre Dorac, deux auteurs qui ont travaillé plusieurs années dans les institutions européennes et qui se dédient maintenant à l’écriture pour la télévision. On sent ainsi une vraie volonté de coller au plus proche de la réalité tout en restant humoristique, car c’est le défi de la série : être drôle et pédagogique à la fois. De ce côté là, l’équilibre est plutôt bien trouvé entre les deux tonalités, grâce au personnage de Samy qui sera notre point d’ancrage pour découvrir tous les rouages de ce milieu.

D’entrée de jeu, le côté humoristique de Parlement découle de sa nature internationale. La partition de Xavier Lacaille  fait beaucoup penser à celle de Éric Judor dans Platane alors que la série semble imprégnée d’un humour british rafraîchissant. On se prête à rire sur l’incompétence de certains et l’ironie de cette farce politique : le Brexit en prend pour son grade, tout comme Facebook et consorts dans leurs liens avec la sphère politique. Certains gags manquent cependant de subtilité, en jouant grossièrement sur différents clichés pour appuyer la satire.

La série se permet parfois des moments plus sérieux, dénonçant la position des cyniques de l’Union européenne, notamment lors d’un monologue qui est une référence directe au film La 25ème heure de Spike Lee. Le projet n’est cependant pas de dénoncer, mais de « donner un visage à l’Europe, à ce Parlement tant critiqué, mais dont les peuples, pour la plupart, ignorent tout » comme le déclarait Noé Debré chez CNEWS.

Parlement réussi donc l’exploit de nous faire rire avec une série située au parlement européen. Si elle accuse quelques petites longueurs, elle manie bien sa gymnastique narrative au fil de ses 10 épisodes, notamment grâce à des personnages attachants : chacun vient avec sa propre identité, son humour à lui alors qu’ils vont au fur et à mesure tisser des liens malgré leurs nationalités conflictuelles sur le plan politique. Une vraie Auberge Espagnole à la sauce 2020.

La série est à visionner dans son intégralité sur la plateforme france.tv.

“Run” (OCS) : un road-trip entre comédie romantique et thriller

Que vaut la nouvelle série produite par Phoebe Waller-Bridge (Fleabag, Killing Eve) ?

Et si vous partiez en road trip votre amour de jeunesse sans vous retourner ? C’est le pitch de Run : deux anciens amants, Ruby et Billy, se retrouvent à la gare de Grand Central à New York. Quinze ans plus tôt, ils ont conclu un pacte, celui de se retrouver et de disparaître ensemble si l’un d’entre eux envoyait un simple texto avec le mot “RUN”. La machine se lance quand Ruby reçoit le fameux message et décide donc de quitter son mari et ses enfants pour retrouver quelqu’un qu’elle n’a pas vu depuis bien longtemps. La série a été créée par Vicky Jones, qui a notamment travaillé sur Fleabag et Killing Eve avec Phoebe Waller-Bridge. Cette dernière est d’ailleurs productrice de la série en plus de faire une apparition dans l’épisode 5.

Ruby et Billy ont chacun quitté leurs vies respectives, mais pourquoi ? Quelles sont les raisons qui les ont poussés à tout plaquer et fuguer comme des ados de la sorte ? La série aura à coeur de disséminer des flashbacks pour répondre à ses questions, que les deux personnages n’auront cesse de se poser entre eux. Ils seront en proie au doute, face à quelqu’un qu’il ne connaisse plus vraiment. Les deux réapprendront à se connaitre et repasseront par toutes les cases du flirt dans un début de saison où règne une très forte tension sexuelle.

Il faut dire que le casting ici tape dans le mille : Domhall Gleeson (Star Wars, Black Mirror) et Merritt Wever (Unbelievable, Godless) ont une alchimie évidente à l’écran. Bien plus qu’un simple “road movie”, Run permet à ses deux anciens amis de comparer l’image qu’ils ont de l’autre et d’eux même, après toutes ces années. C’est une évidence, les gens changent et les attentes sont souvent déçues. Mais sont-ils encore ceux qui ont formé ce pacte 15 ans plus tôt ?

C’est en ça que Run est une exploration du couple, mais passé un certain stade, celui qui incite à regarder dans le rétroviseur et faire le point sur ses propres choix. Mais quand leur passé les rattrapera (littéralement), alors la série prend la forme d’une autre fuite aux enjeux plus concrets. Le mélange des deux tonalités permet d’offrir des situations tendues, mais toujours avec une pointe d’humour. Car Vicky Jones a été à bonne école : les dialogues fusent, entre répartie pleine d’esprit et mauvaise fois grinçante, Run n’oublie pas d’être drôle sans jamais être burlesque.

Malheureusement, avec cinq épisodes mis à disposition pour la presse, il s’avère délicat d’émettre un avis définitif tant la série semble prendre une autre direction en milieu de saison. On n’hésite cependant pas à vous la recommander, car ce que nous avons vu est vraiment encourageant pour la suite.

The Half of It, une teen-comédie romantique Netflix pas comme les autres

Découvre The Half of It, la nouvelle comédie romantique pour ados de Netflix qui ne ressemble pas aux autres !

 

The Half of It, une teen-comédie romantique Netflix pas comme les autres

J’ai l’impression de parler de nouveaux teen shows tous les jours ces derniers temps.

Mais c’est en partie parce que Netflix excelle dans la création de teen dramas qui plaisent aux foules et ne se prive pas de jouer cette carte à fond en période de confinement.

Validé : la première série sur le rap français est-elle une réussite ?

La nouvelle série de Frank Gastambide mêle thriller et morceaux de rap mémorables.

9 ans après la fin de Kaïra Shopping, Frank Gastambide fait son grand retour sur Canal+ avec Validé, la première série consacrée au rap français. Un projet de longue date pour l’acteur et réalisateur qui a voulu coller au maximum à la réalité pour faire découvrir les coulisses du milieu. La série raconte l’ascension d’un jeune rappeur, Apash, adoubé par un pilier du milieu, Mastar avant qu’une rivalité les oppose.

L’inspiration assumée de Frank Gastambide pour Validé est Entourage, la série HBO diffusée de 2004 à 2011 sur HBO qui racontait la quête de succès d’un acteur prometteur et son entourage à Hollywood. Le point commun des deux séries : une profusion de guests, ici des stars du rap et de la musique urbaine qui jouent leurs propres rôles et qui, au-delà du simple caméo, ont aussi un vrai impact sur l’histoire. Vous verrez apparaitre des monuments du rap de toutes les générations, entre Lacrim, Ninho, Kool Shen, Soprano ou encore Busta Flex. Au fil des 10 épisodes d’une trentaine de minutes, Validé explore de nombreuses facettes du rap et de ses à côtés : entre les négociations avec la musique de disque, les clashs par médias interposés ou encore les règlements de compte, Apash et ses deux amis vont vite se rendre compte de la rançon du succès.

Le point fort de la série est celle équilibre entre la quête du succès et tous les efforts du jeune rappeur pour s’extirper de son passé. Car quand on arrive soudainement sur le devant de la scène, il ne s’agirait pas d’avoir des squelettes dans son placard. Le ton de la série globalement dramatique avec de vrais moments de tension faisait virer la série dans le thriller de gansters de banlieue. Toute cette partie est malheureusement moins convaincante que le reste, même si elle permet de mélanger moments de tensions et bulles d’air cathartiques. On regrette cependant la qualité de jeu approximative des jeunes acteurs (pour la plupart amateurs), avec des moments de colère ou d’émotion qui ne font pas tout le temps mouche.

Le format 30 minutes est un atout, car il évite à la série des divagations superflues sans pour autant condenser les différents arcs narratifs. D’autant qu’elle est généreuse en rebondissements et autres cliffhangers de fin d’épisode, ce qui nous conforte dans son statut de série à binger watcher. Et ça tombe bien, l’intégralité des épisodes sera disponible ce vendredi sur myCANAL pour ceux qui ne voudront pas attendre la diffusion hebdomadaire sur Canal+ Séries.

Validé montre encore une fois talent de Frank Gastambide dans l’écriture et la réalisation, cette fois dans un registre éminemment plus dramatique. Et si vous vous inquiétiez : il n’est pas nécessaire d’aimer le rap pour apprécier la série, car l’histoire racontée ici est universelle dans ses enjeux. Il serait trop facile de terminer cette critique sur un simple « validé », mais le cœur y est.

Pourquoi il faut regarder Community sur Netflix

C’est le moment idéal pour rattraper (ou revisionner) la série culte de Dan Harmon.

Cette semaine, Community débarque sur Netflix. La série de Dan Harmon, co-créateur de Rick & Morty, a fait les beaux jours de NBC entre 2009 et 2014 avant de passer chez Yahoo pour une 6ème saison. Terminée il y a 5 ans, elle a marqué les esprits avec un humour bien à elle.

Sachant que beaucoup découvriront la série avec son arrivée sur Netflix, une petite mise à jour s’impose. Mais pourquoi Community a-t-elle maintenant un statut quasi culte ?

Des personnages attachants

Community se déroule dans un community college, une université publique du Colorado intitulée Greendale. On suit la formation d’un groupe d’étudiants aux personnalités bien trempées : entre Annie la bonne élève qui cache bien son jeu, Abed le geek obsédé de pop culture ou encore Pierce le millionnaire raciste, chacun des personnages dispose d’une écriture forte et singulière qui va jouer à chaque fois sur un humour différent. Le groupe est mené par Jeff Winger, un ancien avocat rayé du barreau après avoir falsifié son diplôme. Obligé de reprendre ses études à la loyale, il usera de sa rhétorique ravageuse pour arriver à ses fins. Si ils sont attachants, ils sont aussi touchants. Leurs passés et leurs passions vont définir leurs personnalités, ce qui rendra leur amitié encore plus forte.

C’est notamment grâce à Community qu’ont été révélés les talents de Donald Glover avant qu’il ne se lance dans le rap avec Childish Gambino pour ensuite créer Atlanta, une des meilleures séries de ces dernières années. On a aussi découvert Alison Brie, qui jouait en parallèle dans Mad Men et qui officie désormais chez Netflix avec son rôle de Diane Nguyen dans BoJack Horseman ou encore Ruth dans la géniale GLOW.

Un humour méta et ultra-référencé

La série brille par son écriture incisive, aux nombreuses références à la pop culture. Loin de vouloir perdre les spectateurs dans un humour pour happy few, les auteurs veulent au contraire être au plus proche de la réalité, comme le disait la scénariste Megan Ganz à Telerama en 2012 :

Si Community est si riche en références, c’est pour être réaliste. Ça ne vous semble pas étrange que les héros de sitcoms ne regardent quasiment jamais de sitcoms ? Dans notre monde, on parle de séries tout le temps, au boulot, à la maison. Alors pourquoi les héros de Community devraient-ils être différents ?

Au détour d’une blague ou d’un épisode entier, il est possible de voir du Doctor Who, The Walking Dead, Mad Men, mais aussi des références à Die Hard ou encore à Donjons & Dragons. Un humour qu’on pourrait définir de geek par moment, mais pas du tout excluant, car Community joue sur des leviers comiques très variés et parfois méta. Le personnage d’Abed est conscient qu’il est un personnage de série TV et brise régulièrement le quatrième mur sans pour autant parler à la caméra, mais en interagissant avec ses camarades sous le prisme de l’écriture télévisuelle.

Cela donne des épisodes aux concepts forts comme une bataille royale de paintball géant aux références appuyées au cinéma d’action asiatique, une guerre civile dans toute l’école à base de polochons ou encore une invasion de zombies pendant une soirée d’Halloween. On ne va pas continuer au risque de lâcher des spoilers, mais le coeur y est : commencer Community ou la regarder pour la 4ème fois, c’est toujours un plaisir.

Les saisons 1 à 6 de Community sont désormais disponibles sur Netflix et toujours en ligne sur Amazon Prime Video.

Tales from the Loop : que vaut l’étonnante série de science-fiction d’Amazon Prime ?

Adaptée des peintures d’un artiste suédois, Simon Stålenhag, la série de science-fiction « Tales from the Loop » débarque sur la plateforme d’Amazon Prime ce 3 avril.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Un petit village de l’Ohio se trouve à proximité d’une machine nommée « The Loop » (« La Boucle »), dont la fonction est de résoudre et d’explorer les plus grands mystères de l’univers. Un récit fantastique, profond et poignant sur la condition humaine…

Tales from the Loop, créé et écrit par Nathaniel Halpern, avec Jonathan Pryce, Rebecca Hall, Paul Schneider…

Disponible en intégralité sur Amazon Prime. Épisodes vus : 3

À QUOI ÇA RESSEMBLE ?
Tales From The Loop - saison 1 Bande-annonce VO

C’EST AVEC QUI ?

C’est son visage que l’on aperçoit dès les premières secondes de la série. Jonathan Pryce incarne, dans Tales from the Loop, le rôle de Russ Willard, le directeur du centre de physique experimentale qui fascine la ville de Mercer. L’acteur, dernièrement nommé aux Oscars pour son interprétation dans Les deux Papes, tient un personnage mineur mais important. Sous les traits de sa belle-fille, Loretta, on retrouve Rebecca Hall, star de Vicky Cristina Barcelona et du film de Christopher Nolan, Le Prestige. Paul Schneider, apparu dans Café Society de Woody Allen et la série Channel Zero, joue, quant à lui, George Willard, son mari et le fils de Russ Willard. À leurs côtés, on suit également le jeune Duncan Joiner (Histoires fantastiques, Camping) dans le rôle du fils, Cole, mais aussi Ato Essandoh (Jason Bourne, X-Men : Dark Phoenix), Jane Alexander (Kramer contre Kramer) et Daniel Zolghadri (Eight Grade, Alex Strangelove).

ÇA VAUT LE COUP D’ŒIL ?

Avant d’être une série, Tales from the Loop est le nom d’un livre, sorti en 2014, regroupant les illustrations de l’artiste suédois Simon Stålenhag. Trois ans plus tard, le recueil est devenu un jeu de rôle grâce à une campagne de financement participatif lancée en 2016. Le concept était simple : incarner des jeunes adolescents dans les années 80, où passé et futur s’entremêlent suite à l’installation de la Boucle, un accélérateur de particules, placé sous la ville. Pour l’adaptation télévisée, c’est le créateur Nathaniel Halpern, scénariste sur la série Legion, qui signe ici la trame des huit épisodes.

Il est entouré de Matt Reeves, qui officie en tant que producteur, et d’une poignée de cinéastes talentueux. Parmi eux, le trop rare Mark Romanek, réalisateur du premier épisode. Si son nom ne vous dit rien, vous avez très certainement déjà vu ses clips vidéos, puisqu’il a travaillé pour les plus grands, de Madonna à Jay-Z. Au cinéma, on lui doit deux longs-métrages : l’excellent et peu cité Photo obsession avec Robin Williams et Never Let Me Go, avec Keira Knightley. Le huitième et dernier épisode de la série est, quant à lui, mis en boîte par Jodie Foster.

Une série inattendue et audacieuse

Si les premières images de Tales from the Loop ont pu vous rappeler l’ambiance de Stranger Things, la série est en réalité aux antipodes du phénomène de Netflix. Il y est, bien sûr, question de science-fiction mais Nathaniel Halpern choisit plutôt de miser sur la mélancolie, la douceur et l’aspect dramatique en s’intéressant à un personnage différent à chaque épisode. Au fil de cette série semi-anthologique, le téléspectateur découvre le point de vue d’un protagoniste et la façon dont sa vie va être bouleversée par la Boucle. Les intrigues fonctionnent grâce à une belle écriture et une approche très humaine. Un parti pris risqué, donc louable, qui ne satisfera pas tous les fans du genre.

Jan Thijs

Le rythme y est plutôt lent, avec des moments très contemplatifs, à mille lieux des séquences d’actions impressionnantes vues et revues dans d’autres programmes de ce style. Tales from the Loop a tout d’un film indépendant, avec son image pure, léchée, et sa superbe bande son signée par Philip Glass pour le premier épisode (Paul Leonard-Morgan compose la musique des huit autres, NDLR). Autre élément intéressant : le paysage rural de la série rencontre souvent des éléments de décors futuristes, comme des structures ou des robots, placés subtilement en arrière-plan. Une manière ingénieuse de mêler le réalisme au fantastique.

En apportant un nouveau regard sur la science-fiction, Tales from the Loop réussit totalement son pari. On sort bouleversé par ces différentes intrigues. Certaines peuvent même rappeler La Quatrième dimension puisque la série préserve le mystère et aborde des sujets comme le voyage dans le temps ou encore les réalités parallèles, toujours en évitant au maximum les scènes explicatives – souvent lourdes à digérer. Il est aussi question de deuil, de solitude et d’enfance, sans jamais tomber dans le pathos grâce à une bonne direction d’acteurs. Tales from the Loop choisit de jouer la carte de l’émotion plutôt que du grand spectacle. Une partie du public s’y retrouvera, une autre beaucoup moins, mais la proposition et la qualité de la série ont le mérite de se démarquer des autres fictions du moment.