Les Misérables – 19 mai 2021 de Éric Salch

On ne va pas vous réexpliquer Les Misérables de Victor Hugo. On connaît tous les histoires de ses personnages. Tout ça, on le sait déjà plus ou moins, mais ce qu’on ne connait pas, ce que jamais on n’aurait pu imaginer, c’est la version des faits par Éric Salch.

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Chronique : Une relecture moderne, poétique et irrévérencieuse de l’œuvre de V. Hugo. Respectant la trame narrative originale et le propos du roman, l’auteur ajoute humour noir et anachronismes, partageant ainsi sa vision de l’histoire de Jean Valjean, de Cosette, de Marius, de Javert ou encore de Gavroche. Ce que jamais on n’aurait pu imaginer, c’est la version des faits par Eric Salch. Drôle et tragique, aidé d’une poésie fiévreuse et souillée bien à lui, Eric Salch livre une vision personnelle et décalée des Misérables.
Si le récit suit parfaitement la narration de l’œuvre originale et que la pertinence de son propos reste indéniable, Eric Salch grossit les traits, ajoute anachronismes et absurdités pour ainsi nous faire rire du drame et du terrible de cette sublime tragédie romanesque.

Salch arrive avec des trait humoristique à offrir un drame, des situations et des personnages, mais aussi une façon de dire, de figurer l’humain dans les profondeurs du temps et de la conscience – dont il nous fait à distance les légataires obligés : une histoire pensée et rêvée pour un avenir, c’est-à-dire à la fois pour notre présent et pour le futur.

En effet, avec l’histoire de tous ces personnages considérés misérables, l’auteur veut traiter de ces vies rêvées, mais pas toujours atteignables. De par ces rêves tronqués, il en découle tout naturellement un sentiment d’injustice, d’une vie qui n’est pas la même pour tout le monde. C’est au travers de ces deux thèmes que Salch nous transmet ses idéaux moderne.

Les Misérables vu par Eric Salch est une œuvre unique, un roman graphique qui ne plaira pas à tout le monde mais qui fait réfléchir et qui ne laisse personne indifférent. Avec ses exagérations, ses descriptions, la manière dont il traite l’Histoire, la cadence des personnages, l’intrigue en elle-même. Les Misérables est surtout une œuvre critique de son temps et Salch fait ainsi appel au pathos, c’est-à-dire qu’il provoque de l’émotion chez les lecteurs, il s’agit d’un roman graphique rédigé pour faire réfléchir sur nous et notre époque tel le roman d’origine de Victor Hugo..

Note : 9,5/10

Éditeur : Glénat BD (19 mai 2021) Langue : Français Relié : 192 pages ISBN-10 : 2344042474 ISBN-13 : 978-2344042472

Joe la pirate – 5 mai 2021 de Hubert (Scénario), Virginie Augustin (Dessins)

C’est l’histoire vraie d’une petite fille née en 1900 à Londres, qui « se sentait déjà queer dans la matrice ». En grandissant, elle a fait le tour du monde, elle a lancé sa compagnie de taxis féminins, elle a fait la guerre, elle a battu des records de vitesse dans des courses de bateau, elle a régné en monarque éclairé sur une île des Bahamas, elle a eu pour meilleur ami et confident une poupée…

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Chronique : Un vrai coup de cœur que Joe la pirate qui raconte l’histoire de : MARION BARBARA CARSTAIRS était l’un des grands excentriques du XXe siècle – une lesbienne travestie qui avait des tatouages ​​sur les bras, fumait des cigares coûteux, s’appelait Joe et était une championne du monde de course de hors-bord dans les années 1920. Pourtant, lorsqu’elle est décédée en 1993 à l’âge de 93 ans, elle était presque oubliée.

Carstairs est née à Londres en 1900, petite-fille de l’un des administrateurs d’origine de Standard Oil. Son héritage lui a donné la liberté de vivre sa vie sans contraintes, et c’est exactement ce qu’elle a fait. «Je n’ai aucun penchant pour l’art ou pour les réalisations que l’on associe habituellement aux filles», a-t-elle dit un jour. Elle a canalisé sa richesse considérable dans l’achat et la course de vedettes rapides. En 1926, elle remporte le prestigieux trophée du Duc d’York et remporte la course internationale du Royal Motor Yacht Club et la Lucina Cup. Interrogée sur son succès, elle a répondu: «J’ai aimé les bateaux. J’ai aimé la façon dont ils se sont comportés. Je les ai compris.  »

Cependant, Carstairs a eu du mal à comprendre sa mère, Evelyn, divorcée quatre fois, toxicomane. Carstairs a déménagé à Paris à l’âge de 17 ans, où, elle «  apprenait à vivre comme un homme.  » Elle a eu sa première rencontre lesbienne là-bas –  » J’ai dit: «  Mon Dieu, quelle chose merveilleuse ». J’ai trouvé dommage d’avoir attendu si longtemps  » – et de me lancer dans une liaison avec Dolly Wilde, la nièce d’Oscar. Evelyn détestait le lesbianisme de sa fille et menaçait de lui enlever l’héritage de Carstairs si elle ne «  s’attachait pas et ne se marierait  ». «Après le mariage, ils se sont séparés immédiatement et à l’amiable» »Même dans la vieillesse, Joe s’est efforcé de souligner que le mariage n’a jamais été consommé.  »

Parfois, il n’est pas tout à fait clair si le roman graphique est une grande histoire d’amour (d’une femme et sa poupée) ou un récit édifiant sur les dangers de la richesse et de la folie. Une chose est sûre: les lecteurs ne sauront peut-être pas quoi penser de Carstairs, mais ils apprécieront certainement de lire à son sujet et rentreron dans ce récit si bien fait.

Note : 10/10

Éditeur : Glénat BD (5 mai 2021) Langue : Français Relié : 224 pages ISBN-10 : 2344039430 ISBN-13 : 978-2344039434

Les Sortilèges de Zora – Tome 01: Une sorcière au collège – 5 mai 2021 de Judith Peignen (Scénario), Ariane Delrieu (Dessins)

Zora est une pétillante sorcière de 12 ans qui vit, avec sa grand-mère Babouchka, sur le toit d’un immeuble parisien. Victimes de la chasse aux sorcières, elles ont trouvé refuge dans une étrange maison, invisible aux yeux des Nonsorciers et entourée d’un immense jardin magique qui les protège de tous dangers.

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Chronique : Ce premier tome d’une cinquantaine de pages est prometteur. L’intrigue se pose rapidement et on s’attache très vite à cette jeune sorcière un peu rebelle avec ses cheveux ébouriffés. Ses parents sont en Résistance et Zora n’a qu’une envie : les rejoindre et combattre. Combattre pour exister en tant que sorcière. Elle n’a aucune envie d’une vie monotone au sein de la communauté des nonsorciers !

Les pages se tournent toujours aussi vite et avec le sourire. On ne doute pas que le jeune public rigole des bons mots trouvés par Judith Peignen. Une histoire qui commence tout en douceur pour continuer avec des courses poursuites… On ne s’ennuie jamais. En plus, c’est les gentils qui gagnent à la fin grâce à l’amitié, l’écoute et le partage. le petit plus, c’est qu’on parle de l’importance des livres. La vérité est peut-être ailleurs parfois mais souvent elle peut se trouver dans des livres. . La trame de l’histoire n’est qu’un fil conducteur , léger et secondaire. Ce qui tient le devant de la scène, ce sont cet univers enchanteur d’un pays de non sorciers . Les dessins sont beaux, expressifs, fournis, et la colorisation a des teintes douces et lumineuses. L’alliance des auteurs est une belle réussite. Une bd jeunesse qui devrait en séduire plus d’un. Magie et amitié sont les mots clés de cette aventure. Au final, lorsqu’on referme l’ouvrage, on a juste envie de lire la suite.

Note : 9,5/10

Éditeur : Vents d’Ouest (5 mai 2021) Langue : Français Relié : 56 pages ISBN-10 : 2749309387 ISBN-13 : 978-2749309385

Bon chien T02 – 21 avril 2021 de Lapuss’, Tartuff & Baba

Fidèles, affectueux et joueurs, les chiens illuminent le quotidien de leurs maîtres. Il faut cependant avouer que nos chers toutous se montrent aussi parfois un peu balourds et qu’ils provoquent, sans le vouloir, bien des catastrophes autour d’eux.

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Chronique : J’adore les chiens, les chats et.. la série Putain de Chat de Lapuss’
Fidèles, affectueux et joueurs, les chiens illuminent le quotidien de leurs maîtres. Il faut cependant avouer que nos chers toutous se montrent aussi parfois un peu balourds et qu’ils provoquent, sans le vouloir, bien des catastrophes autour d’eux. D’un point de vue esthétique, nous sommes sur la même ligne directrice que Putain de Chat. Les anecdotes sont en noir et blanc. Les traits sont fins et simples. Il y a peu de décor et de détails. Encore une réussite avec cette lecture qui m’a fait passer un agréable moment.

Note : 9/10

  • Éditeur : Kennes Editions (21 avril 2021)
  • Langue : Français
  • Relié : 64 pages
  • ISBN-10 : 2380753466
  • ISBN-13 : 978-2380753462

Ninn T05: Magic City – 28 avril 2021 de Jean-Michel Darlot & Johan Pilet

Magic City… Un antique parc d’attractions perdu au coeur des Grands Lointains, abandonné depuis plus d’un siècle. Intriguée, Ninn décide de s’y rendre, emmenant avec elle son tigre de papier et ses amis Chad et Ulrika.

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Chronique : Merci au édition Kennes pour cet album si sublime. L’histoire  de cette petite fille trouver dans le métro nous plonge dans une superbe histoire et il est impossible de s’en détacher grâce à des dessins sont très doux avec un coté enfantins mais qui garde un sérieux pour que tous le publics puisse le lire avec des  décors qui nous permettent de passez facilement du réel au fantastique. Portée par des dessins précis et une narration captivante, ce tome cinq de Ninn est juste superbe.
Ninn est charmante et pleine de vie et on s’attache rapidement à elle et nous donne des émotions ce qui ne nous ne laisse pas indifférent. On glisse au fil des pages vers le fantastique, avec en final une ouverture sur un monde imaginaire .

L’originalité scénique s’est étiolée et fait place à présent à un enchaînement d’actions. L’aventure est dynamique et imaginative. C’est au milieu d’un parce d’attraction qu’elle va devoir avancer et combattre les idées sombres qui la poursuive. On retrouve la dualité des vignettes sombres et de celles aux tons plus pastel.
Une formidable quête de soi qui va révéler à notre héroïne ses origines et sa véritable nature. Un vrai coup de cœur.

Note : 10/10

Éditeur : Kennes Editions (28 avril 2021) Langue : Français Relié : 64 pages ISBN-10 : 2380752001 ISBN-13 : 978-2380752007

Le garçon au visage disparu – 21 avril 2021 de Larry Tremblay & Pierre Lecrenier

Jérémy se plaint que son père, travailleur humanitaire, délaisse sa famille au profit d’étrangers vivant à l’autre bout du monde. Il faudrait qu’il soit lui-même à moitié mort, pense-t-il, pour que son père lui exprime enfin son amour.

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Chronique : Un roman graphique sur le thème de la disparition…Jérémy se plaint que son père, travailleur humanitaire, délaisse sa famille au profit d’étrangers vivant à l’autre bout du monde. Il faudrait qu’il soit lui-même à moitié mort, pense-t-il, pour que son père lui exprime enfin son amour. Lorsque Jérémy apprend que celui-ci a été pris en otage, son univers bascule. Sa mère, un matin, le retrouve dans son lit sans visage. Les oreilles, les yeux, le nez de son fils ont disparu. Désemparée, elle contacte policier, psychiatre et prêtre afin qu’ils l’aident à comprendre cette étrange disparition.

Texte métaphorique, Le garçon au visage disparu nous transporte dans un monde teinté d’humour, tantôt loufoque, tantôt inquiétant, où le théâtre flirte avec le fantastique et le film d’épouvante. Larry Tremblay et Pierre Lecrenier dans cette nouvelle bande dessiné , explore le territoire de l’adolescence quand l’identité, encore fragile, cherche ses repères.

Tout est admirablement mis en place pour nous plonger dans un univers cinématographique, mais dans une bade dessiné c’est une intéressante distanciation qui laisse le temps d’absorber cet étrange univers et de comprendre la complexité des différentes couches de l’incomparable texte de Larry Tremblay.

Note : 9,5/10

Éditeur : Kennes Editions (21 avril 2021) Langue : Français Relié : 96 pages ISBN-10 : 2380753237 ISBN-13 : 978-2380753233

La Fleur de la sorcière – 6 mai 2021 de Enrico ORLANDI

Voici l’histoire d’une quête, celle de Tami, né très loin dans le sud. Dans son village, tous les garçons sont exilés lorsqu’ils atteignent l’âge de dix ans. Ils abandonnent leurs foyers et partent… Ils ne sont autorisés à revenir qu’une fois devenus des hommes.

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Chronique : Nous sommes en Laponie et le petit Tami doit accomplir une mission pour devenir un homme. N’oubliez pas que le petit gars a dix ans et qu’il est seul au monde. Où ayant vaincu une créature surnaturelle, il est recueilli par un petit village nordique. Il a du mal à s’y habituer car tout le monde semble considérer comme acquis.

Malheureusement, le village est attaqué par la fille de la créature magique qu’il a tuée au début et lui, au lieu d’aider à le défendre, préfère poursuivre sa mission et rechercher cette fleur de sorcière fantôme.

J’ai apprécié l’histoire, bien qu’un peu tirée par les cheveux au début. J’aime le voyage intérieur de Tami, qui part de l’idée de devenir adulte pour arriver à la conclusion que rester un enfant n’est pas si mal.

Une jolie petite histoire dont les illustrations rappellent celles de Mathew Dow Smith.

Une excellente histoire de passage à l’âge adulte dans un pays qui m’a fait penser à la Finlande ou à la Russie, ou simplement à un endroit magique et très froid…
Il n’y a pas des tonnes de dialogues et c’est assez court donc ça ne devrait pas être trop pour un enfant qui ne veut pas d’un long livre.

Les illustrations vont bien avec l’histoire. J’aime particulièrement les dessins des personnages du démon et de la sorcière.

Note : 9,5/10

ASIN : B08TFC3LMC Éditeur : 404 Editions (6 mai 2021) Langue : Français Broché : 120 pages ISBN-13 : 979-1032404027

N.E.O. – Tome 1 – La chute du soleil de fer – 29 avril 2021 de Maxe L’hermenier (Auteur), Michel Bussi (Auteur), Djet (Dessins)

Zyzo et Alixe parviendront-ils à l’éviter, tout en sauvant les membres de leur clan ?

Un nuag empoisonné s’est répandu sur terre.

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Chronique : Grande satisfaction de retrouver les gamins d’après l’apocalypse dans cet ex haut lieu du tourisme que fût la ville de Paris. En BD cette fois. Pas question donc ni de spoiler ni de refaire une critique de fond du début de l’oeuvre de M. Bussi, beaucoup l’ont fait, et de manières très diverses sur ce site même. Mais cette BD…
Fidélité au roman : rien à dire, on retrouve le fond, l’essence… Quelques scènes raccourcies ou shuntées pour les besoins des 70 pages, mais je trouve que quand cela a été fait, c’est avec habileté.
Traits : fins, bien dessinés, dans l’air du temps. N’étant pas un spécialiste, j’ai pensé aux « Légendaires » dans ces personnages aux expressions très marquées, tendance manga ou jeux vidéos. Un petit reproche sur le dessin du loup : progrès à faire !
Police de caractère lisible, ils n’ont pas cédé à la tentation de choisir une police difforme et illisible pour faire djeune, bravo !
Découpage de facture classique mais très bien maîtrisé, aucune difficulté à suivre les actions, les changements de lieux.
Couleurs : excellent : vives, changeantes comme les situations, ne cherchant pas à insuffler un ton particulier à l’ensemble, mais servant seulement la narration.
Une petite galerie de personnages en deuxième et troisième de couverture très agréables.
J’avais trouvé le roman jeunesse très agréable à lire, et je réitère mon appréciation pour cette BD qui est une belle réussite en elle-même. Vous connaissez un gamin ou une gamine confiné(e), inutile d’acheter le livre (désolé M. Bussi ! ), offrez la BD !

Chronique de BurjBabil

Éditeur : Jungle (29 avril 2021) Langue : Français Relié : 67 pages ISBN-10 : 2822232598 ISBN-13 : 978-2822232593

Dunce : En roue libre – 1 avril 2021 de Jens K. STYVE

Faites la connaissance de Jens, Gustave, Brego et leurs amis dans leurs aventures septentrionales.

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Chronique : Le prix Sproing est décerné chaque année par la société littéraire norvégienne de bandes dessinées Norsk Tegneserieforum.

 La raison de ce succès est simple. Dunce  a un sens de l’humour désarmant et engageant qui rappelle entièrement Calvin et Hobbes de Bill Watterson   (1985-1995). L’interruption de cette série par M. Watterson est toujours pleurée par ses lecteurs. Dunce  est un univers alternatif, où Calvin a grandi et s’est installé en Norvège.

Le personnage principal de  Dunce  est M. Styve lui-même, où il travaille dans une petite entreprise, aime particulièrement son fils et se mêle aux bandes dessinées. M. Styve rencontre des problèmes de la vie quotidienne et contemporaine et les traite de manière concise à travers le prisme de l’humour: 

1. La rupture de M. Styve avec le représentant commercial de la compagnie d’électricité, mettant fin à une relation avec, était commerciale mais était devenue intime;


2. La photographie d’un collègue de M. Styve montrant son chat devenant viral, ce qui a amené le collègue à annoncer qu’il quitte son emploi pour devenir un influenceur des médias sociaux;


3. L’IA autoritaire, l’aspirateur en partie robot et en partie Amazon Echo, qui ressemble à un Dalek (le méchant majeur de l’émission de télévision de science-fiction britannique Dr Who) mais a l’attitude d’un adolescent – il veut conduire la voiture, et c’est le sarcasme ne peut pas être désactivé;

4. La relation de M. Styve avec son fils, qui est authentique et profonde au point de l’égoïsme. Dans la plus poignante des bandes, M. Styve veut jouer au jeu en ligne Fortnite avec son fils, et est désespéré lorsque son fils préfère plutôt être dehors au grand air sur un vélo avec un ami.

Le cadeau de M. Styve est de réduire ces émotions et ces scénarios complexes à une histoire en quatre panneaux, imprégnée d’humour. Il n’est pas étonnant que M. Styve ait eu un tel succès.

Note : 9,5/10

ASIN : B08KZ5QNXX Éditeur : 404 Editions (1 avril 2021) Langue : Français Relié : 176 pages ISBN-13 : 979-1032404102

Wanted, Lucky Luke ! – 9 avril 2021 de Bonhomme Matthieu

Lucky Luke, qui vient d’être attaqué par un chasseur de primes, apprend que sa tête est mise à prix ! À peine a-t-il le temps de digérer la nouvelle qu’il vole au secours de trois soeurs aussi belles qu’intrigantes, en bien mauvaise posture avec leur convoi de bétail.

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Chronique
: Dans son style personnel qui avait déjà fait mouche une première fois, Mathieu Bonhomme nous revient avec un scénario en béton et un trait encore mieux maîtrisé que pour son premier tome.
Pour mieux frapper les esprits de ses lecteurs, Lucky Luke se trouve plongé dans une aventure ou l’amour (oui, vous avez bien lu !) mais aussi l’humour, la revanche, l’appât du gain et la tentation viennent percuter la vie pas si tranquille que cela, de notre héros. Ajoutez-y la cavalerie, les indiens et un troupeau de bétail en fuite et nous voilà embarqués dans une aventure au rythme soutenu et aux couleurs particulièrement réussies (à base de jaune, d’oranger et de bleu pour des scènes de paysages désertiques bien dans l’esprit western).
On y retrouve même le grand Goscinny, croqué en malfrat revanchard …mais pas si habile que cela.
En 66 pages souvent éblouissantes où Lucky Luke est la proie de chasseurs déterminés et sans pitié, on ne s’ennuie pas un seul instant. Mieux, on jubile devant les rebondissements d’une histoire dense où les surprises sont nombreuses, les rebondissements fréquents, mais le plaisir, toujours assuré….
Surement un grand succès à venir pour cette nouvelle aventure, qu’il serait sage d’accompagner d’un nouveau tome pour faire durer ce Lucky Luke décidément bien vu… je suis plus que partant…

Éditeur : LUCKY (9 avril 2021) Langue : Français Broché : 68 pages ISBN-10 : 2884714774 ISBN-13 : 978-2884714778