Idéfix et les Irréductibles – 16 juin 2021

Après la défaite du chef gaulois Camulogène face au général Labienus, Idéfix organise la résistance avec les irréductibles, une bande d’animaux plus attachants et drôles les uns que les autres pour défendre la cité gauloise face à l’occupant romain.

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Chronique : Il s’agit de la première bd dédiée à Idefix. Elle comporte 64 pages de lecture (page 5 à 68) mais en petit format de 15 cm par 20 cm . La couverture est souple. Les images sont très colorées et de bonne qualité. Il s’agit bien d’une bd , comme on peut le voir sur les photos jointes , qui se décompose en 3 histoires séparées. Les titres sont indiqués sur la quatrième de couverture prise en photo. L’histoire se passe à Lutèce avant la rencontre d Astérix et Obélix. On ne retrouvera donc pas le village et ses personnages habituels. En conclusion, un bel ouvrage plutôt dédié aux plus jeunes

Éditeur ‏ : ‎ Editions Albert René; Illustrated édition (16 juin 2021) Langue ‏ : ‎ Français Poche ‏ : ‎ 72 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2864975963 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2864975960

Un avion sans Elle – 26 mai 2021 de Fred Duval & Nicolaï Pinheiro

Drame familial, polar parfaitement huilé et quête d’identité, l’adaptation au cordeau du roman de Michel Bussi orchestrée par Fred Duval se voit sublimée par la patte graphique et la narration de Nicolaï Pinheiro.

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Chronique: Une belle adaptation du roman de Bussi, ayant lu le roman il y a de cela un moment je me souvenait plus du dénouement et en deux pages seulement, les auteurs nous plonge dans l’horreur : un Airbus transportant plus de 168 passagers et membres d’équipage vient de se crasher sur les flancs du mont Terrible, à la frontière franco-suisse : la seule rescapée de ce crash a 18 ans maintenant. Mais que sait-on exactement de cette jeune fille, bébé lors du crash ? Qui est-elle, qui étaient ses parents ? Comment a-t-elle pu être l’unique survivante ?

Le moins que l’on puisse dire c’est que ça démarre très fort. Tant mieux, on aime ça.
C’est par la plume d’un détective privé qui a consacré 18 ans de sa vie à enquêter sur ce crash et sur son unique rescapée que le lecteur suivra cette investigation prenante pour comprendre ce qu’il s’est passé à l’époque de l’accident.

J’ai trouvé ce livre très bien mené, plein de rebondissements et de suspense. On dit souvent qu’on a aimé parce qu’un livre entretenait le suspense jusqu’à la fin et c’est vraiment le cas pour cette adaptation. Je ne pense pas qu’on puisse trouver le dénouement, l’auteur ne nous oriente pas du tout sur cette voie. Je veux bien que l’on puisse échafauder des hypothèses mais on est loin de la vérité, la fin surprend, on ne l’attendait pas du tout et l’on se rend compte à l’issue de ces 176 pages que le suspense est intact et qu’on a bien été baladé.

Moi j’ai vraiment aimé ce livre, son histoire, son suspense habilement entretenu, ses multiples rebondissements. Je suis rentrée tout de suite dans l’histoire et si comme tout le monde j’ai essayé de comprendre, deviner, les auteurs on su éveiller ma curiosité et me perdre si bien que j’en ai oublié quelques longueurs et quelques répétitions.

Fidélité au roman : rien à dire, on retrouve le fond, l’essence… Quelques scènes raccourcies ou shuntées mais je trouve que quand cela a été fait, c’est avec habileté.
Traits : fins, bien dessinés, dans l’air du temps et très réaliste.
Couleurs : excellent : vives, changeantes comme les situations, ne cherchant pas à insuffler un ton particulier à l’ensemble, mais servant seulement la narration.
Une petite galerie de personnages en deuxième et troisième de couverture très agréables.
J’avais trouvé le roman très agréable à lire, et je réitère mon appréciation pour cette BD qui est une belle réussite en elle-même.

Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD; Illustrated édition (26 mai 2021) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 176 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2344039376 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344039373

Plunge de Joe Hill et Stuart Immonen, plongée en eaux troubles (ok elle était facile)

On continue la lecture des comics horrifiques écrit par Joe Hill, si vous ne le savez pas encore il s’agit de nul autre que du fils de Stephen King, l’éditeur DC lui a créé son propre label de comics Hill house comics pour que l’auteur puisse librement s’exprimer au travers de récits indépendants mais qui partage tous la même essence horrifique.

J’étais particulièrement impatient de découvrir ce second récit que nous propose Urban comics. Après l’excellent Basketful of heads il me tardait de voir ce qu’allait donner la plume de l’auteur lorsqu’il la trempe dans l’encre sombre des profondeurs marines.

Ce soir au menu c’est fricassée de poulpe

Et bien même si je dois reconnaître des qualités à cette aventure maritime je dois admettre qu’elle ne m’a pas autant convaincue que le précédent récit. Je m’attendais à une exploration des fonds marins glaçante d’effroi, je me suis retrouvé à légèrement grelotter sur les plages d’un atoll russe en compagnie de « zombies » qui passe le temps à résoudre des équations mathématiques. Alors que je m’attendais à partir à la découverte d’une épave dans une atmosphère angoissante j’ai dû assister à la capture rapide de nos héros par une bande de revenants peu ragoûtants certes, mais sans envergure. L’aspect Lovecraftien du récit survient trop tardivement pour relancer l’intérêt, à ce moment-là l’auteur m’avait déjà perdu dans l’une des décimales de PI.

Des scènes d’exploration comme j’aurais voulu en avoir plus

Déception encore concernant les personnages. Ils sont trop nombreux, tout simplement. C’est là que le choix de produire des récits en six numéros qui ne totalisent même pas 200 pages montre ses limites. Difficile de s’attacher à cet équipage hétéroclite en si peu de temps. Il m’a fallu trois numéros pour comprendre que Moriah et Bill étaient en couple sans que je ne parvienne jamais à les imaginer ensemble. Le capitaine Carpenter est le personnage le plus mémorable et attachant avec sa gouaille, son physique d’ours et son entrée en scène dans le premier épisode que l’on peut qualifier de trivial et qui offre l’un des rares moments d’humour du récit. Son charisme éclipse les autres personnages, y compris ses propres frères et la brave Moriah. Là où Basketful of heads se focalisait sur un personnage et une narration électrique, Plunge au contraire multiplie les explications sans éviter certaines incohérences ou qui rendent la lecture brouillonne au final.

Devine qui c’est ?

L’excellent Stuart Immonen assure la partie graphique. Le spectre des couleurs est largement occupé par le bleu sombre, ce qui n’empêche pas l’artiste de signer des planches d’une redoutable efficacité. Les eaux glacées de l’océan Pacifique ont rarement été aussi bien reproduite dans les pages d’un comics, on sentirait presque l’air marin et l’iode. Son trait épais et sombre se prête merveilleusement à ce récit tout en pénombre et faux semblant.

Les couvertures raconte également une histoire

S’attendre à quelque chose lorsque vous débutez un récit puis voire ses attentes de lecteurs être malmené c’est une chose qu’il faut parfois savoir accepter. Après tout rien n’oblige l’auteur à combler nos attentes, mais lorsque les personnages vous passent sous les yeux sans que vous ne parveniez à les retenir ou que le rythme de l’intrigue vous paraît bancal c’est qu’il y a un problème. Ce récit n’a pas su toucher mon cœur de lecteur mais il en sera peut-être autrement pour le suivant, Joe Hill est un auteur à l’imagination débordante je lui fais confiance pour me terrifier à nouveau.

Les variant cover de Gary Franck sont également un régal

Résumé: Au lendemain d’un tsunami, on détecte au large du détroit de Béring le signal de détresse du Derleth, un navire d’exploration scientifique… disparu depuis 40 ans. Le biologiste marin Moriah Lamb rejoint l’équipe de remorqueurs d’épaves missionnée par Rococo International, un groupe privé très intéressé par la cargaison du Derleth. De même qu’il est heureux que les mystères de l’univers soient inaccessibles à l’entendement humain, certains secrets devraient quant à eux rester immergés dans les abysses du cercle arctique.

  • ASIN : B08W6QD84K
  • Éditeur : URBAN COMICS; Illustrated édition (28 mai 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 168 pages
  • ISBN-13 : 979-1026828389
  • Poids de l’article : 700 g
  • Dimensions : 18.8 x 1.6 x 28.2 cm

Les Misérables – 19 mai 2021 de Éric Salch

On ne va pas vous réexpliquer Les Misérables de Victor Hugo. On connaît tous les histoires de ses personnages. Tout ça, on le sait déjà plus ou moins, mais ce qu’on ne connait pas, ce que jamais on n’aurait pu imaginer, c’est la version des faits par Éric Salch.

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Chronique : Une relecture moderne, poétique et irrévérencieuse de l’œuvre de V. Hugo. Respectant la trame narrative originale et le propos du roman, l’auteur ajoute humour noir et anachronismes, partageant ainsi sa vision de l’histoire de Jean Valjean, de Cosette, de Marius, de Javert ou encore de Gavroche. Ce que jamais on n’aurait pu imaginer, c’est la version des faits par Eric Salch. Drôle et tragique, aidé d’une poésie fiévreuse et souillée bien à lui, Eric Salch livre une vision personnelle et décalée des Misérables.
Si le récit suit parfaitement la narration de l’œuvre originale et que la pertinence de son propos reste indéniable, Eric Salch grossit les traits, ajoute anachronismes et absurdités pour ainsi nous faire rire du drame et du terrible de cette sublime tragédie romanesque.

Salch arrive avec des trait humoristique à offrir un drame, des situations et des personnages, mais aussi une façon de dire, de figurer l’humain dans les profondeurs du temps et de la conscience – dont il nous fait à distance les légataires obligés : une histoire pensée et rêvée pour un avenir, c’est-à-dire à la fois pour notre présent et pour le futur.

En effet, avec l’histoire de tous ces personnages considérés misérables, l’auteur veut traiter de ces vies rêvées, mais pas toujours atteignables. De par ces rêves tronqués, il en découle tout naturellement un sentiment d’injustice, d’une vie qui n’est pas la même pour tout le monde. C’est au travers de ces deux thèmes que Salch nous transmet ses idéaux moderne.

Les Misérables vu par Eric Salch est une œuvre unique, un roman graphique qui ne plaira pas à tout le monde mais qui fait réfléchir et qui ne laisse personne indifférent. Avec ses exagérations, ses descriptions, la manière dont il traite l’Histoire, la cadence des personnages, l’intrigue en elle-même. Les Misérables est surtout une œuvre critique de son temps et Salch fait ainsi appel au pathos, c’est-à-dire qu’il provoque de l’émotion chez les lecteurs, il s’agit d’un roman graphique rédigé pour faire réfléchir sur nous et notre époque tel le roman d’origine de Victor Hugo..

Note : 9,5/10

Éditeur : Glénat BD (19 mai 2021) Langue : Français Relié : 192 pages ISBN-10 : 2344042474 ISBN-13 : 978-2344042472

Joe la pirate – 5 mai 2021 de Hubert (Scénario), Virginie Augustin (Dessins)

C’est l’histoire vraie d’une petite fille née en 1900 à Londres, qui « se sentait déjà queer dans la matrice ». En grandissant, elle a fait le tour du monde, elle a lancé sa compagnie de taxis féminins, elle a fait la guerre, elle a battu des records de vitesse dans des courses de bateau, elle a régné en monarque éclairé sur une île des Bahamas, elle a eu pour meilleur ami et confident une poupée…

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Chronique : Un vrai coup de cœur que Joe la pirate qui raconte l’histoire de : MARION BARBARA CARSTAIRS était l’un des grands excentriques du XXe siècle – une lesbienne travestie qui avait des tatouages ​​sur les bras, fumait des cigares coûteux, s’appelait Joe et était une championne du monde de course de hors-bord dans les années 1920. Pourtant, lorsqu’elle est décédée en 1993 à l’âge de 93 ans, elle était presque oubliée.

Carstairs est née à Londres en 1900, petite-fille de l’un des administrateurs d’origine de Standard Oil. Son héritage lui a donné la liberté de vivre sa vie sans contraintes, et c’est exactement ce qu’elle a fait. «Je n’ai aucun penchant pour l’art ou pour les réalisations que l’on associe habituellement aux filles», a-t-elle dit un jour. Elle a canalisé sa richesse considérable dans l’achat et la course de vedettes rapides. En 1926, elle remporte le prestigieux trophée du Duc d’York et remporte la course internationale du Royal Motor Yacht Club et la Lucina Cup. Interrogée sur son succès, elle a répondu: «J’ai aimé les bateaux. J’ai aimé la façon dont ils se sont comportés. Je les ai compris.  »

Cependant, Carstairs a eu du mal à comprendre sa mère, Evelyn, divorcée quatre fois, toxicomane. Carstairs a déménagé à Paris à l’âge de 17 ans, où, elle «  apprenait à vivre comme un homme.  » Elle a eu sa première rencontre lesbienne là-bas –  » J’ai dit: «  Mon Dieu, quelle chose merveilleuse ». J’ai trouvé dommage d’avoir attendu si longtemps  » – et de me lancer dans une liaison avec Dolly Wilde, la nièce d’Oscar. Evelyn détestait le lesbianisme de sa fille et menaçait de lui enlever l’héritage de Carstairs si elle ne «  s’attachait pas et ne se marierait  ». «Après le mariage, ils se sont séparés immédiatement et à l’amiable» »Même dans la vieillesse, Joe s’est efforcé de souligner que le mariage n’a jamais été consommé.  »

Parfois, il n’est pas tout à fait clair si le roman graphique est une grande histoire d’amour (d’une femme et sa poupée) ou un récit édifiant sur les dangers de la richesse et de la folie. Une chose est sûre: les lecteurs ne sauront peut-être pas quoi penser de Carstairs, mais ils apprécieront certainement de lire à son sujet et rentreron dans ce récit si bien fait.

Note : 10/10

Éditeur : Glénat BD (5 mai 2021) Langue : Français Relié : 224 pages ISBN-10 : 2344039430 ISBN-13 : 978-2344039434

Les Sortilèges de Zora – Tome 01: Une sorcière au collège – 5 mai 2021 de Judith Peignen (Scénario), Ariane Delrieu (Dessins)

Zora est une pétillante sorcière de 12 ans qui vit, avec sa grand-mère Babouchka, sur le toit d’un immeuble parisien. Victimes de la chasse aux sorcières, elles ont trouvé refuge dans une étrange maison, invisible aux yeux des Nonsorciers et entourée d’un immense jardin magique qui les protège de tous dangers.

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Chronique : Ce premier tome d’une cinquantaine de pages est prometteur. L’intrigue se pose rapidement et on s’attache très vite à cette jeune sorcière un peu rebelle avec ses cheveux ébouriffés. Ses parents sont en Résistance et Zora n’a qu’une envie : les rejoindre et combattre. Combattre pour exister en tant que sorcière. Elle n’a aucune envie d’une vie monotone au sein de la communauté des nonsorciers !

Les pages se tournent toujours aussi vite et avec le sourire. On ne doute pas que le jeune public rigole des bons mots trouvés par Judith Peignen. Une histoire qui commence tout en douceur pour continuer avec des courses poursuites… On ne s’ennuie jamais. En plus, c’est les gentils qui gagnent à la fin grâce à l’amitié, l’écoute et le partage. le petit plus, c’est qu’on parle de l’importance des livres. La vérité est peut-être ailleurs parfois mais souvent elle peut se trouver dans des livres. . La trame de l’histoire n’est qu’un fil conducteur , léger et secondaire. Ce qui tient le devant de la scène, ce sont cet univers enchanteur d’un pays de non sorciers . Les dessins sont beaux, expressifs, fournis, et la colorisation a des teintes douces et lumineuses. L’alliance des auteurs est une belle réussite. Une bd jeunesse qui devrait en séduire plus d’un. Magie et amitié sont les mots clés de cette aventure. Au final, lorsqu’on referme l’ouvrage, on a juste envie de lire la suite.

Note : 9,5/10

Éditeur : Vents d’Ouest (5 mai 2021) Langue : Français Relié : 56 pages ISBN-10 : 2749309387 ISBN-13 : 978-2749309385

Bon chien T02 – 21 avril 2021 de Lapuss’, Tartuff & Baba

Fidèles, affectueux et joueurs, les chiens illuminent le quotidien de leurs maîtres. Il faut cependant avouer que nos chers toutous se montrent aussi parfois un peu balourds et qu’ils provoquent, sans le vouloir, bien des catastrophes autour d’eux.

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Chronique : J’adore les chiens, les chats et.. la série Putain de Chat de Lapuss’
Fidèles, affectueux et joueurs, les chiens illuminent le quotidien de leurs maîtres. Il faut cependant avouer que nos chers toutous se montrent aussi parfois un peu balourds et qu’ils provoquent, sans le vouloir, bien des catastrophes autour d’eux. D’un point de vue esthétique, nous sommes sur la même ligne directrice que Putain de Chat. Les anecdotes sont en noir et blanc. Les traits sont fins et simples. Il y a peu de décor et de détails. Encore une réussite avec cette lecture qui m’a fait passer un agréable moment.

Note : 9/10

  • Éditeur : Kennes Editions (21 avril 2021)
  • Langue : Français
  • Relié : 64 pages
  • ISBN-10 : 2380753466
  • ISBN-13 : 978-2380753462

Ninn T05: Magic City – 28 avril 2021 de Jean-Michel Darlot & Johan Pilet

Magic City… Un antique parc d’attractions perdu au coeur des Grands Lointains, abandonné depuis plus d’un siècle. Intriguée, Ninn décide de s’y rendre, emmenant avec elle son tigre de papier et ses amis Chad et Ulrika.

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Chronique : Merci au édition Kennes pour cet album si sublime. L’histoire  de cette petite fille trouver dans le métro nous plonge dans une superbe histoire et il est impossible de s’en détacher grâce à des dessins sont très doux avec un coté enfantins mais qui garde un sérieux pour que tous le publics puisse le lire avec des  décors qui nous permettent de passez facilement du réel au fantastique. Portée par des dessins précis et une narration captivante, ce tome cinq de Ninn est juste superbe.
Ninn est charmante et pleine de vie et on s’attache rapidement à elle et nous donne des émotions ce qui ne nous ne laisse pas indifférent. On glisse au fil des pages vers le fantastique, avec en final une ouverture sur un monde imaginaire .

L’originalité scénique s’est étiolée et fait place à présent à un enchaînement d’actions. L’aventure est dynamique et imaginative. C’est au milieu d’un parce d’attraction qu’elle va devoir avancer et combattre les idées sombres qui la poursuive. On retrouve la dualité des vignettes sombres et de celles aux tons plus pastel.
Une formidable quête de soi qui va révéler à notre héroïne ses origines et sa véritable nature. Un vrai coup de cœur.

Note : 10/10

Éditeur : Kennes Editions (28 avril 2021) Langue : Français Relié : 64 pages ISBN-10 : 2380752001 ISBN-13 : 978-2380752007

Le garçon au visage disparu – 21 avril 2021 de Larry Tremblay & Pierre Lecrenier

Jérémy se plaint que son père, travailleur humanitaire, délaisse sa famille au profit d’étrangers vivant à l’autre bout du monde. Il faudrait qu’il soit lui-même à moitié mort, pense-t-il, pour que son père lui exprime enfin son amour.

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Chronique : Un roman graphique sur le thème de la disparition…Jérémy se plaint que son père, travailleur humanitaire, délaisse sa famille au profit d’étrangers vivant à l’autre bout du monde. Il faudrait qu’il soit lui-même à moitié mort, pense-t-il, pour que son père lui exprime enfin son amour. Lorsque Jérémy apprend que celui-ci a été pris en otage, son univers bascule. Sa mère, un matin, le retrouve dans son lit sans visage. Les oreilles, les yeux, le nez de son fils ont disparu. Désemparée, elle contacte policier, psychiatre et prêtre afin qu’ils l’aident à comprendre cette étrange disparition.

Texte métaphorique, Le garçon au visage disparu nous transporte dans un monde teinté d’humour, tantôt loufoque, tantôt inquiétant, où le théâtre flirte avec le fantastique et le film d’épouvante. Larry Tremblay et Pierre Lecrenier dans cette nouvelle bande dessiné , explore le territoire de l’adolescence quand l’identité, encore fragile, cherche ses repères.

Tout est admirablement mis en place pour nous plonger dans un univers cinématographique, mais dans une bade dessiné c’est une intéressante distanciation qui laisse le temps d’absorber cet étrange univers et de comprendre la complexité des différentes couches de l’incomparable texte de Larry Tremblay.

Note : 9,5/10

Éditeur : Kennes Editions (21 avril 2021) Langue : Français Relié : 96 pages ISBN-10 : 2380753237 ISBN-13 : 978-2380753233

Porchery – 11 mai 2021 de Tyrone Finch & Mauricet

Lorsque des cochons infernaux menacent l’humanité, Ellis et Zoey n’ont d’autre choix que de les anéantir un à un.

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Chronique : Porchery donne un coup de poing à chaque page. Un voyage surnaturel au-delà de la Ferme des animaux, qui nous entraîne dans l’horreur de L’île du docteur Moreau. C’est différent de tout ce que vous avez déjà lu « À la page 20, c’était déjà l’un des meilleurs romans graphiques que j’avais lus depuis des années. À la fin, c’était l’un de mes préférés. De tous les temps. Pour l’amour de Dieu, achetez-le. » La violence biblique rencontre un charmant cochon parlant dans cette aventure passionnante à travers les petites villes, la moralité et les plus grandes calamités de l’histoire. » Un concept d’horreur unique et des personnages fascinants, de la part d’une équipe de scénaristes/artistes dont le travail semble si facile qu’on pourrait croire qu’ils travaillent ensemble depuis des années. Que vous soyez un mangeur de bacon ou un végétarien strict, Porchery restera en vous. Je tire mon chapeau en signe d’admiration aux créateurs, et j’espère qu’ils n’obtiendront pas l’aide dont ils ont clairement besoin – afin que nous puissions avoir plus de bandes dessinées comme ça. À la fois comédie d’horreur, film d’action, histoire biblique et dix autres choses,ce roman graphique est intelligent, enjoué et complètement divertissant. Finch et Mauricet nous donnent de vrais personnages auxquels nous pouvons nous intéresser, ce qui n’exclut pas l’étrange cochon maléfique.

Note : 9,5/10

Éditeur : Les Humanoïdes Associés (11 mai 2021) Langue : Français Broché : 144 pages ISBN-10 : 2731633425 ISBN-13 : 978-2731633429