Critique : Love, Death + Robots (15 Mars 2019) De Tim Miller, David Fincher avec Aaron Himelstein, Jill Talley

Un yaourt susceptible, des soldats lycanthropes, des robots déchaînés, des monstres-poubelles, des chasseurs de primes cyborgs, des araignées extraterrestres et des démons de l’enfer assoiffés de sang : tout ce beau monde est réuni dans 18 courts d’animation déconseillés aux âmes sensibles.

Chronique : Lorsque David Fincher s’associe à Tim Miller (réalisateur de Deadpool) pour produire une série anthologique d’animation, cela ne peut que être excitant. En effet, les 2 compères se sont rencontrés il y a des années déjà pour composer la séquence de générique très graphique de « The Girl with the Dragon Tattoo », via la société Blur (spécialisée dans les effets spéciaux et l’animation 3D de divers films ou cinématiques de jeu vidéo), fondée par Miller. Fincher fit à ce dernier la promesse qu’il l’aiderait à produire le projet de son choix si il en avait l’envie, et ce jour est enfin arrivé avec « Love, Death + Robots ». Nourrie à des oeuvres pulp des années 70-80 comme Robot Carnival ou Métal Hurlant, cette anthologie de 18 épisodes entre 5 et 20 minutes mêle les genres avec une efficacité et une inventivité tout simplement effarante : science-fiction, horreur, action, fantastique, anticipation ou humour noir. Chaque épisode se renouvèle également, via son animation,qui passe de la 2D traditionnelle à la 3D photoréaliste, en passant par la japanimation, le jeu vidéo et le comic book. Définitivement pour un public adulte, adepte d’oeuvres subversives et singulières, « Love, Death + Robots » est d’une richesse dingue, proposant une pléthore d’univers uniques allant du mystique dans la Chine du XIX siècle, de la hard-SF tendance space opera, de l’uchronie fantastico-médiévale ou le trip visuel halluciné, en passant par une guerre entre fermiers et aliens ou un survival archéologique. Plus que de l’amour, de la mort ou des robots, c’est une véritable déclaration d’amour au pulp, à l’imagination et à la créativité, entre le jeu vidéo, le cinéma et la Bande-dessinée. Seule une constante règne : la violence, qu’elle soit physique, graphique, psychologique ou sous-jacente C’est simple, adepte de genre, on est scotché à chaque fois devant ce maelstrom d’écriture, de conception et d’animation, où chaque personnage est parfaitement caractérisé, chaque univers plus fou, chaque high-concept plus recherché, chaque réalisation poussée à fond et enfin chaque style d’animation propre à chacun des studios et artistes qui a participé à ce formidable ensemble (plus d’une dizaine de studios, dont des français,des américains, des hongrois, des chinois ou encore des canadiens Profondément unique et dément, hardcore ou poétique, grisant ou débridé, jouissif ou métatextuel, « Love, Death +Robots » est un petit chef-d’oeuvre tout simplement.

Note : 9,5/10

Love, Death & Robots, le vendredi 15 mars sur Netflix.
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Critique : Triple frontière (Triple Frontier) (13 Mars 2019) de J.C. Chandor avec Ben Affleck, Oscar Isaac

D’anciens soldats des forces spéciales peinant à joindre les deux bouts se réunissent pour préparer un coup risqué : piller un baron de la drogue sud-américain.

Chronique : Fatigués et ayant du mal à joindre les deux bouts, un groupe de vétérans des forces spéciales décident de braquer à leur compte un baron de la drogue, au beau milieu de la jungle. Evidemment, l’opération ne se passera pas vraiment comme prévue… Avec « Triple Frontier », ne vous attendez pas à un film d’action pur et dur façon « Expendables ». Réalisateur de drames solides, J. C. Chandor intègre son savoir-faire et sa profondeur dans cette histoire mêlant film de braquage et survival. Si les quelques scènes d’action sont maîtrisées et prenantes, l’intérêt ici est avant tout de suivre ces personnages bien creusés et bien interprétés (en particulier ceux de Ben Affleck et Oscar Isaac), aux personnalités et aux motifs distincts. A travers eux, les différentes croisades militaires de l’Amérique sont remises en cause (violence, légitimité…), et la question du mérite reviendra régulièrement : le fait que l’armée n’ait pas récompensé nos protagonistes à leur juste valeur peut-il tout justifier ? Par ailleurs, devant l’ennemi extérieur surgiront leurs vrais adversaires : leur sauvagerie et leur avidité intérieures. A côté, le film est techniquement très bon : s’il on excepte quelques effets numériques moyens, la photographie verdoyante est jolie, les paysages naturels immersifs et oppressants, et la mise en scène offre des scènes tendues comme on les aime. « Triple Frontier » est donc une réussite de plus pour J.C. Chandor.

Note : 9/10

Triple Frontière, de J.C. Chandor. Disponible à partir du mercredi 13 mars sur Netflix

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Test DVD : DRAGONS -Par-delà les Rives (6 février 2019)

Dans cette série Dragons «Par-delà-les rives», Harold et Krokmouvolent vers de nouveaux mondes étranges, situés au-delà des frontières de Beurk, à la recherche de Dragons inconnus. Accompagnés de leurs amis et fidèles Dragons, ils tombent sur le mystérieux «Œil de Dragon», un objet ancien rempli de secrets qui va les mener vers de nouvelles aventures riches en action. Très vite, ils vont se rendre compte qu’ils sont suivis par d’étranges chasseurs de dragons, qui ne reculeront devant rien pour s’emparer du pouvoir de « L’Œil de Dragon ».

Chronique :  Dragons, Par-delà les Rives est une série  en images de synthèse. Excellente série qui se situe entre les le 1er et le 2nd film qui immerge dans la rive du dragon ou Harold et toute la bande utilisent l’œil de dragon pour découvrir de nouveaux dragon et étendre leur connaissance sur ceux qu’ils connaissent déjà. Les deux saisons se passent après le premier film et avant le second. On en apprend un peu plus sur les personnages et leur dragons. Cette série nous en révèle un peu plus sur le caractère et l’histoire de Crocmou, Harold et le village de Beurk.
Cependant je conseillerai cette série aux plus jeunes car la magie des films n’y est pas aussi présente, et la qualité des animations restent bien en dessous. Malgré tout cette série est inintéressante pour les fans de l’univers Dragons et pour les plus petits. 

Toujours aussi rythmée avec la bataille entre les Dragons et les Vikings, cette série semble de prime abord plus réservée à nos chères petites têtes blondes, mais pour avoir commencé à la regarder, je dois bien admettre que cela fonctionne pas mal sur un adulte à l’esprit ouvert (oui, j’ai l’esprit ouvert).

Alors si vous avez apprécié les films, voilà un programme qui pourrait vous ravir, vous et vos petits.

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  • Audio : Néerlandais (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français, Allemand
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : DreamWorks Animation SKG
  • Date de sortie du DVD : 6 février 2019
  • Durée : 273 minutes

 

First Man – le premier homme sur la Lune (20 février 2019) de Damien Chazelle avec Ryan Gosling, Claire Foy

 

Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune.

Chronique : En lisant au sujet de la controverse entourant First Man , je me rappelle que nous vivons à une époque où les cinéphiles contemporains ne peuvent de temps en temps pas voir la forêt comme un arbre. Trop de gens se sentent personnellement offensés, déçus de manière déraisonnable et préoccupés par des détails non pertinents affectant l’intrigue d’un film, ce qui semble être une préoccupation croissante au cours des dernières années à l’ère des médias sociaux. Se plaindre du drapeau américain manquant lors de l’alunissage d’Apollo 11, ce qui est la querelle actuelle, ignore le nombre de fois où le film présente le drapeau de manière flagrante dans de nombreux autres domaines et ne laisse jamais le public oublier que le voyage historique a été une entreprise américaine. Ce récit merveilleusement satisfaisant de la course à l’espace et des réalisations importantes est plongé dans une atmosphère de devoir patriotique, thématiquement centré sur les sacrifices émotionnels et psychologiques des braves astronautes, vécus par Neil Armstrong.

Les stars de Ryan Gosling sont le célèbre voyageur de l’espace et la première personne à avoir pénétré sur la surface lunaire en 1969, marquant un moment important de l’histoire de l’humanité. Au milieu de tous les conflits et de la tourmente qui se produisent dans le reste du monde – qui, en passant, se déroule en arrière-plan un peu à la manière du drapeau, mais où est le tumulte pour cela? – le voyage historique est un accomplissement partagé par tous les habitants de la Terre. Et la beauté poignante et profondément touchante du scénario de Josh Singer inspiré du roman éponyme de James R. Hansen, rappelle au public une époque où le monde et les États-Unis semblaient au bord du chaos. Cependant, l’importance de marcher sur le rocher le plus proche en orbite autour de notre planète est un exploit qui a remarquablement apaisé les tensions, ne serait-ce que pour un instant. Intentionnel ou non, le réalisateur Damien Chazelle  semble établir des parallèles très subtils entre le désordre du monde et celui des luttes personnelles d’Armstrong.

La performance contrôlée et délibérément détachée de Gosling n’inquiète guère l’idée de présenter l’astronaute comme une légende américaine, soucieuse de satisfaire ou d’exalter davantage notre mythologie collective d’une personne réelle. Sous la direction de Chazelle, il s’agit plutôt de décrire simplement un père qui cherche à retrouver l’équilibre après la mort de sa fille – ou mieux, un homme aux prises avec une perte tout autour de lui mais ne sachant pas comment faire face à la douleur émotionnelle. Il semble, à la fois, apparemment motivé à ne pas laisser ces morts être vaines, mais il affiche également les moments d’une obsession infatigable pour achever la mission, au point de négliger sa famille tandis que son épouse Janet (merveilleusement mémorable) Claire Foy) observe avec inquiétude comment aider son mari. Un des moments les plus déchirants est avec Armstrong et Ed White (Jason Clarke) qui marchent la nuit et la vue de la balançoire de l’enfant interrompt soudainement la conversation, car Armstrong se souvient de la balançoire similaire qu’il avait construite pour sa fille mais qui s’éloignait maladroitement. à ce sujet avec son ami.

Ce sont ces sortes de moments qui font de First Man un film merveilleux et émouvant qui humanise à merveille une figure légendaire de l’histoire. À cet égard, la production doit être saluée, des performances au complot en passant par la scénographie et les effets visuels. Cependant, l’approche inventive de Chazelle à l’égard de la matière ne gèle pas toujours parfaitement, ni ne rend parfaitement parfaitement l’impact émotionnel que certaines scènes semblent impliquer. Réunie avec Linus Sandgren, la cinématographie très stylisée raconte l’histoire avec une sorte de réalisme documentaire tremblotant qui semble plutôt amateur, se refermant sans cesse sur les visages et des gros plans franchement vains qui ajoutent peu au récit. Dans le même temps, d’autres aspects semblent assez complaisants, comme si vous connaissiez son importance et tentiez de paraître aussi créatif que possible, même si la scène ne l’exigeait pas. Franchement, il y a des moments où le tournage semble évoquer l’esprit d’un film de Terrence Malick ou celui de Stanley Kubrick en 2001 .

Néanmoins, pour son quatrième long métrage, Chazelle reste un grand conteur, même si ses flots artistiques soudains l’emportent, et First Man est toujours un excellent film.

Note : 9/10

TEST DVD

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VidéoLe drame a été tourné sur une combinaison de film de 16 mm, 35 mm et 65 mm, et ces éléments ont été par la suite maîtrisés en un intermédiaire numérique 2K. La vidéo fluctue continuellement d’une définition extrêmement nette avec une très fine couche de grain à une surface nette et glacée qui recouvre une couche importante de grain. Néanmoins, le transfert 2160p bénéficie d’une hausse notable, montrant une clarté nettement meilleure des informations d’arrière-plan, dévoilant chaque recoin de la capsule spatiale, l’intérieur du commandement de la mission et le lettrage de chaque bouton étant intelligibles à courte distance. Le troisième acte final avec le lancement Apollo 11 et l’atterrissage lunaire est l’un des meilleurs moments. Il révèle les plus petites piqûres et les plus légères enfilements le long de la combinaison spatiale. Le plus petit caillou et rocher sur la surface de la lune est bien visible. En fin de compte, l’image offre une avancée appréciable et très cinématographique.

La vidéo fait également le voyage historique avec un contraste nettement plus perçant et plus dynamique tout en restant fidèle aux intentions créatives des cinéastes. Bien que globalement comparativement plus lumineux, les conversations les plus sombres montrent encore un peu de retenue, mais les séquences de voyages dans l’espace reçoivent un élan notable, affichant des blancs éclatants et radieux dans le ciel terrestre, les combinaisons spatiales stérilisées et les capsules spatiales. À d’autres endroits, les reflets spéculaires marquent également une amélioration notable, fournissant une lueur plus étroite et plus étroite dans les zones les plus lumineuses, tout en exposant un peu plus de détails et en donnant aux bords métalliques une lueur réaliste. D’autre part, dans les scènes plus douces susmentionnées, les points forts ont tendance à être plus chauds, créant un brin d’épanouissement et engloutissant les aspects les plus fins. Les niveaux de luminosité sont plus cohérents, recouvrant l’image 2,39: 1 avec des noirs un peu plus riches et plus encrés et des ombres plus noires, mais plus noires, mais avec de meilleurs détails. Encore une fois, les séquences dans l’espace fournissent quelques segments dignes d’une démo et un bel attrait cinématographique.

L’amélioration la plus importante et la plus significative est sans aucun doute la palette de couleurs. Immédiatement, les primaires sont considérablement plus vigoureuses et absolument somptueuses, des verts vifs des pelouses bien entretenues des astronautes aux rouges riches de vêtements, aux meubles environnants ou aux lumières de secours qui accentuent soudain le suspense. Cependant, en raison de la photographie de sarcelle à l’orange, une plus grande importance est accordée à la variété de bleus, montrant des différences sensiblement nuancées entre les sarcelles, les cyans, les céruléennes et les nuances plus profondes de la marine, de l’indigo et de l’amiral. De nombreuses séquences se déroulant à l’intérieur de la maison Armstrong sont baignées de jaunes, ambres et bruns plus vrais et plus vrais que nature, conservant ainsi le sens du documentaire brut et vintage du film. Les scènes sur la lune sont peut-être les plus dramatiques, avec une nuance de gris plus profonde et plus précise.

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Audio : Comme il s’agit d’un drame historique, il est raisonnable de contrôler les attentes en ce qui concerne l’audio, mais la bande originale surprend en réalité avec la quantité d’activité présente tout au long des 141 minutes d’exécution du film.

Certes, l’accent est mis sur les personnages et leurs interactions, ce qui permet un dialogue précis et très bien hiérarchisé, même pendant les moments les plus forts et les plus intenses. L’imagerie semble continuellement large et spacieuse, affichant un milieu de gamme dynamique et détaillé offrant une excellente clarté dans les séquences d’action mais délibérément déformée lors du test ou du décollage de roquettes. Le bruit de fond se déplace sans à-coups entre les trois canaux avant et légèrement dans les hauteurs, générant ainsi une scène sonore très engageante avec un demi-dôme. Le bas de gamme pourrait peut-être frapper plus fort et creuser plus profondément dans les scènes de lancement, mais il s’agit plus d’une question de goût personnel et d’attente, dans la mesure où la basse est néanmoins assez imposante et parfois bouleversante.

Comme on pouvait s’y attendre, il n’y a pas grand-chose qui se passe dans les environs et qui est en grande partie réservé à des moments spécifiques qui vont soudainement amener les auditeurs assis bien droit dans leurs sièges. Lorsqu’elle est utilisée, l’activité à l’arrière est impressionnante avec un sens de l’enveloppement satisfaisant, remplissant la salle de la conversation des gens lorsqu’ils se rassemblent pour certains événements, des bips électriques et de l’agitation de la salle de contrôle de la NASA ou du métal qui résonne à l’intérieur de la capsules spatiales. Les meilleurs moments sont bien sûr ceux qui impliquent des voyages dans l’espace ou lors du test de véhicules spécifiques, des effets sonores qui défilent de manière efficace et sans faille dans toutes les directions, générant un champ sonore immersif qui place le spectateur au cœur de l’action. Les séquences phares dignes de démonstration sont les séquences Gemini 8 et Apollo 11, où chaque cliquetis, cliquetis et clink résonnent tout autour et directement au-dessus.

Bonus :

Tous les mêmes suppléments sont partagés entre les versions qui l’accompagne.

  • Commentaire audio : Le réalisateur Damien Chazelle rencontre le scénariste Josh Singer et le rédacteur en chef Tim Cross pour une conversation amusante et informative sur les détails techniques de la production et la quantité de travail nécessaire pour réaliser quelques séquences clés.
  • Vous vous asseyez (HD, 7 min): Un regard fascinant et instructif sur la technologie innovante utilisée pour le style visuel créatif de la production.
  • Recréer l’atterrissage sur la lune (HD, 6 min): exactement comme le titre le laisse supposer, la featurette est un regard dans les coulisses pour recréer le moment historique et le rendre justice.
  • Saut géant en une petite étape (HD, 5 min): Un article beaucoup trop bref sur Neil Armstrong et l’accent mis par la production sur sa vie personnelle.
  • Tournage pour la lune (HD, 4 min): Chazelle parle de son implication dans la production, adaptant l’événement historique pour le grand écran et travaillant avec Ryan Gosling.
  • Préparation au lancement (HD, 4 min): des interviews de l’équipe de casting et de l’équipe discutent de leur rôle dans la diffusion de l’histoire peu connue d’Armstrong et du lancement d’Apollo 11 à destination du grand public.
  • Formation des astronautes (HD, 4 min): le casting participe au camp d’ entraînement des astronautes avant le tournage.
  • Mission Gone Wrong (HD, 3 min): bref aperçu des cascades.
  • Tournage à la NASA (HD, 3 min): entretiens sur le plaisir d’utiliser des lieux réels.
  • Scènes supprimées (HD, 4 min):
    • Feu de maison
    • Lancement d’Apollo 8

 

  • Acteurs : Ryan Gosling, Claire Foy, Shea Whigham, Ethan Embry, Brian d’Arcy James
  • Réalisateurs : Damien Chazelle
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Hindi, Norvégien, Néerlandais, Français, Suédois, Finnois, Islandais, Danois, Arabe
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 20 février 2019
  • Durée : 135 minutes

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Test DVD : Upgrade (13 février 2019) de Leigh Whannell avec Logan Marshall-Green, Betty Gabriel

Après la mort de son épouse lors d’une violente agression qui l’a laissé paralysé, Grey Trace est approché par un inventeur milliardaire qui propose de lui administrer un remède expérimental qui va « upgrader » son corps et ses facultés. Désormais doté d’un implant fonctionnant à l’intelligence artificielle, Grey voit ses capacités physiques décuplées et se lance dans une mission vengeresse, afin de faire payer ceux qui ont tué sa femme.

Chronique : Les plates-formes d’intelligence artificielle assistantes intelligentes deviennent un avantage de plus en plus courant et utile de la vie au 21e siècle. Mais si Alexa et Siri sont parfaits pour des tâches simples comme jouer de la musique, vérifier le temps et éteindre les lumières de la cuisine, aucun d’entre eux ne peut s’intégrer à votre cerveau, contrôler votre corps et vous protéger des blessures en vous transformant en une machine meurtrière mortelle. . Non, pour ce type de fonctionnalité, vous aurez besoin de STEM, l’intelligence artificielle avancée au centre de la mise à niveau de Leigh Whannell. Film de revanche brutal et cinétique de science-fiction, le film propose une exploration sombre et passionnante de la technologie dystopique.

Dans un avenir proche, l’histoire se concentre sur un homme en deuil nommé Grey Trace (Logan Marshall-Green) qui tente de retrouver les criminels qui ont tué sa femme et l’ont laissé paralysé. Bien qu’initialement confiné à un fauteuil roulant, Gray a la possibilité de marcher à nouveau grâce à l’utilisation d’une puce expérimentale d’IA appelée STEM. Mais une fois implanté dans sa colonne vertébrale, STEM non seulement restaure le corps de Grey, mais propose également de l’améliorer. Maintenant armé de son propre garde du corps interne à l’IA, Grey se prépare à se venger de ceux qui ont ruiné sa vie.

En nous donnant juste assez de préambule pour nous investir sans allonger la durée d’exécution, le film décrit la vie heureuse de Grey avant l’accident avec une émotion solide, créant un véritable sentiment de perte lorsque tout est brutalement mis à nu. Bien sûr, nous ne tarderons pas à nous familiariser correctement avec STEM et c’est à ce moment que les choses vont bon train. Plus qu’un correctif pour la colonne vertébrale de Grey’s, STEM est une intelligence artificielle totalement intégrée dotée d’une voix et d’une conscience séparée. Et si Gray donne le feu vert, STEM peut même contrôler entièrement les actions physiques de l’homme, le transformant en une arme mortelle.

Cela conduit à une interaction étonnamment amusante entre Gray et son nouvel « ami » qui apprend à se connaître et Gray commence à découvrir le plein potentiel de sa mise à niveau. Marshall-Green fait un travail particulièrement positif à cet égard, vendant des réactions choquantes, excitées et parfois écoeurées lorsque STEM prend le volant et commence à casser la gueule – vendant pleinement le fait que son corps a un esprit qui lui est propre et que ce n’est pas exactement une fan de retenue.

Alors que Gray passe en mode « Neo » avec ses ennemis, nous assistons à des séquences de combats frénétiques et cinétiques, présentant un sens stylisé de l’action, à la fois lisse et granuleux. Les mouvements rapides et fluides de la caméra s’accompagnent des manœuvres surhumaines de Grey, évoquant l’intensité viscérale des techniques traditionnelles de la caméra tremblante, tout en permettant aux spectateurs de voir toute la chorégraphie fraîche du cadre. Et bien que ce ne soit pas une fête sans fin, les cinéastes n’hésitent pas à des moments graphiques de brutalité, ponctuant tout le jeu de jambes fantaisie de Grey avec des résultats résolument désordonnés.

Sur cette note sanglante, l’évolution de la dichotomie entre la perspective plus humaine de Grey et l’approche sans mort de STEM face au meurtre soulève quelques dilemmes intéressants, examinant des concepts intrigants liés à la responsabilité personnelle, à la moralité et à la perte de contrôle à l’ère de la technologie automatisée. et AI. Bien que Gray n’ait peut-être pas envie de torturer ou de tuer ses adversaires, il peut simplement laisser STEM prendre le contrôle et le suivre sans hésiter. « Je peux le faire pour vous », dit même froidement STEM à un moment donné du film alors que Gray commençait à reculer. Bien que l’action principale soit le film, les thèmes plus profonds évoqués dans des scènes comme celle-ci contribuent à élever le film au-dessus de ses sensations superficielles.

Mêlant éléments d’action, d’exploitation, de science-fiction et même d’horreur corporelle, Upgrade exploite pleinement son budget pour fondre une histoire de vengeance excitante sur le cyberpunk. Les influences évidentes de films comme Robocop , The Matrix , The Crow , Death Wish et les œuvres de David Cronenberg sont évidentes partout, mais Whannell laisse finalement son empreinte sur le déroulement du film, donnant lieu à un film étonnamment original destiné à devenir un favori culte pour fans de genre grindhouse.

Note : 9/10

TEST DVD

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Vidéo : Le film est présenté avec un transfert MPEG-4 1080p / AVC au format 2,39: 1. Marqué par une esthétique de science-fiction astucieuse, le film a fière allure.

Tourné sur les Arri Alexa XT et Alexa Mini, la source numérique est nette et nette, avec seulement quelques bruits de grain marginaux visibles sur certains plans. Les détails globaux sont forts, ce qui donne une image nette avec une grande sensation de texture fine, rendant chaque cheveu sur la barbe de Grey et chaque goutte de sang répandue au cours des scènes d’action macabres du film. Les couleurs sont également bien rendues, donnant vie à la ville futuriste. Des éclairages sinistres de rouge et de violet apparaissent également dans quelques scènes, ce qui confère une certaine saturation à la scène. Le contraste est bien équilibré avec des blancs brillants et des niveaux de noir profond sans aucun problème lié à l’écrasement ou à l’écrêtage. Enfin, je n’ai détecté aucun artefact notable ni aucun problème de compression.

Joliment détaillé, exempt de toute bizarrerie technique et marqué par une esthétique enveloppante, Upgrade offre un transfert véritablement impressionnant.

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Audio : Le film est présenté avec une piste DTS-HD MA 5.1, ainsi que des sous-titres optionnels SDH, espagnols et français. Alimenté par un travail de conception animé, c’est un mélange profond et percutant.

Le dialogue est clair et net, sans problèmes d’équilibre à signaler. Les conversations dans des lieux intérieurs spacieux comportent même un écho approprié qui se répercute délicatement au-delà du canal central. L’ambiance générale est large et en couches, créant un sentiment convaincant d’atmosphère dans différents contextes tout en engageant tout le paysage sonore. À cette fin, la directivité, la numérisation entre les haut-parleurs et l’utilisation du son surround sont toutes très fortes: les voitures et drones volants se propagent à gauche et à droite, ainsi qu’à l’avant et à l’arrière. La voix de STEM émane également de toutes les directions, créant un sentiment global comme si l’intelligence artificielle était également dans la tête du public. Les scènes d’action accélèrent encore plus les choses avec une dynamique engageante et une LFE solide. Les accidents de voiture provoquent des bruits sourds, les explosions d’armes à feu créent des tirs pénétrants, et chaque coup de poing ou de pied porte une présence imposante.

Bonus : Pas de bonus

 

  • Acteurs : Logan Marshall-Green, Betty Gabriel, Harrison Gilbertson, Benedict Hardie, Christopher Kirby
  • Réalisateurs : Leigh Whannell
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Italien, Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 13 février 2019
  • Durée : 95 minutes

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Sortie cinéma : Alita : Battle Angel (13 février 2019) de Robert Rodriguez avec Rosa Salazar, Christoph Waltz

Lorsqu’Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire.

Chronique :  Maintes et maintes fois repoussée, Alita: Battle Angel, l’adaptation du manga Gunnm, sort enfin dans nos cinémas. Qu’en est-il ? Verdict ! Rappelons que le film est inspiré de l’oeuvre du mangaka Yukito Kishiro, Gunnm, un manga prépublié entre 1990 et 1995 dans Business Jump avant de sortir en neuf volumes. L’histoire du manga se déroule dans un monde parallèle où une catastrophe écologique due à la collision d’une météorite avec la Terre, a amené l’humanité au bord de l’extinction. Le monde se divise alors entre Zalem, une ville suspendue réservée à une élite et Kuzutetsu, la terre désolée qui sert de décharge. Une cyborg amnésique nommée Gally (Alita en version US, d’où le nom de l’adaptation ciné), devenue chasseuse de primes, va devoir renouer avec son passé pour chercher un sens à sa vie. Le manga a eu droit à plusieurs suites en manga, un roman, plusieurs jeux vidéo ainsi que deux OAV sortis en 1993 et reprenant l’histoire des deux premiers tomes du manga. Jusqu’à 2019 et l’adaptation cinématographique que nous évoquons aujourd’hui. C’est la 20th Century Fox qui s’est chargé de cette adaptation. Certains ont occulté la chose mais c’est à la Fox que nous devons l’adaptation ciné de Dragon Ball. Oui oui, Dragon Ball Evolution c’était la Fox. Alors qu’en est-il de cette adaptation de Gunnm ? Elle est tout simplement bluffante. Le film, dont le scénario est signé par James Cameron s’inspirant fortement des deux OAV, prend place au vingt-sixième siècle, où Ido, un scientifique, tombe sur le buste d’une jeune cyborg dans une décharge. Son cerveau étant intact, il décide de la réparer et de la nommer Alita, celle-ci étant amnésique et ne sachant pas son propre nom. Dotée d’une grande force, très agile et douée pour le combat, la jeune cyborg part en quête d’identité pour trouver ses origines. Et on arrête là pour ne pas vous spoiler l’intrigue. Du côté des personnages, Rosa Salazar incarne avec perfection Alita (Gali pour les puristes) et on fait totalement abstraction du design « gros yeux » qui avait fait le buzz sur la toile. De même, bien que le personnage soit totalement en CGI, l’illusion est parfaite. On y croit, Alita est là. Christoph Waltz est égal à lui-même avec son charisme inégalé. Son interprétation d’Ido passe vraiment bien tout comme celle de Mahershala Ali qui est sans conteste un des acteurs les plus en vogue en ce moment. Jennifer Connelly quand à elle est assez effacée avec un rôle un peu fade, tout comme Keean Johnson qui manque de profondeur dans son interprétation de Hugo. Côté « vilains », nous avons droit à deux acteurs iconiques, à savoir Ed Skrein en Zapan et Jackie Earle Haley qui incarne le cruel Grewishka. Le manga n’étant pas avare en hémoglobine, on était en droit de se poser la question du côté gore du film. Il n’en est rien et les scènes les plus sanglantes de l’oeuvre sont censurées (NDLR : la scène du chien qui offre ses marques de sang à Gali est présente mais censurée). Visuellement le film est impressionnant que ce soit dans les décors, la modélisation de Zalem, de Kuzutetsu et encore des personnages. Ceci dit, l’aspect cyber-punk du manga a céder sa place à une ambiance plus latino avec une représentation du bison à la façon mexicaine. Vous remarquerez que beaucoup d’enseignes et panneaux sont en espagnol. Il ne faut pas oublier qu’Alita: Battle Angel est avant toute chose une adaptation libre américaine. En dehors des combats, qui sont très impressionnants, il y a aussi une partie que tous les fans attendent : le Motorball. La course ultra violente est représentée à mi-chemin entre les courses du manga et celles du film Rollerball de Norman Jewison de 1975 avec James Caan. Néanmoins, le Motorball n’est que peu représenté dans le film. On aurait aimé en voir un peu plus. Et pour finir, l’ambiance sonore est grandiose tout comme la bande originale signée par Junkie XL qui se marie très bien avec l’univers du long-métrage. Alita: Battle Angel est sans conteste une des meilleurs adaptations de manga de l’histoire du cinéma. Même s’il est « librement » adapté, le film respecte l’oeuvre de Yukito Kishiro et offre une vision live de l’univers de Gunnm du plus bel effet. Les effets numériques sont bluffants, le casting est parfait, et l’histoire est prenante. On en redemande.

Note : 9,5/10

Science Fiction (2h02) de RODRIGUEZ Robert

Avec Mahershala Ali, Rosa Salazar, Christoph Waltz, Jennifer Connelly

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