Fait maison – numéro 1 Par Cyril Lignac Cyril Lignac

Cyril Lignac, fort d’une formation complète et d’un parcours prestigieux (des cuisines d’Alain Passard au laboratoire de Pierre Hermé), est aujourd’hui à la tête de quatre restaurants (Le Quinzième, Le Chardenoux, Aux Prés, Le Bar des Prés), cinq pâtisseries et une chocolaterie. Il anime également depuis plus de dix ans des émissions culinaires, dont  » Le Meilleur Pâtissier  » sur M6. Depuis le début du confinement, il propose une quotidienne sur M6 en direct de sa cuisine, Tous en cuisine, qui remporte un énorme succès.

Achat : https://amzn.to/2X5PUCe

ChroniqueSuite à l’émission « improvisée » de Cyril Lignac,recevoir ce livre pour tester ces 45 recettes il se présente comme un cahier de bonne qualité et relié… Très bien pour le parcourir, mais un peu moins pour cuisiner en même temps que l’on suit la recette car les pages ne se mettent pas à plat, au risque d’abimer le cahier. Recettes très bien expliquées et illustrées. Toutes les recettes présentées dans les émissions ne sont pas toutes présentes. Il faudra attendre les prochains numéros , . Ce livre est un succès assuré.

 

  • Broché : 112 pages
  • Editeur : La Martinière (11 juin 2020)
  • Collection : Cuisine – Gastronomie
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2732496162

 

L’Univers du Sorceleur : The Witcher illustré : CRITIQUE ET UNBOXING (1 juillet 2020) de Andrzej Sapkowski (Auteur), Thimothée Montaigne (Auteur)

Nouvelle critique et unboxing (2:07) du livre où je donne mon avis sur L’Univers du Sorceleur : The Witcher illustré au édition Bragelonne
Livre illustré : https://amzn.to/2WiAz0K
Livre : https://amzn.to/32faIui

Chronique : L’illustration de la première nouvelle du Sorceleur, issue du Dernier Voeu écrit par Sapkowski est un régal, mélangeant ce que l’on pouvait imaginer suite à notre lecture mais contentant également les adeptes du jeu vidéo ou de la série !
La représentation de la strige m’a quand même surprise, je m’attendais à quelque chose…
Les illustrations de Thimothée Montaigne sont incroyables et riches ; le fait qu’elles aient été réalisées à la peinture ajoute un cachet à cet univers d’inspiration médiéval !

Vidéo et Unboxing

 

  • Broché : 56 pages
  • Editeur : Bragelonne (1 juillet 2020)
  • Collection : L’Univers du Sorceleur (Witcher) (The Witcher illustré : Le Sorceleur)
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028102708

76166d5a571464a63c7b0d79f0edb22b

 

Simon’s Cat – Agenda 2020-2021 de SIMON’S CAT | 11 juin 2020

Un agenda drôle et complètement délirant qui met en scène le chat le plus populaire du monde ! Fous rires et bonne humeur en perspective tout au long de l’année !

Achat : https://amzn.to/3ee0jkW

Chronique :  Très joli agenda avec les dessins humoristiques de Simon’s cat avec ce petit personnage qui vous accompagnera tout au long de l’année et qui fera un superbe cadeau pour cette rentrée. Il y a de la place pour écrire. Et avec tous les petits dessins partout ça occupera l’enfant en étude une fois les devoirs finis

Note : 9/10

  • Relié : 400 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 ans
  • Editeur : Dragon D’Or; Édition : Edition 2020-2021 (11 juin 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2821212046

41dQamjFb5L._SX363_BO1,204,203,200_

 

Fragilité blanche – 1 juillet 2020 de Robin DiAngelo

La sociologue américaine Robin DiAngelo a passé vingt ans à étudier cette question dans des ateliers sur la diversité et le multiculturalisme. Elle en a tiré un concept fondamental pour comprendre le rapport des Blancs au racisme : la fragilité blanche, un mécanisme de défense ou de déni qui permet de détourner la conversation, empêchant d’identifier le racisme systémique qui persiste dans nos sociétés. Et donc de le combattre.

Achat :https://amzn.to/2YUK5Zr

Chronique : J’ai commencé à lire ce livre en pensant que je comprendrais mieux pourquoi il est si difficile de parler de la race avec d’autres Blancs. Il y aurait peut-être quelques éléments dont je devrais prendre conscience en moi-même, mais dans l’ensemble, ce serait un livre sur les autres Blancs.

Eh bien ! Si je n’avais pas tort ! Dès le début, Robin DiAngelo m’a fait tomber de mon piédestal « pourquoi je ne suis pas raciste ». Elle m’a interpellé dès le début en suggérant que le lecteur était probablement assis là à penser à toutes les façons dont je ne suis pas raciste. Bam, bam, BAM ! Je suis descendu.

Comme nous sommes prévisibles, nous les blancs, même si nous pensons ne pas l’être. Même quand nous sommes certains de ne pas être racistes. Même quand nous pensons que nous sommes différents des autres Blancs. Comme je suis prévisible. Pour arriver à quelque chose avec le racisme, nous devons d’abord être prêts à examiner toutes les façons dont nous (chaque personne blanche) soutenons et perpétuons le racisme. Je suis assis là, me rassurant que je suis une exception et ces x, y, z sont les raisons de prouver que je ne le suis pas, tout en m’assurant que je n’allais rien apprendre, ou pas assez, de ce livre. Je suis tellement reconnaissante à Mme DiAngelo d’avoir commencé de cette façon.

Cela m’a-t-il mis mal à l’aise ? Oui, c’est vrai. Croyez-moi, j’étais assit là, à me tortiller, à me mordre la lèvre inférieure, et j’avais presque envie de ne pas lire du tout le livre. Cependant, je savais que le fait que cela me mette mal à l’aise était la principale raison pour laquelle j’avais besoin de lire ce livre. Non pas pour me faire une idée des autres Blancs, mais pour me faire une idée de moi-même. Pour mettre en évidence mes défauts et découvrir les façons dont le racisme se manifeste à travers mes paroles et mes actions.

Robin DiAngelo commence par expliquer exactement ce qu’est le racisme et pourquoi la plupart des blancs ont si peur d’être considérés comme racistes.

Confondre ces termes et penser que le racisme n’est qu’un acte intentionnel de discrimination nous amène à croire que nous sommes exempts de racisme, que nous ne sommes pas racistes, et nous assure ainsi que nous ne ferons rien pour changer. Cela « protège nos préjugés, car le fait de nier que nous en avons nous assure que nous ne les examinerons pas ou que nous ne les changerons pas ».

Chaque aspect de la culture occidentale est basé sur la supériorité des Blancs. Elle est soutenue par l’autorité et le contrôle institutionnel (je dirais surtout aux États-Unis). Lorsque le racisme et la pensée raciste sont si profondément enracinés dans notre culture, c’est « la norme plutôt qu’une aberration ».

Le retour d’information est la clé de notre capacité à reconnaître et à réparer notre inévitable collusion, souvent inconsciente ». Nous sommes conditionnés par le racisme et une vision du monde fondée sur la suprématie blanche. Ainsi, plutôt que de concentrer notre énergie à nous convaincre et à convaincre les autres que nous ne sommes pas racistes, nous devons concentrer cette énergie à affronter nos propres tendances et idées racistes. Comme le souligne Mme DiAngelo, « Nous les avons, et les gens de couleur savent déjà que nous les avons ; nos efforts pour prouver le contraire ne sont pas convaincants ».

Je pense que c’est un livre incroyablement important. Bien qu’il soit très basique, rudimentaire et parfois répétitif, ce livre est un point de départ crucial. Il exige que nous nous examinions honnêtement. Si nous sommes contre le racisme et que nous voulons vraiment le changement, nous devons d’abord commencer par nous-mêmes. Je ne peux pas changer mon comportement ou mes pensées si je suis certain que je suis sans reproche. Comment puis-je alors espérer changer tout un système ? Je dois être ouvert à la critique sans me mettre sur la défensive. Est-ce que c’est facile de le faire ? Non, absolument pas. Mais je peux supporter un certain inconfort, surtout à la lumière de toute la douleur que les personnes de couleur ont endurée et endurent encore. Il est impératif que je m’examine honnêtement ; cela ne va pas me tuer – mais le racisme tue les gens de couleur.

La fragilité blanche a pour fonction « d’empêcher les personnes de couleur de contester le racisme afin d’éviter la colère des Blancs ». En retour, le fait de ne pas défier les blancs sur le racisme maintient l’ordre racial et la position des blancs au sein de cet ordre ».

J’implore tous les Blancs de lire ce livre, même si vous êtes certain de ne pas être raciste. Surtout si vous êtes certain de ne pas être raciste. Travaillons tous à nous changer nous-mêmes, et peut-être que les changements nécessaires pourront avoir lieu dans notre société et dans nos systèmes judiciaires. Il est de notre responsabilité d’être moins fragiles et d’écouter enfin les personnes de couleur et d’être ouverts à l’examen de nos défauts et de nos préjugés. Il y a tant d’autres choses que je pourrais écrire, y compris les choses que j’ai découvert sur moi-même en lisant ce livre, mais au lieu de cela, je vais enfin mettre fin à cette longue critique et vous encourager à lire le livre. Et après cela, lisez des livres écrits par des personnes de couleur. Ce n’est qu’en écoutant ceux qui sont victimes du racisme que nous pourrons apporter un changement efficace.

Note : 10/10

 

  • Broché : 256 pages
  • Editeur : Les Arènes (1 juillet 2020)
  • Collection : AR.ESSAI
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1037500717

41zoQEuym0L._SX327_BO1,204,203,200_

 

Dark souls par-delà la mort de Damien Mecheri et Sylvain Romieu

Avant de vous parler de ce diptyque fabuleux que sont les deux ouvrages consacrés aux jeux du studio from software, il faut que je vous raconte un peu mon parcours avec les créations du studio japonais.

RUDES LEÇONS

Le premier jeu auquel j’ai pu m’essayer fût Bloodborne, je n’avais alors que vaguement entendu parler du studio et de leurs diptyque dark souls, mais les quelques images que j’avais glanées ici et là sur leur dernière production m’avaient mis l’eau à la bouche. Bloodborne se présentait en effet comme un jeu lugubre, à l’ambiance glauque et l’atmosphère crépusculaire où la mort et la folie semblaient omniprésentes. Pour un amateur de gothique et de dark fantasy tel que moi il n’en fallait pas plus pour m’aguicher. Le mot difficile revenait très souvent dans les quelques articles que j’avais lu mais à l’époque je ne m’en n’étais pas préoccupé en bon joueur assisté que j’étais. C’est donc en toute confiance que j’ai lancé Bloodborne persuadé que je serais là encore guidé vers la victoire à coup de nombreux checkpoints, de tutoriel complet et d’une difficulté ajustable à tout moment.

Terrible fut la leçon que le jeu m’affligea afin de me débarrasser de mes illusions. Les dix, non plutôt, les vingt premières heures de jeu furent un véritable sacerdoce, je ne compte plus le nombre de fois où l’écran fatidique annonçant notre mort est apparu sous mes yeux effarés. Puis petit à petit, en suant sang et eau, je suis parvenu à appréhender les mécaniques de jeu et à progresser. Le jeu m’avait déjà captivé par son univers unique mais le sentiment d’accomplissement que je ressentais à franchir les épreuves qu’il mettait sur la route me motiver à poursuivre ma route dans les rues de Yharnam, malgré la difficulté croissante. Par la suite Dark souls 3 devait confirmer ma passion pour cet univers avant que je ne me lance dans la découverte des autres jeux de la licence.

Pourtant malgré les heures passées à arpenter les terres désolées de Lothric ou à lire les descriptions des tenues et des armes, de nombreuses questions demeuraient sans réponses sur le scénario et l’ensemble du lore. Car l’aspect cryptique des jeux de from software est une autre de leurs particularités, peu de cinématiques, des personnages qui parlent par énigmes ou qui mentent, il n’est pas aisé de saisir tous les tenants et les aboutissants de l’histoire. C’est pourquoi je me suis mis à la recherche d’ouvrage s’intéressant aux oeuvres de Hidetaka Miyasaki. Et je ne dois pas être le seul puisqu’au moment où j’ai commencé à chercher le premier tome était en rupture de stock et vendu en occasion à un prix beaucoup trop élevé. J’ai dû attendre la réédition pour pouvoir me le procurer.

Amateurs d’ambiance gothique ? Vous serez servie

PAR-DELÀ LES JEUX

Loué soit le soleil car mes prières furent entendues, les deux livres rédigés par Damien Mecheri et Sylvain Romieu reviennent non seulement sur la genèse de la création des différents titres formant la collection nommée soulborne mais aussi sur le scénario de chacun d’eux. Les zones d’ombre sont éclaircies à l’aide de théories solidement étayées tandis que les personnages secondaires et les boss ont droit à un récapitulatif complet de leur histoire.

S’il se contentait juste de résumer l’histoire et de d’aligner les portraits, l’ouvrage serait déjà satisfaisant mais les deux auteurs ne s’arrêtent pas là. Ils s’emparent des thèmes et des symboles mis en avant par la licence pour mieux en extraire toute la richesse. Ils permettent ainsi aux lecteurs de saisir quelque chose que la plupart des joueurs avaient assimilés, ne serait-ce que de manière instinctive, à savoir que ces créations vidéo-ludique ne sont pas seulement des objets de divertissement mais des oeuvres à part entière. Des oeuvres denses avec des thématiques fortes et à la puissance évocatrice indéniable. Les deux auteurs mettent en lumière, de manière ordonnée, les différentes thématiques qui sous-tendent toute la license, que ce soit la réincarnation, la nature humaine, la destinée, la notion de désir, la quête du savoir qui mène à la folie ou bien encore l’eschatologie. Le tout est présenté de manière claire et amène le lecteur à regretter que la plongée dans cet univers ne dure pas plus longtemps.

Bien sûr les ouvrages s’adressent avant tout aux joueurs qui ont eu l’occasion de se frotter aux cinq jeux du célèbre studio mais il serait dommage de passer à côté du travail passionné auquel se sont prêté les auteurs.

Pour finir il faut souligner le travail de la maison d’édition third qui agrémente le texte d’illustrations des artistes Hubert Griffe et Alexandre Dainche et offre un écrin classieux aux écrits de deux passionnés de jeux vidéo.

Dark souls par delà la mort volume 1

Paru le : 05/03/2020
Auteur(s) : Auteur : Damien Mecheri Auteur : Sylvain Romieu
Éditeur(s) : Third éditions
Collection(s) : RPG
Contributeur(s) : Préfacier : FibreTigre
ISBN : 2-37784-133-3
Pages : 327

Dark souls par delà la mort volume 2

Paru le : 31/08/2017
Auteur(s) : Auteur : Damien Mecheri Auteur : Sylvain Romieu
Éditeur(s) : Third éditions
Collection(s) : RPG
Contributeur(s) : Préfacier : Kévin Cicurel – Postfacier : Benoît Renier – Illustrateur : Hubert Griffe
ISBN : 979-10-94723-76-0

Recettes Inratables au Barbecue de Larousse

L’été revient et avec lui la saison des grillades. Allumez les braises ! Et pour ne plus chercher d’idées pour vos repas en plein air, voici 100 recettes très faciles à griller sur le barbecue et à la plancha. De l’entrée jusqu’au dessert, préparez vos plats sans quitter vos invités !

Achat : https://amzn.to/2N358CD

Chronique : Recettes Inratables de chez Laroussee est décidément excellente. Ce livre, comme les autres, est très réussi.
Le principe est simple : Plusieurs recettes facilement réalisables chez soi, de belles photos et surtout de bons repas ! !
Le livre s’intéresse d’abord aux techniques pour bien réussir un barbecue aux ingrédients dont vous aurez besoin. Il présente quelques recettes classiques. Il y a des recettes pour tout type de viandes, de poissons, de volailles , de légumes , de fromage et desserts/
Quelques recettes ont pris leurs habitudes sur notre barbecue. Les ingrédients sont simples à trouver, et j’ai trouvé les préparations faciles, sans prise de tête et bien adaptées à l’esprit simple & convivial du BBQ.
Je recommande vivement cet ouvrage, et la collection d’une manière globale.
Bref vous n’avez que l’embarras du choix et surtout des plaisirs !

Note : 9,5/10

Extrait:

123

 

  • Relié : 208 pages
  • Editeur : Larousse (27 mai 2020)
  • Collection : Inratables!
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2035987458

51EbtZU8WLL._SX372_BO1,204,203,200_

 

 

Hoshi sommeil levant, parcours d’une âme cabossée

Hoshi avait su me séduire avec son premier opus il suffit d’y croire qui mettait en avant une chanteuse en mal d’amour armé de mélodies imparables et de textes sociaux bien pensé. Avec ce deuxième album la jeune artiste confirme son coup d’essai.

RÉVEIL SONNANT ET TRÉBUCHANT

Moins imprégnée de social que son prédécesseur, cette nouvelle galette se révèle plus personnelle, l’album s’ouvre et se ferme sur l’image du miroir qui reflète un portrait que la chanteuse ne supporte pas. Tout au long des quatorze pistes Hoshi va trainer son mal-être avec l’énergie de l’espoir que lui offre la fougue de la jeunesse. Armé de sa guitare et de sa plume malicieuse l’artiste impose son univers à mi-chemin du Japon, de Jacques Brel, de Gainsbourg et des arts de la rue. Certaines chansons s’agrémentent de mélodies électro qui achèvent de donner une couleur pop à l’ensemble. En alternant chanson personnelle, sommeil levant, SQY par exemple et hymne générationnel comme marche ou rêve, amour censure ou encore enfants du danger Hoshi instaure un dialogue où chacun pourra se reconnaître dans les thèmes crèves cœur qu’elle aborde. Au milieu des traditionnelles chansons de rupture l’album aborde des sujets de société en faisant ressurgir les angoisses qui nous habitent tous lorsque l’on regarde un instant l’état du monde. Coule mascara et enfants du danger pose un regard amer sur le monde sans jamais être moralisateur. Le duo avec la chanteuse Corine, larme de croco, apporte une touche de douceur bienvenue avant qu’Hoshi ne reparte en guerre contre ses démons ou ceux de notre société.

IN FRENCH PLEASE

Les textes d’Hoshi confirment une chose, il est encore possible de s’amuser avec la langue française en usant et abusant des jeux de mots, allitérations et autres figures de style bien trouvée. Autre point positif Hoshi a banni la pratique du franglais qui consiste à mélanger parole en français et en anglais dans la même chanson. Pratique ridicule qui s’est largement répandu dans la variété française ses dernières années au point qu’il me devient impossible d’écouter certains artistes qui font preuve, selon moi, d’une fainéantise d’écriture. En rompant avec cette mode Hoshi apporte un souffle d’air frais à la scène musicale française.

DE L’AVANT, TOUJOURS

Une chose en particulier m’a interpellé sur cet album, c’est la manière dont Hoshi parvient à retranscrire son état de jeune artiste et à le faire résonner avec notre époque. Cet album cohérent est le journal intime d’une jeune femme qui refuse de se taire mais également celui d’une toute jeune artiste qui a conscience qu’elle a encore tout à prouver. En témoigne son utilisation du champ lexical du mouvement. Si l’on se penche sur les textes on pourra noter que beaucoup de moyens de transport différents sont invoqués, en vrac j’ai noté le train, le bateau, le vélo, le métro et même le skate. Mais cela ne s’arrête pas là, Hoshi est constamment en mouvement comme le prouvent les paroles suivantes, « je cours dans la nuit », « vos sourires me font avancer » sommeil levant, « alors on cherche un sens/ prendre la route de l’essence/ pour avancer d’un tour  » enfants du danger, « tu sais pour pouvoir marcher droit » amour censure, « je prends la fuite » migracoeur. Ce ne sont que quelques exemples parmis d’autres, Hoshi ne cesse d’évoquer les demi-tour, les détours mais toujours dans l’idée d’avancer, de progresser malgré les obstacles que l’on pourrait rencontrer. Une quête pour le futur dans lequel, espérons-le, s’engouffrera le public. En tout cas moi elle a su me séduire avec sa voix rocailleuse mais puissante qui révèle les fêlures d’une artiste prometteuse.

Lady Gaga chromatica, de la pop massive et stridente

Lady Gaga doit faire face à une problématique de taille, elle est une artiste indéniablement pop, comme a su le prouver son premier album the fame, à l’heure où la pop n’existe plus. De nos jours on parle de pop urbaine ou d’electro-pop mais la pop légère et dansante comme Madonna ou Kylie Minogue savaient en faire est loin derrière nous. Mais comme collaborer avec le dernier dj ou rappeur à la mode ne l’intéresse pas elle a opté pour la technique de l’éternelle réinvention, après l’échec de son album artpop elle a su séduire les amateurs de jazz avec ses reprises de standards sur l’album cheek to cheek en duo avec Tony Bennett puis elle s’est lancé dans une pop-folk matiné d’electro avec son album Joanne avant de se découvrir un talent d’actrice dans le film A star is born dont elle a signé la B.O. Aujourd’hui sept ans après la sortie de Artpop elle tente de renouer avec son univers pop en sortant chromatica, un album qui cristallise l’attente de ses fans.

ENJEUX ET ATTENTES

L’enjeu est de taille Lady Gaga doit reconquérir son public de la première heure tout en se positionnant enfin sur le marché du streaming et faire face à une concurrence féroce sur le terrain des divas pop. Pour le streaming son équipe a opté pour des chansons courtes comme cela se fait maintenant, une tracklist plus conséquente et des featurings avec des grands noms de la pop actuelle, à savoir Ariana Grande et le girls-band blackpink. Du côté du public l’attente est grande également, on espère renouer avec la Lady Gaga de la fin des années 2000 qui avait dominé la pop avec ses hymnes dance.

HOMOGENICA

Las, force est de constater que le projet tombe à plat malgré la production solide de bloodpop aucune mélodie ne se détache efficacement et l’album paraît très homogène malgré son titre. On se retrouve vite noyé dans des vagues de synthé ou le chant de Lady Gaga tente de nous maintenir à flot, chant ou hurlement il est parfois difficile de faire la différence. Comment l’artiste qui a su émouvoir avec Always remember us this way peut se contenter d’asséner ses paroles, parfois assez navrantes, sans parvenir à dégager une seule émotion mise à part la lassitude qui s’empare de l’auditeur au fur et à mesure de l’écoute. Les chansons sont ni émouvantes, ni entraînantes. Cet album est une massue assourdissante chargée de rappeler à tous que ni Lady Gaga ni la dance pop ne sont mortes.

On ne peut pas reprocher à Lady Gaga de se lancer à fond dans chacun de ses projets, elle est impliquée et ne cherche pas à rentrer dans le courant musical actuel malheureusement cela ne suffit pas à livrer un projet suffisamment accrocheur pour la ramener sur le devant de la scène. L’album est cohérent mais manque cruellement de spontanéité, de légèreté et de cette touche de fantaisie nécessaire pour faire de cet album une réussite pop.

Histoires du soir pour filles rebelles françaises de Alice Babin | 10 juin 2020

Quand sort en 2016-2017 le premier tome des Histoires du soir pour filles rebelles, c’est un succès mondial, un raz-de-marée dans tous les pays ! Un deuxième tome suivra, tout aussi magnifique. Pour aller plus loin et découvrir encore plus de femmes extraordinaires, Elena Favilli et Francesca Cavallo, les autrices/éditrices originales de cette série, donnent carte blanche à chaque éditeur de chaque pays pour sa propre sélection « nationale ».

Achat : https://amzn.to/37pU5wJ

Chronique : Ce nouveau livres les femme française est très inspirant et change des histoires de la princesse sauvée par une souris et dont le seul but dans la vie est de se marier avec un prince et de faire une ribambelle de gosses. Le livre permet également de découvrir des femmes au parcours extraordinaire et dont on ne parle jamais. Seule petite déception concernant la longueur des histoires : chacune fait une page + une page portrait illustré, ce qui est parfois un peu court pour résumer une vie. A ce sujet on nous dit bien qu’il ne s’agit pas là d’une encyclopédie donc à nous de creuser plus loin ! Un livre pour donner confiance en soi et en ses capacités. Si ces jeunes femmes et femmes ont pu accomplir de grandes choses, les petites filles d’aujourd’hui les réaliseront demain!

Extrait :

 

  • Broché : 216 pages
  • Tranche d’âges: 6 ans et plus
  • Editeur : Les Arènes (10 juin 2020)
  • Collection : AR.HORS COLLECT
  • Langue : Français

51WsZ6lJ44L._SX375_BO1,204,203,200_

 

Bushcraft, le guide illustré de Dave Canterbury – 10 Juin 2020

Vous préparez votre prochaine sortie en nature ? Dave Canterbury, expert en survie et autosuffisance, vous accompagne grâce à ce guide entièrement illustré et vous donne toutes les clés du bushcraft.

Achat : https://amzn.to/3f6aHvM

Chronique :  J’aime ce livre mais je suis aussi un peu déçu par lui et je vais le pinailler un peu, même si je vais finalement l’utiliser et penser que la plupart des gens le trouveront utile.

D’une part, il est bien organisé et signalé, l’écriture est claire et succincte, et son approche est approfondie ; on apprend très tôt à construire plusieurs types de sac à dos. Il y a une illustration des différents types de lames de couteau et de têtes de hache et de la façon d’allumer un feu. Tous les trucs solides de brousse.

Mais en même temps, je ne pouvais pas m’empêcher de penser que certaines de ces illustrations étaient un peu superflues. Parfois, vous aurez, disons, une série d’images de batteries de cuisine en métal. Pourquoi ? Est-ce que tous les ustensiles de cuisine de trail pro doivent ressembler à ça ? Quelle est la fonction de ces illustrations ?

De plus, une table à six cases était-elle nécessaire pour illustrer la manière d’ouvrir et de fermer un couteau de poche à charnière ? Pourquoi une baguette en céramique est-elle incluse – sont-elles largement utilisées ?

Peut-être que le livre sera utilisé par des enfants et que les instructions détaillées pour ouvrir et fermer une lame à charnière étaient donc justifiées ; et peut-être que nombreux sont ceux qui utilisent des baguettes en céramique, ou qui aimeraient le faire. Je dois, et c’est ce que je fais, m’incliner devant son expérience et ses connaissances ; ce doit être moi, pas lui.

Je me demande aussi à quel point il est utile d’illustrer la façon de tronçonner une bûche avec une hache dans une série d’images parfois un peu déroutantes, alors que nous pouvons monter en quelques secondes une vidéo qui nous montre comment cela se fait. Le guide illustré est une amélioration par rapport au célèbre « coffret » de livres  de Canterbury, mais il peut encore être amélioré (même s’il est grossier de critiquer un livre parce qu’il n’est pas une vidéo).

Il vit dans un monde raréfié d’outils exclusifs, faits à la main et de pratiques obscures (combien d’entre nous vont construire leur propre boîte, je ne sais pas). Mais c’est peut-être là le problème – et je ne le vois pas ? C’est la vieille école, et il y a un fil conducteur dans toutes ses pages qui évoque un sentiment de pureté, de sainteté et d’importance de l’authenticité dans ce livre. Respect.

Note : 9/10

 

  • Broché : 256 pages
  • Editeur : Talent Editions (3 juin 2020)
  • Collection : TED.TALENT EDIT
  • Langue : Français

518cxgIWRBL._SX260_