Vetâla saison 1 sur Netflix des zombies sauce curry

Synopsis: Alors qu’il est en mission pour déplacer les indigènes de la forêt de Campa afin de construire une route, Sirohi et son équipe déchaînent sans le vouloir la malédiction de la montagne Betaal qui fait des ravages sur le peuple et menace de mettre fin à la civilisation telle que nous la connaissons.

Après Ghoul, un huis-clos horrifique efficace sortie en 2018, le studio blumhouse et Netflix livrent leur nouvelle collaboration hindoue, en partenariat avec la boîte de production indienne red chillies production.

Au casting on retrouve des acteurs habitués aux productions Netflix tel que Viinet Kumar Singh présent dans la série Bard of blood et Jitendra Joshi à l’affiche du seigneur de Bombay.

Je garde un bon souvenir de leur précédente série Ghoul, qui offrait en quatre épisodes un spectacle angoissant et tendu. C’est pourquoi je me suis lancé dans cette nouvelle production en toute confiance malgré l’absence de doublage en français.

GOULE FATIGUÉE

Pourtant cette V. O. S. T. F. imposé n’est pas le plus gros souci pour les spectateurs. L’action étant privilégiée, les dialogues n’ont pas une importance capitale. Le co-réalisateur des épisodes, Patrick Graham, multiplie à outrance les montages rapides et nerveux tentant en vain d’instaurer un climat d’urgence alors que dans le même temps chacun des quatre épisodes souffrent de longueurs. La technique de la caméra à l’épaule est souvent utilisée, donnant l’impression que l’on est dans un jeu vidéo mais cache par ailleurs une pauvreté de réalisation. Les scènes de batailles contre les zombies sont plates et celles de carnages cannibales sont souvent filmées hors-champ, sans doute par manque de budget. Le design assez moyen des zombies et les jump-scares inutiles enfoncent encore plus le clou dans le cercueil du show.

UNE ÉCRITURE BÉANTE

Ajoutons à cela des écueils évidents dans l’écriture des personnages. Ce genre de série n’exige pas un développement approfondi de chaque personnage, ceux-ci sont d’ailleurs suffisamment présentés dans le premier épisode pour permettre de lancer l’aventure, mise à part le personnage de l’industriel véreux, trop caricatural. Mais à mesure que les épisodes s’accumulent les incohérences s’enchaînent, les personnages agissent de manière parfois complètement stupide et les facilités scénaristiques finissent d’enlever toute crédibilité à cette nuit en enfer. C’est d’autant plus dommage que la plupart des acteurs se révèlent convaincants malgré les failles dans l’écriture.

Des acteurs charismatiques mal servis par une écriture pauvre

Si les producteurs étaient partis sur l’idée de réaliser un film, ils auraient pu livrer un métrage sans génie mais efficace et dont les défauts auraient pu être noyés dans une effervescence horrifique d’une heure et demie, malheureusement le format série dessert fortement le programme qui perd en saveur à mesure que les zombies se repaissent de chair humaine.

Les mystères du trône de fer de Thierry Soulard

Quelle est la principale vertu d’un passionné de la saga du trône de fer ? La patience ? Certes il en faut lorsqu’on sait que cela fait presque dix ans que les lecteurs attendent assidûment la suite de cette fresque épique, mais non il ne s’agit pas de la patience. Une mémoire encyclopédique ? Oui surtout si on commence à prendre en compte le nombre impressionnant de personnages que compte la saga, mais non il ne s’agit pas de ça. La capacité de déduction ? Oui c’est bien ça, l’attention aux petits détails et la capacité à en tirer des théories recevables voilà bien la vertu indispensable lorsque l’on se proclame fanatique du monde de Westeros.

UN JEU DE PLUMES

Heureusement pour nous Thierry Soulard, l’auteur du présent ouvrage se révèle être un fin connaisseur de l’œuvre de G. R. R. Martin. Il est membre du site francophone consacré à la saga, la garde de nuit et a compilé une somme d’informations colossale sur la saga mais également sur le style littéraire développé par George R. R. Martin. Un style simple souvent déconsidéré car après tout il ne s’agit que de fantasy n’est-ce pas ? Un style qui recèle cependant bien des sens cachés comme l’auteur va s’évertuer à nous le démontrer. L’analyse va se reposer sur les différentes traductions du texte mais aussi énormément sur l’œuvre originale en anglais ce qui prouve le travail acharné réalisé pour produire ce qui est à ce jour l’exploration la plus poussée de la plume de G. R. R. Martin.

UNE VALSE AVEC LES MOTS

La lecture des cinq intégrales parues à ce jour est bien sûr indispensable, celle du témoignage du mestre Gyldayn paru dans l’ouvrage Feu et sang est chaudement recommandée mais toutes les théories concernant ce livre sont clairement expliquées et se situent dans la dernière partie du livre. Enfin il est vivement recommandé d’être à jour des différentes théories qui parsèment la saga, pour rappel celles-ci sont toutes disponibles sur le site de la garde de nuit. L’auteur nous invite à un autre genre de voyage au sein de Westeros. Pas de danse avec des dragons ni d’expéditions au-delà du mur non ici il va plutôt s’agir d’une valse avec les mots afin d’en extraire tout le sel, avec les termes phares de l’auteur pour dévoiler les nombreux mystères et sens cachés derrière des phrases en apparence anodines.

UNE TEMPÊTE DE RÉVÉLATIONS

C’est incroyable le nombre d’éléments disséminés par G. R. R. Martin et qui pourtant échappent à notre regard. Cet ouvrage permet non seulement de faire la lumière sur les dernières intrigues toujours en suspens mais se permet aussi de lancer de nouvelles pistes de réflexion. Les mystères sur lesquelles Thierry Soulard lève le voile rappelle aux lecteurs que Martin est un maître dans l’art de balader ses lecteurs et que la saga n’a pas fini de nous surprendre. Solidement documenté, l’ouvrage revient sur des éléments essentiels de l’intrigue en révélant combien des petits détails sont en vérité d’une importance capitale dans la compréhension de l’intrigue. Si vous êtes persuadé d’avoir entièrement décortiqué les mystères du trône de fer, la lecture de cet ouvrage vous prouvera qu’il n’en ait rien.

L’ouvrage se dévore à une telle vitesse que l’on aurait aimé pouvoir poursuivre l’exploration de la prose de Martin, simple en apparence mais si riche de sens caché.

Note : 10/10

  • Broché : 304 pages
  • Editeur : PYGMALION (29 mai 2019)
  • Collection : FANTASY
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2756428973
  • ISBN-13 : 978-2756428970

Les flots sombres de Thibaud Latil-Nicolas (20 mai 2020)

Les Chevauche-Brumes ont déserté les légions royales du Bleu-Royaume pour aller traquer les créatures maléfiques issues du brouillard noir : désormais dispersées aux quatre coins du monde, elles attaquent les populations civiles sans défense.

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Chronique : Merci à MNEMOS pour ce superbe livre de fantaisy qui nous fait voyager vers des terres peu connues. Avec une superbe couverture, des chapitres bien mis en évidence…et c’est surtout un agréable roman Il y a de bons ingrédients permettant aux lecteurs d’apprécier cette histoire : magie, aventure et récit initiatique. On peut honnêtement dire sans gâcher une chose que ce roman offre de l’estime de soi. Car cela se ressent dans une véritable horreur depuis le début et jamais une fois la tension ne s’est glissée, se basant sur les détails, des caractérisations pointues et des révélations merveilleuses. On pourrait l’appeler une fantasy sombre, bien sûr, ou une fiction historique avec un réalisme magique plié, ou même un conte tellement enraciné dans la réalité qu’on ne pourrait jamais creuser assez profondément. Cette saga est donc dotée de bien des qualités. La plume de l’auteur est enchanteresse et il est agréable de se laisser porter par les mots, rien que pour le plaisir de lire de belles phrases bien tournées. Et puis il y a l’histoire et ses personnages. Nous emmenant dans un univers riche et complexe à souhait, peuplé de créatures fantastiques, où nos héros ne pourront se contenter d’être de simple spectateur et entre dans ce cauchemar. Instruments de pouvoir ou créatures dotées de consciences, capables de ressentir . Plus qu’un roman de fantaisie d’aventure, Thibaud Latil-Nicolas tire à chaque fois la bonne combinaison pour trouver alliés et solutions à chaque étape de son périple… Quel tome bien rempli ! Là encore, impossible d’arrêter ma lecture, de décrocher de cet univers car la structure du livre nous montrent les deux tableaux séparés avec les liens qui les unissent.Côté ambiance générale, c’est assez froid et fataliste quoi que réchauffé par de belles rencontres et de grandes surprises. L’amitié et la force de la fidélité façonnent dans ce deuxième tome la plume de l’auteur est fluide et met en place un parfait équilibre entre descriptions, dialogues et actions, nous présentant au travers d’une intrigue captivante.

Note : 9,5/10

 

  • Editeur : Mnémos Editions (15 mai 2020)
  • Collection : Icares
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2354087705

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Le Fléau des rois: Le Chœur des dragons, T1 de Jenn Lyons

Kihrin a grandi dans les quartiers pauvres de la Cité capitale. Voleur et fils de ménestrel élevé dans une maison close, il a été bercé par les fables évoquant des princes disparus et des aventures trépidantes.
Lorsqu’il est malgré lui désigné comme le fils perdu d’un seigneur cruel et corrompu, Kihrin se retrouve à la merci des querelles de pouvoir et des ambitions politiques qui animent sa nouvelle famille.

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Chronique : LISEZ CE LIVRE !!!!!!!!!!!!!!!!!! Il a un début un peu lent, mais ce n’est pas le genre de lenteur ennuyeuse, c’est plutôt l’auteur qui met tout en place avec soin. Aucun livre n’est parfait, mais celui-ci est aussi proche de la perfection qu’un livre peut l’être.

10%  :
Dieu merci, ce n’est pas écrit au présent. Beaucoup de nouveaux auteurs ont introduit ces conneries de Dystopian dans le fantastique ces derniers temps. Le début de ce livre est un peu lent. Pas le genre ennuyeux de lenteur, juste la mise en place des choses de façon intéressante de façon lente. Ce n’est qu’une gêne mineure, mais c’est une gêne. Le livre est écrit comme un livre d’histoire qui rassemble différents récits d’événements, mêlant les récits à la première et à la troisième personne de manière assez homogène, l’auteur de l’histoire faisant de temps en temps des commentaires de côté, souvent pour ajouter un peu d’exposition ou d’humour. Je trouve que ces petits commentaires sont amusants et ajoutent un peu de personnalité à l’histoire, qui autrement n’existerait pas, mais je peux aussi voir que cela ennuie certaines personnes. J’aime le personnage principal, c’est le genre de personnage amer et sarcastique qui peut généralement me faire rire, sans s’égarer dans le territoire et le mystère qui l’entoure, et comment il en est venu à se retrouver dans sa situation actuelle sont intrigants. Dans l’ensemble, j’apprécie le livre et le style d’écriture, malgré quelques petits désagréments.

20% :
Bon, une fois que vous avez compris qu’il y a un schéma dans les chapitres (ce qui n’est pas difficile à faire), on a l’impression que ça saute moins dans tous les sens.

50 % :
Vous savez ce que j’aime dans ce livre. C’est une histoire qui n’est pas racontée de manière conventionnelle. Cela peut ennuyer certaines personnes, mais je trouve cela assez rafraîchissant. C’est quand même une histoire. C’est toujours à propos de choses. Il y a toujours des personnages qui apprennent et grandissent, et des mystères qui s’éclaircissent lentement. Mais elle est racontée d’une manière qu’on ne voit pas normalement. Cela me rappelle un peu le film Memento dans la façon dont il est assemblé. Un autre auteur de fantaisie au grand égo qui a tenté de raconter une histoire d’une manière non conventionnelle, qui restera sans nom, pourrait apprendre quelques trucs sur la façon de le faire correctement en lisant ce livre. Il s’agit essentiellement de deux histoires distinctes sur des périodes différentes de la vie d’une personne qui sont racontées simultanément, et parfois pas toutes dans le bon ordre pour éviter que les événements d’une histoire ne gâchent les événements de l’autre. Il est également utile que les deux histoires soient bonnes, qu’elles évitent la plupart des tropes et des clichés imaginaires courants et qu’elles aient des personnages sympathiques. Et puis, Talon, l’un des sbires les plus cool et les plus méchants de tous les temps ! Lorsque le livre utilise un trope fantasy, il se moque généralement d’lui-même, soit par le biais d’un commentaire du narrateur, soit par le rire des personnages, ce qui est une façon très divertissante de le faire. Je crois que mon préféré était : « Il y a une prophétie. Non, vraiment. Arrêtez de rire. » J’aime vraiment ce livre, surtout parce qu’il me semble être quelque chose de nouveau et de frais, et qu’il est assez bien écrit par-dessus. Et aussi, Talon, les mecs et les filles. Elle est vraiment géniale.

100%  :Alors, oui, j’ai adoré ce livre. Il y a un très bon bâtiment du monde. Des personnages très amusants. Une histoire qui est incroyablement épique dans sa portée tout en réussissant à se concentrer sur ce qu’elle fait et où elle va. Un grand sens de l’humour, surtout lorsqu’il s’agit de tropes de genres fantastiques surutilisés. Il ne suit pas les conventions normales de la narration, mais parvient quand même à raconter une histoire, à parler de quelque chose, à avoir des personnages qui apprennent, grandissent et se développent, et à atteindre une fin plutôt culminante. Jenn Lyons est une écrivaine et une conteuse très talentueuse, et j’ai hâte de voir le prochain livre de cette trilogie. Il est difficile de résumer l’intrigue sans donner des spoilers qui pourraient potentiellement ruiner l’expérience de la voir se dérouler devant vous pendant la lecture. Et HURRAY, mon personnage préféré, en est sorti vivant… pour l’instant. Nous verrons où elle finira dans quelques années, après la fin de la trilogie.

Note : 9,5/10

Auteurs : Jenn Lyons ,
Publication : 15/04/2020
Langue : Français
Pages : 648
Éditeur : Bragelonne
Collections : Le Chœur des dragons
ISBN : 9791028107598
Catégories : Fiction / Fantasy / Général

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Les radley de Matt Haig

Résumé: Ils n’ont qu’une addiction : le sang. Mais depuis plus de vingt ans, ils ont décidé de renoncer à leur péché mignon et de se désintoxiquer. Pas facile d’être un vampire urbain au XXIe siècle ! Dans une banlieue british tout ce qu’il y a de plus respectable, les Radley essayent désespérément de se comporter comme « des gens normaux ». Mais des vampires de souche peuvent-ils définitivement refouler leurs désirs et leurs instincts ? Pas sûr… À contre-courant de toutes les histoires de vampires d’hier et d’aujourd’hui, l’Anglais Matt Haig renouvelle le genre avec ce roman, féroce et brillante satire de notre société et aussi pur plaisir de lecture… et d’angoisse.

Chronique : C’est dix ans après sa sortie que je m’intéresse enfin à ce roman, publié en 2010 alors que la saga twilight occupait les écrans et le cœur des adolescentes. Le roman surf allègrement sur la vague vampirique qui a déferlé au début de cette décennie et qui, personnellement, m’a très vite lassé mais comme je suis toujours curieux de voir ce qu’un auteur est capable de proposer sur le thème des vampires je me suis lancé dans la lecture de ce roman.

Le résultat est à mi-chemin entre la série true blood, pour l’intégration très classe moyenne des suceurs de sang, et la saga twilight pour l’aspect société secrète décadente qui régit les règles de vie des vampires. Un aspect qui reste en arrière-plan, le récit préférant se concentrer sur les tourments de la famille Radley.

Chaque membre de la famille a droit à son portrait psychologique et il ne faut pas longtemps pour comprendre que sous le vernis fortement écaillé, les Radley sont au bord de l’implosion. La relation entre le mari, Peter, et sa femme Helen bat de l’aile tandis que leurs deux enfants, Rowan et Clara, sont en pleines crises d’adolescence. Une mise en situation somme toute classique mais efficace. Le problème est que l’auteur ne parvient jamais à en faire quelque chose d’intéressant ni à instaurer la moindre tension dans son récit.

Il faut dire qu’il n’est pas aidé par son style, complètement plat et creux, c’est un premier roman certes mais quand on s’attaque au thème du vampire on s’attend à un minimum d’ambiance, à ce que la petite vie tranquille de cette bourgade anglaise soit quelque peu malmenée par la présence de ces créatures nocturnes mais non, rien, le récit, très calme et propre, se contente de mettre en scène le vaudeville même pas amusant d’un couple de vampires.

Ce ne sont pas les enfants qui vont sauver le récit, Clara devient inutile après sa première crise alors que Rowan se révèle être un véritable charmeur après avoir passé la moitié du récit à se lamenter sur son sort. Le seul personnage un peu intéressant, Will, le frère de Peter, est sabordé par un auteur qui ignore totalement où mené son récit pourtant son passé, sa relation entre chaque membre de la famille, sa psychologie, auraient mérité d’être approfondi.

L’histoire enchaîne les incohérences et les facilités scénaristiques pour, au final, livrer un récit sans envergure qui ne fait de mal à personne. Au grand dam des amateurs des créatures sanguinaires qui auraient bien aimé retrouver le frisson ressentit à la lecture des plus grandes oeuvres portant sur le sujet.

Note: 4/10

  • Broché : 416 pages
  • Editeur : Albin Michel (29 septembre 2010)
  • Collection : Littérature étrangère
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2226218548
  • ISBN-13 : 978-2226218544

Laisse moi entrer de John Ajvide Lindqvist / bragelonne terreur / 11 mars

Résumé: Oskar a 12 ans et vit avec sa mère dans une banlieue glacée de Stockholm. Solitaire et discret, martyrisé au collège, Oskar n’a d’yeux que pour sa nouvelle voisine. Elle est si différente ! La petite fille ne sort que le soir, ne craint ni le froid ni la neige, et exhale une odeur douceâtre et indéfinissable. Oskar trouvera en elle un écho à sa propre solitude et ils deviendront vite inséparables. Mais que penser des meurtres et disparitions inexplicables qui se multiplient dans le quartier depuis son arrivée ?

Chronique: C’est par son second roman Le retour des morts que j’ai découvert Lindqvist et je garde un assez bon souvenir de cette lecture. J’avais trouvé sa relecture du mythe des morts-vivants, sous un prisme social, intéressante malgré quelques longueurs. C’est pourquoi je me suis lancé dans la lecture de son tout premier roman confiant dans ses talents.

Hors les longueurs c’est vraiment la seule chose que je retiens de cette nouvelle itération sur le thème du vampire. Sa vision du vampirisme n’apporte rien d’original. À sa décharge notons qu’il devient vraiment difficile de proposer quelque chose d’original sur ce thème. Cela étant dit cela n’excuse pas les errances de l’intrigue.

L’auteur multiplie les personnages avec leur propres arcs scénaristiques, non seulement ceux-ci se relèveront peu passionnants et sans véritables liens avec l’intrigue principale. L’aspect social est primordial dans ce premier récit de l’auteur suédois. La société suédoise des années 80 n’avait pas l’air d’être des plus reluisantes tant l’auteur insiste sur la misère sociale. Malheureusement il ne parvient pas à créer de l’empathie pour ses personnages que ce soit Tommy et sa crise d’adolescence sans relief ou Lacke et sa bande d’amis qui prennent une place trop importante alors que le véritable personnage de cette partie du récit est Virginia, qui n’est pas assez mise en avant pour que l’on ressente suffisamment d’empathie pour son sort.

À côté de ses digressions sans saveur, la relation entre Oskar et Eli est censée portée le récit. Oskar, personnage principal du roman, est crédible dans son rôle de tête de turc mais l’évolution du personnage est bancal, tantôt courageux et prêt à régler ses comptes avec ses tourmenteurs, tantôt passif comme si l’auteur ne parvenait pas à choisir comment faire évoluer son personnage. Quant à Eli son personnage est nimbé de mystère durant la majeure partie de l’histoire ce qui n’aide pas à créer une osmose entre ces deux parias. La révélation de ses origines arrivent trop tard et de manière trop succincte pour relancer le récit.

Une lecture assez mitigée donc et ce n’est pas la fin précipitée et narrée de manière maladroite qui va arranger les choses.

Note : 6/10

COLLECTIONL’Ombre
NOMBRE DE PAGES600
ISBN979-10-281-0345-3
TRADUCTEURSCarine Bruy

Calame, T1 : Les Deux Visages /11 mars 2020 de Paul Beorn

Après un an de guerre civile au royaume de Westalie, une rébellion est écrasée dans le sang au cours de l’assaut contre la capitale. Son chef légendaire, Darran Dahl, est tué dans un affrontement avec le roi lui-même et ses partisans sont jetés au cachot.

Achat : https://amzn.to/399MIbJ

Chronique: La production française en matière de littérature d’heroic fantasy est encore trop rare pour ne pas se permettre de souligner la sortie d’une nouvelle saga qui s’inscrit dans la lignée des meilleures productions du genre.

C’est en nous contant la défaite de ses héros que l’auteur a décidé de débuter son périple. Un choix original qui installe d’emblée un suspens insoutenable et nous fait rentrer dans le vif du sujet. Même si le récit s’installe progressivement dans une narration plus classique, ce parti pris de faire commencer sa saga par ce qui est souvent la fin dans d’autres saga reste bien trouver et accrocheuse.

L’idée d’un témoignage en vue d’écrire l’histoire des vainqueurs et une idée ingénieuse qui permet d’une part de prendre conscience des jeux de pouvoirs qui se mettent en place en coulisses et d’autres part à permettre au lecteur de s’immerger dans cet univers à travers des chapitres flash-back.

Le récit au passé prend une place de plus en plus importante et constitue la pièce maîtresse du récit. On assiste à la naissance d’une légende et d’une rébellion. La plume de l’auteur est rythmée et parcourue d’un souffle épique qui empêche le lecteur de reposer l’ouvrage. L’auteur devra forcément trouver une formule pour faire coïncider ses deux récits mais ce premier tome laisse présager du meilleur.

La seule chose qui me semble encore un peu perfectible, une fois la dernière page refermée, est le système de magie et de pouvoir. L’auteur va devoir détailler les différences entre les gottaran et les midaran afin de consolider son univers.

Un premier tome prometteur qui laisse envisager le meilleur pour la suite.

Note: 9/10

 

  • Poche : 552 pages
  • Editeur : Bragelonne (11 mars 2020)
  • Collection : Calame (1)
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028107734

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