La Revanche des princesses de Anne-Fleur MULTON, Clémentine BEAUVAIS, et al. | 13 mars 2019

Les princesses ont leur mot à dire ! 6 histoires inspirantes à mettre entre toutes les mains ! 6 grandes voix de la littérature de jeunesse. 6 histoires de princesses audacieuses et décalées ! Parce que les princesses ne sont pas toutes de belles endormies, de délicates rêveuses, de romantiques filles sages, ou pas seulement, ou pas toujours… Les princesses prennent leur revanche ! Ici, lassées d’attendre qu’un prince vienne enfin les rejoindre, elles partent elles-mêmes à l’aventure ! Tour à tour espiègles, courageuses et rebelles, au théâtre comme en forêt profonde, rien ne les arrête. Un beau recueil richement illustré à offrir aux lecteurs à partir de 8 ans, signé par : Sandrine Beau, Clémentine Beauvais, Charlotte Bousquet, Alice Brière-Haquet, Anne-Fleur Multon et Carole Trébor

Chronique : 6 histoires décalés de princesses peu orthodoxes qui font de cet ouvrage une vraie petite pépite ! Bravo à Poulpe Fictions pour ce recueil. 

1. La princesse est en colère d Anne-Fleur Multon est une histoire trés bien écrite pour parler d’une princesse en colère et qui va tomber sur les contes de Grimm et Perrault et là …. vous comprendrez son énervement bien justifier.

2. Charming de Alice Brière-Haque voit Mathilde et sa classe qui vont découvrir les dernières princesses enfermées dans des cages comme les animaux que l’on peut voir au zoo.  C’est une histoire sur le parallèle des condition animalière que ne renierait pas la série Black mirror.

3.  La princesse aux mille et un reflet Carole Trébor raconte  le personnage d’Ari  qui change de couleur à chaque émotions.  Nous nous retrouvons dans un conte à la Raiponse  mais qui nous offre la critique de ce que l’on est si on est différant, une belle prise de conscience sur notre société.

4. La Belle et la Bête de Clémentine Beauvais qui débute comme un conte classique mais qui va changer quand le bébé va naître et qu’au lieu d’être une belle petite fille, c’est une guenon qui voit le jour… C’est une belle réflexion sur la beauté et du changement que subisse les fille en devant adolescente et sur leurs corps.

5. La flamme de cristal de Charlotte Bousquet nous offre une histoire à la Rebelle mais triste sur le besoin de partir après le remariage du père de l’héroïne. Une femme forte qui n’a besoin de personne et qui doit être au delà de ses objectifs.

6. Tapisserie de Sandrine Beau qui nous raconte que le papa de Céleste veut la marier a un beau chevalier mais elle, elle ne veut pas se marier. Cette histoire conclu superbement bien ce livre de manière humoristique et qui donne une belle place au garçon et à leurs choix .

Pour conclure, 6 belles histoires à lire avec grand plaisir et qui nous font du bien.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 208 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Poulpe Fictions (14 mars 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2377420524

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Tom Gates – tome 11 ClebsZombies, ça déchire ! (11) de Liz Pichon | 14 mars 2019

Tom Gates s’est mis une nouvelle idée en tête… Faire des ClebsZombies, son groupe de rock, le meilleur groupe de la planète !

Chronique : C’est un autre excellent livre sur Tom, et il montre aussi clairement que les gens devraient apprendre qu’il ne faut pas laisser un hamster vivre dans la chambre de son enfant. Je me demande si ce hamster a vraiment continué à fuir ou si c’était juste le fantasme de Tom. J’ai beaucoup aimé voir des gens comme son groupe, j’espère qu’ils iront loin avec le groupe.
Le livre est plein de polices amusantes, d’illustrations et plus encore ,et le plus drôle, de loin, c’est quand Tom a jeté par la fenêtre la majeure partie de son repas du dimanche… Ce que j’ai préféré, c’est quand Tom est allé chez Derek (mon personnage préféré) et a mangé trois crêpes massives, sachant très bien qu’il n’était pas tout haut pour en manger beaucoup. Je recommanderais certainement ce livre à tous ceux qui aiment rire.

Note : 9/10

 

  • Broché: 256 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (14 mars 2019)
  • Collection : Tom Gates
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1023512243

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13e avenue, Tome 1 : de Pettersen Genevieve et François Vigneault | 15 mars 2019

Déménagé à Montréal, où il n’a jamais mis les pieds, Alexis atterrit à Rosemont. Heureusement, il a pour l’aider son ami Ernest, le voisin d’en haut, un garçon timide que personne ne remarque mais qui sait tout sur tout le monde…

Chronique : Cette bande dessinée est destinée aux jeunes lecteurs, mais les sujets du deuil, du déménagement et de l’amour plairont également aux plus vieux.   Avec une plume fluide, captivante et rafraîchissante de Pettersen Genevieve qui nous offre un premier opus impressionnant. Une intrigue unique dans son genre menée avec agilité riche en rebondissements et sans longueur. On se laisse happer par cet univers Canadien mis en image par François Vigneault qui nous fait que l’on reste en haleine, on doute, on se pose des questions, on veut savoir et on a du mal à lâcher cette Bande dessiné . Un rythme transcendant où l’on ne s’ennuie pas un seul instant. Des personnages très intéressants et fort attachants. Un héro tellement têtue qu’on aura qu’une envie c’est de le secouer un bon coup.  Les personnages secondaires sont eux aussi forts intéressants. Pas toujours facile de se rebâtir une vie, de se relocaliser… surtout à l’adolescence mais ce ce Tome 1 est juste superbe.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 168 pages
  • Editeur : Editions de la Pastèque (15 mars 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2897770422

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Et le mal viendra ( 4 mars 2019 ) de Jérôme CAMUT et Nathalie HUG

 » On vous a alertés sur la valeur inestimable de l’eau, vous n’avez pas voulu voir. Alors on vous a assoiffés, et vous vous êtes entretués. Va-t-il falloir que l’on entasse six mille cadavres d’enfants devant vos portes pour que vous réagissiez enfin ?  »

Chronique : Faisant suite aux roman Islanova, ce nouveau roman du tandem camut /hug se veut plus comme un récit parallèle qu’une véritable suite. Mais le lecteur qui n’aura pas lu le premier tome pourra se sentir perdue tant les auteurs s’amusent à créer des passerelles entre les deux romans. Il devient ainsi plus difficile d’apprécier celui ci dans son ensemble tant les deux récits se font échos au risque de créer une certaine frustration chez le lecteur qui, comme moi n’aura pas lu Islanova.

Le récit se découpe en deux temporalités. D’un côté on assiste au long glissement d’un idéaliste, Morgan Scali, vers le terrorisme. Ces chapitres auraient mérité d’être approfondie car malgré un début intéressant la déchéance de Scali nous est conté de manière trop superficielle et détaché pour que l’on puisse vraiment suivre les méandres de la pensée du terroriste. Et ce d’autant plus qu’alors qu’il nous est présenté comme une figure de proue du récit, il en est brusquement écarté au profit de personnages moins intéressants.

De l’autre on suit Julian Stark dans son enquête pour mettre fin aux agissements de Scali et son armée d’éco-terroriste, des chapitres plus rythmé avec un personnage perclus de regrets, de remords et de doute auquel il est plus facile de s’identifier.

Ces deux lignes temporelles offrent la vision de deux êtres qui se haïssent mais pourtant se ressemblent dans leur volonté d’agir pour un monde meilleur.

Cependant les portraits croisés de ces deux personnages principaux ne peut faire oublié le manque d’épaisseur des personnages secondaires ainsi que certains passages du livre vite expédié selon moi, notamment celui consacré à islanova.

En résumé Et le mal viendra tente de nous livré un double récit sur les affres d’un idéaliste devenu meurtrier et sur la traque de ce même terroriste par un flic à fleur de peau mais échoue à véritablement nous dresser le portrait de l’un de ses personnages principaux.

Note : 8,5/10

Chronique de Christophe C.

 

  • Broché: 560 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (4 mars 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2265116637

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Cahier de Dessin Animé – Le Petit Nicolas (14 mars 2019) de Jean-jacques Sempé et Goscinny

A l’occasion des 60 ans du personnage phare de Goscinny et Sempé, les Éditions Animées lancent le premier Cahier de Dessin Animé Le Petit Nicolas.
Comment ça marche ? 1. Je colorie 2. Je prends en photo 3. Magique ! Ça s’anime !

16 dessins originaux de Sempé à colorier et à animer avec l’application BlinkBook
2 dessin animés complets à créer autour de deux histoires du Petit Nicolas : Le Bouillon et Le Football.
Le texte intégral des histoires de Goscinny reproduit dans le livre

Chronique : Si vous ou votre enfant en avez marre des coloriages, pourquoi ne pas se tourner vers le « cahier de dessin animé », une collection de livres publiée par les Éditions Animées, fondées en 2015 par Claire Faÿ . Ici le titre consacré au célèbre écolier : Le petit Nicolas, et l’expérience est réussie.

Le livre se présente dans un format à l’italienne afin de faciliter la procédure nécessaire à l’animation des dessins qui est très bien pensé pour le coloriage. Sur la page face au dessin, Le texte intégral de Goscinny.

Vient le moment que tout le monde attend, qui fait que l’on trépigne sur place : le moment de créer son dessin animé ! Il suffit pour cela de télécharger l’application gratuite BlinkBook, disponible pour iOS et Android. La configuration de l’application ne demande que quelques secondes, puisqu’elle implique simplement que l’utilisateur entre son nom, pour le générique du dessin animé, une fois celui-ci réalisé.

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La page d’accueil de l’application présente les différents ouvrages de la série des cahiers de dessin animé : il suffit de choisir le titre adéquat, puis le dessin correspondant à celui que l’on souhaite animer. L’appareil photo du smartphone ou de la tablette s’active, et l’utilisateur est invité à aligner les marques noires de l’écran avec celle du cahier.

Une fois la photo prise, une vidéo s’active, présentant le personnage en action, ici Le Bouillon et Nicolas, avec une voix off raconte le texte tel un dessin animé . La magie opère, sans difficulté technique : le dessin colorié s’affiche correctement, pour peu que la photo ait été bien prise.

Après la vidéo, on se rend bien compte que la technologie derrière l’animation est assez simple : la photographie est simplement plaquée sur la silhouette des personnages. Ce qui fait que l’on peut utiliser à peu près n’importe quelle photo pour autres illustrations.

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Le cahier Le Petit Nicolas propose 16 dessins originaux de Sempé, ainsi que le décor, pour un total de 2 grosse histoire: ce n’est pas forcément énorme, surtout que les vidéos durent peu de temps, mais l’aspect bien pensé est que chaque petit film comporte une petite scène que à chaque fois que l’on colorie on y ajoute du dessin ce qui incite donc à rejouer le film avec ces nouveaux éléments coloriés. Autant dire que colorier les personnages et le décor devrait bien occuper les petits et les grands. Sur les vidéos de démonstration ci-dessus, une fois le décor colorié et enregistré dans l’appli, il apparaît évidemment en couleurs.

Chaque scène pourra être photographiée à nouveau, avec de nouvelles couleurs si l’on a pensé à photocopier chaque dessin auparavant, ce qui est plutôt sympa pour les acheteurs.

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Même si nous avons rencontré quelques difficultés pour le faire, chaque vidéo peut être téléchargée ou partagée directement sur les réseaux sociaux. Tous les dessins sont signés par Sempé et restent assez simples pour faciliter leur usage au sein de l’appli. Pour conclure, l’expérience est simple, sympathique et devra faire passer du temps au coloriage pour grand et petit.

Note : 9,5/10

 

  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Editions animées (14 mars 2019)
  • Collection : Cahier de dessin animé
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1094306246

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Les Pyjamasques / Un phénomène de société

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Lancée en septembre 2015 sur les chaînes Disney Channel et Disney Junior, la série américaine P.J. Masks s’est fait une place dans les Zouzous de France 5 dès décembre dernier sous le titre français de Pyjamasques. Réalisée en 3D par Christian de Vita (Gus) et Wilson Dos Santos (Les Lapins crétins), elle compte pour l’instant trois saison où les épisodes dur 13 minutes. A noter : l’originalité des décors urbains, avec des architectures complètement fantaisistes, un peu comme si les bâtiments étaient dessinés par des enfants. Seul dessin animé mettant en scène des super-héros d’âge pré-scolaire (4-7 ans), Pyjamasques défend, derrière son coté rigolo, des valeurs qui plaisent aussi aux parents : solidarité, esprit d’équipe, amitié…

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Ca parle de quoi ? 

De trois mini justiciers de 6 ans qui, après avoir enfilé leur pyjama, se transforment en super-héros et bénéficient, via divers gadgets, de pouvoirs extraordinaires. Le jour, Sacha, Amalya et Greg sont des enfants comme les autres.Le soir venu, ils deviennent  Yoyo, Bibou et Gluglu. Chacun a ses caractéristiques : Yoyo se métamorphose en chat et jouit  d’une ouïe hyper développée ainsi que d’une extrême agilité ; Bibou, qui vire hibou, vole et voit dans la nuit ; quant à Gluglu, c’est un serpent doté d’une force incroyable et d’un talent bien commode pour le camouflage. Nuit après nuit, les trois « Pyjamasques » doivent résoudre des mystères afin de traquer les méchants, Roméo, Sorceline et Ninjaka, qui sont aussi des marmots.

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Avant la série, des livres

A l’origine, Pyjamasques est une collection de livres pour enfants créée par l’auteur parisien Romuald Racioppo.  Romuald est né en 1976 à Paris et est très tôt pris d’une insatiable envie de dessiner et d’inventer des histoires. Son diplôme à l’école d’arts graphiques Estienne en poche, il réalise son autre « rêve de gosse » en devenant sapeur-pompier, mais ne peut s’empêcher de revenir au dessin… Entre deux créations, il aime par-dessus tout courir en forêt et voyager. Il est l’auteur des Pyjamasques, trois super-héros débordant d’humour et d’imagination pour inspirer les petits. Succès immédiat ! Editée en France par Gallimard, la série s’est écoulée à 40 000 exemplaires depuis en 2007. A ce jour, elle compte 18 titres. C’est en 2013 qu’Olivier Dumont, directeur général d’Entertainment One Family, en a proposé une adaptation à Disney et à France Télévisions.

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La critique de la série

Une excellente surprise telle on aime à les découvrir que cette petite série charmante répondant au nom assez déroutant des Pyjamasques. Trois héros écoliers échangent la nuit venue leurs tenues d’élèves insoupçonnables contre celles de héros veillant à ce rien ni personne ne vienne semer le trouble sur la ville endormie. Or en cela, la tâche ne leur sera pas épargné : quand ce ne sont pas Roméo un petit génie bien guère méchant, hilarant à la James Bond, et ses plans de conquérir le monde, ou le présomptueux et narcissique Ninjaka à la tête d’une troupe délirante composée de  » Ninjas Zouaves  » (adorables) volant tout ce qui mettrait davantage sa valeur en exergue, voire Sorceline entendant bien y mettre son grain de baguette avec une nuée de papillons nocturnes, nos trois héros ont toujours du pain sur la planche et ce doivent de faire avec leurs qualités et leurs défauts du moment. Heureusement, même si tout n’est pas parfait, Biboux, Yoyo et Gluglu pourront toujours compter sur leur quartier général, leurs aptitudes ainsi que leur amitié pour se sortir du pétrin et ramener les choses dans le bon ordre.

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La critique des livres

La série des pyjamasques a tous les ingrédients pour plaire aux enfants : aventures, humour et rêve dans un monde qui ressemble au leur, et qui l’air de rien, aborde les préoccupations de leur quotidien dans un univers imaginaire et coloré.

MESSAGES

Groupe

Gestion d’une équipe. Trois petits héros qui ont tout intérêt à mettre leurs pouvoirs en commun plutôt que de travailler chacun pour soi.

Se décentrer

Ne pas être trop centré sur soi. Les soucis des petits héros proviennent surtout de leur difficulté à prêter, vouloir trop faire tout seul, ou se sentir le meilleur. On apprend ici que c’est bien de fonctionner avec l’autre. Accepter que l’autre ait des potentiels parfois mieux adaptés que soi. Réparer ses dégâts. Les petits héros ont parfois besoin de se sentir meilleurs que d’autres, on va leur apprendre que c’est mieux de fonctionner ensemble que d’être en compétition.

Monde scolaire

On nous montre des écoliers, cour de récréation, visite de musée, salle d’école. On montre juste l’environnement, mais on saisit que les enfants ont du plaisir à y être, c’est donc une subtile revalorisation de l’école.

Aider l’autre

Faire en sorte que le monde aille mieux et aider ses camarades de classe (soit individuellement soit pour arranger un problème global).

Ne pas dénigrer

Le méchant fait de vilaines choses, mais les héros ne vont pas le dénigrer, s’il perd à la fin, le but n’est pas de lui faire du mal ou de le rabaisser (après ce sont quand même des combats gentils contre méchants, on peut se demander si les petits ont besoin de cela).

Apprentissage

Amélioration personnelle. Quand on est un super-héros, on doit se montrer performant et faire en sorte de progresser dans la vie pour assumer sa responsabilité de héros. Un petit doit apprendre à mieux faire même s’il n’est pas un héros.

Motivation au combat

Avec des personnages qui sont contents de se mettre en action (ici l’action c’est quand même souvent le combat). On résout les problèmes en luttant contre l’ennemi (et sans vraiment le souci d’être trois contre un).

Autonomie

Vouloir faire les choses comme un grand (et en plus la nuit), on ne voit jamais aucune adulte. Force d’un petit. Des enfants ont des super pouvoirs qu’ils utilisent la nuit (vision nocturne, vitesse, voler, rafale d’air, sauter haut, être invisible). Fille forte. Il y a une fille aussi forte que les garçons dans l’équipe.

Animaux

Les trois héros ont des costumes proches du chat, du Gekko et Hibou, les potentiels qu’ils peuvent avoir sont en lien avec des spécificités de ces animaux.

Revalorisation des véhicules

Les héros ont parfois des véhicules de grands. Le chatbolide, un bolide qui fonce bien, l’astrohibou vole dans le ciel (et il faut mettre ses ceintures de sécurité).

Technologie

Beaucoup de matériel de science-fiction qui permet de choses incroyables (voler, sauter haut, ). Robot, véhicules spectaculaires.

Malversation

De petits méchants qui ont chacun leur motivation à faire le mal. Toute proportion gardée, ce sont des envies ou des attitudes que peuvent avoir les enfants. Vol. La méchante veut voler des jouets des magasins ou des cadeaux de Noël. Être imbu de soi-même. Se croire trop beau et remplir les livres de sa photo. Vouloir être le maître du monde. Se sentir le meilleur. Prendre les affaires des autres parce que l’on sait mieux que les autres.

Mises en danger

Petites tensions, les pyjamasques oeuvrent la nuit et seul. Mur qui se fissure, on voit que c’est un gant de boxe géant qui le démolit. Avoir deux amis piégés et devoir gérer les choses seules (les deux garçons sont ficelés par un robot qui s’est vite débarrassé d’eux, Bibou est jeté dans une poubelle, avec ensuite un combat avec le gros robot. Pendant que ses deux camarades sont emmaillotés dans des tapis, Yoyo préfère s’occuper des méchants, il ira à leur secours quand ils sont envoyés en bas d’une route à toute vitesse. Les papillons ont entouré Bluglu et Bibou, Yoyo ne pavient pas à gérer seul les choses). Poursuite, tomber d’un véhicule en marche, se faire éjecter par terre.

Complexité

Si les intrigues sont plutôt simples, ce n’est pas évident d’imaginer que les enfants puissent comprendre le message qui veut être transmis dans chaque épisode (ils risquent de surtout être attirés par les scènes d’action).

Malaise

Sorceline, une des méchantes de la série est une petite fille qui a clairement des problèmes familiaux, elle se retrouve seule à Noël, n’a jamais eu de cadeaux. On l’entend dire qu’un de ses soucis est de ne pas se retrouver entourée de personne. Les héros réalisent souvent qu’elle fait de la peine.

Étrangeté

Étrange de montrer que « les soucis, on les règle la nuit ». Des enfants qui osent sortir la nuit pour régler des problèmes (autant dire sans l’autorisation des parents). Ou alors c’est l’idée qu’avec son pyjama, on puisse rêver à devenir ce que l’on veut quand on fait dodo, ou que notre subconscient traite la nuit les choses que l’on a à régler le jour (certains ont l’idée que c’est une fonction des rêves).

Conclusion

Une série pour les petits qui veulent entrer dans le monde des super-héros. Les héros sont des enfants, et les supervilains aussi, autant dire que ce n’est pas trop stressant, c’est pensé pour les plus jeunes (aucun adulte méchant, aucune véritable malversation). Mais la série met le plus souvent une suite de confrontation combat entre un vilain et les trois héros. Il y a une fille dans la bande des super-héros, c’est malheureusement pas assez courant pour qu’on doive en être content. Il y a clairement des thèmes mis en avant dans chaque épisode (laisser le tour à l’autre. Ne pas se croire plus performant que l’autre. Travailler avec ses propres potentiels et ne pas se prendre pour quelqu’un d’autre. Abandonner trop vite ce que l’on tente d’essayer. Rester zen. Ne pas bousculer l’autre), mais pas certain que l’enfant les saisissent vraiment, il risque d’être plus absorbé par les coups et autres rebondissements. Une série de combats pour les plus jeunes, finalement c’est au parent de décider si c’est ce qu’il veut proposer à son enfant.

Un grand merci à Gallimard jeunesse pour cet article de fond.

 

La dernière vie du Prince Alastor – tome 2 Prosper redding (7 mars 2019) de Alexandra Bracken

Prosper comptait se débarrasser d’Alastor, le démon qui habitait son corps. Mais quand sa sœur Prudence est faite prisonnière dans le monde d’En-Bas, terre des démons, il doit à nouveau faire appel au malfaisant.

Chronique : La suite reprend immédiatement là où le premier livre s’est arrêté. Prosper Redding fait finalement un pacte avec le démon Alastor et passe par le portail vers Below pour sauver sa sœur jumelle Prue. En entrant dans le monde de Below, Prosper doit être intelligent afin de sauver Prue de Pyra, la soeur cadette d’Alastor. Cependant, Alastor apprend qu’il y a une force obscure dans son pays natal qui dévore toute la magie et détruit le monde – non seulement cela, mais Alastor découvre que la société diabolique a changé au cours des deux derniers siècles et que ce qui lui semblait être la bonne façon de se comporter ne lui sourit plus.

Prosper rencontre d’anciens et de nouveaux amis en cours de route et ensemble, ils vont affronter la sœur d’Alastor tout en apprenant de nouveaux secrets mystérieux sur le monde, sur eux-mêmes et leurs familles.

Le plus important à retenir de « La Dernière Vie du Prince Alastor » est l’importance de la famille, et comment des choses parfois cruelles sont faites au nom de la protection de la famille. Tout au long du roman, nous voyons l’action à travers les yeux d’Alastor, grognon et plein d’esprit, ainsi que du courageux Prosper.

Bien que ce roman s’adresse à un public de niveau intermédiaire, la prose brillante de Mme Bracken peut attirer des lecteurs de tous âges.

Les personnages que nous avons rencontrés dans le premier livre sont passés par de très beaux arcs de développement de personnages. Et comme vous le savez peut-être, mes histoires préférées mettent en scène le développement de personnages où la personne que nous avons rencontrée au début a grandi émotionnellement alors qu’elle luttait pour atteindre son but.

Je ne suis pas tout à fait sûr que ce soit la fin de l’histoire, parce que la fin m’a laissé le sentiment qu’il y avait plus à venir. Je l’espère bien !

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 496 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (7 mars 2019)
  • Collection : Fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2732485365

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