L’anomalie – Prix Goncourt 2020 – 20 août 2020 de Hervé Le Tellier

En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris-New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte. Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai. Roman virtuose où la logique rencontre le magique, L’anomalie explore cette part de nous-mêmes qui nous échappe.

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Chronique : Un livre qui vous saisit, vous fait renoncer au programme que vous vous étiez fixé pour la journée afin d’arriver à la fin, c’est plutôt rare.. L’art de l’intrigue, l’écriture parfaitement maîtrisée, les formules lapidaires choc que vous aimeriez bien retenir pour les replacer, tout y est. Les personnages sont consistants, attachants, certains pathétiques les situations inattendues et on espère des explications, un dénouement extraordinaires. C’est oublier que là n’est pas le but de cet ouvrage et que ce qu’a voulu l’auteur, me semble-t-il, c’est nous faire vivre avec ses personnages ces moments improbables et ces situations devant lesquelles on se demande bien comment nous, nous réagirions. Alors oui, Le Tellier nous propose quelques clés à son intrigue, dont une déjà évoquée par Daniel Galouye en 1964, mais c’est un peu décevant mais pas grave car ce n’est pas ce qui l’intéresse, pas ce qui devrait nous intéresser. Au passage, on pourrait s’interroger sur les arcanes de l’édition qui fait publier ce livre dans une collection littérature. Y a-t-il sa place ? Aurait-il été plus opportun de le publier dans une collection SF ? Mais revenons à ce bouquin : si on entre dans le jeu de l’auteur alors on se pose cette question en frissonnant : sommes-nous réels ?

Note : 9,5/10

ISBN-10 : 207289509X ISBN-13 : 978-2072895098 Dimensions : 14 x 2.2 x 20.5 cm Poids de l’article : 330 g Broché : 336 pages Éditeur : Gallimard; 1er édition (20 août 2020)

Retour sur l’année 2020 avec mes meilleures lectures de littérature générale

Dissimulés parmis toutes mes lectures policières et fantastiques de l’année 2020, quelques livres de littérature française générale se sont glissés et ont su m’accaparer tant par leurs styles que par leurs histoires. Certains d’entres eux se rapprochent d’ailleurs beaucoup de la littérature noire de par leurs thèmes, leurs personnages et leurs atmosphères pesantes. L’heure n’est pas encore aux bonnes résolutions pour l’année prochaine mais je vais pourtant en prendre une dès maintenant, celle de lire plus de littérature générale, qu’elle soit d’origine française ou étrangère. Cela va me demander un peu d’effort et de discipline, et surtout d’arrêter de me faire piéger par des quatrième de couverture mensongères. En attendant je vous laisse découvrir ce classement composé de cinq ouvrages qui m’ont marqué en cette troublante année.

1 Derrière les panneaux il y a des hommes de Joseph Incardona

On commence fort avec l’un des romans le plus pessimiste qu’il m’ait été donné de lire cette année. Un roman d’une noirceur absolue, une atmosphère étouffante, des scènes d’une crudité malsaine et une cruauté implacable. Tels sont les éléments qui parcourent ce roman sans concessions. Une roman d’une beauté saisissante, une beauté sombre et inavouable. Un roman où les réflexions personnelles des personnages sont des tirs de sniper qui visent juste à chaques fois.

https://culturevsnews.com/2020/09/22/derriere-les-panneaux-il-y-a-des-hommes-de-joseph-incardona-lorsque-lasphalte-nous-rappelle-notre-condition-humaine/

2 Mon père de Grégoire Delacourt

En seconde place se trouve à nouveau un livre d’une noirceur insondable. La douleur d’un homme face à l’horreur. La rage d’un père impuissant face au traumatisme de son enfant. La tristesse d’un catholique qui se voit confronté aux limites de sa foi. Un livre que l’on achève les joues striés de larmes et le ventre noué par des hauts-le-cœur.

https://culturevsnews.com/2020/09/07/mon-pere-de-gregoire-delacourt-et-de-lignoble-surgit-la-beaute/

3 Comment cela finit de Saskia Sarginson

On passe à un recit plus positif mais tout aussi poignant. Il faut laisser à l’auteur le temps d’installer son récit avant d’avoir la possibilité de lire des scènes d’une tendresse qui arracheront des larmes même aux cœurs le plus endurcis. Les personnages sont d’une justesse rarement égalée et le destin de Hedy constitue la véritable force du récit.

https://culturevsnews.com/2020/02/21/comment-cela-finit-de-saskia-sarginson/

4 L’emprise de Marc Dugain

On repart sur un roman noir, non pas par l’atmosphère pesante mais par son cynisme et son pessimisme. La nature humaine n’est pas à l’honneur dans ce récit qui prend des airs de chronique d’espionnage. Le style journalistique de l’auteur évite l’emphase et permet de prendre la mesure de la gangrène qui règnent dans le paysage politique français.

https://culturevsnews.com/2020/02/21/comment-cela-finit-de-saskia-sarginson/

5 Le petit Lebanski de Stéphane Chamak

On finit ce classement par le seul auteur auto-édité que j’ai lu cette année. La raison est toute simple j’emprunte les livres en médiathèque où les auto-édités sont rares malheureusement et je dispose d’un budget serré, d’ailleurs parmis les livres de ce classement figure un seul livre envoyé par une maison d’éditions. L’auteur m’as fait l’honneur de me contacter personnellement et de m’envoyer son roman . J’ai eu le plaisir de découvrir une plume qui manie aussi bien le sarcasme, le cynisme, l’humour grinçant mais aussi l’intime. Si toute la partie burlesque du récit est plaisante à suivre c’est lors de ces scènes intimes que l’auteur démontre tout son talent à travers la relation de ce fils et son père perclus de non-dit douloureux. Un auteur à découvrir et qui nous réserve de belles surprises à l’avenir.

https://culturevsnews.com/2020/08/04/le-petit-lebanski-de-stephane-chamak-quand-la-vie-vous-ricoche-sur-la-figure/

Underland – 30 septembre 2020 de Robert Macfarlane

« Underland » , c’est le monde souterrain, là où les hommes et les femmes enfouissent leurs secrets, honteux ou merveilleux. Pendant plus de sept ans, Robert Macfarlane s’est rendu dans ces sites : dans des laboratoires cachés sous la mer dans des mines mystérieuses, au contact de peintures rupestres norvégiennes, devant des icebergs monstrueux nés de glaciers qui s’écroulent.

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Chronique : Un énorme merci à l’éditeur « Les Arènes » pour ce superbe livre.

Ce livre comporte de nombreuses couches. Un thème qui fait le lien avec ses nombreux voyages différents est l’héritage de notre génération pour l’avenir. Pour reprendre les mots de Jonas Salk, « Sommes-nous de bons ancêtres ? » Non, nous ne le sommes pas, c’est la réponse courte et je pense que nous le savons tous. C’est sur les glaciers du Groenland que cela est le plus évident. La vitesse à laquelle ils fondent devrait tous nous terrifier. MacFarlane ne se contente pas de voyager sur les glaciers, il fait de la descente en rappel dans un moulin qui est un trou creusé par l’eau de fonte qui, en profondeur, se transformera en une rivière au débit rapide qui fera fondre le glacier par le bas.

Ce sont ses voyages sous terre qui m’ont donné des frissons. Il décrit si bien ses exploits de spéléologie en Angleterre que je me suis retrouvé à retenir mon souffle avec lui alors qu’il se faufilait dans des trous si étroits qu’il devait tourner la tête sur le côté pour les traverser. Comment les gens peuvent-ils faire cela ?! Il parcourt des kilomètres sous la mer du Nord dans des tunnels miniers où l’équipement est laissé à pourrir parce qu’il est impossible de le récupérer. J’étais tout aussi claustrophobe lorsqu’il raconte ses expériences d' »exploration urbaine », se faufilant à travers des espaces de la taille d’un terrier de lapin pour accéder à des kilomètres de tunnels sous Paris. Je ne savais pas que c’était une chose et qu’il y a des groupes de personnes dans le monde entier qui participent à ce « passe-temps ».

En se promenant dans une forêt, il apprend à connaître la vie cachée de tout ce qui y pousse. Une forêt « pourrait être imaginée comme un super-organisme ». Une ville d’interactions – avec des arbres, des champignons et des plantes qui partagent, échangent, se lient d’amitié et se soutiennent mutuellement dans un monde qui se cache sous nos pieds – « une grande toile de bois ».

Ce livre est plein de voyages étonnants, d’écrits réfléchis et de conseils pour l’avenir, si quelqu’un veut bien écouter. La leçon ultime que nous devrions apprendre pour notre propre tranquillité d’esprit est « Trouvez la beauté, restez tranquille ». Si je n’est qu’un reproche est que j’aurai aimer voir les photos de ses expéditions mais ce n’est qu’un détails

Note : 9,5/10

Une terre promise – 17 novembre 2020 de Barack Obama

Dans le premier volume de ses mémoires présidentiels, Barack Obama raconte l’histoire passionnante de son improbable odyssée, celle d’un jeune homme en quête d’identité devenu dirigeant du monde libre, retraçant de manière personnelle son éducation politique et les moments emblématiques du premier mandat de sa présidence – une période de transformations et de bouleversements profonds.

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Chronique : Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, ce mémoire ne sera pas pour tout le monde. Il vous met en garde dès le début… Il n’a pas maîtrisé la brièveté. C’est indéniable. Avec ses 768 pages sur papier et ses 29 heures et plus sur support audio (comme j’ai pu le constater dans le livre, lu par le président Obama lui-même), A Promised Land est un engagement. J’étais plongé dans le livre, très plongé, très plongé, quand j’ai soudain réalisé que nous étions encore dans la première année de sa présidence. (Aïe !)

Donc, c’est un engagement, mais ce n’est pas un slogan. Au contraire, je n’ai cessé de me dire que c’était un privilège d’avoir cette vision franche de ses pensées et de ses expériences, documentées de manière exhaustive. Maintenant, c’est Barack Obama, donc vous savez qu’il ne laisse pas échapper une seule anecdote ou un détail qu’il n’a pas soigneusement examiné, mais cela a vraiment l’air authentique. Par exemple, il dit beaucoup de choses élogieuses sur Hilary Clinton. De toute évidence, il la respectait suffisamment pour la nommer secrétaire d’État. Mais il ne fait pas l’impasse sur l’acrimonie des deux côtés lorsqu’ils se sont battus pour l’investiture démocrate. Et parfois, tout au long du livre, il fait un commentaire ou un coup de pinceau subtil. Une revanche, je pense. Rien à Washington n’est jamais oublié.

Ne pensez pas, en vous basant sur ce que j’ai écrit ci-dessus, que c’est une sorte de révélation mesquine. Vous savez que ce n’est pas le cas. Et si vous cherchez à savoir ce qui se passe à Washington en ce moment, vous ne le trouverez pas. Donald Trump n’est pas vraiment mentionné avant l’avant-dernier chapitre, juste quelques pages avant la fin du volume 1. D’un autre côté, une grande partie du monde actuel est préfigurée par le temps passé par le président Obama. Elizabeth Warren était professeur d’université. Lindsay Graham était prête à traverser l’allée. Les juges – à ce moment-là – étaient confirmés à la Cour suprême sans le spectacle complet de l’horreur partisane. D’une certaine façon, c’était une époque plus simple.

Il y a tellement plus de choses que je pourrais dire sur ce livre. Hélas, comme Barack Obama, je n’ai pas encore maîtrisé la brièveté. À ce stade, j’ai lu tellement de livres de tant de personnages de l’orbite d’Obama, que sa voix est maintenant au centre d’un portrait de l’époque à la Rashomon. Je conclurai en disant que, aussi long et exhaustif que soit ce livre, j’attends avec impatience la lecture des volumes suivants. (Celui-ci se termine avant même que son premier mandat ne soit terminé, alors qui sait combien il y en aura). Le livre est terriblement bien écrit.

Note : 9,5/10

Broché : 890 pages ISBN-10 : 2213706123 Poids de l’article : 1.1 kg ISBN-13 : 978-2213706122 Dimensions : 24.7 x 4.3 x 16 cm Éditeur : Fayard (17 novembre 2020)

Versant secret – 14 octobre 2020 de Patrick Breuzé

Ancien médecin devenu cadre dans une grande firme pharmaceutique, Martin Grismons a tout quitté pour partir en quête d’une nouvelle vie.

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Chronique : C’est un livre qui nous fait penser au film Into The Wild de Sean Penn : se retirer dans la nature, sans les « commodités » modernes, et jouer un rôle de médiateur sur la beauté de la nature et sa place dans l’univers.

Breuzé ne s’assoit pas seulement dans le visage et regarde son nombril. Il sort et se promène obligatoire dans les premiers mois de son séjour. Les aperçus ironiques et sardoniques sur la condition humaine abondent. Il fait l’éloge de la beauté de la Haute-Savoie. notant à quel point la plupart des aspects de la vie sont laids et minables en Ret que l’on peut retrouver l’amour, .L’auteur raconte son expérience de vivre une nouvel vie où il réfléchit sur la pureté de la nature, loin de la dévastation que les humains créent par leur manque de respect pour notre belle Terre. La philosophie avec laquelle il écrit le texte est très inspirante et l’histoire d’amour avec Fanny fourmillent de détails. C’est une histoire simple mais c’est si bien raconté que ça en est  secondaire. Chaque phrases fourmille d’informations et de petits clins d’œil qui en disent long sur l’histoire et les personnages. Un moment de douceur, d’émotion. A lire.

Note : 9,5/10

Poids de l’article : 480 g Dimensions du produit : 15.3 x 2.6 x 23.5 cm Éditeur : Calmann-Lévy (14 octobre 2020)

Supergonflé (4 novembre 2020) de Mike Isaac

À l’aube des années 2010, l’entrepreneur américain Travis Kalanick décide de révolutionner le transport urbain avec son appli Uber. Tous les moyens sont bons pour imposer sa domination : coups tordus contre les chauffeurs de taxi, les concurrents, la loi.

Chronique : Supergonflé fait l’objet de recherches méthodiques et convaincantes. Il confirme ce que nous avons toujours soupçonné : que Travis Kalanick et ses acolytes sont des connards insupportables. C’est une conclusion qui découle des faits de l’histoire, et non de l’écriture de l’auteur, qui est un récit étonnamment équilibré. Après tout ce que Kalanick fait au nom de la « victoire », il est satisfaisant de le voir poussé hors de sa propre entreprise. Mais en même temps, il est toujours milliardaire et a maintenant une autre startup, ce qui nous rappelle qu’à moins de dire « NON » ferme aux connards du monde entier dès le début, ils pourraient encore s’en tirer avec un yacht et un gros tas d’argent.

C’est aussi un bon rappel qu’il faut prendre un Taxi au lieu de Uber. Au moins le Taxi n’a pas espionné ses adversaires (y compris en les suivant chez eux ou en les photographiant secrètement), n’a pas fait d’efforts pour voler et entuber ses concurrents, n’a pas trompé activement les fonctionnaires du gouvernement et n’a pas encouragé un environnement de travail plein de poignards dans le dos, de misogynie et de toxicité. Uber sous Kalanick était à la fois un chaos incontrôlé et un calcul vicieux. Les efforts déployés par l’entreprise pour « gagner » sont tout simplement psychopathiques. En fait, c’est une mise en garde pour nous, les consommateurs et les entreprises technologiques semblent si sûrs et réglementés dans leur omniprésence et leur popularité, mais c’est une leçon du contraire. Ne faites jamais confiance à une entreprise. Surtout les entreprises dirigées par des imbéciles, ce qui, soyons réalistes, est le cas de la plupart d’entre elles. Kalanick ne s’approche même pas du pire d’entre eux (je me suis parfois senti mal pour lui – il n’est pas mauvais, juste un connard obsédé par le pouvoir).

Si c’est quelque chose qui vous dérange, eh bien, votez avec votre portefeuille et encouragez les autres à faire de même.

En ce qui concerne l’écriture, plusieurs problèmes découlent du passage d’articles en ligne rédigés rapidement à un livre complet. Des fautes de frappe ou de grammaire apparaissent fréquemment, les transitions entre les chapitres peuvent être gênantes et les digressions dans le contexte biographique de chaque personne présentée sont fastidieuses. Mais dans l’ensemble, le livre est très bien fait, à la fois fascinant et très documenté. Espérons qu’en tant que société, nous apprendrons quelque chose de l’histoire d’Uber (bien que l’histoire me dise que ce ne sera probablement pas le cas).

Note : 9/10

Pages512 Prix22,90 € Format151x233 Parution04 nov 2020 ISBN979-10-375-0262-9 Code Diffuseur8317155

Rupture, Tarot et Confiture – 22 janvier 2020 de Céline Holynski

Quand Camille, réalisatrice trentenaire, se fait jeter comme un vieux Kleenex par Éric, un beau scénariste pour lequel elle s’est entièrement consacrée durant trois ans, elle n’a qu’un but : se venger.
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Chronique : Céline Holynski nous offre un roman léger, drôle, émouvant, plein de tendresse et de personnages désopilants. Camille est un personnage très attachant dans ses qualités humaines et ses faiblesses. On retrouve des qualités d’auteur proche des livres de Gilles Legradineier , inventant des situations improbables mais cocasses, un sens du dialogue assez savoureux, et une histoire hautement rafraichissante. En abordant l’amour dans un sens plus large elle donne à ce roman une note un peu plus intense. En tout cas, pour ma part, il s’agit d’un de ce romans où on retrouve la légèreté et une touche supplémentaire d’âme. La passion, l’amour et la bonté produira t’elle un miracle, à vous de le découvrir dans ce beau roman. Un roman doux et léger, idéal pour passer un bon moment. Céline Holynski nous offre un roman qui nous donne envie de rester nous même et de croire en la beauté de l’être humain. Un roman simple qui touche.

Note : 9,5/10

Broché : 352 pages ISBN-10 : 2035961823 ISBN-13 : 978-2035961822 Poids de l’article : 440 g Dimensions du produit : 20.5 x 2.8 x 14 cm Éditeur : Larousse (22 janvier 2020)

Les quatre accords toltèques : La voie de la liberté personnelle – 16 octobre 2018 de Miguel Ruiz

Castaneda a fait découvrir au grand public les enseignements des chamans mexicains qui ont pour origine la tradition toltèque, gardienne des connaissances de Quetzacoatl, le serpent à plumes. Dans ce livre, Don Miguel révèle la source des croyances limi-tatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles

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Chronique : Un petit livre aux grandes vertus.
Dans les premières pages, est exposé la révélation que notre vie n’est basée que sur du rêve, ou pour être plus prosaïque, sur nos croyances, et pas seulement les croyances religieuses, au contraire. Depuis notre enfance, nous sommes abreuvés de croyances, par nos parents, nos professeurs, nos amis, la télévision, nos lectures, etc. Et c’est à cause de ce système de croyances où nous nous enfermons que nous sommes malheureux. D’où les quatre principes qui sont exposés ici pour sortir du cercle vicieux des peurs et des jugements, et retrouver un bonheur simple et pérenne.
Au final, ces quatre accords toltèques sont basiques et à la portée de tout le monde. Il suffit de choisir de les appliquer… et de patience. On ne défait pas les noeuds serrés de certaines croyances aussi facilement. Mais au moins, en prendre conscience, c’est déjà un pas.
La recette est donc accessible à tous et c’est la bonne nouvelle. Une écriture claire, des explications simples, pas besoin de croire en telle divinité ou telle philosophie. Bien qu’il y ait quelques références à Dieu ou à Bouddha, n’ayez crainte, il n’y a rien de mystérieux ni de mystique, juste du bon sens qu’il est bon de rappeler de temps en temps.
J’ai été conquis. Pas sûr que je pense tout le temps à les appliquer, mais rien que de les lire fait un bien fou. Je ne peux que recommander.
Au pire, dites-vous que ça ne vous fera pas de mal !

Note : 9/10

Broché : 144 pages ISBN-10 : 2889116549 ISBN-13 : 978-2889116546 Dimensions du produit : 17.7 x 1.5 x 10.9 cm Éditeur : JOUVENCE (16 octobre 2018)

Toujours plus, + = + – 24 septembre 2020 de Léna SITUATIONS

Parce que, depuis le lycée, Lena est une adepte du développement personnel, elle a souhaité faire de ce livre un guide pratique à destination des jeunes pour dire NON à la déprime, à la morosité et à la spirale du négatif ; OUI au positif, à la joie, à l’acceptation de soi et à la réussite. Un manuel pratique et militant, de bonne humeur et d’esprit positif, qu’elle résume elle-même sous cette formule : + = +

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Chronique : Ce guide pratique reprend l’esprit positif des vidéo Youtube de Léa qu’elle résume elle-même sous la formule ” + = +”.
Léna y évoque des étapes marquantes de sa vie de jeune femme pour partager des astuces, issues de son expérience et de ses lectures de développement personnelles, qui permettent de se sentir mieux au quotidien et d’avancer dans ses projets.
Ce manuel, qui s’adresse surtout aux jeunes femmes, mixe à la fois de nombreux conseils, des exercices d’application et des illustrations de ces conseils par Léna à travers des épisodes de sa vie. Mais les clés de développement personnel et les idées développées peuvent constituer un apport au quotidien de tous pour cultiver l’optimisme. Beaucoup de bon sens, mais peu de théorie, quelques anecdotes, des citations inspirantes, des solutions pratiques et de nombreux exemples concrets… les ingrédients du bonheur d’être soi et de la réussite. A lire et prêter à ses proches sans modération.
Note : 9,5/10

Consolation – 7 octobre 2020 de Anne-Dauphine Julliand

Thaïs est une petite fille de deux ans sans histoire jusqu’au jour où sa démarche intrigue sa mère. Les médecins découvrent alors une maladie incurable qui l’emporte en quelques mois. Enceinte, Anne-Dauphine apprend peu après que son bébé est atteint de la même maladie. Greffée à sa naissance, Azylis grandit jusqu’à ce que la maladie la rattrape. Elle meurt à dix ans. « J’ai beaucoup souffert et je souffre encore. Mais j’ai appris la consolation. Ce délicat rapport à l’autre : s’approcher, toucher, parler. »

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Chronique : Très beau roman qui illustre à la perfection la douleur, la perte, le deuil… Le tout avec une superbe écriture de Anne-Dauphine Julliand qui arrive grâce à son écriture qui fourmillent de détails et de vie, et une vérité sans fards. C’est une histoire intense qui nous happe et nous recrache en petit morceaux une fois que on fini le livre. Le texte fourmille d’informations et de petits clins d’œil qui en disent long sur l’histoire et les personnages. Un moment de douceur, d’émotion.

Note : 9,5/10