Femmes d’exception (17 octobre 2019) de Michel Klen

Une saga émouvante consacrée à des femmes, célèbres ou anonymes, qui ont fait preuve d’une bravoure héroïque, qui ont consacré une partie de leur vie à de nobles causes ou à la défense de leur communauté, dans des situations exceptionnelles et souvent dramatiques.

Achat du livre : https://amzn.to/2Yvms8c

Chronique : Ce livre est très inspirant et permet de découvrir des femmes au parcours extraordinaire et dont on ne parle jamais.  Célèbres ou anonymes, elles ont fait preuve de bravoure et d’abnégation dans des situations critiques. Dans cette saga, il y a les résistantes, agents de renseignement, infirmières et ambulancières qui se sont engagées au péril de leur vie pendant les deux guerres mondiales et les conflits postérieurs. Il y a aussi les femmes qui ont pris les armes pour défendre leur communauté (combattantes kurdes, chrétiennes du Liban, etc.). Et celles qui se sont investies sans compter pour une œuvre philanthropique ou pour la liberté : la Pakistanaise Malala Yousafzai, Prix Nobel de la paix à 17 ans à peine, qui a mené un combat à hauts risques contre l’obscurantisme taliban, la Yézidie Nadia Murad, autre très jeune Prix Nobel de la paix, réduite en esclavage sexuel par l’État islamique, devenue activiste et ambassadrice des Nations Unies, Rosa Parks ou Amelia Boynton Robinson, grandes figures du mouvement afro-américain des droits civiques, ou encore Angélina Jolie qui a destiné l’essentiel de sa fortune à des projets humanitaires. Seule petite déception concernant la longueur des histoires qui est parfois un peu court pour résumer une vie. Un livre pour donner confiance en soi et en ses capacités. Il ne s’agit pas là d’une encyclopédie donc à nous de creuser plus loin ! Un livre pour donner confiance en soi et en ses capacités. Si ces femmes ont pu accomplir de grandes choses, les petites filles d’aujourd’hui les réaliseront demain!

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 262 pages
  • Editeur : Favre (17 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2828917584

4124KwvzhfL._SX317_BO1,204,203,200_.jpg

 

Les Mécaniques du crime de Sylvain Larue | 10 octobre 2019

1853, hiver de l’Amour, printemps de la mort… Aux premiers mois du Second Empire, Paris est en liesse : Napoléon III se marie ! Mais au soir même des noces, une explosion meurtrière vient endeuiller la lune de miel impériale… et ce n’est que le commencement. Durant les semaines qui suivent, des bombes sont retrouvées un peu partout dans la ville.

Achat du livre : https://amzn.to/34Xaoiq

Chronique : Il s’agit d’une histoire captivante axée sur les personnages, et au fil de l’histoire, et l’intrigue nous laisse perplexes tout le temps, et on est vraiment pris par surprise par les rebondissements stellaires de l’histoire vers la fin. Il se passe beaucoup de choses dans cette histoire, mais Sylvain Larue fait un travail minutieux pour régler les derniers détails. On est impressionné par la quantité de recherches qui ont été effectuées sur ce roman. L’auteur a un vocabulaire qui plaît . Vous allez apprécier chaque minute et on le recommande fortement à tous les lecteurs de romans

Note : 9/10

 

  • Broché : 445 pages
  • Editeur : Editions De Borée (10 octobre 2019)
  • Collection : Vents d’histoire
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2812926163

51poa4NtP4L._SX324_BO1,204,203,200_.jpg

 

 

Réveiller les lions de Ayelet Gundar-Goshen

Résumé : Le Dr Ethan Green est un homme bien. Il sauve des vies. Il aime sa femme. Il adore ses deux petits garçons. Le Dr Ethan Green a de la chance : il est né du bon côté. Cette nuit-là, pourtant, le neurochirurgien prend la fuite après avoir percuté un homme sur une route, dans le désert. Le lendemain, la femme de la victime se présente à la villa du médecin : elle a tout vu. Sirkitt, qui partage une caravane avec d’autres clandestins soudanais ou érythréens, découvre un monde de confort. Cependant, ce qu’elle exige d’Ethan en échange de son silence ne se quantifie pas en argent…

Chronique : S’il y a un mot qui doit résumer cet ouvrage c’est dense. Dense par sa narration, dense par son histoire, dense par les interrogations qu’il suscite.

Le style de l’auteure fait la part belle aux monologues intérieurs où les pensées se bousculent. Un choix narratif qui laisse peu de place à la respiration, le récit n’est pas des plus aéré en effet, on a parfois l’impression d’étouffer comme les personnages étouffent dans cette ville de poussière.

Mais il faut savoir voir au-delà de cette narration resserrée et capter les notes de suspens que distille l’auteure au milieu de son récit. Car l’œuvre est avant tout le récit d’une fuite en avant où les conséquences inéluctables se rapprochent tel le pare-buffle d’un 4×4 lancé à pleine vitesse.

Le récit se double d’une réflexion sur le couple et les mensonges dans lesquels un homme est capable de s’enfermer. Cette partie n’est guère original, on a déjà lu de tels récits auparavant. Surtout que le couple incarné par Ethan et Liath manque de complicité. Si leurs problèmes et leur vie de couple nous sont présenté de manière concrète, on ne ressent pas vraiment de danger pour ce gentil couple de la classe moyenne israélienne. C’est d’autant plus dommage que, pris individuellement, ses deux personnages sont très bien décrits. Deux vrais boules de névroses qui ne demandent qu’à exploser.

Le personnage de Sirkitt met en lumière un aspect d’Israël méconnu, la vie misérable et l’exploitation des immigrants africains. Invisibles la plupart du temps, il faut qu’Ethan en renverse un pour se rendre compte de leurs existences, ces immigrants sont en butte à toutes les injustices, surtout les femmes, la misère, la violence et le mépris sont leur lot quotidien.

Dans ce quotidien qui ne supporte aucune lueur d’espoir, Sirkitt a fait le choix de se faire aussi dure que le diamant afin de s’extirper de cette misère. Pour cela elle doit oublier toute empathie afin d’être la lionne qui pourra se tailler un chemin vers un avenir meilleur. Peu importe que son plan soit voué à l’échec pour Sirkitt il n’y a plus d’alternative possible. Son parcours est à mettre en parallèle avec celui d’Ethan, qui a fait des choix contraires afin de sauvegarder sa famille.

Deux personnages opposés mais au chemin de vie cabossé et qui se retrouvent associés malgré eux pour faire face à la tempête qui les menacent.

Un récit qui, par sa description sociale d’un pays noyé dans la corruption et le racisme, ne laissera pas indifférent.

Note : 8/10

Éditeur Presses de la Cité
Date de publication 7 septembre 2017
Langue français
Longueur du livre 416
ISBN-10 225813384X

Comment j’ai boycotté Noël (et survécu à l’Alaska) (HQN) de Julia Nole

L’Alaska. Ensoleillement quasi nul, températures extra hostiles et réseau inexistant. Pas exactement la destination dont rêvait Courtney pour les fêtes de Noël !

Achat du livre :https://amzn.to/2Dw29xu

Chronique : Courtney est un personnage intéressant à avoir comme protagoniste de ce roman. Contrairement à beaucoup d’autres personnages principaux, cette histoire ne parle pas vraiment d’elle en tant que personne et nous n’apprenons pas grand-chose sur sa personnalité dans ce livre. Mais nous apprenons l’effet qu’elle a sur les gens et les lieux et la façon dont elle a choisi de vivre sa vie et de se conduire avec les autres. J’ai trouvé cette façon de lire très rafraîchissante et je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles le livre s’est maintenu à un tel rythme. L’histoire est aussi réconfortante que vous pouvez l’imaginer, car elle réaffirme ce qui est important dans la vie. Si vous ne lisez rien d’autre cet hiver, alors assurez-vous que ce livre est en tête de votre liste. Il vous aspirera, vous enveloppera et vous laissera un sentiment heureux de satisfaction, exactement comme un bon livre devrait le faire.

Note : 9,5/10

 

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 1386 KB
  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 249 pages
  • Editeur : Harlequin (13 novembre 2019)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français

413iBP1RIyL._SY346_.jpg

 

La panthère des neiges – Prix Renaudot 2019 de Sylvain Tesson | 10 octobre 2019

« Tesson ! Je poursuis une bête depuis six ans, dit Munier. Elle se cache sur les plateaux du Tibet. J’y retourne cet hiver, je t’emmène. Qui est-ce ? La panthère des neiges. Une ombre magique ! Je pensais qu’elle avait disparu, dis-je. C’est ce qu’elle fait croire ».

Achat du livre : https://amzn.to/33rVe39

Chronique : Pour qui connait Sylvain Tesson ,grand baroudeur et œil aiguisé, on n’ est pas surpris de son escapade dans les neiges du Tibet à la recherche-avec le photographe animalier Munier et 2 autres compagnons-de la si rare panthère des neiges.
Silence, attente, beauté, un style coloré et lyrique.. Loin de nos vies rapides et étriquées.. Très beau récit de voyage de Sylvain Tesson dans la lignée de ses précédents et qui pour se remettre du deuil récent de sa mère va partir à la recherche de la panthère des neiges. Belles descriptions d’un monde sauvage et splendides avec les apparitions discrètes de la fameuse panthère si attendue. Il y a également comme dans ses livres précédents une critique sur le monde d’aujourd’hui et le comportement des humains. Hommage appuyé au photographe et à sa compagne passionnés de nature et de solitude. Sylvain Tesson atteint le calme, la médiation oserait-on dire le nirvana, en partant aussi loin avec des privations pour atteindre son objectif. Il y a une sérénité qui se dégage tout au long du livre qui vient avec la marche, la montagne et la contemplation.

Note : 9/10

 

  • Broché : 176 pages
  • Editeur : Gallimard; Édition : 01 (10 octobre 2019)
  • Collection : Blanche
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2072822327

41EuXXYhCOL._SX339_BO1,204,203,200_.jpg

 

 

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon – Prix Goncourt 2019 de Jean-paul Dubois | 14 août 2019

Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.

Achat du livre :https://amzn.to/2Ot1d3w

Chronique : Paul Hansen est en prison à Montréal. A travers ce roman, on découvre son quotidien avec son codétenu Horton, un Hells Angel un peu particulier et un retour sur son histoire, de la rencontre de ses parents, à l’évènement qui l’a conduit dans cette cellule.

Avec son perpétuel aller-retour entre sa vie en prison et le récit de son histoire, le roman laisse parfois perplexe, d’autant que les sauts de l’un à l’autre sont parfois brutaux, mais on finit par s’habituer ce va et vient. L’histoire de Paul, elle, est au moins chronologique et servira de fil conducteur à la (re)visite divers moments historiques ( du cinéma X pour tous en passant par l’industrie de l’amiante entre autres). Il faut admettre que tout n’est pas toujours passionnant et que le roman connait un coup de mou au milieu notamment lors de leur arrivée au Canada et la perdition de père dans le l’engrenage du jeu. Mais Jean-Paul Dubois a une qualité inestimable pour un écrivain, il sait conter, et donner vie à ses personnages.
On se laisse donc embarquer dans cette vie qui n’a pourtant pas grand-chose de trépidante, mais qui permet d’aborder différents sujets de société et de pans de l’histoire, jusqu’à nous mener à un final jubilatoire.

On peut tous être la proie de ces personnes perverses narcissiques et leur emprise sur un homme ou une femme honnête, studieuse jusqu’à la faiblesse. Il faut toujours se méfier des calmes, qui subissent tout jusqu’au point de non retour, la seconde de trop qui fait exploser le volcan.

Note : 8,5/10

 

  • Broché : 256 pages
  • Editeur : L’Olivier; Édition : 01 (14 août 2019)
  • Collection : Littérature Française
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2823615164

41yEIuiDrIL._SX339_BO1,204,203,200_.jpg

 

 

L’Abominable de Dan SIMMONS| 17 octobre 2019

En 1924, la course pour parvenir au plus haut sommet du monde s’interrompt brutalement suite à la terrible disparition des célèbres alpinistes George Mallory et Sandy Irvine. L’année suivante, trois hommes – un poète britannique vétéran de la Grande Guerre, un guide de montagne français et un jeune idéaliste américain – tentent à leur tour leur chance. Mais quelqu’un, ou quelque chose, les poursuit, et, à 8 500 mètres d’altitude, alors que l’oxygène vient à manquer, l’expédition vire bientôt au cauchemar.

Achat du livre : https://amzn.to/2NMlr6C

Chronique : J’adore le travail de Simmons. Hyperion est parmi mes préférés. Je suis particulièrement impressionné par son souci du détail ; sa capacité à transformer de grandes quantités de connaissances techniques en une histoire est impressionnante.

Simmons présente une vision vivante et nette de l’ascension, mais le véritable protagoniste est l’Everest : « Les pentes verticales abruptes des pentes abruptes des vents glaciaux, des linceuls nuageux, des brumes et des mythes abandonneront lentement ses mystères mortels à une autre équipe – qui, dans leur désir de conquérir Sa Majesté – pourrait être trop mal équipée pour faire face à ses dangers.
 photo image_zps9159cdab.jpg

Après un début lent, l’action tant attendue a été bien accueillie, le cœur battant à un rythme effréné et rapide. Là-haut, alors que les alpinistes faisaient l’expérience d’horribles découvertes inattendues et de sensations fortes, le lecteur était momentanément à bout de souffle. La question perplexe entourant la disparition de Percival était une tournure intrigante (quoique pas tout à fait surprenante étant donné l’époque à laquelle tout cela s’est produit).

Étant un fan de fiction surnaturelle, ma seule petite bête noire était la publicité trompeuse de ce conte comme étant surnaturel et dans ce livre il a plutôt choisi d’utiliser la métaphore abominable d’un monstre d’un autre genre.

Néanmoins, si vous pouvez contourner cet aspect du livre, il faut dire que la dernière partie du roman est excitante et très bien écrite. L’abominable est un livre qui fonctionne brillamment la plupart du temps. Il ne fait aucun doute qu’il est bien écrit, captivant et passionnant ,il est peut-être trop lent, trop complexe et trop complexe pour certains. C’est un pendant intéressant de la Terreur.

C’est détaillé, c’est habilement fait et pourtant…. ce n’est pas parfait, et à mon avis, certains aspects peuvent ennuyer énormément le lecteur. Il y a beaucoup à gagner et à apprécier en lisant L’abominable, mais je soupçonne qu’il y a des aspects que certains lecteurs n’aimeront pas et que certains pourraient considérer comme controversés.

Note 8,5/10

  • Broché : 660 pages
  • Editeur : Robert Laffont (17 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 222121868X
  • ISBN-13 : 978-2221218686

51r7NSBAG5L._SX317_BO1,204,203,200_.jpg