La couleur du trois de Leni Zumas (16 janvier)

Résumé : Quinn, la trentaine passée, est célibataire, sans enfants, et sur le point de perdre son emploi. Comme si sa précarité financière n’était pas suffisamment angoissante, elle doit faire face au retour en ville de Cam, son premier petit ami, dont elle s’est séparée dans des circonstances qu’elle préférerait oublier. Cette réapparition fait remonter à la surface le traumatisme de ses années adolescentes ̶ la mort violente de sa sœur cadette ̶ , qu’elle croyait pourtant avoir enfoui au plus profond d’elle-même par des tactiques toutes personnelles…

Chronique : Ce roman est une invitation à découvrir un style et une narration bien particulière. À charge au lecteur de saisir cette invitation et de découvrir la plume de Leni Zumas.

Une plume pour le moins originale, constitué de chapitres courts, tels des flash-back subliminaux et incontrôlables. Très peu de descriptions mais un style très organique, où le corp humain et ses fluides sont perçus comme une source d’angoisse. Une narratrice unique qui se décompose en trois temporalités différentes, pour celles que j’ai pu clairement repérer. L’œuvre ne se laisse pas apprivoiser facilement mais dissimule un récit à fleur de peau.

Bien que l’auteure possède une plume créative, la narration respecte quand même une certaine linéarité. On fait la connaissance de Quinn, ancienne chanteuse d’un groupe de rock, jeune femme à la dérive, hanté par un passé qui menace de refaire surface. Au fil des saynètes que Quinn partage avec nous, les détails des tragédies de sa vie nous sont délivrés. Une souffrance sourde mêlée de culpabilité menace d’engloutir toute son existence tel le leviathan biblique.

Ce récit n’est pas celui d’une guérison, c’est à peine si la fin du roman apportera une lueur d’espoir pour Quinn, mais celui d’une prise de conscience. La montée à la surface de la souffrance enfouie sera l’occasion de solder une partie des comptes.

Une œuvre qui ne laisse pas indifférente mais qui restera hermétique à certains tellement la proposition est risquée et la narration complexe.

Note : 7/10

Éditeur Presses de la Cité
Date de publication 16 janvier 2020
Langue Français
Longueur du livre 352
ISBN-10 2258165806

Fragments de paradis de Daniel Tammet | 15 janvier 2020

Elevé dans un milieu non croyant, Daniel Tammet raconte sa conversion au christianisme à l’âge adulte. Quels épisodes de l’enfance, quelles rencontres, quels échanges ont été déterminants ? Peut-on réconcilier la foi et la raison ? Comment partager une expérience aussi indicible ?

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Chronique : Pour ce début d’année Daniel Tammet nous offre un récit empli d’humanité dans lequel l’auteur glisse des regards grinçants et secs avec le regard naïf d’hommes peu habitués à la foi. Un récit sur le chemin de la vie où parfois la providence est inattendue, où souvent chaque acte de solidarité aide à avancer, où l’on perd la foi mais jamais l’amitié, où le sacrifice reste le seul moyen de sauver des viesUn sujet d’actualité qui mérite bien plus que ce petit livre, qui traite du problème  de la foi et de la raison ou mieux des énormes problèmes des religions . C’est un roman dont il est difficile de parler, tant le texte prend aux tripes, peut révolter, mais invitent aussi le lecteur à comprendre et à porter un regard différent sur un sujet dramatiquement d’actualité. Quelques passages d’humanité et d’empathie redonnent un brin confiance en l’homme, la fin est d’une force rare .

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 180 pages
  • Editeur : Les Arènes (15 janvier 2020)
  • Collection : AR.DANIEL TAMME
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1037500656

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Réfléchissez et devenez riche 26 janvier 2011 de Napoleon Hill

Vous trouverez dans ce livre ce que personne ne vous enseignera jamais ailleurs : comment assimiler et appliquer les principes qui vous permettront de faire fortune et d’atteindre les buts que vous vous êtes fixés. Napoleon Hill parvient avec brio à démontrer comment vos pensées et vos croyances peuvent changer le cours de votre vie. Fruit d’une recherche de plus de vingt ans sur la richesse et le talent, Réfléchissez et devenez riche développe treize principes universels qui stimuleront votre confiance et vous mèneront vers une réussite garantie.

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Chronique : Je regardais certaines des critiques et j’ai vu que certaines personnes lui ont donné cinq étoiles et d’autres une seule. Je pense que si les gens qui lui ont donné une étoile mettaient en pratique les principes énoncés dans ce livre, ils amélioreraient rapidement leur note.

Ce livre a été publié en 1937, pendant la Grande Dépression, et si les gens qui ont souffert pendant cette période avaient lu ce livre, leur vie aurait peut-être été meilleure.

Il s’agit en fait de se convaincre de devenir riche. Il décrit les étapes que vous devez franchir et celles que vous devez éviter.

Ce livre contient aussi beaucoup d’idées intéressantes. Par exemple, la transmutation sexuelle est le moment où vous transférez l’énergie de votre libido à d’autres fins. De grandes personnes ont fait cela. Aussi, 99% du public n’a pas de but dans la vie, c’est pourquoi ils sont coincés dans des emplois dont ils ne veulent pas.

La plupart des gens ne réussissent pas avant d’être plus âgés. En fait, la plupart des succès ne viennent pas avant que vous ayez 40 ans. Edison & Carnegie ont dépassé l’âge de 40 ans lorsqu’ils ont fait fortune. Il a oublié de mentionner que George Washington avait 43 ans lorsqu’il s’est attaqué à la plus grande armée du monde.

Son idée de table ronde est très intrigante.

Note : 9/10

 

  • Broché : 288 pages
  • Editeur : J’AI LU; Édition : J’AI LU (26 janvier 2011)
  • Collection : BIEN ETRE
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2290028827

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Le consentement 2 janvier 2020 de Vanessa Springora

Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses œillades énamourées et l’attention qu’il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin « impérieux » de la revoir.

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Chronique : Règlement de comptes rédigé dans une belle écriture classique (avec une parenté « matznevienne » ! ? !) au contenu à la hauteur du résumé de la quatrième de couverture, tout y est d’une histoire intime touchante liée au contexte particulier d’une époque marquée par mai 68.L’auteure la victime au joli visage affiché en couverture qui ne s’attendait peut-être pas à un tel retentissement passe un pacte avec le diable avec ce premier roman « thérapeutique » au prix de la gloire posthume apportée à son bourreau jusqu’alors confiner à un public restreint. À n’en pas douter on lira plus le journal (invraisemblable pour certains) de G.M. que Sollers dans 50 ans. Sade le tortionnaire est toujours dans les vitrines des librairies, à côté le petit joueur G.M. dans une autre catégorie aux dimensions de notre époque risque bien de connaître le même destin.

Note : 9/10

 

  • Broché : 216 pages
  • Editeur : Grasset (2 janvier 2020)
  • Collection : Littérature Française
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2246822696

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Le Petit Garçon qui voulait être Mary Poppins de Alejandro PALOMAS | 2 janvier 2020

C’est l’histoire d’un petit garçon débordant d’imagination qui voue un amour sans bornes à Mary Poppins.
L’histoire d’un père un peu bougon, qui vit seul avec ce fils sensible et rêveur dont il a du mal à accepter le caractère.
D’une institutrice qui s’inquiète confusément pour l’un de ses élèves qui vit un peu trop dans ses rêves.

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Chronique :  C’est une histoire racontée par un garçon, son professeur, son psy, son père… Chaque chapitre raconte l’autre personnage, révélant la vérité… Une histoire de suspense, de frissons… et de vers que vous ne pouviez pas mettre de côté avant d’avoir lu la dernière page… C’est le troisième roman d’Alejandro Palomas et la beauté de son écriture est magique…

Le Petit Garçon qui voulait être Mary Poppins m’a fait rire, sourire, souffrir et aussi pleurer, grâce à la magie de ses personnages, à la tendresse de sa narration. Plus que recommandable.

Note : 9/10

 

  • Broché : 224 pages
  • Editeur : Cherche Midi (2 janvier 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 274915863X

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Mama Finger de Wendall Utroi

1936, au sud de la Louisiane. Qui est Mama Finger ? Une guérisseuse pour certains, une sorcière pour d’autres. Cette dame noire sans âge coule des jours paisibles dans une cabane au cœur du bayou. Quand les époux Larive, qui vivent non loin de là, travaillent, mama s’occupe de leur fils de 9 ans, lui fait découvrir un monde captivant. Mais, dans l’ombre des Noirs américains, le bruit des chaînes résonne encore. Est-il bon de parler aux esprits, là où règne la folie des Blancs, la ségrégation et les fantômes du Ku Klux Klan ?

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Chronique : Deux sentiments en refermant ce bouquin : tout d’abord un réel engouement car Utroi sait poser une histoire et la rendre attractive au possible . La curiosité, dès les premières pages, vous gagne et perdure pendant un bon bout de temps…

L’ambiance devient lourde et pesante car le mystère plane autour de cette fameuse femme qu’est Mama Finger. Tout ceci est assez inquiétant et l’auteur plonge son lecteur dans une ambiance oppressante.Le récit se double d’une réflexion sur le couple et les mensonges dans lesquels un homme est capable de s’enfermer. Le personnage de Mama Finger met en lumière la vie misérable et l’exploitation des immigrants africains. Invisibles la plupart du temps ces immigrants sont en butte à toutes les injustices, surtout les femmes, la misère, la violence et le mépris sont leur lot quotidien.

Wendall Utroi est encore une fois parvenu à me plonger dans une ambiance, dans un monde. Quel fabuleux conteur! Il envoûte de ses mots et tisse un univers autour de son livre qui ne peut qu’emprisonner le lecteur.

Un récit qui, par sa description sociale d’un pays noyé dans la corruption et le racisme, ne laissera pas indifférent.

Note : 9,5/10

 

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 3729 KB
  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 335 pages
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN : B082WYKDXB

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La cachette de Jean-Pierre Andrevon | 5 juillet 2019

Un braquage qui tourne mal. Un homme qui s’enfuit au hasard des rues dans le hurlement des sirènes de police. Une fenêtre ouverte. Un refuge ? L’homme s’introduit dans la maison, se cache sous un lit, le temps que les choses se tassent. C’est sûr, il va reprendre sa cavale tout à l’heure, demain, la semaine prochaine. On ne peut pas vivre comme ça, caché sous le lit dune femme malade, pendant des mois, si ?

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Chronique : La cachette est un thriller psychologique qui met en en avant le stress du personnage principal  et nous fait découvrir comment une personne qui souhaitait rester cacher se trouve pris à son propre piège. L’histoire fonctionne très bien . C’est un huis clos sombre et terrifiant. L’histoire nous donne à voir un attachement progressif entre ce personnage antipathique au premier abord, un attachement qui va de pair, chez cet homme et cette découverte du manque viscéral. Ce  roman de Jean-Pierre Andrevon est dur et très fort avec des mots accrocheurs, le rythme est rapide. On se prend un coup de poing, on retient sa respiration A lire.

Note : 9,5/10

  • Poche : 256 pages
  • Editeur : H&O (5 juillet 2019)
  • Collection : Poche H&O
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2845473427

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