Nos corps étrangers de Carine Joaquim, Et inévitablement nous sombrons…

Et inévitablement nous sombrons…

D’une plume raffinée, élégante mais également malicieuse Carine Joaquim nous invite à observer la déliquescence d’une famille banale en apparence. Sauf que le problème est là tout n’est qu’apparence.  Derrière le masque du quotidien de chaque personnage bout une rage d’existence qui se débat, se heurte aux autres et qui est prête à se raccrocher à n’importe quoi pour y parvenir, quitte à se faire du mal, à soi-même et aux autres.

Rarement le titre d’un roman aura été aussi juste, évocateur d’une tragédie implacable mais empreint d’une poésie discrète qui parcourt le récit. Car le thème du corps et de l’étranger sous-tend tout le roman. Maxence est prisonnier d’un corps qui échappe à son contrôle, Ritchie est un étranger sur le sol français, Maëva tente d’apprivoiser son corps d’adolescente. Sans parler des membres de cette famille qui s’ignorent sous leur propre toit tels des étrangers qui partagent pourtant le même sang.

Le récit est dotée d’une force tranquille qui rend encore plus insoutenable son dénouement. On assiste à la lente décomposition d’un corps familial. Tout espoir de réconciliation ou de renouveau est  aussitôt anéanti par l’incompréhension, la mésentente ou l’incapacité à communiquer.

Le seul bémol que je pourrais trouver au roman est une fin expédiée alors que j’aurais voulu que l’auteur insiste sur certains aspects qui frappent durement cette famille. Mais je ne peux pas lui reprocher de ne pas signé une fin honnête et dépourvue de sentimentalisme inutile.

C’est fou qu’un tel ouvrage, relativement court, à peine plus de 200 pages, laisse la part belle à temps d’interprétations, tout en brassant un cocktail d’émotions savamment dosé. Un grand et beau roman.

Résumé: Quand Elisabeth et Stéphane déménagent loin de l’agi­tation parisienne avec leur fille Maëva, ils sont convain­cus de prendre un nouveau départ. Une grande maison qui leur permettra de repartir sur de bonnes bases : sauver leur couple, réaliser enfin de vieux rêves, retrou­ver le bonheur et l’insouciance. Mais est-ce si simple de recréer des liens qui n’existent plus, d’oublier les trahi­sons ? Et si c’était en dehors de cette famille, auprès d’autres, que chacun devait retrouver une raison de vivre ?

  • Éditeur ‏ : ‎ MANUFACTURE LIV (7 janvier 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 240 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2358877247
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2358877244
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 260 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 14 x 1.7 x 20 cm

Le démon de la colline aux loups de Dimitri Rouchon-Borie, un coup d’essai inabouti

C’est la sensation que me laissera ce roman. La sensation que l’auteur aurait pu livrer un texte poignant et dense mais qu’il s’est arrêter en chemin. J’aurais aimé que les souvenirs de l’enfance douloureuse du narrateur convergent vers le regard mélancolique et résilient de l’adulte emprisonné qu’il est devenu mais cela ne fut jamais le cas. L’auteur n’a pas voulu, ou pas su opérer la bascule du récit de mémoire vers le’témoignage au présent. Il en résulte un récit prometteur mais qui ne va pas jusqu’au bout de son propos.

Reste une narration en apnée qui happe le lecteur dans un tourbillon tragique qui semble ne jamais devoir prendre fin. Une plongée dans le marasme d’un triste destin qui constitue l’atout principal de l’ouvrage.

L’absence de contexte social, temporel ou géographique vise à rendre le récit universel mais rend le tout impersonnel à mes yeux. Un minimum de contexte aurait pu permettre de s’approprié le récit afin de renforcer l’immersion.

Une lecture en demi-teinte qui n’aura pas su combler mes attentes mais dont je note tout de même le style introspectif et sans concessions.

Un homme se retrouve en prison. Brutalisé dans sa mémoire et dans sa chair, il décide avant de mourir de nous livrer le récit de son destin.

Écrit dans un élan vertigineux, porté par une langue aussi fulgurante que bienveillante, Le Démon de la Colline aux Loups raconte un être, son enfance perdue, sa vie emplie de violence, de douleur et de rage, d’amour et de passion, de moments de lumière… Il dit sa solitude, immense, la condition humaine.

Résumé : Le Démon de la Colline aux Loups est un premier roman. C’est surtout un flot ininterrompu d’images et de sensations, un texte étourdissant, une révélation littéraire.

  • Éditeur ‏ : ‎ Le Tripode (7 janvier 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 237 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2370552573
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2370552570
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 330 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.1 x 1.8 x 20.1 cm

Trois de Valérie Perrin, c’est une valse…

Ce livre est une valse, une valse à trois temps enchanteresse.

Dès la première page Valerie Perrin nous prend par la main et nous entraîne dans une sublime danse dans laquelle on se sent immédiatement en confiance. Les voix des trois personnages principaux, Adrien, Nina et Étienne se superposent pour créer le rythme d’une douce mélodie qui nous enrubanne dans un cocon soyeux comme seuls les vrais conteurs savent le faire.

Oubliez tout de suite la volonté de progresser dans le récit afin de démêler les mystères qui entourent nos trois amis. Si vous lisez Trois uniquement pour les révélations concernant chaque intrigue, vous risquez de ne pas apprécier ce tour de piste que vous offre l’auteur. Les secrets n’ont rien d’exceptionnels, il n’y a pas de twist fracassant pour la simple et bonne raison que le propos de l’ouvrage est ailleurs.

Pour mieux apprécier la lecture il faut appréhender chaque chapitre comme si un vieil ami sonnait à votre porte à l’improviste et se livrait à cœur ouvert autour d’un bon café, les mots se bousculent sur sa langue alors que l’émotion est palpable. Des moments que la vie nous offre rarement Valerie Perrin nous en fait l’offrande tout au long de son magnifique roman. Une valse intime et pudique où chaque personnage possède une profondeur rarement égalée.

Notre trio inséparable est bien sûr d’une candeur émouvante mais le moindre personnage secondaire possède sa voix, son épaisseur, son propre rythme qui s’insère parfaitement dans l’ensemble de la partition rédigé par l’auteure. La plume est d’une richesse narrative exquise et renforce le plaisir d’être plongé dans les existences de ses trois amis que l’on quitte à regret.

En quelque 600 pages ce sont trois décennies, trois destins qui ont pris vie sous nos yeux et Dieu que j’aimerais danser plus souvent de cette manière dans mes lectures.

Résumé: 1986. Adrien, Etienne et Nina se rencontrent en CM2. Très vite, ils deviennent fusionnels et une promesse les unit : quitter leur province pour vivre à Paris et ne jamais se séparer. 2017. Une voiture est découverte au fond d’un lac dans le hameau où ils ont grandi. Virginie, journaliste au passé énigmatique, couvre l’événement. Peu à peu, elle dévoile les liens extraordinaires qui unissent ces trois amis d’enfance. Que sont-ils devenus ? Quel rapport entre cette épave et leur histoire d’amitié ?

  • Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel (31 mars 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 672 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2226451145
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226451149

Sukkvan Island de David Vann, démons et merveilles

Merveilles des paysages enchanteurs décrits par David Vann, l’ Alaska et sa nature sauvage, ses forêts séculaires et sa météo indomptable. Démons qui habitent l’esprit de Jim, qui l’empêche d’être en paix avec son fils Roy avec lequel il s’est retranché sur cette petite île isolée. La dépression, la rancune et une certaine haine de soi vont le hanter jusqu’au drame qui va tout faire basculer.

Un récit qui va me marquer à vie. Non pas par la plume, que j’ai trouvée un peu rêche et qui ne m’a pas pleinement convaincu, mais par l’atmosphère malsaine qui s’en dégage, et ce bien avant l’événement soudain qui tranche l’ouvrage en deux parties. La plume de l’auteur transpire le mal-être, la souffrance dissimulée et les non-dits meurtriers.

La seconde partie est un voyage au bout de l’enfer. La boîte de pandore est ouverte et tous les démons contenus dans la première partie sont relâchés. Un tunnel de folie et de souffrance. On finit la lecture à bout de souffle, fébrile et sidéré. Une lecture déstabilisante, il ne faut pas chercher à s’attacher aux personnages mais accepter d’être entraîné dans un tourbillon malsain.

Il va falloir que je me lance dans un autre de ses récits pour me faire un avis définitif sur cet auteur. Le fait est que Sukkwan Island va me rester en mémoire.

Résumé: Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. Mais la rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin. Couronné par le prix Médicis étranger en 2010, Sukkwan Island est un livre inoubliable qui nous entraîne au coeur des ténèbres de l’âme humaine.

  • Éditeur ‏ : ‎ Editions Gallmeister (2 février 2017)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 192 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2351786017
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2351786017
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 140 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 12.2 x 1.7 x 18.5 cm

Ultime partie de Marc Dugain, que sonne l’heure de la curée

Dernier acte d’une tragédie en trois actes.

Pourquoi une tragédie ? Car c’est à un massacre que nous assistons dans cet ultime volet de la trilogie de Marc Dugain initié avec l’emprise et la victime n’est nulle autre que la France.

Une France dont le cadavre pourrissant est écartelé entre de trop nombreux prédateurs. Il y a d’abord Lubiak, la hyène dont les babines dégoulinent d’argent et dont l’estomac crie pouvoir mais qui en demande encore, éternel insatisfait. Il y a aussi Corti, le vieux ours impavide et impitoyable qui veille au grain. Il ne faut pas oublier Volone le vautour qui attend patiemment de pouvoir se repaître de ce buffet aux airs de carcasse mille fois entamée. Et puis il y a Launay, le Dieu sur son mont Olympe, le hibou impassible qui frappe d’un coup de serre implacable au moment fatidique.

La narration de ce volume est sublime, tout simplement. Malgré la profusion de personnages, de situations et d’intrigues on ne se sent jamais perdu. La clarté de l’intrigue permet de profiter pleinement des dialogues ciselés. L’ouvrage est d’une violence froide, clinique, pourtant elle est quasiment toujours suggérée, jamais montrée. À part lors d’une opération en Islande digne des plus grandes heures des services secrets français.

Le dénouement instaure un constat accablant et d’un cynisme acide sur le paysage politique français et au-delà sur l’avenir de notre pays. Un ouvrage qui fait froid dans le dos.

Résumé: Ultime partie est le dernier volet de la Trilogie de L’emprise. Launay, le favori de l’élection présidentielle, va enfin accéder au pouvoir et réformer la Constitution contre l’avis de son ennemi intime Lubiak. Les deux hommes se livrent un combat à mort même s’il s’agit d’une mort symbolique. On y retrouve d’autres personnages de la série. Lorraine, l’espionne qui ne se sent pas à sa place, témoin de la disparition du syndicaliste Sternfall, qui est menacée de mort par les services secrets français et américains alors que Launay a ordonné sa disparition. Terence, le journaliste d’investigation intègre, qui prend la mesure de sa puissance et transige avec ses principes. Le récit nous entraîne dans les couloirs cachés de l’exercice du pouvoir mais aussi dans la réalité des services secrets.
Avec ce roman, Marc Dugain offre une issue fascinante à la Trilogie de L’emprise. Les rivalités entre les personnages atteignent ici leur paroxysme, la volonté de pouvoir des hommes politiques est montrée dans toute sa cruauté et sa vérité.

  • Éditeur : Gallimard (17 mars 2016)
  • Langue : Français
  • Broché : 272 pages
  • ISBN-10 : 2070178110
  • ISBN-13 : 978-2070178117
  • Poids de l’article : 400 g
  • Dimensions : 16 x 1.9 x 22.2 cm

365 JOURS – Tome 2 – 3 juin 2021 de Blanka Lipińska

Cette deuxième partie de 365 jours est un roman plein d’action, de retournements de situation, de trahisons et de combats pour l’honneur. Chaque chapitre est étonnant, rien n’est évident, mis à part un amour passionnel où il n’y ni de bons ni de mauvais héros mais beaucoup d’incertitude, d’aventure et de passion.

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Chronique : Ce deuxième livre commence avec Massimo qui tente de quitter Laura après l’avoir demandée en mariage. Elle parvient à le faire changer d’avis lorsqu’elle lui annonce qu’elle est enceinte.
Et les personnages sont plus ou moins les mêmes que dans le livre précédent : Massimo contrôlant et possessif, Laura superficielle et capricieuse.
Olga se met en couple avec Domenico et ils passent leur temps à baiser, boire et se droguer.
Adriano, un autre frère de Massimo, fait son apparition. Lorsqu’il rencontre Laura, il manque de lui faire faire une crise cardiaque, car il s’avère qu’il est le jumeau de Massimo.
Il y a une menace de tromperie : Laura surprend Massimo en train de baiser son ex Anna, bien que Massimo lui dise que c’était Adriano (bien qu’à ce stade, je ne serais pas surpris que ce soit lui, car il ment constamment). Laura quitte Massimo et s’échappe en Hongrie où elle se cache pendant des semaines jusqu’à ce qu’elle et Olga de ides de retourner en Pologne, où Massimo les trouve et ils rentrent chez eux.
C’est toujours la même chose : ordres de Massimo, sexe sauvage entre eux, avec une Laura qui se laisse soumettre en échange de cadeaux et d’orgasmes.
Jusqu’à ce qu’un soir, elle surprenne Massimo en train de se défoncer et qu’en s’enfuyant, elle soit kidnappée par Marcelo Nacho Matos, le fils d’une famille de la mafia espagnole installée aux Canaries. Laura, qui semble excitée 24 heures sur 24, oublie l’amour immense qu’elle éprouve pour son mari et commence à fantasmer sur son nouveau kidnappeur (cette fille a un faible pour ça, je le jure).
La fin du livre laisse une Laura luttant pour sa vie, avec un Massimo décidant qui sauver : Laura ou son héritier.
Je ne sais pas si je vais aimer le troisième livre car je ne comprends toujours pas bien ces personnages. Ils parlent d’amour véritable et Massimo ment, manipule, trompe Laura quotidiennement et elle m’ennuie tout simplement, elle n’a rien d’un caractère et d’une dignité, et n’essaie pas non plus, étant enceinte, de lui tenir tête et de demander le respect.( la raison pour laquelle je donne 4 ⭐️ au livre est que je peux au moins comprendre qu’il est un bâtard, il n’y a que quelques situations avec lui que je ne peux pas comprendre, et le personnage de Nacho m’intrigue).

Éditeur : Hugo Roman (3 juin 2021) Langue : Français Broché : 390 pages ISBN-10 : 2755688211 ISBN-13 : 978-2755688214

Passé composé – 2 juin 2021 de Anne Sinclair

« Je me suis longtemps refusée à imiter les confrères qui publient leurs Mémoires, persuadés que leur moi mérite exhibition et que les épisodes de leur vie personnelle et professionnelle suscite l’intérêt.

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Chronique : Comme beaucoup de lecteurs, j’ai vu Anne Sinclair au journal de 20 heures et je n’ai pas pu résister à acheter son dernier livre. Surtout pour avoir sa version de l’affaire DSK, homme politique auquel elle était mariée à l’époque. Elle revient brièvement sur ce fait divers qui a ébranlé les médias et ravagé son existence. Un seul chapitre lui est consacré et qu’elle a nommé « Chapitre impossible ». Elle n(y fait aucune révélation fracassante. Elle parle juste du coup de tonnerre que cela a produit dans son couple. Avec le recul, elle se rend compte avoir vécu dans le déni, ne sachant rien des incartades du beau Domi, et se positionne en tant que femme dominée. pas dominée comme une épouse contrainte à obéir, mais comme prête à combler de tout son être celui qu’elle a épousé, heureuse dans cette situation et peu soucieuse de la modifier.

Éditeur : Grasset (2 juin 2021) Langue : Français Broché : 384 pages ISBN-10 : 2246828171 ISBN-13 : 978-2246828174

Cette nuit-là – 6 mai 2021 de Victoria HISLOP

Le 25 août 1957, la colonie de lépreux de l’île de Spinalonga ferme ses portes. Maria retourne à Plaka, en Crète, avec son mari, le docteur Kyritsis. Mais alors que la soirée de célébration pour fêter leur retour bat son plein, sa sœur Anna est assassinée par Andreas, son mari, lorsqu’il découvre qu’elle a pour amant son cousin Manolis.

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Chronique : Je dois admettre que je pensais que « Cette nuit-là » est la suit de « L’île ». J’imaginais être transportée à nouveau dans la colonie de lépreux de Spinalonga, mais ce ne fut pas le cas. Ce livre est basé sur les semaines précédant l’évacuation de l’île et au-delà, mais le livre se déroule en Crète plutôt que sur l’île. Les fans de L’île reconnaîtront immédiatement les personnages du livre précédent : Anna, Maria, Manolis et Andreas. Anna et Manolis se sont lancés dans une histoire d’amour clandestine, qui se terminera en tragédie et divisera deux familles.

Victoria Hislop a écrit un livre imprégné de l’atmosphère des îles grecques, mais malheureusement, j’ai trouvé que les personnages et l’intrigue manquaient de la profondeur que j’attends de cette auteure. Il y avait tellement de choses que je voulais savoir sur chacun des personnages, mais j’ai eu l’impression que l’auteur n’a fait qu’effleurer certaines de leurs vies à un niveau superficiel. J’imagine que Maria, en tant que survivante de la lèpre, a dû faire face à de nombreux préjugés à son retour de Spinalonga, mais ce sujet est à peine abordé.

Ne vous méprenez pas, j’ai apprécié « Cette nuit-là », c’est une histoire captivante d’amour, de jalousie et de pardon. L’accent est mis sur les espoirs et les rêves des personnages, sur les tragédies et les terribles conséquences de leurs actes. Les riches descriptions de la Crète ainsi que l’histoire de l’époque ont vraiment donné vie à ce livre. J’ai trouvé que le livre se terminait brusquement, ce qui m’a un peu déçue. Mais pour la défense de l’auteur, il est possible qu’elle l’ait écrit de cette façon pour permettre aux lecteurs de parvenir à leur propre conclusion. Je pense que si vous avez lu et aimé « l’île », vous serez peut-être légèrement déçu par « Cette nuit-là », mais ce n’est que mon humble avis. Si vous n’avez pas lu « L’ile », je pense que c’est une lecture parfaite, surtout pour ceux qui apprécient une saga familiale dans un endroit magnifique.

Note : 9/10

Éditeur : Les escales éditions (6 mai 2021) Langue : Français Broché : 304 pages ISBN-10 : 2365695833 ISBN-13 : 978-2365695831

365 JOURS – Tome 1 – 6 mai 2021 de Blanka Lipińska

Don Massimo Torricelli est le chef d’une des plus puissantes familles mafieuses de Sicile.
Il y a plusieurs années, alors qu’on lui a tiré dessus, il se bat pour survivre, il a des visions d’une jeune femme. À peine sorti du coma, il fait réaliser des peintures du visage de cette femme qui l’obsède et qu’il n’a de cesse de trouver.

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Chronique : Très bien, mes amis les livres cochons ! Attachez vos ceintures parce que je vais vous donner l’essentiel. Ai-je déjà vu le film ? Oui. Est-ce que je voulais le lire à cause de Netflix ? Doublement oui. Est-ce un chef-d’œuvre de la littérature ? Non. Est-ce que je le lirai quand même, tout en ayant un éventail à portée de main ? OUI ! C’est ce que j’appelle une lecture de type bonbon. Amusant, un peu mauvais pour vous, et juste délicieux. .

Je suis d’accord pour dire que l’auteur s’est probablement inspiré de Cinquante Nuances car certaines scènes sont similaires mais meilleures. Je ne suis pas contre le mieux. J’accueille le mieux.

Certains ont mentionné le syndrome de Stockholm. Je ne suis pas d’accord. Oui, elle a été kidnappée mais jamais abusée. En fait, elle a été plutôt gâtée. Et c’est elle qui décidait quand. Elle a aussi accepté un contrat de 365 jours.

Et pour les opposants, je me demande si vous avez déjà lu des romances avant. Que dites-vous des héros hommes des cavernes qui crient « chatte » au milieu d’une scène de sexe… ou d’une vierge de 25 ans qui est déflorée et pénétrée plusieurs fois, y compris par voie anale, avec à peine quelques préliminaires, avec des bites généralement anacondas ? Parce qu’il s’agit de livres, c’est « bien » ? des centaines de romances sur le marché… et pourtant je ne vois guère de critiques appelant au meurtre et à la violence à ce sujet… Donc nous avons tous nos propres visions. Pour moi, elle a accepté le marché quand elle a appelé sa mère sans que personne derrière elle ne lui torde la main pour le dire.

Certains ont parlé de viol ? Pas de viol du tout. C’est ELLE qui a initié le sexe. Elle est tombée follement amoureuse d’un homme dangereux.

Je veux dire que j’ai commencé à lire une critique et c’était de la pure haine. OMG 😳

J’ai aimé le film. J’ai aimé les acteurs. J’ai aimé l’intrigue. Je pense que c’était la romance des voyous mais c’est juste ça… une romance. Donc je ne m’attendais pas à ce que tout soit parfait. Je ne m’attendais pas à ce que cette romance soit réelle.

C’est le film que j’attendais de cinquante nuances et que je n’ai jamais eu… surtout parce que l’acteur de Grey est loin d’être beau et que les deux acteurs ont mal joué parce qu’ils n’avaient aucune alchimie ensemble… ce qui est tout le contraire avec Laura et Massimo dans 365dni. L’alchimie a juste explosé. C’était violent et brut. Et une histoire d’amour passionnée.

Oui la fin n’est pas une fin heureuse mais c’est une trilogie….

Le second roman est prévu pour le 3 juin 2021 : https://amzn.to/2RlQ9cn

Éditeur : Hugo Roman (6 mai 2021) Langue : Français Broché : 360 pages ISBN-10 : 2755687827 ISBN-13 : 978-2755687828

Le Jour d’après – 7 avril 2021 de Philippe de Villiers

Cela s’est passé plusieurs mois avant la survenance du virus. En réalité, les participants – les géants du capitalisme de surveillance – anticipaient ainsi la catastrophe à venir. Ils avaient voulu un monde d’un seul tenant, sans cloisons.

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e viens de finir le livre. J’ai mis un peu de temps afin de souffler entre des chapitres à sujets difficiles… En effets, l’information venant d’une personne qui connait bien la sphère politique est terrible : tout est dit, rien n’est caché. Tous dirigeants rêvent d’un monde de science-fiction et s’auto-convainc qu’ils ont raison de vouloir forcer tout le monde dans ce chemin de perdition !

Ma question est de savoir si ce livre peut être compris par tous ? Il me semble qu’il faut au lecteur un certain bagarre de connaissances, une bonne mémoire et une bonne ouverture d’esprit. Moi, ce livre m’a juste confirmé ce que je savais déjà tout en posant les faits à plat. Il m’a donné des noms afin que je continue moi même mes recherches.
Merci à l’auteur de nous avoir expliqué, par l’exemple, comment l’Histoire est faite par de petites histoires tellement humaines, par des hommes dont l’entêtement ou l’aveuglement est absolu…
Merci de nous avoir donné les clefs

Éditeur : Albin Michel (7 avril 2021) Langue : Français Broché : 224 pages ISBN-10 : 222646199X