L’étrange histoire du collectionneur de papillons de Rhidian BROOK | 22 août 2019

Llew Jones, jeune Gallois d’une vingtaine d’années, souhaite voir les États-Unis et écrire le roman de sa vie.
Installé depuis peu dans la demeure de sa tante dans les montagnes Catskills, il passe son temps à flâner, fumer de l’herbe et lire.
Un beau matin, alors qu’il est plongé dans sa lecture au bord d’une rivière, un homme étrange l’aborde. Joe Bosco, vendeur de papillons aussi charismatique qu’exaspérant, lui propose de l’accompagner à travers le pays pour développer son commerce de specimens rares.
Commence alors un voyage extraordinaire qui finit pourtant par échapper à leur contrôle, le jour où Joe disparaît. Llew se retrouve en prison et il n’a plus qu’une seule chance pour s’en sortir : convaincre tout le monde que sa version des faits est la bonne.

Chronique : Bien souvent, lorsque l’on ouvre un livre et que l’on commence à lire les premières pages on se demande encore si l’histoire va nous plaire, si les personnages vont être attachant et si l’auteur va parvenir à nous ravir de notre quotidien. C’est un sentiment que connaît chaque lecteur et puis parfois vous tombez sur une œuvre et dès les premières pages, dès les premiers mots vous savez que le charme opère. C’est précisément le cas ici avec l’ouvrage de Rhidian Brook.
L’auteur lance tout d’abord un premier sort par le biais de ces personnages, qu’il parvient à rendre vivant par le biais d’une narration dynamique et de délicieux dialogues. À l’instar du narrateur de l’histoire, qui se demande si on ne lui a pas jeté un sort, on se retrouve très vite sous le charme de cette famille exubérante et excentrique mais tellement attachante.
Nous allons vivre l’épopée de Rip Van Jones à travers ses yeux et sa voix, ce long voyage qu’il nomme son « americodyssé« l’auteur nous dépeint un personnage nonchalant, hédoniste mais néanmoins attachant de par ses défauts. Il nous servira de guide pour nous introduire dans le monde à part des représentants en papillons. Toutefois malgré le courage dont il fait preuve vers la fin de l’ouvrage et son ingéniosité pour surmonter les obstacles qui se dressent sur sa route, il reste en retrait par rapport aux membres de la famille Bosco.
Famille unique s’il en est, cette tribu remplie de caractère bien trempé est l’attraction principale du livre, entre Joe qui invente un nouveau mot tous les jours, la petite sœur qui se donne des airs de lolita mais qui dissimule une profonde blessure ou encore la mère qui use d’un langage fleuri, notre narrateur n’a pas le temps de s’ennuyer et nous non plus d’ailleurs.
Même si on peut regretter de ne pas avoir un autre point de vue au cours de l’histoire, cela permet une meilleure immersion du lecteur. Il est à noter également que même si le récit prend place durant les années 80 rien ne nous rappelle concrètement cette époque en particulier ce qui fait qu’il se dégage de l’œuvre une douce intemporalité qui lui donne des airs de conte enchanteur. Car c’est là que va agir le deuxième sort de l’auteur, sa capacité à nous faire voyager sur les routes des différents états des U. S. A . Voyage dont on voudrait prolonger la durée tant il représente une bulle de respiration dans le récit avant que celui-ci ne prenne une tournure plus tragique. Le dernier tiers du livre prend en effet une tournure plus sombre. Les enjeux se font plus graves et les masques tombent, et c’est là que l’auteur en profite pour lancer son troisième sort. La transition entre l’atmosphère plus légère du road trip et l’aspect tragique est certes un peu brutale mais nécessaire. Il s’agit pour l’auteur de redistribuer les cartes pour la dernière partie de l’histoire, l’heure n’est plus à la bravade ni au grand discours. La tension s’installe très vite et on sent bien que l’on est passé à une autre étape du récit, celui où tout va se dénouer pour le meilleur ou le pire. L’auteur nous livre ici une véritable épopée moderne tantôt drôle tantôt tragique toujours finement maîtrisée avec un Ulysse bien souvent dépassé par les événements, traversé par une galerie de personnages haut en couleur.

Note : 9/10

Chronique de Christophe.C

 

  • Broché: 528 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (22 août 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2265118354

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Le Gène Atlantis de A.G. Riddle / 14 aout 2019

En Antarctique, des chercheurs ont mis au jour, enfouie dans la glace, une mystérieuse structure vieille de plusieurs milliers d’années. À l’intérieur, l’équipe fait une découverte qui va radicalement changer l’histoire de l’homme – mais qui pourrait également déclencher son extinction…

Chronique : Le gène de l’Atlantide m’a attiré depuis le début. Ce livre est extrêmement rapide, presque comme un film. Superbe scénario et personnages. J’ai particulièrement aimé le développement du caractère de Kate et David. Je pense que le livre fait un bon travail de révélation de l’histoire sans trop le faire. Beaucoup de livres que je lis s’enlisent dans les détails et je perds intérêt mais pas ce livre.

Je me suis surpris à chercher des détails dans le livre et j’ai trouvé que le site Web de l’auteur contenait une excellente section faits vs fiction (atlantisgene.com). Avec tous les éléments scientifiques (évolution, génétique, essais cliniques) et aussi les détails historiques intéressants. L’auteur a clairement fait ses recherches.

Les éléments d’espions du livre maintiennent l’action et l’excitation. Chaque chapitre se termine sur une bonne note. Il y a de nombreuses couches à ce livre, mais l’auteur est capable de tout enchevêtrer d’une manière qui suscite la réflexion. Ce qui semble être à l’époque des détails mineurs réapparaissent tout au long de l’histoire reliant le présent au passé.

J’essaie de ne pas gâcher le livre et de donner tout de même une bonne critique alors excusez-moi si mes mots deviennent un peu confus. Le roman concerne la cité perdue d’Atlantis, dont nous avons sans doute tous entendu parler. Cette idée d’une ville perdue s’imbrique dans l’intrigue principale de la question : « D’où viennent les humains ? puis sur les personnages dont la vie a été bouleversée par le mystère entourant la naissance de leur espèce.

Si vous aimez la science-fiction/thrillers, vous aimerez probablement ce livre. Parce qu’il s’agit du premier livre d’une série, ne vous étonnez pas qu’il ait une fin ouverte un peu comme le font les séries télévisées. Certains critiques se sont plaints de la fin, mais je pense qu’ils ne comprennent tout simplement pas que le twist est conçu pour aiguiser suffisamment la curiosité du lecteur pour acheter le prochain livre de la série. Un roman qui vaut le détour et qui vous accompagnera en voyage avec grand plaisir.

Note : 9/10

 

  • Broché: 608 pages
  • Editeur : Bragelonne (14 août 2019)
  • Collection : Thriller
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1028105273

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T’es bonne bébé ! de Juliette KATZ et Alexia ALLET | 16 mai 2019

Un ouvrage sur l’amour de soi porté par la Youtubeuse Coucou les girls !

Juliette Katz, youtubeuse à succès de la chaîne Coucou les Girls, publie son premier livre, T’es bonne bébé !
Dans cet ouvrage intimiste et émouvant, elle aborde le sujet complexe qu’est l’amour de soi, à travers des notions telles que : le corps, l’audace, le regard des autres; la sexualité, la bienveillance, et bien sûr, l’impact d’Internet sur le regard que l’on porte sur soi.
C’est avec sincérité, naturel et sans tabou, qu’elle partage avec ses lectrices et lecteurs son expérience, ses doutes, ses questionnements, et ses conseils pour s’aimer tel que l’on est.

Chronique : L’influenceuse Juliette Katz, plus connue sous le pseudo Coucou les girls et star de la fiction Moi, grosse de France 2, qui ne manqua pas de provoquer une polémique à cause du costume de « grosse » portée par l’actrice, Juliette Katz, donc, nous propose un livre touchant qui aborde le sujet complexe qu’est l’amour de soi. L’amour de son corps, de sa sexualité, le poids du regard des autres, la nécessité de la bienveillance, la tolérance et l’acceptation, le tout très joliment illustré par la talentueuse Alexia Allet. Juliette Katz se dit se qu’elle a envie de nous faire partager. On ressent comme un journal intime qui nous est ouvert grâce aux témoignages qu’elle a rajouter.
Mélant illustration et écrit, ce livre nous accroche tant bien visuellement que thématiquement. Conseils, confessions, doutes et questionnements, l’auteur se livre sans tabou avec un texte qui sera certainement une révélation pour certain(e)s et une étape marquante vers le « mieux être ». Un magnifique ouvrage dans lequel Juliette Katz se livre mais donne aussi la parole à d’autres pour témoigner de leurs propres expériences quant à l’acceptation de soit. Un livre particulièrement touchant qui, par un jeu de question/réponse, nous permet d’une certaine manière de nous livrer et de témoigner à notre tour !

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Broché: 192 pages
  • Editeur : First (16 mai 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2412046026

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Je m’en bats le clito !: Et si on arrêtait de se taire ? de Camille| 13 juin 2019

Dans ce livre unique en son genre, l’auteure met à bas tous les tabous liés à la sexualité féminine dans notre société : masturbation, règles, relations amoureuses, etc. dans une forme qui a fait son succès sur la toile : un enchaînement de punchlines coup de poing, pour la plupart illustrées. S’y ajoutent des fiches pratiques et instructives : grandes figures féministes et humanistes de l’histoire, playlists musicales, uvres artistiques engagées qui inspirent l’auteure, espaces dédiés à l’illustration de son corps, etc.
Cet ouvrage ludique mais néanmoins très engagé libère la parole des femmes en verbalisant ce qui a été tu trop longtemps au nom de la bienséance, de la pudeur ou encore du bodyshaming dont les femmes sont aujourd hui encore largement les cibles.

Chronique : Camille mélange anecdote, analyse critique et humour pour créer un ensemble de pièces. Elle admet ne pas connaître toutes les réponses et entendre une femme autonome, intelligente et indépendante dire qu’elle se sent si rafraîchissante. Elle écrit sur toute une gamme de sujets : le féminisme, la race, la culture pop, et plus encore.  Dans ce recueil Camille accomplit tant de choses : elle écrit sur l’intersectionnalité de la race et du sexe, elle établit une voix cohérente, ironique et tranchante, même si elle accomplit tant de choses, elle reconnaît ses propres contradictions et les contradictions inhérentes à la condition humaine.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Broché: 144 pages
  • Editeur : KIWI; Édition : 1 (13 juin 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2378830610

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Des rêves infinis de Karen Thompson Walker | 9 mai 2019

Dans une petite ville universitaire de Californie du Sud, la vie des habitants est soudain transformée par un mystérieux phénomène que personne ne peut expliquer ni contrôler. La population sombre dans un profond sommeil d’où nul n’arrive à sortir. Et pendant ce temps, tous rêvent… Les personnages s’entrecroisent. Mei, la première confrontée à ce mal, découvre sa colocataire endormie, et la fait hospitaliser. Sarah et Libby, deux jeunes soeurs partageant la vie de leur père atteint de catastrophisme, vont en son absence apprendre à faire face à la réalité. Ben et Annie, enseignants venus de Brooklyn avec leur bébé, tentent d’échapper à la menace en franchissant le cordon sanitaire imposé par la police. En vain. Ce récit à la puissance romanesque captivante emporte le lecteur dans un univers où se mêlent le rêve et la réalité, comme dans la célèbre comédie de Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été.

Chronique : Ce style narratif ! Dès le premier paragraphe, j’ai su que j’allais être ainsi entraîné dans cette histoire, quelle qu’elle soit, par l’écriture. Il y a quelque chose là-dedans, la façon dont Karen Thompson Walker raconte cette histoire. C’est un récit à la troisième personne et je me sentais à l’écart comme si je regardais ça sur film ou sur scène, mais en même temps, il y a une intimité qui permet au lecteur d’avoir un lien avec ces personnages, leurs peurs, leur solitude, leur passé, et leurs rêves de ce profond sommeil. Bien que cela m’ait semblé très visuel, je n’ai pas trouvé le langage trop descriptif. C’était clair, concis et beau.

Dans une petite ville de Santa Lora, en Californie, la maladie du sommeil, causée par un virus, frappe d’abord une résidence universitaire. Un par un, ils sont emmenés à l’hôpital, jusqu’à ce que des médecins et des infirmières tombent dans ce sommeil, et l’hôpital ainsi que le dortoir sont mis en quarantaine, puis la bibliothèque où les patients débordés sont emmenés et le gymnase où les étudiants du dortoir touché sont emmenés. C’est un sentiment étrange car Santa Lora est placée en quarantaine – personne n’entre ou ne sort. Nous voyons la crise à travers la vie d’un assez grand nombre de personnages qui ne sont pas dépeints comme de simples statistiques, mais comme de vraies personnes que nous connaissons ou que nous pourrions être. Rebecca, la deuxième victime est allongée à l’hôpital et nous apprenons quelque chose sur elle qu’elle ne peut pas savoir dans son état de sommeil avant que les rêves ne lui viennent. Mei, une étudiante solitaire de première année d’université pour qui la crise permet de nouer des liens. Sara et Libby, des filles de onze et douze ans, qui sont obligées de prendre soin d’elles-mêmes. Anne et Ben et leur fille nouveau-née, s’adapter à leur rôle de parent et faire face à la crise. Ce sont là quelques-uns des personnages que j’ai appris à connaître et dont je me soucie avec d’autres, alors que le récit alterne entre leurs points de vue, se chevauchant parfois lorsqu’ils se connectent les uns aux autres.

Une lecture apocalyptique plutôt calme (enfin, ils dorment et rêvent n’est-ce pas:-) et j’ai aimé ça. La façon dont il est écrit, calme, pas beaucoup de grande action dramatique qui est souvent vu dans les romans dystopiques, c’est un rapport calme mais aussi émotionnel d’un drame qui se déroule en Californie sur un campus étudiant. Tout à coup, les élèves s’endorment et ne se réveillent pas. C’est comme un virus qui se propage. Notre expérience dans ce monde est personnelle et différente pour tous, mais ce sont des romans  qui nous font nous sentir plus connectés à l’expérience humaine. Quand de mauvaises choses arrivent, nous essayons tous de chercher des réponses, mais en fin de compte, les réponses se trouvent en nous-mêmes et dans les gens qui nous entourent, pas nécessairement dans le monde chaotique et imprévisible dans lequel nous vivons.

Note : 9/10

 

  • Broché: 380 pages
  • Editeur : JC Lattès (9 mai 2019)
  • Collection : Littérature étrangère
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2709661942

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Monsieur de E L James | 29 mai 2019

LONDRES, 2019. Le séduisant Maxim Trevelyan a toujours mené une vie facile. Riche aristocrate, il n’a jamais travaillé et a rarement dormi seul. Et lorsque la tragédie frappe, son existence est bouleversée. Maxim hérite du titre, de la fortune et des domaines familiaux, avec toutes les responsabilités que cela implique. Un rôle auquel il n’est pas préparé.

Chronique : Dès l’annonce de l’écriture d’un nouveau livre par E.L JAMES, j’ai eu peur qu’elle puisse surpasser sa série si réussie (Fifty Shades of Grey), comment continuer après un succès aussi fulgurant. Et j’ai décidé que je devais donner au nouveau livre.
Je dois avouer que j’ai été agréablement surpris, cette écrivaine est si douée, son écriture est fascinante, addictive et exceptionnellement écrite.
Ce livre est l’histoire de Cendrillon dans une version tellement authentique, l’intrigue et les descriptions sont tellement proches de la réalité, qu’il est impossible de ne pas tomber amoureux des personnages et de lire le livre en un seul souffle.
Heureusement, je suis en vacances et j’ai pu lire le livre sans le poser.
Une histoire d’amour entre un homme de la noblesse Maxim Trevelyan, avec la mort subite de son frère aîné, avait hérité d’une grande responsabilité dans la gestion du patrimoine familial. Il n’était pas du tout préparé à cette responsabilité, il avait une vie très confortable sans aucun effort pour réaliser tout ce que son cœur désirait, les femmes tombaient à ses pieds, la vie était prise pour acquise. Il se consacrait à la musique et à la photographie, deux occupations qu’il aimait beaucoup, sans être responsable du gagne-pain d’autres personnes comme lui. Et quand la nouvelle lui est tombée dessus, il était très confus, blessé et affligé par la mort de son frère. Et dans tout ce chaos, une jeune femme albanaise, Alessia Demachi, qui travaille pour lui comme femme de ménage, entre dans sa vie, une belle jeune femme, exceptionnellement douée pour le piano, une femme qui donne vie et mentalité à l’autre côté du destin.
Il est complètement attiré par elle, en tant qu’homme qui a l’habitude de recevoir tout ce qu’il veut, il doit faire face à un défi difficile pour conquérir son cœur. L’écart énorme entre leurs cultures, sa richesse et sa pauvreté, son éducation et la mentalité d’un homme britannique avec son peu d’éducation, il trouve une femme avec beaucoup de force, une femme forte qui a choisi de se rebeller contre sa culture, a choisi de fuir l’avenir fixé par ses parents, a choisi un moyen très dangereux pour s’échapper de captivité et devenir un esclave sexuel. Le pouvoir qu’elle détient, son courage, son génie pour la musique, lui enseigne un chapitre de la vie qu’aucune université ne peut lui enseigner. Il l’admire et tombe amoureux d’elle de tout son cœur. Elle l’aide à vouloir être une meilleure personne qui change son attitude face à la vie et qui voit tout ce qui est béni et qui n’est pas pris pour acquis.
Alessia est une jeune fille qui n’a aucune expérience sexuelle avant, sent une forte attirance pour ce monsieur qu’elle nettoie sa maison. Elle révèle d’abord l’attirance, le désir d’être dans ses bras. Sa capacité d’aimer et d’être aimée, c’est aussi une incroyable leçon de vie.
Leur relation est vouée à l’échec. Les défis auxquels ils sont confrontés semblent insurmontables, mais l’amour qui se tisse entre eux et la passion forte, l’alchimie folle entre eux, son fort désir de la protéger, et son fort désir d’être dans ses bras et d’être protégés par lui, la patience avec laquelle il lui apprend à faire l’amour, sont ensemble des forces pour les aider à combattre pour leur amour.
Avec un talent très ingénieux, cette écrivaine a brodé une intrigue magique, au-delà des scènes d’amour étonnantes, elle décrit aussi des paysages étonnants tant en Angleterre qu’en Europe de l’Est.
Le 21e siècle rencontre le 18e siècle Les disparités culturelles sont décrites d’une manière étonnante et authentique. L’amour entre Maxim et Alesia est contagieux.  Un bon cru si on sais à qui il est destiné .

Note : 9/10

 

  • Broché: 450 pages
  • Editeur : JC Lattès (29 mai 2019)
  • Collection : Romans étrangers
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2709665468

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T’es vraiment nul et vieux: lettre à ma fille qui ne va plus à l’école de François Cuel | 3 avril 2019

Louise a quatorze ans.  Cette jeune fille précoce a été harcelée en sixième, au collège. Depuis plus d’un an, elle refuse d’aller en cours.
Louise est atteinte de phobie scolaire.
Pour elle, pour lui et aussi pour nous, son père essaye de décrire et de comprendre.
T’es vraiment nul et vieux est l’enquête d’un père qui se demande, observant sa fille au quotidien – métamorphosée par l’adolescence– qui elle est (devenue), ce dont elle souffre, comment l’aider et l’aimer au mieux.
Dédramatiser l’adolescence et comprendre le malaise parfois lié à cet âge, réfléchir à ce que signifie être père aujourd’hui. C’est tout cela à la fois que s’exerce François Cuel, de sa plume franche, bienveillante et profondément lucide.

ChroniqueCe livre écrit par François Cuel commence d’une manière assez intense pour le lecteur. En effet, on apprend que Louise a été harcelée dès son premier trimestre en classe de 6e. Ensuite, même en ayant changé de collège, elle n’apprécie plus d’aller à l’école. Elle a d’ailleurs beaucoup d’absences injustifiées.
Après cette introduction, le livre remonte à la naissance de Louise puis on nous parle de son enfance. On apprend que les parents ont divorcé. Cette partie n’est pas indispensable à mon goût, mais elle est plaisante à lire. C’est donc vers le milieu du livre que l’on retrouve le harcèlement. C’est cette partie que j’ai vraiment appréciée et qu’en tant que père, je redoute aussi.
J’ai trouvé que le livre était bien écrit et qu’il fait réfléchir le lecteur. En effet, si vous êtes aussi parent, c’est un moment que l’on redoute tous de découvrir que son enfant est harcelé.

Note : 9/10

Chronique de : aLfredo

 

  • Broché: 196 pages
  • Editeur : HarperCollins (3 avril 2019)
  • Collection : HarperCollins
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1033902997

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