Retour sur l’année 2020 avec mes meilleures lectures polars

Aussi anxiogène, amer et morbide fut-elle l’année 2020 signe aussi ma première année complète en tant que blogueur sur culturevsnews. Une année faste faite de découvertes, d’échanges, de rencontres, souvent virtuelles étant donné la situation actuelle, de déceptions et surtout de lectures passionnantes. Alors que le compteur approche doucement des 130 livres lus, j’ai pris la décision de condenser mes meilleures lectures sous forme de classement séparés en trois parties, une consacrée aux polars, une autre aux récits fantasy, fantastiques et de science-fiction et enfin un dernier focalisé sur la littérature générale. Ce classement, complètement subjectif, réunit aussi bien des nouveautés que des ouvrages parus depuis plus longtemps et chacun d’entre eux pourraient être une idée cadeau pour une certaine fête qui arrive. Pour chacun des titres choisis je mettrais un lien qui ramène à la chronique originale.

1 le sang du bayou de Joe R. Lansdale

Pour la première place du classement je triche un peu le sang du bayou est en effet un groupement de trois romans, une édition colossale qui atteint les 800 pages. Les trois récits sont tous de qualité mais si vous lancez dans cette lecture vous effraie vous pouvez vous contenter de dénicher le second récit de cette édition les marécages. Un récit noir situé dans une Amérique sudiste où le racisme et la ségrégation sont encore les piliers de la société, la plume immersive et évocatrice de Lansdale ne vous laissera pas indemne.

https://culturevsnews.com/2020/10/17/le-sang-du-bayou-de-joe-r-lansdale-quand-le-sordide-et-le-racisme-sont-au-service-dune-jolie-plume/

2 la mort selon Turner de Tim Willocks

On continue avec un auteur qui ne m’a jamais déçu jusqu’à présent, j’ai nommé Tim Willocks. Il signe ici un western moderne sanglant et sans aucune concession ainsi qu’un portrait peu glorieux de l’Afrique du Sud gangrenée par la violence, la corruption et la misère la plus totale.

https://culturevsnews.com/2020/02/10/la-mort-selon-turner-de-tim-willocks/

3 Représailles de Florian Eglin

Encore un roman noir violent et sans concessions, à se demander quelles sombres pulsions sommeillent en moi pour apprécier de tels récits ? Représailles est un traité sur la violence et ses conséquences dévastatrices. Cette œuvre est tel un fauve enragé, il va vous sauter à la gorge et ne plus vous lâcher.

https://culturevsnews.com/2020/03/18/represailles-de-florian-eglin/

4 Tout un été sans Facebook de Romain Puertolas

On enchaîne avec une lecture plus légère mais cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a pas une certaine profondeur dans ce récit à l’humour omniprésent. L’auteur manie le style et la forme pour une œuvre qui agit comme un véritable bol d’air frais.

https://culturevsnews.com/2020/09/20/tout-un-ete-sans-facebook-de-romain-puertolas-saint-reseau-sociaux-delivre-nous-du-mal/

5 City of Windows de Robert Pobi

C’est un polar addictif qui occupe la cinquième place du classement. Celui qui fut ma première lecture de l’année résonne encore dans ma tête avec son style accrocheur et son récit trépidant mâtiné de critique sociale. Un portrait grinçant de l’Amérique et de sa culture de la violence.

https://culturevsnews.com/2020/01/06/city-of-windows-de-robert-pobi-8-janvier-2020/

6 Sur le ciel effondré de Colin Niel

Un récit d’une noirceur et d’un pessimisme rarement égalé soutenu par une plume aérienne et poétique. Un constat amer sur la Guyane moderne. Un auteur dont il me tarde de découvrir les autres ouvrages.

https://culturevsnews.com/2020/09/30/sur-le-ciel-effondre-de-colin-niel-un-cauchemar-pourtant-bien-reel/

7 L’arbre aux fées de B. Michael Radburn

Au moment de constituer la liste des ouvrages qui devait figurer dans ce classement je me suis surpris à sélectionner celui-ci plutôt que d’autres. L’arbre aux fées fût une lecture plaisante mais pas une pépite non plus. Pourtant la plume poétique de l’auteur teintée de mélancolie, ses descriptions d’une ville en voie de disparition et ses paysages enneigés accaparent encore mon esprit. Un auteur que je vais suivre avec attention et que je rapproche de l’auteur islandais Arnaldur Indridason de par son récit profondément empathique.

https://culturevsnews.com/2020/09/27/larbre-aux-fees-de-r-michael-radburn-un-voyage-enchanteur-empreint-dune-poesie-melancolique/

8 Bienvenue à Gomorrhe de Tom Chatfield

L’année 2020 a également été pour moi l’occasion de signer mon premier partenariat avec une maison d’édition, les Éditions Hugo m’ont en effet accordé leur confiance depuis quelques mois pour chroniquer leurs romans policiers. Bienvenue à Gomorrhe fût une excellente surprise, un techno-thriller sur fond d’espionnage qui donne l’impression de se passer dans un autre monde tant il décrit un univers angoissant mais malheureusement terriblement réel.

https://culturevsnews.com/2020/10/15/bienvenue-a-gomorrhe-de-tom-chatfield-inutile-de-lutter-vous-avez-deja-perdu/

9 Brasier noir de Greg Iles

Décidément les ravages du racisme et de la ségrégation auront marqué mon année de lecteur. Même si l’auteur m’a déçu avec le second volet de sa trilogie, il faut reconnaître que le premier volume est un récit d’une noirceur écarlate qui jette une lumière aveuglante sur la mentalité sudiste. Un récit dense mais à la narration claire qui vous entraînera dans un maelström d’horreur.

https://culturevsnews.com/2020/04/07/brasier-noir-de-greg-iles-actes-sud/

10 Ceci n’est pas unechanson d’amour d’Alessandro Robecchi

On termine avec un polar italien des plus jubilatoires. Ce récit qui oscille entre l’humour et le cynisme propose de vous emmener à travers les rues de Milan dans une virée dont tout le monde ne ressortira pas indemne. Une réflexion sur la société du spectacle audiovisuel qui en reprend les codes pour nous offrir un régal de situations comiques et tendues.

https://culturevsnews.com/2020/08/20/ceci-nest-pas-une-histoire-damour-dalessandro-robecchi-20-aout-2020/

À la folie, pas du tout – 5 novembre 2020 de M. J. ARLIDGE

Sept heures du matin. Alors que le soleil se lève dans un ciel rouge sang, une femme est retrouvée morte sur une route de campagne. Mais qui a bien pu tuer cette mère de famille et épouse aimée ?

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Chronique : M.J. Arlidge a créé un autre merveilleux roman pour séduire son large éventail de fans, dont beaucoup vont sûrement s’extasier devant ce septième épisode. Helen Grace est de retour dans un thriller qui donne un nouveau sens à la « course contre le temps ». Alors qu’elle se rend au travail, l’inspecteur Helen Grace est presque heurtée par un véhicule et tombe ensuite sur une victime apparente de carjacking, une femme ayant reçu deux balles à bout portant. Ce n’est qu’à ce moment que Grace réalise qu’elle a peut-être vu le tueur, au volant et s’éloignant à toute vitesse de la scène. Appelant son équipe, l’inspecteur Grace commence une enquête pour déterminer ce qui s’est passé et qui pourrait être derrière cet acte odieux. Pendant ce temps, les deux jeunes en trench-coat ont une deuxième cible en tête lorsqu’ils descendent chez un chimiste. Une confrontation à ce moment-là entraîne une plus grande effusion de sang, bien que les tueurs soient moins soucieux d’être identifiés lorsqu’ils laissent une victime derrière eux. L’inspecteur Grace reste déterminée à trouver les tueurs et un indice permet d’entamer la poursuite, mais ces tueurs sont un peu trop sournois et ont toujours une longueur d’avance. Alors que les minutes se transforment en heures, la journaliste Emilia Garanita refuse de laisser passer cette nouvelle, d’autant plus qu’elle n’a pas beaucoup de marge de manœuvre pour avoir mené à la machination de DI Grace. Trouvant un moyen d’aborder l’histoire de son propre point de vue, Emilia est rapidement prise au milieu d’une situation qui évolue et pourrait devenir la prochaine victime. Lorsque tous les regards se tournent vers une école locale, DI Grace sait qu’elle n’a pas le temps de réfléchir aux prochaines étapes, même si des réponses rapides entraînent parfois des erreurs dramatiques. Deux tueurs ne font bientôt plus qu’un et la chasse est ouverte, avec suffisamment de miettes de pain pour prédire où le tueur ira ensuite. Mais qu’est-ce qui alimente ce déchaînement d’un jour et l’inspecteur Grace pourra-t-il l’arrêter avant que quelqu’un d’autre ne soit tué ? Arlidge s’appuie sur les défauts des personnages des romans précédents pour construire une histoire merveilleusement sombre qui entraîne l’inspecteur Helen Grace dans toutes les directions et bien au-delà de son point de rupture. Merveilleux pour les fans de la série mais probablement pas un bon point de départ pour ceux qui sont curieux de connaître Helen Grace. Il vaut mieux commencer là où tout a commencé et travailler jusqu’à ce point culminant explosif.

Je me souviens d’avoir lu la série Helen Grace l’été dernier et d’avoir été fasciné par la construction des personnages tout au long de la série. Cette histoire a un aspect intéressant qui diffère considérablement des autres romans de la série, et qui mérite une discussion dans un instant. Arlidge continue à développer la série Helen Grace après son incarcération, car elle est obligée de se résoudre à l’arrestation, à la peine de prison et à l’éventuelle exonération pour avoir été piégée. Pendant ce temps, d’autres personnes autour d’elle sont obligées de se réadapter, de voir Helen sous un nouveau jour ou d’essayer de revenir à ce qu’elles ressentaient avant, bien que l’odeur de la prison rende cela difficile. Le style de ce livre laisse peu de temps à la croissance d’Helen, mais la vie du tueur est explorée dans le récit, de telle sorte que le lecteur peut s’attirer une forte affinité avec le chasseur. En parlant de l’unicité du livre, la plus grande partie se déroule en une seule journée, à la Jack Bauer et la série télévisée « 24 ». La course est toujours en cours et l’histoire se développe sur de petites périodes de temps. Bien que certains lecteurs aient déploré cette approche, je ne saurais trop l’applaudir, car les courts chapitres demandent ce petit passage du temps. Le récit reste vif au fil des minutes et l’histoire se développe au fur et à mesure que le lecteur tourne la page (qui devient heureusement répétitive). Brillamment conçu et puissant dans sa présentation, Arlidge met le lecteur au défi de poser le livre

NOTE : 9,5/10

ISBN-10 : 2365695507 ISBN-13 : 978-2365695503 Éditeur : Les escales éditions (5 novembre 2020)

L’affaire Léon Sadorski de Romain Slocombe, sombre époque, sombre cœur

Voilà un roman noir qui remporte haut la main le prix de l’originalité. Pensez donc, prendre comme personnage principal un flic ripoux et collabo afin de revenir sur la période la plus honteuse de l’histoire française, à savoir l’occupation allemande durant la Seconde Guerre Mondiale. Une œuvre qui marche sur la corde raide tant le sujet est encore délicat à aborder de nos jours mais qui s’en tire plutôt bien.

Le récit est donc avant tout le portrait d’un homme, un anti-héros comme on en fait peu. Tout le génie de l’auteur est d’être parvenu à dresser le portrait d’un homme de son époque tout en apportant quelques nuances salvatrices pour le lecteur, histoire de se dire que l’on n’est pas en train de suivre les enquêtes d’un parfait salopard, même si on en ait pas loin. L’inspecteur Sadorski est donc un homme de son époque, traumatisé par un épisode sanglant de la drôle de guerre, misogyne, raciste et fervent patriote. Un antisémitisme convaincu finit de brosser le portrait de ce français fier de collaborer avec l’Allemagne. Au niveau professionnel ce n’est guère plus reluisant, Sadorski empoche régulièrement des pots-de-vin, applique à la lettre les consignes de l’occupant, voue un culte au maréchal Pétain, capable des pires manipulations pour parvenir à ces fins et n’a rien contre la torture lors des interrogatoires. Un homme charmant donc, qui malgré son dévouement à la cause nazie aura l’occasion de découvrir les prisons douillettes de Berlin ainsi que les pratiques d’incarcération qui n’ont rien à envier aux prisons françaises. Ce sera l’une des seules occasions de voir se fendiller le masque mesquin de l’inspecteur et d’y déceler une trace d’humanité. Un personnage détestable donc mais que l’on prend plaisir à voir se débattre entre patriotisme mal placé et servilité infâme. Il y a juste une scène vers le dénouement qui m’a un peu surpris par son voyeurisme. Une scène qui tranche avec l’élan d’empathie dont il a pu faire preuve quelques pages en amont mais c’est un détail, globalement l’auteur dresse un portrait convaincant d’un homme complexe.

En ce qui concerne l’intrigue celle-ci ne commence qu’après cet intermède douloureux sur les terres d’Hitler. En fait d’enquête durant l’occupation l’auteur a surtout voulu retranscrire le quotidien d’un policier durant cette période trouble. On suit donc ce cher Sadorski durant des rafles, des contrôles publics, des interrogatoires musclés et lors de promenades bucoliques avec des officiers allemands. L’enquête passe quelque peu au second plan sans pour autant que le rythme s’en retrouve alourdi. La description du travail auquel s’applique l’inspecteur est suffisamment glaçant pour nous maintenir en haleine.

Par contre il faut souligner que l’auteur n’est pas vraiment parvenu à décrire Paris et l’atmosphère de cette France pétainiste. La faute a un style technique qui déroule tout l’organigramme des services de police français et ceux de la Gestapo mais oublie d’insuffler un peu de caractère aux rues de Paris. Le roman s’attache beaucoup à la psychologie de son personnage principal, qui est une réussite, mais ne parvient pas à nous faire respirer l’air de cette époque si particulière dans les lignes de son récit.

Un roman courageux, qui a le mérite de regarder en face un passé que beaucoup préfèrent oublier. Un roman original mettant en scène un personnage à la psychologie fine, un monstre persuadé de servir une cause juste mais avec tout de même un certain sens de la justice. Un récit qui ne peut laisser indifférent, un témoignage nécessaire sur une sombre époque hanté par de sombres coeurs.

Résumé: Avril 1942. Au sortir d’un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l’Occupation. Pétainiste et antisémite, l’inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d’un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d’intervenir contre les  » terroristes « .
Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, où on le jette en prison. Le but des Allemands est d’en faire leur informateur au sein de la préfecture de police… De retour à Paris, il reçoit l’ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d’appartenir à un réseau antinazi.

  • Poids de l’article : 499 g
  • Broché : 512 pages
  • ISBN-10 : 2221187776
  • ISBN-13 : 978-2221187777
  • Dimensions : 14.2 x 3.6 x 22.6 cm
  • Éditeur : Robert Laffont (25 août 2016)
  • Langue : : Français

Le dernier hyver de Fabrice Papillon, du girl power bien gras

Il est temps de parler de ce qui restera sans doute comme ma pire lecture de l’année 2020. Un roman ésotérique dans la pire veine de ce sous-genre de la littérature. C’est bien simple rien ne va dans ce roman ni la narration, ni les personnages ni l’histoire et encore moins le style. Nous allons détailler tout ça point par point. Je préfère avertir tout de suite que ma chronique risque d’être émaillé de spoiler donc ce qui ne l’on pas lu passez votre chemin, à moins que vous n’en ayez rien à faire.

Honneur au problème qui est mine de rien le moins problématique. La narration est extrêmement rigide, avec les classiques flashbacks qui n’apportent rien et entraîne des dialogues redondants en fin d’ouvrages mais c’est malheureusement une pratique courante du genre. Ce qui m’a le plus dérangé c’est la manière dont l’auteur étale son savoir et nous force à l’assimiler comme si l’ont été des oies à gaver. Ces chapitres sont l’occasion pour l’auteur de hurler à travers les pages de son livre « TU LE VOIS QUE JE SUIS CULTIVÉ, HEIN TU LE VOIS ? ». Le travail de recherche en amont de l’écriture est bien sûr à saluer mais la manière de faire, rigide et scolaire, est rébarbative. Les chapitres au présent sont heureusement plus digestes , les scènes d’enquêtes et d’actions offrent les rares moments plaisants du récit, mais comportent d’autres soucis.

Car cette narration est au service d’une histoire fantasque et incohérente où on est censé croire que des commandos féminins parviennent à s’introduire dans les plus grands centres de reproduction de la planète sans aucun souci et sans qu’aucun service de sécurité ne réagisse ou ne soit même alerté de leurs plans. On est aussi sensé croire que des scientifiques initiés au plus grand secret alchimique laissent de côté leurs créations imparfaites sans les placer sous étroite surveillance, et que cette même création puisse mettre sur pied sa propre organisation sans que personne ne le remarque. La fin du récit enchaîne tellement d’incohérences que c’est difficile de toutes les citées.

Et ces soucis ne sont rien à côté des personnages. Ne comptez pas vous attacher à l’un d’entre eux, l’auteur s’est efforcé de les rendre tous plus antipathiques les uns que les autres. Mis à part l’héroïne principale, Marie qui est aussi lisse et transparente que l’on est en droit d’attendre de ce genre de personnage qui est destiné à se faire manipuler pendant tout le récit. Tous les autres personnages sont des abrutis complets à commencer par la mère de Marie, Élisabeth, scientifique de génie qui préfère abandonner l’une de ses créations à son sort, plantant ainsi les germes de la haine, plutôt que de la surveiller étroitement. Création qui, à l’instar des grands antagonistes des blockbusters hollywoodien, préfère expliquer tous les détails de son plan stupide plutôt que de prendre la fuite. Tous les autres personnages sont écrits de manière à illustrer le thème principal du récit, à savoir, la guerre des sexes.

Car oui le roman se veut féministe, ou se croit féministe alors même que plus de la moitié de ses personnages féminins sont des têtes à claques insupportables. Pour nous prouver que les femmes valent mieux que les hommes, plutôt que d’écrire des personnages crédibles et attachantes, l’auteur s’est évertué à rendre ses personnages masculins détestables, sans aucune nuance. On a donc droit à des scènes pitoyables où la concupiscence et la perversité des méchants mâles est porté à son paroxysme sans que cela ne s’avère pertinent. Même le premier rôle masculin, ce pauvre Marc Brunier, fait preuve de condescendance envers ses subordonnée féminines qui ont pourtant fait leurs preuves, pour un chef d’équipe ce comportement de mâle alpha mal dégrossi et pas diplomate pour un sou paraît peu crédible. Le cause des femmes mérite beaucoup mieux que ce manifeste sans âme, creux et aussi bourrin qu’un sketch de Jean-Marie Bigard.

On va finir sur un point plus discret mais qui m’a gêné au cours de ma lecture. À de nombreuses reprises l’auteur fait preuve d’un ton méprisant envers ses personnages et le monde qui les entourent. Son style se fait hautain et insultant à de nombreuses reprises, et pas uniquement lorsqu’il s’exprime par le biais de ses personnages. Certains mots, certaines expressions, traduisent un état d’esprit condescendant, au mieux, et contribuent à auréoler l’ouvrage d’une atmosphère particulièrement malsaine et nauséabonde tant il donne l’impression d’être plus une déclaration d’intention qu’un réel récit divertissant.

Voilà j’en aïs finis avec cet ouvrage duquel je ne parviens pas à sauver le moindre élément. Ce qui m’amène à penser qu’il va vraiment falloir que je sois plus sélectif dans mes lectures. En commençant peut-être à supprimer les polars ésotériques qui, bien souvent, ne sont que des passerelles pour de mauvais écrivains servant à véhiculer leurs principes nauséeux.

Résumé: Août 415 après J-C. : La ville d’Alexandrie s’assoupit dans une odeur âcre de chair brûlée. Hypatie, philosophe et mathématicienne d’exception, vient d’être massacrée dans la rue par des hommes en furie, et ses membres en lambeaux se consument dans un brasier avec l’ensemble de ses écrits.
Cet assassinat sauvage amorce un engrenage terrifiant qui, à travers les lieux et les époques, sème la mort sur son passage. Inéluctablement se relaient ceux qui, dans le sillage d’Hypatie, poursuivent son grand œuvre et visent à accomplir son dessein.
Juillet 2018 : Marie, jeune biologiste, stagiaire à la police scientifique, se trouve confrontée à une succession de meurtres effroyables, aux côtés de Marc Brunier, homme étrange et commandant de police de la  » crim  » du Quai des Orfèvres. Peu à peu, l’étudiante découvre que sa propre vie entre en résonance avec ces meurtres.

  • Broché : 624 pages
  • Dimensions du produit : 14.1 x 4.5 x 22.6 cm
  • ISBN-13 : 978-2714475435
  • Poids de l’article : 662 g
  • Éditeur : Belfond (5 octobre 2017)
  • Langue : : Français

Des ailes d’argent: La vengeance d’une femme est douce et impitoyable de Camilla Läckberg

Faye mène la belle vie à l’étranger. Sa société Revenge est plus florissante que jamais et son ex-mari infidèle se trouve derrière les barreaux. Mais juste au moment où Faye pense que tout est rentré dans l’ordre, sa petite bulle de bonheur est de nouveau menacée.

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Chronique : Camilla Lackberg agace et assomme même ses fans les plus endurcis avec une histoire de vengeance féminine et un monde dénué de toute morale.

Avec sa « Cage d’or » et ses « Ailes d’argent », Camilla Lackberg a tiré ses lecteurs presque de force hors de sa zone de confort de lecture. Elle a créé un monde sale et dégoûtant d’extraterrestres, dépourvu de toute morale, ce qui est difficile à imaginer. De plus, elle a donné vie à une héroïne qui ne peut être aimée et à laquelle personne ne peut s’identifier. Cette femme pourrait partager sa vie tordue avec une centaine d’autres vies malheureuses et maltraitées. Les Suédois – et Camilla Lackberg est suédoise, donc elle le sait mieux que quiconque – aiment envelopper leur saleté dans des rideaux blancs et propres et se cacher derrière une façade de fleurs colorées et de lumières lumineuses. Et Lackberg ? Elle a brutalement mutilé et défiguré ce monde des apparences. La série sur Faye met en scène des mensonges, des trahisons, des faux, des meurtres, des violences de toutes sortes et des scènes graphiques de films pour adultes uniquement. Il n’y a rien de beau là-dedans.

L’histoire de Faye est une telle moquerie littéraire. D’une part, c’est une histoire de vengeance féminine ultime et de sororité par-dessus tout. D’autre part, c’est l’éloge apparent d’un mensonge, de toutes les tromperies qui se cachent derrière de grandes sommes d’argent et des illusions tout aussi grandes selon lesquelles le monde est plus naïf qu’il ne l’est en réalité.

En arrivant à ce cycle, il est intéressant de supposer immédiatement qu’il s’agit d’un Lackberg complètement différent du Lackberg du cycle sur Fjallbacca. L’auteur a enlevé ses gants blancs et a raconté l’histoire comme elle le voulait, sans l’envelopper d’argent. La « Cage d’or » et les « Ailes d’argent » sont un peu comme les ténias de la série – fascinants et dramatiques, si l’on adopte leur convention exagérée dès le début. Devant le lecteur, il y a l’histoire d’une vengeance fantaisiste et compliquée. C’est aussi une histoire sur toutes les violences possibles et dégoûtantes. Sans se presser, presque moralement, jetant toutes les quelques pages de pétrole dans le feu de l’action.

Et il n’y a rien à prétendre – cela ne plaira pas à tout le monde. Je regarde avec raison la réception négative de ces romans, car un tel épisode du roman de Camilla Lackberg peut certainement surprendre. Je soupçonne que même les fans les plus convaincus se sont sentis battus. Cependant, je vous recommande d’aborder cette série avec un esprit ouvert, de vous immerger dans l’histoire et de voir quelle fin l’auteur du roman prépare pour son héroïne.

Note : 9,5/10

Broché : 305 pages Éditeur : Actes Sud (4 novembre 2020)

Les liens du sang d’Olivia Kiernan, piégé dans la toile de la haine

Moi qui n’aime rien de moins que d’être plongé au cœur de l’enquête je dois reconnaître que j’ai été comblé par ce polar, la seconde enquête du commissaire Frankie Sheehan que les éditions Hugo m’on aimablement envoyé.

L’auteure a eu la bonne idée de nous faire vivre l’enquête par les yeux de son héroïne, l’intègre Frankie Sheehan, qui par bien des aspects m’a rappelé une autre figure célèbre du monde du polar, l’Américain Harry Bosch. Comme le célèbre enquêteur de la cité des anges l’irlandaise est réfractaire à l’autorité, son métier de flic est un sacerdoce qu’elle effectue sans jamais le remettre en question, elle accorde beaucoup d’importance aux détails du crime et son œil aguerri dévoile au lecteur tous les aspects techniques de l’enquête sans que celui-ci ne soit noyé sous la masse d’informations. Pourtant cette comparaison doit être modérée, Sheehan est tout de même beaucoup plus diplomate que Bosch, j’aurais parfois aimé qu’elle rue un peu plus dans les brancards mais il ne s’agit après tout que de sa deuxième aventure, et surtout elle n’est pas un oiseau de nuit solitaire comme Bosch, elle peut compter sur une famille aimante pour l’épauler face à son quotidien violent. Un personnage équilibré, loin du cliché du personnage féminin badass sans limites tel que l’on peut en lire de plus en plus dans les polars contemporains.

C’est donc par le prisme de sa vision des choses que le lecteur va découvrir une Irlande en proie à une misère sociale qui s’est banalisé. L’intrigue prend le temps de nous montrer que malgré les années certains comportements ne changent pas. La perte du lien social place les forces de l’ordre en butte aux récriminations de la population, il n’y a qu’à voir la manière qu’ont certains suspects de s’adresser à eux, Sheehan se fait plusieurs fois insulter sans que personne ne bronche, je ne sais pas à quel point cela reflète la réalité mais ce sont des détails qui m’ont quelque peu gêné car peu plausible à mon sens. Cet aspect un trop forcé de la société irlandaise n’est pas ce qu’il y a de plus réussi dans le roman.

Heureusement l’auteure s’en sort beaucoup mieux lorsqu’il s’agit de relater une enquête. Tous les amateurs de polars reposant sur la collecte d’indices, les interrogatoires et le partage de conjectures entre collègues seront ravis. La narratrice nous fait vivre au plus près une enquête policière avec ses fausses pistes, son faisceau d’indices que chaque lecteur sera libre d’interpréter à sa guise. Malgré la complexité de l’intrigue et les différentes étapes de l’enquête que l’on suit pas à pas, jamais on ne ressent ni stagnation ni longueurs dans le récit jusqu’au dénouement. Un dénouement surprenant, qui a le mérite d’apporter un aspect plus personnel à l’intrigue tout en finissant de délivrer les dernières pièces du puzzle.

Avec ce second volume des enquêtes de Frankie Sheehan Olivia Kiernan prouve qu’elle possède tout le talent nécessaire pour captiver le lecteur en l’entraînant dans une intrigue tortueuse dont elle va dénouer les fils progressivement. Il ne lui reste plus qu’à muscler son personnage d’enquêtrice et à affiner sa description de la société irlandaise pour devenir un grand nom du polar.

Résumé: Le crime colle à la peau de la commissaire Frankie Sheehan. Mais à Clontarf, petite station balnéaire proche de Dublin, Frankie n’est pas la seule à être familière avec la mort…
Deux corps sont retrouvés dans l’église de la ville, sauvagement assassinés.
Un double meurtre qui coïncide étrangement avec la sortie de prison de Sean Hennessy, condamné dix-sept ans plus tôt pour le meurtre de ses parents alors qu’il était encore adolescent. Sean a toujours clamé son innocence ; et c’est cette version des faits qu’il entend défendre dans un documentaire télévisé en préparation.
Frankie le pressent : pour découvrir l’auteur du double meurtre de l’église, puis d’un nouvel assassinat tout aussi épouvantable, il va lui falloir comprendre ce qu’il s’est véritablement passé voilà dix-sept ans.
Et percer les mystères qui relient entre eux, par-delà les années, les cadavres de Clontarf.

  • Poche : 461 pages
  • ISBN-13 : 978-2755685329
  • Dimensions du produit : 10.9 x 2 x 17.8 cm
  • Éditeur : Hugo poche (5 novembre 2020)
  • Langue : : Français

Les oubliés de Dieu de Ludovic Lancien, Cachez ces monstres que je ne saurais voir

Ils sont mis au ban de la société depuis des siècles, leurs vies sont synonymes de persécutions et de curiosité malsaine, leurs maladies ont inspiré les légendes les plus sanglantes, ils sont ceux que nous refusons de voir, ceux que notre société normalisée et superficielle ne peut supporter la présence. Oui aujourd’hui nous allons parler des hommes et femmes atteint de maladies rares.

Un sujet connu mais qui reste suffisamment original pour construire une intrigue captivante. Les « monstres » comme ont les appelent ont donné lieu à de nombreuses œuvres marquantes telles que le film Elephant Man de David Lynch ou le plus ancien Freaks sortie durant les années 1930. Le thème des maladies orphelines reste suffisamment teinté de superstitions, d’effroi et avouons-le d’un voyeurisme malsain pour accaparer le devant de la scène le temps d’un polar savamment construit et à l’ambiance bien glauque.

C’est donc au tour de Ludovic Lancien de s’emparer de ce thème, pas de révolution à attendre dans ce polar au rythme effréné mais l’ensemble offre un spectacle suffisamment prenant pour nous captiver sur plus de 400 pages. Le style est simple, sans fioritures, le cœur du récit est ailleurs. J’aurais cependant apprécié que l’auteur insiste sur certaines descriptions, notamment lors de l’exploration de certains lieux, afin de renforcer l’ambiance glauque qui s’en dégage.

Les différents personnages qui constituent le groupe d’enquêtes profitent d’une écriture suffisamment solide pour qu’on les suivent avec plaisir dans leur enquête. Ils traînent tous leurs bagages plus ou moins lourds et leurs traumatismes incurables. Deux d’entre eux sont mis en avant, avec les traditionnelles enquêtes en parallèle qui finissent par se rejoindre, l’ensemble du groupe présente une cohésion crédible qui ne demande qu’à se renforcer.

Le rythme endiablé entraîne son lot de petites incohérences et d’invraisemblances communes à ce type de polar mais le plaisir que l’on prend à tourner les pages permet de passer outre à ces légères saillies du récit. Le gros point faible reste la conclusion et surtout le mobile des meurtres que j’ai trouvé un peu léger au vue des enjeux développé au début du roman.

Malgré cela et le style de l’auteur qui reste assez scolaire, ce polar offre une distraction captivante et a le mérite d’aborder deux thèmes originaux, la tératologie et le tourisme noir. Tous les amateurs de polars où les éléments de l’intrigue se déroulent pages après page, comme une pelote de laine, devraient y trouver leur compte.

Résumé: Un médecin généraliste est retrouvé massacré dans son cabinet aux Lilas, près de Paris. Son corps a fait l’objet d’un véritable carnage.
Très vite, l’enquête dévoile sa double vie et son intérêt morbide pour la tératologie : l’étude des ces hommes et femmes que l’on qualifie abruptement de  » monstres « .
Ceux dont l’existence même fut jadis considérée comme une preuve de celle du diable.
Ceux que le régime nazi a cherché à éradiquer à travers des campagnes d’extermination longtemps tenues secrètes.
Ceux que l’on nomme parfois les  » oubliés de Dieu « .
Chargé de l’enquête, le capitaine Gabriel Darui va recevoir un appel d’un homme qu’il s’était juré de ne jamais revoir. Un homme qui connaît ses secrets les plus troubles. Un homme qui, à l’instar du médecin assassiné, a frayé avec ce que l’humanité a de plus sombre. Un homme qui sait que toutes les leçons du passé n’ont pas été retenues et que, comme Darui va le découvrir, l’horreur se conjugue aussi au présent.

  • Poids de l’article : 270 g
  • Poche : 494 pages
  • ISBN-13 : 978-2755685305
  • Dimensions du produit : 10.9 x 2.1 x 17.8 cm
  • Éditeur : Hugo poche (5 novembre 2020)
  • Langue : : Français

Tu n’auras pas peur de Michel Moatti, thriller ou polar il faut savoir choisir son camp

Beaucoup pensent qu’écrire un thriller que l’on nomme les page-turner est une entreprise aisée mais il n’y a rien de plus faux. Il faut tout d’abord imaginer une bonne histoire, des personnages attachants, en somme des ingrédients communs à tout récit littéraire sauf qu’un auteur de thriller va devoir aussi composer avec un certain sens du rythme. Il s’agit même de l’ingrédient principal de ce genre de polar, réputé pour être addictif et captivant. Le roman dont je vais vous parler aujourd’hui se revendique de ce genre sans pour autant se conformer à ses codes.

Il me faut avant tout relever que l’auteur fait preuve d’une plume inconstante, tantôt ampoulée et pompeuse comme lors du chapitre qui nous présente l’héroïne principale, Lynn Dunsday, puis plus proche de ce que l’on attend de ce genre d’œuvre, comme nous le montre le chapitre qui nous introduit un personnage secondaire de manière plus direct et sans tentative de métaphores littéraires poussives. De manière générale l’auteur ne parviendra pas, ou alors lors de très rares fulgurances, à captiver l’attention du lecteur sur le personnage de cette jeune journaliste égoïste vibrante d’adrénaline, malgré tous les efforts qu’il déploiera au cours du récit. Sa narration se révèle beaucoup plus convaincante lorsqu’elle se focalise sur les autres personnages, plus concise et plus proche de l’idée que l’on se fait d’un thriller.

Ensuite il va falloir s’attarder sur l’intrigue et le propos de l’auteur. De mon point de vue, totalement subjectif, l’auteur s’est laissé dépasser par ce qu’il veut démontrer, la violence, le sordide et le gore exposé à la vue de tous sur internet. La première victime de cet exposé, qui ne pousse pas non plus très loin sa réflexion, c’est l’intrigue en elle-même qui souffre de longueur. L’enquête se retrouve réduite au strict minimum. On va passer rapidement sur la scène dans laquelle nos deux journalistes parviennent à pénétrer une scène de crime alors que celle-ci grouille de policiers, suspension d’incrédulité exigée. Les ultimes chapitres se rapprochent des codes du thriller pour offrir un final haletant. Sans doute la partie de l’intrigue la plus convaincante, dommage qu’elle arrive si tard.

Revenons pour finir sur cet exposé que nous déverse l’auteur tout au long des 400 pages qui constituent son thriller. J’ai parfois eu l’impression de lire une dissertation très scolaire sur les médias et leurs rapports à la violence et au gore. D’une part le discours se révèle creux, d’autre part son importance progressive phagocyte le récit et alourdit l’intrigue. On pourrait rajouter que le propos de l’auteur manque de pertinence puisqu’il délaisse un aspect majeur de son argumentation qui est le public. Si ses sites sont si consultés c’est parce qu’il y a un public qui y adhérent. Malheureusement l’auteur oublie de donner son point de vue sur ce que cela révèle de notre société, de la nature humaine et de nos mentalités et c’est un peu dommage je trouve.

Ce quatrième roman de Michel Moatti vendu comme un thriller par l’éditeur souffre d’un style inégal, pataud dans les scènes introspectives qui échouent à accorder une âme à ses personnages mais efficaces dans ses trop rares scènes d’enquêtes et d’actions, mais également d’une réflexion intéressante au demeurant mais mal amené qui persuade qu’écriteau thriller efficace et captivant n’est décidément pas à la portée de tout le monde.

Résumé: Tout commence par la remontée d’un cadavre à demi-congelé, attaché à un fauteuil d’avion immergé dans un étang de Crystal Palace, au sud de Londres. Puis on découvre le corps d’une jeune femme défigurée dans un hôtel de Bournemouth. Son visage a été découpé au cutter et emporté.

Tout commence par la remontée d’un cadavre à demi-congelé, attaché à un fauteuil d’avion immergé dans un étang de Crystal Palace, au sud de Londres. Puis on découvre le corps d’une jeune femme défigurée dans un hôtel de Bournemouth. Son visage a été découpé au cutter et emporté.
Sur les réseaux sociaux et les blogs, les indices et les rumeurs circulent, bien plus vite que les informations officielles délivrées par la police et les journaux. Un mortel jeu de piste s’organise, dirigé par un assassin sans scrupules qui reconstitue avec autant de rigueur que de férocité les scènes de crime les plus choquantes. Quelle énigme se cache derrière ces sinistres  » natures mortes  » ? Lynn Dunsday, une jeune web-reporter fragile, aux lisières du burn-out, et Trevor Sugden, un journaliste qui travaille  » à l’ancienne « , se lancent sur les traces du meurtrier, anticipant les avancées de Scotland Yard.

  • Poids de l’article : 600 g
  • ISBN-13 : 978-2357203198
  • Broché : 473 pages
  • Éditeur : HC éditions (16 février 2017)
  • Dimensions du produit : 14.8 x 3.8 x 22.1 cm
  • Langue : : Français

L’Ultime Expérience – 7 octobre 2020 de Bruce Benamran

Sylvain Guérin est un employé sans histoire à la routine millimétrée. Un matin, le JT annonce qu’un accident a eu lieu sur la route de son travail. La seule victime s’appelle Sylvain Guérin. S’agit-il d’un homonyme ? Quelques minutes plus tard, un SMS l’exhorte à ne surtout pas se rendre au bureau… Entre courses-poursuites, machination scientifique et engrenage industriel machiavélique, la vie de Sylvain repose peut-être sur un passé qui pourrait bien receler les clés de l’expérience ultime de l’humanité.

Achat : https://amzn.to/327j3PI

Chronique : Bruce Benamran nous livre ici un premier roman très abouti. Un véritable « page turner”. Ce récit est un puzzle qui se construit magnifiquement sous nos yeux au fil des pages. A chaque fin de chapitre, on ne résiste pas à l’envie de se plonger dans le suivant. Bruce Benamran a toujours su m’étonner et là on voit qu’il arrive à créer une ambiance imprégnée de tension, imbibée d’angoisse et de mystère. C’est un véritable page turner qu’il m’a été impossible de lâcher… oui, je sais, il a bien fallu à un moment donné mais prévoyez plusieurs heures voire deux jours pour vous imprégner de cette atmosphère oppressante et cette lecture addictive.

Certains peuvent lui reprocher un style simple mais c’est un premier roman de fiction et non de youtubeur dont déjà pour cela bravo et son imagination arrive à plonger le lecteur dans un climat incroyable
Les thèmes majeurs exploités ici ne sont : a mémoire, les souvenirs, les dérives médicales…
Le lecteur comme le personnage principal se posent maintes questions, toutes les questions qui entretiennent le suspense, donnent de l’intérêt à l’énigme. De questions en inconnues, on attend de comprendre ce qu’il s’est passé. Ce qui est sûr c’est que notre personnage principal n’a rien perdu de sa détermination ou devrais-je dire de sa hargne.
C’est vraiment addictif, très bien écrit, prenant, avec beaucoup de références à l’art en général, la science, l’actualité… A lire

Broché : 496 pages ISBN-13 : 978-2081395268 Dimensions du produit : 14.6 x 3.4 x 22.1 cm Éditeur : FLAMMARION (7 octobre 2020)

L’ Illusion – 28 octobre 2020 de Maxime Chattam

Ne reste alors qu’une douzaine de saisonniers au milieu de bâtiments déserts. Hugo vient à peine d’arriver, mais, déjà, quelque chose l’inquiète. Ce sentiment d’être épié, ces «visions» qui le hantent et cette disparition soudaine…

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Chronique : Très mitigée, une fois de plus, et ça fait quelque années que je n’arrive plus à retrouver le Maxime Chattam qui me faisait hurler de peur la nuit, me réveillant en plein cauchemar après l’avoir lu. Je le trouve de plus en plus, si ce n’est mou, quelque peu tiède. Il y a des phrases qui m’ont fait écarquiller les yeux de stupeur tellement je ne m’attendais pas à ce que lui, précisément, les écrives : « Un écrin d’amour » lorsque le personnage prépare un dîner pour la femme dont il commence juste à tomber amoureux (Whhhaaaaat « Un écrin d’amour » sérieusement ?!?!?!) Et la femme en question qui le regarde en lui disant « Tu n’appartiens pas au monde, c’est le monde qui t’appartient  » Non mais oh ?!?!? Plus dégoulinant tu connais ? Max steuplé !!!
Quid de l’auteur de la trilogie du mal ?
Enfin bref pendant les 3/4 du roman, j’avais l’impression d’être un louveteau, une nuit avec tous mes ptits camarades scout, autour du feu et qu’on me faisait peur avec des histoires d’araignées géantes, de portes qui grincent, de gémissements d’outre-tombe etc.
En revanche, les 100 dernières pages, soit le dénouement, est très intéressant, bien prenant et je ne m’attendais pas à ça du tout ! Donc il est là mon « mitigée » uniquement sur la fin qui est franchement très bonne et rattrape toutes le reste.