Apocalypse Transferts de Fabio m. Mitchelli | 20 juin 2019

Un jeu en ligne ultra violent et ultra réaliste…
Si réaliste que lorsque certains joueurs se déconnectent de la plate-forme, ils n’assurent pas leur retour à la réalité, et continuent de tuer…
Dans quel monde vivons-nous vraiment ? Sommes-nous les acteurs de nos vies ou n’en sommes-nous que les marionnettes ? Et dans ce cas, qui tire les fils de nos destinées ?
À l’heure des réseaux sociaux, de l’hyperconnexion, des drogues de synthèse, et de l’impression des armes à feu en 3D, l’adolescence est en passe de supplanter l’adulte et de prendre le contrôle…
Prix Dora Suarez du Polar 2013 et 2015

Chronique : Ce livre crée un tout nouveau genre Fabio m. Mitchelli a une imagination vive qu’il utilise pour créer une vision étonnante d’une humanité corrompue attaquée de l’intérieur et de l’extérieur. Apocalypse Transferts, et c’est un  » tissé  » à la manière d’Internet est merveilleusement imaginé. L’histoire, c’est de la dynamisation dès le départ. Le final est une course à couper le souffle d’une violence effroyable (réelle et imaginaire), de conspirations sauvages, de croix et de doubles croisements, et de paysages virtuels en évolution rapide. La plume est fluide avec un univers très complet d’une imagination naturelle, simple et extraordinaire. Un monde où l’apparence est au centre des normes sociales, implants, changements physiques,… tous plus ou moins délirants. Le monde virtuel est devenu le monde réel, et tout ceux qui ne sont pas raccordés sans à la marge du monde. Ce roman explore avec infiniment de cohérence nos dérives actuelles.Apocalypse Transferts  est très original, plein d’idées merveilleusement horribles et de personnages extraordinaires.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 304 pages
  • Editeur : French Pulp éditions (20 juin 2019)
  • Collection : Angoisse
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1025105801

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Dans l’antre du monstre de Karen Rose | 19 juin 2019

À vingt-trois ans, Taylor Dawson débarque à Baltimore pour réaliser son rêve : travailler en tant qu’équithérapeuthe au centre Healing Hearts et aider les enfants victimes de traumatismes. Mais Taylor est aussi en quête de sa propre histoire. Son père, le détective Clay Maynard, qu’elle n’a jamais revu depuis qu’elle était tout bébé, travaille également à Healing Hearts.
Lorsque Taylor est amenée à s’occuper de deux fillettes dont la mère a été brutalement assassinée, elle découvre Clay sous un autre jour et fait la connaissance de Ford Elkhart, dont le regard la hante.
Mais au moment où Taylor se sent enfin prête à recommencer sa vie, une terrible menace surgit de l’ombre, lui révélant le vrai visage du mal.

Chronique :Jazzie a 11 ans. En rentrant de l’école, elle retrouve sa mère morte sur le sol… et son tueur en train de fouiller dans le placard. Jazzie fait la seule chose qu’elle peut… elle se cache derrière une grande chaise et retient son souffle.

Quelques semaines plus tard, Jazzie fait partie d’un organisme qui offre des services de thérapie équestre aux enfants victimes de crimes graves. Elle n’a pas dit un seul mot depuis qu’elle a trouvé le corps de sa mère… et elle n’a jamais dit ce qu’elle sait.

Taylor Dawson est stagiaire  dans le cadre de sa carrière de psychologue. Et pendant que Taylor fait un petit lien avec Jazzie, Taylor a ses propres secrets. Elle a posé des questions sur un homme qui travaille aussi pour l’organisation. Elle revient tout juste de Californie, alors pourquoi s’enquérir d’un homme qui habite dans le Maryland ?

J’ai toujours aimé les histoires à suspense romantique de cet auteur. Celui-ci est un suspense à 95% et le reste est romantique. L’auteure a écrit un livre rempli des personnages de certains de ses livres précédents. Bien qu’il fasse partie d’une série, il sert donc très bien en tant qu’élément à part entière.

Le lecteur apprend très tôt qui est le tueur et à quel point il est monstrueux. Il décide que Jazzie doit être réduite au silence avant qu’elle ne dise ce qu’elle sait, ainsi que son thérapeute, Taylor. Le livre est plein de suspense, excitant et plein de personnages qui ont choisi de devenir une famille. Tous ont enduré et surmonté des tragédies personnelles pour en ressortir relativement normaux de l’autre côté.

De plus, les lecteurs doivent savoir d’emblée que l’identité du tueur est révélée immédiatement. Souvent, cette tactique ne fait qu’augmenter le suspense, car j’ai l’habitude de m’asseoir sur des épingles et des aiguilles en espérant pouvoir avertir les bons, mais dans ce cas, le suspense a été quelque peu atténué. Il y a cependant des situations tendues qui aident à compenser l’absence d’une accumulation de suspense.

Pourtant, l’histoire est très captivante et suscite la réflexion. Cet article semble mettre davantage l’accent sur les liens familiaux ainsi que sur l’établissement et le développement de relations qui peuvent avoir semblé être une cause perdue, que sur les éléments criminels. Cependant, l’accent mis sur la famille a donné à l’histoire une dimension émotionnelle qui n’est pas si courante dans les romans d’amour à suspense. La fin est satisfaisante, et j’ai aimé la façon dont l’avenir se présente pour Taylor.

Note : 9/10

 

  • Broché: 496 pages
  • Editeur : HarperCollins (19 juin 2019)
  • Collection : HarperCollins
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1033903765

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Aux portes de la mémoire de Felicia Yap | 13 février 2019

Claire Evans vit dans un monde où la mémoire à long terme est une utopie. En sortant de l’adolescence, hommes et femmes découvrent à quelle catégorie ils appartiennent. Les chanceux font partie des Duos, capables de se souvenir des dernières 48 heures de leur vie. La mémoire des Monos, comme celle de Claire, se limite à la journée de la veille. Chaque soir, tous consignent religieusement leurs souvenirs sous peine d’oublier qui ils sont. Qui ils aiment. Ce qu’ils ont fait. Ou ce qu’on leur a fait.
Ainsi, le jour où un policier annonce à Claire que son mari aurait assassiné sa maîtresse deux jours auparavant, c’est le trou noir. Que s’est-il réellement passé ? Pour Claire, le compte à rebours a déjà commencé.

Chronique : Quel livre unique et totalement original ! « Aux portes de la mémoire  » de Felicia Yap m’a fait saisir dès le début par un mystère du crime de type dystopique/science-fiction qui se déroule de nos jours. L’histoire met en vedette deux types de personnes – des  » monos  » qui ne se souviennent que d’hier et des  » duos  » qui se souviennent d’hier et d’avant-hier. Grâce à la capacité de rechercher des mots et des événements spécifiques dans leurs idiomes, ils sont capables de se souvenir de ce qui s’est réellement passé un jour donné. Lorsque Claire Evans découvre que la maîtresse de son mari a été retrouvée dans la rivière Cam et qu’on croit qu’il l’a tuée il y a deux jours, elle ne se souvient plus de ce qu’il a fait ce jour-là parce qu’elle ne se rappelle qu’hier. Elle se fie à son journal pour lui dire où elle est allée, qui elle aime et ce qu’elle a fait. Mais peut-elle croire ce qui est écrit, ce que dit la police et peut-elle faire confiance à son mari infidèle ?
Ce livre a besoin que vous suspendiez l’incrédulité pour pouvoir en profiter pleinement, indépendamment de l’invraisemblance de tout cela. C’était vraiment une lecture agréable pour moi et j’ai particulièrement aimé le twist à la fin et la façon dont nous étions au courant des différents points de vue concernant le même événement. J’ai trouvé cette histoire agréable à lire et, avec l’allusion alléchante d’un autre livre que j’ai hâte de lire, j’ai hâte d’en lire davantage de cet auteur, c’est une voix nouvelle et fraîche dans un marché déjà inondé de thrillers, mais elle se distingue par son approche différente et ses prémisses uniques. Bien écrite, elle séduit le lecteur avec son intrigue et son suspense traditionnel et je la recommanderais volontiers aux lecteurs de thrillers/psychologiques à la recherche de quelque chose de tout aussi différent.

Note : 9/10

 

  • Poche: 400 pages
  • Editeur : HarperCollins (13 février 2019)
  • Collection : HarperCollins Poche
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1033903246

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Ristretto de Bertrand PUARD | 6 juin 2019

Trois meurtres sont commis en trois endroits du monde et sans mobile apparent. Un seul dénominateur commun : sur les lieux du crime, on retrouve une cerise d’un café arabica extrêmement rare, et sur laquelle est dessinée une esperluette rouge sang.
Il y a quelques mois encore, Clara était déontologue à la Premium, un groupe influent dans la finance internationale. Depuis sa démission, elle vit avec son fils, retirée à la campagne. Jusqu’au jour où elle-même est destinataire de la funeste cerise de café.
Entre plantations de caféiers et salles des marchés, la jeune femme devra lutter pour sa survie, en affrontant tout autant ses propres démons que les forces sombres qui la traquent sans relâche.

Chronique : Ristretto », autrement dit « café serré » en français, est le dernier polar de Bertrand Puard, un auteur et scénariste prolifique et éclectique depuis plus de 20 ans qui précisément, carbure beaucoup au café, notamment quand il est en phase d’écriture.Un thriller sous fond de finance et de voyages.Une femme se retrouve dans la tourmente le jour où elle reçoit un message. Un message déjà reçu par d’autres individus que l’on a retrouvé mort, assassiné. La survie commence contre une menace qui n’a pas encore révélé son potentiel et son visage. L histoire est particulièrement bien ficelée, pleine de suspense et de rebondissements, dans un style efficace et sobre.
En parallèle de l’enquête classique c’est Clara, ex déontologue de la Premium qui va chercher la vérité, aux quatre coins du monde.
L’écriture est agréable et les clins d’oeil à des personnes bien connues du monde politique vous ferons sourire. Un bon roman qui ce lit avec un bon café.

Note : 9/10

 

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (6 juin 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2265118036
  • ISBN-13: 978-2265118034

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La Villa de verre de Cynthia SWANSON | 6 juin 2019

Même dans une maison de verre, se dissimulent de nombreux secrets… Un suspense familial sombre et retors.

Chronique : Un roman magnifiquement écrit et délicieusement détaillé qui s’effiloche lentement. Il n’y a pas beaucoup d’action, c’est plutôt une étude du caractère de certaines des personnes les plus intéressantes dont j’ai entendu parler récemment. Parfois les livres sont écrits d’une manière que vous pouvez vous imaginer avec les personnages, parfois ils ne le sont pas. Je suis heureux de dire que c’est le premier. Je sentais ce qu’ils ressentaient. Après avoir lu le texte, j’étais nerveux à l’idée de garder une trace des trois personnages qui nous donnent leur point de vue, mais ils ont tous leur propre voix et c’est très facile à suivre.

Le livre s’ouvre lorsque Paul Glass apprend que son frère, Henry, s’est apparemment suicidé et que sa femme Silja a disparu. Paul, son épouse Angie et leur jeune fils voyagent pour s’occuper des arrangements funéraires et s’occuper de l’adolescente Ruby, la fille de Henry et Silja. Ils apprennent peu après leur arrivée que la police soupçonne que la mort d’Henry n’était pas un suicide et que Silja n’a toujours pas été retrouvée. Ruby ne communique pas, n’a pas d’amis et reste seule.

Des chapitres alternatifs racontent l’histoire de Silja à l’aide de flashbacks à partir du début des années 1940, lorsqu’elle rencontre Henry pour la première fois, et suivent sa vie jusqu’au moment de sa mort au début des années 1960. Je ne peux pas en dire plus sur l’intrigue sans spoilers, mais il suffit de dire qu’il y a beaucoup de secrets, de relations désordonnées, et de dynamiques étranges. Le fait que le roman se déroule pendant ces périodes a parfaitement fonctionné pour l’histoire et les détails de l’époque étaient parfaits.

Ce n’est pas un thriller rapide mais  les fans de contes sombres, pleins de suspense et de personnages y trouveront leurs plaisir . Il n’y a pas d’astuce pour accrocher le lecteur, juste un bon vieux récit à l’ancienne.

Note : 9/10

 

  • Broché: 408 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (6 juin 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2258161363

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Dernière chance pour Alex Cross de James Patterson | 5 juin 2019

Alex Cross est habitué aux affaires criminelles les plus complexes et les plus atroces, mais aucune d’elles n’aurait pu le préparer à trouver un jour, devant sa porte, une collègue chargée d’une terrible nouvelle. La famille d’Alex Cross a été kidnappée par un psychopathe du nom de Thierry Mulch, qui menace de la supprimer. Fou de rage, malade d’inquiétude, Cross ferait tout pour sauver les siens – Bree, Nana Mama et ses merveilleux enfants. Mais Mulch se moque de l’argent et plus encore de la pitié ; il a voué son existence à l’étude de la psychologie du criminel parfait. En volant au secours de sa famille, Cross découvre enfin la sinistre vérité : Thierry Mulch ne souhaite pas devenir un criminel parfait, il veut en fabriquer un. Et il a choisi Alex Cross comme cobaye pour son expérience perverse de confrontation du bien et du mal.

Chronique :  Sa série mettant en vedette le détective Alex Cross est certainement l’une de mes préférées, en partie, je pense, parce qu’il écrit ces livres tout seul plutôt qu’en « métayage » avec des coscénaristes ayant plus ou moins de succès.

Cette cote vient aussi après avoir lu le livre précédent de la série et après avoir été très ennuyé par celui-ci. C’était une bonne chose, mais comme je l’ai dit à l’époque, la fin empestait tellement la promotion que j’ai failli jurer, par principe, de ne pas lire la suite.

La vérité, c’est que je suis content de l’avoir fait. À la fin de du tome 21 de la série, Cross avait perdu toute sa famille à cause d’enlèvements par un tueur dément. Ce scénario se poursuit ici alors qu’il travaille sans relâche pour les trouver (nous l’espérons vivant) ; et comme on pouvait s’y attendre, la tension devient chaude et lourde. En fait, si j’ai une plainte à formuler, c’est que le drame « dépasse » la limite de l’excessif – mais même cela n’a pas vraiment fait disparaître cette excitation ininterrompue au bord du siège.

Cross est harcelé et torturé mentalement par quelqu’un qui a clairement une tendance psychotique ; au début, alors que deux corps mutilés qui sont présumés être la femme de Cross Bree et son fils Damion, Cross est tellement dévasté émotionnellement qu’il est à peine capable de fonctionner. Mais il doit fonctionner s’il a la moindre chance d’attraper le tueur diabolique et de retrouver sa précieuse Nana Mama et le reste de ses enfants vivants.

Pour être juste, il y a plus que quelques « trous » dans l’histoire – des failles dans la procédure policière à la façon dont le tueur réussit à tout accomplir avec le temps et les circonstances, en passant par le gaspillage de trop d’espace pour répéter. Pourtant, l’action avance vite, surtout grâce à la façon de Patterson avec les mots. Bien que je ne sois pas une personne ayant un trouble obsessionnel-compulsif, j’admets qu’arrêter de lire ailleurs qu’au début d’un nouveau chapitre lorsque la vie s’en mêle me rend fou ; les chapitres courts me permettent d’éviter facilement ce trouble mental. Et comme j’ai toujours critiqué ce que je considère comme un manque à gagner pour les lecteurs en remplissant jusqu’à 20 % du nombre de pages annoncées avec des exemples de chapitres d’autres livres, je note que les pages consacrées aux prévisualisations sont beaucoup moins nombreuses ici.

Je tiens également à souligner que ce livre, bien qu’il puisse se suffire à lui-même, se veut le deuxième d’une série de deux livres en deux parties. Pour en avoir le plus pour votre argent, je vous suggère donc de lire le précédent avant de vous attaquer à celui-ci. Je ne pense pas que vous serez déçu.

Note : 9/10

 

  • Broché: 372 pages
  • Editeur : Jean-Claude Lattès (5 juin 2019)
  • Collection : THRILLERS
  • ISBN-10: 2709661454

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Fantômes de papier de Julia HEABERLIN| 16 mai 2019

Depuis des années, elle ne pense qu’à ça. Elle avait douze ans lorsque sa grande soeur a disparu. Pour elle, ça ne fait pas de doute : Rachel a été enlevée, puis assassinée. Grâce à une photo retrouvée sous l’escalier du grenier familial, elle connaît même le coupable : Carl Feldman, un photographe aussi célèbre pour ses clichés que pour les accusations de meurtre dont il est ressorti blanchi. Aujourd’hui sénile, Carl Feldman vit dans un établissement adapté. Mais l’heure de la vengeance a bientôt sonné : la jeune femme est prête à tout pour le forcer à recouvrer la mémoire et faire éclater la vérité. Même à prendre l’identité de sa fi lle illégitime et à entraîner l’homme qui l’a privée de sa soeur dans un road-trip texan sur les traces d’affaires de disparition non résolues. Mais de la jeune femme sans nom au plan millimétré et du vieil homme à la mémoire peut-être pas si morcelée, qui est le plus dangereux ?

Chronique : Une femme croit que l’ancien photographe Carl Louis Feldman est coupable. De meurtre, y compris le meurtre de sa soeur Rachel. Il a été acquitté pour le meurtre d’autres jeunes femmes dont il était accusé et il vit maintenant dans un foyer de soins pour personnes atteintes de démence. Pourtant, rien de tout cela n’a d’importance pour cette jeune femme, car elle sait que Carl est responsable et elle est déterminée à le prouver afin qu’elle puisse enfin découvrir ce qui est arrivé à sa sœur, douze ans plus tard. Comment, demandez-vous ? C’est très simple en fait. Elle prévoit de l’emmener faire un tour. Un tour en voiture, bien sûr. Partout dans l’État du Texas, visitant les lieux de ses crimes présumés, utilisant les photos qu’il a prises pour, espérons-le, rafraîchir sa « mémoire ». Cette fille se fait passer pour sa fille pour le sortir de sa maison de retraite et voilà, ça marche ! Peux-tu dire « Yee haw ?! » Ça me semble vague, et pour être franc, c’est un peu dangereux. Je ne monterais pas volontairement dans une voiture avec un meurtrier présumé, mais c’est juste moi. Et toi qui croyais que je riais devant le danger…

Ce qui commence comme un cauchemar, se transforme lentement en quelque chose d’autre. L’esprit de Carl est-il vraiment criblé de démence ? Ou peut-être joue-t-il son nouvel « ami » comme un violon ? Des questions, des questions. J’avais l’esprit en ébullition. Carl Louis Feldman est-il vraiment ce qu’il semble être ? Quelle que soit la façon dont vous la découpez, Carl est un homme intrigant. De toutes les conditions qu’il met en place, aux choses qu’il voit et entend – ses pensées me faisaient souvent sourire et me faisaient rire à haute voix. Quant à la femme ? Elle est intéressante, excentrique et très déterminée. Elle veut que quelqu’un paie et elle pense que quelqu’un est Carl. Elle a planifié toutes les éventualités et a pris les précautions nécessaires. Est-ce suffisant ?

Ni l’un ni l’autre de nos personnages principaux ne sont des narrateurs fiables puisqu’il faut se demander s’ils sont toujours sains d’esprit. En voyageant dans l’état du Texas, je me suis souvent demandé si Carl était vraiment atteint de démence, parfois il semblait extrêmement lucide. Il y a beaucoup de suspense, je n’avais aucune idée si Carl était coupable ou non, bien que les preuves semblaient suggérer sa culpabilité. Il y avait aussi de l’humour, avec la situation elle-même, avec les exigences de Carl et les fantômes qui semblent l’accompagner. On nous emmène même sur le site des Davidisns et des marquages des morts. Une installation si unique, quoique étrange, et que j’ai trouvé bien faite.

« Paper Ghosts » de Julia Heaberlin est un roman qui m’a fait battre sauvagement le cœur et prendre mon souffle dans la gorge. C’était une balade folle, intéressante, sauvage et j’ai apprécié chaque seconde.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 432 pages
  • Editeur : Presses de la Cité (16 mai 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2258153131

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