BRASIER NOIR de Greg Iles / actes sud

Résumé: Ancien procureur devenu maire de Natchez, Mississippi, sa ville natale, Penn Cage a appris tout ce qu’il sait de l’honneur et du devoir de son père, le Dr Tom Cage. Mais aujourd’hui, le médecin de famille respecté de tous et pilier de sa com­munauté est accusé du meurtre de Viola Turner, l’infirmière noire avec laquelle il travaillait dans les années 1960. Penn est déterminé à sauver son père, mais Tom invoque obstinément le secret professionnel et refuse de se défendre. Son fils n’a alors d’autre choix que d’aller fouiller dans le passé du méde­cin. Lorsqu’il comprend que celui-ci a eu maille à partir avec les Aigles Bicéphales, un groupuscule raciste et ultra-violent issu du Ku Klux Klan, Penn est confronté au plus grand di­lemme de sa vie : choisir entre la loyauté envers son père et la poursuite de la vérité.

Chronique : L’Histoire de l’humanité s’écrit en lettres de sang et les romanciers ont justement pour mission de mettre en lumière cette violence que chaque homme porte en lui. Certains des plus sanglants chapitres de cette histoire ont déjà été maintes fois porté à notre connaissance, d’autres reste encore à écrire. Les auteurs qui se penchent sur ces épisodes historiques nous livrent ainsi des récits sidérants mais aussi fascinants par ce qu’ils révèlent sur la nature humaine. L’ouvrage dont je vais parler aujourd’hui rentre tout à fait dans cette catégorie.

L’auteur, Greg Iles, s’attaque donc à l’épineux problème du racisme dans le sud des États-Unis. L’auteur s’est énormément documenté sur cette période pour le moins emplie de haine. Son récit dense et néanmoins passionnant renvoie l’Amérique à son héritage haineux et à la question raciale toujours irrésolue plus de quarante ans après la fin de la ségrégation.

Malgré la pléthore de personnages et un récit qui s’étale sur quatre décennies, l’auteur parvient à conserver une clarté dans sa narration. On sait qui est qui et quelle est la place de chacun dans le récit. Et au vu de la complexité de l’intrigue c’est une qualité qui mérite d’être relevé.

Évidemment avec plus de mille pages au compteur l’auteur n’échappe pas à quelques longueurs mais globalement le rythme est soutenu et chaque chapitre fait progresser l’histoire.

La fin, quant à elle, se révèle peut-être un peu trop classique. On a droit au sempiternel face à face entre les héros et les criminels, qui vont commettre l’erreur de tous les criminels arrogants, parler trop longtemps avec leurs prisonniers, alors qu’ils auraient pu s’en tirer sans être inquieté. Hormis ce point noir l’ouvrage est d’une qualité et d’une densité rare et captive le lecteur en quelques pages à peine.

Ce premier tome de la trilogie tient toutes ses promesses et annonce le meilleur pour la suite. Une saga qui rappelle les plus belles heures de la saga millénium.

Note : 9/10

  • Broché : 1056 pages
  • Editeur : Actes Sud (2 mai 2018)
  • Collection : Actes Noirs
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2330103328
  • ISBN-13 : 978-2330103323

Trop de morts au pays des merveilles de Morgan Audic

Résumé: Depuis trois ans Alice, la femme de Christian Andersen, avocat au barreau de Paris, a disparu. Et depuis trois ans, les gens qui l’entourent se posent la même question : Andersen a-t-il tué sa femme ? Andersen rendu amnésique par un grave accident quelques jours après qu’Alice a disparu et qui cherche en vain à retrouver la mémoire. Andersen qui reçoit des sms énigmatiques, en forme de questions cryptées. Andersen, le mari inconsolable qui emploie un détective pour retrouver sa femme, si belle, si blonde, si étrangement semblable aux victimes du désormais célèbre Marionnettiste, le tueur aux rituels macabres que la brigade criminelle traque en vain depuis des mois et qui tue, justement, à nouveau. De quoi remettre en selle l’ex-lieutenant Diane Kellerman, révoquée pour violence et prête à péter de nouveau les plombs.

Chronique : J’avais chroniqué il y a quelques mois le second roman de Morgan Audic, ayant gardé un excellent souvenir de ma lecture l’auteur a tout simplement rejoint la liste des auteurs dont je surveille les nouvelles parutions. Cependant son premier ouvrage m’était encore inconnu, il était temps de combler cette lacune.

Avec son écriture rythmée et son héros persuadé qu’il n’a plus rien à perdre on retrouve les ingrédients qui vont faire le succès des polars de Morgan Audic. On ne s’ennuie jamais au cours de la lecture mêlant quête personnelle, amnésie, tueurs en série, enquête policière et personne disparue. Surtout que ces éléments ne concernent qu’une partie des thèmes brassés par l’auteur. Une multitude de sujets qui force l’auteur à survolé certains d’entre eux sans les approfondir. Le rythme effréné de l’intrigue n’invite pas à la réflexion et passe à côté d’un certain potentiel psychologique qui aurait mérité d’être développé. À l’image du lapin blanc de Lewis Caroll qui ne s’arrête jamais, le récit est toujours en mouvement.

Pour ce premier ouvrage l’auteur a voulu se montrer ambitieux avec une intrigue complexe, avec une trame temporelle allongée, et qui rappellera à certains l’intrigue de « Ne le dis à personne » d’Harlan Coben dont Guillaume Canet avait tiré un film en 2006. L’auteur tente d’apporter sa patte personnelle à travers la référence appuyée à Lewis Caroll et son ouvrage phare « Alice aux pays des merveilles » mais l’ensemble reste superflu et ne sert pas vraiment le récit mis à part dans une scène d’hallucination plutôt bien trouvée même si l’auteur en profite pour divulguer des révélations de manière trop évidente.

En ce qui concerne les personnages, l’auteur s’en sort mieux en décrivant un mari au bord du désespoir que lorsqu’il cherche à écrire une femme flic en rupture de ban. En effet Diane est en personnage beaucoup trop dans l’excès et qui s’inscrit dans la triste lignée des personnages féminins écrits de manière badass juste pour être badass. La révélation sur son passé arrive trop tardivement pour pouvoir lui donner une quelconque profondeur.

Une fin qui apporte beaucoup de réponses mais n’évite pas les incohérences inhérentes à ce genre d’histoire avec pléthores de personnages et une temporalité assez longue.

Un premier roman honnête, plein d’action et de suspens, mais dont les failles sont très vite apparentes. Failles, qu’heureusement, l’auteur a su combler avec son deuxième roman beaucoup plus maîtrisé.

Note: 6/10

  • Broché : 357 pages
  • Editeur : Editions du Rouergue (6 avril 2016)
  • Collection : Rouergue noir
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2812610409

Sur un mauvais adieu de Michael Connelly

Résumé : À présent inspecteur de réserve au San Fernando Police Department, Harry Bosch est un jour contacté par un magnat de l’industrie aéronautique qui, sentant sa mort approcher, souhaite savoir s’il a un héritier. Dans sa jeunesse, le vieil homme a dû quitter sa petite amie sous la pression de sa famille. Aurait-elle eu un enfant de lui ? Cette question n’étant pas du goût du conseil d’administration avide de se partager le gâteau, Bosch est vite menacé. Pour corser le tout, ses collègues du commissariat ne parviennent pas à mettre la main sur un violeur en série particulièrement redoutable…

Chronique: Depuis plus de vingt-cinq ans Michael Connelly est l’un des maîtres du polar américain avec son personnage de Harry Bosch. Après vingt-deux volumes consacrés à ce héros emblématique du monde du polar, la formule de Connelly est rodée, et ce tome ne change absolument rien à la donne.

J’ai toujours été happé par le style procédural de Connelly, j’aime sa manière obsessionnelle de détailler les différentes étapes d’une enquête. J’apprécie également sa manière de nous présenter Los Angeles et sa région à la manière d’un guide de voyage glauque. Sous sa plume à la précision chirurgicale c’est toute l’ étendue et l’histoire de la cité des anges qu’il ausculte. Les incisions qu’il pratique mettent à nu les dérives et les pages sombres de l’histoire de la ville. Un style dépourvu de romantisme ou de lyrisme et c’est là le principal reproche que l’on fait à l’auteur. Pourtant ce style s’accorde parfaitement à la mégalopole californienne , sa géographie tentaculaire et son taux de criminalité effrayant.

Ce n’est pas une mais deux enquêtes auquel nous avons droit dans ce tome. L’auteur prend le risque que l’une des enquête empiète sur l’autre. Ce n’est pas le cas ici, Connelly parvient à maintenir un équilibre entre l’enquête sur le violeur en série et la quête d’un héritier potentiel. Cependant j’ai trouvé que la recherche privée de Bosch était un peu trop facile. Les pistes se déroulent sous les pieds de notre enquêteur chevronné un peu trop aisément à mon avis vu les maigres indices dont ils disposent à la base. Notamment le passage sur le chicano wall qui m’a fait lever les yeux au ciel tant les indices tombent sous les yeux de Bosch trop facilement. C’est d’autant plus dommage que c’est cette enquête qui recelait le plus de potentiel au départ. Connelly remonte un peu le niveau à la fin avec un twist scénaristique que personnellement je n’avais pas vu venir.

La seconde enquête est plus classique. On retrouve l’aspect minutieux et procédural de Bosch. Tout lecteur assidu des enquêtes du plus actif des retraités du LAPD pourra deviner assez rapidement l’identité du coupable, ou tout du moins son statut social car Connelly n’a pas dévié de sa formule gagnante en ce qui concerne l’identité des coupables. Une formule répétitive mais toujours aussi plaisante et réconfortante pour les lecteurs qui recherchent une lecture distrayante.

À noter que l’auteur apporte une touche d’émotion à son récit à travers des anecdotes véridiques sur la guerre du Vietnam. Anecdotes émouvantes pour l’une tandis que la suivante nous rappelle à quel point la guerre peut marquer un homme.

Avec cette énième enquête d’Harry Bosch, Michael Connelly n’a plus à rien à prouver en ce qui concerne ses talents de conteur de crimes mais il serait peut-être bon d’insuffler un peu d’originalité dans l’univers très uniforme de Bosch.

Note: 7/10

  • Broché : 450 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (28 mars 2018)
  • Collection : Harry Bosch (22)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2702156525

Puzzle de Brest de Yann Le Rest et Pascale Tamalet | 11 mars 2020

Un vent de panique s’empare de l’aquarium d’Océanopolis à Brest quand on découvre des restes humains en suspension dans un bassin
Chronique : Nous sommes ici face à livre qui dès les premières pages nous entraine dans une superbe roman. Plus on tourne les pages, et plus on se rend compte que l’on est dans une autre dimension. L’histoire raconte comment le capitaine Hadrien Fox, qui commande le commissariat du port, tient une piste intéressante quand il apprend la disparition récente de deux membres de l’équipage du Sea Paradise, un paquebot de croisière retenu à Brest par une avarie. D’autant plus qu’un clochard affirme avoir vu des hommes en combinaison noire porter deux sacs assez grands pour contenir des macchabées près du bureau des Affaires maritimesImmédiatement happé par les premières pages, le lecteur est plongé aux côtés des protagonistesLa construction du roman est parfaite, les points positifs sont nombreux, c’est un sans-faute concernant le scénario. Pour ce qui est de l’écriture, il n’y a aucune lourdeur, le style reste simple, rythmé et efficace. Aucun de ses personnages n’est stéréotypé, chacun a ses ambiguïtés, là aussi le travail est époustouflantQuant aux décors et aux descriptions, on n’est pas déçu. On visualise les scènesMais ce n’est pas tout, impossible de révéler un des gros rebondissements de l’histoire, mais il nous fait basculer dans une autre dimension, tel un triller paranoïaque, il nous fait vibrer et nous questionner encore plusLe livre est un vrai turn-over, on le dévore d’une traite, pour assécher cette soif de savoir qui nous conduit vers la fin.`Les points négatifs, il y en a un petit; si l’on devine rapidement l’élément-clé qui explique tout, cela gâchera un peu le plaisir. Néanmoins, la mise en place de l’intrigue est tellement parfaite et bien ficelée qu’à la fin, même si vous veniez à deviner il y a toujours les explications des différents indices semés tout au long du Roman, et que l’on avait manqué. J’ai été époustouflée par ce travail de recherche de Yann Le Rest et Pascale Tamalet. J’ai été conquit par leurs imagination débordante et capacité à conduire un récit haletant plein de rebondissements. Un super roman à lire, où on ne s’ennuie jamais.

Note : 9,5/10

  • Broché : 240 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (11 mars 2020)
  • Collection : Cal-Lévy-Territoires
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2702167403

41t5XRl+GLL._SX316_BO1,204,203,200_

Sueurs froides de Nadia Coste

Résumé : Des ricanements dans les conduits d’aération, des empreintes de mains ensanglantées, des objets qui changent de place… Les jeunes hockeyeurs en son persuadés : la patinoire de Greilles est hantée par le fantôme de Thomas Grimbert, mort sur la glace 30 ans plus tôt.
Moins superstitieux, plus concentrés, les patineurs artistiques décrochent la place très convoitée de l’ouverture au gala du club. La rivalité coutumière entre les athlètes s’accentue : coups bas, insultes, intimidations… Et lorsqu’un lycéen est retrouvé pendu dans les vestiaires, les accusations se multiplient. Suicide ? Règlement de compte ? Et si Thomas était de retour pour se venger ?

Chronique : Sueurs froides se révèle être un récit prenant impossible à lâcher. C’est un savant mélange entre fantastique, slasher et thriller le tout sur fond de compétition sportive qui exacerbe les tensions.

Le récit repose énormément sur les dialogues et ceux-ci sonnent juste. L’auteur est parvenu à retranscrire les états d’âme des adolescents sans verser dans le ridicule. La plupart des personnages nous sont présentés avec une psychologie solide et des caractères bien affirmés. Il n’y a que le personnage de Maureen qui, avec sa psychologie grossière, fait un peu tâche parmi ce groupe d’adolescents.

L’intrigue s’avère palpitante et, même si n’importe quel lecteur averti devinera rapidement les dessous du mystère entourant cette patinoire maudite, celle-ci réserve tout de même un petit retournement que personnellement je n’avais pas vu venir.

La thématique de l’homosexualité et de l’homophobie abordée de manière intelligente apporte un surcroît d’intérêt à l’ouvrage. Alors que l’histoire principale s’achève de manière douce-amère les parcours psychologiques de Hugo et Antoine est convaincant. En outre cela permet de mettre en avant l’épineux problème de l’homosexualité dans les milieux sportifs.

Un roman que tous les jeunes amateurs de mystères et d’enquêtes sanglantes pourront dévorer d’une traite.

Note : 7/10

Éditeur Gulf stream éditeur
Date de publication 19 mars 2020
Langue Français
Longueur du livre 304
ISBN-10 2354887817

Représailles de Florian Eglin | 20 mars 2020

Une route corse la nuit, non loin du désert des Agriates. Telle une bête en maraude, un SUV prend en chasse une famille suisse. Leurs deux petites filles endormies à l’arrière, Tom et Adèle hésitent : continuer cette course-poursuite insensée, au risque de finir dans le décor, ou s’arrêter et faire face à ceux qui les traquent ? Cette décision marquera le point de départ d’une inexorable descente aux enfers au cours de laquelle il faudra affronter bien des monstres. Ou les apprivoiser…

Achat : https://amzn.to/3d8oVw9

Chronique : On sait que l’on a lu un grand roman lorsque, une fois refermé celui-ci vous hante encore pour les images qu’il a imprimée dans votre imaginaire ou bien pour les réflexions qu’il soulève. Et bien avec Représailles c’est les deux, signe que l’on tient un roman excellent.

Ce livre traite de la violence. Il en fait son thème central et brode autour une tragédie moderne qui le laissera pas indemne l’île de beauté. Il n’est donc pas à mettre entre toutes les mains.

La violence donc. Une violence larvée tout d’abord dans le premier acte de ce roman noir sans concessions. Les mots choisis par l’auteur ne laissent pas de place au doute, on va avoir droit à une explosion de violence mais pas par où on l’attendrait. Tom le personnage principal nous est présenté dans les toutes premières pages comme un père de famille aimant, un mari attentionné, un romancier suisse. Un homme équilibré et responsable à tout point de vue. Pourtant il recèle en lui une part d’ombre qui ne demande qu’à ressurgir. Alors que la violence de ses adversaires et une violence extériorisée, exprimé de vive voix, la sienne est plus sourde mais aussi infiniment plus dangereuse. Tom a su canaliser cette source de violence qui sommeille en lui pour en faire une muse créatrice qui lui a permis de se construire en tant qu’homme. À l’inverse la violence de ses trois mastodontes qui se dressent face à lui est une violence stérile qui porte en elle les germes de leurs propres destructions.

Voilà pour le premier acte. Une fois le premier déferlement de violence passé, dans un habile paragraphe fait d’une seule phrase qui éclipse l’affrontement en lui-même pour se concentrer sur le ressenti de Tom, le deuxième acte se concentre sur les réactions en chaînes. C’est la partie du roman qui va le plus se teinter de la couleur polar alors que de nouveaux protagonistes entrent en scène. Aussi intéressants soient-ils, et quels que soit le côté de la barrière de la loi derrière laquelle ils se situent, les réactions de Tom et Adèle sont plus intéressantes à lire. Bien que s’aimant et étant une famille unit le couple se retrouve incapable de gérer le traumatisme laissé par leur nuit en enfer. Malgré les citations littéraires de Tom gravé dans sa chair, qui sont autant un hommage aux livres qui l’ont marqué qu’une ancre qui l’empêche de sombrer, malgré sa force insoupçonnée qui lui a permis de sauver sa famille d’un sort atroce, Tom ne peut empêcher sa vie de partir en fumé, survivant brisé par une nuit fatidique.

Le troisième acte est celui de la résolution, celui où la boucle doit se boucler coûte que coûte. La violence suit les personnages tel un feu de brousse implacable. Créant des étincelles qui se posent sur tous les protagonistes, les embrasants tel des buissons rendus cassants par la sécheresse, les consumants sans leur laisser le temps de respirer ou bien les impregrants d’une braise de violence qui ne s’éteindra plus jamais.

Comme je l’ai dit en introduction une fois refermé ce livre vous interroge sur la violence mais aussi sur la manière dont elle se transmet de génération en génération faisant apparaître crûment l’échec de Tom à protéger réellement ses deux enfants.

Un roman qui ne vous laissera pas indifférent, si vous avez le courage de l’ouvrir.

Note : 9/10

 

  • Broché : 400 pages
  • Editeur : La baconnière; Édition : 1 (20 mars 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2889600211

41yxgeq6a1l1609763695.jpg

 

 

Sous le soleil éternel de Finlande de Antti TUOMAINEN |5 Mars 2020

Jan Nyman, détective spécialisé dans les opérations secrètes, est envoyé dans une station balnéaire endormie pour enquêter sur une affaire mystérieuse : la victime a été retrouvée assassinée dans la cuisine d’une ancienne villa, un mixeur posé près du cadavre.

Achat : https://amzn.to/3d2CKwd

Chronique : Sous le soleil éternel de Finlande n’est pas seulement un roman policier, c’est un roman plein d’esprit, humoristique et sombre, qui crée une forte dépendance et qui ne peut être rejeté. Lorsque Jan Nyman, l’as de la police centrale nationale, est envoyé dans une ville côtière endormie pour enquêter sur une mort mystérieuse, ce pourrait être son affaire la plus intrigante. Nyman arrive dans la ville dominée par un étrange village de vacances – la « plage la plus chaude de Finlande ». Le suspect – Olivia Koski, qui n’est que récemment retournée dans son ancienne ville natale. La mission – découvrir ce qui s’est passé, par tous les moyens nécessaires.
J’ai adoré ce livre (et l’auteur), les histoires d’Antti, même si elles sont sombres, sont tellement divertissantes qu’on finit par les parcourir, en tournant les pages de façon addictive et en perdant beaucoup la notion du temps. Les personnages sont toujours si uniques et différents et j’ai adoré la façon dont, au début de l’histoire, j’avais en tête les cambrioleurs de « Maman j’ai raté l’avion » lorsque la scène de la cuisine se déroulait. Il n’y a personne que l’on n’aime pas et même si l’histoire est basée sur l’humour et la langue de bois, l’auteur couvre toujours les émotions avec sympathie et on se retrouve avec un ensemble qui dépasse de loin tout simple roman policier.

Un mystère à résoudre donc, mais pas tout à fait pour le lecteur puisque nous savons à peu près ce qui s’est passé dès le départ. Mais les personnages de cette histoire sont tous si incroyablement imprévisibles, qu’il n’y a aucun moyen de savoir ce qu’ils vont faire ensuite ou même si leurs actions seront couronnées de succès. C’est la moitié du plaisir. Mais il y a aussi un aspect plus sérieux à l’histoire. Celle des habitants de cette communauté endormie, avec leurs ambitions et leurs rêves d’une vie meilleure, qui saisissent désespérément les occasions de changer les choses. Merveilleusement bizarre, fabuleusement drôle et extrêmement divertissant.

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 384 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (5 mars 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2265154660

41ZCAF0NJAL._SX331_BO1,204,203,200_