Nous sommes Bob, T3 : Tous ces mondes (13 mars 2019) de Dennis E. Taylor

Le quotidien d’un vaisseau interstellaire intelligent devrait vraiment être plus fun. Pourtant, depuis qu’ils se sont éparpillés dans l’espace, Bob et ses clones ont toujours des ennuis.

Certes, ils ont établi assez de colonies extrasolaires pour empêcher l’extinction de l’humanité. Mais les querelles politiques ont la vie dure, et des sondes brésiliennes essaient encore d’éliminer toute concurrence. Sans parler du conflit avec une espèce extraterrestre technologiquement plus avancée, dotée d’un grand appétit et d’un caractère explosif.

Désormais les Bob doivent se préparer à une bataille décisive pour défendre les leurs. Ils vont avoir besoin de toute l’aide possible… or deux Bobs de la huitième génération ont fait une trouvaille dans l’espace profond. Une découverte qui pourrait sauver la Terre et peut-être l’humanité tout entière…

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Chronique : Et nous revoilà avec le troisième et dernier volume de la trilogie geek de Dennis E. Taylor. L’auteur parvient-il à conclure dignement sa saga spatiale ? C’est ce que nous allons voir.

Ce troisième volume se veut plus terre à terre que les précédents. L’exploration spatiale laisse place aux multiples colonisations par les humains des planètes découvertes par les Bob. Les intrigues se font plus humaines, plus sentimentales aussi, et cela n’est pas pour me déplaire. J’ai toujours trouvé que l’auteur s’en sortait mieux dans les interactions de Bob avec les humains que dans les scènes se déroulant dans l’espace. N’allez pas croire pour autant que l’on s’ennuie à la lecture de cet ultime tome. On a droit à une rébellion sur une planète aquatique, l’évacuation des derniers terriens et les premières guerres claniques. Les réunions de Bob et sa multitude de clone, les fameux grands raouts, sont toujours un délice de lecture. L’auteur conclue ici les intrigues débutés dans le premier volume tout en développant la mentalité des Bob, I. A. immortels destiné à survivre à cette humanité qu’il a sauvée de l’extinction.

Le côté space-opéra de la saga refait surface de manière plus sporadique, à l’occasion d’une bataille contre un ennemi de la première heure mais surtout face aux grand ennemis que sont les Autres, cette race insectoide qui moissonne les mondes pour piller les matières premières. Contrairement au précédent volume où je trouvais les batailles spatiales plutôt brouillonnes, celles décrites dans ce tome apparaissent beaucoup plus lisible et mettent toujours en avant l’ingéniosité des Bob.

En trois tomes l’auteur à livrer une saga qui est un hommage à la culture geek. Bob et son bataillon de clones, qui ont surmonté tous les obstacles avant tout avec leurs cerveaux, sont les équivalents de ces icônes pop immortelles, issues du cinéma ou de la bande dessinée, qui ont bercé, et continue à bercer, notre imaginaire.

Note : 8/10

 

  • Broché : 351 pages
  • Editeur : Bragelonne (13 mars 2019)
  • Collection : Bragelonne SF
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028106973

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Solo – Star Wars de Mur LAFFERTY | 7 novembre 2019

Le jeune Han n’a qu’un rêve : explorer la galaxie avec son propre vaisseau, loin des cieux mornes de la planète industrielle Corellia. Tant qu’il reste piégé sous la coupe de l’effroyable Lady Proxima, la patronne du gang de rue auquel il appartient, rejoindre les étoiles semble toutefois impossible. Aussi, lorsqu’une opportunité de s’enfuir finit par se présenter, Han et sa petite amie Qi’ra tentent le tout pour le tout. Mais lui seul parvient à s’échapper…

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Chronique : Le film Solo à été tant détester et franchement je doit être dans ceux sur qui ce film à marcher, il n’est pas exceptionnel mais ce regarde avec plaisir, j’ai juste mes réserve sur la fin mais c’est avec plaisir que je vrai lire ce roman sur Solo. Ce qui rend le film agréable c’est la quantité de détails supplémentaires que Mur Lafferty parvient à emballer. Oui, elle n’est pas capable de s’écarter de l’intrigue globale, y compris de ses principaux rythmes narratifs.

Mais elle est capable de retrouver les cœurs vivants de ces personnages – de Val à Beatty en passant par L3, Lando, Enfys Nest, Dryden et, bien sûr, le célèbre trio Han, Chewie et Qi’ra – dans les moments les plus calmes, les interstices de l’histoire.

Nous avons donc des moments merveilleux comme Chewie utilisant tous les produits de toilettage coûteux de Lando pour se démêler sous la douche après la boue de Mimban, des scènes déchirantes où le noyau de mémoire du L3 mortellement endommagé est fusionné avec l’IA du faucon, une scène finale vraiment déchirante qui relie si bien le réseau du syndicat criminel à Rogue One, on se demande pourquoi les cinéastes ne l’ont pas pensé avant.

L’écriture de Lafferty est merveilleuse et hilarante, et j’ai adoré la façon dont elle a écrit les séquences d’action et les scènes calmes et émotionnelles de l’histoire. J’espère vraiment qu’elle pourra écrire d’autres livres Star Wars. Mon rêve est qu’elle écrive un livre entier sur Qi’ra, sa vie et tout ce qu’elle a vécu.

Dans l’ensemble, cette novélisation de Solo est géniale et je la recommande fortement, surtout si vous avez aimé Solo mais que vous avez voulu en savoir plus sur le monde criminel et les personnages de l’histoire.

Note : 9/10

 

  • Broché : 368 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (7 novembre 2019)
  • Collection : Outre fleuve
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2265144061

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Arkane, T2 : La Résurrection de Pierre Bordage | 11 septembre 2019

Après le massacre de son clan, Oziel, fille de la maison du Drac, a réussi à fuir dans les bas-fonds de la cité labyrinthique d’Arkane.

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Chronique : Après un premier tome flamboyant qui mettait en place un univers captivant, animé de complots, secrets, mystères et personnages aussi complexes qu’attachants, l’auteur nous livre ici la conclusion de son récit.
Dans ce second volet Pierre Bordage nous rajoute également Matteo, le frère d’Oziel dont on a entendu parler sans jamais le croiser. Avec lui nous découvrons l’enfer du bagne d’Arkane et la terrible réalité du sort de la ville, que je vous laisse bien évidemment découvrir par vous-même.

Les deux personnages principaux, Oziel et Renn nous paraissent de plus en plus profonds. Oziel qui subit de plein fouet les conséquences physiques et psychologiques de la mécrose qu’on lui a inoculée « pour l’aider ». Elle ne lit plus que dégoût et crainte de la contagion dans le regard des autres. Cette mécrose sera à la fois sa force et sa faiblesse. Elle pourra cependant s’appuyer sur l’indéfectible dévotion des jumeaux Arjo et Jifar, frères de la Désolation pour l’un, de la Résurrection pour l’autre. Deux castes religieuses antagonistes d’Arkane.

Et Arkane dans tout cela que l’on continue à découvrir aux côtés d’Oziel. La gigantesque, l’énorme, l’incroyable Arkane. Où chaque étage est dédié à une activité mais est régi quasiment comme une ville. Avec sa caserne, sa milice, son légat, sa guilde des torcherons attribués au labyrinthe de passage d’un étage à l’autre. Avec ses quartiers riches et aisés vers les remparts et qui s’appauvrissent plus on se rapproche du socle porteur de l’étage du dessus. Et la même chose lorsque l’on descend les niveaux…
Lorsque Renn, approchant d’Arkane dit qu’il ne voit plus le ciel, on comprend la démesure de la construction… C’est vraiment un univers incroyable que nous a inventé là Pierre Bordage
. Un plaisir de retrouver nos héros dans la suite de leurs aventures…
Au passage, c’est le 1er roman que je lis de Pierre Bordage contenant autant de personnages nus et faisant autant d’allusions au sexe… Inhabituel de sa part mais ça se lit très bien !

Note : 9/10

 

  • Relié : 426 pages
  • Editeur : Bragelonne (12 septembre 2018)
  • Collection : Fantasy
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028110826

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Inkarmations de Pierre Bordage

Résumé :Opposés dans un affrontement qui semble sans fin, karmacharis et rachkas s’affrontent depuis la nuit des temps. Dans l’ombre, le souverain des abîmes et ses sbires, les rakchas, s’acharnent à précipiter l’humanité dans le néant tandis que les seigneurs du Karma veillent à sa survie et envoient leurs karmacharis pour intervenir dans les affaires humaines lorsque la trame karmique est déséquilibrée, qu’elle menace d’entraîner l’humanité et la Création tout entière à sa perte. Un conflit qui nous entraîne à travers le temps : passé, présent ou futur, moyen-âge, préhistoire, antiquité, colonisation spatiale, guerres futures, XXe siècle…

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Chronique : Croyez-le ou non mais je n’avais encore jamais lu un livre de Pierre Bordage. Cet auteur est reconnu comme un monument de la littérature fantastique française mais je n’avais jamais eu l’occasion de me plonger dans l’un de ses ouvrages. C’est chose faite aujourd’hui avec inkarmations, son dernier ouvrage parus chez la toute jeune maison d’édition leha.

L’auteur nous propose une relecture du sempiternel combat entre le bien et le mal. Il met en place une société, celles des karmarachis, aux règles complexes. Jugez un peu, si un karmarachis meurt lors d’une mission il doit patienter dans une cellule le temps que son ipa, ou enveloppe corporelle, se rétablisse. S’il échoue dans sa mission ou s’il trahit les principes des seigneurs du karma il est condamné à vivre une série de réincarnation pouvant durer plusieurs centaines d’années et le transfert vers notre monde les laissent affaiblis durant plusieurs heures, on a vu plus exaltant comme plan de carrière. Cependant malgré la complexité de cette société, qui trouve un début d’explication à mesure que l’on avance dans l’histoire, l’auteur expose son univers de manière abordable pour les lecteurs.

Il est dommage que l’auteur n’est pas approfondi ses personnages autant que son univers. Le nommé Djegou est une véritable girouette, passant de salaud égocentrique à allié dévoué en quelques pages. La pauvre Alyane n’est pas mieux lotie. Courageuse et brave elle n’en est pas moins trop lisse et un brin naïve.

Bordage applique ici un style de conteur. C’est à dire que le style est simple, sans relief et destiner à servir le récit. C’est efficace, à partir du moment où on se laisse emporter par l’histoire, mais empêche l’œuvre d’acquérir une véritable identité.

Au-delà de la thématique du bien et du mal, l’auteur développe une réflexion sur la corruption et la rébellion. Il est vrai que l’on peut se demander ce qui pousse les seigneurs du karma à placer l’humanité au centre de la création tant celle-ci est présentée sous un jour peu envieux.

Cette aventure de science-fiction reste divertissante mais il lui manque un réel développement des personnages pour atteindre le niveau des meilleurs récits de science-fiction.

Note : 7/10

Éditeur LEHA
Date de publication 20 septembre 2019
Langue Français
Longueur du livre 450
ISBN-13 979-1097270377

Anatomik de Serge Brussolo | 13 novembre 2019

Kurt Angström est mort, cela ne l’empêche pas d’être employé comme espion par la redoutable firme ANATOMIK Biotech qui a découvert le moyen de transformer les fantômes en agents secrets invisibles capables de hacker les programmes informatiques les plus complexes ou de s’introduire dans les pensées des vivants pour leur dicter des idées de meurtre et de suicide

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Itw de l’auteurhttps://culturevsnews.com/2019/11/12/linterview-de-serge-brussolo-pour-la-sortie-de-anatomik-le-13-11-2019/

Chronique : Voici le nouveau Serge Brussolo et ce livre se lisent d’une traite, malgré le fait que c’est de la Science Fiction, on se dirait dans un futur proche. C’est un livre intéressant car assez précis mais du coup très noir et pessimiste .
Le paradoxe de nos héros est l’absence de contact avec les entités dites fantôme alors que nous devrions avoir ces contacts depuis longtemps. Est-ce que l’explication est à chercher dans l’effondrement inévitable et très rapide de toute civilisation technologiquement avancée (maîtrise de l’atome)?

Le livre contient de la violence. Cependant, il n’est pas sentimentalisé par les normes d’aujourd’hui et les meurtres qui ont lieu sont plus d’un style menaçant avec un sinistre sous-entendu que le meurtre viscéral.

Le livre passe d’un style narratif à l’autre et bien qu’il puisse prêter à confusion, il ne l’est pas et fonctionne très bien.
Brussolo n’utilise pas une surabondance de mots dénués de sens. Il réussit à évoquer l’émotion et à la capacité de raconter une belle histoire en utilisant le minimum de mots, ce qui permet un style de narration rapide. Brussolo incorpore également un style d’humour noir de potence dans le livre, ce qui convient à la tonalité sombre de l’ensemble.

L’écriture est réellement créative et jamais ennuyeuse ; la construction tant du récit que de l’univers est sans faillesDe la science-fiction certes mais politique. Un livre à lire de toute urgence par les fans de science-fiction, et par ceux qui dénigre ce genre littéraire d’une originalité et d’une force rare.

Note : 9,5/10 

  • Broché : 448 pages
  • Editeur : Bragelonne (13 novembre 2019)
  • Collection : Science-Fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028103873

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Nous sommes Bob volume 2 : Nous sommes nombreux de Dennis E. Taylor

Résumé : Bob Johansson et ses copies ont désormais quitté la Terre depuis quarante ans, et sont à la recherche de nouvelles planètes habitables. Mais c’est la seule partie du plan encore viable. Une guerre globale a éclaté, éliminant 99,9% de l’espèce humaine. Un hiver nucléaire rend progressivement la Terre inhabitable. Un groupe d’extrémistes souhaite finir le travail et supprimer ce qui reste de l’humanité. Les sondes brésiliennes sont encore en activité et continuent à vouloir écarter toute concurrence. Et les Bob ont découvert une espèce capable de voyager dans l’espace qui considère toute forme de vie comme de la nourriture…

Chronique : La lecture du premier volume de la trilogie m’avait enthousiasmé grâce à son concept original et son style lui permettant d’introduire des concepts propres à la science-fiction de manière abordable.

Ce second volume confirme la place de la saga dans la longue histoire de la science-fiction. Une place à part tant l’auteur cultive un style léger et humoristique, en témoigne les nombreuses références à la culture pop, au détriment du style épique qui est de mise le plus souvent dans ce genre de récit. Un choix qui sert le plus souvent l’intrigue dans le bon sens, il est toujours amusant de lire les réactions des I. A. que sont devenus les bobs face aux dérives humaines. Le revers de la médaille est que l’auteur a bien du mal rendre palpitantes les différentes confrontations spatiales qui parsèment son œuvre. d’autant plus que ces lors de ces passages que l’auteur multiplie les termes techniques qui, à titre personnel, ne me parle pas.

Les chapitres les plus intéressants sont ceux où Bob et ses nombreux clones explorent l’espace et se prêtent à des études anthropologiques sur des espèces extra-terrestres. Chapitres durant lesquels Bob se rapproche le plus du concept d’humanité, le voir interagir et trouver une solution à chaque nouvel obstacle rencontré est vraiment plaisant.

L’histoire, éclatée entre différentes versions de Bob, espacé de plusieurs années-lumière, propose de nombreux rebondissements. Pourtant on ne ressent jamais de réelles difficultés pour les bobs. Ces immenses ordinateurs réfléchissant à la vitesse de la lumière trouvent très vite des solutions à tous les problèmes, empêchant ainsi la création d’un suspens haletant.

Malgré ses légers défauts la lecture de cette saga reste un plaisir de lecture agréable et distrayant.

Note : 8/10

Éditeur Bragelonne
Date de publication 12 septembre 2018
Langue Français
ISBN-13 979-1028111427

Roma Aeterna (3 octobre 2019) de Robert SILVERBERG

Robert Silverberg illustre en tableaux successifs l’histoire fictive d’un Empire romain qui a connu bien des vicissitudes, des guerres et des crises politiques mais qui, depuis deux mille ans, n’a jamais cessé d’exister et de faire régner, avec quelques interludes sanglants, la Pax Romana. Le christianisme y est inconnu, car les Juifs n’ont pu quitter l’Égypte des pharaons. Quelques siècles plus tard, un envoyé spécial de l’empereur particulièrement perspicace liquide proprement un prophète d’Arabie avant qu’il ait eu le temps de fonder l’islam. Ainsi, l’Empire perdure, avec ses dieux auxquels personne ne croit plus. Une uchronie saisissante par celui qui a reçu le titre de Grand Maître de la science-fiction pour l’ensemble de son oeuvre.

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Chronique : Robert Silverberg, un nom exalté dans les milieux de la science-fiction, livre un Disneyland virtuel de spéculation et de spectacle basé sur le principe que l’Empire romain ne décline jamais et ne tombe jamais. Plus un recueil de nouvelles interreliées qu’un roman, ROMA ETERNA tisse adroitement une histoire alternative dans laquelle Moïse, Jésus et Mahomet sont tous mis à l’écart, de sorte que la montée des juifs, des chrétiens et des musulmans n’a jamais la chance d’empêcher l’expansion mondiale de Rome ; et il le fait d’une manière absolument crédible, et absolument exaltante.

Je crois que l’élément que beaucoup ont critiqué (le fait que les événements se produisent très lentement, et que l’Empire apparaît comme omniprésent, au point que les empereurs dont la vie a passé des millénaires sont encore admirés et rappelés par les Romains de la postérité), est précisément celui qui donne au livre un goût caractéristique et unique. Qu’importe que l’histoire que nous connaissons finisse par « se répéter » dans ce monde de Pax Romana, avec ses guerres contre les barbares, sa renaissance, sa découverte de l’Amérique, y compris la révolution française et soviétique…

Le fait est que, comme l’Empire romain ne disparaît jamais, la notion d’éternité et de permanence (et le sens de la nécessité historique) devient une condition sine qua non du monde décrit par Silverberg, et rend donc plausible cette lenteur du passage de l’histoire, ce regard perpétuel sur le passé qui est en même temps présent, car, sinon, comment pourrait-on parler de Rome éternelle ? Sans un autre « pouvoir universel » qui s’y oppose (lire le christianisme, l’islamisme ou la croyance de masse qui offre une véritable alternative à un monde impérial, à une pax romana éternelle), qu’est-ce qui pourrait entraver sa survie ?

Le livre offre plus que des rêves de grandeur (et de décadence), il nous montre exactement ce que nous avons pu connaître avec Pachacutec ou Tupac Inca Yupanqui, mais dont il n’y a aucun souvenir…

Note : 9,5/10

 

  • Poche : 535 pages
  • Collection : Science-fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2253089885

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