Killer Game (21 mars 2019) de Stephanie Perkins

Osborne, une tranquille petite ville du Nebraska où tout le monde se connaît, pas vraiment le cadre rêvé pour une adolescente ! Mais avec ses amis, Alex la cynique et le très protecteur Darby, Makani s’y plaît.
Sans parler d’Ollie, le garçon solitaire dont elle aimerait beaucoup se rapprocher… Tout bascule lorsque des élèves de son lycée se font assassiner les uns après les autres. Pour éviter de devenir une proie, Makani va devoir affronter un terrible secret. Qui a dit qu’il ne se passait jamais rien à Osborne ?

Chronique:  Le problème des livres visant un public d’adolescents c’est que l’auteur doit s’efforcer de développer ses personnages sans oublier de raconter une histoire qui tienne la route.

Après deux romans et un recueil de nouvelles axées sur les aléas sentimentaux de jeunes filles bien sous tous rapport, Stéphanie Perkins s’essayent au thriller pour un résultat mitigé.

Les histoires d’enquêteurs en herbe, style club des cinq, peuvent être plaisante à lire… Quand il y a une enquête.

Hors ici, pendant la première partie du livre, nous avons droit à la parade amoureuse de Makani et Ollie, deux lycéens marginaux, entrecoupées de chapitres sanglant consacrés aux exactions du serial killer local qui ne servent absolument pas l’histoire et font office de passage gore obligé.

L’auteure donne heureusement un coup d’accélérateur à sa bluette teinté de rouge mais ne parvient pas à créer un véritable suspens, la faute à un meurtrier fade aux motivations mal mis en avant et à cette absence d’une véritable enquête qui permettrait avec la récolte d’indice, de témoignages et d’hypothèses de donner un peu de corps à cette histoire qui pourtant n’en manque pas (de corps).

À la place le groupe de pseudo enquêteur passent son temps à se réunir pour spéculer sur l’identité du coupable. La manière dont ils finissent par retrouver sa trace semblent artificiel tant ils étaient dans l’impasse l’instant d’avant.

Reste dans tout ça le portrait d’une adolescente qui tente de reprendre sa vie en main après un épisode traumatisant. Seul éclat dans un récit qui aurait pu être beaucoup plus percutant.

Note : 5/10

Chronique de Christophe C.

 

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (21 mars 2019)
  • Collection : GRAND FORMAT LI
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2075118833

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Irena – Tome 04: Je suis fier de toi de Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël| 6 mars 2019

Nous sommes en 1983 à Yad Vashem, au mémorial de la Shoah à Jérusalem. Irena a enfin été autorisée par les autorités communistes Polonaises à venir planter son arbre dans l’allée des Justes parmi les nations. 18 ans après avoir été honorée. C’est ici qu’elle rencontre une jeune femme qu’elle a sauvée, et sa petite fille. Irena leur raconte son histoire, son retour de l’enfer de la torture en 1944, à Varsovie, la fin de la guerre… et le début d’un autre combat.

Chronique : Irena est une très jolie bande dessinée, adressée autant aux enfants qu’aux adultes, et qui retrace le parcours d’une Juste de Varsovie. Irena Sendlerowa a vraiment existé, pendant la seconde guerre mondiale elle sauva 2500 enfants du ghetto.Ce tome se conclue par la prise du ghetto de Varsovie. Irena tient bon.. Une tragédie que le dessin de David Evrard rend palpable à travers un trait rond et expressif qu’accompagne agréablement la mise en couleurs de Walter. Les émotions sont transcrites avec justesse et dénotent une grande humanité. En outre, les cadrages sont variés et le découpage assure une bonne lisibilité qui nous offre de beaux moment d’émotion que  vous aurez encore envie,  de découvrir la suite du parcours de cette femme courageuse et altruiste.Ce n’est pas le numéro de trop qui nous offre un récit rempli de beaucoup de tendresse qui émane de cette série.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album: 72 pages
  • Editeur : Glénat BD (6 mars 2019)
  • Collection : Tchô !
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2344031111

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L’Arche de Néo – Tome 01: À mort les vaches de Stéphane Betbeder et Paul Frichet | 6 mars 2019

Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité », parait-il. C’est même inscrit dans la loi. Il ne leur manquait que la parole et c’est désormais chose faite. Stéphane Betbeder plonge ses personnages à quatre (et deux) pattes dans une odyssée animalière que n’auraient pas renié les plus grands héros du genre humain.

Chronique : Une bande dessiné dur sur la maltraitance des animaux, un sujet d’actualité mais sans jamais le rendre compliqué et impossible à suivre cette arche de Néo de Stéphane Betbeder et Paul Frichet a de multiples portes d’entrée. On peut l’aborder sous l’angle de la filiation et des transmissions de savoir et savoir-être qui passent de génération en génération. Les auteurs prennent des personnages  qui pourrait penser comme des humaine et surtout n’importe lequel d’entre nous, ce qui fait qu’on s’y identifie facilement  au cochon, a la poule,au mouton et à la vache avec un sentiment d’abandon, maltraitance et culpabilité qui sont les thèmes abordés et qui portent en nous l’immense présence d’un être fort qui nous a appris la vie et nous transmet des valeurs et que l’on croyait invincible où le lecteur se replonge quelques décennies en arrière. Des moments beaux et touchants, un amour et une complicité, l’histoire d’une complicité intergénérationnelle. Un très beau moment de lecture magnifiquement écrit et dessiné dont on à hâte de lire le second tome.

Note : 9,5/10

Extrait :

123

 

  • Album: 64 pages
  • Editeur : Glénat BD (6 mars 2019)
  • Collection : 24X32
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2344027033

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La Bande à Picsou – Tome 01 | 6 mars 2019

Culte. Voilà des années que Picsou ne parlait plus à Donald… Jusqu’au jour où son neveu lui demande surveiller Riri, Fifi et Loulou en son absence. Au contact des trois jeunes canards, le multi-milliardaire sent à nouveau retentir en lui l’appel de l’aventure et décide de repartir en quête de trésors perdus. Pendant ce temps, Riri, Fifi et Loulou, avec l’aide de Zaza, la petite-fille de la gouvernante de Picsou, vont découvrir les raisons de sa longue dispute avec Donald…

Chronique :  Les volumes de cette série suivent la continuité de l’émission de télévision , mais vous n’avez pas besoin de regarder l’émission pour lire les livres ou vice versa. Les auteurs font du bon travail. Les histoires sont des aventures qui rappellent beaucoup les bandes dessinées d’aventure de Barks (avec une touche moderne, bien sûr). Il s’agit d’un ensemble d’histoires amusantes pour les fans de Picsou de tout âge, et bien qu’il se déroule dans l’univers de l’émission 2017, il n’est pas nécessairement lié à des épisodes, vous pouvez donc lire ceci sans une connaissance en profondeur de l’émission. Les scripts regorgent de petits jeux de mots subtil et bien placé . Il y a aussi une bonne idée de la façon dont ces personnages sont réinterprétés pour le nouveau dessin animé, avec Riri, Fifi et Loulou montrant des personnalités plus clairement définies qu’auparavant. L’équipe artistique réussit également à capturer l’esthétique plate et relativement stylisée du dessin animé et à injecter beaucoup d’énergie loufoque à lire pour le plus grand plaisir.

Note : 9/10

Extrait :

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  • Album: 96 pages
  • Editeur : Glénat Disney (6 mars 2019)
  • Collection : Divers
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2344034986

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Curse Words – Tome 01: Le Diable de tous les diables de Charles Soule et Ryan Browne | 20 février 2019

Un magicien fait son apparition dans les rues de New York. Il s’appelle Wizord et prétend venir d’un autre monde pour nous sauver des forces maléfiques qui veulent notre destruction. Il serait même le plus grand magicien de tous les temps ! Ou peut-être pas… Peut-être que Wizord ment depuis le début et que c’est lui, la force maléfique. Ou peut-être qu’il est juste venu pour passer du bon temps dans notre monde, beaucoup plus agréable que le trou d’où il vient. Véritable magicien ou charlatan, où est la vérité ?

Chronique : Ainsi, un sorcier super-puissant nommé Wizord avec une barbe magique vient à New York avec son koala parlant pour détruire le monde. Au lieu de cela, il décide qu’il aime New York et qu’il veut y vivre. Il y a des sorciers farfelus dans le monde d’où il vient, beaucoup de hijinks absurdes, et une bataille vraiment drôle à Paris impliquant la Tour Eiffel.

C’est « Curse Words » et c’est l’une des choses les plus délicieusement absurdes que j’ai lues depuis un bon moment. J’avoue que j’ai un sens de l’humour particulier, mais cela vaut vraiment la peine d’être lu. Le dialogue a des moments inattendus – rejetant le discours plus archaïque que les sorciers utilisaient souvent dans la fantaisie et alimentant ainsi le ton enjoué de ce volume. L’art aussi est excellent – coloré, maniaque et amusant à regarder.

Je peux généralement apprécier une histoire qui va juste pour elle et embrasse sa bizarrerie, et c’est l’une des forces de « Curse Words ». L’histoire d’un sorcier au milieu de New York – l’histoire évoque des batailles magiques, des utilisations odieuses de la magie et des fantaisies en ligne – tous basés sur un événement fantastique, mais qui, à leur cœur, touchent aux tendances encore visibles aujourd’hui.

Et au milieu de tous ces plaisirs farfelus, l’histoire de Wizord se penche sur les questions d’appartenance, d’identité et de découverte de la magie dans le monde qui nous entoure.

Ce comics est absurde, mais avec intention. C’est épique dans sa portée, mais concentré. Il a du coeur. Mais surtout, c’est très amusant à lire. Je me suis retrouvé à rire tout le temps. Ce n’est pas un volume parfait, mais ce qu’il fait – il fait bien. Lisez-le. Je doute que vous ayez déjà vu ça avant, et je vous garantis que vous ne vous ennuierez pas.

Note : 9,5/10

Extrait :

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  • Album: 160 pages
  • Editeur : Glénat Comics (20 février 2019)
  • Collection : Comics
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 234403191X

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