Alta Mar Saison 3 : Explication de la fin ! Qu’arrive t’il à Nicolas ? [Avec spoilers]

Chronique : La Saison 3 de Alta Mar est disponible sur Netflix ! Si vous souhaitez connaitre l’explication de la fin, lisez la suite ! Lorsque la série espagnol de Netflix, Alta Mar est revenu pour sa saison 3, certaines choses ont changé. La saison 3 reprend un an et demi après les événements de la première saison. Et nos personnages sont des personnes différentes. La nouvelle saison a également introduit de nombreux nouveaux personnages. Dont certains pourraient rester pour d’éventuelles futures saisons. Que s’est-il passé à la fin de la Saison 3 de Alta Mar ? Toutes les explications !

Cette fois-ci, les sœurs Villanueva, Eva et Carolina embarquent à nouveau à bord du Barbara de Braganza pour un voyage. Mais un nouveau danger plus infâme les attend. Eva est désormais une auteure à succès. Ayant publié son roman Âmes perdues, qu’elle a écrit alors qu’elle était à bord du Barbara de Braganza. Pendant ce temps, Carolina, qui est maintenant mariée à Fernando Fabregas, tente de sortir de sa coquille. Elle a donc acheté un nouveau navire qui va entreprendre son premier voyage en livrant des marchandises. Eva est également célibataire puisque Nicolas Vasquez a choisi d’être avec sa femme à la place.

Que se passe t’il au cours de la saison ?

Au cours de la saison 3 de Alta Mar, avant qu’Eva ne monte à bord du Barbara de Braganza. Elle est approchée par l’espion brésilien Fabio c’est peut-être son vrai nom qui lui demande de l’aide pour trouver un médecin ignoble qui avait développé un virus mortel pour les nazis. Fabio pense que le médecin voyagera sur le Barbara de Braganza. Alors que le navire met les voiles pour le Mexique. Mais il ne sait pas quel nom le médecin a repris ni à quoi il ressemble. Il a besoin de l’aide d’Eva pour accéder aux dossiers des passagers afin de découvrir qui pourrait être le médecin. Et pouvoir l’arrêter avant que le navire ne commence son voyage. Eva et Fabio réalisent plus tard que le protégé du médecin pourrait plutôt se trouver sur le navire. Le protégé s’appelle Alex Katona, mais personne ne connaît l’identité de la personne.

Pendant ce temps, dans les quartiers du capitaine, après que Nicolas ait été envoyé sur le navire du capitaine Carolina dans des circonstances mystérieuses. Le nouveau premier officier, Hector Birabent, et le second officier Pierre ne sont pas non plus au mieux de leur forme. Ils travaillent ensemble pour faire déposer le capitaine Santiago Aguirre en lui faisant croire qu’il perd la tête. Une autre série d’événements mystérieux est que Carolina est kidnappée et mise sous sédatif. Tandis qu’une femme nommée Diana qui lui ressemble exactement après l’opération se fait passer pour Carolina pour attraper le virus pour elle et le Dr Ayala.

A la fin de la Saison 3 de Alta Mar, nous apprenons qu’Hector travaillait avec Alex qui s’est avéré être une femme et la bonne d’Eva, Ana. Il s’avère qu’Alex avait créé le virus elle-même et qu’elle l’a fait par vanité. Alex avait injecté le virus à Diana en pensant qu’elle était Carolina.

Explication de la fin de la Saison 3 de Alta Mar

Au moment où il s’avère qu’il n’y a plus d’espoir, Nicolas se présente sur le Barbara de Braganza et aide Eva et les autres à libérer le capitaine Santiago et à capturer Alex et Hector. Malheureusement, Diana a propagé le virus dans le monde entier. Fabio demande donc à Ayala de fabriquer un sérum de vaccin à partir du sang d’Hector et d’Alex. Car il semble qu’ils soient immunisés. Lorsque le premier sérum extrait du sang d’Hector est envoyé pour être testé. Diana menace la vie de Dimas. Cependant, le sérum n’a pas fonctionné et elle meurt. Il s’avère qu’Hector n’est pas immunisé et il tombe bientôt malade. Ayala prélève alors le sang d’Alex et cette fois, le sérum s’avère efficace.

Entre-temps, un navire de guerre a répondu à l’appel SOS du Barbara de Braganza. Malheureusement, au lieu de les sauver, le navire de guerre commence à tirer sur le navire pour s’assurer que le dangereux virus n’atteigne pas la terre ferme. Nicolas et Eva font alors de leur mieux pour hisser un drapeau jaune afin de signaler au navire de guerre que le virus a été guéri. Pendant ce temps, Alex s’échappe et, alors que Nicolas et Alex s’enchaînent, Alex poignarde le premier.

A la fin de la Saison 3 de Alta Mar, Nicolas meurt dans les bras d’Eva alors que le reste des passagers évacue. Le Barbara de Braganza avec Nicolas et d’autres victimes à l’intérieur coule au fond de la mer.

alta mar saison 3 fin

Que cela présage t’il pour la suite ?

Qu’est-ce que cela signifie pour une éventuelle quatrième saison ? Nous pensons que Fabio pourrait prendre la place de Nicolas dans les futurs scénarios. Bien que nous n’aimions pas Fabio autant que nous aimions Nicolas, nous espérons que la série s’étendra sur son histoire. Peut-être que si nous en apprenons plus sur lui, nous pourrions l’apprécier davantage. De plus, le Barbara de Braganza étant maintenant détruit, une nouvelle saison signifierait qu’il se déroulerait sur un nouveau navire. Peut-être devrait-il être sur le cargo de la Caroline qui serait transformé en navire à passagers.

 

SOMBRE DÉSIR, la nouvelle série sulfureuse de Netflix

Après « Control Z », Netflix a mis en ligne ce mercredi 15 juillet « Sombre désir », une nouvelle série originale mexicaine en 18 épisodes. Un thriller érotique dans la lignée de « 365 Dni » centré sur l’obsession d’un jeune homme pour une femme mariée.

De quoi ça parle ?

Alma, une femme mariée, cède à la tentation dans les bras d’un jeune inconnu à l’occasion d’un week-end d’escapade avec une amie. Mais l’histoire vire rapidement au drame et l’amène à remettre en question ce qu’elle sait de ses proches.

Un thriller caliente taillé pour les fans de 365 Dni

Quelques semaines après le film polonais 365 Dni, qui a beaucoup fait parler et est rapidement devenu un phénomène sur la plateforme, Netflix poursuit dans le genre érotique avec une nouvelle série originale venue tout droit du Mexique : Sombre désir (Oscuro deseo en VO), créée par Leticia Lopez-Margalli. Moins explicite et moins tendancieux que le long métrage porté par Michele Morrone et Anna Maria Sieklucka, ce thriller constitué de 18 épisodes d’une trentaine de minutes chacun délaisse les notions de kidnapping et de syndrome de Stockholm pour nous emmener sur un terrain plus habituel : celui de l’amour obsessionnel.

Les scènes caliente en plus, les amateurs de téléfilms Lifetime (souvent diffusés en France l’après-midi sur TF1), où une jeune femme devient la proie d’un harceleur, seront donc certainement conquis par le destin trouble d’Alma, une avocate et professeure d’université de renom qui, pour faire oublier son divorce à sa meilleure amie et laisser derrière elle ses soupçons d’adultère à l’égard de son propre mari, se lance dans un week-end de débauche qui la mènera à passer la nuit avec Dario, un éphèbe de 25 ans ayant immédiatement flashé sur elle. Mais ce qui n’aurait dû être qu’une aventure sans lendemain, qu’un moment torride éphémère, va rapidement prendre une tournure inattendue lorsqu’Alma, de retour chez elle, auprès de son mari et de sa fille, va avoir la mauvaise surprise de voir Dario débarquer dans sa vie. Bien décidé à ne pas la perdre et à poursuivre leur histoire. Le début d’une passion amoureuse, puis d’une obsession qui va vite se révéler dangereuse pour Alma et pour ses proches. Jusqu’où Dario est-il prêt à aller pour être avec l’objet de son obsession ? Une question qui va émailler Sombre désir tout au long de cette première saison et à laquelle va se mêler une histoire de meurtres et les secrets des uns et des autres, qui ne vont pas tarder à refaire surface.

Laissant quelque peu la psychologie et la profondeur au placard, cette nouvelle série Netflix cherche avant tout à divertir et à émoustiller, grâce à ses codes du thriller respectés à la lettre et à ses corps dénudés (mais pas trop). En misant visiblement quasiment tout sur la plastique de ses deux acteurs principaux, la comédienne et chanteuse Maite Perroni, star de nombreuses telenovelas au Mexique, et Alejandro Speitzer, vu dans El Club et La Reine du Sud. Bref, avec Sombre désir, les abonnés de Netflix ayant adoré Cinquante nuances de Grey, 365 Dni, You, ou Toy Boy devraient trouver de quoi réchauffer leurs soirées d’été.

Vidéo :

Ju-On: origins saison 1 sur netflix, mais arrêtez d’entrer dans des maisons inconnues!!!

Le film Ju-on ,ou the grudge comme il fut renommé après sa traversée de l’océan Pacifique, reste l’un des souvenirs de visionnage le plus terrifiant de toute ma vie. Je me souviens être resté tétanisé pendant le générique de fin, complètement paralysé par cette histoire de fantôme vengeur sans pitié. Lorsque la dernière image du générique fut passé l’écran de mon ordinateur devint noir, je me retrouvais donc seul dans ma chambre, dans le noir complet, avec des images toutes plus glauques les unes des autres imprimées sur ma rétine. Des années après ce film reste une référence du film d’horreur, avec son ambiance mélancolique imprégnée de solitude et de tristesse. Je n’ai pas vu les suites, qui n’ont pas la réputation d’être à la hauteur du premier opus mais l’annonce d’une série en partie produite par netflix a su titiller ma curiosité.

C’est donc parti pour une petite séance de frisson, petite car la série contenant six épisodes de trentes minutes, générique compris, on peut rapidement la binge watcher. Par contre il n’y a pas de doublage en français alors qu’un doublage allemand est possible, parfois il ne faut pas chercher à comprendre. Certains sous-titres sont complètement à côté de la plaque dans leurs traductions mais rien de bien méchant.

QUI? QUAND? COMMENT ?

Le vrai problème de la série vient des choix scénaristiques faits par les producteurs. La narration est décousue, non seulement l’on va nous raconter plusieurs histoires avec différents personnages mais en plus celles-ci ne se passent pas en même temps. Certains récits s’étalent sur plusieurs années alors que d’autres à tiennent en quelques jours ou mois. Autant ce choix peut s’expliquer dans le cadre d’une intrigue plus complexe aux ramifications multiples mais là il s’agit d’une histoire d’épouvante, pourquoi compliquer un sujet qui se doit d’être simple pour captiver le spectateur? Arrivé au sixième épisode j’étais incapable de’savoir si l’on était en 1988, 1995 ou à une autre époque. La série n’est parvenue à me faire peur qu’à de rares occasions mais elle sera parvenue à m’embrouiller complètement dans sa narration.

Les différentes trames narratives se suivent sans réelle passion. La série instaure une certaine atmosphère mystérieuse et glauque avec quelques fulgurances gores il faut lui reconnaître cela. Mais elle échoue complètement à nous faire ressentir quoique soit pour ses différents personnages, sans même parler de suspens. Si la série s’était concentrée sur deux ou trois personnages elles auraient pu brosser des portraits convaincants mais là non seulement ces personnages n’ont pas le temps d’exister mais ils paraissent également assez antipathiques pour la plupart.

Prenons par exemple le personnage de Yasuo Odajima, l’enquêteur du paranormal, qui passe les premiers épisodes à déambuler en posant les mêmes questions avant de se souvenir subitement du drame familial qui le relie à la maison la plus flippante de la banlieue tokyoïte en fin de saison. Le jeu impassible de son interprète, Yoshiyoshi Arakawa, n’aide pas à donner consistance à ce personnage qui est pourtant l’un des principaux de cette première saison. Les autres personnages sont à l’avenant, la lycéenne traumatisée et traumatisante est complètement incohérente dans ces décisions et la jeune actrice débutante, Haruka Honjo, est sous-développée.

-Ca va faire peur? -Bof, par contre on va bien se faire chier

UNE MACABRE DÉCOUVERTE…

Il va falloir m’expliquer également cette obsession pour les faits divers sordides qui parcourt la saison, si c’était pour servir de marqueur temporel il y avait d’autres moyens d’ancrer la série dans les différentes époques parcourus. Si la volonté des producteurs était de relier la série aux films à travers ces faits divers, qui jouent un rôle dans le premier film, c’est que l’héritage de celui-ci est bien pauvre ou incompris. La série dresse un portrait bien sombre et misérable de la société japonaise où les conflits familiaux se règlent dans le sang mais cela paraît artificiel et creux à tel point que je n’ai pas pu m’empêcher de lever les yeux au ciel lorsqu’un énième fait diver sanglant n’ayant même pas de rapport lointain avec le thème de la série est évoqué dans les derniers épisodes.

Toi après avoir regardé le journal télévisé japonais

De l’esprit du film il ne reste plus grand-chose dans cette série qui passe complètement à côté de son sujet, à savoir l’épouvante. À part quelques images fugaces qui rappelleront l’ambiance du premier long-métrage. La saga Ju-On mérite mieux que ces origines brouillonnes et creuses.

Synopsis: Un chasseur de phénomènes paranormaux cherche désespérément une maison maudite où une mère et son enfant ont été les victimes d’un drame il y a bien longtemps.

Depuis 2020 / Epouvante-horreur
Titre original : Ju-On: Origins
Nationalité Japon

Chaîne d’origine Netflix

Bande-annonces : https://youtu.be/MJqHpN9b0U4

Netflix et le cas 13 reasons why

La mise en ligne début juin de la saison quatre de la série 13 reasons why a été l’occasion d’assister à la fin d’une longue agonie. Une mise à mort annoncée dont les signes étaient visibles pour qui voulait bien se donner la peine de les voir. Des signes que les dirigeants de Netflix ont peut-être déjà su interprétés afin de pallier aux critiques.

On ne va pas y aller par quatre chemins l’ultime saison de la série de Brian Yorkey est une catastrophe. Je ne vais pas m’épancher sur les éléments qui font de ce final interminable un désastre absolu, il suffit de chercher sur internet pour trouver des critiques qui feront le tour de tout ce qui ne va pas dans ce qui est l’une des premières séries Netflix originale.

La question est de savoir si Netflix a pris conscience du problème car le déclin de la série se faisait sentir bien avant cette fatidique saison quatre. À travers cet article je vais tenter d’apporter quelques réponses.

13 RAISONS PUIS 26 PUIS 39

Revenons un instant aux sources du projet. La série est d’abord inspirée d’un livre éponyme de Jay Asher dont l’intrigue est reproduite dans la saison un mis en ligne en 2017. Le livre aborde des sujets graves qui secouent la jeunesse à travers une narration originale. Netflix récupère le projet de film et le transpose en une série de treize épisodes. À l’époque le défi pour Netflix est important, il s’agit de se positionner sur le public adolescent avec une série au ton sérieux abordant des sujets difficiles. Le pari est réussi malgré quelques longueurs et maladresse dans le traitement de thèmes épineux. À la surprise générale la série est renouvelée pour une saison deux.

L’erreur initiale se situe sans doute là, car ni le concept narratif de la série ni son intrigue n’appelait à une suite. Dès lors les scénaristes vont s’embourber dans un schéma narratif qui ne fait plus sens, handicapés par une structure en 13 épisodes qui dessert l’ensemble à coups de remplissage et d’intrigues secondaires sous-développés. La troisième saison va précipiter la chute avec une intrigue policière bancale et poussive qui banalise la série avec toujours autant de remplissage sans compter les nouveaux personnages introduits aux forceps et l’écriture des personnages navrantes par moments. Le discours de Jessica en fin de saison aussi honorable et poignant soit-il ne suffit pas à sauver l’ensemble.

Tout part donc de là, de cette volonté d’entériner un succès sans que cela ne se justifie vraiment, de fidéliser un public alors que les rumeurs autour de plateforme de streaming concurrentes se faisaient déjà entendre. Toute la question est de savoir si Netflix a suffisamment retenu la leçon pour que plus jamais nous n’ayons à assister à un tel naufrage.

LA POURSUITE INCESSANTE DU SUCCÈS

À priori on pourrait croire que c’est le cas. Les sujets de société n’ont pas disparu de la plateforme, le format a juste changé, ces programmes sont dorénavant catalogués en tant que mini-série. C’est notamment le cas de dans leur regard, qui évoque un fait divers sordide et aborde le problème du racisme de manière frontale, on peut citer également Unorthodox qui traite du sujet de l’intégrisme religieux en 4 épisodes ou encore Unbelievable, qui en 6 épisodes, met en avant le thème du viol de façon juste et poignante. Ces mini-série à tendance sociale ont le mérite de former un tout qui permet à Netflix de continuer à mettre en avant des sujets de société épineux sans avoir à s’acharner à leur apporter une suite. Quant à la série the end of the fucking world deux saisons ont suffi pour clore ce récit de rébellion adolescente nihiliste. Ces projets limités par leur format profitent le plus souvent d’une exposition médiatique qui leur permet d’assurer leur avenir dans le catalogue.

Le casting et les créatrices de la mini Unbelievable

D’un autre côté la plateforme a mis en ligne en deux ans plusieurs séries qui visent le public adolescent. Je ne vais pas m’amuser à toutes les cités, retenons notamment the society, ou the order. Leurs points en commun n’est pas tant de proposer des intrigues romantiques sur fonds de mystères très mystérieux que de s’inscrire dans un format feuilleton très classique qui les rend toutes assez homogènes et surtout où tout concept narratif original est absent. Le but évident est de garder un public captif mais d’un autre côté je ne peux m’empêcher de penser que Netflix cherche désespérément à reproduire un autre succès récent de son catalogue, la série dark.

Cette série magnifiquement écrite et interprétée semble avoir lancé un nouveau genre sur la plateforme, celui du programme à grand mystère avec des adolescents en personnage principaux. Sauf qu’il est difficile d’atteindre la profondeur et la maîtrise de cette série. L’exemple le plus récent est la série italienne curon qui reprend les codes de dark sans pourtant atteindre le niveau du programme allemand.

L’influence de dark se fait ressentir à chaque minutes

Et j’ai bien peur que la politique d’engorgement de Netflix nous fasse encore assister à ce genre de déclinaison, peut-être avec la série sex education qui est l’autre succès ado récent de Netflix. Ce sera alors à nous, public serivore toujours en quête de nouveautés, à savoir faire le tri parmi la centaine de programmes qui nous sont proposés chaque jour par ces géants du divertissement.

Curon saison un sur Netflix, sale ambiance en Italie du nord

Synopsis: Une femme retourne dans son village pour la première fois depuis 17 ans. Mais lorsqu’elle disparaît mystérieusement, ses enfants doivent affronter un sombre héritage.

Un village reculé, un lac artificiel recouvrant un ancien village dont seul le clocher de l’église reste visible, une forêt mystérieuse et un retour aux sources qui n’annonce pas que du bon il n’en fallait pas plus pour me convaincre de jeter un œil sur la nouvelle série italienne de Netflix.

La série est une création du scénariste Ezio Abbate et du réalisateur Ivano Fachin, au casting on retrouve une majorité d’acteurs italiens à la carrière nationale, beaucoup de nouvelles têtes donc mais on pourra noter la présence de Valeria Bilello, vu dans la série sense 8, Luca Lionello, qui a joué dans la passion du Christ, ou encore Federico Russo, qui n’est autre que le présentateur de la version italienne de the voice.

Les acteurs s’en sortent bien dans l’ensemble

BUIO IN ITALIANO

La série a le mérite de poser une ambiance dès les premières minutes, aidée en cela par la géographie de la vallée où se situe l’action. Une lumière bleu-gris imprègne l’ensemble des sept épisodes, le clocher qui pointe au beau milieu du lac fait son petit effet également et le générique est plutôt réussi. Une ambiance qui ne sera pas sans rappeler les séries à grand mystère tel Twin peaks ou Dark pour rester dans le périmètre de Netflix. Le thème du double est omniprésent et sera au centre de cette première saison.

TEEN-SHOW OU AUTRE CHOSE

La comparaison s’arrête là cependant car installer une ambiance est une chose, en faire quelque chose de palpitant en est une autre. La série échoue à poser ses enjeux et préfère enchaîner les scènes de lycée prolongeant ainsi la malédiction des teen-show Netflix aussi intéressant que les conditions d’utilisation de Google. Il faut malheureusement attendre l’épisode quatre pour que l’histoire se lance enfin, soit la moitié de la saison, alors qu’entre-temps ni le passé du village, pourtant prometteur, ni les personnages ne sont suffisamment développés. Le casting s’avère convaincant mais il est difficile de faire croire à son personnage lorsque celui-ci n’est pas suffisamment écrit.

L’ambiance est là mais n’est jamais approfondi

MON DOUBLE ET MOI

L’histoire s’emballe durant les trois derniers épisodes, enchaînant aussi les facilités scénaristiques mais où moins la serie se montre enfin divertissante et esquisse même un début de réflexion sur le thème de l’identité, du refoulement, du moi et du surmoi mais tout cela reste esquissé en surface par manque de temps. Aussi prometteur et mystérieux que soit son thème, on regrette que le lac garde tous ses mystères à la fin du dernier épisode. Ce genre de série se doit d’avancer des pistes, amenant souvent à leur tour d’autres questions, pour maintenir l’attention du public mais la série a la caméra entre deux genres, la série a suspense et serie pour adolescents, et peine ainsi à convaincre qui que soit.

Nationalité Italie

Chaîne d’origine Netflix

Vetâla saison 1 sur Netflix des zombies sauce curry

Synopsis: Alors qu’il est en mission pour déplacer les indigènes de la forêt de Campa afin de construire une route, Sirohi et son équipe déchaînent sans le vouloir la malédiction de la montagne Betaal qui fait des ravages sur le peuple et menace de mettre fin à la civilisation telle que nous la connaissons.

Après Ghoul, un huis-clos horrifique efficace sortie en 2018, le studio blumhouse et Netflix livrent leur nouvelle collaboration hindoue, en partenariat avec la boîte de production indienne red chillies production.

Au casting on retrouve des acteurs habitués aux productions Netflix tel que Viinet Kumar Singh présent dans la série Bard of blood et Jitendra Joshi à l’affiche du seigneur de Bombay.

Je garde un bon souvenir de leur précédente série Ghoul, qui offrait en quatre épisodes un spectacle angoissant et tendu. C’est pourquoi je me suis lancé dans cette nouvelle production en toute confiance malgré l’absence de doublage en français.

GOULE FATIGUÉE

Pourtant cette V. O. S. T. F. imposé n’est pas le plus gros souci pour les spectateurs. L’action étant privilégiée, les dialogues n’ont pas une importance capitale. Le co-réalisateur des épisodes, Patrick Graham, multiplie à outrance les montages rapides et nerveux tentant en vain d’instaurer un climat d’urgence alors que dans le même temps chacun des quatre épisodes souffrent de longueurs. La technique de la caméra à l’épaule est souvent utilisée, donnant l’impression que l’on est dans un jeu vidéo mais cache par ailleurs une pauvreté de réalisation. Les scènes de batailles contre les zombies sont plates et celles de carnages cannibales sont souvent filmées hors-champ, sans doute par manque de budget. Le design assez moyen des zombies et les jump-scares inutiles enfoncent encore plus le clou dans le cercueil du show.

UNE ÉCRITURE BÉANTE

Ajoutons à cela des écueils évidents dans l’écriture des personnages. Ce genre de série n’exige pas un développement approfondi de chaque personnage, ceux-ci sont d’ailleurs suffisamment présentés dans le premier épisode pour permettre de lancer l’aventure, mise à part le personnage de l’industriel véreux, trop caricatural. Mais à mesure que les épisodes s’accumulent les incohérences s’enchaînent, les personnages agissent de manière parfois complètement stupide et les facilités scénaristiques finissent d’enlever toute crédibilité à cette nuit en enfer. C’est d’autant plus dommage que la plupart des acteurs se révèlent convaincants malgré les failles dans l’écriture.

Des acteurs charismatiques mal servis par une écriture pauvre

Si les producteurs étaient partis sur l’idée de réaliser un film, ils auraient pu livrer un métrage sans génie mais efficace et dont les défauts auraient pu être noyés dans une effervescence horrifique d’une heure et demie, malheureusement le format série dessert fortement le programme qui perd en saveur à mesure que les zombies se repaissent de chair humaine.

The Eddy / la mini-série jazzie de Netflix

On aura beau critiquer Netflix pour sa propension à produire tout et n’importe quoi il faut reconnaître que la plateforme a parfois le nez creux et permet de mettre en avant des productions que l’on aurait difficilement imaginées être financées les canaux habituels. La mini-série The Eddy est de celle-ci, une excellente surprise supervisée par Damien Chazelle, réalisateur de La la land, et du scénariste Jack Thorne qui était déjà aux manettes de la récente série His dark materials.

Avec deux premiers épisodes réalisés en 16 mm par Damien Chazelle en personne le microcosme du bar de jazz parisien acquiert une identité visuelle indéniable et un charme qui accroche le regard dès les premières minutes. Même si la caméra numérique fait son apparition au troisième épisode, l’équilibre visuel est tout de même conservé. Le casting est international autant devant que derrière la caméra, on y parle français, anglais, arabe et même polonais. The Eddy est une tour de Babel moderne dans laquelle les membres se retrouvent autour d’un langage commun, le jazz.

Un groupe réuni par une seule passion : le jazz

JAZZ MOI UNE HISTOIRE

En plus de mettre sur le devant de la scène un style de musique absent de la plupart des shows télévisés, le jazz structure la narration de la série avec ses répétitions de groupe, ses prestations scéniques portées par l’envoûtante Joanna Kulig. La musique est la raison de vivre des protagonistes, ça pulse, ça vibre, ça improvise et surtout cela permet d’unifier la série autour d’une passion commune, la musique. Une unification nécessaire étant donné la narration décousue.

Laissez vous captiver par la ravissante Joanna Kulig

CHŒURS ET ÂMES

En effet chacun des huit épisodes se concentrent sur un membres de ce groupe hétéroclite. Ces tranches de vie se révèlent inégales mais dans l’ensemble elles constituent l’âme de la série, on suit les peines et les déboires de ces musiciens un peu paumés et broyés par le système avec plaisir. Évidemment certains personnages sont plus mis en avant que d’autres en l’occurence c’est le trio Elliot, Julie et Amira qui occupent le plus de temps à l’écran. Ces personnages sont respectivement interprétés par Andre Holland, dont l’écriture maladroite va finalement plomber le récit, Amanda Stenberg, épuisante au début mais qui se révélera plus profonde au fil du récit et enfin Leila Bekhti, qui livre là une composition sans fausse note.

Éblouissante Leila Bekhti

NOTES CRIMINELLES

L’intrigue générale s’articule autour d’une enquête criminelle et des problèmes de gestion du club. Si cela permet de propulser la série avec un final choc lors du premier épisode, il faut reconnaître que cette enquête tire en longueur et sa résolution sera en demi-teinte. Alors qu’elle devrait dynamiser le récit elle finit par plomber le rythme du show. C’est d’autant plus regrettable qu’elle empêche d’apporter un véritable arc narratif au personnage d’Elliot qui fait preuve d’un comportement aberrant au fur et à mesure que la pression se révèle intenable. D’abord déterminé à prendre sur lui et à régler lui-même la menace pesant sur le club avant de finir par demander de l’aide à ses proches sans que cela ne soit pertinent.

Si l’on parvient à faire abstraction de cette partie de l’intrigue, on aura le plaisir d’assister à une lettre d’amour au jazz mais également au monde cosmopolite nocturne. Sans oublier ces portraits touchants de musiciens à fleur de peau.

Un duo père fille qui joue à je t’aime moi non plus

Depuis 2020 / 60min / Drame, Comédie musicale, Musical

Chaîne d’origine Netflix

Outer Banks saison 1 / Netflix

C’est peu dire que le public adolescent est chouchouté sur la plateforme Netflix. Tous les mois environ une nouvelle série prenant pour cible ce public friand mais versatile s’ajoute au catalogue déjà bien rempli du géant du streaming. On a donc droit à des péripéties d’adolescents dans toutes les situations et univers imaginables, dans un monde sans adultes, avec ou sans magie. Le genre peut s’adapter à bien des genres mais c’est bien souvent les mêmes codes qui se répètent inlassablement donnant à toutes ces séries un aspect fade et impersonnel. Lorsque outer banks débarqua je ne pensais pas autrement, pour tout vous avouer chers lecteurs je l’ai lancé afin de bénéficier d’un bruit de fond pendant que je rédige des chroniques sur le blog, quelle ne fût pas ma surprise en constatant que la série parvenait à capter mon attention.

Mettons-nous d’accord tout de suite la série ne casse pas trois pattes à un canard mais si on la compare aux autres séries du même genre présentes sur Netflix elle relève du chef-d’oeuvre. On évite les sous-intrigues sentimentales bancales et lassantes. La série tient plus du récit d’aventure que du teen drama, elle remplit donc tout à fait son rôle de divertissement léger.

L’action est censée se situer près de la ville de Wilmington, dans l’archipel de outer banks mais en raison d’une loi discriminatoire en Caroline du Nord concernant les citoyens transgenre la production a pris la décision de déménager en Caroline du sud, dans des décors qui tienne de la carte postale. Ce qui apporte une plus-value face à toutes ces autres séries qui utilisent des lycées génériques qui se ressemblent tous. L’aspect social sert de toile de fond à un récit moins léger qu’il n’y paraît, il faut dire qu’entre misère social, alcoolisme, lutte des classes, ouragan, sans oublier toutes les bestioles qui vous guettent lorsque vous mettez un pied dans l’eau, on ne s’ennuie pas au pays des « pogues ».

Une destination de vacances pour certains, le quotidien pour d’autres

L’alchimie entre les quatre personnages qui composent le groupe d’amis en quête d’un trésor légendaire est palpable. Leurs interactions semblent naturelles et on ressent une complicité touchante entre chacun d’eux. Les jeunes acteurs sont tous charismatiques et déroulent une partition honnête. Leur groupe accorde à la série un petit côté club des cinq sympathiques et dynamique. Les scénaristes tentent d’apporter un background à chacun des personnages, à part pour Kiara qui se contente du rôle de love interest. Ces apports, entre foyer dysfonctionnel et avenir incertain, sont de factures classiques mais s’avèrent solides et crédibles. À ce quator originel viendra s’ajouter une cinquième aventurière sans que cela ne soit forcé, les showrunners parvenant à créer un équilibre entre tension dramatique et moments de complicité.

On a peut être pas de bus mais on des bateaux

L’intrigue se déroule gentiment sur les six premiers épisodes, avec tout de même de grosses ficelles, avant de se transformer en une chasse à l’homme bête et méchante. J’ai largement préféré la chasse au trésor des premiers épisodes plutôt que fuite en avant qui fait surtout du surplace. Les deux antagonistes principaux sont soit stupide, soit schizophrène mais le fait est que la menace qu’ils représentent n’est guère crédible. Les deux n’auront pas besoin ni de la police, incompétente, ni de la bande de héros pour se tirer une balle dans le pied.

Un quator touchant et unis

Malgré une fin de saison qui se contente de jouer la carte de l’action un peu vaine, Outer banks se révèle être un honnête divertissement qui tranche singulièrement avec les autres séries à destination des adolescents.

Synopsis: En déterrant un secret enfoui depuis longtemps, des ados déclenchent une série d’événements malencontreux qui les entraînent dans des aventures inoubliables.

Depuis 2020 / 49min / Drame
Nationalité U.S.A.

Chaîne d’origine Netflix

Into the night saison 1 / Netflix

J’ai fait un peu le tour des séries sur Netflix. Je suis loin d’avoir épuisé ma liste mais côté nouveauté je suis à peu près à jour. Voilà sans doute pourquoi la bande annonce de cette série belge a su me happé et que j’ai lancé le premier épisode sans trop savoir à quoi m’attendre. J’aurais du y réfléchir à deux fois tant la série s’avère décevante sur de nombreux points.

Les créateurs se sont d’abord tiré une balle dans le pied en choisissant un casting international ne maîtrisant pas forcément le français. Il en résulte une cacophonie d’accent qui m’a personnellement empêcher de suivre tous les dialogues. Cela reste subjectif mais il faut le savoir avant de lancer la série surtout que j’ai pu me rendre compte que les acteurs belges on le même défauts que certains acteurs français, ils n’articule pas assez. Ajoutons à cela un jeu d’acteur hasardeux pour certains et une écriture franchement maladroite par moment et vous aurez saisi le problème.

Comment ça mon personnage est mal écris ?

Le point fort de cette première série belge estampillée Netflix est son synopsis accrocheur entre apocalypse mondiale et huis-clos oppressant. Un pitch qui nécessite de se concentrer sur l’action et l’aspect sensationnel surtout au vu du format court, six épisodes de quarante minutes, et du budget de la série qui n’a pas grand chose à voir avec celui de Stranger thing forcément. Mais ce choix n’excuse pas toutes les errances du scénario. Malgré deux premiers épisodes plutôt corrects, qui parviennent à instaurer une tension et une atmosphère angoissante, la suite peine à convaincre. L’aspect huis-clos est rapidement évacué par des expéditions de première nécessité qui sont justifiées mais qui annulent le côté anxiogène qui faisait la force des premiers épisodes.

L’écriture des personnages reste le gros point faible de cette saison. On a droit à des comportements incohérents comme lorsque deux personnages qui se détestent cordialement en viennent aux mains sans raison alors même qu’ils poursuivent un objectif commun et qu’ils sont pris par le temps. Les dialogues font parfois preuve d’un surréalisme affligeant comme lorsqu’un personnage confesse à un autre qu’il est heureux que cette tragédie se soit produite car cela a permis à leur petit groupe d’être réunis. Plus de la moitié de la population mondiale vient de succomber mais lui il est content de pouvoir craindre pour sa vie, de tenter désespérément de se ravitailler en carburant et nourriture et de trouver un terrain d’entente avec le reste des survivants.

J’appelle mon agent qu’il me sorte de cette galère

Les personnages sont introduits par un flash-back au début des épisodes, comme le faisait jadis la série lost, sans que cela ne permette d’approfondir leur personnalité ni que l’on ne puisse s’attacher à eux ni craindre pour leur vie.

Malgré un bon potentiel de départ, into the night se révèle être une déception francophone de plus pour Netflix. Quant à moi je vais fouiller à nouveau ma liste pour tenter de trouver un programme plus solide.

Synopsis : Lorsque le soleil commence soudain à tout tuer sur son chemin, les passagers d’un vol de nuit en partance de Bruxelles tentent de survivre par tous les moyens, coincés dans un avion condamné à faire le tour de la Terre…

Depuis 2020 / 40min / Drame, Science fiction, Thriller
De Jason George (XIII)
Avec Pauline Etienne, Laurent Capelluto, Stefano Cassetti
Nationalité Belgique
Chaîne d’origine Netflix