L’autre côté saison 1 sur netflix, comment tourner en rond le long des miradors

Oh un univers dystopique ça ça me plaît. Il n’a pas fallu plus que ces deux mots pour que je me plonge dans cette série espagnole dont l’intégralité de la saison 1 est disponible sur netflix. Pourtant la série à très vite su me désenchanter tant cette saison se perd dans des tics scénaristiques répétitifs et un discours social navrant.

La répétition est en effet un concept maîtrisé sur le bout des doigts par les scénaristes de la série. Dès l’épisode 5 on sent poindre un schéma qui va crescendo à mesure que l’on approche de la fin des 13 épisodes de 50 minutes en moyenne. Emilia et sa famille se heurtent au secret du gouvernement, ils essayent de contrecarrer leurs plans, ils échouent, ils parviennent à fuir les forces de l’odre grâce à des facilités scénaristiques qui prêtent à sourire avant de se retrouver en famille et de se faire un gros câlin parce que, quand même, ils l’ont échappé belle, le tout pendant que l’insupportable Begoña, l’idiote utile du gouvernement, les espionne.

C’est pas la joie en Espagne en 2045

La série aurait-elle éviter ce surplace narratif si elle avait été plus courte? Sans doute car 13 épisodes c’est long, trop long pour ne pas remarquer les failles d’un scénario qui, une fois passait le deuxième épisode n’a plus rien à raconter. L’univers dystopique de cette Madrid en lambeaux n’est pas suffisamment étayé pour être intéressant. Les crises énergétiques auxquelles l’Espagne a dû faire face ? Elles seront à peine évoquées. Le terrible virus qui a entraîné la société dans ce cauchemar répressif ? On s’en servira de ressort scénaristique sans jamais le développer plus que ça. La série préfère se concentrer sur un grand mystère mystérieux que n’importe qui percera dès le deuxième épisode et sur une lutte des classes aux discours qui rasent les pâquerettes.

Laissez venir à moi les titis nenfants

Le manichéisme de la série est un autre point gênant du récit. Comprenez par là que vous n’aurez aucun mal à déterminer qui est le méchant dans l’histoire, je vous aide ils sont habillés comme des nazis. Les policiers sont donc des molosses cruels assoiffés de sang et de violences tandis que les membres du gouvernement ne pensent qu’à sauver leurs peaux. En face la population se débat dans la crasse et la misère au milieu des délateurs, des checkpoints et des descentes de police. Un tableau anxiogène qui se voudrait un miroir de notre société actuelle mais sans nuances alors que la réalité n’est faite que de ça, de nuances de gris qui composent un monde complexe qui mérite mieux que le discours affligeant que dégoisent les pseudos révolutionnaires de cette dystopie peu convaincante.

OK on s’excuse pour le groupe Las Ketchup ça vous va ?

Arrivée au terme de cette première saison la série rejoint le cimetière déjà bien rempli des séries au potentiel indéniable mais qui ne parviennent pas à concrétiser leur promesse. Une série qui pêche par un scénario redondant et un discours complètement creux.

Synopsis: En 2045, l’Espagne, comme le reste du monde occidental, a été poussée vers un régime dictatorial à cause du manque de ressources naturelles. La vie à la campagne est impossible, et en ville, une barrière divise les plus puissants des autres.

Depuis 2020 / 50min / Drame, Science fiction
Titre original : La Valla

Nationalité Espagne

Coup pour coup sur Netflix

https://imgr.cineserie.com/2020/11/coup-pour-coup-sur-netflix-c-est-quoi-cette-nouvelle-serie-espagnole.png?imgeng=/f_jpg/cmpr_0/w_1920/h_1920/m_cropbox&ver=1
Coup pour coup est une nouvelle série de thrillers Netflix d’Espagne (titre org. Los Favoritos de Midas ). Bien qu’il s’agisse d’une production espagnole, elle est basée sur une nouvelle de l’auteur américain Jack London. Avec seulement six épisodes, il est rapide à regarder.

Le casting de Coup pour coup

Cette nouvelle série espagnole de Netflix met en vedette Luis Tosar, Willy Toledo, Marta Belmonte, Carlos Blanco et Marta Milans. Le protagoniste principal est Victor Genovés, interprété par Luis Tosar. Plus récemment, nous avons vu la star de Luis Tosar dans le film Netflix Eye for an Eye (2020).

Bien que Luis Tosar ait fait de nombreuses productions, pour moi, il sera toujours associé à sa performance dans Sleep Tight (org. Titre Mientras duermes ) de 2011. C’est vraiment une petite histoire brillante qui a été parfaitement exécutée dans ce film d’horreur psychologique réalisé par Jaume Balagueró et écrit par Alberto Marini . Il a même été refait en Corée du Sud sous le nom de Door Lock (2019) .

Les fans de la série Netflix White Lines (2020), qui a malheureusement été annulée après une seule saison, reconnaîtront également Marta Milans. Elle est brillante dans Les Minions de Midas en tant que femme d’affaires très directe et sans fioritures, qui est également une vieille amie de Victor. Également dans un rôle clé, nous avons Bea Segura qui vous sera très familier si vous avez regardé la récente sortie de Shudder 32 Malasana Street .

The Minions of Midas – Netflix Review

Basé sur une courte histoire de Jack London

Situé dans le Madrid moderne, l’histoire est inspirée de la nouvelle de Jack London Les Minions de Midas . Bien sûr, Jack London était un auteur américain (mieux connu pour « The Call of the Wild ») et si la nouvelle adaptée pour cette série Netflix date de 1901, cela montre simplement qu’une bonne histoire ne perd jamais sa pertinence.

De plus, j’aime le fait que cette histoire comporte de nombreuses zones grises que vous serez tout à fait libre d’interpréter et d’aimer ou de détester à votre guise. Peu de choses sont vraiment noires ou blanches – ni dans la vraie vie ni dans cette histoire. Même s’il y a encore une différence très nette entre le bien et le mal!

Fait intéressant, cette série Netflix m’a rappelé le tout premier épisode de Black Mirror jamais sorti. Pas en termes de complot réel, mais au fait, quelqu’un fait chanter une personne tout en étant anonyme. En outre, les maîtres – chanteurs , il est très clair qu’ils agissent sur leurs menaces. Et ils le font!

Regardez Les Minions de Midas sur Netflix!

La mini-série a été co-créée et réalisée par Mateo Gil, qui a écrit le scénario avec Miguel Barros. Coup pour coup est la première série télévisée écrite par Mateo Gil tandis que Miguel Barros a également écrit sur les séries à venir Libertad (2020) et Gigantes (2018-2019) .

Cependant, si le nom Mateo Gil sonne une cloche, c’est probablement dû à d’autres films très réussis. Son premier long métrage en tant qu’écrivain était Abre Los Ojos qui a été refait aux États-Unis avec le titre Vanilla Sky (2001). En outre, il a écrit The Sea Inside qui a remporté le Gilden Globe et l’ Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2005.

Fondamentalement, ce à quoi je veux en venir est le fait que le créateur de Coup pour coup sait raconter une bonne histoire. J’ai senti que cela devenait parfois un peu trop lent, mais je reconnais aussi que nous devons nous mettre sous la peau des personnages et du monde dans lequel ils vivent. J’ai été incroyablement intrigué par le premier épisode et j’ai senti que l’épisode 2 était un un peu plus faible, mais ensuite il a repris.

Jetez un œil à cette mini-série Netflix si vous appréciez un bon thriller policier avec une intrigue intelligente. Comme mentionné précédemment, le titre original est Los favoris de Midas , et vous pouvez regarder une version doublée. Néanmoins, je vous recommande (comme toujours) de l’essayer en espagnol avec des sous-titres en premier.

Le jeu de la dame sur netflix, le bijou que nul n’a vu venir

Les spécialistes du jeu des échecs, dont je ne fais pas partie malheureusement, pourront sans doute trouver un sous-titre directement inspiré d’une technique de jeu pour illustrer cet article. Pour la part je me suis contenté de souligner à quel point cette mini-série fut une véritable surprise pour les abonnés de la plateforme netflix.

Le jeu de la dame, the queen’s gambit en vo, est une mini-série créée par Scott Franck et Allan Scott, adapté du roman de Walter Tevis paru en 1983. On y suit Beth Harmon une orpheline qui se prend de passion pour les échecs, seule échappatoire à un morne quotidien. Dans le rôle de cette jeune femme au caractère obsessionnel on retrouve Anya Taylor-Joy dont le regard magnétique va en captiver plus d’un. Le reste du casting rassemble des jeunes visages connus du cinéma britannique tel que Thomas Brodie-Sangster, le garçonnet tout mignon de love actually, ou bien encore Harry Melling, l’odieux Dudley dans la saga harry Potter.

Magnétique on vous dit

L’intrigue est le récit d’un destin, celui de Beth Harmon, qui va devoir apprendre à grandir seule, par elle-même, dans une époque où la place des femmes est encore à la maison. Avec sa passion pour les échecs et sa détermination à montrer aux hommes qu’elle peut les affronter, elle sort du rang. Malgré un handicap social qui l’empeche de nouer des relations amicales où tout simplement de vivre une vie en dehors des échecs, elle fait la rencontre de personnages secondaires qui vont grandement contribuer à faire d’elle une championne d’échecs. À commencer par Mr Shaibel, le concierge de l’école, avec qui elle va nouer une relation touchante et fondatrice. Dans l’ombre, cependant, le spectre de l’addiction vieille au grain.

Une relation touchante et fondatrice

Le passage à l’âge adulte sera pour Beth l’occasion de s’affirmer aux yeux du monde et de faire ses propres choix. Elle est aidée en cela par le personnage D’Alice, sa mère adoptive, qui va laisser s’épanouir sa passion pour les échecs et sa soif de victoires. Bien qu’elle agisse pour des raisons bassement pécuniaires ce personnage deviendra le seul modèle féminin pour Beth, pour le meilleur et pour le pire. Alice sera la première à l’initier à l’alcool et à l’entrainer dans un tourbillon de voyage, de tournois et d’hôtels qui finira par lui coûter cher. Mais c’est aussi avec elle que Beth va prendre conscience qu’elle n’est pas faite pour vivre une vie de femme rangé lorsqu’elle constate la profonde tristesse de sa mère adoptive contrainte de remiser sa passion pour le piano pour complaire à son mari.

Un tourbillon donc, ainsi sera la vie de Beth, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus faire face à ses démons et que ceux-ci manquent de l’emporter. La série aurait pu s’achever sur une note bien sombre mais la rédemption sera offerte à Beth pour offrir aux spectateurs une conclusion touchante. Beth renoue avec son passé et saisit l’occasion de faire taire ses démons. La jeune femme peut alors réaliser ce que peut d’entre nous ont l’occasion de faire au cours de leurs vies réconcilier les rêves d’enfant et la passion adulte afin d’atteindre une maturité salvatrice.

La misogynie est bien évidemment au centre du récit. Pas tellement par le biais des hommes, qui restent globalement des personnages positifs mais par plutôt par le biais d’une société qui laisse peu de places aux femmes pour s’exprimer. La série va régulièrement la mettre face à d’autres personnages féminins qui ont fait des choix différents, parfois conforme à ce que l’on attend d’elles et parfois non. L’occasion pour Beth de confronter ses choix personnels avec ceux des autres femmes qui croisent son chemin et de se conforter dans ses décisions ou au contraire les remettre en cause.

Une reine dans un monde de cavalier

Une bien belle surprise, une jolie découverte que cette série. Une ode féminine à la passion et au droit à chaque femme à vivre comme elle l’entend. Une pépite à découvrir sur netflix.

Synopsis: En pleine Guerre froide, le parcours de huit à vingt-deux ans d’une jeune orpheline prodige des échecs, Beth Harmon. Tout en luttant contre une addiction, elle va tout mettre en place pour devenir la plus grande joueuse d’échecs du monde.

2020 / 60min / Drame

Titre original : The Queen’s Gambit
Nationalité U.S.A.

Chaîne d’origine Netflix

Alta Mar Saison 3 : Explication de la fin ! Qu’arrive t’il à Nicolas ? [Avec spoilers]

Chronique : La Saison 3 de Alta Mar est disponible sur Netflix ! Si vous souhaitez connaitre l’explication de la fin, lisez la suite ! Lorsque la série espagnol de Netflix, Alta Mar est revenu pour sa saison 3, certaines choses ont changé. La saison 3 reprend un an et demi après les événements de la première saison. Et nos personnages sont des personnes différentes. La nouvelle saison a également introduit de nombreux nouveaux personnages. Dont certains pourraient rester pour d’éventuelles futures saisons. Que s’est-il passé à la fin de la Saison 3 de Alta Mar ? Toutes les explications !

Cette fois-ci, les sœurs Villanueva, Eva et Carolina embarquent à nouveau à bord du Barbara de Braganza pour un voyage. Mais un nouveau danger plus infâme les attend. Eva est désormais une auteure à succès. Ayant publié son roman Âmes perdues, qu’elle a écrit alors qu’elle était à bord du Barbara de Braganza. Pendant ce temps, Carolina, qui est maintenant mariée à Fernando Fabregas, tente de sortir de sa coquille. Elle a donc acheté un nouveau navire qui va entreprendre son premier voyage en livrant des marchandises. Eva est également célibataire puisque Nicolas Vasquez a choisi d’être avec sa femme à la place.

Que se passe t’il au cours de la saison ?

Au cours de la saison 3 de Alta Mar, avant qu’Eva ne monte à bord du Barbara de Braganza. Elle est approchée par l’espion brésilien Fabio c’est peut-être son vrai nom qui lui demande de l’aide pour trouver un médecin ignoble qui avait développé un virus mortel pour les nazis. Fabio pense que le médecin voyagera sur le Barbara de Braganza. Alors que le navire met les voiles pour le Mexique. Mais il ne sait pas quel nom le médecin a repris ni à quoi il ressemble. Il a besoin de l’aide d’Eva pour accéder aux dossiers des passagers afin de découvrir qui pourrait être le médecin. Et pouvoir l’arrêter avant que le navire ne commence son voyage. Eva et Fabio réalisent plus tard que le protégé du médecin pourrait plutôt se trouver sur le navire. Le protégé s’appelle Alex Katona, mais personne ne connaît l’identité de la personne.

Pendant ce temps, dans les quartiers du capitaine, après que Nicolas ait été envoyé sur le navire du capitaine Carolina dans des circonstances mystérieuses. Le nouveau premier officier, Hector Birabent, et le second officier Pierre ne sont pas non plus au mieux de leur forme. Ils travaillent ensemble pour faire déposer le capitaine Santiago Aguirre en lui faisant croire qu’il perd la tête. Une autre série d’événements mystérieux est que Carolina est kidnappée et mise sous sédatif. Tandis qu’une femme nommée Diana qui lui ressemble exactement après l’opération se fait passer pour Carolina pour attraper le virus pour elle et le Dr Ayala.

A la fin de la Saison 3 de Alta Mar, nous apprenons qu’Hector travaillait avec Alex qui s’est avéré être une femme et la bonne d’Eva, Ana. Il s’avère qu’Alex avait créé le virus elle-même et qu’elle l’a fait par vanité. Alex avait injecté le virus à Diana en pensant qu’elle était Carolina.

Explication de la fin de la Saison 3 de Alta Mar

Au moment où il s’avère qu’il n’y a plus d’espoir, Nicolas se présente sur le Barbara de Braganza et aide Eva et les autres à libérer le capitaine Santiago et à capturer Alex et Hector. Malheureusement, Diana a propagé le virus dans le monde entier. Fabio demande donc à Ayala de fabriquer un sérum de vaccin à partir du sang d’Hector et d’Alex. Car il semble qu’ils soient immunisés. Lorsque le premier sérum extrait du sang d’Hector est envoyé pour être testé. Diana menace la vie de Dimas. Cependant, le sérum n’a pas fonctionné et elle meurt. Il s’avère qu’Hector n’est pas immunisé et il tombe bientôt malade. Ayala prélève alors le sang d’Alex et cette fois, le sérum s’avère efficace.

Entre-temps, un navire de guerre a répondu à l’appel SOS du Barbara de Braganza. Malheureusement, au lieu de les sauver, le navire de guerre commence à tirer sur le navire pour s’assurer que le dangereux virus n’atteigne pas la terre ferme. Nicolas et Eva font alors de leur mieux pour hisser un drapeau jaune afin de signaler au navire de guerre que le virus a été guéri. Pendant ce temps, Alex s’échappe et, alors que Nicolas et Alex s’enchaînent, Alex poignarde le premier.

A la fin de la Saison 3 de Alta Mar, Nicolas meurt dans les bras d’Eva alors que le reste des passagers évacue. Le Barbara de Braganza avec Nicolas et d’autres victimes à l’intérieur coule au fond de la mer.

alta mar saison 3 fin

Que cela présage t’il pour la suite ?

Qu’est-ce que cela signifie pour une éventuelle quatrième saison ? Nous pensons que Fabio pourrait prendre la place de Nicolas dans les futurs scénarios. Bien que nous n’aimions pas Fabio autant que nous aimions Nicolas, nous espérons que la série s’étendra sur son histoire. Peut-être que si nous en apprenons plus sur lui, nous pourrions l’apprécier davantage. De plus, le Barbara de Braganza étant maintenant détruit, une nouvelle saison signifierait qu’il se déroulerait sur un nouveau navire. Peut-être devrait-il être sur le cargo de la Caroline qui serait transformé en navire à passagers.

 

SOMBRE DÉSIR, la nouvelle série sulfureuse de Netflix

Après « Control Z », Netflix a mis en ligne ce mercredi 15 juillet « Sombre désir », une nouvelle série originale mexicaine en 18 épisodes. Un thriller érotique dans la lignée de « 365 Dni » centré sur l’obsession d’un jeune homme pour une femme mariée.

De quoi ça parle ?

Alma, une femme mariée, cède à la tentation dans les bras d’un jeune inconnu à l’occasion d’un week-end d’escapade avec une amie. Mais l’histoire vire rapidement au drame et l’amène à remettre en question ce qu’elle sait de ses proches.

Un thriller caliente taillé pour les fans de 365 Dni

Quelques semaines après le film polonais 365 Dni, qui a beaucoup fait parler et est rapidement devenu un phénomène sur la plateforme, Netflix poursuit dans le genre érotique avec une nouvelle série originale venue tout droit du Mexique : Sombre désir (Oscuro deseo en VO), créée par Leticia Lopez-Margalli. Moins explicite et moins tendancieux que le long métrage porté par Michele Morrone et Anna Maria Sieklucka, ce thriller constitué de 18 épisodes d’une trentaine de minutes chacun délaisse les notions de kidnapping et de syndrome de Stockholm pour nous emmener sur un terrain plus habituel : celui de l’amour obsessionnel.

Les scènes caliente en plus, les amateurs de téléfilms Lifetime (souvent diffusés en France l’après-midi sur TF1), où une jeune femme devient la proie d’un harceleur, seront donc certainement conquis par le destin trouble d’Alma, une avocate et professeure d’université de renom qui, pour faire oublier son divorce à sa meilleure amie et laisser derrière elle ses soupçons d’adultère à l’égard de son propre mari, se lance dans un week-end de débauche qui la mènera à passer la nuit avec Dario, un éphèbe de 25 ans ayant immédiatement flashé sur elle. Mais ce qui n’aurait dû être qu’une aventure sans lendemain, qu’un moment torride éphémère, va rapidement prendre une tournure inattendue lorsqu’Alma, de retour chez elle, auprès de son mari et de sa fille, va avoir la mauvaise surprise de voir Dario débarquer dans sa vie. Bien décidé à ne pas la perdre et à poursuivre leur histoire. Le début d’une passion amoureuse, puis d’une obsession qui va vite se révéler dangereuse pour Alma et pour ses proches. Jusqu’où Dario est-il prêt à aller pour être avec l’objet de son obsession ? Une question qui va émailler Sombre désir tout au long de cette première saison et à laquelle va se mêler une histoire de meurtres et les secrets des uns et des autres, qui ne vont pas tarder à refaire surface.

Laissant quelque peu la psychologie et la profondeur au placard, cette nouvelle série Netflix cherche avant tout à divertir et à émoustiller, grâce à ses codes du thriller respectés à la lettre et à ses corps dénudés (mais pas trop). En misant visiblement quasiment tout sur la plastique de ses deux acteurs principaux, la comédienne et chanteuse Maite Perroni, star de nombreuses telenovelas au Mexique, et Alejandro Speitzer, vu dans El Club et La Reine du Sud. Bref, avec Sombre désir, les abonnés de Netflix ayant adoré Cinquante nuances de Grey, 365 Dni, You, ou Toy Boy devraient trouver de quoi réchauffer leurs soirées d’été.

Vidéo :

Ju-On: origins saison 1 sur netflix, mais arrêtez d’entrer dans des maisons inconnues!!!

Le film Ju-on ,ou the grudge comme il fut renommé après sa traversée de l’océan Pacifique, reste l’un des souvenirs de visionnage le plus terrifiant de toute ma vie. Je me souviens être resté tétanisé pendant le générique de fin, complètement paralysé par cette histoire de fantôme vengeur sans pitié. Lorsque la dernière image du générique fut passé l’écran de mon ordinateur devint noir, je me retrouvais donc seul dans ma chambre, dans le noir complet, avec des images toutes plus glauques les unes des autres imprimées sur ma rétine. Des années après ce film reste une référence du film d’horreur, avec son ambiance mélancolique imprégnée de solitude et de tristesse. Je n’ai pas vu les suites, qui n’ont pas la réputation d’être à la hauteur du premier opus mais l’annonce d’une série en partie produite par netflix a su titiller ma curiosité.

C’est donc parti pour une petite séance de frisson, petite car la série contenant six épisodes de trentes minutes, générique compris, on peut rapidement la binge watcher. Par contre il n’y a pas de doublage en français alors qu’un doublage allemand est possible, parfois il ne faut pas chercher à comprendre. Certains sous-titres sont complètement à côté de la plaque dans leurs traductions mais rien de bien méchant.

QUI? QUAND? COMMENT ?

Le vrai problème de la série vient des choix scénaristiques faits par les producteurs. La narration est décousue, non seulement l’on va nous raconter plusieurs histoires avec différents personnages mais en plus celles-ci ne se passent pas en même temps. Certains récits s’étalent sur plusieurs années alors que d’autres à tiennent en quelques jours ou mois. Autant ce choix peut s’expliquer dans le cadre d’une intrigue plus complexe aux ramifications multiples mais là il s’agit d’une histoire d’épouvante, pourquoi compliquer un sujet qui se doit d’être simple pour captiver le spectateur? Arrivé au sixième épisode j’étais incapable de’savoir si l’on était en 1988, 1995 ou à une autre époque. La série n’est parvenue à me faire peur qu’à de rares occasions mais elle sera parvenue à m’embrouiller complètement dans sa narration.

Les différentes trames narratives se suivent sans réelle passion. La série instaure une certaine atmosphère mystérieuse et glauque avec quelques fulgurances gores il faut lui reconnaître cela. Mais elle échoue complètement à nous faire ressentir quoique soit pour ses différents personnages, sans même parler de suspens. Si la série s’était concentrée sur deux ou trois personnages elles auraient pu brosser des portraits convaincants mais là non seulement ces personnages n’ont pas le temps d’exister mais ils paraissent également assez antipathiques pour la plupart.

Prenons par exemple le personnage de Yasuo Odajima, l’enquêteur du paranormal, qui passe les premiers épisodes à déambuler en posant les mêmes questions avant de se souvenir subitement du drame familial qui le relie à la maison la plus flippante de la banlieue tokyoïte en fin de saison. Le jeu impassible de son interprète, Yoshiyoshi Arakawa, n’aide pas à donner consistance à ce personnage qui est pourtant l’un des principaux de cette première saison. Les autres personnages sont à l’avenant, la lycéenne traumatisée et traumatisante est complètement incohérente dans ces décisions et la jeune actrice débutante, Haruka Honjo, est sous-développée.

-Ca va faire peur? -Bof, par contre on va bien se faire chier

UNE MACABRE DÉCOUVERTE…

Il va falloir m’expliquer également cette obsession pour les faits divers sordides qui parcourt la saison, si c’était pour servir de marqueur temporel il y avait d’autres moyens d’ancrer la série dans les différentes époques parcourus. Si la volonté des producteurs était de relier la série aux films à travers ces faits divers, qui jouent un rôle dans le premier film, c’est que l’héritage de celui-ci est bien pauvre ou incompris. La série dresse un portrait bien sombre et misérable de la société japonaise où les conflits familiaux se règlent dans le sang mais cela paraît artificiel et creux à tel point que je n’ai pas pu m’empêcher de lever les yeux au ciel lorsqu’un énième fait diver sanglant n’ayant même pas de rapport lointain avec le thème de la série est évoqué dans les derniers épisodes.

Toi après avoir regardé le journal télévisé japonais

De l’esprit du film il ne reste plus grand-chose dans cette série qui passe complètement à côté de son sujet, à savoir l’épouvante. À part quelques images fugaces qui rappelleront l’ambiance du premier long-métrage. La saga Ju-On mérite mieux que ces origines brouillonnes et creuses.

Synopsis: Un chasseur de phénomènes paranormaux cherche désespérément une maison maudite où une mère et son enfant ont été les victimes d’un drame il y a bien longtemps.

Depuis 2020 / Epouvante-horreur
Titre original : Ju-On: Origins
Nationalité Japon

Chaîne d’origine Netflix

Bande-annonces : https://youtu.be/MJqHpN9b0U4

Netflix et le cas 13 reasons why

La mise en ligne début juin de la saison quatre de la série 13 reasons why a été l’occasion d’assister à la fin d’une longue agonie. Une mise à mort annoncée dont les signes étaient visibles pour qui voulait bien se donner la peine de les voir. Des signes que les dirigeants de Netflix ont peut-être déjà su interprétés afin de pallier aux critiques.

On ne va pas y aller par quatre chemins l’ultime saison de la série de Brian Yorkey est une catastrophe. Je ne vais pas m’épancher sur les éléments qui font de ce final interminable un désastre absolu, il suffit de chercher sur internet pour trouver des critiques qui feront le tour de tout ce qui ne va pas dans ce qui est l’une des premières séries Netflix originale.

La question est de savoir si Netflix a pris conscience du problème car le déclin de la série se faisait sentir bien avant cette fatidique saison quatre. À travers cet article je vais tenter d’apporter quelques réponses.

13 RAISONS PUIS 26 PUIS 39

Revenons un instant aux sources du projet. La série est d’abord inspirée d’un livre éponyme de Jay Asher dont l’intrigue est reproduite dans la saison un mis en ligne en 2017. Le livre aborde des sujets graves qui secouent la jeunesse à travers une narration originale. Netflix récupère le projet de film et le transpose en une série de treize épisodes. À l’époque le défi pour Netflix est important, il s’agit de se positionner sur le public adolescent avec une série au ton sérieux abordant des sujets difficiles. Le pari est réussi malgré quelques longueurs et maladresse dans le traitement de thèmes épineux. À la surprise générale la série est renouvelée pour une saison deux.

L’erreur initiale se situe sans doute là, car ni le concept narratif de la série ni son intrigue n’appelait à une suite. Dès lors les scénaristes vont s’embourber dans un schéma narratif qui ne fait plus sens, handicapés par une structure en 13 épisodes qui dessert l’ensemble à coups de remplissage et d’intrigues secondaires sous-développés. La troisième saison va précipiter la chute avec une intrigue policière bancale et poussive qui banalise la série avec toujours autant de remplissage sans compter les nouveaux personnages introduits aux forceps et l’écriture des personnages navrantes par moments. Le discours de Jessica en fin de saison aussi honorable et poignant soit-il ne suffit pas à sauver l’ensemble.

Tout part donc de là, de cette volonté d’entériner un succès sans que cela ne se justifie vraiment, de fidéliser un public alors que les rumeurs autour de plateforme de streaming concurrentes se faisaient déjà entendre. Toute la question est de savoir si Netflix a suffisamment retenu la leçon pour que plus jamais nous n’ayons à assister à un tel naufrage.

LA POURSUITE INCESSANTE DU SUCCÈS

À priori on pourrait croire que c’est le cas. Les sujets de société n’ont pas disparu de la plateforme, le format a juste changé, ces programmes sont dorénavant catalogués en tant que mini-série. C’est notamment le cas de dans leur regard, qui évoque un fait divers sordide et aborde le problème du racisme de manière frontale, on peut citer également Unorthodox qui traite du sujet de l’intégrisme religieux en 4 épisodes ou encore Unbelievable, qui en 6 épisodes, met en avant le thème du viol de façon juste et poignante. Ces mini-série à tendance sociale ont le mérite de former un tout qui permet à Netflix de continuer à mettre en avant des sujets de société épineux sans avoir à s’acharner à leur apporter une suite. Quant à la série the end of the fucking world deux saisons ont suffi pour clore ce récit de rébellion adolescente nihiliste. Ces projets limités par leur format profitent le plus souvent d’une exposition médiatique qui leur permet d’assurer leur avenir dans le catalogue.

Le casting et les créatrices de la mini Unbelievable

D’un autre côté la plateforme a mis en ligne en deux ans plusieurs séries qui visent le public adolescent. Je ne vais pas m’amuser à toutes les cités, retenons notamment the society, ou the order. Leurs points en commun n’est pas tant de proposer des intrigues romantiques sur fonds de mystères très mystérieux que de s’inscrire dans un format feuilleton très classique qui les rend toutes assez homogènes et surtout où tout concept narratif original est absent. Le but évident est de garder un public captif mais d’un autre côté je ne peux m’empêcher de penser que Netflix cherche désespérément à reproduire un autre succès récent de son catalogue, la série dark.

Cette série magnifiquement écrite et interprétée semble avoir lancé un nouveau genre sur la plateforme, celui du programme à grand mystère avec des adolescents en personnage principaux. Sauf qu’il est difficile d’atteindre la profondeur et la maîtrise de cette série. L’exemple le plus récent est la série italienne curon qui reprend les codes de dark sans pourtant atteindre le niveau du programme allemand.

L’influence de dark se fait ressentir à chaque minutes

Et j’ai bien peur que la politique d’engorgement de Netflix nous fasse encore assister à ce genre de déclinaison, peut-être avec la série sex education qui est l’autre succès ado récent de Netflix. Ce sera alors à nous, public serivore toujours en quête de nouveautés, à savoir faire le tri parmi la centaine de programmes qui nous sont proposés chaque jour par ces géants du divertissement.

Curon saison un sur Netflix, sale ambiance en Italie du nord

Synopsis: Une femme retourne dans son village pour la première fois depuis 17 ans. Mais lorsqu’elle disparaît mystérieusement, ses enfants doivent affronter un sombre héritage.

Un village reculé, un lac artificiel recouvrant un ancien village dont seul le clocher de l’église reste visible, une forêt mystérieuse et un retour aux sources qui n’annonce pas que du bon il n’en fallait pas plus pour me convaincre de jeter un œil sur la nouvelle série italienne de Netflix.

La série est une création du scénariste Ezio Abbate et du réalisateur Ivano Fachin, au casting on retrouve une majorité d’acteurs italiens à la carrière nationale, beaucoup de nouvelles têtes donc mais on pourra noter la présence de Valeria Bilello, vu dans la série sense 8, Luca Lionello, qui a joué dans la passion du Christ, ou encore Federico Russo, qui n’est autre que le présentateur de la version italienne de the voice.

Les acteurs s’en sortent bien dans l’ensemble

BUIO IN ITALIANO

La série a le mérite de poser une ambiance dès les premières minutes, aidée en cela par la géographie de la vallée où se situe l’action. Une lumière bleu-gris imprègne l’ensemble des sept épisodes, le clocher qui pointe au beau milieu du lac fait son petit effet également et le générique est plutôt réussi. Une ambiance qui ne sera pas sans rappeler les séries à grand mystère tel Twin peaks ou Dark pour rester dans le périmètre de Netflix. Le thème du double est omniprésent et sera au centre de cette première saison.

TEEN-SHOW OU AUTRE CHOSE

La comparaison s’arrête là cependant car installer une ambiance est une chose, en faire quelque chose de palpitant en est une autre. La série échoue à poser ses enjeux et préfère enchaîner les scènes de lycée prolongeant ainsi la malédiction des teen-show Netflix aussi intéressant que les conditions d’utilisation de Google. Il faut malheureusement attendre l’épisode quatre pour que l’histoire se lance enfin, soit la moitié de la saison, alors qu’entre-temps ni le passé du village, pourtant prometteur, ni les personnages ne sont suffisamment développés. Le casting s’avère convaincant mais il est difficile de faire croire à son personnage lorsque celui-ci n’est pas suffisamment écrit.

L’ambiance est là mais n’est jamais approfondi

MON DOUBLE ET MOI

L’histoire s’emballe durant les trois derniers épisodes, enchaînant aussi les facilités scénaristiques mais où moins la serie se montre enfin divertissante et esquisse même un début de réflexion sur le thème de l’identité, du refoulement, du moi et du surmoi mais tout cela reste esquissé en surface par manque de temps. Aussi prometteur et mystérieux que soit son thème, on regrette que le lac garde tous ses mystères à la fin du dernier épisode. Ce genre de série se doit d’avancer des pistes, amenant souvent à leur tour d’autres questions, pour maintenir l’attention du public mais la série a la caméra entre deux genres, la série a suspense et serie pour adolescents, et peine ainsi à convaincre qui que soit.

Nationalité Italie

Chaîne d’origine Netflix

Vetâla saison 1 sur Netflix des zombies sauce curry

Synopsis: Alors qu’il est en mission pour déplacer les indigènes de la forêt de Campa afin de construire une route, Sirohi et son équipe déchaînent sans le vouloir la malédiction de la montagne Betaal qui fait des ravages sur le peuple et menace de mettre fin à la civilisation telle que nous la connaissons.

Après Ghoul, un huis-clos horrifique efficace sortie en 2018, le studio blumhouse et Netflix livrent leur nouvelle collaboration hindoue, en partenariat avec la boîte de production indienne red chillies production.

Au casting on retrouve des acteurs habitués aux productions Netflix tel que Viinet Kumar Singh présent dans la série Bard of blood et Jitendra Joshi à l’affiche du seigneur de Bombay.

Je garde un bon souvenir de leur précédente série Ghoul, qui offrait en quatre épisodes un spectacle angoissant et tendu. C’est pourquoi je me suis lancé dans cette nouvelle production en toute confiance malgré l’absence de doublage en français.

GOULE FATIGUÉE

Pourtant cette V. O. S. T. F. imposé n’est pas le plus gros souci pour les spectateurs. L’action étant privilégiée, les dialogues n’ont pas une importance capitale. Le co-réalisateur des épisodes, Patrick Graham, multiplie à outrance les montages rapides et nerveux tentant en vain d’instaurer un climat d’urgence alors que dans le même temps chacun des quatre épisodes souffrent de longueurs. La technique de la caméra à l’épaule est souvent utilisée, donnant l’impression que l’on est dans un jeu vidéo mais cache par ailleurs une pauvreté de réalisation. Les scènes de batailles contre les zombies sont plates et celles de carnages cannibales sont souvent filmées hors-champ, sans doute par manque de budget. Le design assez moyen des zombies et les jump-scares inutiles enfoncent encore plus le clou dans le cercueil du show.

UNE ÉCRITURE BÉANTE

Ajoutons à cela des écueils évidents dans l’écriture des personnages. Ce genre de série n’exige pas un développement approfondi de chaque personnage, ceux-ci sont d’ailleurs suffisamment présentés dans le premier épisode pour permettre de lancer l’aventure, mise à part le personnage de l’industriel véreux, trop caricatural. Mais à mesure que les épisodes s’accumulent les incohérences s’enchaînent, les personnages agissent de manière parfois complètement stupide et les facilités scénaristiques finissent d’enlever toute crédibilité à cette nuit en enfer. C’est d’autant plus dommage que la plupart des acteurs se révèlent convaincants malgré les failles dans l’écriture.

Des acteurs charismatiques mal servis par une écriture pauvre

Si les producteurs étaient partis sur l’idée de réaliser un film, ils auraient pu livrer un métrage sans génie mais efficace et dont les défauts auraient pu être noyés dans une effervescence horrifique d’une heure et demie, malheureusement le format série dessert fortement le programme qui perd en saveur à mesure que les zombies se repaissent de chair humaine.