Le Bonheur des uns… De Daniel Cohen Avec Vincent Cassel, Bérénice Bejo, Florence Foresti

Léa, Marc, Karine et Francis sont deux couples d’amis de longue date. Le mari macho, la copine un peu grande-gueule, chacun occupe sa place dans le groupe. Mais, l’harmonie vole en éclat le jour où Léa, la plus discrète d’entre eux, leur apprend qu’elle écrit un roman, qui devient un best-seller.

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Chronique : « Le bonheur des uns… » fait évidemment penser à ce fameux proverbe, et se révèle être surtout une comédie de David Cohen plus subtile et plus profonde que l’on ne pouvait imaginer…

Le Bonheur des uns...: Bérénice Bejo, Vincent Cassel

Si le thème de la jalousie, de l’envie, et de la célébrité à travers la réussite, sont bien sûr au centre de ce quatuor formé de deux couples amis, c’est encore plus l’évolution de ces quatre personnages qui va constituer le point d’orgue de cette histoire. C’est en effet Léa et sa prose (Bérénice Béjo), qui vont servir de déclencheur à cette histoire, celle de la bande que finalement tous considèrent comme une personne sans ambition, indécise et presque soumise ! Le phénomène de dépassement de soi, de rivalité à l’autre va alors se mettre en place avec des scènes et des répliques plutôt vachardes et culpabilisantes, car ces trois autres qui l’entourent, et l’observent, vont réagir et comment !

Le Bonheur des uns...: François Damiens, Florence Foresti

En tête de ce jeu de manipulation et de déstabilisation, arrive Karine (Florence Foresti), particulièrement terrible et cynique envers son amie d’enfance, portée trop vite selon elle tout en haut de l’affiche, suivie par l’époux de Léa, Marc (Vincent Cassel) qui dans un autre registre et pour d’autres raisons, sera très intéressant à observer lui aussi quant à sa perte de pouvoir et tout au moins d’emprise, sur cette femme qui se révèle tout à coup à ses yeux… Et pour le dernier de la troupe en tant que mari conciliant et aimant, toujours prêt à acquiescer ce que dit sa femme Karine, on trouve Francis (François Damiens), parfait dans l’homme au caractère tempéré qui arrondit les angles comme pas deux ! Alors bout à bout la mayonnaise prend plutôt pas mal, avec des moments fort bien vus et ciblés, où l’échange de regards en dit long sur le ressenti et l’état d’esprit de chacun… Il en résulte une très bonne réflexion sur l’être humain et son cheminement vers l’accomplissement puis la reconnaissance, et ainsi sur ce qui va le modifier tout en modifiant les autres autour de lui !

Le Bonheur des uns...: Vincent Cassel, Bérénice Bejo

L’image que l’on donne de soi a ici toute son importance, et le fait de changer, de vouloir se construire ou s’assumer, amène dans cette comédie grinçante aux entournures, tout un lot de situations drôles, tendres puis tout à coup très cruelles, particulièrement justes et pertinentes, magnifiées par des acteurs au mieux de leur forme ! On pourra juste regretter peut-être le côté un peu forcé de Florence Foresti où le ton de l’humoriste prend quelquefois le dessus. Il n’en reste pas moins que d’observer ce que le succès soudain et la célébrité qui en découle, peuvent déclencher comme réactions parmi les proches, est ici très bien traité et analysé… Une comédie au vitriol et aux répercussions étonnantes, bien inspirée et bien aboutie vraiment !

Note : 9/10

Rapport de forme : 2.39:1 Classé : Tous publics Audio description : : Français Réalisateur : Daniel Cohen Format : PAL Durée : 1 heure et 36 minutes Date de sortie : 13 janvier 2021 Acteurs : Vincent Cassel, Bérénice Bejo, Florence Foresti, François Damiens, Daniel Cohen Langue : Français (Dolby Digital 5.1) Studio  : M6 Vidéo

Test DVD : Enragé De Derrick Borte Avec Russell Crowe, Caren Pistorius, Gabriel Bateman

Mauvaise journée pour Rachel : en retard pour conduire son fils à l’école, elle se retrouve coincée au feu derrière une voiture qui ne redémarre pas.

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Chronique : « Enragé » au delà de cette folle et épouvantable histoire, commence déjà très bien par cet éventail d’infos réalisé de manière très syncopée et angoissante, que nous égrène le générique du début… On perçoit ainsi par ce biais le diagnostic effarant et implacable de nos sociétés actuelles, totalement malades de stress, d’inquiétude ou de peur face à nos nouveaux modes de vie de plus en plus rapides, où nous sommes à la fois connectés en permanence et de plus en plus seuls et isolés ! Toute l’agressivité qui en découle est ici montrée à son paroxysme avec ces quelques images déstabilisantes… Ce que d’ailleurs notre crise sanitaire va encore renforcer, avec cette peur panique aveugle et généralisée qui s’installe, un phénomène aux conséquences encore bien plus dramatiques et dangereuses que la contamination virale en elle-même ! Et donc par la folie furieuse de cet homme laissé au banc de notre société, c’est tout le malaise d’hommes et de femmes abandonnés et détruits par un système sans appel, que l’on va pouvoir appréhender et mesurer ici. Bien sûr si Russell Crowe incarne parfaitement l’individu dangereux et sanguinaire prêt à tout pour en découdre et faire justice à sa façon, ceci en fonction de sa propre logique et de son propre vécu, on pense aussi à tous ces drames d’autres « laissés pour compte » qui eux aussi sont littéralement sortis de leurs gonds en tuant brutalement et sans compter autour d’eux, ce que l’actualité nous annonce malheureusement trop souvent ! Tout un mal être réciproque qui après un simple énervement manifesté par un coup de klaxon, va dégénérer de manière inimaginable et terrible pour Rachel (Caren Pistorius) et encore bien plus, sans en dire un mot de trop bien entendu ! L’escalade dans la détermination et la violence sera insensée, avec des moments de tension de plus en plus palpables, qui vont amener cette poursuite à devenir une pure folie destructrice ! De voir cette femme prise au piège d’un individu à la psychologie « dérangée », fait froid dans le dos, alors que celui-ci tient pourtant son propre raisonnement puisqu’il explicite parfaitement ses réelles motivations de vengeance ! Si rien ne va plus pour lui, quelqu’un doit en effet payer, d’autant plus que si quelque part, il y retrouve un point commun avec sa situation… Ce détail a toute son importance dans la démonstration de Derrick Borte, et donne à ce film tout son intérêt ! Alors malgré quelques incohérences gênantes et évidentes, les performances des acteurs et le fait de cet engrenage monstrueux et effarant, font de cette réalisation une vraie réussite ! On pense aussi au film « Les Nouveaux Sauvages », ou au bien plus lointain « Duel », d’autant plus quand on a vécu une nuit soi-même, ce genre d’expérience effrayante sur une autoroute ! Dans tous les cas, il est évident que nous devrions tous centrer notre réflexion sur le vrai sens de la vie, celui qui nous échappe de jour en jour, en étant bien trop centrés sur nous mêmes par le biais de ces réseaux sociaux dévastateurs et maintenant par cette idée fixe et insensée de l’hyper protection, sans que rien ne la justifie réellement si on s’informe juste un minimum… Tout un contexte qui nous amène à avoir une âme de justicier envers autrui, avec les dangers que cela comporte ! Ce film de Derrick Borte, a déjà donc en soi le mérite de nous mettre en garde face à un monde malade et égoïste qui nous rend de plus en plus indifférents, en modifiant petit à petit et insidieusement nos comportements, et en oubliant ainsi les valeurs essentielles qui constituent la « vraie vie », celles de l’amour, de l’écoute, du partage et du respect… À découvrir vraiment et à méditer, en oubliant désormais de klaxonner au volant ! Ce sera déjà un bon début..

Note : 9/10

Vidéo : Des tons froids recouvrent les visuels de Enragé . Il n’y a pas beaucoup d’énergie dans la saturation des couleurs, le bleu est une force dominante. Les tons chair se réduisent à une teinte pâle. Les primaires abandonnent leur contrôle. Le contraste faiblit également, étouffé par le classement et rarement proéminent.

Hormis quelques instants prévus (notamment l’ouverture), le bruit n’est pas pris en compte. L’encodage maintient la clarté, totalement transparent pour un film de source numérique. Au milieu de l’action, il se produit parfois des échecs, clairement un appareil photo plus petit et plus polyvalent utilisé pour ces prises de vue complexes. Chacun est trop bref pour provoquer une alarme.

Une résolution stable apporte des détails complets, rendus proprement. Les détails du visage résolus impressionnent, et étant donné à quel point Enragé repose sur des gros plans serrés, c’est important. Les extérieurs ont fière allure aussi, naturellement nets et riches en définition.

Son :La conception du son soulève l’action souvent à petite échelle en générant de l’énergie dans le bas de gamme. Le moteur de camion de Crowe crée un grondement régulier et impressionnant, accablant les choses d’une manière intelligente. Il y a une explosion spectaculaire au début, s’étendant sur la plage. Certaines collisions lourdes utilisent également le bas de gamme.

Les champs de débris et l’ambiance de la ville jouent bien, séparant l’audio pour créer une scène sonore convaincante. Les voitures se déplacent entre les canaux avec une précision totale. Un trafic intense signifie que des klaxons de voiture apparaissent dans chaque haut-parleur. Il n’y a rien de spécial en soi, juste du matériel compétent et agréable.

Bonus : Un commentaire de production invite le réalisateur Derrick Borte, le directeur de la photographie Brendan Galvin, le producteur Freddy Waff et la costumière Denise Wingate dans les bonus . Ensuite, un making-of de 27 minutes qui est meilleur que prévu, plongeant dans le processus ainsi que dans les thèmes.

Les Blagues de Toto (En Vod le 3 Décembre & DVD et Blu-ray le 9 Décembre 2020) De Pascal Bourdiaux Avec Gavril Dartevelle, Guillaume De Tonquédec, Anne Marivin

A l’école, Toto est bien plus doué pour faire rire ses copains qu’écouter les leçons de la maîtresse. Avec ses parents aussi, les blagues de Toto se transforment souvent en catastrophes… La dernière en date

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Chronique : Il ne faut pas mépriser ces films qui nous rendent heureux, qui même s’il sont tout en légèreté, vont plus loin qu’ils n’en ont l’air. Les comédiens sont tous très justes, les enfants sont adorables, j’avoue que j’ai craqué sur le personnage d’Igor que je trouve vraiment drôle et attachant mais les autres sont tous très mignons. J’adore tous les personnages, Guillaume de Tonquédec et Anne Marivin sont parfaits comme toujours, dans leurs rôles de parents aimants malgré tous les problèmes causés par leur fils. Ramzy joue à la perfection un rôle de super-méchant très crédible, il m’a fait penser au personnage de Rambal-Cochet dans le film « Le jouet » de Francis Weber, merveilleusement interprété par l’immense Michel Bouquet. Daniel Prévost est merveilleux lui aussi comme d’habitude. Tous les rôles contribuent à créer une belle alchimie qui nous transporte dans cet univers où on se sent pour un moment hors du temps. Ce voyage tendre et poétique m’a rappelé l’enfant que j’ai été. J’ai eu aussi une pensée émue pour mes propres parents, qui même s’ils se sont sentis démunis face à mes bêtises, ont fait de leur mieux pour m’aimer et m’aider à m’épanouir. C’est la belle morale de ce film, dans la vie chaque chose a son revers, et être parent n’est pas chose aisée, on apprend sur le tas et parfois on se sent perdu face à ces « étrangers » qui même s’ils sont notre chair et notre sang échappent à notre compréhension. Les enfants sont parfois, souvent, ingérables mais le bonheur qu’ils nous procurent, la magie, la lumière qui les accompagnent rendent nos vie plus riches et plus belles. Je conseille à ceux qui veulent s’évader et faire le plein de bonnes énergies de voir ce film qui fait du bien.

Note : 8,5/10

Eté 85 (DVD/BRD/VOD le 17 Novembre 2020) /De François Ozon Avec Félix Lefebvre, Benjamin Voisin, Philippine Velge

L’été de ses 16 ans, Alexis, lors d’une sortie en mer sur la côte normande, est sauvé héroïquement du naufrage par David, 18 ans. Alexis vient de rencontrer l’ami de ses rêves. Mais le rêve durera-t-il plus qu’un été ? L’été 85…

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Chronique : Le roman pour adolescents ‘La danse du coucou » (Dance on my Grave) d’Aiden Chambers, François Ozon l’a lu pour la première fois … en 1985, à l’âge de 17 ans, bien avant d’être cinéaste. Cela aurait pu être son premier long-métrage, ce n’est finalement que son dix-neuvième, juste après Grâce à Dieu, mais l’on sent bien que le réalisateur y a mis l’énergie des premières fois pour une histoire qui est celle d’un lumineux amour de jeunesse. Mais attention, à force de parler de film solaire et élégiaque, il ne faudrait pas oublier que Été 85 a aussi un côté très sombre. Ce n’est évidemment pas une nouveauté chez Ozon, ce mélange des genres, avec un côté transgressif qui fait pencher certains moments vers le burlesque un rien choquant (les scènes de la morgue et du cimetière). Le film assume l’aspect romance éthérée et estivale de son sujet mais l’enveloppe de nuages noirs dès son entame qui le positionne comme un puzzle à reconstituer (à vrai dire, le suspense est assez vite éventé mais ce n’est pas l’essentiel). Beaucoup de choses sont à mettre au crédit du film : le grain de ses images (tournage en pellicule) qui donne une grande sensualité aux gros plans, sa B.O où In Between Days (The Cure) et Sailing (Rod Stewart) activent la nostalgie, la mise en scène toujours à la bonne distance et surtout l’interprétation épatante des deux principaux protagonistes, Félix Lefebvre et Benjamin Voisin, dont l’alchimie est évidente. Ceux qui suivent le cinéaste depuis ses débuts reconnaîtront aisément son univers et de multiples références à ses films précédents. Il y en a également une très directe à La Boum, amusante mais aussi extrêmement pertinente pour comprendre ce qui unit et ce qui sépare les deux héros d’Été 85. Le prochain film d’Ozon devrait se tourner avec Sophie Marceau. Tout est donc absolument raccord.

Note : 9,5/10

Rapport de forme : 1.85:1 Classé : Tous publics Dimensions du colis : 19.2 x 13.6 x 1.4 cm; 70 grammes Audio description : : Français Réalisateur : François Ozon Format : PAL Durée : 1 heure et 40 minutes Date de sortie : 17 novembre 2020 Acteurs : Félix Lefebvre, Benjamin Voisin, Philippine Velge, Valeria Bruni Tedeschi, Melvil Poupaud Langue : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0) Studio  : Diaphana

Eté 85

Divorce Club (VOD le 18 Novembre 2020 & en DVD le 2 Décembre 2020) /De Michaël Youn Avec Arnaud Ducret, François-Xavier Demaison, Audrey Fleurot

Après 5 ans de mariage, Ben est toujours aussi éperdument amoureux. Jusqu’au jour où il découvre en public que sa femme le trompe : humilié et plaqué dans la foulée !

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Chronique : Pour le 3e film de Mickaël Youn. Divorce Club est pour moi un pari gagnant, c’est une comédie avec une très bonne énergie. On retrouve de nombreux conneries proposé par Mickaël Youn comme à son habitude. Il a bien proposé du show et du rire, un véritable spectacle dans le film. Cette comédie est bien vivable dans l’ensemble. Ce film a reboosté le cinéma français en quelque sorte. Une production très bien réussi même si on va pas dire que c’est original non plus. Avec Mickaël Youn on s’attendait exactement ce qui va se passer dans le film plus ou moins. Une comédie très enrichissante et enthousiaste avec plein de bonnes volontés et des idées très bien reçues même si faut faire attention à ne ce soit pas trop lourd parce que avec les critiques de ce que j’ai lu ça a l’air assez lourd dingue au premier coup d’oeil. Avec des blagues très « sales » c’est vrai que ça donne un petit malaise. Mais quand vous entrez dans la salle, vous pétez un plomb, c’est des barres de rire ! Un bijou d’humour sans cesse ! Après ça reste une comédie française, c’est vrai qu’on n’a pas l’attention de solliciter ce genre de films. Mais là pour le coup ça donne envie d’aller parce que c’est la comédie de l’été. Alors pas forcément d’aller le voir, mais je vous sollicite énormément pour ce film qui a du charme et qui fait du bien en cette période très douloureuse. Avec un casting prenant avec Arnaud Ducret, François Xavier-Demaison, Audrey Fleurot, Mickaël Youn, Mcfly et Carlito bref du très beau monde. Quelque soit le résultat de ce film. Mickaël Youn a fait un pari gagnant nettement réussi pour sa réalisation et son scénario plutôt pas mal et très passionnant. Une comédie sympathique ou l’on n’a pas besoin de réfléchir !!! Ce n’est pas un film qui va rester dans l’histoire du cinéma et je ne me suis pas ennuyé malgré des réserves au départ.

Note : 8,5/10

Rapport de forme : 2.39:1 Classé : Tous publics Audio description : : Français Réalisateur : Michaël Youn Format : PAL Durée : 1 heure et 44 minutes Date de sortie : 2 décembre 2020 Acteurs : Arnaud Ducret, François-Xavier Demaison, Caroline Anglade, Audrey Fleurot, Michaël Youn Langue : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0) Studio  : M6 Vidéo

Divorce Club

Test DVD : Les Parfums (3 Novembre 2020) De Grégory Magne Avec Emmanuelle Devos, Grégory Montel, Gustave Kervern

Anne Walberg est une célébrité dans le monde du parfum. Elle crée des fragrances et vend son incroyable talent à des sociétés en tout genre. Elle vit en diva, égoïste, au tempérament bien trempé. Guillaume est son nouveau chauffeur et le seul qui n’a pas peur de lui tenir tête. Sans doute la raison pour laquelle elle ne le renvoie pas.

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Chronique : Une comédie finement bien écrite et réalisé par Gregory Magne qui est une réussite aussi bien dans le fond comme dans la forme !! On y suit un père célibataire qui trouve du travail via un employeur bossant dans une table de restaurant pour être le chauffeur de taxi d’une femme investit dans son job ayant pour particularité d’avoir un bon odorat dans les parfums et bien plus. Les relations vont être compliqués au départ puisque la dame est très exigeante pour porter les bagages, les odeurs et autres mais une amitié va naitre entre les deux personnages principaux. La première chose qui frappe dans ce long métrage, c’est la qualité de la mise en scène , les lumières, les décors sont très bien travaillés et agréable au visionnage à l’écran. Puis c’est drôle, c’est bien raconté et pourtant je me méfies des comédies Françaises de nos jours mais la c’est une exception. Puis Emmanuelle Devos choisit bien ses projets et demeure une fois de plus formidable aux cotés de l’excellent Gregory Montel et des seconds rôles connus comme Gustave Kervern ou Sergi Lopez. On passe un bon moment. Les Parfums est une belle histoire, drôle mais aussi remplie de belles choses. Les acteurs sont très attachants. Je conseille en ces temps difficiles.

Note : 9,5/10

Les Parfums : Photo Emmanuelle Devos, Grégory Montel

Vidéo  : Il s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente.

Les Parfums : Photo Emmanuelle Devos

Audio : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé. Le canal LFE est utilisé principalement pour un impact subtil et pour les basses fréquences supérieures associées à la musique du film.

Les Parfums : Photo Emmanuelle Devos, Grégory Montel
  • Scènes coupées (20 min)
  • Entretien avec Jean Jacques, nez et parfumeur de la maison Parfums Caron (15 min)
  • Musique de Gaëtan ROUSSEL

Test DVD : You Should Have Left 28 octobre 2020 /De David Koepp Avec Kevin Bacon, Amanda Seyfried, Avery Tiiu Essex

Théo et sa femme Susanna sont en quête de vacances paisibles et reposantes. Ils décident alors de s’installer dans une maison isolée de la campagne galloise avec leur fille. Mais ce qui devait s’annoncer comme une retraite parfaite, vire bientôt au cauchemar lorsque des forces obscures refusent de les laisser partir de la maison…

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Chronique : Venant de David Koepp, sans doute l’un des meilleurs écrivains travaillant actuellement à Hollywood aujourd’hui, je m’attendais à moitié à ce que You Should Have Left soit un film d’horreur agréable avec, au moins, quelques moments effrayants et picotants. Au lieu de cela, cette adaptation mélodramatique de la nouvelle de Daniel Kehlmann du même nom est à peine un thriller psychologique passable qui oublie les sensations fortes mais force le « rebondissement inattendu » toujours attendu avec des résultats prévisibles. Le mystère au centre de sa prémisse sur les dommages de garder des secrets dans un mariage est suffisamment décent pour soutenir les intérêts du public jusqu’à la fin. Mais sans la peur de nous garder engagés et perpétuellement à l’affût de ce qui se cache derrière chaque recoin de cette maison ultra-moderne déroutante dans les collines fraîches du Pays de Galles, l’histoire devient finalement une corvée frustrante pour s’échapper, tout comme le protagoniste et sa famille. .

Je peux déjà imaginer quelqu’un qui fait valoir cela comme les intentions des cinéastes – mettre les téléspectateurs dans l’esprit de Theo Conroy de Kevin Bacon, déconcertés par l’architecture labyrinthe de la maison tout en devenant de plus en plus ennuyés. Certes, la maison a une étrange fascination, qui attire immédiatement Theo, un ancien banquier d’investissement au passé sombre et louche qui continue de le hanter. Avec ses ombres curieuses et inexpliquées, ses murs qui ne mesurent pas la même chose à l’intérieur qu’à l’extérieur et ses portes qui apparaissent et disparaissent soudainement, la maison possède une étrange allure lovecraftienne, et la légende de sa construction par un commerçant local ne fait qu’ajouter à cette influence apparente. Plus particulièrement vers la fin, l’intrigue se déroulant dans un paysage effrayant joue également avec des thèmes « d’horreur folklorique », un petit sous-genre bénéficiant soudain d’une augmentation de popularité en grande partie grâce à Kill List de Ben Wheatley et The Witch de Robert Eggers.

En tant que passionné d’horreur diaboliquement dévoué, c’est toujours le hic du genre dans son ensemble: apprendre à apprécier des productions bien faites et stylisées avec des histoires terriblement fades et obsolètes plus susceptibles d’endormir les téléspectateurs que de les effrayer. En collaboration avec les concepteurs de production Sophie Becher et Megan Elizabeth Bell, le directeur de la photographie Angus Hudson ( Cashback, The Broken ) a magnifiquement photographié la maison de vacances et les lieux gris et couvert avec un sentiment profondément sombre de désespoir et de prodigalité. Cependant, Koepp ne parvient pas à prendre ce qui semble effrayant et à le rendre vraiment effrayant – pour générer ne serait-ce qu’une once de pressentiment. Les efforts de réalisateur précédents ( Secret Window , Ghost Town , Premium Rush et Stir of Echoes , qui met également en vedette Bacon) démontrent un cinéaste suffisamment capable, de sorte que le meilleur mystère serait de résoudre où toutes les peurs surnaturelles se cachent dans cette maison.

Dans un autre triste cas de style plutôt que de substance, You Should Have Left de Koepp semble plus compliqué et plus complexe qu’il ne l’est en réalité. Peut-être que la structure labyrinthique de la maison est destinée à compléter la psychose torturée et enchevêtrée de Théo, mais honnêtement, ce n’est qu’une supposition jetable puisque le film ne suggère jamais que ce soit le cas. Au lieu de cela, nous passons une bonne partie du temps à monter et descendre les escaliers et à regarder derrière les portes à nous demander où va l’histoire, pour finir exactement comme prévu. Pendant tout ce temps, une performance très froide et plutôt monotone d’Amanda Seyfried en tant qu’épouse de l’actrice de Theo ne réussit qu’à amplifier la frustration avec ses propres secrets prévisibles. Il y a des aspects admirables dans le film de Koepp, car c’est un refroidisseur décemment bien conçu, mais comme les personnages qui restent dans la maison, à peu près à mi-chemin, j’aurais dû partir de l’ennui.

Avec une prémisse intéressante sur une maison mystérieuse dans les collines fraîches du Pays de Galles, You Should Have Left de David Koepp a montré beaucoup de promesses pour, à tout le moins, une fête amusante avec Kevin Bacon et Amanda Seyfried en tête. Cependant, ce qui aurait dû être un thriller psychologique effrayant avec un angle surnaturel picotant se transforme en un mélodrame terne qui ne laisse pas beaucoup d’impact, faisant du titre plus une suggestion qu’une invitation à une journée portes ouvertes.

You Should Have Left

Test DVD : The Outsider (2020) De Stephen King, Richard Price Avec Ben Mendelsohn, Bill Camp, Jeremy Bobb- 1 septembre 2020

Le corps atrocement mutilé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans une petite ville de l’Oklahoma.

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Chronique : Quand j’étais enfant j’étais un lecteur avide de Stephen King. The Shining a été le premier livre « pour adultes » que j’ai lu. Comme je lisais de gros tomes comme je consulterais leurs homologues cinématographiques.

The Outsider en tant que roman n’était pas le plus gros ou le plus difficile à manier des livres de King, en toute honnêteté, un film de deux heures et demie aurait probablement pu faire un travail utile avec lui. Mais heureusement, Richard Price avec les producteurs exécutifs Jason Bateman, Dennis Lehane, Marty Bowen et Jessie Nickson-Lopez, entre autres, des équipes d’écriture et de réalisation ont bien fait The Outsider . Ils ont pratiquement donné à chaque page du livre une minute de screentime dans cette série. Structuré dans le récit d’un roman policier classique, Ben Mendelsohn incarne Ralph Anderson – un détective d’une petite ville pleurant la mort de son fils qui est maintenant confronté à un horrible meurtre et à la mutilation d’un enfant local. Compte tenu d’une mine de preuves, il arrête le seul homme qui aurait pu le faire – le professeur d’anglais et entraîneur de la Petite Ligue Terry Maitland (Jason Bateman). Seul Maitland a un alibi à toute épreuve qui le met loin – loin de la ville au moment du meurtre. Avec des empreintes digitales et des preuves vidéo correspondantes plaçant Maitland aux deux endroits en même temps – comment est-ce possible? Alors que Ralph commence à chercher les preuves qui érodent sa confiance, il a arrêté le bon homme, il est confronté à une solution qui ne peut pas être expliquée de manière rationnelle.  

Étant donné qu’il s’agissait d’un livre de Stephen King, il n’y avait aucun moyen que The Outsider soit aussi simple. King a tissé ses tendances pour le surnaturel et inexpliqué avec une touche adroite – mais je dois dire que les créateurs de cette série l’ont fait un peu mieux. Alors que je pensais que le roman avait suffisamment bien réussi à explorer les thèmes du chagrin et de la perte, la série en fait un point central bien avant de se préoccuper de ce qui a causé la douleur. La série s’intéresse beaucoup plus à la façon dont la tragédie n’affecte pas seulement une famille, mais tous les membres de la famille connectés – et même la ville dans son ensemble. La peur et la terreur du spectacle ne viennent pas seulement de la créature qui se cache dans l’ombre, mais des regards et des chuchotements persistants de vos voisins.

Ne vous inquiétez pas pour les fans d’horreur, les choses ne restent pas longtemps strictement contemplatives et méditatives. L’horreur et les éléments effrayants commencent à s’empiler assez rapidement, de sorte qu’au moment où la prise de Cynthia Erivo sur Holly Gibney arrive sur la scène, vous êtes complètement ancré dans des choses vraiment effrayantes et troublantes. C’est à ce moment que la série commence à se sentir comme un équilibre de It avec Twin Peaks – seulement sans aucun humour. Ce que j’ai aimé dans cette adaptation au cours du livre, c’est la façon dont ils ont élargi les personnages et leurs personnalités – et ont même créé quelques nouveaux personnages pour faciliter cela. Si vous n’aviez pas lu M. Mercedes, vous seriez perdu avec Holly Gibney comme elle est écrite dans le livre. Elle avait besoin de se développer ici d’une manière que le livre ne fournissait pas. Ce qui nous amène à la fin.  

Ne vous inquiétez pas, pas de spoilers ici, mais l’un des éléments essentiels de l’adaptation d’un roman de Stephen King consiste à examiner sérieusement le fonctionnement de la fin du livre. Parfois, c’est génial comme La ligne verte ou Simetiere o et il ne faut pas beaucoup peaufiner ou agrandir. Mais alors vous obtenez It: Chapter Two ou même The Shinning et vous devez trouver un moyen de faire quelque chose qui n’est pas seulement satisfaisant et épanouissant pour le public – mais qui a du sens. Ou vous développez la fin comme The Mist et écrasez absolument votre public. The Outsider était confronté à ce dilemme – encore une fois, vous auriez besoin de connaître M. Mercedes pour comprendre ce qui se passe dans le livre, mais même dans ce cas, c’est plutôt loufoque. Ce spectacle offre certainement une meilleure fin, mais c’est aussi un peu anticlimatique étant donné les événements qui se sont produits immédiatement quelques instants auparavant.  

Si j’avais une véritable plainte à propos de cet événement de la série – et c’est celui que j’ai tendance à avoir pour beaucoup de série comme celle-ci – dix épisodes étaient de trop, huit auraient suffi. Au moment où nous atteignons les trois derniers épisodes, il y a eu tellement d’accumulation d’événements que, lorsqu’ils se produisent, une partie du vent a été aspirée par les voiles. Un élément d’horloge à retardement établi perd de son urgence. Pourquoi doivent-ils se rendre immédiatement à un endroit particulier alors qu’il a déjà fallu autant de temps pour arriver là où ils se trouvent? Raser quelques battements superflus, déplacer un peu les choses, et j’ai eu le sentiment que cela aurait établi une nouvelle référence pour les adaptations de King.

Dans l’état actuel des choses, The Outsider est une créature d’horreur imparfaite mais très gratifiante déguisée en une procédure de détective à combustion lente. Même quand je voulais que le rythme s’accélère un peu, j’étais toujours accro et je ne voulais pas quitter les personnages. Même en connaissant l’intrigue en lisant le livre, j’ai été impressionné par la façon dont les créateurs de la série ont réussi à maintenir le suspense et à rendre tout cela frais. Il y a peut-être de la place pour une série de suites – nous devrons donc simplement attendre et voir ce qui se passera ensuite. Pour l’instant, il s’agit d’un événement de série divertissant qui vaut la peine d’être choisi

Note : 9/10

Vidéo

Chaque épisode de The Outsider brille avec un transfert 1080p souvent magnifique. Apparemment capturé numériquement, c’est juste un spectacle magnifiquement terne à regarder. Les verts olive profonds avec des bleus clairs et des ombres foncées dominent la palette de couleurs. Ce n’est pas un spectacle « heureux », donc le schéma de conception des couleurs reflète cela. Comme ces primaires prennent un ton un peu sourd, les bleus sont un peu plus sombres, les jaunes ont plus d’une lueur orange, les rouges sont beaucoup plus cramoisis – mais tout fonctionne pour ce spectacle. Les tons de peau sont sains et précis. Les traits du visage, les costumes et la conception de la production ont tous le temps de briller à l’écran. Les niveaux de noir sont merveilleusement profonds et d’encre avec de belles ombres effrayantes. Il y a une grande peur de saut au début dans une grange qui était sacrément efficace puisque la seule lumière était une lampe de poche. La profondeur est appréciable dans chaque épisode, ce qui en fait une autre sortie formidable de HBO.  

Audio

J’ai adoré la conception sonore de The Outsider . Chaque épisode bénéficie d’un mix audio Dolby robuste et actif qui allie une quantité formidable d’activité surround à un placement d’objets distinct. Lorsque la créature titulaire parle à son familier ou mange son dernier repas, les effets sonores sinistres effrayants ont un placement de canal distinct. Il ne se passe pas toujours beaucoup de choses dans la conception sonore – du moins rien pour attirer l’attention sur lui-même, mais c’est toujours actif et engageant. Même lorsqu’il s’agit d’une simple conversation entre deux personnes, il y a un effet atmosphérique pour maintenir les canaux en mouvement et fournir une image d’arrière-plan. J’ai adoré la partition obsédante et inquiétante de Danny Bensi et Saunder Jurriaans et j’aimerais vraiment pouvoir en trouver une copie, mais il ne semble pas qu’elle ait encore été officiellement publiée. Tous les éléments se réunissent pour créer un paysage sonore agréable et effrayant qui prête ses services aux visuels inquiétants.  

Bonus

Les fonctionnalités bonus pour The Outsider sont peut-être un peu minces, la plupart sont du matériel EPK à mais il y a des choses décentes ici. Le meilleur contenu se trouve dans les segments Les coulisses des épisodes trouvés dans chaque disque. Ils sont au moins adaptés aux épisodes individuels et pertinents par rapport à ce que vous venez de voir sur ce disque donné. J’aurais aimé que nous ayons des commentaires sur les épisodes, cela aurait été génial. Pour ce qui équivaut à à peine une heure, c’est du matériel qui vaut la peine d’être parcouru une fois.

  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Classé : Tous publics
  • Dimensions du colis : 19.4 x 13.6 x 1.8 cm; 100 grammes
  • Réalisateur : Jason Bateman, Andrew Bernstein, Charlotte Brändström, J.D. Dillard, Karyn Kusama
  • Format : PAL
  • Durée : 10 heures
  • Date de sortie : 1 septembre 2020
  • Acteurs : Ben Mendelsohn, Bill Camp, Jeremy Bobb, Julianne Nicholson, Marc Menchaca
  • Sous-titres : : Suédois, Français, Finnois, Danois, Norvégien
  • Langue : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Studio  : HBO
  • ASIN : B0863TL2CJ

 

Mortal 27 août 2020 /De André ØvredalAvec Nat Wolff, Iben Akerlie, Priyanka Bose

Eric est un jeune américano-norvégien qui s’est réfugié dans une forêt après avoir provoqué l’incendie d’une ferme, tuant 5 personnes, et provoqué ensuite la mort accidentelle d’une sixième personne. Il est arrêté par la police et rencontre une psychologue, Christine, qui semble pouvoir l’aider. Ensemble, ils découvrent vite qu’Eric a en réalité des pouvoirs surnaturels qu’il ne maitrise pas, liés à l’électricité…

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Chronique : MORTAL est le nouveau film d’André Øvredal réalisateur de The Jane Doe Identity et Scary Stories

Mortal est la première incursion du réalisateur André Øvredal dans un long métrage qui n’est pas uniquement de l’horreur. Bien qu’il apporte des éléments du genre dans cette aventure fantastique, il a vraiment l’impression que Mortal est un test, pour lui-même, pour voir s’il peut se tourner vers d’autres types de films.

Mortel

Pour la plupart, le film fonctionne. Nat Wolff prend le rôle principal – il joue Eric, un Norvégien américain venu en Norvège pour trouver ses racines et découvre par la suite qu’il a les capacités du dieu Thor. L’histoire reprend un peu après sa première mésaventure avec ces pouvoirs – les dégâts qu’il a laissés derrière lui l’ont amené à se cacher.

Une rencontre tragique avec un jeune homme ramène Eric sous les projecteurs et bientôt, il est pourchassé par la police et les forces gouvernementales qui veulent le faire tomber.

Les aides se présentent sous la forme de Christine d’Iben Akerlie, qui réalise le danger dans lequel se trouve Eric. Comme il est incapable de contrôler ses capacités tonitruantes et mortelles, le pire endroit pour lui est la détention. Ce qui suit est essentiellement un film de poursuite à travers le magnifique paysage norvégien.

Mortel

Øvredal joue extraordinairement bien le décor. Il a mentionné à quel point la Norvège est sous-représentée dans le cinéma et fait un excellent travail pour la montrer au cinéma, ici. Une séquence particulière voit Eric acculé sur un pont – le paysage environnant est impressionnant et les événements sur le pont font également écho au décor. C’est vraiment un beau moment.

Cependant, c’est aussi probablement la seule séquence d’action de tout le film. Il y a beaucoup de tension, mais il est rare qu’Øvredal nous lance quelque chose d’excitant. Au lieu de cela, il préfère vivre dans l’isolement – peut-être, intentionnellement, pour nous aider à mieux comprendre Eric, qui est devenu un ermite.

Wolff est bon, même s’il n’a pas trop à faire. Et le casting de soutien n’est malheureusement pas assez fort pour intensifier sa performance subtile et «  de héros silencieux  ».

Mortel

La plus grande chose dans le film qui divisera vraiment le public, c’est la fin. Sans entrer dans les détails, cela donne effectivement l’impression qu’Øvredal a présenté Mortal comme une histoire d’origine – mais une histoire d’origine qui n’a pas de suite. Quand les crédits roulent, et qu’ils roulent presque de manière discordante, on a l’impression que le film a à peine commencé. La seule chose est que, selon la façon dont cela se termine, il ne semble plus y avoir d’histoire à raconter.

C’est un autre maillon faible d’un film prometteur.

Dans l’ensemble, Mortal est un bon film. Il satisfera la soif de certains pour les films de super-héros cet fin d’été et sert de version alternative de la mythologie de Thor, qui est récemment devenue si courante. Øvredal s’est lancé le défi de se libérer du moule de l’horreur et, c’est une belle tentative, mais il semble qu’il y parviendrait beaucoup plus avec une histoire plus charnue.

  • lassé : Tous publics
  • Réalisateur : André Øvredal
  • Durée : 1 heure et 44 minutes
  • Date de sortie : 2 septembre 2020
  • Acteurs : Nat Wolff, Priyanka Bose, Iben Akerlie, Arthur Hakalahti, Ania Nova
  • Sous-titres : : Français
  • Langue : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Studio  : Wild Side Video

 

TEST DVD : Dark Waters / 19 Aout 2020 /De Todd HaynesAvec Mark Ruffalo, Anne Hathaway, Tim Robbins

Robert Bilott est un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques. Il va découvrir que la campagne idyllique de son enfance est empoisonnée par une usine du puissant groupe chimique DuPont. Afin de faire éclater la vérité sur la pollution mortelle due aux rejets toxiques de l’usine, il va risquer sa carrière, sa famille, et même sa propre vie…

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Chronique : « Dark Waters » est loin d’être le premier film du genre cinéma d’investigation… Ce qui malgré tout n’empêche pas d’y adhérer plus que jamais, ne serait-ce que déjà par cette démarche absolument nécessaire et indispensable ! En effet, on ne dénoncera jamais assez ces scandales dûs aux industries qui rongent à petit feu notre planète, et par conséquent sa population… Celui-ci est particulièrement édifiant quand on saisit l’ampleur des dégâts, d’abord de manière intense au niveau local, mais aussi au niveau mondial avec ce matériau magique et assassin qu’est le Téflon ! Mark Ruffalo en devient brillamment le dénonciateur avec une énergie affirmée et pourtant contenue, ce qui renforce et illustre bien toute l’étendue de ces années de lutte éperdue, pendant lesquelles il a fallu combattre ce dangereux géant américain DuPont (De Nemours…), dont l’histoire depuis ses débuts, est en elle-même déjà effrayante ! La complexité de cette affaire est donc extrêmement bien rendue en étant expliquée sous tous ses aspects, et en prenant en compte tous les tenants et aboutissants, tant au niveau des enjeux de chaque partie adverse, que de la population de cet état de Virginie Occidentale quant aux antagonismes créés parmi ceux qui étaient confrontés et/ou dépendaient de cette société démoniaque et vampirique. Le fait que cet avocat Robert Bilott exerce dans le contexte d’un cabinet d’affaires en lien avec le monde de l’industrie chimique, est également prépondérant dans la suite et les répercussions incroyables de cette enquête au long cours ! On voit en effet les années s’égrener, durant lesquelles des malades s’épuiseront, tomberont malades et décéderont, ce que DuPont en son for intérieur souhaite bien sûr honteusement plus que tout, afin d’installer une lassitude qui l’arrangera bien… Si l’on combine tout cela avec cette atmosphère verdâtre et anxiogène qui ne nous quitte pas, l’ensemble prend l’effet d’une bombe à retardement dont on prend de plus en plus la mesure du désastre. Désastre qui va ainsi résonner et sonner jusqu’à notre porte ou même jusqu’au fond de nos placards où reposent nos poêles à frire ! Ce qui devient vraiment passionnant et écœurant tient aussi au fait des intérêts communs qu’ont ce gouvernement et ce trust américains, quant aux interactions évidentes et pourtant scandaleuses sur le fond, avec l’absence totale de prise en compte des dangers existants, tout simplement minimisés, voire niés par ceux qui en sont responsables sciemment avec tout ce que cela implique sur le plan humain… Et ainsi qui n’est pas sans rappeler ce que nous vivons au quotidien avec nos politiques issus du monde de la finance et de l’entreprise, dont les intérêts personnels ne sont évidemment pas en adéquation avec ceux des citoyens, qui eux aspirent légitimement à une justice et une égalité pour tous… C’est bien là que ce film nous alarme, en prouvant bien par la même occasion, qu’avant tout l’écologie relève plus de marchés là encore très lucratifs, plutôt que d’une nécessité absolue que l’on nous martèle à tout instant, en culpabilisant de plus le citoyen lambda à son petit niveau, alors qu’il est dépassé par ce qui l’entoure, ce qu’il ingère et ce qu’il respire ! Le fléau des pesticides et le drame d’une certaine usine seveso récemment, nous le prouvent encore tristement ! Encore une démonstration hors pair menée avec efficacité et sobriété par Todd Haynes, qui fait hélas bien réfléchir aux dysfonctionnements de nos gouvernants et ainsi de nos sociétés, où ce profit effréné aura fatalement raison de notre perte… À découvrir sans hésitation, sans oublier pour autant de lutter contre ce système !

Dark Waters : Photo Mark Ruffalo

VIDEO

De nombreux gris, noirs et bleus servent de palette pour Dark Waters et la présentation haute définition encodée en AVC les montre de manière éclatante. L’éclairage tamisé des cabinets d’avocats transparaît naturellement et les détails de l’image de la peau et des cheveux sont nets sans artefacts visibles. Le film est naturel, net et vif sans aucun post-traitement d’image, et est aussi beau que possible.

Dark Waters : Photo Anne Hathaway, Mark Ruffalo, Tim Robbins

SON

La piste DTS-HD n’a pas grand chose à faire, mais se montre sur des moments plus dynamiques comme une vache rebelle chargeant son propriétaire. Mais le bruit ambiant semble clair et convaincant et vous donne une impression d’immersion lorsque vous l’écoutez. Le dialogue sonne clair et bien équilibré dans le canal central et ne nécessite aucun ajustement de la part de l’utilisateur, et le jeu de la reprise de Johnny Cash de « I Won’t Back Down » perce avec des cordes de guitare frappées, sonnant large et puissant.

Suppléments:

Trois extras, tous brefs, à commencer par « Uncovering Dark Waters » (5:28), ce qui se rapproche le plus du tournage du film, alors que les acteurs et l’équipe discutent de la manière dont l’histoire s’est réunie, comment Haynes travaille en tant que réalisateur et les objectifs fixés et l’emplacement pour la production. « The Cost of Being a Hero » (5:01) comprend des œuvres des acteurs et de l’équipe sur Bilott, tandis que « The Real People » (2:28) nous montre les gens de Parkersburg, dont certains réalisent le film. Il y a un disque de définition standard et une copie numérique du film pour faire bonne mesure.

  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Classé : Tous publics
  • Dimensions du colis : 19.6 x 13.7 x 2.1 cm; 100 grammes
  • Audio description : : Français
  • Réalisateur : Todd Haynes
  • Format : PAL
  • Durée : 2 heures et 2 minutes
  • Date de sortie : 19 août 2020
  • Acteurs : Mark Ruffalo, Anne Hathaway, Tim Robbins, Bill Pullman, Bill Camp
  • Sous-titres : : Français
  • Langue : Anglais (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1)
  • Studio  : Le Pacte