Test DVD : The Outsider (2020) De Stephen King, Richard Price Avec Ben Mendelsohn, Bill Camp, Jeremy Bobb- 1 septembre 2020

Le corps atrocement mutilé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans une petite ville de l’Oklahoma.

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Chronique : Quand j’étais enfant j’étais un lecteur avide de Stephen King. The Shining a été le premier livre « pour adultes » que j’ai lu. Comme je lisais de gros tomes comme je consulterais leurs homologues cinématographiques.

The Outsider en tant que roman n’était pas le plus gros ou le plus difficile à manier des livres de King, en toute honnêteté, un film de deux heures et demie aurait probablement pu faire un travail utile avec lui. Mais heureusement, Richard Price avec les producteurs exécutifs Jason Bateman, Dennis Lehane, Marty Bowen et Jessie Nickson-Lopez, entre autres, des équipes d’écriture et de réalisation ont bien fait The Outsider . Ils ont pratiquement donné à chaque page du livre une minute de screentime dans cette série. Structuré dans le récit d’un roman policier classique, Ben Mendelsohn incarne Ralph Anderson – un détective d’une petite ville pleurant la mort de son fils qui est maintenant confronté à un horrible meurtre et à la mutilation d’un enfant local. Compte tenu d’une mine de preuves, il arrête le seul homme qui aurait pu le faire – le professeur d’anglais et entraîneur de la Petite Ligue Terry Maitland (Jason Bateman). Seul Maitland a un alibi à toute épreuve qui le met loin – loin de la ville au moment du meurtre. Avec des empreintes digitales et des preuves vidéo correspondantes plaçant Maitland aux deux endroits en même temps – comment est-ce possible? Alors que Ralph commence à chercher les preuves qui érodent sa confiance, il a arrêté le bon homme, il est confronté à une solution qui ne peut pas être expliquée de manière rationnelle.  

Étant donné qu’il s’agissait d’un livre de Stephen King, il n’y avait aucun moyen que The Outsider soit aussi simple. King a tissé ses tendances pour le surnaturel et inexpliqué avec une touche adroite – mais je dois dire que les créateurs de cette série l’ont fait un peu mieux. Alors que je pensais que le roman avait suffisamment bien réussi à explorer les thèmes du chagrin et de la perte, la série en fait un point central bien avant de se préoccuper de ce qui a causé la douleur. La série s’intéresse beaucoup plus à la façon dont la tragédie n’affecte pas seulement une famille, mais tous les membres de la famille connectés – et même la ville dans son ensemble. La peur et la terreur du spectacle ne viennent pas seulement de la créature qui se cache dans l’ombre, mais des regards et des chuchotements persistants de vos voisins.

Ne vous inquiétez pas pour les fans d’horreur, les choses ne restent pas longtemps strictement contemplatives et méditatives. L’horreur et les éléments effrayants commencent à s’empiler assez rapidement, de sorte qu’au moment où la prise de Cynthia Erivo sur Holly Gibney arrive sur la scène, vous êtes complètement ancré dans des choses vraiment effrayantes et troublantes. C’est à ce moment que la série commence à se sentir comme un équilibre de It avec Twin Peaks – seulement sans aucun humour. Ce que j’ai aimé dans cette adaptation au cours du livre, c’est la façon dont ils ont élargi les personnages et leurs personnalités – et ont même créé quelques nouveaux personnages pour faciliter cela. Si vous n’aviez pas lu M. Mercedes, vous seriez perdu avec Holly Gibney comme elle est écrite dans le livre. Elle avait besoin de se développer ici d’une manière que le livre ne fournissait pas. Ce qui nous amène à la fin.  

Ne vous inquiétez pas, pas de spoilers ici, mais l’un des éléments essentiels de l’adaptation d’un roman de Stephen King consiste à examiner sérieusement le fonctionnement de la fin du livre. Parfois, c’est génial comme La ligne verte ou Simetiere o et il ne faut pas beaucoup peaufiner ou agrandir. Mais alors vous obtenez It: Chapter Two ou même The Shinning et vous devez trouver un moyen de faire quelque chose qui n’est pas seulement satisfaisant et épanouissant pour le public – mais qui a du sens. Ou vous développez la fin comme The Mist et écrasez absolument votre public. The Outsider était confronté à ce dilemme – encore une fois, vous auriez besoin de connaître M. Mercedes pour comprendre ce qui se passe dans le livre, mais même dans ce cas, c’est plutôt loufoque. Ce spectacle offre certainement une meilleure fin, mais c’est aussi un peu anticlimatique étant donné les événements qui se sont produits immédiatement quelques instants auparavant.  

Si j’avais une véritable plainte à propos de cet événement de la série – et c’est celui que j’ai tendance à avoir pour beaucoup de série comme celle-ci – dix épisodes étaient de trop, huit auraient suffi. Au moment où nous atteignons les trois derniers épisodes, il y a eu tellement d’accumulation d’événements que, lorsqu’ils se produisent, une partie du vent a été aspirée par les voiles. Un élément d’horloge à retardement établi perd de son urgence. Pourquoi doivent-ils se rendre immédiatement à un endroit particulier alors qu’il a déjà fallu autant de temps pour arriver là où ils se trouvent? Raser quelques battements superflus, déplacer un peu les choses, et j’ai eu le sentiment que cela aurait établi une nouvelle référence pour les adaptations de King.

Dans l’état actuel des choses, The Outsider est une créature d’horreur imparfaite mais très gratifiante déguisée en une procédure de détective à combustion lente. Même quand je voulais que le rythme s’accélère un peu, j’étais toujours accro et je ne voulais pas quitter les personnages. Même en connaissant l’intrigue en lisant le livre, j’ai été impressionné par la façon dont les créateurs de la série ont réussi à maintenir le suspense et à rendre tout cela frais. Il y a peut-être de la place pour une série de suites – nous devrons donc simplement attendre et voir ce qui se passera ensuite. Pour l’instant, il s’agit d’un événement de série divertissant qui vaut la peine d’être choisi

Note : 9/10

Vidéo

Chaque épisode de The Outsider brille avec un transfert 1080p souvent magnifique. Apparemment capturé numériquement, c’est juste un spectacle magnifiquement terne à regarder. Les verts olive profonds avec des bleus clairs et des ombres foncées dominent la palette de couleurs. Ce n’est pas un spectacle « heureux », donc le schéma de conception des couleurs reflète cela. Comme ces primaires prennent un ton un peu sourd, les bleus sont un peu plus sombres, les jaunes ont plus d’une lueur orange, les rouges sont beaucoup plus cramoisis – mais tout fonctionne pour ce spectacle. Les tons de peau sont sains et précis. Les traits du visage, les costumes et la conception de la production ont tous le temps de briller à l’écran. Les niveaux de noir sont merveilleusement profonds et d’encre avec de belles ombres effrayantes. Il y a une grande peur de saut au début dans une grange qui était sacrément efficace puisque la seule lumière était une lampe de poche. La profondeur est appréciable dans chaque épisode, ce qui en fait une autre sortie formidable de HBO.  

Audio

J’ai adoré la conception sonore de The Outsider . Chaque épisode bénéficie d’un mix audio Dolby robuste et actif qui allie une quantité formidable d’activité surround à un placement d’objets distinct. Lorsque la créature titulaire parle à son familier ou mange son dernier repas, les effets sonores sinistres effrayants ont un placement de canal distinct. Il ne se passe pas toujours beaucoup de choses dans la conception sonore – du moins rien pour attirer l’attention sur lui-même, mais c’est toujours actif et engageant. Même lorsqu’il s’agit d’une simple conversation entre deux personnes, il y a un effet atmosphérique pour maintenir les canaux en mouvement et fournir une image d’arrière-plan. J’ai adoré la partition obsédante et inquiétante de Danny Bensi et Saunder Jurriaans et j’aimerais vraiment pouvoir en trouver une copie, mais il ne semble pas qu’elle ait encore été officiellement publiée. Tous les éléments se réunissent pour créer un paysage sonore agréable et effrayant qui prête ses services aux visuels inquiétants.  

Bonus

Les fonctionnalités bonus pour The Outsider sont peut-être un peu minces, la plupart sont du matériel EPK à mais il y a des choses décentes ici. Le meilleur contenu se trouve dans les segments Les coulisses des épisodes trouvés dans chaque disque. Ils sont au moins adaptés aux épisodes individuels et pertinents par rapport à ce que vous venez de voir sur ce disque donné. J’aurais aimé que nous ayons des commentaires sur les épisodes, cela aurait été génial. Pour ce qui équivaut à à peine une heure, c’est du matériel qui vaut la peine d’être parcouru une fois.

  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Classé : Tous publics
  • Dimensions du colis : 19.4 x 13.6 x 1.8 cm; 100 grammes
  • Réalisateur : Jason Bateman, Andrew Bernstein, Charlotte Brändström, J.D. Dillard, Karyn Kusama
  • Format : PAL
  • Durée : 10 heures
  • Date de sortie : 1 septembre 2020
  • Acteurs : Ben Mendelsohn, Bill Camp, Jeremy Bobb, Julianne Nicholson, Marc Menchaca
  • Sous-titres : : Suédois, Français, Finnois, Danois, Norvégien
  • Langue : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Studio  : HBO
  • ASIN : B0863TL2CJ

 

Mortal 27 août 2020 /De André ØvredalAvec Nat Wolff, Iben Akerlie, Priyanka Bose

Eric est un jeune américano-norvégien qui s’est réfugié dans une forêt après avoir provoqué l’incendie d’une ferme, tuant 5 personnes, et provoqué ensuite la mort accidentelle d’une sixième personne. Il est arrêté par la police et rencontre une psychologue, Christine, qui semble pouvoir l’aider. Ensemble, ils découvrent vite qu’Eric a en réalité des pouvoirs surnaturels qu’il ne maitrise pas, liés à l’électricité…

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Chronique : MORTAL est le nouveau film d’André Øvredal réalisateur de The Jane Doe Identity et Scary Stories

Mortal est la première incursion du réalisateur André Øvredal dans un long métrage qui n’est pas uniquement de l’horreur. Bien qu’il apporte des éléments du genre dans cette aventure fantastique, il a vraiment l’impression que Mortal est un test, pour lui-même, pour voir s’il peut se tourner vers d’autres types de films.

Mortel

Pour la plupart, le film fonctionne. Nat Wolff prend le rôle principal – il joue Eric, un Norvégien américain venu en Norvège pour trouver ses racines et découvre par la suite qu’il a les capacités du dieu Thor. L’histoire reprend un peu après sa première mésaventure avec ces pouvoirs – les dégâts qu’il a laissés derrière lui l’ont amené à se cacher.

Une rencontre tragique avec un jeune homme ramène Eric sous les projecteurs et bientôt, il est pourchassé par la police et les forces gouvernementales qui veulent le faire tomber.

Les aides se présentent sous la forme de Christine d’Iben Akerlie, qui réalise le danger dans lequel se trouve Eric. Comme il est incapable de contrôler ses capacités tonitruantes et mortelles, le pire endroit pour lui est la détention. Ce qui suit est essentiellement un film de poursuite à travers le magnifique paysage norvégien.

Mortel

Øvredal joue extraordinairement bien le décor. Il a mentionné à quel point la Norvège est sous-représentée dans le cinéma et fait un excellent travail pour la montrer au cinéma, ici. Une séquence particulière voit Eric acculé sur un pont – le paysage environnant est impressionnant et les événements sur le pont font également écho au décor. C’est vraiment un beau moment.

Cependant, c’est aussi probablement la seule séquence d’action de tout le film. Il y a beaucoup de tension, mais il est rare qu’Øvredal nous lance quelque chose d’excitant. Au lieu de cela, il préfère vivre dans l’isolement – peut-être, intentionnellement, pour nous aider à mieux comprendre Eric, qui est devenu un ermite.

Wolff est bon, même s’il n’a pas trop à faire. Et le casting de soutien n’est malheureusement pas assez fort pour intensifier sa performance subtile et «  de héros silencieux  ».

Mortel

La plus grande chose dans le film qui divisera vraiment le public, c’est la fin. Sans entrer dans les détails, cela donne effectivement l’impression qu’Øvredal a présenté Mortal comme une histoire d’origine – mais une histoire d’origine qui n’a pas de suite. Quand les crédits roulent, et qu’ils roulent presque de manière discordante, on a l’impression que le film a à peine commencé. La seule chose est que, selon la façon dont cela se termine, il ne semble plus y avoir d’histoire à raconter.

C’est un autre maillon faible d’un film prometteur.

Dans l’ensemble, Mortal est un bon film. Il satisfera la soif de certains pour les films de super-héros cet fin d’été et sert de version alternative de la mythologie de Thor, qui est récemment devenue si courante. Øvredal s’est lancé le défi de se libérer du moule de l’horreur et, c’est une belle tentative, mais il semble qu’il y parviendrait beaucoup plus avec une histoire plus charnue.

  • lassé : Tous publics
  • Réalisateur : André Øvredal
  • Durée : 1 heure et 44 minutes
  • Date de sortie : 2 septembre 2020
  • Acteurs : Nat Wolff, Priyanka Bose, Iben Akerlie, Arthur Hakalahti, Ania Nova
  • Sous-titres : : Français
  • Langue : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Studio  : Wild Side Video

 

TEST DVD : Dark Waters / 19 Aout 2020 /De Todd HaynesAvec Mark Ruffalo, Anne Hathaway, Tim Robbins

Robert Bilott est un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques. Il va découvrir que la campagne idyllique de son enfance est empoisonnée par une usine du puissant groupe chimique DuPont. Afin de faire éclater la vérité sur la pollution mortelle due aux rejets toxiques de l’usine, il va risquer sa carrière, sa famille, et même sa propre vie…

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Chronique : « Dark Waters » est loin d’être le premier film du genre cinéma d’investigation… Ce qui malgré tout n’empêche pas d’y adhérer plus que jamais, ne serait-ce que déjà par cette démarche absolument nécessaire et indispensable ! En effet, on ne dénoncera jamais assez ces scandales dûs aux industries qui rongent à petit feu notre planète, et par conséquent sa population… Celui-ci est particulièrement édifiant quand on saisit l’ampleur des dégâts, d’abord de manière intense au niveau local, mais aussi au niveau mondial avec ce matériau magique et assassin qu’est le Téflon ! Mark Ruffalo en devient brillamment le dénonciateur avec une énergie affirmée et pourtant contenue, ce qui renforce et illustre bien toute l’étendue de ces années de lutte éperdue, pendant lesquelles il a fallu combattre ce dangereux géant américain DuPont (De Nemours…), dont l’histoire depuis ses débuts, est en elle-même déjà effrayante ! La complexité de cette affaire est donc extrêmement bien rendue en étant expliquée sous tous ses aspects, et en prenant en compte tous les tenants et aboutissants, tant au niveau des enjeux de chaque partie adverse, que de la population de cet état de Virginie Occidentale quant aux antagonismes créés parmi ceux qui étaient confrontés et/ou dépendaient de cette société démoniaque et vampirique. Le fait que cet avocat Robert Bilott exerce dans le contexte d’un cabinet d’affaires en lien avec le monde de l’industrie chimique, est également prépondérant dans la suite et les répercussions incroyables de cette enquête au long cours ! On voit en effet les années s’égrener, durant lesquelles des malades s’épuiseront, tomberont malades et décéderont, ce que DuPont en son for intérieur souhaite bien sûr honteusement plus que tout, afin d’installer une lassitude qui l’arrangera bien… Si l’on combine tout cela avec cette atmosphère verdâtre et anxiogène qui ne nous quitte pas, l’ensemble prend l’effet d’une bombe à retardement dont on prend de plus en plus la mesure du désastre. Désastre qui va ainsi résonner et sonner jusqu’à notre porte ou même jusqu’au fond de nos placards où reposent nos poêles à frire ! Ce qui devient vraiment passionnant et écœurant tient aussi au fait des intérêts communs qu’ont ce gouvernement et ce trust américains, quant aux interactions évidentes et pourtant scandaleuses sur le fond, avec l’absence totale de prise en compte des dangers existants, tout simplement minimisés, voire niés par ceux qui en sont responsables sciemment avec tout ce que cela implique sur le plan humain… Et ainsi qui n’est pas sans rappeler ce que nous vivons au quotidien avec nos politiques issus du monde de la finance et de l’entreprise, dont les intérêts personnels ne sont évidemment pas en adéquation avec ceux des citoyens, qui eux aspirent légitimement à une justice et une égalité pour tous… C’est bien là que ce film nous alarme, en prouvant bien par la même occasion, qu’avant tout l’écologie relève plus de marchés là encore très lucratifs, plutôt que d’une nécessité absolue que l’on nous martèle à tout instant, en culpabilisant de plus le citoyen lambda à son petit niveau, alors qu’il est dépassé par ce qui l’entoure, ce qu’il ingère et ce qu’il respire ! Le fléau des pesticides et le drame d’une certaine usine seveso récemment, nous le prouvent encore tristement ! Encore une démonstration hors pair menée avec efficacité et sobriété par Todd Haynes, qui fait hélas bien réfléchir aux dysfonctionnements de nos gouvernants et ainsi de nos sociétés, où ce profit effréné aura fatalement raison de notre perte… À découvrir sans hésitation, sans oublier pour autant de lutter contre ce système !

Dark Waters : Photo Mark Ruffalo

VIDEO

De nombreux gris, noirs et bleus servent de palette pour Dark Waters et la présentation haute définition encodée en AVC les montre de manière éclatante. L’éclairage tamisé des cabinets d’avocats transparaît naturellement et les détails de l’image de la peau et des cheveux sont nets sans artefacts visibles. Le film est naturel, net et vif sans aucun post-traitement d’image, et est aussi beau que possible.

Dark Waters : Photo Anne Hathaway, Mark Ruffalo, Tim Robbins

SON

La piste DTS-HD n’a pas grand chose à faire, mais se montre sur des moments plus dynamiques comme une vache rebelle chargeant son propriétaire. Mais le bruit ambiant semble clair et convaincant et vous donne une impression d’immersion lorsque vous l’écoutez. Le dialogue sonne clair et bien équilibré dans le canal central et ne nécessite aucun ajustement de la part de l’utilisateur, et le jeu de la reprise de Johnny Cash de « I Won’t Back Down » perce avec des cordes de guitare frappées, sonnant large et puissant.

Suppléments:

Trois extras, tous brefs, à commencer par « Uncovering Dark Waters » (5:28), ce qui se rapproche le plus du tournage du film, alors que les acteurs et l’équipe discutent de la manière dont l’histoire s’est réunie, comment Haynes travaille en tant que réalisateur et les objectifs fixés et l’emplacement pour la production. « The Cost of Being a Hero » (5:01) comprend des œuvres des acteurs et de l’équipe sur Bilott, tandis que « The Real People » (2:28) nous montre les gens de Parkersburg, dont certains réalisent le film. Il y a un disque de définition standard et une copie numérique du film pour faire bonne mesure.

  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Classé : Tous publics
  • Dimensions du colis : 19.6 x 13.7 x 2.1 cm; 100 grammes
  • Audio description : : Français
  • Réalisateur : Todd Haynes
  • Format : PAL
  • Durée : 2 heures et 2 minutes
  • Date de sortie : 19 août 2020
  • Acteurs : Mark Ruffalo, Anne Hathaway, Tim Robbins, Bill Pullman, Bill Camp
  • Sous-titres : : Français
  • Langue : Anglais (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1)
  • Studio  : Le Pacte

 

Critique : Veronica Mars Season 4 (Reboot) / Mais qui meurt à la fin de cette saison ?

Critique de la saison 4 (Reboot) de Veronica Mars
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Beaucoup de fans sont contrariés par la façon dont se termine la dernière saison de #VeronicaMarsSeason4, et pour de très bonnes raisons. Un personnage bien-aimé, qui est là depuis le début, mord la poussière tout en brisant tout espoir d’une fin heureuse pour la titulaire Veronica. Bien que la réaction initiale de colère soit justifiée, si l’on y réfléchit bien, cette fin tragique et sombre était et reste la seule façon de garder ouverte la possibilité de faire d’autres saisons. Après quatre saisons et un film, il n’y a qu’un nombre limité de directions que l’on peut prendre pour la série et le personnage, et c’était donc la bonne chose à faire de présenter une fin choquante.

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Test DVD : Vic le Viking (24 Juin 2020) De Éric Cazes Avec Nathan Willems, Patrick Brüll, Damien Locqueneux

Vic est un jeune Viking pas comme les autres : pas très costaud mais très malin. Quand son père, Halvar, le chef du village, dérobe à son ennemi juré une épée magique qui transforme tout en or, l’appât du gain sème la pagaille chez les Vikings ! Vic va alors devoir embarquer pour un périlleux voyage vers une île mythique du grand Nord pour briser le sortilège de l’épée…

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Chronique : C’est un dessin animé à destination des enfants. C’est simple dans l’histoire, dans le graphisme, dans l’animation. Les personnages du village et les Pirates font malheureusement trop penser à Astérix. Mais quelques notions Vikings (Odin, Asgaard, Befrost) nous confirment que nous ne sommes pas chez les valeureux Gaulois mais bien en contrée scandinave. Sinon c’est plaisant à voir si vous n’êtes pas trop exigeants. Ça permet d’apporter quelques valeurs simples mais fortes aux petits : L’ingéniosité, le savoir, la malice sont tout aussi importants que la force, le courage, la détermination. Et également quelques notions pour mettre en garde face à la naïveté, la confiance, l’admiration. Et bien sûr les classiques codes d’honneur, d’amour et d’amitié. Ce film explique bien les vikings et la mythologie nordique de façon amusante et humoristique, les dessins sont très bien parfois même magnifiques. De fait je hausse ma note d’un demi point pour protester contre cette forme de ségrégationnisme qui s’applique à méjuger ici les enfants. Car le fait que Vic soit très jeune et très futé est complètement en adéquation avec pas mal de choix du film et cela est peut être juste trop subtil pour beaucoup.

Note : 8,5/10

Vidéo Les détails dans les animations de personnages sont fantastiques, permettant des caractères distincts, des lignes fines et des textures amples. Les enfants du film sont bien définis sans que leurs traits soient trop exagérés ou trop caricaturaux. Les couleurs sont audacieuses et vives, jouant avec des primaires fortes. Les niveaux de noir sont au rendez-vous ,la profondeur de l’image est toujours très forte et le contraste est au point sans aucune qualité de floraison notable. Tout autour, une image lumineuse, audacieuse et vive qui a fière allure. 

Audio : Vic fait une excellente utilisation du format, offrant aux téléspectateurs une expérience surround active et engageante tout en utilisant abondamment les canaux faisant face au plafond et l’espace et la dimension supplémentaires.

Bien que les battements d’action soient un moment fort, le film sait comment utiliser au mieux les scènes plus silencieuses sans sacrifier l’impact sonore. Même dans les moments les plus calmes il y a beaucoup d’effets de bois en plein air au son naturel à s’imprégner. .

 

  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1)
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : M6 Vidéo
  • Date de sortie du DVD : 24 juin 2020
  • Durée : 74 minutes

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Test DVD: Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part Avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Benjamin Lavernhe

Dans la belle maison familiale, à la fin de l’été, Aurore fête ses 70 ans, entourée de ses 4 enfants, tous venus pour l’occasion. Il y a là Jean-Pierre, l’aîné, qui a endossé le rôle de chef de famille après la mort de son père , Juliette, enceinte de son premier enfant à 40 ans et qui rêve encore de devenir écrivain , Margaux, l’artiste radicale de la famille, et Mathieu, 30 ans, angoissé de séduire la jolie Sarah. Plus tard, un jour, l’un d’eux va prendre une décision qui changera leur vie…

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Chronique : Un film comme un témoignage sur la vie et le temps qui passe, sur ce précieux cadeau dont on a tendance à oublier la valeur, et sur l’urgence d’en faire quelque-chose, ou au moins d’en prendre conscience, notamment à l’âge ou l’idéalisme de la jeunesse tend plutôt à nous maintenir sur la touche qu’à nous faire avancer…, Un film sur les bonnes questions à se poser avant qu’il ne soit trop tard ou avant de passer à côté de sa vie, un film sur la famille aussi, ses contraintes dont il faut arriver à se libérer et sur la relativité de toute chose (à toujours garder en mémoire) sauf d’une : la valeur unique de chaque être humain, et la valeur de l’amour que l’on se doit de partager sans y échapper lorsqu’il se présente ou lorsqu’il nous lie par les liens du sang. Un excellent film avec un scénario bien ficelé qui touche tous les âges : de la prime jeunesse à l’âge mûr, chacun s’y retrouve et a une leçon à apprendre ici ou à réviser avec le sourire spontané de sa propre expérience passée…C’est maladroit par certains moments, déséquilibré en mettant en avant certains aspects plus que d’autres, en insistant sur des points puis en les occultant. Mais ce film est comme la vie, on va se rappeler de détails insignifiants en oubliant des grands moments. Courez voir ce film et ne soyez pas honteux de sentir une larme couler le long de la joue ou de vous esclaffer devant une situation ridicule. La vie est vivante, ce film est vivant . . .

Note : 9/10

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part : Photo Alice Taglioni, Aurore Clément, Benjamin Lavernhe, Camille Rowe, Jean-Paul Rouve

Vidéo  : Il s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente.

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part : Photo Alice Taglioni, Jean-Paul Rouve, Sarah Adler

Audio : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé. Le canal LFE est utilisé principalement pour un impact subtil et pour les basses fréquences supérieures associées à la musique du film.

 

 

  • Acteurs : Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Benjamin Lavernhe, Camille Rowe, Elsa Zylberstein
  • Réalisateurs : Arnaud Viard
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : UGC
  • Date de sortie du DVD : 27 mai 2020
  • Durée : 85 minutes

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LEGO DC Shazam! Magic And Monsters : Le polybag 30623 SHAZAM ! fourni avec le Blu-ray

LEGO DC Shazam! Magic And Monsters

Fin du suspense concernant la minifig qui sera livrée dans le pack Blu-ray / DVD du film d’animation LEGO DC: Shazam! Magic And Monsters : Il s’agit du polybag 30623 SHAZAM!, un sachet disponible depuis déjà plusieurs mois sur le marché secondaire dont on connaît maintenant la destination.

La minifig est identique à celle du set 76120 Batman Batwing and The Riddler Heist, il n’y a que la capuche blanche qui est ici remplacée par la chevelure de Poe Dameron, Joey Tribbiani ou encore Superman.

Pour l’instant, Amazon FR ne référence que la version DVD simple du film sans le polybag additionnel.

J’accuse (18 Mars 2020) De Roman Polanski Avec Jean Dujardin et Louis Garrel

Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme.

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Chronique : Les médias s’emballent, les opinions s’affrontent autour de la personne de Polanski, et après le visionnage de ce film , j’en sort subjugué par la manière tant accrocheuse avec laquelle le réalisateur nous raconte cette histoire, entre drame historique, humour, suspense et grincement de dents. Aujourd’hui on ne peut avoir de recul sur l’actualité. Les infos et les opinions vont plus vite que la pensée humaine. Pas question donc dans ce texte d’émettre un avis de comptoir sur la sombre information qui entoure le cinéaste. Il faut espérer que le temps et l’Histoire avec un H majuscule, éclaireront tout cela. Et on peut bien sûr souhaiter que cela ait lieu plus tôt que tard. Mais quelle qu’en soit l’issue, il est certain que l’œuvre de Polanski restera dans le paysage cinématographique. « J’accuse » fait découvrir ou redécouvrir un fait connu dans une captivante mise en scène, à travers le prisme d’un personnage tout à fait intéressant par son action pour réhabiliter Dreyfus . On plonge à la fin du XIXème siècle dans une atmosphère palpable par son réalisme, et il semble que chacun des membres du casting vive réellement à cette époque. Il se trouve un plaisir immense dans ce long-métrage à observer le jeu de tous ces acteurs, mais aussi à les écouter. Ils servent des dialogues très écrits, très beaux. Et puis surtout, « J’accuse » a quelque-chose de nécessaire, tant son propos résonne fort avec notre époque contemporaine dans laquelle s’entrechoquent des mots tels que « islamophobie » ou « antisémitisme ». A croire que la nature humaine évolue bien peu, même si elle est capable de penser, comme ce film invite pertinemment les spectateurs à le faire. Le film prend son temps, monte en régime progressivement, et se concentre sur le personnage de Georges Picquard, un homme honnête dont la quête de la vérité était non seulement courageuse mais aussi contraire aux intérêts de l’Armée et partant, de l’ensemble de la société française, traumatisée par la défaite de 1870 et revancharde. Dans quel autre film français a-t-on pu voir une aussi radicale dénonciation de l’antisémitisme qui prévalait dans une grande partie du pays ? La charge est violente mais fidèle à la réalité de l’époque. Pour ceux qui connaissent parfaitement les tenants et aboutissants de l’affaire Dreyfus, il n’y a pas à proprement parler de révélation dans J’accuse mais une solide reconstitution des faits de cette période où la guerre de 14 se prépare déjà, y compris vis-à-vis de l’opinion. Par ailleurs, on y voit le fonctionnement du contre-espionnage français de manière quasi documentaire, avec une ironie sous-jacente dans la façon dont le film montre ses tâtonnements, son inexpérience et ses erreurs commandités. Sans céder au grandiose, Polanski filme cette histoire avec une virtuosité indéniable et limpide, se surpassant dans la direction d’acteurs. Outre Dujardin, parfait, tous les rôles, y compris les plus minces, sont joués avec conviction par des comédiens renommés ou non, avec un égal talent. Une mention spéciale, tout de même, à Gregory Gadebois, extraordinaire, malgré toute cette polémique ce film est vraiment très bon et oublier le cinéaste derrière et plonger vous dans un excellent film , vous ne le regretter pas.

Note : 9,5/10

ImageIl s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente. Chaque détail ressort avec une précision d’orfèvre que ce soit sur les tissus, les environnements, les lambris de la république ou les extérieurs. Des intérieurs sombres ou à la lumière tamisée, aux salles d’audiences, ou encore les rues de Paris.

Son : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé.

Bonus : Si le making of fait la part belle aux équipes techniques, toutes ces petites mains qui ont permis la réussite du film, il ne peut s’empêcher, comme cela est souvent le cas dans les documentaires américains, des effusions de superlatifs en direction du réalisateur. Comme s’il était nécessaire de dire aux spectateurs, toutes les qualités de Roman Polanski.

 

  • Acteurs : Jean Dujardin, Louis Garrel, Emmanuelle Seigner, Grégory Gadebois, Mathieu Amalric
  • Réalisateurs : Roman Polanski
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 18 mars 2020
  • Durée : 126 minutes

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Test DVD: Official Secrets (11 Mars 2020) de Gavin Hood avec Keira Knightley, Matt Smith

2003 : les États-Unis et l’Angleterre souhaitent intervenir en Irak.
Katharine Gun, employée des renseignements britanniques, reçoit une note de la NSA : les États-Unis sollicitent l’aide de la Grande-Bretagne pour rassembler des informations compromettantes sur certains membres du Conseil de sécurité de l’ONU et les obliger à voter en faveur de l’invasion. Gun prend alors la décision de divulguer le mémo à la presse afin d’empêcher la guerre.

Chronique : Il y a quelque chose d’intéressant, de dur et de direct dans ce  film d e Gavin Hood. Il s’agit d’un drame d’espionnage Tiré d’une histoire vraie sur l’importante polémique de l’invasion de l’Iraq par les U.S.A.

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Official Secrets montre que les drames d’espionnage de la vie réelle ne sont très souvent pas des thrillers d’action comme Bond ou Bourne ou la serie Homeland -mais quelque chose qui ressemble plus à de la politique de bureau au niveau nucléaire.

Le  film est basé sur le cas réel de Katharine Gun, une traductrice travaillant pour les services de sécurité britanniques à l’unité de surveillance du GCHQ . En 2003, elle a été surprise de recevoir un courriel dans lequel il était clairement indiqué qu’elle devait découvrir des détails personnels incriminants dans la vie des représentants de l’ONU de petits pays afin de les faire chanter pour qu’ils votent en faveur de la guerre en Irak. Gun a imprimé le courriel et l’a transmis à un ami anti-guerre, et il a finalement constitué la base d’un scoop sensationnel en première page de l’Observer.

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Bien qu’elle n’ait pas arrêté la guerre, comme Gun rêvait de le faire, elle a joué un rôle important dans la transformation de la presse et de l’opinion publique. Gun elle-même a été poursuivie en vertu de la loi sur les secrets officiels.

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Keira Knightley donne une performance ciblée, plausible et sympathique dans le rôle de Gun, et le film montre qu’elle est à bien des égards la dénonciatrice classique.

Son idéalisme, son éthique du travail et son professionnalisme ont fait d’elle une excellente agente de renseignements au départ, et pourtant, ce sont précisément ces éléments qui l’ont rendue rebelle. Mais surtout, elle est jeune – comme Edward Snowden, ou Chelsea Manning, ou Sarah Tisdall, emprisonnée en 1984 pour avoir révélé des détails sur les missiles de croisière américains en Grande-Bretagne. Gun est encore assez jeune pour ne pas avoir fait un investissement de carrière inéluctable dans le GCHQ ou avoir formé des liens de fidélité avec ses supérieurs.

La vie professionnelle de l’Observateur est représentée de façon tapageuse et affectueuse. Rhys Ifans joue le célèbre journaliste Ed Vulliamy dans le rôle d’un critique du gouvernement passionnément en colère ; Matt Smith joue Martin Bright – qui a écrit l’histoire originale – et Hanako Footman joue la jeune journaliste Nicole Mowbray, dont l’erreur chaotique et innocente de transcrire le courriel, en remplaçant ses orthographes américaines par des orthographes britanniques, a fait en sorte que l’histoire a été initialement gâchée par des conspirateurs en ligne aux États-Unis. Conleth Hill joue le rôle du rédacteur en chef de l’Observer, Roger Alton, qui, malgré sa ligne pro-gouvernementale, s’en sort plutôt bien. C’est sa soif honnête d’une bonne histoire qui le pousse à publier.

Mais la vie de ces journalistes est fondamentalement confortable. Gun, par contre, est emmené dans une inquisition épouvantable au GCHQ, puis dans un poste de police, et est informé qu’il ne peut pas révéler les détails de son travail à son avocat, puis découvre que son mari, Yasar (Adam Bakri), un demandeur d’asile turc, a mystérieusement été mis sur la liste pour une déportation imminente.

La relation la plus intrigante suggérée par le film est celle de l’avocat vétéran des droits de la personne Ben Emmerson (Ralph Fiennes), qui a défendu Gun, et de son ancien collègue, l’ancien avocat libéral Ken MacDonald (Jeremy Northam), qui est devenu directeur des poursuites publiques et qui a pris la décision de porter ou non l’accusation contre Gun, et de faire d’elle un exemple. Quelle peut avoir été la dynamique entre ces deux hommes ? Le film dépeint une sorte de méfiance cordiale qui se fige en détestation.

En 2019, nous avons sans doute des vues plus compliquées sur les fuites et les dénonciations, maintenant que la réputation de Julian Assange a assombri celui que nous considérons comme le héros des outsiders. Mais le cas de Gun est extraordinairement pertinent ; il montre un monde qui, d’une certaine manière, semble être d’hier et, d’une autre manière, d’il y a une éternité. C’est un monde dans lequel les gens stockent des fichiers informatiques sur des lecteurs Zip, où un Tony Blair à l’air jeune est interviewé à la télévision par David Frost et où l’establishment a largement, bien que malheureusement, soutenu et rejoint l’aventure militaire américaine en Irak.

Ce sont précisément ces personnes qui, aujourd’hui, dans les villes, acceptent que tout cela était mal. Le changement d’avis ne s’est pas fait naturellement. Il s’est produit à cause de gens comme Gun, dont le film est un rappel net et pertinent.

Note : 9/10

Vidéo  : Il s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente.

Audio : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé. Le canal LFE est utilisé principalement pour un impact subtil et pour les basses fréquences supérieures associées à la musique du film.

Official Secrets : Photo Keira Knightley

Bonus : -Entretien avec l’équipe du film:  Bien que c’est surtout des entretiens avec l’équipe du film , le bonus offre des informations impressionnantes sur la mise en scène, la réalisation et l’acting.
– Bande-annonce

  • Acteurs : Keira Knightley, Matthew Goode, Matt Smith, Ralph Fiennes, MyAnna Buring
  • Réalisateurs : Gavin Hood
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Anglais (DTS 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Wild Side Video
  • Date de sortie du DVD : 11 mars 2020
  • Durée : 108 minutes

 

 

 

Test DVD : Hors Normes de Eric Toledano, Olivier Nakache avec Vincent Cassel, Reda Kate

Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés « d’hyper complexes ». Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes.

Chronique : Voici un film… d’exception qui fait prendre conscience que la beauté de l’humain réside dans sa capacité à s’investir pour l’autre, surtout si cet autre est marginal dans la société moderne dans laquelle on vit… D’ailleurs le film pose la question de de la prise en charge des autistes lourds, là où aucune solution n’est apportée aux familles…C’est à la fois triste, humain, émouvant, et tellement intéressant en termes d’espoir. C’est un film qui nous incite à croire que le bonheur est accessible entre humain, de capacité, de religion, de milieux sociaux ou de couleurs de peau différente. C’est une ode à l’altérité dans sa plus grande expression, et c’est une ode à l’altérité des personnes qui vont vers d’autres qui ne leur ressemblent pas… Donc bien loin d’un « tous pareils » pour être ensemble. Le casting est exceptionnel de justesse. Reda Kateb est incroyable de véracité et Vincent Cassel joue un rôle humain, tellement humain… Et tous les second rôles ont été vraiment justes. Hélène Vincent nous touche aux larmes, tout comme Catherine Mouchet dans le rôle du médecin . Ce qui est également beau dans ce film, c’est la capacité à traiter la gravité avec humour et distance, sur un sujet où tout le monde s’implique intensément. Ce film est inspiré de faits réels ce qui laisse supposer de la douleur des familles face à la maladie et à la mise à l’écart dans une société tellement normative. Le film est d’ailleurs inspiré de faits réels, notamment les 2 personnages principaux, qui existent réellement. Nakache et Toledano décrivent avec une justesse incroyable, le quotidien de ses enfants, adultes autistes et de leurs encadrants. La mise en scène, la BO, le reste du casting (avec une mixité entre acteurs pro, vrais encadrants et autistes).Il y a de la maturité dans ce film. L’aboutissement d’une collaboration, et de loin leur meilleur film.

Note : 10/10

Hors Normes : Photo Bryan Mialoundama, Reda Kateb, Vincent Cassel

Vidéo  : Il s’agit d’une excellente présentation vidéo qui semble correspondre parfaitement au matériel source. Les couleurs sont profondément saturées d’une vitalité agréable et d’une profondeur délimitée. Les images sont résolues, avec une netteté stable, des détails nets et un raffinement subtil appréciable. Certaines scènes semblent mieux résolues que d’autres bien que je soupçonne que cela est lié à la photographie. Le contraste est dynamique sans être accablant et les noirs sont respectables en profondeur avec des détails perceptibles visibles sous un faible éclairage et des ombres. Je n’ai vu aucun signe d’artefacts liés à la vidéo et j’ai pensé qu’en général, la qualité vidéo était excellente.

Hors Normes : Photo Benjamin Lesieur

Audio : Il s’agit essentiellement d’un film basé sur les dialogues, mais certains aspects de la présentation utilisent efficacement les canaux arrière pour étendre la scène sonore. Le dialogue est limpide avec une description vocale exigeante et une texture raffinée. Le mix repose fortement sur les trois canaux avant. La séparation, l’imagerie et l’espacement directionnel sont excellents car le mélange de dialogue, de musique et de sons enregistrés est clairement articulé. Le canal LFE est utilisé principalement pour un impact subtil et pour les basses fréquences supérieures associées à la musique du film.

Hors Normes : Photo Reda Kateb, Vincent Cassel

Bonus : Si vous souhaiter des bonus il faudra aller voit sur l’édition spécial de la Fnac qui propose  ses bonus :

Hors Cadres, le making-of du film (40mn)

Au cœur des avant-premières (8mn)

5 scènes coupées (5mn)

Teaser et bande-annonce

Hors normes se présente en fait avec de très belles fonctionnalités bonus. Bien que c’est surtout pour le making of de 40min il y a aussi des trucs formidables comme Au cœur des avant-premières qui est assez génial mais le making of offre des informations impressionnantes sur la mise en scène, la réalisation de l’éclairage. Personnellement, j’ai passé un bon moment avec,

 

  • Acteurs : Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent, Bryan Mialoundama, Alban Ivanov
  • Réalisateurs : Eric Toledano, Olivier Nakache
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 4 mars 2020
  • Durée : 115 minutes