TEST DVD : Mission Impossible – Fallout (05 décembre 2018) de Christopher McQuarrie avec Tom Cruise, Henry Cavill

Il y a des missions que l’on ne choisit pas… Alors qu’Ethan Hunt est chargé de récupérer du plutonium volé, il décide de sauver son équipe plutôt que de mener à bien cette mission. Les armes nucléaires se retrouvent ainsi dans les mains d’une organisation criminelle dont le but est de détruire notre civilisation. Ethan et son équipe de l’IMF doivent, contre leur gré, s’associer à un agent de la CIA pour retrouver le plutonium avant qu’il ne soit trop tard…

Chronique : « Mission Impossible – Fallout » est avant tout un film spectacle à défaut d’être véritablement la grande réalisation spectaculaire ! Car de voir Tom Cruise mouiller sa chemise aussi dangereusement, courir, cavaler, sauter, tomber pour mieux rebondir, vaut déjà le détour ! Quel as cet acteur ! Alors peu importe le scénario, ma foi, bien classique et évident dans ses enjeux pour les besoins d’un film d’espionnage qui mêle des méchants, la CIA et le MI6, quand le but premier est avant tout de privilégier des courses poursuites, à pied, en voiture, en camion, en moto et même en hélicoptère, toutes plus folles et inouïes les unes que les autres ! Si l’humour véritable n’est malheureusement pas assez présent et c’est bien dommage, on rit quand même de l’extravagance des situations tellement poussées à leur paroxysme, qu’elles en deviennent parfaitement ubuesques et drôles ! En effet, rien n’est impossible pour Mission Impossible !! C’est sans doute à ce niveau que l’aspect comique est recherché, voire revendiqué et ça fonctionne toujours aussi bien et même de mieux en mieux… Et autant dire que l’action crée de l’action, pour presque toujours nous donner le tournis ! Tom Cruise allias Ethan Hunt, est bien ou mal entouré évidemment dans ses péripéties, et tous ces rôles secondaires sont à la hauteur, même si on ne sait pas toujours sur quel pied danser en fonction de l’attitude des uns ou des autres… Qui est un ennemi, qui est un ami ? Telle est la question dans ce monde de brutes sanguinaires ! Et donc tout est fait pour que Tom Cruise se donne corps et âme jusqu’au bout du bout, tel un super héros d’un nouveau genre, prêt à défendre le Monde, quitte à en découdre avec plus d’un, en nous réservant même des surprises à ce titre ! Le réalisateur McQuarrie rafraîchit notre mémoire de façon subtile et captivante en saupoudrant Mission: Impossible – Fallout d’un mélange d’allusions finement voilées aux précédents. versements. On peut soutenir que le retour de Ving Rhames et de Simon Pegg est de la partie depuis qu’ils ont été avec Hunt lors de ses épreuves les plus éprouvantes et qui défient la mort, tandis que de nouveaux choix et des exploits plus téméraires accueillent Alec Baldwin, Rebecca Ferguson et Angela Bassett. Cependant, les allusions proviennent de nombreuses cascades incroyablement sauvages, qui rappellent des cascades similaires à celles de ses prédécesseurs tout en soulevant les enjeux, comme si elles semblaient suggérer que les expériences passées de Hunt l’avaient formé à ce combat. Mais sur une note plus importante, ce suivi est à la fois la meilleure entrée de toute la série, défiant toute attente d’une suite, et le remède parfait à de nombreux films d’action contemporains, privilégiant les effets visuels pratiques de White Knuckle par rapport à une dépendance. sur les effets CGI.

Note : 9/10

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Test DVD

Vidéo : La sixième partie présente la plus grande mission de sauvetage jamais organisée, et tombe dans les cinémas à domicile équipés d’un encodage exceptionnel en MPEG-4 1080p / AVC. Tourné avec une combinaison d’appareils photo numériques traditionnels 35 mm et 8K, le transfert fraîchement lancé est livré avec une définition extrêmement nette dans presque toutes les scènes, dévoilant les plus infimes rides et points de couture du vêtement, ainsi que toutes les caractéristiques uniques de l’architecture européenne. Les cheveux individuels de la coiffure parfaitement entretenue de Tom Cruise défilent dans le vent, tandis que chaque moustache de la face non rasée d’Henry Cavill est distincte. Cependant, la photographie stylisée de Rob Hardy tombe également sur le côté légèrement plus doux des choses lors de certaines scènes, telles que la soirée dans une discothèque à Paris, mais ces moments sont intentionnels et conservent toujours une clarté et des détails remarquables. De plus, du début à la fin, la photo est chargée de contrastes nets, fournissant à l’action des blancs éclatants et brillants qui brillent intensément sans jamais s’épanouir. En plus de la scène de discothèque susmentionnée, la poursuite en voiture dans les rues parisiennes offre d’excellents moments dignes des démos en termes de contraste. Fait intéressant, la cinématographie créative affecte légèrement d’autres zones de la présentation HD, à commencer par les niveaux de luminosité. Globalement, les noirs sont forts et stables pendant la majeure partie de l’exécution, fournissant à l’image des ombres riches en ébène qui pénètrent profondément dans l’écran sans ruiner les aspects les plus fins des coins les plus sombres et les plus glauques. Au mieux, comme la poursuite en hélicoptère à travers les montagnes du Cachemire ou les extérieurs à la lumière du jour dans les rues de Paris, les Noirs sont encrés, mais dans certaines scènes, comme lorsque les personnages sont sous terre, les ombres perdent un peu de leur éclat. un peu plus grisâtre. Pendant ce temps, les primaires sont corsées et somptueuses, les rouges du sang et certains vêtements étant les plus dramatiques, tandis que les verts saturent le feuillage environnant de vie et d’énergie. La vidéo présente également une belle gamme de teintes secondaires et de pastels plus doux, recouvrant les scènes de coucher du soleil d’une magnifique lueur jaune orangé, tandis que les teints du visage apportent un attrait naturel et réaliste. La présentation est accompagnée d’une alternance de formats d’image, passant de la taille IMAX à 2,39: 1 à 1,90: 1 pour les séquences d’action se déroulant dans le ciel ou à travers les montagnes. Fidèles aux intentions des cinéastes, les passionnés de CIH voudront procéder aux ajustements nécessaires. Personnellement, j’ai trouvé que le format de l’image 2.20: 1 était un bon moyen de profiter du film pendant ces scènes.

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Audio : Dès les premiers instants, la scène sonore frontale est large et vaste, affichant beaucoup de chaleur et de fidélité dans le score discret de Lorne Balfe. Pendant ce temps, diverses activités dans l’arrière-plan se propagent dans les trois canaux avec une fluidité sans faille et jusque dans les hauteurs, créant ainsi un demi-dôme extrêmement attrayant qui reste étonnamment cohérent du début à la fin. Des détails riches et clairs à mi-distance permettent d’entendre l’écho des coups de feu et des balles ricochet avec une précision époustouflante. Le crunch du métal lors des séquences d’action est clairement perçu, tandis que les voix sont claires et bien hiérarchisées par rapport aux segments les plus forts. Un bas de gamme puissant et parfois autoritaire fournit des coups de feu serrés et puissants, des collusions avec un grondement qui fait trembler la pièce, des moteurs avec un grondement réaliste et des explosions avec un boom résonnant agressivement. Il existe quelques cas où les basses creusent même dans les profondeurs ultra-basses, tombant bien en dessous de 20 Hz avec des décibels graves, ajoutant un sens incroyable de présence à l’action et à la musique.

L’activité à l’arrière est également presque constante, divers bruits d’ambiance lors de moments plus calmes et animés par des dialogues jonchant la pièce et entourant de manière convaincante la zone d’écoute. Que ce soit dans la circulation urbaine trépidante de Paris, le brouhaha des habitants du village du Cachemire et du camp médical ou les voix qui résonnent pendant que les personnages se disputent sous terre, les environs sont continuellement utilisés avec une variété d’effets se déplaçant discrètement d’un canal à l’autre, créant un effet enveloppant Environnement à 360 ° qui garde les téléspectateurs collés à leurs sièges. Les scènes d’action peuvent être assez agressives, car un ensemble d’atmosphères se fraye un chemin dans les canaux du plafond, agrandissant les visuels à une plus grande échelle. Les moteurs des avions et les hélices des hélices remplissent l’espace vide situé au-dessus, et les sonneries des sirènes de police retentissent dans toutes les directions. Les séquences Chase, sans surprise, sont les meilleurs moments avec des hélicoptères, des voitures et des motos qui planent parfaitement pour générer un champ sonore hémisphérique immersif, ce qui en fait l’une des meilleures pistes haute résolution de l’année

Bonus : Pour la version dvd pas de bonus ce qui est vraiment dommage au vu du titre mais pour les plus grand fan, allez sur la version Bluray

 

  • Acteurs : Tom Cruise, Henry Cavill, Simon Pegg, Rebecca Ferguson, Ving Rhames
  • Réalisateurs : Christopher McQuarrie
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Anglais
  • Sous-titres : Français, Suédois, Finnois, Danois, Norvégien, Anglais, Néerlandais, Italien
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 5 décembre 2018
  • Durée : 141 minute

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🎄 Joyeuses fêtes de fin d’année ⛄🎁❄🔔

🎄 A nos chers lecteurs,

L’équipe de Culturevsnews  vous souhaite de belles fêtes de fin d’année !Nous avons été heureux de vous accompagner tout au long de cette année riche en émotions!

Nous vous retrouverons avec plaisir dès janvier 2019 avec de belles surprises en perspective, dont des nouveaux format vidéos vont arriver et de nombreux concours ..🎁

Joyeuses fêtes de fin d’année, et à très bientôt pour de nouvelles aventure !

L’équipe de Culturevsnews

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Test Blu-Ray : Détective Dee : La légende des Rois Célestes (Di Renjie zhi Sidatianwang) (05 Décembre 2018) de Tsui Hark avec Mark Chao, Feng Shaofeng

Une vague de crimes perpétrée par des guerriers masqués terrifie l’Empire de la dynastie des Tang. Alors que l’impératrice Wu est placée sous protection, le Detective Dee part sur les traces de ces mystérieux criminels. Sur le point de découvrir une conspiration sans précédent, Dee et ses compagnons vont se retrouver au cœur d’un conflit mortel où magie et complots s’allient pour faire tomber l’Empire

Chronique : Détective Dee la légende des rois célestes » de Tsui Hark  dont c’est ici le troisième volet, a toujours eu un goût spécial.  Il faut signaler que le deuxième et ce troisième volet sont des préquels du premier film, mettant en scène un Dee plus jeune – néanmoins le grand cerveau du brillant détective sera mis à rude épreuve dans ce déferlement de faux-semblants et de manipulations. C’est donc du grand spectacle qui vous attend. Après avoir vaincu le dragon des mers, Dee Renjie est félicité par l’empereur qui, pour le récompenser, lui offre Dragon Docile, une très puissante épée. Mais l’impératrice Wu Zetian, se méfiant de l’importance croissante de Dee à la cours charge le chef de la garde impérial Yuchi et un groupe de sorciers de dérober Dragon Docile, afin de discréditer Dee. Parallèlement aux agissements de l’impératrice, Dee va devoir affronter un dangereux ordre de magiciens dont le but est de faire tomber la dynastie Tang. Sacré Tsui Hark ! Une chose est sûr avec lui, c’est qu’on en a pour notre argent. Niveau spectacle, on est vraiment pas volé. Le Spielberg du cinéma chinois sait nous en mettre plein les mirettes. La question est : en quoi ce Détective Dee vaut-il mieux que la plupart des blockbusters américains actuels, genre Marvel (oui, ceci est du snobisme avoué). La réponse est, osons le dire lié à l’exotisme qui se dégage de ce film. L’action se situant à la fin du VIIème siècle, sous la dynastie Tang, on est ainsi immédiatement transporté dans un univers qui pour nous, occidentaux tient presque du merveilleux (en Chine par contre, les films se passant sous la dynastie Tang doivent être légions ; cette époque était après tout une des plus florissantes qu’a connu la Chine). Si ‘’Détective Dee 3 : la légende des rois célestes’’ est une réussite, c’est grâce à son délire visuel. Délire est bien le mot : pour peu qu’on ne soit pas allergique à l’abus d’effets spéciaux, on ne pourra qu’admirer le prodigieux déploiement d’action en tout genre. On a d’abord droit à de simples affrontements de kung-fu : évidemment on saute partout (on vole presque) sur les toits, armé ou non. Mais bon, le kung-fu, c’est un peu banal, non ? Pas grave et hop ! Nous voici devant un petit groupe de sorciers qui peuvent créer des flammes, sortir d’une ombre (oui!), remplir un verre d’eau à distance, contrôler le climat… Et vlan ! Cette troupe de sorciers sont vraiment des nullards en comparaison des éblouissants méchants. Eux volent vraiment, donnent vie à une gigantesque statue de dragon et peuvent hypnotiser. Et tout cela se termine en apothéose avec un titanesque affrontement entre deux bouddhas géants aux mille yeux et un énorme gorille blanc (qui pour le coup, n’est pas l’invention la plus originale du film). Le spectacle est total, le plaisir est assuré. Même dans les moments ‘’calmes’’, au détour d’une conversation par exemple, il y a toujours cette petite touche de kitsch qui capte l’attention du spectateur. Mais c’est aussi l’aspect extrêmement baroque qui pénalise ‘’Détective Dee 3 : la légende des rois célestes’’. Car cette pléthore de superbes effets se réalise au détriment de l’intrigue. Tsui Hark est un grand metteur-en-scène, mais on sent dans plusieurs de ses films qu’il traite le scénario par dessus la jambe. Etait-ce trop demandé d’apporter plus de lisibilité dans la conduite du récit ? c’est un défaut récurrent de Tsui Hark : si formellement ses œuvres sont irréprochables, il lui arrive de traiter le scénario qu’on lui apporte de manière brouillon. Cela a une conséquence : les émotions du spectateur ne se reposent que sur les visuels. Des trois épisodes, c’est finalement le premier épisode qui est le meilleur, car il est celui qui scénaristiquement est le plus subtil, le plus fort, et, de loin, le plus noir. Avec ‘’Détective Dee 2 : la légende du dragon des mers’’ et ‘’Détective Dee 3 : la légende des rois célestes’’, Tsui Hark réalise des films qui sont davantage des œuvres pop-corns, avec des enjeux bien moins consistants que ceux du premier opus.  Effets spéciaux, personnages, ambience heroic fantasy tout y est . Une vrai surprise qui mélange action et conte .

Note : 9,5/10

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Vidéo :  Avec un merveilleux encodage MPEG-4 1080p / AVC proche de la référence. Venant directement d’une source numérique HD, la vidéo est merveilleusement nette du début à la fin. Les coutures fines des vêtements et du tissu des meubles sont détaillées, le lettrage sur les affiches, les publicités et les fenêtres est lisible à distance, et les briques individuelles des bâtiments et les fissures sur les murs sont pratiquement comptées. Les visages de la distribution sont très révélateurs et réalistes, dévoilant toutes les rides, pores et imperfections négligeables, en particulier lors des gros plans. La photographie stylisée  affiche un contraste délibérément atténué, mais la vidéo reste néanmoins vivante et dynamique avec plusieurs scènes baignant dans un blues énergique, des rouges vifs et des verts vifs – Pendant ce temps, les teintes secondaires sont richement saturées avec beaucoup d’oranges jaunes et ambrées chaudes, et le teint du visage semble en bonne santé avec des tons de chair précis et réalistes. Le seul problème avec une présentation par ailleurs spectaculaire est le niveau de luminosité, qui dépend de l’aspect et de la sensation du film. Ne vous méprenez pas ce fil est fait pour être vu en 3D et  pour la plupart, propres et cohérents, mais ils pourraient aussi être un peu plus forts. Dans l’ensemble, les ombres sont plutôt ternes et du côté obscur, ce qui donne l’impression que l’image 2.40: 1 est plutôt plate et assez terne. Heureusement, la visibilité dans les coins les plus sombres est excellente et les informations de base restent distinctes.

Audio :Grâce à une bande son exceptionnelle qui génère une présentation plus nuancée et subtile plutôt qu’un paysage sonore agressif et accablant. Bien que cela ne semble pas être le cas pendant le visionnage du film, les canaux de plafond sont utilisés en permanence avec diverses ambiances sobres et les sons résonnants du quartier urbain. L’agitation et le gazouillis occasionnel des oiseaux, le bruissement des feuilles au loin ou le son se déplacent sans effort sur les frais généraux pour générer habilement une expérience auditive hémisphérique, implacable mais sans prétention. Les enceintes sont également actives avec une directionnalité exceptionnelle et un mouvement sans faille des fronts vers les côtés et vers l’arrière, maintenant un champ sonore immersif.

Bonus : Un entretien de 25 minutes avec le réalisateur Tsui Hark, tourné en Chine et réalisé spécifiquement pour cette édition française qui juste un bonheur pour tout fan du réalisateur.

 

  • Acteurs : Mark Chao, Carina Lau, Shaofeng Feng, Sichun Ma, Gengxin Lin
  • Réalisateurs : Tsui Hark
  • Format : PAL
  • Audio : Mandarin (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : M6 Vidéo
  • Date de sortie du DVD : 05 décembre 2018
  • Durée : 127 minutes

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Test DVD : Mamma Mia! Here We Go Again (28 novembre 2018) de Ol Parker avec Lily James, Amanda Seyfried, Andy Garcia, Meryl Streep, Pierce Brosnan

Sur l’île paradisiaque de Kalokairi, Sophie, qui rencontre divers soucis dans l’ouverture de son hôtel, va trouver du réconfort auprès des amies de sa mère Donna qui vont lui conseiller de prendre exemple sur le parcours de cette dernière.

Chronique :  Après avoir délivré un superbe rendu de la comédie musicale originale Mamma Mia il y a quelques années, Ol Parker a été choisi pour donner naissance à une suite racontant avec soin l’histoire de la jeunesse de Donna usant de trop nombreux parallèles avec le présent. Finalement Mamma Mia ! Here We Go Again se positionne comme une parenthèse estivale chantante qui offre une pause en chanson d’un haut niveau. La qualité première du filme st sans conteste sa bande-son. Comme toute comédie musicale de qualité, ce deuxième volet de Mamma Mia sait utiliser ses acteurs et actrices pour livrer des moments de danse et de chant absolument magnifiques. On apprécie notamment le morceau d’ouverture ou encore le Dancing Queen avec tous les parallèles possibles avec le Mamma Mia d’origine. Le casting choisi pour interpréter la version jeune des personnages bien connus est vraiment bien fait. Chacun sait se fondre dans son rôle avec facilité. Josh Dylan, Jeremy Irvine, Hugh Skinner, Alexa Davies, Jessica Keenan Wynn et Lily James sont les vraies stars de ce film et savent le prouver à chaque instant. A côté les versions présentes ont perdues en charisme et certaines situations dans lesquelles nos personnages se retrouvent sont plus que surprenantes. Christine Baranski et Julie Walters sont peut-être les deux actrices qui perdurent de la plus belle des façons leurs anciennes interprétations. La Grèce reste un fond visuel impressionnant de beauté pour ce long-métrage qui aura voyager dans certaines régions du monde pour toujours revenir dans la Mer Egée et nous en mettre plein la vue. A côté, la réalisation d’Ol Parker est vraiment décevante, beaucoup trop brouillonne et qui ne sait pas complètement utiliser tout ce qui est mis à sa disposition. Malgré tout, on sent que l’accent a été mis sur les numéros musicaux qui sont vraiment l’essence même du film. Mamma Mia ! Here We Go Again n’est clairement pas à la hauteur de son numéro originel mais s’impose comme un moment d’évasion sympathique nous faisant voyager en musique.

Note : 8/10

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VIDEO: Tourné numériquement, le film a une belle image avec des détails précis et des couleurs vives dans la plupart des scènes. Le film est trempé dans le travail de l’image avec des couleurs qui sont brillantes et fluides partout. Les oranges et les rouges enflammés illuminent l’écran ainsi que les océans bleus et les eaux verdâtres ramassent les paysages. Les niveaux de noir sont profonds et d’encre et les tons de peau sont naturels dans toutes les conditions d’éclairage.

AUDIO : Cette version est livrée avec Dolby SR  sans perte avec l’intensité du paysage sonore qui permet une meilleur écoute dans les dialogues et surtout les chants et non pas de garder les choses calmes ou dynamiques dans les moments les plus doux. Le score ajoute toujours à l’action tout en gardant les tensions élevées, et le dialogue est toujours clair et net, avec zéro pop, fissures et sifflement.

Bonus :

  • Les chansons et scènes supprimées / étendues avec les commentaires du réalisateur / scénariste Ol Parker sont agréables. Certains sont des spectacles de chansons.
  • Sing-Alongs améliorés – les paroles à l’écran de dix-huit chansons sont faciles à lire et vous obtenez la chanson «Fernando» de Cher ainsi que le numéro loufoque «Super Trouper» avec la distribution complète à la fin. Amusement!
  • The Story – Cet extra couvre l’idée et l’exécution de la comédie musicale originale de Broadway à travers le développement du premier film et de celui-ci. Intéressant.
  • Maman Mia! Reunited met en scène le casting parlant de la joie de se réunir pour une autre Mamma Mia! film dix ans plus tard. Agréable.
  • Playing Donna est centré sur la chanson de Meryl Streep et sur la chanson intimidée par Lily James, qui joue un rôle dans le rôle de Meryl Streep. Doux et charmant.
  • Dans l’histoire de Sophie, Amanda Seyfried parle de l’évolution du personnage de Sophie, qui passe d’une fille innocente à une femme prise en charge.
  • Meeting Cher raconte que la légende parle de jouer le rôle de Ruby et d’aimer le spectacle original qu’elle a vu à trois reprises. Idéal pour ses fans en particulier..
  • Curtain Call se concentre sur la grande finale tous moulés dans le numéro spandex « Super Trouper ». Pierce Brosnan qualifie son costume d’étirement de « profondément humiliant ». Nous voyons le nombre dans sa totalité.
  • Dancing Queen: L’anatomie d’une scène est semblable, mais la difficulté de tourner et de planifier l’immense distribution de chants et de danseurs de ce célèbre air ABBA est complexe. Nombre d’entre eux arrivent sur l’île par bateaux.
  • Cast Chats – Les jeunes Dynamos et les jeunes papas parlent de leurs moments préférés sur le plateau et de la pression exercée pour jouer les versions plus jeunes d’acteurs légendaires. Amusement
  • Performing for Legends nous met dans le studio d’enregistrement alors que la jeune distribution enregistre des chansons d’ABBA devant les membres du groupe légendaire.
  • Commentaires audio – un avec le réalisateur / scénariste Ol Parker et un autre avec la productrice Judy Craymer sont agréables à entendre une fois.
Young Rosie and Tonya

 

 

  • Acteurs : Lily James, Amanda Seyfried, Andy Garcia, Meryl Streep, Pierce Brosnan
  • Réalisateurs : Ol Parker
  • Format : Couleur, Cinémascope, PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français, Néerlandais, Norvégien, Hindi, Danois, Arabe, Islandais, Italien, Finnois, Suédois
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 28 novembre 2018
  • Durée : 109 minutes

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Test DVD : Rollerball (6 novembre 2018) de Norman Jewison avec James Caan, John Houseman

En l’an 2018, les cadres dirigeants se sont substitués aux hommes politiques, et les Etats ont été remplacés par six départements mondiaux : Énergie, Luxe, Alimentation, Logement, Communications et Transports. Grâce à cette organisation, tous les hommes jouissent d’un confort matériel inégalé. Mais une société en paix a besoin de purger les pulsions violentes de ses membres. C’est dans ce but qu’a été créé le rollerball, un sport très violent, à la fois mélange de hockey, de boxe, de football américain..

Chronique : Comment faire un film sur la violence et les pulsions animales et autodestructrices de l’homme sans montrer la violence ? Ce dilemme, N. Jewison y a été confronté et a répondu par ce film. Parabole d’anticipation dans un monde sans guerre et dirigé par les multinationales qui ont crée, dans le but de divertir le peuple et assouvir sa soif de spectacle et de sang, un sport ultra-violent : le Rollerball. En plus de ça, Jewison nous montre un monde où la culture est aux mains de ces mêmes multinationales, ce qui est pire que le censure, et que le savoir, détenu au cœur d’une seule et même machine, est incapable de réfléchir sur ce monde. J. Caan trouve là un de ses meilleurs rôles et il erre dans ce chaos froid, sans âme et sans avenir. Toutes les scènes sont nécessaires afin de nous offrir un final éprouvant, au découpage brillant et qui vous laissera KO sur votre siège. S Norman Jewison réalise là un film d’anticipation au message puissant et en avance sur son temps ; ce film est précurseur de la téléréalité et de la toute puissance du monde du sport. James Caan en star vieillissante que le consortium organisateur veut éliminer pour redonner un coup de fouet à leur gagne-pain, également outil de propagande. Un très grand film au fond aussi subtil que la forme est violente. Un film indispensable et plus que jamais d’actualité.

Note : 10/10

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Vidéo: La vidéo a reçu un transfert codé en 1080p / AVC-MPEG-4 affiché à 1,85: 1. La palette de couleurs futuriste de la production, comme beaucoup de l’époque, utilisait beaucoup de couleurs neutres telles que les beiges, les gris et les blancs. Ces derniers sont particulièrement brillants comme dans le bureau de M. Bartholomew. Les uniformes apparaissent en orange vif, vert, jaune et bleu. Il y a aussi de riches bruns dans le bois chez Jonathan. Les Noirs sont solides mais peuvent s’écraser lorsque la noirceur envahit l’image. La délimitation des ombres est adéquate. Il y a une quantité naturelle de grain de film, qui augmente pendant la nuit les extérieurs lorsque les fêtards tirent des armes à feu qui incendient les arbres. L’image a l’air très propre pour la plupart du film. J’ai remarqué des traces de saleté et des traînées noires lors d’une prise d’eau au ralenti lorsque Jonathan est dans un spa japonais. Des taches blanches apparaissent brièvement lorsque Jonathan se dirige vers un hélicoptère. L’image est nette, offrant beaucoup de détails et de profondeur. Le grain de bois dans les panneaux de piste de Rollerball peut être vu dans les longs plans et les plis sont évidents dans les pantalons en cuir des uniformes des équipes.

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Son : Le son est disponible dans DTS-HD Master Audio 5.1 et Mono. Sur le premier, « Toccata et la Fugue en ré mineur » de Bach qui ouvre le film qui se gonfle. Mis à part la musique, les environnements sont mis à profit pour offrir une ambiance lumineuse dans les arénes et pendant la fête. Lorsque les motos sont entrées dans la scène d’ouverture, elles traverse les canaux avant. Le dialogue a été relégué au canal central avant et a été mélangé un peu trop calme parfois. Sinon, la piste semble exempte d’usure ou de dommages et a une bonne plage dynamique entre le dialogue à l’extrémité silencieuse et les moteurs de la moto à l’extrémité puissante.

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Bonus : Retour en arène: la fabrication du ‘Rollerball’  À partir de 2001, Jewison, Harrison et d’autres sont interviewés individuellement au sujet du film.

De Rome au «Rollerball»: le cercle complet À partir de 1975, le texte promotionnel inclut Jewison qui explique comment, dans 10 à 20 ans, il pourrait devenir une société de sociétés et que Caan discute de son rôle dans le film.

Commentaire audio avec le réalisateur Norman Jewison – Enregistré en 1997, le réalisateur offre une mine d’informations intéressantes sur la réalisation du film.

Un spot sanglant avec James Caan : Bonus  sans vrai intérêt

Les motards : Craig R. Baxley évoque les cascades à moto dans Rollerball :  Une belle Epk qui nous fait découvrir plus en détail les cascades du film

La 4ème ville : tourner Rollerball à Munich : Bon documentaire intéressant par sa forme d’aborder le film

 

  • Acteurs : James Caan, John Houseman, Maud Adams, John Beck, Moses Gunn
  • Réalisateurs : Norman Jewison
  • Format : Couleur, Son HiFi, Cinémascope, PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : L’Atelier d’Images
  • Date de sortie du DVD : 4 décembre 2018
  • Durée : 120 minutes

 

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TEST DVD : Sans un bruit (A Quiet Place) (30 octobre 2018) de John Krasinski avec Emily Blunt, John Krasinski

Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures qui attaquent au moindre bruit. S’ils vous entendent, il est déjà trop tard.

Chronique : “ Sans un bruit “ très bon thriller horrifique de John Krasinski . L’histoire se déroule dans un monde post apocalyptique qui a été ravager par d’étranges et mystérieuses créatures qui ont tuer une grande partie de la population . Ses créatures qui n’on pas de yeux repèrent leurs proie grâce aux sons et elles attaquent au moindre bruit . Pour survivre il n’y a pas d’autre choix il ne faut pas faire le moindre bruit . C’est ce que va tenter de faire une famille pour survivre à ses créatures … “ Sans un bruit “ est un très bon thriller horrifique réaliser par le réalisateur Jonh Krasinski . Le film contient un concept assez originale avec ses personnages qui pour ne pas être attaquer par des créatures vont devoir ne pas faire le moindre bruit et sa va donner lieu à un thriller originale et très tendu . L’histoire va nous tenir en haleine du début à la fin pour voir si cette famille va réussir à survivre à ses créatures en ne faisant pas le moindre bruit et sa va être très tendu grâce à un très bon suspense et une tension constante qui va monter crescendo tout le long du film et qui va atteindre son paroxysme dans sa dernière partie . Surtout que va être très compliquer pour eux de ne pas faire le moindre bruit et que leur quotidien va devenir un véritable enfer car dans notre quotidien on s’en rend pas forcément compte mais on fait énormément de bruit que se soit quand on marche , quand on communique , quand on fait nos tâches ménagères . Alors imaginer devoir faire toutes ses choses en ne faisant pas le moindre bruit sa va être un vrai calvaire pour eux et sa va être très tendu . Et pour eux la situation va être encore plus compliquer car la mère de famille est enceinte et que forcément un accouchement se passe rarement dans le calme absolu alors sa va être très tendu . Le fait de ne pas faire le moindre bruit va faire qu’on va être attentif à chaque son et que le moindre son un peu bruyant dans le film va accentuer la tension et nous faire sursauter . Le film nous dépeint un univers originale avec ses personnages qui doivent trouver toutes les combines pour ne pas faire le moindre bruit . Le film contient une bonne ambiance assez unique qui peut un peu rebuter au début ( le fait qu’il y a très peu de dialogues entre les personnages qui communique très souvent par le langage des signes , très peu de sons et beaucoup de silence , assez peu de musique … ) mais auquel on se fait très vite une fois qu’on est bien rentrer dans cette univers . Le film est porter par de bons acteurs qui incarnent bien cette famille qui tente de survivre à ses créatures . A noter que le film ne donne pas vraiment de réponses sur ce que sont ses mystérieuses créatures qui ont envahit la terre ( des aliens ? Des créatures créer par les humains qui se sont échapper ? ) . Le réalisateur laisse planer le mystère . A nous de nous faire notre propre avis la dessus . Pour résumer “ Sans un bruit “ est un très bon thriller horrifique prenant et tendu .

Note : 9,5/10

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Vidéo : Le silence est vraiment doré  grâce à un encodage MPEG-4 1080p/AVC très détaillé et d’une beauté étonnante. Venant d’une source 35mm, le transfert fraîchement imprimé est d’une netteté à couper le souffle pour la majorité du temps d’exécution avec seulement quelques instants qui plongent sensiblement dans la résolution, dont la plupart sont des plans extrêmement longs et probablement le résultat des choix créatifs dans la cinématographie. Néanmoins, les poils et les feuilles se balancent nettement dans le vent, les fines lignes et le grain de bois de la maison et l’écorce des arbres sont frappants, et les coutures et les fils dans les vêtements sont très bien définis. Une structure de grain visiblement mince est stable tout au long du film, avec plusieurs séquences qui paraissent un peu plus visibles que les autres, surtout la nuit, ce qui est une grande partie du film, mais qui donne à la présentation HD globale une belle qualité de film. Présenté dans son format d’origine de 2,39:1, le vidéo est livré avec une balance de contraste légèrement plus chaude que la normale, qui tend à faire fleurir de nombreux reflets tout en fournissant des blancs propres et nets dans les vêtements et autres domaines. Donc, à toutes fins utiles, ce style semble être un style visuel délibéré qui incline aussi légèrement la palette sarcelle-orange vers des jaunes plus sensuels, des oranges douces et des tons terreux, reflétant bien le climat chaud et ensoleillé de l’été. Bien que les verts et les bleus ne soient pas particulièrement vibrants, ils sont néanmoins rendus avec précision, tandis que les rouges sont richement saturés et d’une dramatisation obsédante. Heureusement, les niveaux de noir ne sont pas affectés par la photographie stylisée, baignant l’écran d’ombres sombres et sombres qui pénètrent profondément dans l’arrière-plan sans sacrifier les aspects les plus fins et donnant à l’image une dimensionnalité considérable.

Audio : La lutte pour la survie rompt le silence avec une bande-son Dolby  d’une qualité de référence fantastique qui profite à merveille du format objet comme peu de films le font. Pour être juste, le design utilise de manière créative le silence et le bruit pour générer une expérience auditive particulière. Il ne s’agit pas de bombarder le public du chaos typiquement chaotique et effrayant que l’on attend du genre, dont il y en a quelques-uns, mais de créer un environnement authentique avec un sentiment continu de crainte et d’appréhension. Ainsi, divers effets d’ambiance, comme le bruissement des feuilles, le gazouillis des oiseaux ou le chant des grillons au loin, occupent à l’infini les abords et les canaux du plafond, offrant un champ sonore hémisphérique splendidement immersif. Mieux encore, les meilleurs moments de démonstration sont ceux où les créatures sont en rôdeur ou pour donner une meilleure idée de leur taille menaçante. Leurs grognements affamés et leurs pas lents et déterminés font un panoramique impeccable sur les côtés et s’avancent dans les hauteurs arrière pour continuer directement au-dessus de la tête dans les façades.

Pour un film avec un design audio soigneusement orchestré mettant l’accent sur le silence, l’écran se sent infiniment vivant avec beaucoup d’activité en arrière-plan et une variété d’atmosphères qui voyagent de façon convaincante dans l’espace hors écran. Beaucoup de ces mêmes effets et la musique inquiétante de Marco Beltrami se répandent sur les trois canaux avant et sur les hauteurs les plus hautes, générant une scène sonore de demi-dôme très engageante et spacieuse qui ne semble jamais donner à l’auditeur un vrai moment de paix. Une gamme étendue et dynamique de médiums offre une clarté et une définition exceptionnelles dans les moments les plus bruyants et les plus perçants, révélant une distinction exceptionnelle dans les hurlements assourdissants des créatures et leurs clics d’écholocalisation tout en offrant une chaleur et une fidélité exceptionnelles dans les séquences les plus calmes. Les quelques bribes de dialogue sont précises et intelligibles avec une intonation remarquable, tandis qu’un bas de gamme assez robuste et souvent agressif au niveau du mur offre beaucoup de présence et de poids aux créatures, envoyant à l’occasion un bruit de divan qui énergise bien toute la pièce.

Bonus :  « Création du silence » : coulisses du film (HD, 15 min) : Un court-métrage standard de type EPK réalisé à partir d’images de BTS et d’entretiens avec les acteurs et l’équipe de tournage sur l’intrigue, ses thèmes, les performances et d’autres aspects de la production.

 

  • Acteurs : Emily Blunt, John Krasinski, Millicent Simmonds, Noah Jupe, Cade Woodward
  • Réalisateurs : John Krasinski
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Anglais
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 30 octobre 2018
  • Durée : 86 minutes

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Test DVD : American Nightmare 4 : Les Origines (The First Purge) (14 novembre 2018) de Gerard McMurray avec Y’lan Noel, Lex Scott Davis

Pour faire passer le taux de criminalité en-dessous de 1% le reste de l’année, les « Nouveaux Pères Fondateurs » testent une théorie sociale qui permettrait d’évacuer la violence durant une nuit dans une ville isolée. Mais lorsque l’agressivité des tyrans rencontre la rage de communautés marginalisées, le phénomène va s’étendre au-delà des frontières de la ville test jusqu’à atteindre la nation entière.

Chronique : The First Purge ou American Nightmare 4: Les Origines en VF est vraiment l’aboutissement de la saga. Ici, tout est politique. La forme ne sert que le fond, qui est le propos du scénariste et créateur de cette histoire, James de Monaco. Tout est plus radical, plus clair, plus premier degré au sujet de la société américaine. Politique vient du grec Polis, à savoir la vie de la cité, et c’est bien ce dont il s’agit avec cette première purge qui ne se déroule que dans un seul quartier de New York. Il s’agit de Staten Island, qui est une île comme son nom l’indique et qui est totalement dans les dimensions d’une cité antique. Mais point d’antiquité ici, ce quartier a un taux de pauvreté alarmant et est surtout habité par des afro américains et des latinos. Un peu une cité de métèques pour conserver la métaphore antique. Enfin, métèque pour le gouvernement des nouveaux Pères fondateurs qui voit ces personnes comme autant de fardeaux et non comme des citoyens à part entière. Ainsi, au bout du quatrième opus, on n’a plus la naïveté de penser que la purge annuelle où tous les crimes sont autorisés est une catharsis. Non, il devient de plus en plus clair qu’il s’agit juste ici d’un moyen pour les puissant de réaliser une sorte d’eugénisme social, de faire une ablation des éléments qu’ils estiment inutiles, à savoir, de tuer les pauvres. Mais plus que cette démarche assumée dans le fond par l’auteur, l’intérêt est d’aller au bout de cette ignominie. En effet, pour cette première purge, on parle d’expérimentation scientifique. On se cache derrière la recherche afin de poursuivre des objectifs politiques inavouables. La façade est propre, on mène des entretiens, on sonde les candidats au massacre, on les rémunère, on les observe. De là découle une innovation, pour que rien n’échappe aux scientifiques (et au gouvernement), chacun des participants qui souhaite être actif, et non pas seulement rester dans le quartier pendant la purge, doit porter des lentilles afin de filmer toutes ses actions. Cela donne un effet visuel assez effrayant avec ces personnages déshumanisés à l’allure de zombies dans la nuit avec des yeux très colorés et lumineux. Choc visuel garanti dans la composition de nombreux plans. Mais la science n’a pas toujours le résultat escompté. Comme pour les thèses racistes qui ne résistent pas aux arguments scientifiques, la science ne démontre pas une volonté chez l’Homme de s’entretuer, hormis quelques rares exceptions de psychopathes ou de gangsters qui souhaitent régler leurs comptes. En effet, là ou un seul Jack l’éventreur fera un nombre de victimes qui se compte sur les doigts d’une main, combien une idéologie morbide parvient-elle à supprimer d’individus ? Des millions… Ce film dénonce une certaine idéologie, un certain culte de la violence qui existe bel et bien dans les Etats-Unis. Il dénonce aussi les fausses solutions apportées par les populistes pour régler les vrais problèmes. Il dénonce également le mensonge. Quelqu’un risque encore une fois de se reconnaitre. Là où les précédent opus le faisaient en sous texte, ici, tout est au premier plan, premier degré, assumé. Mais dans ce tableau sinistre dressé de la société américaine, il y a aussi des choses positives, des motifs d’espoirs. D’une part, cette autorisation du crime n’amène dans un premier temps que des comportements à peine déviants, dans une certaine naïveté face au danger. Fêtes en plein air, quelques menus pillages. D’autre part, la résistance face à cette injustice, bien avant qu’elle ne survienne, mais surtout en réaction à celle-ci, pendant l’action. Et une fois de plus, la présentation des personnages ordinaires dans leur contexte habituel ne les rend que plus attachants une fois qu’on les balance dans cette nuit de folie. Ainsi le caïd du quartier qui se mue en héros face à l’injustice, les gentils anciens qui détiennent la sagesse, la fille rebelle. Tout ce beau monde fait face à ces mercenaires un peu fascisants, surtout au niveau des costumes, face à ces drones qui ne sont pas là que pour espionner. Et ces gens ordinaires triomphent de tout, en attendant la prochaine purge. Excellent casting pour l’ensemble des personnages avec notamment un Y’Lan Noel très charismatique (et musclé). Enfin, la mise en scène ne se prive pas de petits plaisirs, notamment au niveau pictural de la violence, du sang, la photographie est oppressante, même lorsqu’il ne s’agit que de plaisanteries. Cette saga s’améliore d’opus en opus, ça tombe bien, une série télé arrive ! Le temps de la home invasion simplette est bel et bien révolu.

Note : 9/10

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Vidéo : Les nouveaux pères fondateurs honorent les citoyens avec un merveilleux encodage MPEG-4 1080p / AVC proche de la référence. Venant directement d’une source numérique HD, la vidéo est merveilleusement nette du début à la fin. Les coutures fines des vêtements et du tissu des meubles sont détaillées, le lettrage sur les affiches, les publicités et les fenêtres est lisible à distance, et les briques individuelles des bâtiments et les fissures sur les murs sont pratiquement comptées. Les visages de la distribution sont très révélateurs et réalistes, dévoilant toutes les rides, pores et imperfections négligeables, en particulier lors des gros plans. La photographie stylisée d’Anastas Michos affiche un contraste délibérément atténué, mais la vidéo reste néanmoins vivante et dynamique à la lumière du jour tandis que les rues la nuit sont couvertes de beaucoup de blancs éclatants et éclatants. Heureusement, les primaires sont somptueuses avec plusieurs scènes baignant dans un blues énergique, des rouges vifs et des verts vifs – quelque chose qui rappelle le Giallo italien. Pendant ce temps, les teintes secondaires sont richement saturées avec beaucoup d’oranges jaunes et ambrées chaudes, et le teint du visage semble en bonne santé avec des tons de chair précis et réalistes. Le seul problème avec une présentation par ailleurs spectaculaire est le niveau de luminosité, qui dépend de l’aspect et de la sensation du film. Ne vous méprenez pas, les Noirs sont, pour la plupart, propres et cohérents, mais ils pourraient aussi être un peu plus forts. Dans l’ensemble, les ombres sont plutôt ternes et du côté obscur, ce qui donne l’impression que l’image 2.40: 1 est plutôt plate et assez terne. Heureusement, la visibilité dans les coins les plus sombres est excellente et les informations de base restent distinctes.

Audio : La violence se propage dans les rues du disque  grâce à une bande son exceptionnelle qui génère une présentation plus nuancée et subtile plutôt qu’un paysage sonore agressif et accablant. Bien que cela ne semble pas être le cas pendant le visionnage du film, les canaux de plafond sont utilisés en permanence avec diverses ambiances sobres et les sons résonnants du quartier urbain. L’agitation de la ville, le gazouillis occasionnel des oiseaux, le bruissement des feuilles au loin ou le son des coups de feu se déplacent sans effort sur les frais généraux pour générer habilement une expérience auditive hémisphérique, implacable mais sans prétention. Les enceintes sont également actives avec une directionnalité exceptionnelle et un mouvement sans faille des fronts vers les côtés et vers l’arrière, maintenant un champ sonore immersif.

Ce n’est pas surprenant, car une grande partie de l’action se déroule sur les trois canaux avant, affichant une séparation et un équilibre excellents dans l’espace hors écran, offrant ainsi une scène sonore attrayante et spacieuse. Avec le score de Kevin Lax, une partie de l’activité en arrière-plan saigne légèrement vers le haut pour créer un effet de demi-dôme étonnamment captivant, en particulier au cours de la seconde moitié de la saison. Les médiums extrêmement étendus affichent une clarté et des détails remarquables dans les segments les plus forts, permettant ainsi à tous les coups de feu, aux débris d’explosions et aux bruits de métal d’être projetés dans toute la pièce et d’être parfaitement entendus. Au milieu du chaos, la voix reste distincte et bien hiérarchisée, et un bas de gamme copieux et agréablement réactif emballe un poids et un poids appréciés pour chaque coup de poing, collision, coup de feu ou explosion.

Bonus :

  • Une expérience radicale (HD, 5 min): des interviews de l’équipe de casting et de l’équipe discutent des thèmes de l’intrigue et de la manière dont ils reflètent le climat sociopolitique actuel et les angoisses culturelles.
  • Bringing the Chaos (HD, 1 min): bref aperçu du précédent qui élargit l’univers de la franchise en augmentant soi-disant le jeu.
  • Les masques (HD, 1 min): Exactement comme le titre le suggère, les fans peuvent en apprendre davantage sur les costumes et les masques utilisés tout au long du film.
  • Scène supprimée (HD, 2 min): une scène excisée enregistrée du sol de la salle de montage.

 

 

  • Acteurs : Y’lan Noel, Lex Scott Davis, Joivan Wade, Marisa Tomei, Luna Lauren Velez
  • Réalisateurs : Gerard McMurray
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Danois, Portugais, Espagnol, Islandais, Allemand, Arabe, Italien, Turc, Suédois, Finnois, Norvégien, Hindi, Français, Néerlandais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 14 novembre 2018
  • Durée : 93 minutes

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