Les Pyjamasques: Yoyo et la boule de flipper: Super coffret Yoyo et Roméo de Romuald | 10 octobre 2019

Roméo met au point une boule de flipper géante pour détruire toute la ville. Mais nos trois héros, avec leur QG transformé en fusée, lui renvoie la balle. Roméo est stoppé net. Encore une mission réussie pour les Pyjamasques ! Un super coffret avec tout ce qu’il faut pour jouer au super-héros : • Une histoire inédite• Un décor• Deux jolies figurines. C’est l’heure d’inventer de nouvelles aventures ! À ton tour d’être un vrai héros !

Achat du coffret : https://amzn.to/2rbDNH6

Chronique : Romuald a commencé la série des Pyjamasques avec des pastels ce qui donner un charme mais la série c’est retrouver adapter dans le style du dessin animé et il faut bien voir la cible et franchement c’est une valeur sure pour des histoires drôles et sympathiques qui plaisent toujours aux enfants. Trois enfants dont on devine qu’ils ont une vie normale la journée se retrouvent la nuit pour des aventures poétiques et drôles, dans de petits albums colorés aux illustrations joyeuses!
La durée des histoires est idéale à l’heure du coucher, les thèmes abordés sont actuels et variés (écologie, diététique, école, saisons…) et toujours abordés avec un humour accessible aux plus petits et appréciés par les plus grands. Et toute la série est de la même qualité!, ce coffret change parce que on à deux personnage, Yoyo et le méchant Romuald, idéal pour un cadeau en cette fin d’année.

Note : 8,5/10

 

  • Coffret produits : 24 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 6 années
  • Editeur : Giboulées (10 octobre 2019)
  • Collection : Les Pyjamasques
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2075133735

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Test DVD : La Chasse à l’ours (03 décembre 2019) Réalisé par Ruslan Sinkevich , Joanna Harrison et Robin Shaw

Chaussons nos bottes et partons à l’aventure ! Attraper des ours, parcourir des forêts, traverser des rivières… Même en hiver, tout est possible pour nos petits héros intrépides ! Ce ne sont ni l’imagination ni le courage qui manquent aux personnages de ces trois courts-métrages !

Achat du film : https://amzn.to/2LvSdbP

Chronique : Excellent programme pour un cinéma en famille, surtout lorsque l’on a de jeunes enfants. Les deux courts-métrages biélorusses, Un printemps en automne et Le rêve de l’ours, sont de véritables « Salutations au Soleil ». C’est avec beaucoup de poésie et de fantaisie que nous sortons de nos rudes journées grises et froides. Quand à l’adaptation cinématographique du best-seller La chasse à l’ours, ce moyen-métrage retrace avec beaucoup d’humour et de tendresse, les aventures d’une fratrie qui part à la chasse à l’ours, elle doit passer la rivière, la boue, la forêt, la neige, etc, pour arriver à l’ours… et s’encourir …pour finir au chaud à la maison. Un film amusant et stimulant pour les enfants. Magique.

Note : 9/10

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Vidéo : Le travail du détail excelle ici, provoquant l’apparition des détails les plus subtils. Mais la plupart des arrière-plans semblent beaucoup plus unidimensionnels dans un film qui a autrement une dimension incroyable. Cela crée un look très unique qui se traduit extrêmement bien en contraste avec l’animation .  Encadré à un rapport d’aspect de 1: 85.1 qui nous donnant une palette de couleurs plus vives et dynamiques. Ceci est particulièrement visible dans les scènes où les personnages sont montrés debout près des fenêtres où le soleil brille vers l’intérieur. Les rayons de lumière sont si vifs qu’ils sont tangibles lorsqu’ils sont projetés sur les personnages sur leur chemin. Les noirs sont brillant et  révèlent une grande profondeur.

Audio : L’audio dégage l’énergie du film sans effort. La partition remplit votre champ sonore d’exubérance. Même les scènes subtiles où les personnages ont une conversation rencontrent une excellente séparation des enceintes, l’une provenant de votre haut-parleur avant gauche et l’autre de votre droite.  Les hautes, moyennes et basses fréquences sont exactement ce que nous voulons.

Bonus : Pas de bonus mais un livret d’accompagnement : activités ludique et créative

 

  • Réalisateurs : Ruslan Sinkevich, Joanna Harrison, Robin Shaw
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0)
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : KMBO
  • Date de sortie du DVD : 3 décembre 2019
  • Durée : 42 minutes

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Concours : Gagner un dvd de : La Chasse à l’ours

Noël approche et Culturevsnews avec Little KMBO vont vous faire gagner un DVD du Best Seller Jeunesse

La chasse à l'ours

La chasse à l'ours

LA chasse à l'ours

Le célèbre album jeunesse pour les tout-petits, enfin adapté au cinéma, en partenariat avec l’Ecole des Loisirs.

Ce ne sont ni l’imagination ni le courage qui manquent aux personnages de ces trois courts-métrages !

DVD ACCOMPAGNÉ D’UN LIVRET D’ACTIVITÉS CRÉATIVES ET PÉDAGOGIQUES !

Chaussons nos bottes et partons à l’aventure ! Attraper des ours, parcourir des forêts, traverser des rivières…

Même en hiver, tout est possible pour nos petits héros intrépides !

Rien de plus simple répondez à la question :
Quelle est la nationalité du dessin animé ?
et envoyer par mail à culturevsnews@gmail.com avec nom, prénom et adresse.

 

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Femmes d’exception (17 octobre 2019) de Michel Klen

Une saga émouvante consacrée à des femmes, célèbres ou anonymes, qui ont fait preuve d’une bravoure héroïque, qui ont consacré une partie de leur vie à de nobles causes ou à la défense de leur communauté, dans des situations exceptionnelles et souvent dramatiques.

Achat du livre : https://amzn.to/2Yvms8c

Chronique : Ce livre est très inspirant et permet de découvrir des femmes au parcours extraordinaire et dont on ne parle jamais.  Célèbres ou anonymes, elles ont fait preuve de bravoure et d’abnégation dans des situations critiques. Dans cette saga, il y a les résistantes, agents de renseignement, infirmières et ambulancières qui se sont engagées au péril de leur vie pendant les deux guerres mondiales et les conflits postérieurs. Il y a aussi les femmes qui ont pris les armes pour défendre leur communauté (combattantes kurdes, chrétiennes du Liban, etc.). Et celles qui se sont investies sans compter pour une œuvre philanthropique ou pour la liberté : la Pakistanaise Malala Yousafzai, Prix Nobel de la paix à 17 ans à peine, qui a mené un combat à hauts risques contre l’obscurantisme taliban, la Yézidie Nadia Murad, autre très jeune Prix Nobel de la paix, réduite en esclavage sexuel par l’État islamique, devenue activiste et ambassadrice des Nations Unies, Rosa Parks ou Amelia Boynton Robinson, grandes figures du mouvement afro-américain des droits civiques, ou encore Angélina Jolie qui a destiné l’essentiel de sa fortune à des projets humanitaires. Seule petite déception concernant la longueur des histoires qui est parfois un peu court pour résumer une vie. Un livre pour donner confiance en soi et en ses capacités. Il ne s’agit pas là d’une encyclopédie donc à nous de creuser plus loin ! Un livre pour donner confiance en soi et en ses capacités. Si ces femmes ont pu accomplir de grandes choses, les petites filles d’aujourd’hui les réaliseront demain!

Note : 9,5/10

 

  • Broché : 262 pages
  • Editeur : Favre (17 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2828917584

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Les souliers usés de Nathalie Leone et Thomas Perino | 7 novembre 2019

Derrière les remparts de son château, un roi est dévoré d’inquiétude : chaque matin, invariablement, ses douze filles gisent dans leurs lits exténuées, et sur le tapis leurs souliers sont usés comme si elles avaient bataillé toute la nuit. Le roi promet la moitié de son royaume et la main d’une de ses filles à celui qui élucidera cette énigme ; mais si le candidat qui doit veiller s’endort, il connaîtra sous la lame du bourreau un éternel repos. Nombre de princes accourent, mais tous échouent et perdent la vie.

Achat du livre : https://amzn.to/2RrkOD5

Chronique : Écrit comme un conte, on à l’impression de lire du Grimm mais ce bel album de la part des De la Martinière jeunesse est superbement illustrée par Thomas Perino .
C’est une histoire pas trop longues et peut donc aisément être racontées à des petits le soir au coucher. L’enfant n’a pas le temps de s’ennuyer. Un superbe roman.

Note : 9/10

Extrait :

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  • Album : 36 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (7 novembre 2019)
  • Collection : Albums
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2732491535

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Les Mécaniques du crime de Sylvain Larue | 10 octobre 2019

1853, hiver de l’Amour, printemps de la mort… Aux premiers mois du Second Empire, Paris est en liesse : Napoléon III se marie ! Mais au soir même des noces, une explosion meurtrière vient endeuiller la lune de miel impériale… et ce n’est que le commencement. Durant les semaines qui suivent, des bombes sont retrouvées un peu partout dans la ville.

Achat du livre : https://amzn.to/34Xaoiq

Chronique : Il s’agit d’une histoire captivante axée sur les personnages, et au fil de l’histoire, et l’intrigue nous laisse perplexes tout le temps, et on est vraiment pris par surprise par les rebondissements stellaires de l’histoire vers la fin. Il se passe beaucoup de choses dans cette histoire, mais Sylvain Larue fait un travail minutieux pour régler les derniers détails. On est impressionné par la quantité de recherches qui ont été effectuées sur ce roman. L’auteur a un vocabulaire qui plaît . Vous allez apprécier chaque minute et on le recommande fortement à tous les lecteurs de romans

Note : 9/10

 

  • Broché : 445 pages
  • Editeur : Editions De Borée (10 octobre 2019)
  • Collection : Vents d’histoire
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2812926163

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L’interview de Jacques Olivier Bosco pour la sortie de « Laisse le monde Tomber »

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Avec la parution du nouveau livre de Jacques Olivier Bosco  » Laisse le Monde Tomber « aux Éditions French Pulp voici une interview en 14 points avec un auteur hors norme.

Achat du livre : https://amzn.to/33ASUao

Chronique sur le site : https://culturevsnews.com/2019/10/17/laisse-le-monde-tomber-de-jacques-olivier-bosco/

  • Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

J’ai un travail, une famille et une passion pour l’écriture, raconter des histoires. J’aime cuisiner, et est-ce que je noue des contacts facilement si je me retrouve seul dans une soirée ? Je ne sais pas, cela dépend, j’ai toujours du mal avec cette question. Mais à vous, je peux le dire, je me lie plus facilement avec mes personnages inventés (c’est triste, je sais)

  • Comment vous est venue l’envie d’écrire ? À quelle période ?

J’ai commencé en faisant des dessins à deux ou trois ans ( comme tout le monde en fait ), et puis cela s’est transformé en BD ( très naïves), des nouvelles, des poèmes ( période préado), et encore des nouvelles ( des tas) et puis des scénarios (j’ai eu la chance de travailler un peu dans le cinéma), que j’ai transformé en roman par la suite.

  • Quelles étaient vos lectures de votre enfance ?

Presque toutes les BD des bibliothèques que je fréquentais, puis j’ai sauté le Club des cinq pour aller direct aux Six compagnons, puis les Signes de pistes, tous les Conan Doyles, quelques Agatha Christie, et la littérature sont venue avec Jack London (tous, tous, tous, quels moments d’évasion et d’émotion !). Plus tard, Fante m’a beaucoup impressionné par son énergie et sa mélancolie, encore plus Bukowski, plus crue et violente, puis Djian, Ravalec, et les Son et Rivages de toutes époques (beaucoup, beaucoup de Son et de Rivages)

  • Quel est votre ‘modus operandi’ d’écriture ?

Je travaille l’histoire, l’imaginaire, pendant des siestes, ou lorsque je conduis ou que je m’isole dans le bruit d’un bar, le silence d’après minuit ou dans la musique, puis je n’écris que le matin, au calme, deux à trois pages par jour, et encore, cinq ou six jours par mois, vers la fin du roman, beaucoup plus.

  1. Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez vous évoluer vos personnages ?)

J’ai un plan, évidemment, j’ai fait une conférence une fois avec Karine Giebel, elle fait l’inverse. J’ai essayé de faire évoluer mes personnages tout seul, mais je n’ai pas la même force d’imagination qu’elle. Alors je scénarise les grandes lignes, les histoires dans les histoires, tous mes romans ont de multiples histoires, des personnages fouillés, même pour quelques paragraphes, j’essaie de densifier mes histoires, je veux dire, qu’elles soient très travaillées ( à part Loupo qui est assez linéaire). C’est une question de respect pour le lecteur, et pour moi, je m’ennuie vite en écrivant, comme en lecture.

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  • Quelle est la genèse de votre dernier roman « Laisse le monde tomber»?
Ce roman est un peu spécial, il y a eu trois ou quatre versions, la toute première s’appelait « Nuit Noire », c’était une histoire de gamins braqueurs, puis je l’ai transformé une première fois, le titre est devenu « Tombe la nuit », j’étais sur un huis-clos familial, l’histoire d’un homme qui bat sa femme et ses enfants, avec une enquête criminelle sur un tueur et violeur de jeunes femmes dans une cité, il s’agissait du même personnage, un monstre, le mal incarné, il créait une tension terrible autour de lui, abusant de sa propre nièce, suivant des adolescentes pour les agresser et les tuer. Ce sont ses enfants, au final, qui décidaient de le tuer. Mais l’histoire était vraiment très – trop sombre J. Par contre, dans les deux cas, cela se passait dans une cité de banlieue, et il y avait cette atmosphère glauque et dure. J’avais surtout toute une série de personnages, de jeunes, de flics, de vieux que j’avais du mal à laisser tomber. J’ai décidé de tout reprendre à zéro en contrebalançant le côté misérable et glauque par une intrigue ultradynamique et violente, en rajoutant quelque chose de fantastique, ce qui permettait de colorer un peu cet univers déprimant par des touches gothiques. Au total, il a fallu presque six ou sept ans avant que laisse le monde tombé (même le titre a changé une dizaine de fois) ne soit quelque chose de concret et d’intègre.

  • Il y a-t-il des personnages dont vous vous êtes inspiré ?

On a toutes les mêmes idées en même temps, malheureusement. Lorsque j’ai écrit le Cramé (un gangster qui se fait passer pour un flic dans un commissariat), la série Banshee sortait quelques semaines plus tard. J’ai des héros d’enfance qui vont des Strange aux mousquetaires, et à des tas de films que j’ai vus, beaucoup de westerns. Mais c’est l’inconscient qui agit, et le plaisir. Lise – Brutale – Lartéguy était un peu inspiré de Kill Bill, c’est ensuite que j’ai remarqué la ressemblance avec Lisbeth Salender (déjà le prénom), je m’en suis amusé dans Coupable en transformant le prénom de Lise en Lisbeth. Ensuite, des lectrices m’ont parlé de Meurtres pour rédemption, du coup, j’ai voulu lire le livre J. En Fais, au départ il s’agissait du prénom de ma fille Lise, il y a aussi celui de sa sœur Camille, je voulais en faire des héroïnes. Pour mon dernier livre, Jef est inspiré, cette fois exprès, de Chet, le héros du livre Rue Barbare (moins Giraudeau), pour les autres personnages, j’utilise beaucoup la physionomie mouvante et de caractère de personnes que j’ai connues ou fréquentées. Un de mes cadres peut devenir Capitaine de Police, tout comme un collègue, ou la vendeuse de la boulangerie, une fille flic, un témoin, ou, pourquoi pas, une victime (j’ai fait des misères à des collègues et des amis J)

  • D’où vous venez cette vision de la banlieue ? et cette envie d’écrire dessus

La banlieue j’y ai vécu, je dirais même, en double. On vivait dans une cité dans les années soixante-dix, lorsque j’étais enfant, et mes grands-parents habitaient une autre, encore plus grande, la Grande Borne à Grigny, chez qui nous allions passer les vacances, et les weekends, parce que mon père bossait, et que ma mère était partie suite à leur divorce. Cela m’a énormément marqué, je souffrais du divorce, je crois, j’ai même fugué, un soir jusqu’à tard la nuit ( j’avais huit ou neuf ans), et je me souviens d’avoir marché, marché, pour essayer de sortir de cette banlieue, de ces cités, mais cela se répétait, la petite cabane dans la campagne n’apparaissait pas, il n’y avait que des halls d’immeubles, des routes éclairées de lampadaires jaunes, du types solitaires qui faisaient peur, et aussi, beaucoup à cette époque, ces bars de banlieue emplient de mecs qui fumaient et ne souriaient jamais. Dans la journée, on s’emmerdait, et donc, on faisait des conneries ; on se battait entre nous, ou bien on se faisait battre par d’autres, il fallait se planquer des fois, je me suis fais racketter aussi ( je devais être poissard) il y avait une ambiance assez violente, et puis, le problème des cités, c’est qu’on laisse les gamins rester tard en bas des immeubles, c’est à la fois sécurisant, et pour les gosses, l’envie de toucher à la soirée qui vient, et a la nuit derrière, de plus en plus tentant. J’ai retrouvé ces ambiances avec l’humanité fissurée et la rage exacerbée dans les chansons de NTM, des années plus tard. J’ai toujours voulu écrire dessus, un roman noir, pour faire ressortir mes anciennes sensations et émotions, et puis, l’univers de Rue barbare m’y a replongé, je voulais lire ce livre depuis longtemps, ayant été marqué par le film, et c’était vraiment différent, tout en me parlant : des rues mal éclairées et sales, des personnages perdus, des terrains vagues, des bars borgnes, des filles en quête des filles en quête d’amour ou de départ, de la violence et de la peur, des envies suicidaires dans l’air, comme dirait la chanson de Couture. Il y a aussi l’univers de Tchao pantin, et de cet album, Poèmes Rock. Cela s’est transformé en thriller, mais ce n’est pas plus mal. L’univers est si sombre, cela aurait été trop.

  • D’où est venue cette intrigue de militaire traumatisé ?

Pour l’histoire du militaire, je me suis inspiré d’une longue nouvelle que j’avais écrite il y a longtemps. Un jeune qui part faire la guerre au Kosovo et qui découvre les horreurs à la place des actions héroïques. La nouvelle s’arrêtait avec le vieux Gapo dans la fosse boueuse. Le héros rentrait ensuite chez lui et épousait la fille de Gapo en lui disant que son père s’était comporté en héros. Comme je voulais que mon méchant ait une histoire assez consistante (j’adore les méchants des romans d’Akounine, ils sont toujours très fouillés), j’ai eu l’idée de récupérer ce personnage de nouvelle. De plus, par rapport à la banlieue, je pensais à ces jeunes qui partaient faire la guerre en Syrie, alors que, dans le même temps, une grande partie des migrants arrivant en France, et donc en banlieue, fuyaient ces guerres. Je trouvais ce paradoxe intéressant. Certains venaient chercher la sécurité et un peu de confort, alors que d’autres partaient se battre plein de rage et de déception envers la société qui les avait vus naitre. J’ai imaginé alors, que ceux qui fuyaient ces horreurs, les voyaient revenir dans leur petit univers pauvre et abandonné, parce qu’un homme avait cru que la violence n’existait que dans les pays en guerre. En fait, c’est un livre sur la violence, urbaine, humaine, sociétale, et sur les ravages du mal-être, que l’on soit un ou une ado aux origines « de l’autre côté de la mer », qui se retrouve à grandir dans une grande cité de banlieue, ou un jeune flic débarqué d’une ville de province, balafré de désillusion et de solitude. Dans les deux cas, il s’agit d’êtres humains en manque de reconnaissance dont la société bafoue la dignité.

  • Le final explosif est très cinématographique comment vous vous t il venue ? était- cette une envie dès le début de l’écriture ou est cette venue plus tard

Le final vient du fait que j’aime écrire des scènes de tension et de « commando », comme j’ai pu en voir dans les Alien, Rambo, ou dans le premier Prédator. J’avais déjà écrit des scènes de ce type dans Aimer et laisser mourir, une attaque de guérilla en pleine jungle, ou des scènes de braquage sanglant dans le Cramé, ou sur un Ferry Corse dans Brutale. D’habitude, je mettais ces scènes en milieu d’histoire, mais après avoir lu les trois romans de S Craig Zahler (d’affilés), j’ai trouvé super qu’à chaque fois, l’auteur les finissait par une scène d’anthologie, violente et héroïque, et je me suis dit, voilà ce que je veux faire ! Il a fallu reprendre mon histoire au départ pour qu’au final j’ai assez de personnages dans cette forêt. Il fallait un minimum de pertes, chacune dans des conditions assez atroces et impressionnantes, j’ai donc été chercher les trois jeunes de cités en épaississant le personnage de Moussa, et en le faisant intervenir dans les caves au milieu du récit pour créer un peu d’empathie (la construction dramaturgique exige quelques techniques).

  • Comment vous est venue cette idée d’intrigue à base de stress posttraumatique, de technologie high tech, et chien de guerre ?
Pour l’intrigue, stress post-traumatique (tous mes personnages sont traumatisés dans mes livres) et technologiques, je lis beaucoup de journaux comme le Monde et le Figaro et j’ai lu quelques trucs sur les dauphins « militarisés » et guidés par des capteurs ou sur des chiens qu’on utilisait pour poser des mines sous des chars, on parle même d’abeilles munies de microcaméras, et puis, le progrès va si vite, qu’il est très facile d’imaginer ce genre de chose. Il fallait que le côté fantastique du début, finisse par basculer dans quelque chose de réel, sans ça, le roman aurait perdu de sa crédibilité, et de sa contemporanéité, ce qui aurait pu atténuer le message sociétal et humain que je voulais faire passer.

  • Le parcours a-t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

Le livre a été très difficile a faire publier parce que la banlieue effrayait les éditeurs de thrillers, ils disaient que les lecteurs n’avaient pas envie de lire des histoires qui se passaient en bas de chez eux. Pour d’autres, sans évoquer ce problème, ils trouvaient l’univers et les personnages trop sombre ; « trop noirs » et, paradoxalement, dans les collections plus « noires » polar, le côté thriller de l’intrigue ne correspondait pas à leurs critères. Je n’arrivais pas trop à comprendre car j’en avais parlé à des amis libraires ou lecteurs et ils disaient que cela leur faisait penser à la première série True Détective, ou l’intrigue est très tendue, limite gothique, et sans véritable sens politique, une intrigue de thriller en fait, alors que tout l’intérêt est placé sur les personnages et leur quête de vérité, envers eux-mêmes, autant qu’envers leur institution, sans parler des rapports ambigus et tendus qu’ils entretiennent entre eux. On retrouve cet aspect sur les personnages et aussi ce côté sombre et sociétal dans La Caire Confidentiel, de même dans Que doit nous perdons ou La Isla minima, des polars dans l’esprit de True Détective, justement. Et ne parle pas des romans américains comme ceux de S. Craig Zahler ou Benjamin Whitmer, qui utilisent l’environnement autant que les failles de leurs personnages, et je trouvais qu’en France, on ne voyait pas ce genre de livre, équivalent des romans noirs qui ont perduré dans tous les pays saufs en France, où la ville joue un rôle important, de même que la société actuelle, ou, dans le cas de mon livre, le ressenti ou les dégâts qu’elle provoque sur mes personnages, tant flics qu’habitants, témoins, victimes, et même, tueurs.

  • Utilisez vous une bande son pour écrire? A moins que le silence suffise.

Pour la musique, c’est vrai, j’en écoute beaucoup, pour créer des atmosphères, ou de l’action, pendant que j’imagine une scène. Pour ce livre, c’était différent, j’vais besoin d’un ressenti émotionnel pour faire agir et vivre mes personnages par rapport à leur environnement, j’ai beaucoup écouté NTM, comme j’ai lu pas mal d’articles sur les problèmes dans les cités, sans vouloir approfondir le sujet. Il s’agit d’un roman de divertissement, dans la catégorie roman noir avec tout ce que cet aspect peut signifier, tout en étant contemporain, je veux dire, humain, vivant, quoi.

  • Avez-vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma) ? Quels sont vos projets ?

Pas d’autres passions, à part mes proches, et écouter de la musique, des tas de projets, dont un roman adolescent ou préadolescent (mais c’est compliqué à faire), et d’autres polars mais avant, j’aimerais que celui-ci vive et fasse son petit chemin.

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