Échange Fatal (13 septembre 2017) de Shioban MacDonald

Pour les vacances de la Toussaint, Kate et Hazel décident d’échanger leurs domiciles. Kate est irlandaise et pense qu’une semaine à New York sera salvatrice pour son couple et sa famille, qui traversent des moments difficiles. Hazel vit à Manhattan et rêve de retourner à Limerick, sur les terres de son enfance, avec son mari et leurs deux enfants. Une manière aussi de tourner la page après l’agression dont elle a été victime. Mais les vacances idylliques virent au cauchemar. Le mari de Kate se montre étrangement distant tandis que Hazel a la désagréable impression d’être en permanence épiée. Quand s’ouvre ce roman, un coffre de voiture se referme. À l’intérieur, le cadavre d’une femme…

Chronique : Echange fatal amène le lecteur nous emmène au cœur de la vie de deux familles : Oscar et Hazel Harvey aux Etats-Unis et Mannix et Kate O’Brien en Irlande. Les deux couples et leurs enfants respectifs vivent des moments difficiles pour diverses raisons et décident de changer d’air lors des vacances d’octobre par le biais d’un échange de maisons -Hazel souhaitant revenir dans sa ville natale en Irlande et les O’Brien profitant de l’occasion unique de passer des vacances de rêve dans un appartement new-yorkais.
La narration alterne les points de vue des quatre adultes, dessinant ainsi peu à peu un tableau des non-dits, des secrets, des mensonges et des tensions dans les deux familles. Les événements nous sont présentés de telle sorte que ce qui nous parait évident ne le sera plus dans les chapitres suivants. Siobhan Macdonald jouit d’un grand œil pour le rythme et l’atmosphère, en explorant les thèmes du mariage et de la loyauté, des choses que nous gardons cachées et le coût du mensonge. Une très bonne lecture qui se lit avec plaisir.

Note : 8,5/10

  • Broché: 352 pages
  • Editeur : Archipel (13 septembre 2017)
  • Collection : Suspense

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La villa rouge (23 août 2017) de James Patterson

Dans les Hamptons (Long Island), au 7 Ocean Drive, se dresse une impressionnante maison à la façade gothique avec une vue imprenable sur l’océan.
Mais elle est à l’abandon depuis plusieurs années et tombe en décrépitude. On la dit maudite. Il est vrai que la Villa rouge, telle qu’on la surnomme, a été par le passé le théâtre d’une série de meurtres jamais résolus.
Quand un nabab d’Hollywood et sa maîtresse y sont retrouvés sans vie, tous pensent que la malédiction frappe de nouveau.
Jenna Murphy, une ancienne flic de New York, va mener l’enquête. Elle qui, enfant, jouait sur la plage non loin de la maison, voit ressurgir en elle une terreur qu’elle croyait pourtant éteinte…
Mais la Villa rouge n’a sans doute pas encore révélé tous ses mystères… et Jenna pourrait bien en être la prochaine victime.

Chronique : James Patterson et David Ellis s’associent pour amener les lecteurs à un autre grand thriller digne d’investissement pour tous ceux qui sont assez curieux pour s’attaquer à ce mystère Un autre merveilleux roman par ce duo d’écriture, dans cet effort collaboratif le plus récent, Ellis ajoute encore un éclat à l’un des romans de Patterson. Les lecteurs attentifs verront que si la capacité de Patterson à écrire des sottises n’empêche pas son apparence ou sa montée sur la liste des best-sellers du New York Times, elle punit ceux qui recherchent du matériel de lecture décent. Ellis rend les histoires plus captivantes, le narratif plus net et les personnages multidimensionnels. Tout en s’éloignant des chapitres très court , légèrement, le roman se lit encore bien et utilise un excellent moyen pour captiver le lecteur. Alors que certains vont critiquer l’histoire pour être trop clichés ou étalés dans sa composition ce conte ne devient pas trop dur dans ces régularités et en vaut la peine temps de lecture. Ce n’est certainement pas un tournant pour les amateurs de Patterson dans l’espoir d’un style d’écriture nouveau et amélioré, mais quand Ellis a son nom aux côtés de Patterson, les lecteurs sont heureux d’avoir reçu une bonne écriture. Un très bon cru qui ce lit d’une traite.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 484 pages
  • Editeur : Archipel (23 août 2017)
  • Collection : Suspense

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Pièce montée: Une aventure de Piper Donovan (5 juillet 2017) de Mary Jane Clark

Piper Donovan, jeune actrice de 27 ans dont la carrière peine à décoller, retourne vivre chez ses parents, dans la banlieue de New York. Sur place, Piper aide sa mère, dont la santé décline, dans la pâtisserie familiale.

Chronique : Ce n’est pas le livre de l’année mais l’ex belle fille de Marry Higgins Clark sait faire un super thriller tout aussi bon qu’elle et on le lit d’une traite. Ce mystère chaleureux est unique car le personnage principal, Piper, n’est pas directement impliqué dans la résolution du mystère, elle se trouve juste au milieu à mesure que le drame se déroule. Mary Jane Clark a fait un excellent travail pour nous faire tomber amoureux de certains personnages et détester les autres.  Chaque chapitre est très court et vous fait  déplacé avec l’histoire.Il n’y avait pas de scènes inconfortables. Ce roman est super bien écrit nous dévoilant petits à petits les éléments qui nous amène au tueur. L’intrigue est tellement bien menée que l’on ne voit pas le temps passer et la fin arrivée. Mary Jane Clarck vous offre un thriller rempli de suspenses, de rebondissements et surtout un une nouvelle saga. C’est agréable à lire et les personnages sont très intéressants. 

Note : 8,5/10

  • Broché: 286 pages
  • Editeur : Archipel (5 juillet 2017)
  • Collection : Suspense

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Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire : Son parcours, sa campagne, ses défis(11 mai 2017) de François-Xavier Bourmaud

Personne n’a connu, depuis des décennies, de campagne présidentielle aussi incertaine. Qui l’emportera, de Marine Le Pen, Benoit Hamon, Emmanuel Macron ou François Fillon ? Bien malin qui peut le dire. Ayant survolé la primaire de droite, en novembre 2016, – un succès avec 4 millions de votants -, Fillon faisait figure de favori. Jusqu’à ce que, en janvier 2017, Le Canard Enchaîné ne révèle les soupçons d’emploi fictif pesant sur son épouse. Depuis l’affaire du Penelopegate, le chemin vers l’Elysée s’est fait de plus en plus ardu pour le candidat des Républicains… Les coulisses d’une victoire raconte le parcours vers l’Elysée du nouveau président : mi-biographie, mi récit de campagne, il rassemble anecdotes, éclairages inédits, déclarations des proches… jusqu’au score réalisé par le gagnant de la présidentielle.

Chronique : L’aventure du groupe de campagne d’Emmanuel Macron, l’ex ministre qui s’est émancipée du PS en lançant son propre parti En Marche, et est parvenu à l’emporter malgré la traditionnelle alternance droite / gauche / extrême droite. On l’aperçoit au quotidien, manageant son équipe de campagne, qu’il appelle par ailleurs « les enfants ». On voit un Macron qui contrôle, calme malgré les rumeurs, les imprévus de meetings. Mais pas seulement. Le candidat est très souvent de bonne humeur, optimiste, et il a le sens de l’humour. Il parvient naturellement a transmettre son envie,m autour de lui, a séduire journalistes et électeurs.
Même si ce reportage évite (sans doute volontairement) les questions de fond, comme ses sources de financement par exemple, l’euphorie qui gagne son équipe de campagne est communicative, et on est séduit.Emmanuel Macron, dont une des expressions favorites est  » et en même temps », pourrait se reconnaître dans le mouvement de balancier de ce livre court mais bien documenté.À conseiller à tous ceux qui cherchent vraiment à comprendre, sans à priori, la spectaculaire ascension d’un homme habité très jeune d’une immense ambition.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Archipel (11 mai 2017)
  • Collection : Politique, idée, société

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Noir sanctuaire (3 mai 2017) de Douglas Preston et Lincoln Child

Après une mauvaise rencontre dans les marais d’Exmouth, Massachusetts, l’agent spécial du FBI Aloysius Pendergast est porté disparu…
Bouleversée par la perte de son protecteur, Constance Greene se retire dans les souterrains du manoir de Pendergast, au 891 Riverside Drive, à New York, où une bien mauvaise surprise l’attend…
Diogène, le frère cadet d’Aloysius, que tout le monde croyait mort, fait sa réapparition et réussit à convaincre la jeune femme de le suivre sur une île mystérieuse.

Chronique : Les auteurs nous offrent ici une aventure tonitruante et mouvementée dont ils ont le secret. Si vous vous souvenez bien, dans l’épisode précédant, nous perdions la trace de l’inspecteur Pendergast. Constance de retour dans ses appartements souffre de son absence… Disparu, mort, qu’est-il advenu de lui ? L’ambiance est  ici sombre, secrète, tragique. Au centre de l’intrigue, des expériences scientifiques morbides et discutables, de la dissimulation doublée de manipulation. On y découvre des personnages sous un nouveau jour, avec leur histoire, leurs élans et leurs vieux démons. Ce que va vivre Constance est très intéressant et nous faire découvrir un pan de sa personnalité qu’on ne soupçonnait pas. C’est une bonne chose car cela permet de renouveler l’approche des personnages et de continuer de s’intéresser à eux en se disant qu’ils n’ont pas fini de nous étonner. L’écriture fluide nous permet de rester impliqué sans nous plaindre de longueurs inutiles. Et le contenu, bien ficelé, est intéressant et le trait n’est pas forcé sur le côté surnaturel et donc tout est dosé avec intelligence. A suivre avec plaisir…

Note : 9/10

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Archipel (3 mai 2017)
  • Collection : Suspense

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Rencontres clandestines (10 mai 2017) de Monica Bellucci et Guillaume Sbalchiero

« Allô Guillaume. C’est Monica. » Nuit qui s’écarte, voix  rieuse : je suis soudain, à l’autre bout du combiné, enfant,  fébrile. Un peu tremblant, je l’interroge sur sa collaboration  avec Emir Kusturica ; elle répond, pas de détours,  franchise et simplicité des formules, tonalité légère.
Cléopâtre, Perséphone, Alex, Malèna… : tous ses visages  me reviennent, par bribes, par éclats, visions d’instants  nées de sa seule voix, que je tente, au mieux, de saisir d’une  question, d’un silence.
Naît alors la curiosité, le désir de connaître cette fi gure  incandescente mais insaisissable. Pour cela, se plonger  dans les méandres de sa vie : l’expérience de mannequin,  les premiers pas au cinéma, la passerelle Coppola, puis en  France L’Appartement, les expériences hollywoodiennes,  les remous d’Irréversible
Une fois le téléphone raccroché, le désir alors d’approcher  cette figure plurielle. De prolonger le dialogue.

Chronique : Superbe autobiographie dialoguée tels un voyage auquel le lecteur est invité à coté de cette actrice à écouter le dialogue de  Guillaume Sbalchiero à Monica Bellucci tels une confession ce livre est un vrai coup de cœur. Avec cette lecture le lecteur va se laisser porter par les mots de l’auteur qui parle de cette artiste qui devient ici une femme profondément émouvante et fortes face aux choix, épreuves qu’elle à faite et qui parle  aussi de souvenirs, d’enfance, de famille, de parents, d’amis, de sa vie et de ses films et des commentaires de la presse.  Ce livre se lit rapidement et avec bon sens on s’envole à travers la lecture on y voit le respect et la force de cette femme. Un livre un peu court mais qui est aussi un vrai bonheur de lecture.

Note : 9,5/10

  • Broché: 144 pages
  • Editeur : Archipel (10 mai 2017)
  • Collection : Arts, littérature et spectacle

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Tom, l’enfant rebelle (12 avril 2017) de Claude Couderc

Un premier casse à treize ans et Tom a basculé dans la délinquance.  Après un braquage, envoyé dans un centre de détention  fermé pour mineurs, il ne veut toujours rien dire de ses blessures,  de sa souffrance, de sa haine du monde adulte. De la vie, il ne  connaît que la brutalité.
Jusqu’au jour où sa route croise celle de Cynthia, une adolescente  en galère, comme lui. Ensemble, ils fuguent. Tom n’a  qu’une idée : se venger de son beau-père. Lancés à leur recherche,  , deux éducateurs, ont un seul objectif :  retrouver les deux adolescents, avant qu’ils ne commettent  l’irréparable…
Comme dans un road movie, de la Normandie jusqu’à l’île  d’Ouessant, Claude Couderc met en scène deux jeunes face à  la violence de la vie.

Chronique : Voici un roman qui peut changer la vision des lecteur sur la violence en France avec ce roman dans ce genre que ont peux appelé un western moderne, contemporain et impeccablement mis à l’écrit. Si le fil conducteur du livre est classique, il fait surtout le portrait en biais d’une France exsangue qui tire la gueule devant le capitalisme omnipotent et que la crise a mis à genoux. Tout y est, sans cliché, juste avec une authenticité réelle et savoureuse. Mais le succès du livre est dû aussi à la présence de deux duos distincts et hautement remarquables. D’un côté, Tom et Cynthia, et, de l’autre, Antoine et Nadira dans ce qu’ils ont de plus authentique. L’histoire est haletante du début jusqu’à la fin, les dialogues sont savoureux surtout qu’ils sont empreints d’un humour et les paysages sont somptueux , un superbe live pour ce moi d’avril.

Note : 9/10
 

  • Broché: 220 pages
  • Editeur : Archipel (12 avril 2017)

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Trump par Trump (1 mars 2017) de Donald Trump

Il fascine, il irrite, il effraie, il intrigue… C’est un génie des affaires, c’est aussi un héritier dont l’empire est surendetté… Il a surtout déjoué tous les pronostics : personne ne le voyait triompher en novembre 2016. Mais, tel un rouleau compresseur, il a toujours cru en ses chances et éliminé un à un tous ses adversaires. L’un des secrets de sa réussite ? Avoir foi en ses projets et ne jamais renoncer. Ces mêmes techniques, il les mettait déjà au service de ses affaires. À plusieurs reprises, il a subi des revers mais il s’est toujours relevé pour aller plus haut. Cette autobiographie son 1er livre, publié en 1987 sous le titre The Art of the Deal – montre Donald Trump en action au quotidien : imagination, audace, sens des affaires. Trump y raconte ses parents, son enfance, son éducation militaire, comme il dévoile ses principes, ses méthodes. Il revient sur certains échecs dont l’idée de lancer une ligue de basket pour concurrencer la NBA et ses plus triomphales réussites.

Chronique :  Un livre qui ne plaira pas à tout le monde au vu de la personne mais sans entrer dans le coté politique Trump parle de l’humain et de son parcours. Étonnamment on y retrouve des bonnes idées sur la façon dont il travaille. Clairement un maître des ventes, il a également fait des choix précoces dans sa vie . Alors qu’il était béni avec une solide famille avec des parents travaillant dur qui ont travaillé pour et ont connu le succès, Donald a également travailler dur et a obtenu de sa personne des idées pour les entreprises et des règlements afin d’apprendre sur ce qu’il deviendra en tant que homme d’affaire. Cela le conduisit à des décennies qui l’emmenèrent dans des directions différentes de celles de «l’entreprise familiale». Bien qu’il ne soit guère conservateur, il a travaillé assez fort pour s’intérioriser beaucoup sur les gens, les entreprises, les lois, les règlements et les politiciens pour trouver des moyens de réussir dans les environnements où les fonctionnaires enracinés semblent travailler des heures supplémentaires pour assurer l’échec des entrepreneurs. S’ils ne peuvent pas comprendre, ils manipulent le système pour réussir en contrôlant tout le monde. Trump partage également ses perceptions d’un si grand nombre de la classe ouvrière qui ont vraiment besoin d’un gouvernement qui facilite leur réussite de manière à permettre à la population de classe moyenne de grandir seule – sans les documents gouvernementaux qui, actuellement, ne concernent que les pauvres et les riches tout en supprimant les ressources de ceux qui travaillent dur pour aller de l’avant – et qui sont si souvent pénalisés par le gouvernement et les régulateurs. Cela seul tendrait à rendre la plupart des gens intelligents qui descendent dans les détails et  au fil du temps migrent vers des conclusions qui soutiennent bon nombre des principes conservateurs qui ont conduit à la récréation moderne du « Tea Party »: moins de gouvernement, plus d’opportunités personnelles et de liberté, les droits de propriété personnelle et des impôts inférieurs se limitant à des fins constitutionnellement légitimes. Cependant, ne vous attendez pas à obtenir toute sorte de perspicacité sur les stratégies de faire des affaires ou le sens des affaires. Ce sont simplement des histoires d’affaires. C’est un livre pour en apprendre davantage sur l’homme qui gouverne les États Unis , il écrit comme il parle ce qui peut étre déstabilisant.  A vous de vous faire une idée de ce livre et de cet homme mais il vous permettra de mieux le connaitre.

 

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Archipel (1 mars 2017)
  • Collection : Politique, idée, société

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Le somnambule (15 mars 2017) de Sebastian Fitzek

Enfant, Leo Nader était victime de crises de somnambulisme. Si intenses qu’on l’avait contraint à consulter un psychiatre, le docteur Volwarth. Bien des années plus tard, Leo se croit guéri. Mais, un matin, il découvre que son épouse a été agressée pendant la nuit et qu’elle s’apprête à le quitter. Il tente de la retenir, mais elle s’enfuit. Leo, qui se croit coupable, décide de retourner voir son psy. Ce qu’il va découvrir ira bien au-delà de tout ce qu’il pouvait imaginer…

Chronique : Ce livre est fascinant et vraiment passionnant. Il a un bon rythme, avec de courts chapitres qui vous laissent accrocher. L’auteur permet à la tension de construire à travers les nombreuses torsions et tours que l’histoire prend tel que par le dernier tiers du livre, vous êtes collé à elle. La meilleure partie était que la fin qui est complètement imprévisible et surprenante. Cette histoire a de quoi vous faire dresser les cheveux sur la tête ! L’auteur a mis en scène une machination implacable où l’écriture y est habile tant dans sa rédaction que dans sa présentation : l’auteur choisit, bien volontairement, de terminer systématiquement chacun de ses chapitres par quelques mots ou une idée qu’il reprend aussitôt au chapitre suivant. Et effectivement, le lecteur n’a pas d’autre alternative que de tourner avec « frénésie » les pages de ce thriller prenant.
Avec cela, un suspense maintenu jusque dans les trois dernières pages et un dénouement à la hauteurDe bout en bout haletant. Une écriture limpide sans fioritures.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Archipel (15 mars 2017)
  • Collection : Suspense

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La loge noire (22 février 2017) de Jean-Pierre Croquet

Angleterre, mai 1914. Alors que des menaces de guerre planent sur l’Europe, l’inspecteur Adey enquête sur une série de meurtres étranges, qui ne sont pas sans rappeler ceux de « l’automne de la terreur », où un certain Jack l’Éventreur sévissait dans les quartiers pauvres de Whitechapel. Au même moment, un courtier du nom de Mark Bowen se rend à Londres pour acquérir la Kabbala denudata, un incunable essentiel de la tradition occulte. Il est mandaté par Aleister Crowley, membre de la société secrète Golden Dawn, qui traîne une réputation de mage noir… et milite dans les mouvements séparatistes celtisants. Mais lorsque Bowen arrive à la librairie de Geoffrey Bloom, dans le quartier mal famé de Soho, il découvre celui-ci égorgé. Et l’ouvrage convoité a disparu ! Coupable idéal, Bowen devient un homme traqué. Pour prouver son innocence, il devra retrouver l’assassin et découvrir quel secret cache la Kabbala denudata que convoite la mystérieuse Loge noire…
Dans un suspense où plane l’ombre de Conan Doyle, commence alors une course contre la montre qui fera se côtoyer révolutionnaires irlandais, espions allemands, anarchistes et francs-maçons.

Chronique : Jean-Pierre Croquet nous offre un superbe roman à suspens digne de Conan Doyle. Brillant, on se retrouve en totale immersion dans l’Angleterre de 1914, tout est les automobiles, les rues, l’ambiance… Le lecteur est tout de suite dans le bain et si vous ajoutez à cela un tueur en série alors vous vous trouvez à ne plus pouvoir lâcher le livre. Le mélange d’histoire et de thriller est vraiment parfait et ajoute quelque chose de très agréable à l’histoire. Bowen est très fort et on s’habitue à lui direct, un homme sympa. Le style de l’auteur est très fort, il a su mêler habilement thriller, histoire et ésotérisme pour le plus grand plaisir du lecteur. L’aventure est aussi passionnante par les personnages  rencontrés. Sous nos yeux se déroule l’incroyable, l’inédit, l’inconcevable. L’auteur réussit à nous tenir en joue, à nous berner avec une extraordinaire maîtrise.Un jeu diabolique et surprenant qui entraîne dans sa chute tous ces participants. Ce thriller-choc, édifiant.

Note : 9/10

 

  • Broché: 300 pages
  • Editeur : Archipel (22 février 2017)
  • Collection : Suspense

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