Encore faut-il rester vivants (7 octobre 2016) de Anne Ferrier

Dans un monde dévasté par une éruption solaire, une étrange épidémie se répand parmi les décombres, interdisant le moindre contact entre les hommes. Julia, Shawn et Mouette, qui n’avaient jusque-là rien en commun, tentent de survivre ensemble. Ils doivent rester sur leurs gardes coûte que coûte pour éviter les mauvaises rencontres : en particulier les survivants devenus agressifs depuis qu’ils ont été contaminés par un mystérieux virus. Très vite, Julia, Shawn et Mouette décident de fuir loin des villes. Mais la menace est là, présente partout… Leur cauchemar ne s’arrêtera-t-il donc jamais ?

Critique: Un très bon livre post-apocalyptique où  nous avons affaire à un trio d’adolescent piégés dans la ville après une éruption solaire. Par chance, ils n’étaient pas dehors et n’ont pas directement était touchés par les radiations. Ceux qui n’ont malheureusement pas eu cette chance sont morts sur le coup ou transformés en zombies. On va donc les suivre durant tout le livre dans leur périple.
Avec un résumer on à peur d’avoir un mix entre 28 jours et Walking Dead mais l’auteur est bien intelligent et va nous faire entrer dans son univers sans temps mort avec beaucoup d’action. On est face à un turn over des plus appréciable ou chacun des enfants ne peut se toucher.On à donc de beau moment de confiance entre chacun pour avoir de la complicité dans les épreuves. Ils doivent s’adapter à ce qui leurs arrivent, on les aime tant qu’il sont avec nous, Anne Ferrier nous fait vibrer avec une  fin originale dans son exécution. On ne s’attend pas forcément à cela, mais on en appréciera que plus la tournure. On vous recommande cette plongée glaçante dans un monde qui pourrait être celui de demain.

Note : 9/10

  • Broché: 252 pages
  • Editeur : Magnard Jeunesse (7 octobre 2016)
  • Collection : M les romans

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La reine du Tearling (2 novembre 2016) de Erika Johansen

Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle diabolique a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde dévouée l’escorte de son repaire à la capitale, où elle devra reconquérir la place qui lui revient de droit et devenir Reine du Tearling.

Critique : Avec un superbe titre et une couverture ce roman attire le regard et vous ne serez pas déçu. L’univers est original avec une histoire et des personnages très bien ficelés et travaillés. L’action met du temps à arriver, il faut attendre au moins la moitié du roman- pour autant la première partie est très intéressante. Dès les premiers chapitres on est  immergé dans le récit,  Erika Johansen nous offre une histoire très riche sans pour autant que l’on soit perdu.Si l’histoire nous montre le point de vue de différents personnages, nous suivons principalement, Kelsea une jeune reine de dix-neuf ans qui grandi depuis toujours en exil après le décès de sa mère. Un physique pas vraiment avantageux avec des kilos en trop et dont personne ne prend vraiment au sérieux. Mais qui saura s’affirmer et grandir au fil des pages en s’imposant en tant que Reine.Ce qui est surprenant est  l’absence de romance; l’histoire est assez fournis en intrigues pour que le lecteur se focalise sur l’essentiel.« La Reine du Tearling » qui est très bien écrit avec une héroïne attachante qui nous embarque dans une véritable épopée.

Note : 9/10

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : JC Lattès (2 novembre 2016)
  • Collection : Romans étrangers

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Les tribulations d’Alphonse Madiba dit Daudet (2 novembre 2016) de CHRISTOPHE NGALLE EDIMO et Al’Mata

Après s’être fait expulsé de France où il vivotait comme pseudo-étudiant, Alphonse Madiba est revenu dans son pays d’origine. Il ne pense alors plus qu’à retourner en France, le pays d’Alphonse Daudet. Mais s’il manque de moyens financiers, Madiba peut compter sur ses idées, ses relations et aussi… une connexion internet ! Les tribulations d’Alphonse Madiba dit Daudet dressent, avec humour, le portrait d’une génération d’Africains préférant l’émigration plutôt que de se construire un avenir sur place.

Critique : Dans un très beau album en carton avec une préface touchante de Maitre Grims voici les deux tomes d’Alphonse Madiba en un seul volume. Pour les lecteurs qui n’on pas lu le premier tome sorti en 2010 alors que le second viens de sortir c’est l’occasion de ce faire un beau cadeau où une belle découverte dans la BD, nous sommes face à un grand coup de cœur. Voici un roman graphique sur un rêveur impénitent préférant vivre sa vie plutôt que de la regarder en face, c’est le miroir d’une réalité très africaine : comment avouer son échec quand tout un clan, toute une famille, a placé ses espoirs sur vous ?

Note : 9,5/10

  • Album: 120 pages
  • Editeur : Harmattan BD (2 novembre 2016)
  • Collection : HA.BD AFRICAIN

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Troupe 52 (14 novembre 2016) de Nick Cutter

Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça.
Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.

À mi-chemin entre Sa Majesté des mouches et 28 jours plus tard, ce thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au cœur des ténèbres, à la frontière de la folie.

Critique :Il est évident que ce livre est un conte horrible avec quelques scènes horribles de la violence et l’imagerie inquiétante qu’elle en dégage. Si vous n’êtes pas tolérant de ce fait, vous devriez probablement passer à un genre différent. Nick Cutter est un écrivain très bien avec une bonne mécanique et une excellente représentation de l’imagerie.  » Troupe 52″ ne se lit pas comme un livre d’un nouvel auteur . La façon dont l’auteur  utilise des documents officiels et d’ autres articles écrits pour changer le rythme de l’histoire et de donner un aperçu de l’ endroit où le parasite est originaire et ce qui se passait autour de l’île pendant le péril des personnages est original. Le style d’écriture de Cutter est impeccable. Il a un sens très vif pour la description, que ce soit lors de la gestion des émotions, le paysage, ou le gore, lui – même, et sa prose est majestueuse en quelque sorte, comme ce que vous trouverez dans la littérature britannique.  La partie centrale du livre est un peu lent, et il y avait peut être trop de trame de fond. Il est très gore, et comme d’ autres l’ ont écrit, il y a des cas de maltraitance animale.Ceci est un roman d’horreur, après tout. Il est censé être dégoûtant et faire ressortir vos émotions, et cela étant dit, si c’est ce que vous cherchez, vous êtes à la bonne place.

Note : 9/10

  • Nombre de pages  : 448 pages
  • Editeur : Editions Denoël (14 novembre 2016)

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Panique dans la mythologie : Hugo contre le Minotaure ( 7 septembre 2016) de Fabien Clavel

Hugo, féru de mythologie, anti-héros par excellence au sein de sa classe de 5e, devient en revanche un précieux allié des Dieux lorsqu’il bascule dans le passé.
Quand  Hugo  observe sur un vase antique que Thésée a disparu du Labyrinthe, il suspecte la magicienne Médée et part à la recherche du héros de l’Attique.

Critique : Ce second tome de Panique dans la mythologie s’adresse aux jeunes lecteurs passionnés de mythologie. A travers les missions d’Hugo on redécouvre de façon ludique et originale les plus célèbres mythes de la mythologie grecque. Pour ce second épisode, direction la Crète sur les traces de Thésée dans le labyrinthe du minotaure car le jeune héros semble être en danger ! Le plus sympathique, c’est de voir la psychologie du jeune Hugo s’étoffer.Plongé dans la mythologie, il s’épanouit, savourant l’aventure, son rôle valorisant de mythoplaste… et la présence de la jolie Blanche à ses côtés ! Son émerveillement pour ce monde disparu qui renaît sous ses yeux est communicatif.

Note : 8,5/10

 

  • Poche: 160 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (7 septembre 2016)
  • Collection : Rageot Romans

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Léo a disparu (21 septembre 2016) de Roselyne Bertin

Pour suivre un chat, Léo se glisse à travers un soupirail et tombe dans une cave abandonnée dont il est impossible de sortir. Livré à lui-même, il explore les lieux et découvre le butin caché de cambrioleurs. À l’extérieur, sa disparition suscite l’angoisse de ses parents, l’inquiétude de ses camarades et une enquête de gendarmerie menée par l’inspecteur Valérian.
Léo sera-t-il délivré grâce à la ténacité de ses camarades ?

Critique: Léo va avoir 13 ans dans 22 jours. Ses parents viennent de se séparer et il vit avec sa mère dont il est très proche. Son existence se partage entre le collège malgré son aversion terrible pour les leçons de grammaire, ses copains Olivier et Clément et la passion qu’il voue au monde animalier. D’ailleurs c’est simple, plus tard, il sera vétérinaire!
Cette petite vie tranquille et sans histoire se trouve bouleversée le jour où il ne se présente pas au collège.
Pourtant il est parti le matin comme d’habitude, un peu contrarié certes car son premier cours proposait un contrôle ardu de grammaire. En plus, Estelle, une camarade de classe secrètement amoureuse du jeune garçon, l’a vu devant la grille de l’établissement scolaire. Elle en est sûre et en témoigne face au policier, Gilles Valérian, chargé de l’enquête.
Car il faut bien se rendre à l’évidence. Léo a disparu ce mardi matin à 7h45 devant son collège et en présence des quelques centaines d’autres élèves venus en cours tout comme lui.
Alors enlèvement? Fugue? Le mystère reste entier.Roselyne Bertin nous offre une lecture passionnante tant par le contenu de son récit, que par la manière dont elle nous le livre et surtout l’approche de style singulière à laquelle elle nous confronte.Entre les lettres anxieuses et pourtant résolument optimistes qu’écrit sa mère à Léo pour garder espoir, l’avancée de l’enquête avec toutes ses incertitudes de Gilles et surtout le récit par Léo lui-même qui va passer peu à peu de l’inquiétude que doit susciter sa disparition aux pires craintes pour sa sécurité, rien n’est laissé au hasard et on se laisse prendre au rythme et au ton de ce récit enlevé jusqu’à la dernière ligne.

Note :9/10

 

  • Poche: 96 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (21 septembre 2016)
  • Collection : Heure noire

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500 000 euros d’argent de poche (21 septembre 2016) de Rémi Stefani

La nuit dernière, un meurtre a eu lieu derrière la maison d’Aurélien, sur le chemin qui borde la Moselle. Le cadavre d’un comptable criblé de balles a été retrouvé, ainsi que l’arme du crime. Au matin, le garçon découvre dans les broussailles une sacoche renfermant 500 000 euros. Qu’en faire ? Partagé entre le désir de garder le pactole et le sentiment de faire quelque chose de mal, Aurélien hésite…

Critique: Un roman policier agréable à lire avec la figure d’anti héros du père qui introduit l’humour dans le récit. L’histoire est complète avec le voisin qu’il faut écarter, la mère pleine de droiture et le flic ripoux. Alors, que ferions-nous avec 500 000 euros d’argent de poche? Cela ne vaut-il pas tous les efforts pour tenter de les conserver en dépit du danger?

Note : 9/10

 

  • Poche: 160 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (21 septembre 2016)
  • Collection : Heure noire

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Oceania T2 : horizon blanc (14 septembre 2016) de Hélène Montardre

Revenue en Europe sur les traces de son passé, Flavia découvre un continent pris dans les glaces. Accompagnée d’Anita, de Roberto et d’oies des neiges, elle gagne en traîneau la base secrète de Landvik, et remet à des scientifiques la clé alpha riche des savoirs de l’humanité. Mais cette clé ne peut être lue sans… sa sœur jumelle, Amalia ! Tandis que Chris l’attend à New York avec Amalia, Flavia se confronte à son passé familial. Puis elle monte sur le brick goélette Samantha pour rejoindre celui qu’elle aime et celle qu’elle rêve de connaître

Critique : la recherche de son passé, Flavia est retournée en Europe. Entre temps le pire est arrivé, les eaux ont envahi les côtes, un froid polaire règne sur le vieux continent fui par ses habitants. À travers un paysage enneigé Flavia se dirige vers la fameuse base scientifique, porteuse d’un message d’avenir. de l’autre côté de l’Atlantique Chris fait une rencontre très surprenante…
Beaucoup de rebondissements, de situations assez rocambolesques. de la dystopie on glisse parfois vers le fantastique ou le mélo. C’est de la littérature de jeunesse. Il faut savoir accrocher les lecteurs parfois fragiles. du coup ce tome fait la part belle à l’aventure, aux sentiments et laisse de côté les critiques avancées dans le tome précédent sur l’aveuglement des gouvernements face au dérèglement climatique. Il se dégage une atmosphère de conte dans cette lecture. Les oies sauvages, les sternes voyageuses, le pourfendeur de nuages qui trône fièrement sur son chameau, une île du Pacifique mystérieuse, une jeune-fille liée aux oiseaux. Pourtant on sent à la fin comme un frémissement sur l’emprise des médias sur le monde.

Note : 9/10

 

  • Poche: 352 pages
  • Editeur : Rageot Editeur (14 septembre 2016)
  • Collection : Hors collection

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Oceania T1 : la prophétie des oiseaux (3 juin 2009) de Hélène Montardre

Dans un futur proche de nous, alors que la fonte des glaces a provoqué la montée des eaux et le déplacement des zones habitables, sur la côte Atlantique française, Flavia et son grand-père guettent les oiseaux, dont les habitudes changent en fonction de l’évolution du climat.Personne n’a su écouter ces guetteurs et les scientifiques lanceurs d’alerte sur les dérèglements de la planète. L’Amérique a pris les devants en se bouclant derrière sa digue, empêchant l’océan de grignoter ses rivages, mais aussi les hommes des autres continents d’affluer. Dans cet univers cauchemardesque, l’information est muselée, des villes sont fermées et leurs habitants sous surveillance. La liberté d’expression n’existe plus aux Etats-Unis.Au coeur de cette histoire, Flavia va rencontrer des personnages attachants, courageux, tout en perçant les mystères qui animent à la fois le monde entier et sa vie propre

Critique : Une histoire pleine de rebondissements, un futur où l’écosystème est complètement détruit, des personnes qui tentent de le sauver malgré tout, d’autres qui pensent que cela est simplement dût à la nature elle même et qui tentent d’adapter leur vie en fonction des changements climatiques.
Bien qu’un peu irréaliste et futuriste, cette histoire nous fait beaucoup réfléchir au devenir de notre planète si aucun changement écologique n’est réalisé.
On rentre de suite dans l’histoire et on s’identifie rapidement aux différents caractères des personnages. Si les propos d’Hélène Montardre sont aussi visionnaires que ceux de Jules Verne, le monde a du souci à se faire et il serait temps d’y réfléchir.

`Note : 9/10

 

  • Broché: 331 pages
  • Editeur : Rageot (1 février 2007)
  • Langue : Français

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Chi T17 : De nouveaux amis (16 novembre 2016) de Konami Kanata et Pétronille

Que faire quand on est une mignonne petite chatte dans une maison qu’on ne connaît pas ? Pleurer ? Ne rien faire ? Attendre ? Non, il y a plus drôle : découvrir le monde

Critique : Les  »CHI » de poche ont des images mais surtout du texte et les  »CHI » sont plutôt faits comme des BD. C’est une bonne approche pour les enfants pour faire lire .Entre la découverte d’une nouvelle maison, des animaux « voisins » avec qui copiner, ou la séance destinée à se faire couper les griffes, le chat Chi continue de vivre des aventures plaisantes à découvrir, présentées avec un trait de dessin agréable et un humour de circonstance.

Note : 8,5/10

 

  • Poche: 96 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 9 années
  • Editeur : GLENAT (16 novembre 2016)
  • Collection : Glénat poch

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