5 ballades méconnues de Mylène Farmer

Oui vous avez bien lu. Ça ne va pas être un article sur la dernière série Netflix, ni sur le dernier polar à la mode (d’ailleurs à ce sujet il ne me reste que deux livres à lire et ma bibliothèque ne rouvre pas avant juin…c’est la panique !!!).Non aujourd’hui j’aimerais vous parler dune artiste qui m’accompagne depuis des années et j’espère que l’évocation de son nom ne vous fera pas fuir, il s’agit de Mylène Farmer que j’aimerais vous faire découvrir à travers cinq ballades méconnues.

Mylène, j’ai été un grand fan de cette artiste de la fin des années 90 jusqu’au début des années 2010. La période de l’album Innamoramento restera une époque bénie pour moi, j’ai connue la longue absence du début des années 2000 jusqu’à la sortie en 2005 de l’album Avant que l’ombre, la résidence à Bercy puis la sortie du septième album point de suture en 2008 et la tournée qui l’a accompagné durant laquelle j’ai eu la chance de la voir lors d’une des dates de la à Toulouse.

Durant la décennie qui s’achève, une espèce de frénésie s’est emparée de Mylène. Elle publie quatre albums en dix ans avec parfois à peine deux ans d’écart entre deux albums là où auparavant il fallait patienter trois ou quatre ans entre chaque sortie d’albums. C’est durant cette décennie que j’ai un petit peu décroché, je me tenais informé des nouveautés et je me précipitait à chaque nouvel album pour l’écouter mais petit à petit une forme de lassitude s’est installée. Je reproche à ces quatres albums, à savoir Bleu noir (2010), Monkey me (2012), Interstellaire (2015) et enfin le petit dernier Désobéissance ( 2018 ), un côté inabouti, des productions parfois maladroites ou datées, des textes assez pauvres voire ridicules et un manque d’investissement de la part de Mylène. Je me suis tourné vers d’autres artistes tout en replongeant parfois dans son univers lors de moments nostalgiques tout en regrettant l’époque des grands albums.

Mais avec le confinement un phénomène particulier s’est produit. On s’est tous plus ou moins tournés vers des valeurs refuges, que ce soit en littérature, musique, série ou autres domaines du divertissement. On a tous ressentit ce besoin de trouver du réconfort avec des œuvres et des artistes que l’on connaît par cœur. Un moyen comme un autre de se réconforter en cette période troublée. Pour moi l’artiste refuge a été Mylène Farmer et ce n’est que récemment que m’est venu à l’esprit l’envie de partager cette passion sur le blog.

Mais trêve de digressions il est temps de partir à la découverte de ces titres méconnus de la rousse libertine.

5. Un jour ou l’autre

Cette chanson clôture l’album Interstellaire et j’ai dû l’écouter à peine deux ou trois fois, aller quatre pour les besoins de l’article, car je déteste quand Mylène part dans les aigus. C’est peut-être paradoxal pour un fan de celle qui possède une voix cristalline mais je la préfère dans des registres plus graves. Je trouvais également la chanson sirupeuse et incomparable par rapport à ses autres grandes ballades. Mais la version live que Mylène a livrée lors de sa résidence de 2019 à la défense arena a dépoussiéré la chanson, la batterie insuffle une puissance bienvenue tandis que Mylène, par sécurité sans doute, reste dans des tons plus grave et rend supportable l’écoute. L’occasion pour moi de redécouvrir cette chanson et de me rendre compte que son texte est sans doute le plus travaillé de cet album.

4. Tous ces combats

Cette ballade a le malheur d’être perdue au milieu de nombreuses autres sur l’album Avant que l’ombre mais ça n’enlève rien à ses qualités. La production est épurée et la voix de Mylène est très bien mise en avant. Le texte n’offre rien d’original mais reste plus travaillé que certains textes plus récents. Avec cette chanson toute douce Mylène fait ce qu’elle sait faire de mieux et c’est tant mieux.

3. Il n’y a pas d’ailleurs

Retour en 1990 avec cette ballade sombre et mélancolique. Beaucoup ont reproché à l’artiste d’avoir écrit une ode au suicide alors qu’il suffit de prêter attention aux paroles pour se rendre compte que c’est tout le contraire. Cet hymne à la renaissance partage un thème commun avec la chanson précédente, ce sont toutes les deux des odes à la résilience, elles nous invitent à trouver la force en nous pour braver nos peurs et remonter la tête hors de l’eau. La chanson mériterait d’être remasterisé. Elle a été interprétée sur scène lors de la tournée Mylenium tour.

2. Pardonne moi

Cette ballade est la seule à avoir bénéficié d’une exploitation en single avec un clip épuré en noir et blanc mais son succès d’estime me pousse à l’ajouter à cette liste. Cette fois-ci Mylène fait un décompte de ces romances brisées à l’aide d’un lexique qui emprunte beaucoup aux contes de fées et à l’image du prince charmant. Pas une ode à la joie donc mais une chanson magnifique où Mylène susurre plus qu’elle ne chante. Les chœurs arabisants du pont final enrobent le titre d’une atmosphère envoûtante et planante. Une pépite que vous pourrez retrouver uniquement sur la compilation les mots.

1. Et si vieillir m’était conté

Dans cette ballade puissante, Mylène se livre à cœur ouvert sur le temps qui passe et les ravages qu’il provoque sur nos pauvres enveloppes mortels. Tout est parfait dans cette chanson, la production rock mais qui s’ouvre sur des notes de pianos, les arrangements qui vont crescendo, les chœurs baroques sans oublier le texte très travaillé mais pas abscons comme Mylène va en écrire parfois. Sans doute la chanson que je préfère dans tout son répertoire.

Voilà on a en fini pour ce tour d’horizon de ceux que je considère comme étant plus belles ballades de cette artistique certains adorent alors que d’autres conspuent. J’espère que cet article différent de ceux que vous retrouver d’habitude sur le blog vous aura plu. Une fois n’est pas coutume on parle d’autre chose que séries ou livres. Cela ne veut pas dire que cela va devenir une habitude mais je tenais à partager un petit morceau de ma passion pour cette artiste qui possède un répertoire solide mais dont en met souvent en avant les mêmes chansons.

Chronique CD : Love You to Death (3 juin 2016) de Tegan and Sara

Critique : Trois ans après l’excellent Heartthrob, les jumelles canadiennes sont de retour avec un huitième album résolument pop. Avec des mélodies accrocheuses gorgées de nappes de synthétiseurs, Love You To Death continue l’exploration entamée par le duo sur leur précédent opus.

Après avoir s’être forgé une solide réputation sur la scène indé au travers d’œuvres mélangeant le folk et le rock alternatif, Tegan and Sara ont entamé un tournant décisif en 2013 avec le disque Heartthrob. Véritable hommage à la pop des années 80, il leur offre une renommée internationale auprès d’un public plus large. Si les titres sont plus immédiats, ils ne délaissent pas pour autant les qualités d’écriture du duo. Avec Love It To Death, le groupe nous offre le deuxième volet de leur odyssée pop.
En dix titres, Tegan and Sara nous font danser, chavirer et lever le poing.
Dès le premier single « Boyfriend », les sœurs Quin annoncent la couleur avec un titre calibré pour le dancefloor flirtant avec la new-wave. Le disque est d’une efficacité imparable. À la production, elles se sont entourées de Greg Kurstin, un véritable génie du studio que l’on retrouve déjà derrière les manettes du fameux « Hello » d’Adele et du « Chandelier » de Sia. Une collaboration qui pourrait bien leur faire gagner la diffusion sur les ondes radio française de leurs titres même si le duo de Calgary reste encore quelque peu confidentiel de ce côté de l’Atlantique.
Tegan and Sara traitent des peines amoureuses avec une sensibilité et une détermination saisissante. Chacune de leurs paroles vient vous percuter droit dans le cœur tout en vous faisant bouger les pieds.
Les fans de la première heure regretteront parfois la douceur folk des débuts mais se consoleront sur « 100x », une ballade intimiste au piano qui met en exergue le talent d’écriture du duo. On appréciera aussi les titres « Faint of Heart » et « Stop Desire » pour leur dynamique et leur atouts mélodiques.
Si vous êtes à la recherche d’une musique pour pleurer votre amour perdu en dansant seul dans votre chambre, cet album est fait pour vous.
Note : 7/10
Benjamin Martinez

 

  • CD (3 juin 2016)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Warner Bros

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