Le rêveur (04 janvier 2018) de Ian McEwan

«Quelle merveille que de se déguiser en chat ! Peter se mit sur le dos et enfila les bras dans les pattes de devant de Guillaume. Puis il glissa tant bien que mal ses jambes dans les pattes de derrière et sa tête épousa parfaitement les contours de celle du chat. Il se redressa et fit quelques pas. Il pouvait voir ses moustaches jaillissant de part et d’autre de son visage et sentait sa queue boucler derrière lui…»Peter est un rêveur. Et vous trouverez dans ce livre quelques-unes des aventures étranges qui lui arrivèrent…

Chronique : McEwan écrit avec ce roman une prose libre, ludique et méditative dans ce livre pour les enfants et les adultes qui méditent sur ce que cela signifie d’être un enfant et sur ce que cela signifie de perdre l’enfance, mais pas de perdre son imagination. Chaque chapitre est centré sur la relation entre l’enfant solitaire et les autres personnes et créatures. La solitude, la perception et les sauts imaginatifs amènent l’enfant à combler le fossé entre lui-même et les autres. Au lieu de soupçonner que la socialisation est ce qui nous fait reconnaître les autres êtres et les autres, McEwan fait implicitement le contraire, c’est-à-dire que la compréhension des autres subjectivités est toujours un saut imaginatif, une spéculation, de sorte que l’approfondissement de l’accès à la fantaisie, aussi superficiellement isolé qu’il puisse paraître, approfondit aussi la profondeur d’un lien avec les autres l’auteur s’intéresse à notre responsabilité envers les autres et à notre désir inopportun mais inévitable de les diriger (un désir le plus évident chez un enfant qui n’ a pas appris à atténuer cette impulsion). McEwan traite également notre exploration du contrefactuel comme une forme d’accès à d’autres consciences auxquelles il pourrait être difficile de céder le contrôle ou la primauté. Cet accès à une autre conscience, qu’il s’agisse d’un chat, d’une brute de l’école ou d’un bébé, fait que le moi narcissique s’apaise en faveur de la compassion et de l’émerveillement. Les deux histoires les plus puissantes sont celle du chat et celle de l’été. McEwan nous rappele ce que c’est que de jouer sur la plage quand on est enfant, et il ne se concentre pas seulement sur la perte, mais qu’il nous rappelle aussi les merveilles et les aventures que l’âge adulte réserve à l’adulte avec son pot au noir du monde du travail. Un livre simple avec beaucoup de chaleur et de compréhension philosophique.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 128 pages
  • Tranche d’âges: 10 – 13 années
  • Editeur : Folio Junior
  • Collection : Folio Junior

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Un jour, je serai pompier (14 septembre 2017) de Quentin Gréban

Pas de doute, quand Oscar sera grand, il sera pompier. S’il a encore bien des choses à apprendre, il ne manque pas de courage, d’énergie et d’humour !

Chronique:Oscar est un petit ourson qui rêve de devenir pompier. En attendant, il joue à l’être. Mais Oscar est encore petit, et ne se rend pas toujours compte de la réalité des situations… C’est ainsi par exemple qu’il lancera de toute ses forces la puissance de sa lance à incendie sur… les bougies d’une fête d’anniversaire. Mais quand on l’appelle vraiment à l’aide, il s’en sort plutôt bien, contrairement à ce qu’on pouvait craindre… Un album pour les plus jeunes  dont les illustrations sont adorables.

Note : 9/10

 

  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Mijade (14 septembre 2017)
  • Collection : ALBUMS

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C’est Noël ! (2 novembre 2017) de Tim Warnes et Tracey Corderoy

C’est bientôt Noël. Arthur est encore plus excité que jamais. Il déborde d’idées pour faire de ce Noël une journée inoubliable.

Chronique : Arthur est presque subjugué par l’excitation à l’approche de Noël. En fait, il ne peut pas contenir son enthousiasme, et ses parents font des préparations, il fait un gâchis, ajoutant plus de glaçage et de saupoudrages aux biscuits fraîchement cuits, et traînant tous les ornements pour l’arbre. Même lorsqu’il est chargé d’observer tranquillement la neige, il finit par faire un gâchis, et tous les cadeaux finissent par être mal étiquetés et vont chez les mauvais destinataires. Mais peu importe ce qui ne va pas, car Arthur a des parents et des grands-parents patients et aimants, et le fait d’être ensemble rend ce Noël très spécial. Le texte et les illustrations ne manqueront pas de faire sourire, car l’aide d’ Otto n’est d’aucune utilité. Des illustrations joyeuses et une histoire amusante et prévisible font de ce livre un excellent livre à partager avec les jeunes enfants à l’approche des Fêtes.

Note : 9/10

 

  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : MIJADE (2 novembre 2017)
  • Collection : ALBUMS

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Les trois petits coquins (4 mai 2017) de Quentin Blake

Les trois petits coquins sont trois petits singes… insupportables, Tim, Sam et Lulu. Un texte malicieux du maître Quentin Blake qu’il a confié à Emma Chichester Clark : un duo d’exception pour un album indispensable, chargé de joie de vivre et de drôlerie.

Chronique : Quentin Blake a écrit l’histoire, et Emma Chichester Clark a fait les illustrations. Si jamais une paire de gens a compris l’amusement de faire un livre d’images, ce sont ces deux. Hilda Snibbs a trois petits singes appelés Tim, Sam et Lulu, et ils ne sont pas toujours très bons Ils font le désordre et c’est terribles dans sa maison, et elle n’est pas satisfaite … mais quand, un jour, elle rentre à la maison et la maison est ordonnée et les trois petits singes ne sont pas en évidence, elle est éperdue. Bien sûr, les parents et les enfants ont eu une sorte de relation amusante sur le rangement . C’est un beau livre sur le parallèle du rangement  et ces trois petits singes sont vos enfants.
Hautement recommandé.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 36 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 7 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (4 mai 2017)
  • Collection : ALBUMS JEUNESSE

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Jeannot Lapin (9 février 2017 de Potter,Beatrix

« Un beau matin, un petit lapin était assis près d’une souche d’arbre. Il dressa l’oreille en entendant le pas trottinant d’un cheval. Un cabriolet passa sur la route ; il était conduit par Monsieur MacGregor. Madame MacGregor portait son chapeau des grands jours ».

Chronique : Très bon classique que Jeannot Lapin qui est le cousin de Pierre qu’il passe prendre pour aller dans le jardin de Monsieur MacGregor, profitant qu’il soit sorti en compagnie de son épouse. Mais Pierre est encore sous le choc de son aventure et bien qu’il aie très envie de récupérer sa veste et ses chaussures, il n’est pas à l’amusement et tremble de peur au moindre bruit. Bientôt ils tombent sur une chatte qui les pousse à se cacher pendant des heures, ils ne seront sauvés et sévèrement punis que par la perspicacité du père de Jeannot.
Cet album reste dans la même ligné que celui de Pierre, on y retrouve les mêmes ingrédients tant que niveau du l’histoire que du graphisme. La punition donnée par le père de Jeannot est par contre plus violente que celle de la mère de Pierre puisqu’il a recours au châtiment corporel, une fessée à coup de baguette de bois… Mais ça marche toujours aussi bien et il est agréable de suivre l’aventures des petits lapins. Une histoire simple, des dessins doux et une morale pour édifier les enfants, voilà de quoi se composent les historiettes de Beatrix Potter.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (9 février 2017)
  • Collection : L’heure des histoires

 

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Le Noël d’Edmond (7 octobre 2016) de Thibault Guichon et Frédéric Pillot

Lise et Hugo, les enfants de la maison, ont un comportement étrange ces derniers temps. Ils ont paré la maison de décorations, installées un sapin au milieu du salon… Edmond se demande bien quelle mouche les a piqués mais il se laisse amadouer par le festin de roi auquel les enfants l’ont convié. C’est au moment de se coucher que tout se gâte…

Critique : Edmond est un chien tendrement aimé par toute sa famille. Il vit dans une vieille niche qui ne paie pas de mine mais qu’il a aménagé comme un vrai palace à l’intérieur. On retrouve notre chien dans cette aventure de Noel pour le plus grand plaisir des lecteurs. C’est un album drôle et très bien fait, on ne voit jamais d’humain dans cet album hors un personnage à la fin sinon on aperçoit a peine quelques mains et quelques pieds. C’est bien Edmond, le héros. Un héros sympathique avec de nombreuses expressions : inquiétude, obstination, découragement, bonheur et confort.
L’histoire d’un chien qui fait la bêtise de mordre le derrière du père Noel, pour le plus grand bonheur de sa famille. A lire et relire.

Note : 9/10

  • Album: 28 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Magnard Jeunesse (7 octobre 2016)
  • Collection : ALBUMS EDMOND

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La grosse bêtise de mon copain dragon de Ephémère

Paco, le jeune dragon, adore utiliser ses pouvoirs magiques. Le résultat est souvent amusant, mais cette fois il a rendu Rémi… invisible !
Et, malgré toutes ses tentatives, il est incapable d’annuler le sort.

Critique : Premièrement : les dessins de ce livre sont remarquables. Les personnages et les décors sont beaux, appréciables avec des couleurs très bien dosées : vives lors des moments de joie, plus pâles pour les passages plus tristes, seul le dragon reste d’une couleur éclatante à chaque fois. Ensuite, le thème ; les bêtises sont un sujet assez compliqué à aborder avec un enfant. Par le biais d’un livre tel que celui-ci c’est formidable. Mais voir le chemin que peut parcourir ce dragonneau nous montre ainsi qu’à nos enfants que ce nous faisons faits de nous des personnes uniques. Une très belle suite à mon copain Dragon.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 48 pages
  • Editeur : Rageot Editeur (6 janvier 2016)
  • Collection : Petit roman

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