L’Âge de la folie, T1 : Un soupçon de haine de Joe Abercrombie , et une grande rasade de plaisir

Dans le ciel d’Adua, les cheminées industrielles crachent leur fumée et le monde nouveau regorge de possibilités. Mais les temps anciens ont la peau dure. À la frontière du Pays des Angles, dans un bain de sang, Leo dan Brock cherche à se couvrir de gloire… et à écraser les hordes de maraudeurs. Pour vaincre, il a besoin du soutien de la couronne. Hélas, le prince Orso ne vit que pour trahir…

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Chronique : Difficile de retranscrire en quelques mots la joie que j’ai eu en découvrant que j’allais avoir l’occasion de lire en exclusivité le nouveau roman de Joe Abercrombie. Cet auteur anglais de fantasy est le plus doué mais également le plus irrévérencieux que j’ai pu lire. En cela il s’apparente à ce camarade de classe au lycée qui passait son temps à sécher les cours et défier l’autorité tout en obtenant les meilleures notes.

Abercrombie s’amuse en effet à tordre les codes du genre dans lequel il a décidé de devenir l’une des têtes d’affiche, la fantasy, un genre qui est devenu extrêmement codifié au fil des décennies, au point de paraître parfois sclérosé. Avec deux trilogies déjà parues, trois récits indépendants et un recueil de nouvelles l’auteur est parvenue à redéfinir les codes de la fantasy. Sa recette pour y parvenir est simple, une intrigue faites de complots, de trahison et de guerres absurdes, le tout servie par des personnages complexes à la personnalité bien étudiée et des dialogues taillés sur mesure.

Avec ce premier volume de L’âge de raison il entame le second cycle qui développe l’univers de La première loi, sa toute première saga, dont le twist final m’avait laissé pantois tellement je ne l’avais pas vu venir. Évidemment la lecture de cette première trilogie est chaudement recommandée si vous voulez saisir toutes les références distillées dans le présent ouvrage ainsi que le nouveau statu-quo politique et géopolitique. Les amateurs de cette saga initiale se retrouveront vite en terrain connu tandis que les lecteurs imprudents risquent de sentir une certaine frustration à ne pouvoir saisir toutes les subtilités de l’intrigue. L’auteur profite de ce second cycle se déroulant dans le même univers pour casser un autre code de la fantasy qui veut que le progrès reste au point mort dans les univers fantastiques, condamnés à stagner éternellement dans un moyen Âge où la technologie n’évolue pas. Ici Abercrombie invite la révolution industrielle dans son récit avec toutes les conséquences que cela entraîne.

Mais trêve de tergiversations, ce premier volume d’un nouveau cycle se révèle-t-il à la hauteur des attentes ? En ce qui me concerne c’est un grand oui même s’il faut reconnaître que l’auteur se contente d’aiguiser sa plume avec les mêmes outils et que les connaisseurs de son style ne sauront guère surpris à la lecture ce nouveau roman. Mais la formule à beau être connue elle n’en reste pas moins acérée et efficace.

Ladite formule repose sur des ingrédients simples que certains auteurs, de fantasy mais pas uniquement, feraient mieux de reprendre à leurs comptes. Une formule qui consiste à laisser la part belle aux dialogues ciselés et où chaque personnage rivalise de sarcasmes et de réparties cinglantes. Des dialogues soutenus par des personnages complexes, perclus de contradictions, de ressentiments, d’ambitions, de désir, en somme des personnages profondément humains auxquels l’auteur parvient à accorder de l’épaisseur en quelques réflexions intérieures qui nous font part de tous leurs paradoxes.

Les protagonistes principaux sont nombreux mais l’auteur parvient à laisser de la place à chacun d’entre eux, y compris les personnages secondaires. Certains d’entre eux répondent aux figures classiques de la fantasy mais toujours avec cette touche grinçante signée Abercrombie. D’autres par contre sont des parfaits exemples de personnalités que nous adorons détester à travers les médias et les réseaux sociaux. Ainsi le prince dépravé Orso, exemple typique de la décadence royale, fait écho à une certaine Paris Hilton, mais le dégoût qu’il inspire à la population n’est jamais aussi grand que celui qu’il ressent envers lui-même. À l’opposé la déterminée Savine renvoie à l’image du capitaine d’industrie avide de profit et peu regardant sur les conditions de travail de ses employés, mais son cynisme et son ambition cachent une impuissance face à la pression sociale et une rage qui la pousse à prouver au monde sa valeur. Le premier tiers du récit permet de faire connaissance avec tout ce beau monde avant que l’action ne déferle de manière irrémédiable.

Les scènes d’action sont autre atout du récit, là où d’autres auteurs s’attachent à détailler précisément la moindre action ainsi que le moindre brin d’herbe du champ de bataille, Abercrombie lui va nous décrire la bataille pour ce qu’elle est vraiment, une apocalypse sans nom où mille choses se déroulent en même temps, où la bravoure est aussi rare que l’honnêteté en politique, où la survie tient plus de la chance que de l’expérience. Il adopte le point de vue d’un spectateur lambda qui assisterait à une scène de bataille médiévale sans en connaître le vocabulaire pour narrer simplement des scènes de combat réalistes. Il en résulte une grande clarté dans ces scènes où souvent les protagonistes sont tout aussi désemparés que le lecteur.

L’ouvrage offre peu de descriptions et l’auteur ne s’attarde guère sur cet aspect de la narration, sans doute a-t-il conscience que cela n’est pas le point fort de sa plume mais peu importe au final car l’intrigue, qui n’a fait que se dévoiler partiellement durant ce premier tome, et les personnages suffisent amplement à accomplir le voyage sur les terres de l’Union. L’intrigue est un entrelacs de complots et de conflits territoriaux auréolé de revendications sociales qui font bien sûr échos aux troubles qui secouent nos chers pays occidentaux.

Avec cet auteur il faut s’attendre à tout, et même si mes connaissances sur son univers me permettent de voir parfois les ficelles de son intrigue je m’attends à être agréablement surpris dans les tomes suivants dont je vais ardemment surveiller la parution.

  • Poids de l’article : 740 g
  • Broché : 528 pages
  • ISBN-13 : 979-1028118341
  • Dimensions : 15.4 x 4.2 x 23.8 cm
  • Éditeur : Bragelonne (2 décembre 2020)
  • Langue : : Français

 

New-York 2140 de Kim Stanley Robinson, l’humanité trouvera toujours un chemin

Le nouveau livre de Kim Stanley Robinson, un auteur renommé et récompensé à de multiples reprises, brasse tellement de thèmes disparates qu’il risque bien de laisser nombre de lecteurs sur le rivage. Pourtant le sujet dont il traite et la manière de le mettre en scène mérite l’attention.

Les premières pages de ce récit à l’intrigue décompresser feront prendre conscience de deux choses au lecteur. La première c’est qu’il est face à une œuvre exigeante, ardue même par moments, mais aussi profondément intéressante tant par l’univers mis en place, la ville de New York immergée et toutes les conséquences que cela implique, que par le propos qui va au-delà du simple discours écologique. La deuxième c’est que cette œuvre, qui dépasse de loin le cadre de la science-fiction, est une œuvre protéiforme qui adopte un nouveau genre littéraire quasiment à chaque chapitre. On est parfois en train de lire un pamphlet contre la société occidentale consumériste avant de plonger dans un récit d’aventures et de chasse au trésor avant d’obliquer vers un thriller politique, le tout englober dans une ode à une ville insubmersible et fascinante, New York. L’ensemble du récit est un patchwork littéraire formant ainsi l’un des ouvrages les plus ambitieux qui m’ait été donné de lire cette année. Les différents personnages, assez nombreux, permettent de faire le lien entre chacun de ses passages de la narration.

Des personnages qui sont beaucoup mieux écrits que ce à quoi je m’attendais dans ce genre d’ouvrage. C’est une réalité dans ce genre de livre univers où l’auteur cherche à délivrer un message la caractérisation des personnages passent au second plan. Ici l’auteur n’a pas oublié qu’une bonne histoire c’est avant tout de bons personnages. Chacun d’entre eux est développé de manière égale, possèdent son arc narratif et son heure de gloire. On pourra ainsi faire la rencontre de Franklin, le trader cynique qui attendait juste d’avoir une cause à défendre et qui révélera son humanité au cours du récit lorsqu’il s’inquiète du sort de deux orphelins dont il se fichait royalement plus tôt. On suivra également Amelia, star du cloud, dans ses aventures rocambolesques pour la survie des espèces menacés à bord de son dirigeable automatisé. On embarquera avec l’inspectrice Gen, ancienne sumo aquatique, dans sa lutte pour garder un semblant d’ordre dans les canaux New Yorkais tandis que Charlotte, avocate et présidente du syndicat de copropriété du MET tente de déjouer l’OPA hostile dont son association est victime, épaulée par Vlade, le concierge plein de ressources de l’immeuble où tous ces personnages résident et vont unir leurs forces facent aux épreuves qui les attendent. Enfin impossible de finir cette litanie sans citer Idelba, capitaine d’une simple barge qui n’hésite pas à sortir en pleine tempête pour secourir ses concitoyens.

La plume de l’auteur se fait parfois didactique, comme lors de ses longues diatribes sur la finance mondiale, sans aucun doute les passages les plus rébarbatifs, mais elle s’allège lors des passages narratifs pour prendre des allures épiques, offrant ainsi au récit de purs moments de grâce. L’auteur a tenu à complexifier son intrigue car le monde dans lequel nous vivons est complexe et si son récit s’attache surtout au sort de la ville de New York, le discours qu’il défend est universel. Un discours optimiste, teinté cependant d’un cynisme fataliste, qui va à contre-courant des discours alarmants que l’on nous assène depuis des décennies sans pour autant que les classes dirigeantes ne réagissent. Un discours qui tend à démontrer que l’humanité est résiliente est que malgré les catastrophes, dont elle est souvent responsable, elle trouvera aussi bien souvent les solutions par elle-même.

Par bien des aspects New York 2140 est une œuvre complexe, qui mérite de l’attention et de la concentration de la part des lecteurs, mais pour ceux qui sauront faire abstraction de son rythme décompressé et de son aspect didactique c’est une formidable plongée dans un récit touchant et renversant qui les attend et dont toute la portée pourrait se résumer à travers une phrase prononcée par un personnage au détour d’un dialogue « on perd jusqu’à ce qu’on gagne ».

Résumé: Avec l’élévation du niveau des mers, chaque avenue est devenue un canal, chaque gratte-ciel, une île. Pour les habitants d’un immeuble de Madison Square, cependant, New York en 2140 est loin d’être seulement une cité submergée par les eaux.

Il y a le trader, qui trouve des opportunités là où d’autres voient des problèmes. Il y a la policière, dont le travail ne disparaîtra jamais… de même que celui des avocats, bien sûr.

Il y a la star d’Internet, adulée par des millions de personnes pour ses aventures en dirigeable, et le gérant de l’immeuble, respecté par tous pour son souci du détail. Et puis il y a deux gamins qui n’habitent pas ici, mais qui n’ont pas d’autre foyer, et qui sont plus importants que quiconque pourrait l’imaginer.

Enfin, il y a les codeurs résidant temporairement sur le toit, et dont la disparition provoque une série d’événements qui vont menacer la vie de tous, et jusqu’aux fondations secrètes sur lesquelles repose la ville…

Bienvenue à New York en 2140.

  • Broché : 672 pages
  • ISBN-13 : 979-1028114374
  • Poids de l’article : 744 g
  • Dimensions : 15.3 x 4.2 x 23.8 cm
  • Éditeur : Bragelonne (18 novembre 2020)
  • ASIN : B08CPB4ZNH
  • Langue : : Français

À Pierre fendre de Richard Morgan, la malédiction du tome deux

Après la lecture du premier volume de cette saga de dark fantasy, qui fût un régal, je ne pouvais pas attendre très longtemps avant de me replonger dans l’univers sombre et violent de Richard Morgan, las, la déception fût à la hauteur de mes attentes tellement la lecture de ce second opus de terre de héros fût laborieuse. À noter que la quatrième de couverture, qui se concentre sur Ringil en occultant les deux autres personnages, n’aide vraiment pas à se faire une idée de l’intrigue et se révèle mensongère.

Le problème tient en deux choix qu’a fait l’auteur et qui sont malheureusement courants dans l’écriture de saga fantastique. Le premier est que l’auteur a réécrit le tome un sans ajouter d’éléments nouveaux qui relanceraient l’intérêt pour son univers. Les trois personnages principaux vivent leurs aventures séparément et une sombre menace diffuse se présage à l’horizon. Archeth doit à nouveau convaincre son empereur décadent que cette menace pourrait signifier la fin de la civilisation tandis qu’Egar enquête sur des compatriotes qui se retrouvent embrigadés par la religion principale. Son arc est le plus intéressant à suivre même si les révélations restent prévisibles. L’auteur a du mal à mettre en avant la lutte de pouvoir entre l’empire, l’église et la ligue et forcément cela se ressent sur l’intérêt que l’on prend à suivre ses intrigues diluées qui se révéleront assez basiques au final.

Et Ringil dans tout ça ? Et bien le grand guerrier amateur de torses poilus et d’empoignades virils, dans tous les sens du terme, est à nouveau exilé. Son parcours est le plus introspectif des trois personnages mais également le plus laborieux à suivre. Il soliloque avec des entités divines et magiques, et même un peu plus que cela, sans que cela n’apporte grand-chose à son personnage et sa psychologie, à part une puissance magique sortit un peu de nulle part, comme si son épée gigantesque n’était pas suffisante à faire de lui un ennemi redoutable. L’auteur tente de lancer une réflexion sur la notion de héros sans que cela ne porte ses fruits car trop timide et noyé dans des chapitres où l’onirisme sombre le dispute à l’ennui. Les dialogues où Ringil envoie paître l’empereur et les conventions sociales restent toujours aussi plaisant à suivre mais sont beaucoup trop rares pour constituer un élément principal de l’intrigue.

On se retrouve donc avec un tome un bis repetita sans éléments nouveaux significatifs qui permettraient d’enrichir l’univers. Mais qui plus est ce second volume n’est qu’une longue introduction au troisième et dernier volume de la saga, second choix qui handicape ce volume. Le choix de l’auteur d’en faire une trilogie a dû s’imposer suite au succès du premier livre mais cela fait de cet opus un tome bâtard victime d’un surplace narratif, de longueurs fatales au rythme de lecture et globalement d’une faiblesse au niveau de la mise en place des enjeux.

Reste à voir comment l’auteur parviendra à conclure sa saga dans le troisième volume même s’il me faut bien reconnaître que mon intérêt pour son univers s’est effrité à la lecture de ce second volume poussif.

Résumé: Ringil fuit son passé, la famille qui l’a renié, et les magnats du commerce d’esclaves qui veulent sa peau. Il n’a plus qu’un endroit où se réfugier : Yhelteth, coeur de l’empire du Sud. Il y trouve asile auprès d’Archeth, une ancienne soeur d’armes, désormais haute conseillère de l’empereur. Mais celle-ci a ses propres problèmes, et Ringil se retrouve impliqué dans des allégeances douteuses. Personne ne le sait encore, mais la cité est sur le point d’exploser…

  • Broché : 504 pages
  • ISBN-10 : 2352945992
  • ISBN-13 : 978-2352945994
  • Dimensions du produit : 15.3 x 3.7 x 23.8 cm
  • Éditeur : Bragelonne (28 septembre 2012)

Rien que l’acier de Richard Morgan, sang et fureur…et un peu de sexe aussi

J’ai tendance à ne pas trop attacher d’importance à quel genre ou sous-genre appartient l’ouvrage dont j’entame la lecture. Du moment que l’auteur parvient à m’embarquer dans son récit, peu m’importe que ce soit de la high-fantasy, du steampunk ou du arcanepunk. Mais la dark fantasy est un sous-genre qui me parle énormément. Mon souhait serait de dénicher une saga qui reprendrait les thèmes de la saga Dark soul, à savoir la ruine d’une civilisation, la décrépitude inévitable, le crépuscule des dieux et tant d’autres encore que cette introduction qui commence à être un peu longue ne me laisse pas la place d’énumérer.

La saga « terre de héros » de Richard Morgan s’inscrit à merveille dans l’alcôve sombre et humide qui fait partie intégrante de la cathédrale baroque de la fantasy. Son récit est sombre, poisseux et extrêmement défaitiste sur la nature humaine. Sa description de cet univers médiéval crasseux et boueux captive immédiatement malgré le fait que cela exige de progresser sur plus de deux centes pages avant d’appréhender complètement cet empire de bassesse humaine et de violence. Les tenants et les aboutissants de ce monde à couteaux tirés sont progressivement dévoilés mais les éléments présents dans les premiers chapitres sont largement suffisants pour s’immerger dans cette terre qui compte bien peu de héros au final. Le choix des noms des villes, des régions ou des personnages, aux sonorités encore moins facilement prononçables qu’une collection ikea, démontrent à eux seuls la volonté de l’auteur d’aller vers un aspect plus rude, plus écorché.

Ce premier volume pose aisément les bases de cet univers et ses personnages. Les trois personnages principaux sont charismatiques et chacun se trouvent en rupture avec le milieu dans lequel ils se retrouvent obligés de se débattre. Egar ne se retrouvent plus dans les plaines verdâtres et les coutumes désuètes de son peuple. Archeth est une exilée immortelle, obligée de jouer le jeu de la cour de l’empereur et de supporter ses ordres et sa décadence. Et Ringil, le fougueux Ringil, en avoir fait un personnage aux mœurs qui vont à contre-courant de ce qui se fait habituellement dans ce genre de récit peut paraître un brin opportuniste mais se serait oublié qu’il s’agit d’un personnage complet et pas uniquement d’une étiquette juste bonne à faire parler. Ringil possède une densité qu’il ne doit pas uniquement à sa masse musculaire, ses traumatismes familiaux et ses souvenirs de la guerre ont fait de lui un être cynique, réfractaire à l’autorité, hanté par son passé et sous l’emprise d’une colère sourde. Les chapitres qui lui sont consacrés sont un véritable défouloir, pas uniquement pour ses scènes de sexe, tel un taureau que rien ne peut arrêter ses charges mettent à mal un royaume sclérosé et des mentalités étriqués. Évidemment ses trois personnages vont voir leurs destinés converger mais l’ambiance du récit ne se prête pas vraiment à des retrouvailles chaleureuses.

Le style de l’auteur exige d’être apprivoisé. Si les combats sont d’une clarté écarlate et d’un dynamisme en accord avec le caractère des héros, la profusion de virgules lors des descriptions donne un aspect fouillis qui perd le regard du lecteur et atténue la puissance des lieux que l’auteur nous fait visiter. Des lieux qui possèdent pourtant un charme certains pour quiconque s’extasie devant des ruines médiévales ou des marais glauques. Mais c’est déjà un souci que j’avais constaté dans son roman de science-fiction thin air. L’intrigue tarde à se mettre en place mais l’auteur parvient à maintenir l’attention du lecteur grâce à ses personnages torturés. On peut regretter une conclusion épique mais un peu rapide pour un premier tome.

Cette introduction à la terre des héros est comme une attaque brutale qui laisserait une armée désemparée, se demandant ce qu’il y est arrivée. Avant qu’elle ne se rende compte qu’elle a subi un assaut frontal, sans subtilité ni originalité mais diablement efficace.

Résumé: Il y a dix ans, l’alliance des hommes et des Kiriaths a repoussé les terribles Écailleux. Qui se souvient maintenant des héros de cette guerre ?

Ringil vit en exil, rejeté par sa famille. Mais pour sa cousine Shérin, vendue comme esclave, il décroche son épée et retourne sur les lieux d’un passé qu’il avait tout fait pour oublier.

Dame Archeth, dernière représentante d’un peuple disparu, est la conseillère d’un empereur décadent qu’elle abhorre. Elle seule soupçonne qu’une terrible menace point aux frontières de l’empire.

Egar le Tueur de Dragons est un nomade des steppes, revenu de la guerre auréolé de triomphe. Une gloire aujourd’hui bien émoussée dans un monde qu’Egar ne reconnaît plus.

Ces trois-là ont tout perdu. Sauf peut-être la bataille qui les attend, héroïque et désespérée…

  • ISBN-10 : 2352943795
  • Broché : 456 pages
  • ISBN-13 : 978-2352943792
  • Dimensions du produit : 15.3 x 3.4 x 23.8 cm
  • Éditeur : Bragelonne (19 mars 2010)
  • Poids de l’article : 600 g
  • Langue : : Français

Zombie story tome 2 zombie nation de David Wellington, regarde le monde brûler

Après un premier tome fantasque qui réunissait tous les ingrédients de la bonne grosse série Z décomplexée, David Wellington revient avec un second tome de son apocalypse zombie. Alors que le premier volume mettait en scène un combat du bien contre le mal somme toute assez classique malgré les tentatives de l’auteur d’insérer de nouveaux éléments, ce second volume fait plutôt penser à un road-movie crépusculaire.

Les 100 premières pages n’offrent rien d’original, le monde s’effondre, personne n’y peut rien et c’est la panique générale. Du déjà vu mais les afficionados de lecture apocalyptique y trouveront leurs comptes. Le récit se concentre rapidement sur deux personnages principaux. Le premier n’est rien d’autre qu’une morte-vivante amnésique mais toujours consciente tandis que le deuxième est un capitaine de la garde nationale qui tente tant bien que mal de garder le contrôle de la situation.

Si ces deux personnages principaux avaient été correctement écrits le récit auraient pu être vraiment plaisants à suivre mais malheureusement ce n’est pas le cas. Clark se révèle complètement impuissant face à la menace mondiale et son personnage se résume à celui de bon petit soldat sans imagination. Il est tout juste bon à constater l’anéantissement de son monde. Le choix d’en faire un personnage sans attache ne contribue pas à en faire un héros attachant. Son profil est sans relief et son arc narratif ne parvient jamais à lui accorder ce sursaut d’instinct de survie pourtant nécessaire à ce genre de personnage.

Le cas de Nilla est plus problématique, son personnage de zombie amnésique en quête de réponse aurait pu être intéressant mais cela n’est jamais développé de manière passionnante. Nilla est une page blanche, donc elle aussi sans attache, qui doit aller d’un point A à un point B. Alors que son trajet aurait pu être original et palpitant. À la place on se retrouve avec une fuite éperdue qui n’utilise jamais les caractéristiques du personnage à son avantage, on aurait pu voir Nilla éviter des chasseurs humains ou tenter de communiquer avec ses pairs putréfiés au lieu de ça Nilla parlemente avec un mage mort et un télépathe reclus sortis de nulle part.

L’intrigue ne décolle jamais vraiment et les ajouts de l’auteur paraissent forcés, importants mais développés de manière bancale et finalement ils n’apportent pas grand chose au récit. Un récit qui paraît brouillon et très loin de l’action débridée que proposait le premier volume. L’auteur a voulu engager une réflexion sur l’humanité, la solitude et le sentiment d’abnégation mais le tout est maladroit et manque de profondeur.

Il ne reste plus qu’à espérer que l’auteur se sera débarrassé de ses démons pour le troisième et dernier tome et parvienne à revenir aux fondamentaux qui faisaient tout l’intérêt de son intrigue apocalyptique.

Résumé: Un jour les morts se sont relevés… Une vague de terreur et de cannibalisme se répand aux États-Unis. Bannerman Clark, capitaine de la Garde nationale, est chargé d’une mission capitale : découvrir l’origine de ce désastre et l’empêcher de gagner Los Angeles. Son enquête le mène en Californie où une femme détiendrait le secret de l’Épidémie. Mais elle est frappée d’amnésie. Et pour la protéger, Bannerman doit venir à bout de zombies de plus en plus nombreux, invisibles ou dotés de pouvoirs dignes de super-héros. Apprenez comment l’horreur a commencé…

  • Poche : 416 pages
  • Editeur : Bragelonne (14 juillet 2010)
  • Collection : Terreur
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2811203648
  • ISBN-13 : 978-2811203641

La Légion de la terreur: La Guerre des démons, T1 de Raymond E. Feist | 10 JUIN 2020

À l’autre bout de l’univers, un peuple est harcelé par une horde de démons terrifiants. Le monde des Taredhels était autrefois un vaste empire. Désormais, il n’est plus que ruine et cauchemar. Seul un espoir subsiste : une planète ancrée dans l’histoire de leurs lointaines origines… Convaincus que Midkemia est cette planète, les Taredhels souhaitent la reconquérir.

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Chronique : C’est quand même incroyable, le monde de Midkemia ne peut jamais avoir la paix alors qu’il se remet à peine d’une guerre et que Pug est parvenu à créer une organisation secrète composée de guerriers aux profils divers, voilà que ces maudits démons, que l’on pensait exterminés, pointent à nouveau leurs cornes.

Raymond E. Feist applique une recette qu’il maîtrise à la perfection avec cette nouvelle saga qui se passe dans le même univers qu’il peaufine depuis maintenant plus de trente ans. Sa narration simple et fluide permet d’arpenter ce vaste univers de manière complètement sereine sans se sentir complètement perdu. L’intrigue des tomes précédents est résumée de manière à permettre à chacun de prendre ses marques. De nouveaux personnages font leur apparition et renforce ce sentiment de découverte pour les nouveaux lecteurs qui ne connaissent pas encore cet univers qui s’étend même sur d’autres mondes.

En ce qui concerne les personnages il faut bien avouer qu’il est plus facile de s’attacher à ceux qui ont un rythme biologique semblable aux nôtres, comme Sandreena par exemple, que ceux qui annoncent leurs longévités comme qui rigolent. Difficile de s’identifier à un personnage qui affiche plusieurs siècles au compteur. Le choix de l’auteur de faire du peuple elfes, les Taredhels, des êtres hautains et méprisants paraît un peu étrange. Comment ressentir de l’empathie pour un peuple qui passe son temps à clamer son aversion pour les autres races ? Les prochains volumes apporteront peut-être une réponse en indivisualisant un peu plus ces réfugiés désespérés mais antipathiques.

Pug, qui a tenu le haut de l’affiche lors de nombreuses aventures précédentes, est plus en retrait dans ce tome. Tome qui introduit parfaitement l’intrigue de la saga mais qui souffre aussi de cet état malheureusement. En effet, arrivé à la fin de l’ouvrage on a l’impression d’avoir assisté à une longue introduction de 400 pages. L’auteur n’en finit pas de mettre en place son intrigue à l’aide de chapitres explicatifs très bavards durant lesquels les redondances se multiplient. Les derniers chapitres offrent des scènes qui laissent enfin place à l’action, la situation se dénoue enfin et certains antagonistes qui n’étaient que nommaient depuis le début du récit font enfin leurs apparitions, mais par rapport au potentiel que laisse entrevoir la saga, ces quelques scènes d’action ne sont pas une mise en bouche suffisante.

Nul doute que l’auteur saura rendre plus consistant les tomes suivants afin de rendre cette guerre des démons un peu moins sage et un peu plus trépidante.

Note : 8,5/10

 

  • Poche : 440 pages
  • Editeur : Bragelonne (10 juin 2020)
  • Collection : La Guerre des démons (1)
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028108373

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L’Appel du loup: Raven Blade, T1 de Anthony Ryan| 10 juin 2020


Célébré dans tout le Royaume Unifié pour son génie militaire après avoir vaincu le mal sans nom, Vaelin Al Sorma s’est détourné de la gloire, préférant vivre en paix dans les Hauts Confins. Mais des bruits courent sur l’approche de la Horde d’Acier, une armée menée par un homme se prenant pour un dieu. Vaelin découvre alors que Sherin, son amour perdu il y a longtemps, est leur captive. 

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Chronique : Après la trilogie blood song qui a fait sa renommée dans le milieu de la fantasy littéraire, Anthony Ryan revient avec une nouvelle saga qui prend à nouveau place dans le royaume unifié.
Un seul objectif semble avoir motivé l’auteur pour cette nouvelle saga, l’efficacité. La fantasy militaire n’a plus de secret pour lui, il sait comment mener sa barque pour captiver le lecteur pendant 500 pages. Alors certes cela manque un peu d’originalité, on y retrouve tous les ingrédients traditionnels de ce genre de saga, un peuple guerrier assoiffé de conquête, un chef de guerre ambitieux et égocentrique, sans oublier le mal ancien mais encore mystérieux qui tire les ficelles dans l’ombre. Rien de bien original en somme, David Gemmel et James Barclay on déjà contés des histoires similaires il y a quelques années déjà. Mais ce n’est pas parce que la recette est connue que le plat n’en est pas moins agréable en bouche.

Le royaume unifié ayant déjà été le théâtre de la saga précédente, les héros, que les lecteurs familiers de cet univers retrouveront avec plaisir, embarquent pour un nouveau continent largement inspiré par la Chine antique. Les nouveaux lecteurs peuvent cependant se lancer sans crainte dans la lecture de ces chroniques d’un voyage en Orient car l’auteur prend le temps durant les premiers chapitres de résumer l’intrigue de ses précédents ouvrages. Concernant le voyage en lui-même le choc des civilisations aurait pu être accentué notamment en évoquant les traditions culinaires par exemple ou les rapports hommes-femmes qui ont l’air d’être complexes.


Mais il ne s’agirait pas d’oublier que nous avons affaire à un saga de fantasy militaire et qui dit militaire dit bataille, combat et tripaille. Sur ce point là ce premier tome ne déçoit pas, ça tranche, ça entaille, ça perfore, ça découpe plus vite que le lecteur ne peut tourner les pages. Le dernier tiers du livre est consacré à un siège qui rappellera à tous ce que le mot épique signifie. Sans doute la partie du récit la plus immersive, même si, bien entendu, l’histoire principale stagne un peu durant cette bataille rangée.

Le fait de ne pas avoir encore lu la saga Blood song m’a empêché de pleinement apprécier le système de magie qui suit ses propres règles complexes à base d’immortalité, de chant magique capable de prouesses, de dons faisant penser aux superpouvoirs de certains héros de comics et de pierres antiques aux capacités encore brumeuses. mais cette absence de référence ne m’a pas empêché de me passionner pour la quête désespérée de Vaelin Al Sorna.

En l’état ce premier tome de Raven blade fait office de divertissement plaisant mais manquant un peu d’originalité. Il ne reste plus qu’à espérer que l’auteur parvienne à trouver un équilibre entre l’enchantement du voyage dans des contrées inconnues et l’action frénétique et sanglante.

Note : 9/10

 

  • Broché : 504 pages
  • Editeur : Bragelonne (17 juin 2020)
  • Collection : Raven Blade (1)
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028104214

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Laisse moi entrer de John Ajvide Lindqvist / bragelonne terreur / 11 mars

Résumé: Oskar a 12 ans et vit avec sa mère dans une banlieue glacée de Stockholm. Solitaire et discret, martyrisé au collège, Oskar n’a d’yeux que pour sa nouvelle voisine. Elle est si différente ! La petite fille ne sort que le soir, ne craint ni le froid ni la neige, et exhale une odeur douceâtre et indéfinissable. Oskar trouvera en elle un écho à sa propre solitude et ils deviendront vite inséparables. Mais que penser des meurtres et disparitions inexplicables qui se multiplient dans le quartier depuis son arrivée ?

Chronique: C’est par son second roman Le retour des morts que j’ai découvert Lindqvist et je garde un assez bon souvenir de cette lecture. J’avais trouvé sa relecture du mythe des morts-vivants, sous un prisme social, intéressante malgré quelques longueurs. C’est pourquoi je me suis lancé dans la lecture de son tout premier roman confiant dans ses talents.

Hors les longueurs c’est vraiment la seule chose que je retiens de cette nouvelle itération sur le thème du vampire. Sa vision du vampirisme n’apporte rien d’original. À sa décharge notons qu’il devient vraiment difficile de proposer quelque chose d’original sur ce thème. Cela étant dit cela n’excuse pas les errances de l’intrigue.

L’auteur multiplie les personnages avec leur propres arcs scénaristiques, non seulement ceux-ci se relèveront peu passionnants et sans véritables liens avec l’intrigue principale. L’aspect social est primordial dans ce premier récit de l’auteur suédois. La société suédoise des années 80 n’avait pas l’air d’être des plus reluisantes tant l’auteur insiste sur la misère sociale. Malheureusement il ne parvient pas à créer de l’empathie pour ses personnages que ce soit Tommy et sa crise d’adolescence sans relief ou Lacke et sa bande d’amis qui prennent une place trop importante alors que le véritable personnage de cette partie du récit est Virginia, qui n’est pas assez mise en avant pour que l’on ressente suffisamment d’empathie pour son sort.

À côté de ses digressions sans saveur, la relation entre Oskar et Eli est censée portée le récit. Oskar, personnage principal du roman, est crédible dans son rôle de tête de turc mais l’évolution du personnage est bancal, tantôt courageux et prêt à régler ses comptes avec ses tourmenteurs, tantôt passif comme si l’auteur ne parvenait pas à choisir comment faire évoluer son personnage. Quant à Eli son personnage est nimbé de mystère durant la majeure partie de l’histoire ce qui n’aide pas à créer une osmose entre ces deux parias. La révélation de ses origines arrivent trop tard et de manière trop succincte pour relancer le récit.

Une lecture assez mitigée donc et ce n’est pas la fin précipitée et narrée de manière maladroite qui va arranger les choses.

Note : 6/10

COLLECTIONL’Ombre
NOMBRE DE PAGES600
ISBN979-10-281-0345-3
TRADUCTEURSCarine Bruy

Calame, T1 : Les Deux Visages /11 mars 2020 de Paul Beorn

Après un an de guerre civile au royaume de Westalie, une rébellion est écrasée dans le sang au cours de l’assaut contre la capitale. Son chef légendaire, Darran Dahl, est tué dans un affrontement avec le roi lui-même et ses partisans sont jetés au cachot.

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Chronique: La production française en matière de littérature d’heroic fantasy est encore trop rare pour ne pas se permettre de souligner la sortie d’une nouvelle saga qui s’inscrit dans la lignée des meilleures productions du genre.

C’est en nous contant la défaite de ses héros que l’auteur a décidé de débuter son périple. Un choix original qui installe d’emblée un suspens insoutenable et nous fait rentrer dans le vif du sujet. Même si le récit s’installe progressivement dans une narration plus classique, ce parti pris de faire commencer sa saga par ce qui est souvent la fin dans d’autres saga reste bien trouver et accrocheuse.

L’idée d’un témoignage en vue d’écrire l’histoire des vainqueurs et une idée ingénieuse qui permet d’une part de prendre conscience des jeux de pouvoirs qui se mettent en place en coulisses et d’autres part à permettre au lecteur de s’immerger dans cet univers à travers des chapitres flash-back.

Le récit au passé prend une place de plus en plus importante et constitue la pièce maîtresse du récit. On assiste à la naissance d’une légende et d’une rébellion. La plume de l’auteur est rythmée et parcourue d’un souffle épique qui empêche le lecteur de reposer l’ouvrage. L’auteur devra forcément trouver une formule pour faire coïncider ses deux récits mais ce premier tome laisse présager du meilleur.

La seule chose qui me semble encore un peu perfectible, une fois la dernière page refermée, est le système de magie et de pouvoir. L’auteur va devoir détailler les différences entre les gottaran et les midaran afin de consolider son univers.

Un premier tome prometteur qui laisse envisager le meilleur pour la suite.

Note: 9/10

 

  • Poche : 552 pages
  • Editeur : Bragelonne (11 mars 2020)
  • Collection : Calame (1)
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028107734

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Zombie Story, T1 : Zombie Island (11 Mars 2020) de David Wellington

À la suite d’une catastrophe mondiale les pays les plus développés sont envahis par des hordes de zombies cannibales. Seules quelques enclaves subsistent, en Somalie notamment. À la recherche d’un remède au virus, un groupe d’adolescentes surarmées, menées par un vétéran, se rend à New York.

Achat du livre : https://amzn.to/2UbEeeJ

Chronique : David Wellington s’est fait spécialiste de la réécriture de mythe moderne. Je garde un excellent souvenir de ma lecture de Positif, son précédent ouvrage sur les zombies et la fin du monde. Visiblement il n’avait pas encore tout dit sur le sujet.

Dès les premières pages il est évident que l’auteur a voulu écrire la série B, ou Z comme vous voulez, ultime. Il convoque tous les ingrédients pour faire du premier tome de cette trilogie un concentré d’action pure sans aucun temps mort. On retrouve donc le personnage principal obligé de se lancer dans une quête périlleuse par amour de ses proches, en l’occurrence sa fille, ainsi que la bande de guerrières déchaînées et armés jusqu’aux dents. Le personnage de Dekalb est un digne héritier d’Ulysse, c’est à dire un héros sans force physique particulière, un peu lâche et qui devra apprendre à compter sur son intellect et sa débrouillardise pour espérer se sortir vivant de cette morgue à ciel ouvert qu’est devenue New York.

Lui et Gary sont les deux seuls personnages qui disposent d’un réel développement. Le récit étant essentiellement concentré sur l’action. Comme dit plus haut, le récit ne souffre d’aucun temps mort et l’intrigue, une fois que l’on a accepté son côté fantastiquement loufoque, offre de sacrés moments de suspens et de déferlements d’adrénaline.

L’action culmine jusqu’à un final dantesque dans central park et une fin ouverte qui ne laisse qu’une seule interrogation, celle de savoir comment l’auteur va orienter la suite.

Un récit a dévorer pour tous ceux qui cherchent un exutoire facile d’accès. Une série B sanglante qui ne prétend pas être autre chose et c’est exactement ce que l’on attend d’elle.

Note : 8,5/10

 

  • Poche : 416 pages
  • Editeur : Bragelonne (30 mai 2013)
  • Collection : FANTASTIQUE
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2811210563

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