Zombie Story, T1 : Zombie Island (11 Mars 2020) de David Wellington

À la suite d’une catastrophe mondiale les pays les plus développés sont envahis par des hordes de zombies cannibales. Seules quelques enclaves subsistent, en Somalie notamment. À la recherche d’un remède au virus, un groupe d’adolescentes surarmées, menées par un vétéran, se rend à New York.

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Chronique : David Wellington s’est fait spécialiste de la réécriture de mythe moderne. Je garde un excellent souvenir de ma lecture de Positif, son précédent ouvrage sur les zombies et la fin du monde. Visiblement il n’avait pas encore tout dit sur le sujet.

Dès les premières pages il est évident que l’auteur a voulu écrire la série B, ou Z comme vous voulez, ultime. Il convoque tous les ingrédients pour faire du premier tome de cette trilogie un concentré d’action pure sans aucun temps mort. On retrouve donc le personnage principal obligé de se lancer dans une quête périlleuse par amour de ses proches, en l’occurrence sa fille, ainsi que la bande de guerrières déchaînées et armés jusqu’aux dents. Le personnage de Dekalb est un digne héritier d’Ulysse, c’est à dire un héros sans force physique particulière, un peu lâche et qui devra apprendre à compter sur son intellect et sa débrouillardise pour espérer se sortir vivant de cette morgue à ciel ouvert qu’est devenue New York.

Lui et Gary sont les deux seuls personnages qui disposent d’un réel développement. Le récit étant essentiellement concentré sur l’action. Comme dit plus haut, le récit ne souffre d’aucun temps mort et l’intrigue, une fois que l’on a accepté son côté fantastiquement loufoque, offre de sacrés moments de suspens et de déferlements d’adrénaline.

L’action culmine jusqu’à un final dantesque dans central park et une fin ouverte qui ne laisse qu’une seule interrogation, celle de savoir comment l’auteur va orienter la suite.

Un récit a dévorer pour tous ceux qui cherchent un exutoire facile d’accès. Une série B sanglante qui ne prétend pas être autre chose et c’est exactement ce que l’on attend d’elle.

Note : 8,5/10

 

  • Poche : 416 pages
  • Editeur : Bragelonne (30 mai 2013)
  • Collection : FANTASTIQUE
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2811210563

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Nous sommes Bob, T3 : Tous ces mondes (13 mars 2019) de Dennis E. Taylor

Le quotidien d’un vaisseau interstellaire intelligent devrait vraiment être plus fun. Pourtant, depuis qu’ils se sont éparpillés dans l’espace, Bob et ses clones ont toujours des ennuis.

Certes, ils ont établi assez de colonies extrasolaires pour empêcher l’extinction de l’humanité. Mais les querelles politiques ont la vie dure, et des sondes brésiliennes essaient encore d’éliminer toute concurrence. Sans parler du conflit avec une espèce extraterrestre technologiquement plus avancée, dotée d’un grand appétit et d’un caractère explosif.

Désormais les Bob doivent se préparer à une bataille décisive pour défendre les leurs. Ils vont avoir besoin de toute l’aide possible… or deux Bobs de la huitième génération ont fait une trouvaille dans l’espace profond. Une découverte qui pourrait sauver la Terre et peut-être l’humanité tout entière…

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Chronique : Et nous revoilà avec le troisième et dernier volume de la trilogie geek de Dennis E. Taylor. L’auteur parvient-il à conclure dignement sa saga spatiale ? C’est ce que nous allons voir.

Ce troisième volume se veut plus terre à terre que les précédents. L’exploration spatiale laisse place aux multiples colonisations par les humains des planètes découvertes par les Bob. Les intrigues se font plus humaines, plus sentimentales aussi, et cela n’est pas pour me déplaire. J’ai toujours trouvé que l’auteur s’en sortait mieux dans les interactions de Bob avec les humains que dans les scènes se déroulant dans l’espace. N’allez pas croire pour autant que l’on s’ennuie à la lecture de cet ultime tome. On a droit à une rébellion sur une planète aquatique, l’évacuation des derniers terriens et les premières guerres claniques. Les réunions de Bob et sa multitude de clone, les fameux grands raouts, sont toujours un délice de lecture. L’auteur conclue ici les intrigues débutés dans le premier volume tout en développant la mentalité des Bob, I. A. immortels destiné à survivre à cette humanité qu’il a sauvée de l’extinction.

Le côté space-opéra de la saga refait surface de manière plus sporadique, à l’occasion d’une bataille contre un ennemi de la première heure mais surtout face aux grand ennemis que sont les Autres, cette race insectoide qui moissonne les mondes pour piller les matières premières. Contrairement au précédent volume où je trouvais les batailles spatiales plutôt brouillonnes, celles décrites dans ce tome apparaissent beaucoup plus lisible et mettent toujours en avant l’ingéniosité des Bob.

En trois tomes l’auteur à livrer une saga qui est un hommage à la culture geek. Bob et son bataillon de clones, qui ont surmonté tous les obstacles avant tout avec leurs cerveaux, sont les équivalents de ces icônes pop immortelles, issues du cinéma ou de la bande dessinée, qui ont bercé, et continue à bercer, notre imaginaire.

Note : 8/10

 

  • Broché : 351 pages
  • Editeur : Bragelonne (13 mars 2019)
  • Collection : Bragelonne SF
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1028106973

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Block 46 de Johanna Gustawsson

Résumé : Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie… En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944. Johana Gustawsson vit à Londres, avec son fils et son mari.

Chronique : Contrairement à ma lecture précédente, dont vous pouvez retrouver la chronique plus bas, celle-ci a mal commencé. Les personnages sont inconsistants et malgré le fait que l’enquête se déroule sur deux pays différents à aucun moment on a l’impression d’être à Londres ou en Suède. Je vais éviter de m’étendre sur les chapitres où le narrateur semble aussi être l’assassin vous savez dorénavant ce que j’en pense.

J’entamais donc ma lecture avec difficulté. L’enquête piétine pendant les deux cents premières pages et seuls les chapitres se focalisant sur les camps de la mort revitalisent le récit par l’horreur mortifère qu’ils amènent.

J’étais tellement lassé de la construction du récit que je ne m’attendais plus à rien de la part de l’œuvre. Aussi lorsque tombe la révélation finale j’avoue avoir été surpris, L’auteure est parvenue à me prendre à mon propre piège de lecteur désabusé. Mais d’autres ne s’y laisseront peut-être pas conter.

Cependant malgré ce retournement de situation bienvenue, le style générique de l’auteure ne m’accroche pas suffisamment pour que j’ai envie de découvrir le reste de ses ouvrages.

Note :6/10

Éditeur Bragelonne
Date de publication 21 octobre 2016
Langue Français
Longueur du livre 480
ISBN-10 2811218297

L’interview de Serge Brussolo pour la sortie de ANATOMIK le 13/11/2019

Avec la parution du nouveau livre de Serge Brussolo aux Éditions Bragelonne voici une interview en 18 points avec le maitre français souvent comparé à Steven King.

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Site de Serge Brussolo : https://brussolo-serge.pagesperso-orange.fr/

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L’interview de Serge Brussolo

1 : Que diriez-vous pour convaincre que l’histoire que vous écrivez est intéressante, importante et utile ?

Cela fait quarante ans que je publie, j’ai mes lecteurs fidèles, je pense que je n’ai pas à les convaincre que ce que j’écris va les intéresser, ils me font confiance. C’est du moins ce qui ressort des réactions que je reçois. Ils aiment le style d’histoires que je raconte, ils savent à quoi s’attendre. J’écris pour eux. Je n’ai jamais cherché à m’attirer un public généraliste, ce qui m’obligerait à faire trop de concessions. Certains éditeurs m’y ont encouragé, certes, mais ça ne me convenait pas. Le réalisme n’est pas mon élément naturel.

: À partir de quand le passé devient-il assez vieux pour être de l’histoire ? L’humain (dans le récit) pourquoi est-il un animal qui trébuche vingt fois sur le même caillou ?

La notion de passé est très relative. Quand j’évoque devant un jeune homme les événements de 1968 ça lui paraît aussi lointain que les Croisades ou la Guerre de Cent ans, or pour moi c’était hier. Einstein a écrit quelque chose à ce propos, je crois. L’homme ne tire jamais les leçons de l’expérience, il recommence perpétuellement les mêmes erreurs, c’est comme ça depuis la nuit des temps, et il en ira ainsi jusqu’à ce qu’il détruise la planète. Ce qui évolue, en revanche, ce sont les outils de destruction dont il dispose.

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3 : Comment démêler le vrai du faux dans les récits écrit pour un public qui dans son premier abord ne cherche pas un livre dit réaliste ?

Si l’on commence à se poser ce genre de question, on se gâche d’emblée le plaisir de la lecture ! Le lecteur doit jouer le jeu, se laisser prendre au piège du récit, s’abandonner au rêve, sinon ce n’est pas la peine d’ouvrir un roman, mieux vaut lire des traités de sociologie ou de mathématiques. C’est d’ailleurs pour cette raison que certaines personnes détestent les romans et les jugent inutiles.

4 : Est-il nécessaire d’avoir des connaissances solides dans un sujet pour arriver à en faire un livre ? La confiance que le public accorde à vos récits est-elle dangereuse ?

C’est sûr qu’il est préférable de ne pas dire de conneries dans un contexte réaliste, mais ce n’est pas tellement le domaine dans lequel j’évolue. La Fantasy ne prête pas le flanc à ce genre de critique. Maintenant, si l’on écrit un roman historique, il est préférable de savoir de quoi on parle. Cela dit, je ne vois pas en quoi raconter comment était fabriquée une armure peut s’avérer dangereux… A moins que le lecteur ne s’improvise forgeron ! Mais là cela relève de la bêtise. Il y toujours des esprits faibles, si l’on se met à censurer les livres à cause d’eux, on n’écrit plus rien.

5 : Que pensez-vous  de la multiplication des romans dits best-sellers ces dernières années ?

Les best-sellers ont toujours existé, ça n’a rien d’un phénomène nouveau. C’est le public, les médias et la publicité qui les fabriquent. Ils correspondent à une attente du public à un moment donné. Ils obéissent à un effet de mode, ainsi qu’à un certain conformisme, ce qu’on surnomme « l’effet moutonnier ». Puis le temps passe, et la plupart d’entre eux sont oubliés.

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6 : Voyez-vous le livre dématérialisé comme l’avenir de l’éducation et de l’information, et devrait-il donner plus de visibilité aux jeunes lecteurs ?

Il ne faut pas se leurrer, en tant que grand défenseur (et utilisateur) du ebook, j’ai pu me rendre compte qu’on se heurtait à une terrible résistance du public. Aux USA, le livre dématérialisé fonctionne très bien, il représente le quart des ventes totales du pays. En France, hélas, ce support ne prend pas, on est à peine à 4%.  A l’heure actuelle il est impossible de prévoir si le ebook a la moindre chance de survivre. Il faudrait que le jeune public s’y mette sans tarder car sinon les éditeurs laisseront tomber. Certains n’y croient déjà plus et se montrent très pessimistes. En ce qui me concerne, les ventes dématérialisées représentent 10% des ventes totales.

7 : L’idéologie a-t-elle sa place dans le récit ?

Chaque auteur à ses convictions, l’empêcher de les exprimer relèverait de la censure. C’est d’ailleurs un peu ce qui se passe avec la généralisation du « politiquement correct », des choses ou des mots qu’il ne faut ni prononcer ni évoquer… Maintenant qu’on soit d’accord ou pas avec les idées de l’auteur relève d’un autre débat. Il convient de se méfier de la pensée unique.

8 : Que pensez-vous du travail de Stephen King qui vous est souvent comparé?

Je connais mal Stephen King, je n’ai lu que deux romans : Salem et Shining. Son fantastique n’est pas le mien, il est très ancré dans le réalisme, ce qui n’est pas mon cas. Je préfère le franc délire, les frontières qu’on repousse, voir jusqu’où on peu aller trop loin. 

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9 : Est-il conseillé de juger un roman en s’appuyant sur nos mœurs actuelles ? Peut-elle se transformer en propagande ? 

Encore une fois tout cela est très relatif. La notion d’admiration est toujours tributaire d’un moment historique. Au XIXe siècle on trouvait tel ou tel roman génial, aujourd’hui on estime que ces mêmes oeuvres sont des bouses et leurs auteurs de gros nuls… Il en ira de même pour notre période. Les « grands » auteurs d’aujourd’hui passeront probablement pour des has been dans trois ou quatre décennies… en admettant qu’on lise encore!

10 : Selon vous, est-ce que la science-fiction nous permet de réfléchir à un futur plus ou moins proche et d’éviter ainsi de potentiels dangers ? dixit votre nouveau roman « Anatomik »

C’était, à l’origine, le but de la SF, à travers une métaphore de faire la critique de nos sociétés. Tous les auteurs n’ont pas suivi cette voie, et le genre a peu à peu évolué vers la simple distraction. Dans les livres qui me passent entre les mains, je détecte souvent une idolâtrie excessive de la technique. Une vénération de la Science qui confine à la religion. Ce manque de recul critique me gêne un peu.

11 : Que pensez-vous du paysage de la littérature dite de genre actuel et de son évolution ?

Pas grand-chose car j’en lis très peu. Je suis gêné par le formatage des genres comme le thriller qui ne nous présente plus guère que des histoires de serial killer, et cela depuis plus de vingt ans! ça m’ennuie, et ça a grandement contribué à m’éloigner du genre.`

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12 : Existe-t-il une concurrence entre les auteurs ?

Concurrence je ne sais pas, mais une grosse jalousie, oui c’est sûr, en dépit des grandes claques dans le dos que s’envoient les écrivains. Dès qu’on a le moindre succès, on devient un concurrent, et c’est mal vu.

13: Sont-ils plus suivis pour leur personne que pour leur contenu ?

Non, les auteurs ne sont pas des stars de cinéma. L’écriture reste un métier obscur, qui n’a rien de glamour ni d’excitant aux yeux de la plupart.

14 : L’argent nuit-il au métier ?

Etant donné le faible pourcentage des droits que touchent la plupart des auteurs j’aurais plutôt tendance à reformuler la question en « Le MANQUE d’argent nuit-il au métier? » Rappelons que 90% des écrivains sont obligés d’exercer un autre métier pour survivre. Les médias ne cessent de mettre en avant les auteurs fortunés, mais ils oublient de préciser que ces rares privilégiés sont extrêmement peu nombreux.

15 : Combien de temps passez-vous à écrire et quel sont vos loisirs extérieurs ?  

 Ecrire est pour moi un plaisir, donc un loisir à temps complet. La durée d’écriture dépend du livre, de l’humeur, des événements extérieurs. Trouver les idées peut prendre plusieurs années, l’écriture du manuscrit deux ou trois mois pour le premier jet, viennent ensuite les corrections. Il n’existe pas de règles. J’ai écrit certains roman en dix jours (comme Simenon) d’autres en un an, voire davantage.

16 : Malheureusement le cinéma et vous ne vous êtes pas donné rendez-vous, mais êtes vous cinéphile ?  Quels sont les films et séries que vous aimez ?

Je ne considère pas le cinéma comme une promotion, donc le mot « malheureusement » est de trop. Je n’ai aucun regret, mais plutôt un certain soulagement. J’ai refusé beaucoup de propositions parce que je ne voulais pas voir mes romans massacrés. Les scénarios qu’on me présentait étaient le plus souvent absurdes ou sans aucun rapport avec le livre.

Je n’ai rien d’un cinéphile, je reste un homme du livre. Pour moi, le cinéma est une aimable distraction, rien de plus, ça ne me passionne pas. Si je « regarde » une série, c’est d’un œil distrait, la plupart du temps en faisant autre chose.

17 : Comment voyez-vous votre avenir dans les prochaines années ?

A mon âge il est conseillé de ne pas faire de projets, mais plutôt de profiter de l’instant présent.

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18 : Pouvez nous donnez des indices sur vos prochaines sorties et où en sont vos projets jeunesses comme Peggy Sue où Elodie ?  

Les prochaines sorties sont sur mon site perso, dans les mois qui viennent je compte me focaliser sur l’auto-édition numérique (gratuite) pour des raisons de liberté d’écriture. Les contraintes éditoriales me sont devenues insupportables.  Je n’écris plus d’ouvrages « jeunesse » depuis presque dix ans. Ce cycle était lié à un éditeur, Olivier Orban chez Plon, qui me laissait toute liberté d’écriture (qu’il en soit remercié!) Je ne suis pas certain qu’aujourd’hui on me permettait d’écrire ce genre de texte, donc je préfère m’abstenir, je n’ai pas envie de batailler contre la censure, j’ai passé l’âge.

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Nous sommes Bob volume 2 : Nous sommes nombreux de Dennis E. Taylor

Résumé : Bob Johansson et ses copies ont désormais quitté la Terre depuis quarante ans, et sont à la recherche de nouvelles planètes habitables. Mais c’est la seule partie du plan encore viable. Une guerre globale a éclaté, éliminant 99,9% de l’espèce humaine. Un hiver nucléaire rend progressivement la Terre inhabitable. Un groupe d’extrémistes souhaite finir le travail et supprimer ce qui reste de l’humanité. Les sondes brésiliennes sont encore en activité et continuent à vouloir écarter toute concurrence. Et les Bob ont découvert une espèce capable de voyager dans l’espace qui considère toute forme de vie comme de la nourriture…

Chronique : La lecture du premier volume de la trilogie m’avait enthousiasmé grâce à son concept original et son style lui permettant d’introduire des concepts propres à la science-fiction de manière abordable.

Ce second volume confirme la place de la saga dans la longue histoire de la science-fiction. Une place à part tant l’auteur cultive un style léger et humoristique, en témoigne les nombreuses références à la culture pop, au détriment du style épique qui est de mise le plus souvent dans ce genre de récit. Un choix qui sert le plus souvent l’intrigue dans le bon sens, il est toujours amusant de lire les réactions des I. A. que sont devenus les bobs face aux dérives humaines. Le revers de la médaille est que l’auteur a bien du mal rendre palpitantes les différentes confrontations spatiales qui parsèment son œuvre. d’autant plus que ces lors de ces passages que l’auteur multiplie les termes techniques qui, à titre personnel, ne me parle pas.

Les chapitres les plus intéressants sont ceux où Bob et ses nombreux clones explorent l’espace et se prêtent à des études anthropologiques sur des espèces extra-terrestres. Chapitres durant lesquels Bob se rapproche le plus du concept d’humanité, le voir interagir et trouver une solution à chaque nouvel obstacle rencontré est vraiment plaisant.

L’histoire, éclatée entre différentes versions de Bob, espacé de plusieurs années-lumière, propose de nombreux rebondissements. Pourtant on ne ressent jamais de réelles difficultés pour les bobs. Ces immenses ordinateurs réfléchissant à la vitesse de la lumière trouvent très vite des solutions à tous les problèmes, empêchant ainsi la création d’un suspens haletant.

Malgré ses légers défauts la lecture de cette saga reste un plaisir de lecture agréable et distrayant.

Note : 8/10

Éditeur Bragelonne
Date de publication 12 septembre 2018
Langue Français
ISBN-13 979-1028111427