En attendant le jour de Michael Connelly, profitez d’une dernière séance avec Renée Ballard

California nightmare

S’il y a bien un auteur ponctuel dans l’industrie de l’édition c’est bien Michael Connelly, cela fait maintenant plus de vingt ans qu’il livre tous les ans une enquête policière toujours dans les rues glauques de Los Angeles ou sa proche banlieue. Bien évidemment, avec un rythme aussi soutenu, difficile de ne produire que de bon polars captivants. Les derniers Connelly avaient tendance à sombrer dans une logorrhée procédural pas toujours pertinente et entretenaient une ambiance un peu lisse, loin de l’ambiance un peu crasseuse des premiers volumes.

La création d’un nouveau personnage était donc le coup de fouet nécessaire pour relancer la machine. J’avoue avoir eu un peu peur au début que l’auteur ne parvienne pas à rendre ce personnage d’inspectrice nocturne aussi charismatique que son fameux Harry Bosch mais mes craintes ont rapidement étaient balayées. Renée Ballard est un personnage solide, et ce malgré son patronyme un peu lourdaud pour nos oreilles françaises. Connelly fait d’elle un pendant féminin de Bosch, tout comme lui elle considère son métier de flic comme un sacerdoce qu’il faut effectuer h24, tout comme son illustré prédécesseur elle est en butte avec sa hiérarchie, mais là où Bosch refusait les compromis et exprimé son aversion pour la bureaucratie, Ballard, elle, est victime d’une injustice qui la met au ban de son unité alors même qu’elle a fait du respect des procédures sa devise. Malgré l’injustice criante dont elle est victime, Ballard serre les poings et garde la tête haute, elle trouve une évasion dans le surf, ce qui permet à Connelly de dépeindre une Los Angeles que l’on a peu vue dans ses précédents ouvrages, en somme une héroïne moderne, attachante et dotée d’une force de caractère classique mais qui fait toujours autant du bien à lire. Si je veux chipoter un peu je dirais que je trouve sa motivation première pour s’enrôler dans la police un peu légère mais rien de grave.

Au niveau de l’intrigue Connelly nous offre un bon cru. L’intrigue est rapidement captivante et nous replonge dans les rues d’une ville toujours aussi meurtrière. Les décors sont légèrement plus glauques que les derniers dans lesquels enquêtait Bosch. Un hôtel miteux, des entrepôts abritant des tournages de films pornographiques à tendance sado-masochiste et surtout la fameuse maison à l’envers qui offre un moment de bravoure haletant à notre héroïne. Cette virée nocturne avec l’inspectrice Ballard se fait quasiment en apnée. Évidemment avec des événements qui s’enchaînent aussi vite certains détails passent à la trappe ou paraissent un peu invraisemblables. Certaines intrigues secondaires se concluent de manière abrupte et il manque un paragraphe ou deux pour étoffer l’antagoniste principal et expliquer comment il en est arrivé là mais cela fait trop longtemps que je n’ai lu un Connelly aussi nerveux pour bouder mon plaisir. J’en parviens même à lui pardonner le fait qu’il use encore une fois de son vieux gimmick scénaristique que tous ses lecteurs connaissent par cœur et qui ne surprend plus personne hormis les nouveaux venus.

En attendant le jour est un excellent cru de Michael Connelly. Un point d’entrée idéal pour tous ceux qui voudrait faire connaissance avec sa vision de Los Angeles et des forces de l’ordre. Une héroïne qui fait honneur à ses aînés tout en étant un personnage à part entière. Inutile de vous dire que le prochain volume de ses aventures, qui va la faire rencontrer un certain enquêteur à la retraite, ne va pas tarder à tomber entre mes mains.

Résumé: Reléguée au quart de nuit du commissariat d’Hollywood, l’inspectrice Renée Ballard se lance dans des enquêtes qu’elle n’a pas le droit de mener à leur terme. Le règlement l’oblige en effet à les confier aux inspecteurs de jour dès la fin de son service. Mais, une nuit, elle tombe sur deux affaires qu’elle refuse d’abandonner: le tabassage d’un prostitué laissé pour mort dans un parking, et le meurtre d’une jeune femme lors d’une fusillade dans un night-club. En violation de toutes les règles et contre les désirs mêmes de son coéquipier, elle décide de travailler les deux dossiers de jour tout en honorant ses quarts de nuit. L’épuisement la gagne, ses démons la rattrapent et la hiérarchie s’acharne, mais Renée Ballard n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

  • Éditeur : Calmann-Lévy (13 mars 2019)
  • Langue : Français
  • Broché : 432 pages
  • ISBN-10 : 2702156932
  • ISBN-13 : 978-2702156933
  • Poids de l’article : 422 g
  • Dimensions : 13.5 x 3 x 21.5 cm

Histoire Barbapapa – Les chevaux de Alice Et Thomas TAYLOR

De jolis albums aux pages pelliculées, comprenant deux histoires inédites des Barbapapa, à la découverte des animaux du monde entier, ainsi que des pages de jeux et d’informations.
Accompagne-les en Californie en compagnie des chevaux, puis dans les plaines américaines, où Barbouille rencontre une moufette !

Critique : Une très belle surprise que cette collection Barbapapa, la qualité des pages, glacées est bien différente des autres livres pour enfants. Il y a 2 histoires à chaque fois et des petits jeux à la fin, c’est complet et cela peut servir à plusieurs âgés, au début on regarde les images, on tourne les pages, ensuite on apprend les animaux et ensuite, on fait les jeux et on apprend la géographie et les animaux ce qui permet aux enfants d’apprendre tout en lisant avec leurs personnages.

Note : 10/10

 

  • Album: 48 pages
  • Editeur : Dragon D’Or (7 avril 2016)
  • Collection : Les petites histoires de Barbapapa

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