Critique: Ragnarök Saison 01 / NETFLIX

Salut à tous !
Nouvelle critique sur Ragnarök série TV de Adam Price avec David Stakston (Magne), Jonas Strand Gravli (Laurits) sur Netflix
#ragnarok #Netflix #nord

Test Blu Ray : Split de M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Anya Taylor-Joy

Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.

Chronique Film:  » James McAvoy incarne un personnage muli-facettes complexe, un schizophrène aux 23 identités qui cohabitent et dialoguent au sein de la même entité morphologique et psychologique !  À ce niveau, c’est tout simplement sidérant et jubilatoire de l’observer se métamorphoser dans son attitude, son regard, sa voix et son langage ! Tour à tour apeuré, protecteur, inquiet et bien sûr féroce, l’acteur est à lui seul la révélation du film, comme si ces changements étaient opérés par un claquement de doigt sans qu’on s’y attende ! La peur indicible s’installe alors crescendo, autant par rapport à cette maladie que celui des trois adolescentes kidnappées dont l’une va faire la différence par sa présence et son jeu très bon (Anya Taylor-Joy), mais peut-être aussi de manière trop explicite et prévue… Cette angoisse fluctue donc doucement et intelligemment selon qui apparaît soudainement, que ce soit Barny, Dennis, Patricia, Hedwig,… et c’est donc aussi tout l’intérêt de cette histoire dont le thème de l’enfermement par contre, est à l’opposé assez classique… Le réalisateur a eu également l’intelligence d’installer une relation très utile et crédible entre cet individu multiple et sa thérapeute dont Betty Buckley rend ce rôle très humain, sensible et profond ! Ces moments sont sans doute d’ailleurs essentiels, instructifs et franchement passionnants… Alors bout à bout tous ces éléments s’imbriquent naturellement et donnent force à cette réalisation loin de tout cliché attendu. Et si l’on y ajoute cet univers glaçant et inquiétant de sous-sol sans repère évident mais aux symboles lourds et précis, on reste en haleine et en alerte de façon permanente ! Un excellent thriller psychologique de M. Night Shyamalan, également aux multiples facettes, inattendu et prometteur…

Note : 9/10

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Test Blu Ray :

Image : Split a été filmé numériquement et l’image est très lisse et propre, alors qu’une texture plus grinçante pourrait l’améliorer un peu plus. Néanmoins, l’image numérique est excellente. La clarté est remarquable et les détails sont à peu près aussi bons que l’on trouvera dans 1080p. La source peut rendre certains éléments, comme les murs à texture grossière dans la salle de maintien, mais il ne faut pas se tromper de la complexité inhérente aux textures de la peau et de l’habillement, dans des gros plans et même dans différents plans de milieu de gamme. Tous les pores, les rides, les morceaux de chaume au sommet de la tête découpée de McAvoy, le point et la mêlée sur les vêtements sont pris en compte et clairement visibles. Les couleurs sont agréablement neutres, contrastant quelques nuances lumineuses contre l’endroit bien éclairé, mais encore humide et triste où se trouvent les filles. Quelques flashbacks offrent des feuilles d’automne pointillées. Les niveaux de noirs sont très profonds et permettent de définir un certain nombre de scènes. Les tons de peau sont légèrement pâteux mais jamais trop loin de l’ordinaire. Un léger bruit est visible dans quelques endroits, mais globalement le transfert de Universal est un grand gagnant.

Son : Split dispose d’une bande sonore sans perte DTS-HD Master Audio 5.1 standard. Il est aussi dynamique que possible, offrant une belle gamme de signaux subtils et d’effets intensifs intensifs. La musique est impressionnante et bien définie dans toute la gamme, mais la partie basse domine certainement, et dans l’acte final en particulier. Il peut être un peu déprimé, sévère et profond par la conception, ce qui entraîne une incursion très efficace. Le support de bas niveau, cependant, est le point culminant, avec de nombreux sons divers et profonds battant la scène dans l’acte final. . Quelques coups de fusil de chasse offrent un boom concussif satisfaisant, pas tout à fait au niveau de la réalité, mais assez profond pour satisfaire. Le dialogue est un pilier et offre un front-et-centre et avec une excellente clarté et une hiérarchisation.

Bonus : Outre les habituels scènes coupées et l’anecdotique fin alternative, le disque propose plusieurs modules consacrés à la conception du film et à la composition du casting. Et s’ils ne brillent pas nécessairement par leur originalité, ils se révèlent néanmoins particulièrement intéressants

Fin alternative avec introduction optionnelle de M. Night Shyamalan (1’35 » – VOST)
9 scènes coupées avec introductions optionnelles de M. Night Shyamalan (26’35 » – VOST)
Making of (9’48 » – VOST)
Tous les visages de James McAvoy (5’36 » – VOST)
Dans la peau du réalisateur M. Night Shyamalan (3’38 » – VOST)

 

  • Acteurs : James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley, Haley Lu Richardson, Jessica Sula
  • Réalisateurs : M. Night Shyamalan
  • Format : PAL
  • Audio : Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Norvégien, Néerlandais, Français, Allemand, Suédois, Islandais, Danois, Portugais, Arabe, Hindi, Turc, Finnois
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 27 juin 2017
  • Durée : 112 minutes

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Follow Me Back (1 juin 2017) de A. V. Geiger

Agoraphobe, Tessa Hart ne parle à presque personne au quotidien, exception faite des réseaux sociaux où elle nourrit sa passion pour Eric Thorn, le prodige pop-rock de sa génération. Prenez-la pour une folle si vous voulez, mais il est le seul qui semble la comprendre, alors même qu’ils ne se sont jamais rencontrés…
Pris au piège entre son contrat et des fans envahissants au point de lui faire craindre pour sa vie, Eric se crée un faux compte Twitter pour troller l’un de ses plus gros followers, @Tessa♥Eric. Au lieu de ça, la relation qu’ils tissent sur Twitter dépasse vite tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Et lorsque les deux se donnent rendez-vous dans la vraie vie, ce qui aurait pu être la plus belle rencontre de tout les temps vire au cauchemar…

Chronique :  Tout ce que Eric veut faire, c’est libérer un certain stress et un contrecoup sur certains de ses fans. Ce qu’il ne s’attend pas, c’est un fan solitaire appelé Tessa pour comprendre la lutte qu’il traverse. La dernière chose qu’Eric voulait faire, c’était tomber amoureux d’elle.
La seule façon de faire face à son agoraphobie (la peur de quitter sa chambre) de Tessa est d’écouter son artiste préféré, Eric Thorn. Quand on parle aux gens dans la vie réelle cela devient trop difficile, Tessa se tourne vers les médias sociaux où elle peut être complètement anonyme et exprimer son amour pour l’artiste, ce qu’elle ne s’attend pas à être amitié avec la personne qui la harcèle en ligne.
Cette histoire est absolument adorable.L‘idée derrière l’histoire, les personnages et l’unicité est tout simplement si bien pensée et se fond dans une si belle histoire.
Tessa était un personnage aussi confidentiel. Elle était si gentille et intelligente. Au début, on pense que sa part de l’histoire sera ennuyeuse en raison de son agoraphobie, mais l’auteur a fait un travail incroyable en gardant son histoire intéressante, même si elle a passé la plupart du livre dans sa chambre. vous pouvez comprendre totalement pourquoi elle a développé la peur

Le point de vue d’Eric à ce le côté moche et effrayant que personne ne pense vraiment. Le côté d’Eric que vous voyez hors scène est complètement différent de ce que vous voyez sur la caméra. Il n’est pas sorti, il n’aime pas être à moitié nu et agir comme un joueur, ce n’est pas ce qu’il est vraiment, mais malheureusement, il doit faire ce que dit son publiciste.  L’auteur a fait un travail incroyable éliminant les clichés et rendant l’histoire si intéressante que on ne pourrais pas la mettre en pause.
On vous préviens, la fin est super mignonne, où tout fonctionne parfaitement (juste le type de fin que vous pensiez arriver), puis BAM! Vous lisez le dernier chapitre (très court) et toute l’histoire vient d’être décalée. Un superbe roman où on a hâte de lire le tome 2

Note : 9/10

 

  • Broché: 360 pages
  • Editeur : R-jeunes adultes (8 juin 2017)
  • Collection : Hors collection

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Les Veines de l’océan (5 avril 2017) de Patricia Engel

Reina Castillo voit sa vie basculer le jour où son frère est condamné à mort. Jeune Colombienne exilée en Floride, elle a grandi confrontée à la violence des hommes et à la précarité qui règne au sein de la communauté hispanique. Meurtrie, elle trouve refuge sur la petite île de Crescent Key où elle rencontre Nesto, un Cubain qui attend ses enfants restés à La Havane. Ensemble ils sont pris dans un tourbillon d’amour auquel ils ne croyaient plus et qui leur permettra peut-être d’échapper à un destin tout tracé.

Chronique : Ce livre a des hauts et des bas importants. Le bien: une description incroyablement belle, à la fois des choses physiques (océan, bâtiment, ciel, météo, animaux, personnes) et les choses immatérielles (l’attitude d’un gardien de prison, les sentiments qu’un dauphin peut avoir, la façon dont l’air ou l’océan pourrait provoquer Une mémoire si riche qui fait mal.) Beaucoup d’informations fascinantes sur la vie en tant qu’immigrant, la vie avant l’immigration, la vie à Cuba, la vie à Carthagène, la vie en Floride.
Ce qui n’est pas si bon: les flash-back, racontés au passé, sont trop nombreux et longs. Ils vous expliquent et vous sortent de l’histoire. En fait, je dirais qu’il y a deux histoires en même temps. La vie présente de Reina, qui est racontée en première personne, présent; Et les flashbacks, qui ont l’intention d’expliquer pourquoi elle est ce qu’elle est et ce qu’elle doit faire pour changer. Cependant, c’est trop.
Ensuite, il y a un troisième récit: le mythe. Il y a un mythe de paralléliser toutes les autres scènes. Ils sont de bons mythes, dans certains cas, comme après que Nesto et Reina prennent des mesures mais c’est une distraction. Le rythme est ici un peu trop lent mais on sent que Engel a mis beaucoup d’efforts dans ce livre, et c’est beau, mais cela aurait pu bénéficier d’une coupe.

Note: 8,5/10

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : FLAMMARION (5 avril 2017)
  • Collection : LITTERATURE ETR

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Test Blu-ray : Divorce (31 mai 2017) avec Sarah Jessica Parker, Thomas Haden Church

Frances, une mère de famille new-yorkaise dans la force de l’âge, décide de « recommencer » sa vie avec l’aide de ses amies Dallas et Diane, et songe même au divorce. Mais son mari ne l’entend pas de cette façon.

Chronique : Une nouvelle série HBO est toujours un petit événement mais quand celle-ci est emmenée par Sarah Jessica Parker le petit événement devient grand. Pour signer son retour sur le petit écran, la star de Sex and City a choisi une show assez loin de celui qui l’a révélé il y a quelques années. Fini le glamour et les paillettes new yorkaises et bienvenu la mère de famille travailleuse, débordée et prisonnière d’un mariage dans lequel elle n’est pas heureuse. Divorce raconte le parcours d’un couple qui après de nombreuses années de mariage et deux enfants décident de se séparer. Un choix que font des millions de couples mais qui est pour la première fois le centre d’une émissions télé. Divorce n’est pas une comédie et s’approche plutôt du drame. Très différent de ce que nous propose les autres séries de la chaîne, Divorce est un ovni qui va diviser. Une excellente série américaine sur le divorce.  Beaucoup d’humour noir et grinçant à nous faire mourir comme dans le film la Guerre des Roses.

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Test Blu-Ray :

Image : Pour une série le master intermédiaire augure obligatoirement d’un excellent résultat en terme d’image pour cette édition. Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails .

Son : Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique avec les dialogues que ce soit en vo et en vf donnent  du volume et  ne se laissent pas déborder par des effets sonores .

Bonus : Côté Bonus, les commentaires audio de l’actrice Sarah Jessica Parker, Paul Simms (prod. exec.), Tom Sharpling et Adam Resnick sont très bon et vous feront redécouvrir la série.

 

  • Acteurs : Sarah Jessica Parker, Thomas Haden Church
  • Audio : Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1), Français (Dolby Digital 2.0), Castillan (Dolby Digital 2.0)
  • Sous-titres : Castillan, Allemand, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie du DVD : 31 mai 2017
  • Durée : 250 minutes

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Le plus beau reste à venir (3 mai 2017) de Hélène Clément

Venus d’horizons différents, quatre adolescents se rencontrent au lycée, peu à peu soudés par leur fascination pour un prof d’Histoire que l’on dirait sorti du Cercle des poètes disparus. Une personnalité géniale et hors-norme qui va libérer en eux les plus belles et les plus folles envies. Se surpasser, braver les obstacles, croire en soi… pour faire en sorte que les rêves deviennent réalité : grâce à lui, ils savent que le plus beau reste à venir. Au plus près des émotions de l’adolescence, Hélène Clément nous invite à retrouver l’élan et la fougue de ces années-là, sur un air de Jean-Jacques Goldman, dans un roman qui évoque avec justesse le passage à l’âge adulte. Tendre et grave, une véritable ode à l’amitié qui réveille des rêves que l’on croyait enfouis.

Chronique : C’est le premier roman d’Hélène Clément et elle nous entraine rapidement au Lycée Picasso et dans le sillage de Raphaël, Gustave Rose et Mallory.
Raphaël a 16 ans et son père est professeur d’histoire au lycée Picasso.
Les adolescents développent très vite des liens d’amitié forts, chacun a son histoire, ses problèmes et ses révoltes et le quotidien, partagé les uns avec les autres, les lient à jamais.
Les quatre amis se reverront une dizaine d’années plus tard, lors d’un événement douloureux.
Arrivé à  la dernière page du livre, on à du mal à retrouver son quotidien.
Ce roman est une magnifique ode à la vie et une sacré réussite
La qualité littéraire du livre est indéniable, et malgré les passages tristes , le roman délivre au final, un sacré message d’optimisme et de bonheur de vie.

Note : 9,5/10

  • Broché: 560 pages
  • Editeur : Albin Michel (3 mai 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Jamais sans mes soeurs (3 mai 2017) de Celeste Jones et Kristina Jones

Elles n’ont que trois ans, et pourtant Juliana, Céleste et Kristina connaissent l’horreur au sein de la secte dans laquelle elles sont éduquées, « les Enfants de Dieu ».
Sous couvert de les protéger et de leur transmettre leurs dogmes, les « Gardiens » de la secte, qui les séparent de leurs parents, les punissent très sévèrement et les initient à la sexualité dès leur plus jeune âge. Elles sont conduites de pays en pays sous de fausses identités, contraintes de participer à des orgies et sont victimes de viols.
Si leur mère, accablée par la culpabilité, finit par s’enfuir avec Kristina, les deux autres filles n’ont recouvré que très tard la liberté.
Elles témoignent ici de leur calvaire au sein de cette organisation qui, tout en prônant des valeurs altruistes, ont fait vivre à ces jeunes filles, comme à nombre d’autres enfants, un véritable enfer. Le témoignage bouleversant d’une jeunesse sacrifiée et d’un difficile combat pour se reconstruire.

Chronique :  Celeste, Kristina et leur demi-soeur Juliana ont passé leur enfance et leur jeunesse dans la secte des « Enfants de Dieu » fondée par un certain David Berg, gourou alcoolique et pédomane qui vivait caché de tous et même de ses adeptes et qui préconisait l’amour libre et le « flirty fishing ». Leur père, qui fut un personnage important de la secte  a eu au total 15 enfants avec sept femmes différentes. Très vite, la cellule familiale explosa. Celeste ne revit plus sa mère et Kristina son père. Les enfants furent ballotés de pays en pays (Etats-Unis, Angleterre, Inde, Philippines, Chine, Ouganda) au fur et à mesure des migrations du groupe qui restait très mobile pour toujours échapper à la justice. A cause de l’enseignement délirant du « prophète », les trois filles durent subir toutes sortes de mauvais traitements : humiliations, sévices, fouet et autres châtiments corporels, absence de soin et d’éducation et toutes sortes de perversions criminelles : rapports sexuels avec des adultes dès l’âge de six ans, viols, inceste… Une telle enfance eut des conséquences terribles : de nombreux enfants devinrent dépressifs, d’autres sombrèrent dans la drogue, l’anorexie ou l’alcoolisme dès l’adolescence. Certains allèrent jusqu’à se suicider…
Un témoignage bouleversant et fort utile sur des enfances et des jeunesses gâchées par la folie sectaire. Une plongée hallucinante dans un monde devenu paranoïaque, attendant perpétuellement la fin du monde, lavant les cerveaux et vivant dans la mendicité et le mensonge pour complaire à un gourou invisible. Les trois soeurs ont fini par sortir plus ou moins difficilement des griffes de cette secte qui perdure aujourd’hui alors que Berg est mort, que les abus ont été dénoncés dans les médias du monde entier. L’épilogue du livre est assez terrible. Le lecteur y découvre que les successeurs continuent de vivre cachés, mais dans de magnifiques propriétés, qu’ils ne se sont jamais amendés, n’ont pas été inquiétés et peuvent même se permettre de rejeter les témoignages des enfants abusés et poursuivre leurs monstrueuses activités sous forme d’ONG à but caritatif. Si l’on veut se faire une idée sur la dangerosité de certaines sectes pour de jeunes enfants, il faut lire ce livre honnête, touchant et pudique.

Note : 9/10

  • Poche: 482 pages
  • Editeur : Archipoche (3 mai 2017)
  • Collection : Témoignage

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Poppy et les métamorphoses (11 mai 2017) de Laurie FRANKEL

Après quatre garçons, Rosie et Penn, couple aussi atypique que chaleureux, rêvent d’avoir une fille. Rosie, surtout, ne recule devant rien afin d’influencer le sort, mais au fond personne n’esst supris d’apprendre la naissance du petit Claude.
Pourtant, dès son plus jeune âge, le dernier de la tribu se distingue : il préfère les robes aux pantalons, veut pouvoir s’asseoir sur ses cheveux longs et s’identifie plus aux princesses des contes de fées qu’aux princes charmants.
Dans son corps de garçon, Claude, désormais nommé Poppy, se sent fille.
Alors que sa famille essaie de composer avec cette nouvelle donne, son entourage le rejette. Commence alors un long chemin pour Poppy et les siens, au cours diquel la vraie nature de chacun va être révélée et parfois mise à rude épreuve.
Toutefois, si chaque changement apporte son lot de difficultés, il produit aussi ses petits miracles…

Chronique :  Laurie Frankel a déclaré avec ce livre une belle histoire que certains pourraient considérer comme controversés. Frankel a elle-même une fille transgenre.
Tout enfant aurait de la chance de grandir dans le ménage de Walsh et Adams parce qu’ils sont une  des familles les plus inhabituelles. Composé de parents qui s’aiment et se respectent, cinq garçons nés dans une période de dix ans, tous uniques et toujours confortables dans leur propre peau. C’est une famille entièrement fonctionnelle.
En tant que cinquième enfant de Rosie et Penn, Ils ont appris à prendre les bêtises de leurs enfants dans les foulées de la vie quotidienne. Quand il est devenu évident que l’envie de Claude n’est plus qu’une phase, ils ne se sont pas mis en panique autant de parents pourraient fait le contraire. Au lieu de cela, Rosie et Penn ont fait tout leur possible pour aider Claude à être la personne qu’il se sentait, Poppy. Quand c’est devenu trop difficile dans la petite communauté du Wisconsin où ils vivaient, ils ont déménagé leur famille à Seattle pour un nouveau départ. La façon dont la famille entière prend tout sur Poppy dans la foulée est admirable et ses frères sont incroyablement déracinés à ce sujet, mais jamais au point où il ne semblait pas vrai. Poppy est juste une autre partie de leur vie.
Tous les membres de la famille Walsh-Adams ont gardé le secret de Poppy sans qu’on lui demande expressément de le faire.  Un tel secret familial est extrêmement difficile pour tout le monde, de même que pour toute famille qui cache quelque chose de si grand. Frankel a particulièrement exploré le stress des frères en cachant la vérité de Poppy. De même, les différents côtés de ce qu’il faut faire pour un enfant transgenre lorsqu’ils abordent la puberté ont été clairement étudiés et expliqués.
Deux éléments supplémentaires ont été utilisés pour déplacer l’histoire. L’un était un conte de fées que Penn raconte aux enfants tout au long de leur vie. Alors que Claude / Poppy vieillissait, il devenait trop dur pour lui expliquer des aspects de la vie et aider Poppy à se sentir plus normal. Dans l’ensemble, on aime vraiment aimé cette partie de l’histoire, Mais il y a quelques fois que on veux que Rosie et Penn parlent à Poppy plus ouvertement. Frankel fait un travail incroyable pour construire une puissante unité familiale. Voici un livre à lire pour une très belle histoire et sa sagesse.

Note : 9,5/10

  • Broché: 576 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (11 mai 2017)

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L’effacement (6 avril 2017) de Dewambrechies,Pascale

« Que fait-on de toute cette envie d’aimer ? Que fait-on de la peur qui vient ? ». Gilda a trente-six ans en 1952. Nommée directrice de l’école d’un petit village, cette femme sent le regard des hommes passer sur elle. Jusqu’à ce jour de kermesse où elle rencontre Luis, vingt ans. Dans la France d’après-guerre aux moeurs conservatrices, mais où naissent les prémices du féminisme, un tel amour est-il permis ? A quel prix ?

Chronique :  L’Effacement vous fait entrer dans une individualité, une intimité, celle de Mlle Gilda. Et pourtant, c’est l’universalité du propos qui m’a, entres autres choses, touchée. Pascale Dewambrechies est de ces auteurs qui, au même titre que Kundera ou Murakami, vous donnent à lire ces phrases, courtes et incisives, qui éclosent en vous, et ne vous quittent plus tant elles semblent matérialiser une pensée qui sommeillait en vous mais que vous ne parveniez pas à formuler.
Vous lirez l’Effacement d’une traite, et regretterez, une fois la dernière page dévorée, que ce magnifique roman n’en contiennent pas plus, de pages…Pour celles et ceux ceux qui aiment qu’on leur raconte des histoires – surtout quand cette histoire fait résonner un passé récent, les romans qu’on ne veut pas lâcher, les personnages avec qui on a encore envie de faire un bout de route, bref, ces romans dans lesquels on plonge.

Note : 9,5/10

  • Poche: 224 pages
  • Editeur : Folio (6 avril 2017)
  • Collection : Folio

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L’été contraire (20 avril 2017) de Bichet,Yves

Une infirmière, un agent d’entretien, deux retraités, une simplette… Cinq petits héros du quotidien qui refusent de céder à la morosité alors que l’été arrive, qu’il fait de plus en plus chaud, que la canicule menace. Le pays se délite mais eux se découvrent, s’aiment et se confrontent à la manière batailleuse des timides. Loin de s’apitoyer sur leur sort, ils nous guident vers des chemins de traverse où le burlesque côtoie le drame et, peut-être, une nouvelle forme d’utopie.

Chronique : Ce roman est vraiment très beau. C’est aérant, libre, enthousiasmant et très bien écrit. Bichet est un auteur rare dans le paysage français avec un magnifique roman, qui nous plonge dans ce que pourrait être notre vie à tous, mêlant nos faiblesses, nos compulsions, osant nos sentiments, oubliant le sociétal, marchant, marchant toujours vers le fond du problème, le fond de nous-mêmes et du rapport aux autres, qui constitue l’Humain.
L’été contraire est un roman-théâtre au style vif, prenant, qui nous laisse d’innombrables empreintes d’images, de flashes émotionnels, et de fragments du code de la vie. Il nous fait changer.

Note : 9/10

  • Editeur : Folio (20 avril 2017)
  • Collection : Folio

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