L’été contraire (20 avril 2017) de Bichet,Yves

Une infirmière, un agent d’entretien, deux retraités, une simplette… Cinq petits héros du quotidien qui refusent de céder à la morosité alors que l’été arrive, qu’il fait de plus en plus chaud, que la canicule menace. Le pays se délite mais eux se découvrent, s’aiment et se confrontent à la manière batailleuse des timides. Loin de s’apitoyer sur leur sort, ils nous guident vers des chemins de traverse où le burlesque côtoie le drame et, peut-être, une nouvelle forme d’utopie.

Chronique : Ce roman est vraiment très beau. C’est aérant, libre, enthousiasmant et très bien écrit. Bichet est un auteur rare dans le paysage français avec un magnifique roman, qui nous plonge dans ce que pourrait être notre vie à tous, mêlant nos faiblesses, nos compulsions, osant nos sentiments, oubliant le sociétal, marchant, marchant toujours vers le fond du problème, le fond de nous-mêmes et du rapport aux autres, qui constitue l’Humain.
L’été contraire est un roman-théâtre au style vif, prenant, qui nous laisse d’innombrables empreintes d’images, de flashes émotionnels, et de fragments du code de la vie. Il nous fait changer.

Note : 9/10

  • Editeur : Folio (20 avril 2017)
  • Collection : Folio

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La clef sous la porte (20 avril 2017) de Gautier,Pascale

Ils sont solitaires, dociles, désabusés. Ils sont enseignant, retraité, cadre, employée. Tous sont ligotés à leur petite vie, à leur faux confort. Auguste, comme chaque fois qu’il retrouve ses parents, est pris en tenaille entre une mère tyrannique et un père plutôt faible. José, retraité endurci, vit devant la télé. Ferdinand subit une femme volage et une fille ado, véritable tête à claques. Agnès, toujours amoureuse d’hommes mariés, doit se rendre au chevet de sa mère qui agonise… Jusqu’au jour où, grains de folie aidant, ces quatre contre-héros vont rompre les amarres. Parents, métier, épouse, raison : tout finit par voler en éclats ! Après l’immense succès des Vieilles, Pascale Gautier poursuit son exploration des vies ordinaires et des travers de notre société. C’est caustique à souhait.

Chronique: Ce livre est d’une écriture franche, parfois cynique mais honnête sur le temps qui passe et les choix de vie qui nous laissent insatisfaits. Derrière des personnages attachants se dessinent des questionnements profonds sur les sens de la vie et leurs absences, sur ce désir secret de faire souffrir les autres plutôt que nous-mêmes, sur le sens aussi de la vengeance ou de la rupture comme un moyen de survie.
L’auteure nous fait une démonstration magistrale de son style si particulier où se mêlent le langage courant, quelques fois vulgaire, et des sentences dignes des maximes de Pascal que l’on a envie de retenir tant elles sont belles et justes. Un style où la routine devient théâtralisée, le temps long devient haletant et les personnages s’entrelacent sans se croiser permettant à chacun de se retrouver dans l’un des héros. C’est une belle réussite, un de ces précieux ouvrages qui appellent à une lecture d’une seule traite.

Note : 9/10

  • Poche: 224 pages
  • Editeur : Folio (20 avril 2017)
  • Collection : Folio

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Test Blu-ray : Nocturnal Animals ( 9 mai 2017) de Tom Ford avec Amy Adams, Jake Gyllenhaal

Susan Morrow, s’ennuie dans l’opulence de son existence. Alors que son mari s’absente, Susan reçoit un colis inattendu : un manuscrit signé de son ex-mari Edward Sheffield dont elle est sans nouvelles depuis des années. Edwards se met en scène en père de famille aux prises avec un gang de voleurs de voiture ultraviolents, mené par l’imprévisible Ray Marcus. Après lui avoir fait quitter la route, le gang l’abandonne impuissant sur le bas-côté, prenant sa famille en otage. Susan, émue par la plume de son ex-mari, ne peut s’empêcher de se remémorer les moments les plus intimes qu’ils ont partagés. Elle trouve une analogie entre le récit de fiction de son ex-mari et ses propres choix cachés derrière le vernis glacé de son existence.

Chronique film : « Nocturnal Animals » nous prouve que Tom Ford compose son cinéma comme il le ferait avec un vêtement ! C’est en effet la haute couture du septième art, tant dans sa construction époustouflante que dans son esthétisme abouti et particulièrement soigné… C’est presque un travail de peintre dont il s’agit ici, par des prises de vue, des photographies d’espaces incroyables, aussi bien d’intérieurs purs et contemporains, presque glacés qui s’opposent à de magnifiques paysages bruts d’un profond Texas. Mais tout cela est sans compter son scénario habile, qui fait se confronter, et même se bousculer une fiction violente et incontrôlée à une réalité ordonnée, rangée et mesurée, dont l’interaction devient troublante et envoûtante ! Passer de l’une à l’autre en devient presque une expérience en soi, tant le retentissement du roman a un impact sur la réalité qui perd pied, qui vacille complètement, ce que traduit parfaitement Amy Adams en femme déstabilisée, plus convaincante cette fois en galeriste désabusée, rattrapée par des valeurs qu’elle refusait et fuyait de toutes part, formatée dans un monde factice… C’est en effet, ce roman écrit par Edward son ex-mari, qui sera avec le recul, un révélateur essentiel à ses yeux… Pour faire le portrait de cet homme qui réapparaît dans sa vie, Tom Ford use de mécanismes terriblement ingénieux. Il le met en scène à travers deux personnages, réel et fictionnel dont ces deux facettes retentiront avec fracas dans la vie de Susan, tel un jeu du chat qui malmène sa souris. Jake Gyllenhaal est tout simplement fabuleux dans une composition qui va de l’abattement total à une folie furieuse et désespérée, sans oublier Michael Shannon qui dans cette quête mutuelle, l’accompagne en lui donnant le change de manière incroyable ! Un très beau film assez magique et aux multiples questions, qui prend des risques audacieux et certains au point de nous perturber, mais ici dans le bon sens du terme !

Note : 9,5/10

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Test Blu ray :

Image :Une image au piqué affûte, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes affichant un rendu HD soigné, des contrastes solides et une définition exemplaire. La précision des séquences nocturnes est d’ailleurs remarquable. Les ambiances sont parfaitement retranscrites et le support se révèle d’une grande efficacité.

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonore, la VO s’illustre en DTS-HD Master Audio 5.1 et offre au spectateur une immersion parfaite d’un bout à l’autre. La VF DTS 5.1 est elle aussi très efficace coté surround mais le doublage FR de l’actrice Amy Adams est par contre totalement indigeste ce qui est vraiment dommage.

Bonus : Côté Bonus, les making of sont très intéressant ce qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création du film et des avis des acteurs et le module : Le regard du réalisateur est superbe pour tout les fan du film et Tom Ford y donne une vrai leçon de cinéma.

  • Acteurs : Amy Adams, Jake Gyllenhaal, Andrea Riseborough, Michael Sheen, Michael Shannon
  • Réalisateurs : Tom Ford
  • Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS 5.1)
  • Sous-titres : Français, Néerlandais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 9 mai 2017
  • Durée : 116 minutes

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Test DVD : Beauté cachée ( 26 avril 2017) de David Frankel avec Will Smith, Kate Winslet

Suite à une terrible tragédie, un publicitaire new-yorkais à la réussite exemplaire sombre dans la dépression. Ses collègues échafaudent alors un stratagème radical pour l’obliger à affronter sa souffrance de manière inattendue…

Chronique Film: Dans les premières situations, le subterfuge est cocasse. Le contexte paraît tellement surréaliste, d’autant plus pour Will Smith, que nous spectateur étant dans la confidence de la supercherie finissons par en rire, voir nous régaler. Avec fluidité, les mises en scènes s’enchaînent et l’incompréhension d’Howard se transforme en colère… Une colère face à cette injustice foudroyante. Non pas vicieux, le film attaque avec profondeur ces éléments que sont La Mort, Le Temps et L’Amour autour de trois duos de personnages où chacun peut s’y retrouver. Le récit est presque scientologique, c’est pourquoi il reprend nos valeurs fondamentales trop souvent jugées acquises pour les ébranler. Nos attachements du quotidien sont remis en cause, nos priorités considérées vitales fracassées et nos valeurs éclatées. « Beauté Cachée » se révèle comme une magnifique histoire inattendue, dramatique avec de jolies moralités sur le deuil et les priorités de nos vies. La chute finale est stupéfiante et honnêtement admirable et conclut en un éclat d’étoiles sensationnel.

Note : 9/10

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TEST DVD :

Image :Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs et des blancs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonore et il est parfait. Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus : Côté Bonus, le making of est trés intéressant ce qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création du film et des avis des acteurs

  • Acteurs : Will Smith, Kate Winslet, Keira Knightley, Helen Mirren, Edward Norton
  • Réalisateurs : David Frankel
  • Format : PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Français, Grec, Néerlandais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais, Italien
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie du DVD : 26 avril 2017
  • Durée : 92 minutes

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Test DVD : Le Coeur en braille ( 3 mai 2017) de Michel Boujenah avec Alix Vaillot, Jean-Stan du Pac

Marie est une adolescente passionnée de violoncelle et très douée à l’école. Victor est un garçon sympathique, dynamique, mais qui connaît quelques difficultés scolaires. Ignorant que Marie est en train de perdre la vue, Victor tombe amoureux d’elle. Et petit à petit, à sa grande surprise, Marie se met à l’aider… Lorsque Marie lui révèle son secret, un pacte est conclu entre les deux adolescents : Victor l’aide à cacher son état afin qu’elle puisse passer le concours d’entrée au conservatoire. Une amitié indéfectible va naître de ce duo improbable, prêt à tout pour faire front face au reste du monde.

Chronique Film:  Michel Boujenah à de vrai qualité de raconteur d’histoires à travers ses spectacles emplis d’une infinie tendresse et d’humanisme, mais aussi de poésie, tout en étant marqués par une certaine férocité dans les propos dénonciateurs, il paraît difficile de résister à aller voir sa troisième réalisation. Il est difficile de résister parce qu’il met en scène deux adolescents en proie à des problèmes qui leur sont propres, et que certains spectateurs reconnaîtront. « Le cœur en braille » a beau être une adaptation du roman éponyme De Pascal Ruter mais on peut remarquer qu’on retrouve le même fond que dans « Intouchables » ou « La famille Bélier » : le handicap et les difficultés qui vont avec. D’autant plus que le handicap est traité de la même façon que dans les deux films précédemment cités, à savoir que la pitié est un sentiment que réfutent les personnes touchées par ces handicaps. C’est là que « Le cœur en braille » trouve sa véracité pour porter sur le devant de la scène l’un de ses messages. La palme d’interprétation revient aux pères : d’abord à Pascal Elbé dans la peau d’un gars désœuvré et avec un jeu tout en finesse, superbe de subtilité. Puis ensuite à Charles Berling qui joue avec ses tripes un père divorcé mais qui veut décider ce qui semble être le plus approprié pour sa fille envers et contre tout. Ce qui caractérise les deux hommes, c’est leur maladresse, et c’est par eux qu’arrive le second message du film : savoir être à l’écoute de sa progéniture. On peut donc affirmer que « Le cœur en braille » est un spectacle adressé à tous, jeunes et moins jeunes. Et c’est bien grâce à ces deux acteurs chevronnés que le spectateur ne va pas rester indifférent. La réalisation est classique mais arrive à apporter une sorte d’humilité poétique à cette belle histoire.

Note : 9/10

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TEST DVD :

Image :Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonore et il est parfait. Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus : Côté Bonus, les making of sont intéressants ce qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création du film, les difficultés du réalisateur et surtout ses impressions au fur et à mesure que le tournage progresse. Du très bon travail

Bonus DVD :  – Les essais des comédiens :
Alix Vaillot ¿ Marie
Jean-Stan Du Pac ¿ Victor
Antoine Khorsand ¿ Haicam

– Making of de la musique
– Bande-annonce

  • Acteurs : Alix Vaillot, Jean-Stan Du Pac, Charles Berling, Pascal Elbé, Vincent Taloche
  • Réalisateurs : Michel Boujenah
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 3 mai 2017
  • Durée : 85 minutes

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Toute la beauté du monde n’a pas disparu (20 avril 2017) de Danielle Younge-Ullman

Trois semaines de camp d’été dans la nature la plus sauvage, dans les conditions les plus rudes, avec pour compagnons un groupe d’adolescents borderline au passé traumatisant… Tel est le défi qu’Ingrid, dix-sept ans, est appelée à relever pour prouver à sa mère sa force de caractère et poursuivre son rêve : devenir, à son tour, une brillante chanteuse lyrique.
Pourtant, Ingrid n’a rien d’une fille de la nature.
Saura-t-elle faire face à la dureté de l’expérience, et à sa propre tragédie ?

Chronique : Un vrai coup de cœur en cette fin de moi d’avril Danielle Young-Ullman a créée dans ce livre une histoire forte dont on ne sort pas indemne . Ce récit est tout à fait aventureux, une confession, profondément complexe, déchirant, auto-déprimant et drôle. Pour les parents et les adolescents qui aiment lire des livres fort celui-ci vous donnera beaucoup à discuter (sans être trop choquant) Et vous laissez les deux vous sentir comme si vous avez besoin de prendre une grande respiration et vouloir faire un bon calin une fois que vous avez terminé. ce livre. L’auteur a trouvé un moyen d’expliquer et d’engager les enfants qui luttent pour comprendre l’amour, la perte et tout ce qui peut arriver entre les deux, ainsi que les parents essayant de faire de même. La fin est prudemment optimiste tout en évitant tout élément télécommandé comme prévisible et donnera aux lecteurs super sensibles (souvent jeunes adultes) une raison de se rassembler et d’aller de l’avant. On adore les différents personnages auxquels nous sommes présentés, même s’il est évident qu’Ingrid est le personnage principal. La description des autres personnages est donnée par Ingrid et comment cela a est très bien fait, car il montre Ingrid comme quelqu’un qui n’est pas absorbé et consommé par ses propres problèmes. Ingrid, tout en étant calme, est en fait un pétard qui sait se défendre. Elle a peut-être voulu reculer des défis auxquels elle a dû faire face, mais elle ne l’a pas fait, et cela nous fait aimer son personnage.
Les chapitres passent du passé au présent et il est vraiment intéressant de lire des deux points de vue et de voir comment ils sont tous adaptés. Les émotions qu’Ingrid ressentait dans le passé, et la douleur qu’elle porte avec elle dans le présentest puissamment écrites. Ce roman est incroyable en termes de style d’écriture, de stimulation, d’histoire et de développement de personnage. 

Note : 10/10

 

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (20 avril 2017)
  • Collection : Scripto

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Test DVD : Manchester By the Sea ( 25 avril 2017) de Kenneth Lonergan avec Casey Affleck, Michelle Williams

L’histoire des Chandler, une famille de classe ouvrière, du Massachusetts. Après le décès soudain de son frère Joe, Lee est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick. Il se retrouve confronté à un passé tragique qui l’a séparé de sa femme Randi et de la communauté où il est né et a grandi.

Chronique Film: C’est un superbe drame familial porté par un Casey Affleck bouleversant dans un rôle où sa nonchalance, sa sobriété, sa voix éraillée et son air de chien battu font merveille. A la mort de son frère, il est désigné pour être le tuteur de son neveu. Pour cela, il doit revenir à Manchester (dans le nord-est des E-U, et non pas en Angleterre) et faire face aux fantômes du passé tout en apprenant à vivre le présent en s’occupant de son neveu, un adolescent de 16 ans qui doit assumer la perte de son père et l’absence d’une mère instable, ayant reconstruit sa vie ailleurs. Ce drame familial est une réussite totale en mariant humour, émotion, tendresse et scènes totalement bouleversantes. À coup de flashbacks, toute la complexité et le mystère du personnage principal Lee et de ses relations troubles avec son entourage nous sont révélées par petites touches impressionnistes.
Ça parle de vie et de mort, de la difficulté du quotidien et des nouveaux départs. C’est profondément touchant et plein d’humanité, tout en évitant constamment la facilité et en conservant une distance ironique avec les personnages. Une leçon d’élégance et d’intelligence.

Note : 9,5/10

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Test DVD :

Image :Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des couleurs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites surtout  les paysages de la ville de Manchester et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble.

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonore et il est parfait. Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus :  Côté Bonus 3 scènes coupées présentes mais qui ne servent pas à grand chose sur l’histoire. Le making-of de 15 minutes nous permet de découvrir de l’intérieur la création de ce film et le commentaire audio de Kenneth Lonergan est de haute qualité.

 

  • Acteurs : Casey Affleck, Michelle Williams, Kyle Chandler, Lucas Hedges, Gretchen Mol
  • Réalisateurs : Kenneth Lonergan
  • Format : Couleur, PAL
  • Audio : Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Allemand, Italien, Espagnol, Arabe, Hindi, Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 25 avril 2017
  • Durée : 131 minutes

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Test Dvd : Iris (21 mars 2017) de Jalil Lespert avec Romain Duris, Charlotte Le Bon

Iris, la femme d’Antoine Doriot, un riche banquier, disparaît en plein Paris. Max, un jeune mécanicien endetté, pourrait bien être lié à son enlèvement. Mais les enquêteurs sont encore loin d’imaginer la vérité sur l’affaire qui se déroule sous leurs yeux.

Chronique Film: « Iris »est un polar machiavélique avec un scénario efficace, le tout baigné dans un univers sombre. Jalil Lespert privilégie son travail sur l’intrigue en se focalisant sur des rebondissements assez efficaces, tout en distillant des indices et les explications sous forme de flash-backs utiles. Cette histoire à tiroirs imbriqués fonctionne pour le spectateur à le tenir en haleine, d’autant plus que les fantasmes des personnages ajoutent un plus à cette ambiance particulière. Les acteurs sont épatants. Romain Duris en garagiste est juste parfait. Charlotte Lebon est délicieuse à souhait. Jalil Lespert joue un banquier tout en nuance. Camille Cottin est magistrale. Adel Bencherif joue un flic juste comme il faut. On se laisse donc emporter par ce trio infernal sans savoir qui aura le dernier mot ou presque ! Ce film nous montre à quel points l argent peux amener à des situations extrêmes et être destructeur. Un bon thriller haletant, efficace, avec une belle esthétique et une finesse psychologique

Note : 8,5/10

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Test DVD :

Image :Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites surtout lors des scéne sombres et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonore et il est parfait. Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus :  Côté Bonus, le petit making of est intéressant  et un bel entretien de Jalil Lespert nous permet de découvrir de l’intérieur la création de ce film.

  • Acteurs : Romain Duris, Charlotte Le Bon, Jalil Lespert, Camille Cottin, Adel Bencherif
  • Réalisateurs : Jalil Lespert
  • Audio : Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 21 mars 2017
  • Durée : 98 minutes

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Test Blu-Ray : Planétarium (21 mars 2017) de Rebecca Zlotowski avec Natalie Portman, Lily-Rose Depp

Paris, fin des années 30. Kate et Laura Barlow, deux jeunes mediums américaines, finissent leur tournée mondiale. Fasciné par leur don, un célèbre producteur de cinéma, André Korben, les engage pour tourner dans un film follement ambitieux. Prise dans le tourbillon du cinéma, des expérimentations et des sentiments, cette nouvelle famille ne voit pas ce que l’Europe s’apprête à vivre.

Chronique Film: « Planétarium » de Rebecca Zlotowski, est un film aux antipodes de « Grand Central »… Mais la force de la réalisatrice est de nous offrir un aussi bon film  sur un cinéma à paillettes, où tout est beau et soigné, des actrices aux décors, mais l’enjeu ne se disperse pas. La réalisation peut être pour certain convenue mais c’est ce qui donne la force du film et un message clair pour captiver le spectateur. Très bien maîtriser ce film est  à un  naturel qui finit par nous donner un ressenti, une vibration envers Natalie Portman et Lily-Rose Depp, accompagnées de Emmanuel Salinger. Le film parle aussi d’un monde en déliquescence ,une atmosphère de fin d’époque légère et insouciante qui va devenir grave et sombre …Un superbe poème sur le cinéma ,le visible et l’invisible ,la vie et la mort … Film terriblement original , riche et dans lequel il faut accepter de se perdre ,dans lequel il faut croire … merveilleux, mais qui ne plaira pas à tout le monde.

Note : 9/10

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Test Blu-ray :

Image :Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites surtout lors des fêtes et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonore et il est parfait que le son soit en français ou en anglais.  Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus :  Côté Bonus, les petits making of sont intéressant ce qui qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création de ce film et le point de vue de la réalisatrice.

  • Acteurs : Natalie Portman, Lily-Rose Depp, Emmanuel Salinger, Amira Casar, Pierre Salvadori
  • Réalisateurs : Rebecca Zlotowski
  • Audio : Anglais, Français
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région B/2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Ad Vitam
  • Date de sortie du DVD : 21 mars 2017
  • Durée : 105 minutes

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Un monde sans moi (23 mars 2017) de Franck Lucas

 » … c’est cela, une mère : un puits d’amour que les enfants savent ne pas pouvoir tarir, même s’ils devaient y puiser par période de forte sécheresse. (…) A moi l’image du héros lointain, du Zeus tonnant (pas trop quand même) et du deus ex machina. A elle (…) tout ce fatras de l’angoisse et de la dépendance enfantines que l’on lance chaque jour à la tête de sa maman lorsque l’on appartient à la race étrange et monstrueuse des petits d’homme. (…) Pendant vingt ans, j’ai cherché à toucher du doigt l’héroïsme sur moult champs de bataille ; et je ne savais pas que l’héroïsme dormait chaque nuit à mes côtés lorsque la guerre me donnait congé.  » Au crépuscule de sa vie, un homme emprisonné dans le silence se raconte enfin. Dans sa traversée du siècle et de la guerre, sa boussole fut son amour d’enfance, Marie. Par sa lucidité, son humour et sa mélancolie, Michel révèle, touche après touche, une histoire empreinte d’humanité, une flèche qui va droit au coeur.

Chronique : Un roman intelligent de Franck Lucas qui écrit un livre au contexte de roman à larme avec tout l’arsenal où il faut sortir les mouchoirs mais pour un si beau roman cela en vaux la peine. À cause de son silence le personnage principal  va trouver son chemin qui avance vers son rêve. Un livre avec de bonnes interrogations : C’est quoi une famille .? Une question d’amour ? Entre manques de confiance et expériences passées douloureuses, il va avancer, fragile, face à un avenir dont les contours peinent à se dessiner nettement ce qui fait que le livre ne tombe pas dans une facilité et qui lui ferait perdre toute crédibilité.

Note : 9/10

  • Editeur : Erick Bonnier (23 mars 2017)
  • Collection : ROMAN

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