Test Blu- Ray – Ouija : les origines (14 mars 2017) de Mike Flanagan avec Annalise Basso, Elizabeth Reaser

À Los Angeles en 1965, une veuve et ses deux filles montent une nouvelle arnaque pour pimenter leur commerce de séances de spiritisme bidon. Chemin faisant, elles font involontairement entrer chez elles un esprit maléfique bien réel. Lorsque la fille cadette est possédée par la créature impitoyable, la petite famille doit surmonter une terreur dévastatrice pour la sauver et renvoyer l’esprit de l’autre côté..

Critique Film :  Très bonne surprise que cette suite  qui nous envoie dans un film »old school » qui à travers l’époque choisie (années 60) et la photographie rappellent clairement cette époque. L’introduction du film avec sa séance de spiritisme fait penser à « complot de famille ». Par la suite l’action s’installe tranquillement pour monter en puissance dans les 40 dernières minutes. A part la table de Ouija, le film ne présente aucun point commun avec le premier film « Ouija » réalisé en 2015. Ce n’est pas réellement une préquelle. Le film est plutôt bien réalisé, même si sa première partie est un peu lente. Le suspense et la terreur s’installent vers la fin du métrage avec de bonnes séquences horrifiques. Le film vaut aussi par l’interprétation de ses actrices principales. On retrouve Henri Thomas dans le rôle du père Tom. « Ouija, les origines » est un film horrifique plutôt sobre à l’ancienne.

Note : 8,5/10

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Test Blu-ray :

Image :  L’image est de bonne tenue avec des couleurs bien pesées et des contrastes qui donnent une véritable profondeur à l’ensemble. La saturation dans certaines scènes lumineuses ou d’autres plus sombres est parfaitement bien évitée

Son : La répartition du son lors du film est minutieuse, et les effets sonores sont magnifiquement mises en valeur, particulièrement lors des scènes amenant le spectateur dans une certaine ambiance pour le faire sursauter.  La dynamique de l’ensemble est suffisamment bien équilibrée pour ne pas se laisser déborder par les musiques ou les effets sonores.

Bonus : Des bonus du film qui tournent principalement autour du « Ouija »et un making of traditionnel mais très bien fait et le commentaire audio du réalisateur Mike Flanagan nous en apprend plus sur la conception du film.

  • Acteurs : Annalise Basso, Elizabeth Reaser, Lulu Wilson, Henry Thomas, Parker Mack
  • Réalisateurs : Mike Flanagan
  • Audio : Italien (DTS 5.1), Allemand (DTS 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS 5.1), Espagnol (DTS 5.1)
  • Sous-titres : Allemand, Arabe, Italien, Turc, Français, Suédois, Finnois, Danois, Portugais, Hindi, Norvégien, Néerlandais, Espagnol, Islandais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 14 mars 2017
  • Durée : 98 minutes

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Irena – Tome 01 : Le ghetto (4 janvier 2017) de Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël

1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.

Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d’Histoire… C’est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste. »

Chronique :  Remarquable récit de la lutte quotidienne, menée pendant la deuxième guerre mondiale par Irena Sendler -jeune catholique polonaise- au péril de sa vie, pour sauver les enfants juifs du ghetto de Varsovie de l’extermination à laquelle ils étaient condamnés.
Cette bande dessiné reconstitue de façon précise et détaillée les risques de son engagement, décrit le combat qu’elle a mené pour constituer un réseau de familles d’accueil catholiques fiables, montre avec finesse les interrogations et les résistances, bien compréhensibles, des familles juives contraintes d’abandonner leurs propres enfants -en les faisant passer pour catholiques- pour les sauver du massacre.
Fort bien écrit ; cette bande dessiné  retrace de manière brillante la puissance des forces de vie contre celles de la mort, dans un pays ravagé par la guerre, les souffrances et les privations; il est impossible de s’en détacher grâce à des dessins qui sont très doux avec un coté enfantins mais qui garde un sérieux pour que tous le publics puisse le lire. Portée par des dessins précis et une narration captivante, ce premier tome d’Irena est une BD prometteuse.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 72 pages
  • Editeur : GLENAT (4 janvier 2017)
  • Collection : BANDES DESSIN E

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Personne n’a oublié (1 février 2017) de Stéphanie Exbrayat

Sam, huit ans, tombe du haut d’une grange et meurt le crâne fracassé. Pour sa mère Colette, impossible de croire à un accident. Elle soupçonne François, son mari, un homme violent et secret, de ne pas être étranger au drame. Dix ans auparavant, Colette, enceinte d’un autre homme, a été contrainte de l’épouser. Dès lors, son mari a imposé la terreur et la tyrannie au sein de leur foyer.
Bravant la violence de cet homme, Colette s’engage dans une dangereuse quête de vérité. Quel rôle a t-il joué dans la mort de Sam ? Et quel est ce trouble passé que François semble vouloir cacher à tout prix ? Au cœur de ce petit village du Morvan, les esprits s’échauffent et les tensions remontant à la guerre atteignent leur paroxysme. Le village bruisse de rumeurs et de douloureux secrets ne tardent pas à resurgir..

Chronique :  Ce premier livre de Stéphanie Exbrayat est une histoire touchante et dramatique que cette femme qui à perdu son enfant. Un drame absolu, dont elle est le protagoniste, et à travers lequel elle devra survivre et se construire. C’est un roman qui raconte tout autant ce drame indicible que la vie dans une petite bourgade entourée de forêts, où tout le monde se connaît et où tout le monde se juge.. On va traverser cette tragédie aux côtés de Colette ; au plus près d’elle, de ses pensées, de sa perception d’une telle situation. Nous découvrons, à travers elle les relations interpersonnelles des habitants. L’histoire est touchante parce qu’elle parle d’enfants et décrit ce drame humain avec beaucoup de délicatesse et de subtilité, ce qui est dommage c’est que ce roman soit court. On aurait aimé passer davantage de temps à Morvan, à côtoyer ces personnages, leurs failles et leurs doute.
Et la fin surtout, vous pensez que c’est un classique et en réalité on y repense encore et encore après avoir fermé le livre… Est-ce un « accident » qui fait basculer votre vie ou le poids de l’entourage, les secrets de chacun, la lâcheté?
C’est un roman simple, limpide et prenant, proche des gens et dégageant une belle sensibilité. À lire sans aucun doute.

Note :  9/10

  • Broché: 268 pages
  • Editeur : CITY (1 février 2017)
  • Langue : Français

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La Veuve (12 janvier 2017) de Fiona BARTON

La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire.
Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque.
Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et que les médias désignent Glen, son époux, comme LE suspect principal de ce crime.
Depuis ce jour, plus rien n’a été pareil.
Jane devient la femme d’un monstre aux yeux de tous.
Les quatre années suivantes ressemblent à une descente aux enfers : accusée par la justice, assaillie par les médias, abandonnée par ses amis, elle ne connaît plus le bonheur ni la tranquilité, même après un acquittement.
Mais aujourd’hui, Glen est mort. Fauché par un bus.
Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n’est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupule, la veuve va-t-elle enfin délivrer sa version de l’histoire ?

Chronique : Fleuve Noir nous présente un petit bijou entre policier et roman noir Fiona Barton sait nous promener dans des faux-semblants.
Le rythme du roman est très entraînant. En quelques pages, on sent l’envie de comprendre cette histoire, de plaindre Jane et de savoir la vérité. Car rien n’est vraiment clair avant la fin. On nous donne beaucoup d’indice mais doute est là même si le lecteur entrevoit des réponses potentielles, mais chaque personnage reste assez secret pour se dire qu’on fait fausse route. Le paradoxe mis en place sur les personnages donne un côté très réaliste à l’histoire, et on frissonne à l’idée d’imaginer qu’il puisse exister de tels êtres sur Terre. La petite Bella est quant à elle omniprésente dans ce roman, mais sans jamais vraiment y apparaître. Tour à tour la victime ou l’enfant chérie, elle est le fil conducteur d’une histoire glaçanteLes différents chapitres sont précédés de la date et du personnage que l’on voit évoluer dans ce chapitre : la veuve, la journaliste, l’inspecteur. Les dates vont d’octobre 2006 puis évoluent jusqu’à revenir à la date indiquée au début du livre juin 2010. Nous suivons ainsi le moment de la disparition, puis les avancées de l’enquête, le procès, la mort du suspect annoncée au début du roman et les réactions de la veuveUn très bon thriller psychologique avec un découpage très intéressant et une intrigue prenante. À découvrir pour tous les amateurs de thrillers psychologiques.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (12 janvier 2017)

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Test DVD-Nocturama (22 février 2017) de Bertrand Bonello avec Finnegan Oldfield, Vincent Rottiers

Paris, un matin. Une poigne?e de jeunes, de milieux diffe?rents. Chacun de leur co?te?, ils entament un ballet e?trange dans les de?dales du me?tro et les rues de la capitale. Ils semblent suivre un plan. Leurs gestes sont pre?cis, presque dangereux. Ils convergent vers un me?me point, un grand magasin, au moment ou? il ferme ses portes. La nuit commence…

Critique film: Bertrand Bonello nous offre un film hors du commun. Le film avec un Paris magnifique. Dans le métro, ses couloirs, ses wagons, ses entrées et sorties, des jeunes gens, qui ne semblent pas se connaître, paraissent tous déterminés et pressés. Tout est réglé comme un ballet. Le scénario prend son temps pour dévoiler le récit, l’atmosphère devient rapidement étouffante. Nous ne sait que peu de choses sur chacun des protagonistes qui s’attaqueront à un ministère, une banque ou encore la statue de Jeanne d’Arc. Pourquoi ?  Les actes et les crimes commis augmentent le questionnement du spectateur. La mise en scène est irréprochable face à un film prémonitoire avec un coté futuriste et une réflexion sur notre temps. Avec des moments particuliers et parfaitement réussis.  Un film dur, malfaisant mais d’un symbolise fort.

Note : 9/10

Test Blu-ray :

Image : Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails . Malgré les peu décors assez sombre cette perfection visuelle est particulièrement saisissante.

Son : Une piste sonore splendide, riches en détail et d’une limpidité et un impact hautement satisfaisants dans les dialogues.

Bonus : Un seul bonus qu’est l’entretien de 20 min avec le réalisateur mais très intéressant dans sa vision du monde.

  • Acteurs : Finnegan Oldfield, Vincent Rottiers, Luis Rego, Hermine Karagheuz, Hamza Meziani
  • Réalisateurs : Bertrand Bonello
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (DTS 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres : Anglais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Wild Side Video
  • Date de sortie du DVD : 22 février 2017
  • Durée : 130 minute

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Test DVD – Un Petit Boulot (2 janvier 2017)de Pascal Chaumeil Avec Romain Duris et Michel Blanc

Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L’usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin, lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers…

Critique Film: Romain Duris et Michel Blanc sont très bons dans cet au style proche d’un Bertrand Blier avec un scénario et les dialogues de la part Michel Blanc qui a réadapté ici un livre qui se passe aux Usa sur le sol français et les tous est bien écrit avec les ingrédients qui sont là pour un très bon divertissement. Humour, suspense, rebondissements .Le film dépeint la société dans laquelle nous vivons .Les personnages sont des personnes du quotidien sauf qu’ils sont toujours à côté de la plaque ce qui accentue ce côté décalé et amusant. Le film est également porté par un très bon Romain Duris qui forme un excellent duo avec Michel Blanc qu’il est plaisant de retrouver à ce niveau. Une très belle surprise

Note : 8,5/10

TEST DVD:                                                                                                                                                       Image : L’image est belle et granuleuse ce qui donne au  film un aspect dur avec des contrastes qui donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble.

Son : Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique avec des dialogues au mieux de l’audition et qui ne sse font pas noyer dans la musique.

Bonus : Côté Bonus, c’est une déception , juste une bande annonce

  • Réalisateurs : Pascal Chaumeil
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.39:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 2 janvier 2017
  • Durée : 96 minutes

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Secret pour secret (12 janvier 2017) de Jaypee et Charlotte Bousquet

Voilà Lucas. Lucas et ses yeux de chien battu. Lucas et ses mains moites, ses baisers trop mouillés. Lucas, qui n’a toujours pas compris qu’entre nous c’est terminé. Dégage, Lucas. Disparais ! Fous-moi la paix ! D’habitude, en soirée, je danse, je m’éclate. Ça me permet d’oublier les semaines en solitaire, le silence étouffant de cet appartement trop grand. Là, c’est le contraire. Je me sens étrangère. Pas intégrée.

Critique : Voici un très bon roman graphique sur l’avortement. Un sujet délicat mais très bien abordé par la scénariste Charlotte Bousquet . On nous raconte une histoire, une vraie ! On est complètement happé dès les premières pages et, très vite, on ressent de l’empathie pour ses personnages et on est immédiatement plongé dans ce contexte particulier d’un sujet que très peu aborder où ceux qui parlent ne réalisent pas le plus souvent la tempête d’émotions qui bouleversent leur interlocuteur et ne font souvent pas l’effort de le comprendre vraiment.
À lire sans modération !

Note : 9/10

 

  • Relié: 48 pages
  • Editeur : Gulf Stream Editeur (12 janvier 2017)
  • Collection : Les Graphiques

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Je n’écrirai que morte (2 février 2017) de Elisabeth Letourneur

Au départ, il y a cette décision : l’adoption. Après de longues démarches et un voyage aux confins du monde, Antonin arrivera dans la vie de la narratrice. Mais elle ne le supporte pas. Elle le bat. Ses appels au secours restent sans réponse et elle sombre dans la spirale de la violence envers ce fils choisi et pourtant haï.
Nous suivons cette femme dans son chemin de croix jusqu’à sa rédemption, à laquelle elle accédera par la force de sa haine, transmuée en amour.
Un texte rare, intime et littéraire, dans lequel s’entremêlent réalité et fiction pour dire la douleur et l’amour, les affres de la maternité.
Avec pudeur et sincérité, l’auteur livre un récit authentique et brut, sans concession. Elle nous renvoie aux principes humanistes qui souvent servent de rempart à nos bons sentiments. Une écriture à cœur ouvert.

Critique : Un roman intelligent et un gros coup de cœur pour ce premier roman d’Elisabeth Letourneur qui est une pleine réussite . Un contexte de roman à larme avec tout l’arsenal où il faut sortir les mouchoirs mais pour un si beau roman cela en vaux la peine. À cause d’un événement tragique dont il sera la source le livre va trouver son chemin comme la narrative qui avance vers son rêve. Un livre avec de bonnes interrogations : C’est quoi une famille . Une question de sang ? Une question de nom ? Une question d’amour ? Entre manques de confiance et expériences passées douloureuses, elle va avancer, fragile, face à un avenir dont les contours peinent à se dessiner nettement ce qui fait que le livre ne tombe pas dans une facilité qui lui ferait perdre toute crédibilité.

Note : 10/10

 

  • Editeur : Le Passeur (2 février 2017)
  • Langue : Français

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Pas de Deux (19 janvier 2017) de Aubard Sophie

Saint-Barth le 24 décembre 1997. Un voyage de rêve qui vire au cauchemar. Un accident rarissime, collision d une automobile et d un avion. Sur les quatre occupants de la voiture deux ont trouvé la mort. Comment peut-on survivre après un tel drame ? Manon et Solyne tentent de trouver les réponses et surtout reprendre le cours normal de leurs vies. Sophie Aubard nous offre un roman sur l’Amour, celui qui guérit tout, détruit tout, transporte et qui rend fou.

Critique :

Critique= Nous sommes ici face à livre qui dès les premières pages pourrait laisser penser à un livre de Michael Bussi, mais loin s’en faut et c’est tant mieux ! Plus on tourne les pages, et plus on se rend compte que l’on est dans une autre dimension.  L’histoire est racontée du point de vue de plusieurs personnage qui nous raconte le quotidien de  Manon et Solyne  . On vit avec elles, au point de trembler pour elles, et de se demander comment on réagirait en pareille situation.Immédiatement happé par les premières pages, le lecteur est plongé aux côtés des protagonistes.La construction du roman est parfaite, les points positifs sont nombreux, c’est un sans faute concernant le scénario. Pour ce qui est de l’écriture, il n’y a aucune lourdeur, le style de Aubard reste simple, rythmé et efficace. Aucun de ses personnages n’est stéréotypé, chacun a ses ambiguïtés, là aussi le travail est époustouflant.Quant aux décors et aux descriptions, on n’est pas déçu. On visualise les scènes.Mais ce n’est pas tout, impossible de révéler un des gros rebondissements de l’histoire, mais il nous fait basculer dans une autre dimension, tel un triller paranoïaque, il nous fait vibrer et nous questionner encore plus.Le livre est un vrai turn-over, on le dévore d’une traite, pour assécher cette soif de savoir qui nous conduit vers la fin.`Les points négatifs, il y en a un petit; si l’on devine rapidement l’élément clé qui explique tout, cela gâchera un peu le plaisir. Néanmoins, la mise en place de l’intrigue est tellement parfaite et bien ficelée qu’à la fin, même si vous veniez à deviner  il y a toujours les explications des différents indices semés tout au long du roman, et que l’on avait manqué.Un super roman à lire, où on ne s’ennuie jamais. Hâte de lire le prochain livre de cet auteur et Merci au Atelier Mosesu pour les goodies qui on accompagner le roman.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 209 pages
  • Editeur : Mosesu (19 janvier 2017)
  • Collection : ROMA

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«Art» (3 janvier 2017 de Reza,Yasmina

MARC Comment peux-tu dire, devant moi, que ces couleurs te touchent ? YVAN Parce que c’est la vérité. MARC La vérité ? Ces couleurs te touchent ? YVAN Oui. Ces couleurs me touchent. MARC Ces couleurs te touchent, Yvan ?! SERGE Ces couleurs le touchent ! Il a le droit ! MARC Non, il n’a pas le droit. SERGE Comment, il n’a pas le droit ?

Critique : « Art » est une pièce de théâtre courte, intense et soutenue, qui voit trois amis se questionner sur leurs relations amicales autour d’un tableau blanc sur fond blanc, qui est une évocation des bleus de Klein, ou des tableaux de Malévitch.
Cette pièce demande au spectateur et lecteur quelle est la place de l’amitié entre deux personnes, est-ce qu’on est ami avec quelqu’un pour lui-même ou pour soi-même, pour l’image réelle qu’il nous renvoie ou pour l’image que l’on se fait de lui et qui doit toujours être celle-ci. Peut-on accepter l’excentricité d’un ami ? Peut-on accepter ce que nous considérerions comme un gâchis, de vie, ou d’argent ? Peut-on accepter les critiques acerbes d’un ami en restant lié à lui, ou peut-on critiquer un ami en lui témoignant toujours cette amitié ?
Le tableau est un personnage en lui-même, autour de lui gravitent Serge, Marc et Yvan, et le flux et le reflux de ces amitiés tendues et distendues.
Une pièce qui nous fait passer un très bon moment, entre rire et ahurissement. Une belle observation de la psychologie humaine de la part de Yasmina Reza.

Note : 10/10

 

  • Poche: 128 pages
  • Editeur : Folio (3 janvier 2017)
  • Collection : Folio

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