L’échappée (5 octobre 2016) de Julie Tremblay

À vingt-deux ans, son diplôme de la Sorbonne en poche, Anne Menard décide de partir au Canada. De petits boulots en petits boulots, son itinéraire la mène jusqu’au Myers Lake, un petit coin de paradis perdu au fond de l’Ontario. Ce qui ne devait être qu’un simple travail saisonnier va prendre une tournure différente lorsqu’Anne fait la rencontre des fils du domaine. Si Nathan se montre très avenant avec Anne, Ethan est beaucoup plus difficile à cerner… Ex-star de hockey, il a vu sa carrière prendre brutalement fin et tous ses rêves s’envoler. Déterminée à mieux le connaître, Anne ne se laisse pas intimider par l’attitude revêche du jeune homme. Encore faut-il que celui-ci baisse la garde et accepte de s’ouvrir…

Critique : Voici une histoire hors du commun dans les profondeurs du canada,Julie Tremblay  va donner envie au lecteur de visiter ces contrées lointaines et apaisantes. Une sorte de refuge pour les personnages que sont Ethan et Anne qui prennent la parole tour à tour dans le livre, on sait qui parle car le prénom de l’un ou de l’autre est annoncé en titre de chapitre. Chacun s’exprime, présentant ses ressentis, ses envies, ses angoisses, ses peurs dont celle de l’inconnu au sens large du mot. Il n’est jamais simple de faire le deuil, de faire des choix et de décider de continuer à avancer autrement malgré tout. C’est ce qui ressort principalement tout au long des chapitres.
Leur histoire ne peut pas vous laisser indifférent, c’est une belle leçon de vie narrée avec beaucoup de sincérité et d’authenticité. Un message d’espoir quand on pense que tout est fini : affronter son destin, ne pas abandonner ses rêves et se donner une seconde chance . Anne et Ethan nous embarque dans un corps à corps poignant, haletant et prenant. Entre humour, romance, et véritable leçon de vie, Julie Tremblay réussi à donner un sentiment de  réel  à toute son histoire. On y est, on se promène en canoë et de chalets en chalets. Mais, surtout, on observe attentivement la naissance d’un duo, puis d’un couple, qui va s’épauler tour à tour au gré des événements. Jusqu’à terminer sur un final de toute beauté, tout simplement.

Note : 9/10

  • Broché: 370 pages
  • Editeur : Emoi (5 octobre 2016)
  • Collection : &moi

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On regrettera plus tard de Agnès Ledig

Cela fait bientôt sept ans qu’Eric et sa petite Anna Nina sillonnent les routes de France. Solitude choisie. Jusqu’à ce soir de juin, où le vent et la pluie les obligent à frapper à la porte de Valentine. Un orage peut-il à lui seul détourner d’un destin que l’on croyait tout tracé ? Avec la vitalité, l’émotion et la générosité qui ont fait l’immense succès de Juste avant le bonheur et Pars avec lui, Agnès Ledig explore les chemins imprévisibles de l’existence et du coeur. Pour nous dire que le désir et la vie sont plus forts que la peur et les blessures du passé.

Critique: Avec la vitalité, l’émotion et la générosité qui ont fait l’immense succès de ‘Juste avant le bonheur’ et ‘Pars avec lui’, Agnès Ledig explore les chemins imprévisibles de l’existence et du cœur.
Un soir d’orage, Eric et sa fille Anna-Nina frappent à la porte de Valentine, institutrice dans un village vosgien. La fillette est malade, la roulotte qui leur sert de maison a été très endommagée par un arbre, ils ont besoin d’assistance. Une assistance que Valentine leur prête aussitôt, avec la générosité et l’empathie qui la caractérisent. Et de les héberger chez elle le temps que la petite se remette et que son père répare le véhicule.
Ces trois êtres que rien ne prédestinait à se rencontrer, vont voir leur vie être fondamentalement bouleversée. Pourquoi cet homme sillonne-t-il la France avec sa petite Anna-Nina ? Qui ou que fuit-il ? Est-il si libre qu’il le pense ? Il ne s’est visiblement jamais posé la question jusqu’alors, s’est contenté d’avancer droit devant, sur la voie qu’il a choisie, dès lors que celle-ci semble convenir à sa fille. Mais cet arrêt forcé dans le havre de paix de Valentine va ébranler ses certitudes. Car si la vraie liberté est de faire non pas tout ce que l’on veut, mais de vouloir tout ce que l’on fait, alors Eric n’est plus certain de devoir poursuivre sur cette voie. Ni pour Anna-Nina, ni pour lui.
Des doutes qui assaillent de même Valentine. Si d’emblée elle sent naître en elle une attirance physique pour cet homme, ses peurs la poussent dans la direction opposée. Comme à chaque fois qu’elle sent poindre un attachement affectif. A croire qu’aimer est synonyme de danger. Alors, l’aimer ou le fuir ? Térébrante contradiction qui l’empêche de vivre pleinement.
Avec une infinie délicatesse, une émotion à fleur de plume, Agnès Ledig dresse le portrait de personnages indiciblement attachants, viscéralement humains et authentiques. Des êtres blessés par la vie, criblés de doutes, de peurs, certes, mais capables de rebondir, plus loin, plus fort, plus haut, grâce à l’incommensurable pouvoir de l’amitié et de l’amour.
On regrettera plus tard, est un roman d’une énergie vitale époustouflante. Que vous regretterez plus tard de ne pas avoir lu…

Note 9/10

 

  • Broché: 310 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (2 mars 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Si on nous l’avait dit de Laura Trompette

Dans sa Corrèze natale, Alice Perret rêve de jours moins monotones, tout en acceptant avec bienveillance sa routine au sein de la ferme de ses parents. Elle mène en réalité une double existence : si Alice n’est personne dans sa campagne, elle est quelqu’un en ligne. L’arrivée impromptue de Nolan Sharp, businessman anglais en vadrouille dans l’hexagone, va renverser l’ordre établi. En l’espace de vingt-quatre heures, un événement tragique va rapprocher ces deux êtres qui n’étaient en rien prédisposés à se connaître, encore moins à s’attacher…

Critique :  Ce livre raconte une romance légère, atypique et toute mignonne. La première moitié du roman est très bonne l’intrigue est assez fraiche, dépaysante, et prend vite un tournant que on a pas du tout prévu. Ainsi,on est véritablement surprit, et on arrive à s’ attachée aux personnages.  Alice et sa famille sont adorables. Au-delà de la simple caricature paysanne, Laura Trompette réussit à nous faire ressentir toute la bonhommie des Perret, mais aussi toutes les difficultés liées à leur condition paysanne. Condition dont aimerait s’affranchir Alice, qui rêve de paris, d’indépendance et d’avenir. Pourtant, elle a ce sentiment d’être prisonnière de son statut, et a alors du mal à envisager son futur, jusqu’à l’apparition de Nolan. Nolan qui, à l’opposé, a tout réussi dans sa vie, professionnellement parlant. Mais au niveau familial, c’est une autre affaire…
Au sein de ce roman ce qui dérange on termine ce livre en ce demandant à quoi la plupart des évènements ont servi. Une interrogation assez étrange qui  perturbe. Si on à pas ce ressenti dans la première partie du livre, ce sentiment s’est vite propagé dans la seconde.
A vrai dire, on à l’impression que Laura Trompette reste trop en surface tout au long de son récit, et n’approfondit que peu de choses. Elle intègre beaucoup de personnages qui finalement ne servent presque à rien ; de même que beaucoup d’ellipses qui nous font passer le plus souvent du coq à l’âne sans aucune transition, ce qui donne un rythme rapide et hachuré. Un peu comme si on se retrouvait en présence d’un recueil de péripéties formant une histoire, mais que l’on a parfois du mal à rattacher au récit. Il y a également beaucoup de situations qui sont abordées, mais pas du tout développées, ce qui est assez dommage, mais cela ne m’empêche pas d’avoir tout de même passé un très bon moment avec Alice et Nolan.

Note : 7,5/10

 

  • Broché: 300 pages
  • Editeur : Emoi (9 mars 2016)
  • Collection : &moi

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