L’homme craie de C. J. Tudor, souvenons-nous des instants terribles

Et toujours les ombres du passé…

Cela fait longtemps que ce thriller me faisait de l’œil mais ma médiathèque n’ayant jamais daigné se le procurer, j’ai dû attendre de le trouver en promotion sur ma liseuse. C’est désormais chose faite et il est temps de vous parler de cette lecture somme toute plaisante.

Une petite ville tranquille, une bande d’amis qui ne pensent qu’à profiter de chaque minute de l’été avant la reprise de l’école… Cela ne vous fait penser à rien ? L’ombre de Stephen King plane sur les passages se déroulant dans le passé. De nombreuses scènes mettant en scène la petite bande d’amis rendent hommage à l’un des récits les plus célèbres du grand auteur, à savoir ÇA. Pour quiconque connaît l’œuvre de King l’hommage sera évident sans pour autant que cela soit gênant à la lecture. Le récit possède sa propre empreinte et, même si j’aurais personnellement préféré que le récit insiste encore plus sur cette bande de potes que le sort va marquer à vie, il faut reconnaître que l’auteure amène d’une belle façon les thèmes qu’elle veut inclure à son récit, la maladie d’halzeimer, le droit à l’avortement.

La double temporalité est menée avec malice, empilant les mystères et les questions qui trouveront leurs réponses trente ans plus tard. Le suspens est astucieusement dosé pour que l’on est envie de continuer la lecture. Le récit flirte parfois avec l’horreur lors de courtes scènes cauchemardesques ou lors de la scène d’ouverture qui m’a happé et convaincu sur les talents de conteuse de Tudor, la plume de l’auteure est attirée par ce genre comme un aimant cela se ressent énormément. En témoignent les scènes de cauchemars et toutes les inquiétudes autour des dessins à la craie. Pourtant l’ouvrage est bien un thriller, l’auteure a probablement voulu s’en tenir à un récit plus accessible pour sa première publication. Le tout forme un ensemble convaincant mais qui aurait mérité un peu plus de profondeur dans le style.

Un parfum de nostalgie imprègne le récit, y compris les passages se situant de nos jours. Tendresse des jours d’été passé à déambuler avec ses amis, regrets de ne pas avoir pu faire ou dire ce qu’il fallait au bon moment sans parler des griffures du destin qui cicatrisent mal, même trente ans après. Cette atmosphère en teinte sépia se teinte peu à peu d’un rouge écarlate à mesure que le dénouement approche. Un dénouement quelque peu prévisible malheureusement mais qui a le mérite de ne pas traîner en longueur.

L’homme craie signe pour son auteure une entrée convaincante dans le monde du polar. Placé sous l’influence d’une autre grande plume mais avec suffisamment de présence et de d’atmosphère pour se démarquer du reste de la production. Depuis l’auteure a publié un autre polar et un troisième et sur le point de paraître, une auteure suivre donc.

Résumé: Le problème, c’est que nous n’étions pas d’accord sur la manière dont ça avait commencé. Etait-ce lorsqu’on s’était mis à dessiner les bonhommes à la craie, ou lorsqu’ils sont apparus tout seuls ? Etait-ce à partir du terrible accident ? Ou quand ils ont découvert le premier corps ?

  • Éditeur : Pygmalion (17 janvier 2018)
  • Langue : Français
  • Broché : 384 pages
  • ISBN-10 : 2756421731
  • ISBN-13 : 978-2756421735
  • Poids de l’article : 420 g
  • Dimensions : 13.6 x 2.6 x 21 cm

Tout-petit Montessori – Mes vêtements en feutrine de Dr Delphine Roubieu et Mizuho Fujisawa | 3 octobre 2019

Le tout-petit a besoin de voir et de toucher pour appréhender son environnement et comprendre les choses. Grâce aux feutrines et aux cartes images, ce coffret lui propose une découverte sensorielle des vêtements et l’aide à développer un langage riche et précis.

Achat du coffret : https://amzn.to/2CyS4zv

Chronique : Conforme à la pédagogie Montessori,  cet coffet va aider les enfants qui on au toucher et à comprendre l’environnement ,cette exercice est un apprentissage très ludique.
Les feutrines sont belles ainsi que les cartes qui l’accompagne et présente l’apprentissage des sens et du langage grâce à cette activité.
Un livret mode d’emploi accompagne cette découverte qui constitue une belle préparation au développement.

Note : 9,5/10

 

  • Editeur : Nathan (3 octobre 2019)
  • Collection : Tout petit Montessori
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2092789554

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La plage dans la nuit (7 septembre 2017) de Elena Ferrante et Mara Cerri

Mati est une petite fille de cinq ans qui parle beaucoup avec moi ; je suis Célina, sa poupée. Son père vient d’arriver, il la retrouve au bord de la mer tous les week-ends. Il lui a apporté un petit cadeau : un petit chat noir et blanc qu’elle a appelé Minou. Et maintenant, on dirait que je ne l’intéresse plus…C’est le début d’une nuit interminable, d’une aventure fantastique pleine d’émotions.

Chronique : Les contes de fées sont, et ont toujours été, des histoires de peur effrayante de la vie et sont encombrés de personnages maléfiques qui font des choses horribles. Nous aimons l’oublier et nous avons été aidés par la refonte des contes de fées les plus populaires sous la main des studios Disney dans des personnages et des situations beaucoup moins problématiques. Les délais heureux sont notre préférence. Mais les enfants peuvent écouter les contes de fées et les légendes folkloriques, sans grand traumatisme causé à leur nouvelle psyché. Les enfants ont un pouvoir plus exigeant que les adultes et veulent y croire.
C’est une histoire qui nous donne tous les éléments naturels qui peuvent apporter la peur et le danger, et les ogres humains qui augmentent les dangers et les peurs que nous apportent les contes de fées. Dans cette histoire, nous trouvons les problèmes quotidiens de l’indifférence, de la peur, de la confusion et de la jalousie; la dichotomie entre le monde adulte et celui de l’enfance et nous trouvons le salut apporté par l’une des choses que nous traitons tous les jours. Ce livre est une vrai découverte et trouve sa force.  Un superbe livre très bien illustré aussi par Mara Cerri.
A découvrir.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 44 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 9 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (7 septembre 2017)

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La nuit et le petit garçon (7 septembre 2017) de Louise Greig et Ashling Lindsay

Lorsque le silence remplace le chant des oiseaux, que le soleil disparaît, Max sait que le moment est venu. Il tourne la clé dans la serrure d’une mystérieuse boîte et l’obscurité surgit. C’est ensuite au tour de la nuit d’avoir sommeil et de céder sa place au jour. Une histoire pour aider les enfants à apprivoiser la nuit

Chronique : Décrit comme un livre au coucher cette album et beaucoup plus que cela. On y voit une célébration de la poésie et du pouvoir du langage pour embrasser le monde naturel de ce qui est tout autour de nous et qui est encore rarement considéré. Un jeune garçon semble vivre dans une maison avec sa mère et son chat. Sur lui, il détient une clé qui déverrouille le jour et la nuit, les laissant à leur temps respectif. Quand il le fait, les deux aspects jouent leur rôle dans l’adoption du paysage et de ses habitants. Non seulement le livre célèbre la beauté que la nuit apporte, mais encourage également le lecteur à l’embrasser aussi. Les belles illustrations de Ashling Lindsay marquent entre les textes de la double page en un seul lien selon l’humeur et le paysage. Un grand soin a également été pris en ce qui concerne le positionnement du texte et son  » Il est clair qu’il y a eu un véritable sentiment de collaboration entre illustrateur et poète.

Note : 9,5/10

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (7 septembre 2017)
  • Collection : ALBUMS JEUNESSE

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Croquemitaines – Tome 01 (12 avril 2017) de Mathieu Salvia et Djet

Passionné de lecture, Elliott a toujours eu une préférence pour les histoires de Croquemitaines, ces créatures monstrueuses qui, la nuit, se cachent dans l ombre ou sous le lit pour effrayer les petits enfants. Il n imagine pas à quel point elles vont changer sa vie…

Chronique : La BD Croquemitaines est un titre prévu en deux albums et qui est l’œuvre de Mathieu Salvia et Djet. L’histoire se penche sur une peur enfantine : les croquemitaines. Ces fameux ogres ou spectres ont longtemps effrayé les plus jeunes et cela est aussi le cas d’Elliott, un petit garçon qui est persuadé qu’un de ses spectres se trouve dans les environs. Un soir, sa vie va basculer lorsque ses parents vont se faire assassiner par un de ses monstres.Les premières pages sont particulièrement immersives. On plonge très vite dans l’atmosphère lugubre et horrifique de l’histoire. Le récit prend ensuite une direction inattendue. L’enfant passe vite au second rang au profit d’une guerre entre croquemitaines.

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L’ambiance se veut oppressante avec de la violence, du sang et des meurtres mais on ne tombe pas dans le gore facile. Les dessins décrivent les actes brutaux commis par les croquemitaines, avec ce qu’il faut de sang sans trop en rajouter. Les croquemitaines, quant à eux, sont aisément reconnaissables grâce à leur carrure et aux yeux rouges.  Le rythme très rapide de la narration. Croquemitaines est un comics qui s’ouvre sur un univers vraiment riche et captivant avec un style graphique nous permet de lire les pages les unes après les autres avec une facilité déconcertante. Le Tome 2 arrive le 31 mai, l’attente sera de courte duré pour finir cette belle saga.

Note : 9,5/10

  • Editeur : GLENAT (12 avril 2017)

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Je suis une esclave: Journal de Clotee, 1859-1860 (9 février 2017) de Mc Kissack,Patricia

« Dimanche de Pâques 1859. Liberté. C’est peut-être le seul mot j’ai appris toute seule. Ici, les gens, ils prient pour la liberté, ils chantent sur la liberté, mais pour pas que Maître Henley connaisse leurs vrais sentiments, ils appellent la liberté « cieux ». Tous, ils ont l’esprit fixé sur c’mot : liberté. Mais c’est un mot qui me parle pas, que j’ai encore jamais pu voir ».

Chronique : Ce livre raconte l’histoire d’une jeune esclave qui désire la liberté juste avant la guerre civile.
L’année est 1859.la jeune escalve a vécu toutes les douze années de sa vie comme esclave sur la plantation Belmont en Virginie. Bien qu’elle n’ait connu d’autre vie que celle d’esclave, elle a secrètement appris à lire et à écrire, et cette capacité lui donne un aperçu du monde. Pour pratiquer, elle tient un journal secret qu’elle cache dans un arbre creusé. Orpheline la plus grande partie de sa vie, elle a réussi à tirer le meilleur parti de sa situation, et l’écriture est l’une des rares choses qui lui apportent de la joie.
La vie d’une esclave est dure et elle voit beaucoup de choses terribles arriver aux gens qu’elle connaît autour d’elle, un jour un jeune homme blanc arrive à la plantation pour conseiller le fils du maître et elle découvre qu’il fait partie du mouvement abolitionniste. La jeune esclave a entendu parler des abolitionnistes et de ce qu’ils font pour aider à fuir les esclaves et veux faire partie de ce mouvement. Prenant la forme d ‘un journal et couvrant un peu plus d’ un an, ce livre est très fort et bien écrit.  C’est un livre très bon pour les lecteurs qui veulent se renseigner sur l’histoire américaine. C’est très triste mais très intéressant.

Note : 9/10

  • Poche: 224 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Folio Junior (9 février 2017)
  • Collection : Folio Junior

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Au lit Miyuki (2 février 2017) de Roxane marie Galliez et Seng soun Ratanavanh

Miyuki est de retour: après avoir appris l’art de la patience au matin dans Attends Miyuki, la voici qui s’emploie à retarder par tous les moyens l’heure du coucher.

Critique : Ne connaissant pas le premier tome, cela ne dérange pas de lire le retour de Miyuki. On se retrouve face à une merveilleuse histoire sur le fait de reculer le coucher et ainsi de profiter de l’instant et de prendre son temps. Le texte est comme une douce ritournelle, où le lecteur peut compléter le refrain qui s’allonge à chaque double page (Miyuki, le travail est terminé, le potager est arrosé, les escargots sont rassemblés, la couverture du chat est installée, etc.)Roxane marie Galliez y ajoute une douceur et une vraie force dans le texte qu’on est bercé par l’histoire. Les illustrations nous accompagnent dans le récit grâce au travail de la couleur et des détails afin de nous faire apprécier ce beau conte.

Note : 9,5/10

 

  • Relié: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : De la Martinière jeunesse (2 février 2017)

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Le vide (27 octobre 2016) de Anna Llenas et Jude Des Chênes

C’est l’histoire de Julia, une fillette heureuse et tout à fait comme les autres, qui vivait sans souci jusqu’au jour où elle ressent un vide. Un énoooOooorme vide qui laisse le froid passer, les monstres entrer et qui aspire tout. Julia enchaîne les tentatives pour combler ce vide, pour trouver le bon bouchon qui règlera ce problème et lui rendra son insouciance.

Critique :Un vrai coup de cœur pour ce beau livre. Le sujet est osé et peut aborder dans les livres jeunesse. La solitude et comme l’indique le titre « le vide »; le manque de quelque chose et son besoin de le combler par quelque chose. À travers ce récit on va suivre Julia qui essayera de le remplir par tout quitte à aller dans des extrêmes mais comme recevoir une tonne de cadeaux mais qui au final remplit que le surface et non le vrai problème. Cette histoire est très adulte et les illustrations fond qu’on a envie de les toucher tans ils sont bien faits. L’idée est aussi d’avoir utilisé plusieurs types de coloriages, matériaux pour illustrer ce beau conte. Un beau récit sur la compréhension ne soi, pas la maturité et la joie de vivre.

Note : 10/10

  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Les 400 Coups (27 octobre 2016)
  • Collection : Carré Blanc
  • Prix : 18 euros

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Le chapeau rond de monsieur Melon (20 octobre 2016) de Christine Nadeau et France Cormier

Léon Melon est un grand monsieur sévère qui sort toujours de chez lui avec son chapeau rond,  » noir comme du charbon « . Il regarde d’un oeil grincheux son jeune voisin Jérémie,  » un peu fripon « , qui n’arrête jamais de jouer, de sauter, de galoper. Lors d’une journée de grand vent, le corps frêle de Monsieur Melon est secoué et son chapeau rond s’envole.

Critique :  400 coups nous régalent avec cette histoire drôle, tendre et inattendu d’une amitié avec Monsieur Melon et son voisin. Cet homme est la caricature des personnes que l’on croise chaque jour qui souhaite rester seul dans leur tranquillité et ne vois pas au-delà du monde jusqu’au jour où son chapeau rond s’envole, il découvrira une personnalité bien plus profonde que celle de l’homme froid. L’histoire est très bien racontée avec des mots justes et les illustrations sont très belles.

Note : 9,5/10

  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : Les 400 Coups (20 octobre 2016)
  • Collection : LES 400 COUPS
  • Prix : 9,50 euros

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