Libération (15 février 2018) de Patrick Ness

Un samedi d’été, dans une banlieue paumée. Adam Thorn ne le sait pas encore, mais sa vie est sur le point de basculer. Asphyxié par sa famille, harcelé par son boss, tiraillé par des sentiments contradictoires, gay, définitivement gay, Adam voudrait juste avoir le droit d’aimer. Pendant ce temps, au bord du lac, l’esprit d’une jeune fille assassinée se réveille, en quête de vengeance…L’un et l’autre trouveront-ils la libération à l’issue de cette intense et surnaturelle fichue journée ?

Chronique : Patrick Ness a écrit ce que on pense être l’un des plus importants romans de fiction. Dans Libération nous rencontrons Adam, un jeune homme gai qui traite du conflit entre sa sexualité et les valeurs religieuses de sa famille. Dans le seul jour où nous suivons sa vie, nous le suivons alors que ce conflit atteint son apogée et que tout semble changer… Oh, et un esprit de filles assassinées se mêle à une reine de l’esprit plutôt voilée et pourrait être la fin du monde. Juste une petite chose à affronter. Parlant ouvertement et franchement du sexe, de l’amitié et de la famille. Ce livre, cependant, intègre si bien deux intrigues. C’est un livre jumeau de tant de façons un peu abominables. De toute façon les parcelles sont construites ensemble clairement. Le lecteur sent l’accumulation qui a besoin d’une libération. Une telle journée pour tous les personnages! On est sur le point de pleurer tant de fois à cause d’émotions intenses dans l’histoire d’Adam, mais l’autre moitié nous touche aussi. Ce livre traitait du désordre que la vie peut être, de la valeur de soi, de l’amour, de la religion, de l’amitié, du concept de famille, des esprits et bien plus encore, un livre dur mais sublime.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (15 février 2018)
  • Langue : Français

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La boutique Vif-Argent: Une valise d’étoiles (4 janvier 2018) de Pierdomenico Baccalario et Iacopo Bruno

Il existe tant d’objets magiques… mais un seul endroit au monde où les cacher. Poussez la porte de la boutique Vif-Argent ! Puni pour avoir fait l’école buissonière, Finley doit remplacer durant l’été le facteur du village d’Applecross. Un jour, il porte une lettre à une étrange boutique perchée à flanc de falaise et il fait la renocntre de l’irrésistible Aiby Lily, qui le fascine. Peu à peu, elle l’entraîne dans un monde où se mêlent des événements inexplicables, des énigmes insolubles et de redoutables ennemis…

Chronique : Finley McPhee, treize ans, vit à Applecross, un minuscule village du nord de l’Ecosse où il ne se passe jamais rien. Ses parents élèvent des moutons, et les jours où il fait beau, le jeune garçon sèche l’école pour aller à la pêche avec son meilleur ami: son chien Chiffon. Jusqu’au jour où une mystérieuse boutique aux murs rouges, tenue par l’envoûtante Aiby Lily, apparaît sur la plage comme si elle sortait de nulle part… Belle histoire! Très doux, amusant et excitant et on veux en savoir plus sur le mystérieux propriétaire, M. Lily, sa fille bien sûr, et leurs clients énigmatiques. Il y a beaucoup d’aventures de contes de fées dans ce livre, à l’intervalle de chaque chapitre nous avons également droit à une illustration ainsi qu’une petite description d’un objet à la vente dans cette fameuse boutique.
Passons à l’histoire en elle même maintenant c’est donc le premier livre d’une série, qui pour une introduction n’est pas mauvaise du tout. Le livre contient assez de rebondissement pour tenir le lecteur. Les personnage assez attachant pour qu’on s’intéresse a eux. Cette histoire et certain personnage ayant droit à leur part de mystère voir beaucoup. En somme un livre qui apporte plus de question que de réponse.
Cependant on fini assez vite ce livre n’ayant que 230 pages mais on à hâte de lire la suite.

Note : 8,5/10

 

  • Poche: 224 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 13 années
  • Editeur : Folio Junior (4 janvier 2018)
  • Collection : Folio Junior

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Le Clan des Otori (24 août 2017) de Lian Hearn

Sauvé d’une mort certaine est adopté par sire Shigeru, chef du clan des Otori, le jeune Takeo doit s’adapter à sa nouvelle existence. Mais d’où viennent ses dons prodigieux ? Devra-t-il choisir entre son amour pour la belle Kaede, sa dévotion à sire Shigeru et son désir de vengeance ?

Chronique : On est ici face à une saga de  livres bien particulières : il s’agit en effet d’une épopée centrée autour d’un personnage principale, dans un monde ressemblant à s’y méprendre au Japon médiéval mais restant imaginaire… Ce dernier aspect est d’ailleurs quelque peu choquant au départ, surtout si on s’attend à un roman historique riche en éléments véridiques, dans le style de La Pierre et le Sabre par exemple.
Mais passé cette surprise, on se laisse inexorablement entraîner dans les aventures du jeune héros, ses doutes, ces certitudes désavouées, son évolution au fil du temps… On a aussi envie d’en savoir plus sur tous les personnages secondaires, chacun ayant un parcours particulier et une perception profonde du monde l’entourant.
Lian Hearn sait brosser des portraits complexes de ses personnages tout en offrant une dynamique certaine à ses romans. A travers les évocations lyriques de son parcours, on guette les progrès du jeune Tomasu, on tremble à ses côtés lorsqu’il affronte les épreuves de la vie.
Des personnages intéressants et complexes, un monde qui ne demande qu’à être exploré par le lecteur, un style empreint de poésie et d’une grande fluidité… Lorsque l’on commence la lecture le plaisir va jusqu’à la dernière page.

Note : 9,5/10

  • Poche: 384 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (24 août 2017)
  • Collection : Pôle fiction

Le jour et la nuit 2 (19 juillet 2017) de Laëtitia Langlet

Lucia a une nouvelle fois disparu de manière énigmatique, laissant Stella seule face à son destin et la légende. De jeu de piste en fausse piste, la recherche de sa sœur jumelle va l’amener à découvrir des facettes plus sombres de son clan. Heureusement que les indéfectibles GOG sont là pour la soutenir et l’aider dans sa quête. Faux-semblants, cachoteries, non-dits. Stella arrivera-t-elle à démêler le vrai du faux? Car tout ne semble pas toujours ce qu’il paraît être… Tout est-il vraiment blanc ou…bleu ?

Chronique : Avec un peu de retard dans sa sortie voici un véritable coup de cœur. Vous n’allez pas regretter. Ceux qui ont lu le premier tome comprendront que Laëtitia Langlet est une écrivain qui sait nous chambouler et avec ce livre elle changera votre vision de la vie de famille et de l’impact que tous nos actes et paroles peuvent avoir sur une vie. L’enquête du livre n’est qu’un fil rouge mais elle est bien menée, il y a un vrai jeu entre les personnages, les policiers qui ont des ressentiments à la suite d’événements passé du tome 1.
Laëtitia Langlet nous offre une lecture passionnante tant par le contenu de son récit, que par la manière dont elle nous le livre et surtout l’approche de style singulier à laquelle elle nous confronteEntre Stella  et ses idées plus ou moins farfelues et pourtant résolument optimistes ainsi que Julien qui garde espoir dans son enquête avec toutes ses incertitudes et de Lucia et son mystère ce qui va passer peu à peu de l’inquiétude que doit susciter la disparition la jeune sœur aux pires craintes pour sa sécurité. Rien n’est laissé au hasard et on se laisse prendre au rythme et au ton de ce récit enlevé jusqu’à la dernière ligne. Pour ce qui est de l’écriture, il n’y a aucune lourdeur, le style de Langlet reste simple, rythmé et efficace.Quant aux décors et aux descriptions, on n’est pas déçu, malgré le peu d’horizons qui nous sont offerts dans cet espace on visualise les scènes.Mais ce n’est pas tout, impossible de révéler un des gros rebondissements de l’histoire, mais il nous fait basculer dans une autre dimension, tel un thriller paranoïaque, il nous fait vibrer et nous questionner encore plus. Le livre est un vrai turn-over, on le dévore d’une traite, pour assécher cette soif de savoir qui nous conduit vers la fin et on à qu’une hâte c’est déjà de lire le tome 3.

Note : 9,5/10

  • Broché: 264 pages
  • Editeur : Sharon Kena (18 juillet 2017)
  • Collection : SK.PARANORMALE

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L’île du docteur Moreau (14 juin 2017) de Herbert George Wells et Dobbs

Unique survivant d’un naufrage, Edward Prendick est secouru par Montgomery, l’assistant d’un certain Docteur Moreau. Depuis une dizaine d’années, sur leur île isolée du monde, les deux scientifiques se livrent à de terribles expériences, greffant et modifiant génétiquement des animaux pour les rendre doués de conscience et de parole. Sur place, les « Hommes-bêtes » obéissent à un ensemble de règles bien précises, la Loi, leur interdisant tout comportement primitif, et vénèrent Moreau tel un dieu. Mais Prendick découvrira bien vite que les pulsions animales de ces créatures sont loin d’être oubliées…Interrogeant les questions de l’identité et de la dignité animale, le troublant et visionnaire L’Île du Docteur Moreau n’a rien perdu de sa pertinence.

Chronique : Edward Prendick est un naufragé qui est recueilli sur une île du Pacifique Sud, et il découvre rapidement avec fascination et répulsion qu’il s’agit d’un terrain d’expérimentation grandeur nature pour le savant Moreau ayant disparu de la circulation à cause de scandales liés à la vivisection, qui à grands renforts de transfusions et de transplantations explore ici la frontière entre l’homme et l’animal, la raison et l’instinct, la réflexion et la pulsion.
L’aspect philosophique du roman  n’a pas perdu de son intérêt,est il est quasi prophétique car le narrateur hanté par l’animalité qui resurgit en lui annonce le phénomène de brutalisation des sociétés qui a éclaté avec les guerres mondiales !
La Bd est fidèle, puisqu’il y a redondance dans les deux naufrages initiaux du narrateur, et incohérence avec le narrateur qui critique la violence et l’arbitraire de la microsociété mise en place par Moreau avant de lui substituer sa propre microsociété plus violente et plus arbitraire encore.

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Cette relecture de l’œuvre est passionnante de bout en bout mais surtout nous livre une réflexion intéressante sur un savant qui se prend pour Dieu et qui veut modifier le cours normal de la nature.
Ici « Les monstres » sont assez pathétiques et font surgir de la compassion chez le lecteur.
Wells et Dobbs se posent en visionnaire. Cette fibre pessimiste sur les applications pratiques de la recherche se retrouve dans l’Homme Invisible, autre roman et adaptation. Le dessin et la mise en couleur sont parfaits, très esthétiques. Le découpage est lui aussi d’une grande qualité et donne un rythme au récit qui n’est ni trop lent ni trop rapide.  Le plus difficile pour les adaptations des œuvres littéraires en BD est sans doute de rester fidèle à l’ambiance de l’œuvre originale. De ce point de vue, le challenge est plus que réussi.

Note : 9/10

  • Album: 56 pages
  • Editeur : GLENAT (14 juin 2017)
  • Collection : HG Wells

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L’Homme invisible – Tome 02 (14 juin 2017) de Herbert George Wells et Dobbs

L’ Homme invisible, est violemment chassé. Trouvant refuge chez le docteur Kemp, il décide de lui confier son histoire. Mais ce dernier, prenant peur, décide de dénoncer son ancien condisciple aux autorités locales. À la fois profondément trahi et subjugué par sa propre puissance, Griffin se laisse envahir par la mégalomanie. Kemp et son maudit village seront les premières victimes de sa folie. Le reste du monde suivra…

Chronique : Avec ce deuxième et dernier tome de l’homme invisible, le scénariste Dobbs et le dessinateur Christophe Regnault poursuivent de belle manière l’adaptation de l’œuvre de H.G. Wells.
Autant dans le premier opus, on ne nous disait rien sur le passé de l’homme invisible, autant ici, nous découvrons toute son histoire.
Chassé du village où il se trouvait, Griffin « l’homme invisible », se réfugie chez le docteur Kemp à qui il raconte tout son passé.
Ce dernier, terrifié par ce qu’il a entendu, dénonce le savant fou aux autorités.
La traque commence !!!

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C’est une histoire psychologique passionnante, qui n’a rien à envier aux classiques de la littérature générale qui derrière des écritures ampoulées racontent les histoires banales de personnages banals : ici on sent le poids de regards sur l’humanité alors qu’H.G Wells savait qu’un être humain invisible serait sans doute aveugle, donc ici force est de constater que l’homme invisible qui s’enferme dans son narcissisme ne voit plus le reste de l’humanité.
Graphiquement les dessins de Chris Regnault assisté aux couleurs d’Andrea Meloni et du studio Arancia sont efficaces et ont beaucoup de détail et de précision. L’adhésion est totale

Note : 9,5/10

 

  • Album: 56 pages
  • Editeur : GLENAT (14 juin 2017)
  • Collection : HG Wells

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Test Blu Ray : Split de M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Anya Taylor-Joy

Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.

Chronique Film:  » James McAvoy incarne un personnage muli-facettes complexe, un schizophrène aux 23 identités qui cohabitent et dialoguent au sein de la même entité morphologique et psychologique !  À ce niveau, c’est tout simplement sidérant et jubilatoire de l’observer se métamorphoser dans son attitude, son regard, sa voix et son langage ! Tour à tour apeuré, protecteur, inquiet et bien sûr féroce, l’acteur est à lui seul la révélation du film, comme si ces changements étaient opérés par un claquement de doigt sans qu’on s’y attende ! La peur indicible s’installe alors crescendo, autant par rapport à cette maladie que celui des trois adolescentes kidnappées dont l’une va faire la différence par sa présence et son jeu très bon (Anya Taylor-Joy), mais peut-être aussi de manière trop explicite et prévue… Cette angoisse fluctue donc doucement et intelligemment selon qui apparaît soudainement, que ce soit Barny, Dennis, Patricia, Hedwig,… et c’est donc aussi tout l’intérêt de cette histoire dont le thème de l’enfermement par contre, est à l’opposé assez classique… Le réalisateur a eu également l’intelligence d’installer une relation très utile et crédible entre cet individu multiple et sa thérapeute dont Betty Buckley rend ce rôle très humain, sensible et profond ! Ces moments sont sans doute d’ailleurs essentiels, instructifs et franchement passionnants… Alors bout à bout tous ces éléments s’imbriquent naturellement et donnent force à cette réalisation loin de tout cliché attendu. Et si l’on y ajoute cet univers glaçant et inquiétant de sous-sol sans repère évident mais aux symboles lourds et précis, on reste en haleine et en alerte de façon permanente ! Un excellent thriller psychologique de M. Night Shyamalan, également aux multiples facettes, inattendu et prometteur…

Note : 9/10

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Test Blu Ray :

Image : Split a été filmé numériquement et l’image est très lisse et propre, alors qu’une texture plus grinçante pourrait l’améliorer un peu plus. Néanmoins, l’image numérique est excellente. La clarté est remarquable et les détails sont à peu près aussi bons que l’on trouvera dans 1080p. La source peut rendre certains éléments, comme les murs à texture grossière dans la salle de maintien, mais il ne faut pas se tromper de la complexité inhérente aux textures de la peau et de l’habillement, dans des gros plans et même dans différents plans de milieu de gamme. Tous les pores, les rides, les morceaux de chaume au sommet de la tête découpée de McAvoy, le point et la mêlée sur les vêtements sont pris en compte et clairement visibles. Les couleurs sont agréablement neutres, contrastant quelques nuances lumineuses contre l’endroit bien éclairé, mais encore humide et triste où se trouvent les filles. Quelques flashbacks offrent des feuilles d’automne pointillées. Les niveaux de noirs sont très profonds et permettent de définir un certain nombre de scènes. Les tons de peau sont légèrement pâteux mais jamais trop loin de l’ordinaire. Un léger bruit est visible dans quelques endroits, mais globalement le transfert de Universal est un grand gagnant.

Son : Split dispose d’une bande sonore sans perte DTS-HD Master Audio 5.1 standard. Il est aussi dynamique que possible, offrant une belle gamme de signaux subtils et d’effets intensifs intensifs. La musique est impressionnante et bien définie dans toute la gamme, mais la partie basse domine certainement, et dans l’acte final en particulier. Il peut être un peu déprimé, sévère et profond par la conception, ce qui entraîne une incursion très efficace. Le support de bas niveau, cependant, est le point culminant, avec de nombreux sons divers et profonds battant la scène dans l’acte final. . Quelques coups de fusil de chasse offrent un boom concussif satisfaisant, pas tout à fait au niveau de la réalité, mais assez profond pour satisfaire. Le dialogue est un pilier et offre un front-et-centre et avec une excellente clarté et une hiérarchisation.

Bonus : Outre les habituels scènes coupées et l’anecdotique fin alternative, le disque propose plusieurs modules consacrés à la conception du film et à la composition du casting. Et s’ils ne brillent pas nécessairement par leur originalité, ils se révèlent néanmoins particulièrement intéressants

Fin alternative avec introduction optionnelle de M. Night Shyamalan (1’35 » – VOST)
9 scènes coupées avec introductions optionnelles de M. Night Shyamalan (26’35 » – VOST)
Making of (9’48 » – VOST)
Tous les visages de James McAvoy (5’36 » – VOST)
Dans la peau du réalisateur M. Night Shyamalan (3’38 » – VOST)

 

  • Acteurs : James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley, Haley Lu Richardson, Jessica Sula
  • Réalisateurs : M. Night Shyamalan
  • Format : PAL
  • Audio : Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Norvégien, Néerlandais, Français, Allemand, Suédois, Islandais, Danois, Portugais, Arabe, Hindi, Turc, Finnois
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 27 juin 2017
  • Durée : 112 minutes

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