Les filles des éléments (31 mars 2017) de Morgane MARTIN

Je m’appelle Ophélia. Je suis une fille ordinaire qui mène une vie ordinaire, enfin, j’étais… J’avais un meilleur ami avec lequel je faisais des bêtises, des parents aimants, bref, le rêve !
Mais le jour de mes 14 ans, ma vie a basculé : des secrets m’ont été révélés sur mes origines, mes parents, moi-même… Et tout s’est enchaîné : des catastrophes naturelles, des cauchemars, des trahisons… C’est ainsi que j’ai découvert que je pouvais contrôler l’eau, pour le meilleur et pour le pire.

Chronique : Une nouvelle histoire à la croisée du fantastique pour jeune lecteur où le monde est peuplé de créature étrange pour le plus grand bonheur des enfants. Ce livre nous fait pensé à La petite sirène mais en version adulte avec un humour également cynique et abordable pour un jeune public ; c’est clairement un livre pour lecteur débutant, une plongée tout en douceur dans le monde du fazntastique.
Rapide à lire, du moins pour les adultes, le style d’écriture en est simple sans l’être trop. On n’a pas le temps de s’ennuyer, il se passe toujours quelque chose de drôle, burlesque ou simplement de l’action.  Ophélia est très sympathique dés les premières pages. Ce livre  est sans prise de tête, les adulte et enfants vont passer un bon moment de rigolade et de fantastique.

Note : 9/10

 

  • Editeur : Persée (31 mars 2017)
  • Collection : P.TRAV.MIROIR

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Test DVD : Arès (1 avril 2017) de Jean-Patrick Benes avec Ola Rapace, Micha Lescot

Dans un futur proche, l’ordre mondial a changé. Avec ses 10 millions de chômeurs, la France fait désormais partie des pays pauvres. La population oscille entre révolte et résignation et trouve un exutoire dans des combats télévisés ultra violents où les participants sont dopés en toute légalité et où tous les coups sont permis.
Reda, dit Arès, est un ancien combattant qui vit de petits boulots de gros bras pour la police. Tout va changer lorsque sa soeur se fait arrêter et qu’il doit tout mettre en oeuvre pour les sauver : elle et ses filles.

Chronique Film  : « Arès », magnifique film noir dont le titre évoque le Dieu de la guerre, est  un bon film d’anticipation  sur notre monde vu sous un angle totalement désenchanté et déshumanisé. Privilégiant une ambiance de noirceur dans un Paris embourbé dans la misère où les rues sont envahies d’abris de fortune cette vision apocalyptique de notre société victime du capitalisme galopant est ici terrifiante ! Ce qui pourrait bien être un film visionnaire en étant un aperçu de ce qui nous attend, tant les similitudes avec quelques signaux actuels sont évidemment plus que palpables…Notre environnement urbain est à la fois magnifiquement filmé avec des plans d’ensemble et des éclairages superbes, alors que malgré tout, le danger est omniprésent en transformant chaque timide sortie en véritable épreuve de force ! Au milieu de tout cela, Arès Kowalski essaie de survivre, de se faire une place pour lui, en préservant aussi sa sœur et ses enfants, tandis qu’en tant que seul espoir d’étude du groupe , il verra petit à petit tout basculer autour de lui ! L’intrigue qui s’en suivra vaut d’ailleurs franchement le coup par l’engrenage dans lequel est piégé le héros, et la portée de l’histoire y trouve cruellement son compte par la similitude de quelques faits divers dramatiques déjà bien connus sur quelques cobayes rémunérés pour cela et récemment décédés. Pas parfait par manque de budget mais du très beau cinéma inspiré et intelligent de Jean-Patrick Benes, dont les acteurs dont Ola Rapace est très convaincant dans cet univers de désolation, sont tous impressionnants de réalisme. Fan film futuriste vous ne serait pas déçu et en plus c’est Français.

Note : 8,5/10

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Test DVD:

Image :Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites surtout lors des scénes de combats et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonores.Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus :  Côté Bonus, le making off est intéressant ce qui qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création de ce film et le point de vue du réalisateur et nous apprend qu’un des producteur n’est autre que Louis Leterrier le réalisateur des Transporteur, Danny the dog et Hulk.

  • Acteurs : Ola Rapace, Micha Lescot, Thierry Hancisse, Hélène Fillières, Ruth Vega Fernandez
  • Réalisateurs : Jean-Patrick Benes
  • Audio : Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 1 avril 2017
  • Durée : 80 minutes

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Draconia – tome 1 L’Héritier des Draconis (16 mars 2017) de Carina Rozenfeld

Difficile de mener une vie paisible lorsque l’on a des flammes dans les yeux à la moindre crise de colère et que l’on donne vie aux images et sculptures de reptiles d’un simple regard… Ballotté de famille d’accueil en famille d’accueil depuis qu’il a été abandonné à la naissance, le jeune Elliott fait de son mieux pour dompter son tempérament de feu, malgré la sournoiserie de certains élèves de sa classe. À quelques jours de son dixième anniversaire, une sphère lumineuse tombe du ciel tout près de chez lui. Accompagné de ses amis Tamara et Gédéon, Elliott découvre qu’il s’agit d’un passage vers un monde merveilleux, Draconia! Les enfants y font la rencontre de Gulliver, un gentil géant. Ce qu’il va leur révéler va changer la vie d’Elliott à tout jamais…

Chronique :  Une nouvelle  trilogie moderne à la croisée du fantastique et de la fantasy pour jeune lecteur où le monde est peuplé de créature étrange pour le plus grand bonheur des enfants. Ce livre nous fait pensé à Narnia mais encore plus dans la  jeunesse, avec un humour également moins cynique donc plus abordable pour un jeune public ; c’est clairement un livre pour lecteur débutant, une plongée tout en douceur dans le monde de la fantasy.
Rapide à lire, du moins pour les adultes, le style d’écriture en est simple sans l’être trop. On n’a pas le temps de s’ennuyer, il se passe toujours quelque chose de drôle, burlesque ou simplement de l’action.
Elliott, Tamara et Gédéon sont un trio à la Harry Potter que l’on aime et trouve très sympathique dés les premières pages. Ce premier tome est sans prise de tête, les adulte et enfants vont passer un bon moment de rigolade et de Fantasy. Rendez vous pris pour la suite de cette nouvelle saga.

Note : 9/10

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Gulf stream éditeur (16 mars 2017)
  • Collection : HERITIER DRACON

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Carthago Adventures Vol. 5: Zana (22 mars 2017) de Christophe Bec et Aleksa Gajić

Découvrez l’Univers Carthago et explorez les confins du monde connu à la recherche de créatures aussi légendaires que dangereuses. PARUTION EN 5 VOLUMES — SÉRIE TERMINÉE. Une série d’histoires indépendantes, mettant en scène les personnages de la série Carthago. La Terre est loin d’avoir livré tous ses secrets. Découvrez l’Univers Carthago et explorez les confins du monde connu à la recherche de créatures aussi légendaires que dangereuses. A tout instant, le chasseur peut devenir la proie….

Chronique : En 2009, au terme du second tome, la série Carthago subit une pause forcée à cause du désistement de son premier dessinateur. Elle se voit alors dédoublée en 2011 d’un spin-off : « Carthago Adventures ». Ainsi, les lecteurs découvrent le premier tome de ce spin-off qui, succès aidant, appellera plusieurs suites ! et Voici le Tome 05.
Le concept de ce spin-off est le suivant : Nous revenons dans le passé afin de revivre les aventures de deux des personnages principaux de la série-mère : L’aventurier « London Donovan » et « Wolfgang Feiersinger », le fameux milliardaire surnommé le « centenaire des Carpates », toujours à la recherche des créatures mythiques cachées dans les coins les plus reculés de notre monde…
Voici une série qui ne manque pas de potentiel et dont l’idée de départ est plutôt excitante, car nous voilà soudain partis à la recherche de tous les monstres mythiques de notre planète, dans un mode réaliste fleurant bons les récits d’aventures rétro de l’époque des pulps. Le postulat permet ainsi d’établir un sympathique complément par rapport à la série-mère, tout en nous offrant l’opportunité de creuser un peu le passé de deux de ses figures principales.
Le ton est résolument réaliste, avec un suspense et une tension dramatique qui évoluent sans relâchement. Scénario et dessin témoignent d’une recherche documentaire rigoureuse, établie sur des bases historiques et géographiques solides.
Le script en lui-même demeure très classique, mais nous réserve tout de même quelques jolis retournements de situation.
Du début à la fin, Christophe Bec entretient le mystère des origines du « Bigfoot » et l’on referme le livre avec enfin la clef de ce mystère.
Les planches de Aleksa Gajić sont bien travaillées. Un dessin réaliste embelli par une mise en couleur en « peinture directe », qui offre de splendides décor plus vrais que nature et, au final, une belle immersion dans le récit à destination du lecteur.
Un très bon dernier tome qui offre une belle conclusion à ce récit.

Note : 9/10

  • Album: 56 pages
  • Editeur : Les Humanoïdes Associés (22 mars 2017)
  • Collection : HUMANO.HUMANO.

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Test Dvd / Blu-ray : Les Animaux fantastiques (Sortie le 16 mars 2017 en VOD & le 29 mars 2017 en DVD et Blu-ray) de David Yates avec Eddie Redmayne, Katherine Waterston

New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d’être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du « Moldu ») déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable. Ignorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d’un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir.

Chronique Film :  On ne pouvait pas quitter l’univers d’Harry Potter sans une pointe de regret. David Yates, réalisateur des quatre derniers épisodes de la saga originelle, non plus, visiblement. C’est pourquoi il s‘adjoint les services de J.K. Rowling elle-même pour écrire le scénario d’une nouvelle saga cinématographique se déroulant dans le même univers, mais plus de 70 ans auparavant. Si l’ambiance du New York des années 1920 tranche de manière radicale avec le ton des Harry Potter, c’est avec le même émerveillement que devant le premier épisode de Chris Columbus qu’on découvre le monde caché à l’intérieur de la valise de Norbert Dragonneau, et ses fascinants animaux fantastiques, un émerveillement souligné par la superbe photographie de Philippe Rousselot, ainsi que par la musique éclatante de James Newton Howard. Si la chasse aux animaux n’a aucune attache importante avec le scénario, on la suit avec un vrai plaisir, d’autant qu’elle est racontée avec beaucoup d’humour, retrouvant un ton léger, dans la veine parfaite de Columbus. Le reste du scénario est, lui, plus sombre, et vient compenser juste ce qu’il faut le ton comique parfois trop appuyé du film. Enfin, le casting se révèle, à l’image des Harry Potter originaux, parfaits, du fragile Eddie Redmayne, au regard pétillant, à l’hilarant Dan Fogler , en passant par Katherine Waterston, pleine de charme et de douceur. Mais la vraie réussite du casting, due à Fiona Weir, dont le flair semble toujours intact.Les Animaux fantastiques ne sont pas qu’un produit dérivé d’Harry Potter, c’est le début d’une saga qui s’annonce tout aussi magique, et qui parvient dès le premier épisode à s’émanciper complètement de la tutelle de son aînée… Une saga à suivre de près.

Note : 9,5/10

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Test Blu-Ray & DVD :

Image :Le tournage du film a été réalisé à l’aide de caméras Arri Alexa XT et le master intermédiaire augure obligatoirement d’un excellent résultat en terme d’image pour ces éditions blu-ray et dvd. Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails . Malgré les nombreux décors cette perfection visuelle est particulièrement saisissante.

Son : Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique avec les dialogues que ce soit en vo et en vf donnent  du volume et  ne se laissent pas déborder par des effets sonores . La musique fait vibrer l’installation et plonge le spectateur dans une certaine mélancolie .

Bonus : Côté Bonus, les making of sont intéressants ce qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création du film, la bonne ambiance du tournage et surtout les impressions des acteurs au fur et à mesure que le tournage progresse. Les scènes coupé sont égalent très bonnes et donne un petit plus sur quelques histoires dont ont peut voir la compagne de  Jacob, quelques créatures en plus dans la valise et la chanson d’Ilvermorny. Du très bon travail

_ Les Bonus :

- Avant Harry Potter : découvrez une nouvelle ère !
- Personnage : le magizoologiste
- Personnage : les sœurs Goldstein
- Personnage : les Barebones/Bellebosse
- Personnage : le non-maj boulanger
- Personnage : la présidente et l’auror
- Créature : à la rencontre des animaux fantastiques
- Créature : Botruc – Picket, le botruc peu sûr de lui
- Créature : Demiguise – la créature qui peut se rendre invisible
- Créature : Éruptif – la créature qui danse avec Newt
- Créature : Niffleur – la créature qui aime tout ce qui brille
- Créature : Occamy
- Créature : Oiseau-tonnerre
- Décors : créer le monde des animaux fantastiques
- Décors : New-York (360°)
- Décors : le MACUSA (360°)
- Décors : la valise de Newt (360°)
- Décors : la soirée de Shaw (360°)
- Décors : le Blind Pig (360°)
- Scènes coupées : au nombre de 11

  • Acteurs : Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Dan Fogler, Alison Sudol, Colin Farrell
  • Réalisateurs : David Yates
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : WARNER HOME VIDEO
  • Date de sortie du DVD : 29 mars 2017
  • Durée : 133 minutes

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Fin de ronde (8 mars 2017) de Stephen King

Dans la chambre 217 de l’hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau. Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi…

Chronique :  Dans ce dernier livre de la trilogie, Fin de ronde, Brady Hartsfield a créé un programme qui intègre un appareil hypnotique dans une console de jeu portative et avec son «drone»  il à embaucher son ancien collègue pour installer le programme sur les appareils.
Une fois que ces dispositifs portatifs ont été peaufinés, Brady a enrôlé son médecin et un volontaire à l’hôpital en contrôlant leur esprit. Une fois activés, ces dispositifs ont permis à Brady d’entrer dans l’esprit des victimes et de les encourager à se suicider, créant ainsi une épidémie de suicide en masse.
Le détroit, Bill Hodges et son partenaire, Holly, ont été convoqués pour un meurtre-suicide pour deux personnes qui ont été blessées lors de l’attaque initiale de Brady Hartsfield avec la Mercedes de nombreuses années auparavant par le vieux partenaire de Bill, Pete. Holly trouve une console de jeu près d’un «Z» étrangement marqué où un des corps a été trouvé. Bill sait que Brady est impliqué et veut comprendre comment Brady est capable de faire ces choses.
On est pas déçu dans ce dernier livre. Stephen King a ramené toutes les personnes que on est venu à aimer dans le premier livre ainsi que le méchant que on aime à haïr. Comme le livre continue, nous obtenons l’histoire arrière de la façon dont Brady est passé d’être un légume à un télé porteur avec une capacité de contrôle mental au fil des ans. Le livre entier construit à la confrontation finale entre Bill et Brady et maintient les lecteurs sur le bord de leur siège.
Stephen King écrit une fois de plus son roman avec un tel flair que le lecteur croit que l’histoire qu’ils lisent est vraiment se qui passe et ainsi le lecteur s’investit dans les personnages encore plus qu’ils ne l’étaient. Il y a quelques événements intéressants qui se sont produits dans le livre qui sont inattendu et il est étonnant de voir comment les événements dès le début ont été liés à ce nouveau défi trouvé dans le troisiéme livre  de la Trilogie Bill Hodges.  Une superbe fin et encore un grand moment de lecture de la part de Stephen King.

Note : 9,5/10

  • Broché: 423 pages
  • Editeur : Albin Michel (8 mars 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE

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La fille qui tomba sous Féérie…(8 novembre) 2016 de

Septembre rêve de repartir en Féérie. Car rien n’a changé depuis son retour : la guerre continue et son père combat toujours en Europe, sa mère doit travailler de longues journées à l’usine et surtout, personne n’est venu la chercher de toute l’année pour l’emmener en Féérie. Jusqu’à ce jour où, couchée dans un champ, une barque voguant sur les herbes la dépasse. Lancée à sa poursuite, elle trébuche sur un muret et tombe… en Féérie. Mais très vite, elle découvre que bien des choses ont changé : la magie de Féérie (du dessus) s’épuise alors que les habitants perdent leurs ombres désireuses de se retrouver à Féérie (d’en dessous). Et ce monde du dessous a une nouvelle reine : Halloween, qui n’est autre que l’ombre perdue de Septembre. Elle n’a pas du tout l’intention de laisser partir les ombres qui profitent de leur liberté et s’amusant dans les Festoiements donnés là en bas. Septembre retrouvera ses anciens amis (mais pas tout à fait eux non plus) et s’en fera de nouveaux dans ce monde étrange : Aubergine, le dodo de la nuit, la Vice-Reine du Café… Septembre se sent responsable de la situation et ne veut pas que Féérie disparaisse, mais les ombres veulent rester libres aussi…

Critique : Dans ce deuxième épisode, la jeune fille de 13 ans arrive à Féerie près d’un an après son retour au Nebraska et apprend qu’une chose de terrible s’est produite: les ombres de ses créatures ont disparu comme leur magie. « Les cœurs des adolescents sont crus et nouveaux, rapides et féroces, et ils ne connaissent pas leur propre force », affirme l’auteur du conte, qui est chanceux pour Féerie, comme Septembre décide d’essayer de rétablir l’ordre, vu que sa propre ombre, Halloween est en quelque sorte impliqué dans l’existence du déséquilibre. L’auteur utilise une recette semblable au tome 1 pour produire une histoire capricieuse et habilement complétée de descriptions fantastiques (p. 27), «cette saveur était encore meilleure: comme une citrouille mais une sorte de citrouille très douce et mélancolique qui Étaient devenus de bons amis avec des pommes vertes fraîches et des poires froides d’hiver; «C’était un sentiment étrange, comme soudainement prendre conscience de la gravité d’une manière sociale, assis à thé avec elle et l’apprentissage de son histoire familiale»; et des personnages bien développés à la fois familiers et nouveaux, dans lequel on se retrouvera.
Quiconque aime les contes de fées avec le ton d’Alice au pays des merveilles aimeront voyager avec septembre, à travers le côté sombre de féerie.

Note : 9,5/10

 

  • Relié: 296 pages
  • Editeur : Balivernes Editions (8 novembre 2016)
  • Langue : Français

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Métamorphose T01: Exorde (4 mai 2016) de Ericka Duflo

Adolescente rebelle et obstinée, Senna brave les interdits depuis le décès de sa mère. Elle ne fréquente plus les mêmes amis, rentre tard le soir et se fait souvent renvoyer de l’école. Ses relations avec son père se dégradent. Pourtant, Senna a d’autres inquiétudes : une marque hideuse et boursouflée s’étale sur son dos, elle entend des voix effrayantes et a parfois l’impression d’être surveillée. Ses écarts de conduite vont également l’amener à rencontrer Ian, un garçon sombre au comportement étrange. Sa vie va alors prendre une tournure inattendue.

Critique : Nous entrons dans un livre rempli de mystère, avec une héroïne comme Senna qui est une jeune fille qui a changé du tout au tout à la mort de sa mère. Elle vit désormais seule avec son père, et sa tante qui vient la voir de temps en temps. Elle aime faire la fête et des bêtises ; jusqu’à la bêtise de trop qui la fera envoyer dans un internat en Alaska. C’est alors que les choses vont évoluer pour notre héroïne qui se découvrira un bien étrange héritage. L’univers mis en place par l’auteure est très complexe et sombre avec des créatures que l’on rencontre dans tout au long de ce premier tome et qui sortent de la  mythologie grecque.
L’auteure réussi à  faire tenir le lecteur en haleine du début à la fin. Ce roman est addictif et d’une facilité de lecture incroyable et au vu de sa finalité on espère que la suite nous réserve de grandes choses et qu’elle parviendra à s’émanciper de ses consœurs car il est indéniable que sa mythologie permet d’entrevoir d’énormes perspectives.
Une super histoire qui tiens en haleine et dont on à hâte de lire la suite.

Note : 9/10

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Kennes Editions (4 mai 2016)
  • Collection : KE.METAMORPHOSE

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La maison des enfants (3 novembre 2016) de Charles Lambert

Dans un manoir délabré vit Morgan Fletcher, héritier défiguré d’une fortune aux origines mystérieuses. Morgan consacre sa vie de reclus à l’étude, se tenant à l’écart des miroirs et du lac au bout de son jardin. Un jour, deux enfants, Moïra et David, viennent frapper à sa porte. Morgan recueille les deux orphelins, les laissent s’installer à leur guise dans le manoir que régente sa gouvernante, Engel. Bientôt, cette étrange société trouve son équilibre dans le silence et le respect des secrets de chacun. Mais voilà que d’autres enfants viennent trouver refuge chez Morgan, qui s’en satisferait volontiers s’il ne venait rapidement à leur trouver un comportement étrange. Car ces enfants polis, discrets, aimables et déterminés semblent chercher quelque chose dans sa maison, et il apparaît bientôt qu’ils ne l’ont pas choisie par hasard.
Entre le conte gothique, l’horreur et la fable politique, Charles Lambert, auteur anglais prolifique, et lauréat de prix littéraires, nous offre avec cette Maison des enfants un voyage de l’autre côté du miroir qui n’est pas sans rappeler le film Les Autres.

Critique: Quelle est la nature de cette « maison des enfants »? Et surtout quelle est la mission que les enfants doivent accomplir? On suppose que derrière toutes ces énigmes se cachent des événements liés à la seconde guerre mondiale, à un monde consumé par la haine et la convoitise. L’auteur arrive avec prouesse à nous intégrer au point de vue de Morgan, qui reste dans l’incompréhension de ce qui lui arrive. Derrière un langage très imagé et poétique, les ombres se cachent parées de tristesse et de joie. A la fois sombre et drôle, ce récit hautement évocateur se joue des clichés du récit pour emprunter un style voisin des contes de Tim Burton aux images douces amères et grinçantes d’une triste réalité pourtant si tendrement poétique.
Onirique, fantastique, naïf et transcendant… Et pour peu que l’on aime ce genre on pénètre facilement dans cet univers riche et si intéressant L’ auteur décrit les sentiments avec beaucoup de sensibilité et de poésie tout en réservant une large place à l’imaginaire.

Note : 9/10

  • Broché: 233 pages
  • Editeur : Anne Carrière (3 novembre 2016)
  • Collection : ROMAN

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Journal d’un marchand de rêves (20 octobre 2016) de Anthelme HAUCHECORNE

J’ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m’ont expédié loin d’Hollywood, dans la vieille Europe. Les meilleurs spécialistes m’ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais

Critique: Voici un roman original où le lecteur va être  pris dans un histoire qui mélange le sombre et le magnifique, la beauté et l’horreur.Anthelme Hauchecorne nous entraîne dans un univers onirique loufoque et déjanté avec brio et maîtrise. Malgré la couverture qui présente une femme le véritable héros de cette aventure est Walter Krowley, un  jeune adulte gâté et irresponsable qui souffre d’être le pâle héritier de son père, acteur et réalisateur made in Hollywood. Après le drame d’un accident de voiture, Walter voit un nouveau monde qui s’offre à lui. La nuit, il explore une dimension qui pourrait bien métamorphoser la petite graine qui sommeille au plus profond de lui-même…On vas avancer avec Walt dans les brumes de ses rêves craints et fantasmés à tâtons et sans sourciller. Des influences de western, steampunk et fantastique sont là pour cette traversée du déserte  illustre les mécaniques insoupçonnables de l’esprit endormi.Une superbe découverte, un livre très prenant dans un univers passionnant. Il est en plus vraiment bien écrit. Anthelme Hautecombe nous transporte dans son monde.

Note : 9/10

  • Editeur : L’Atelier MOSESU (20 octobre 2016)
  • Collection : Peppe

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