L’île aux mensonges (18 mai 2017) de Frances Hardinge

1860… Faith Sunderly est la fille d’un pasteur et éminent naturaliste. Accusé d’avoir trompé la communauté scientifique, celui-ci part s’exiler avec sa famille sur une île au large des côtes anglaises. Mais des menaces se propagent, jusqu’au drame. Que son père lui a-t-il caché ? Défiant les convenances sociales, avec toute la fougue de ses quatorze ans, Faith osera-t-elle faire surgir la vérité ? Une vérité qui pourrait se révéler fort dangereuse..

Chronique : 1860, et toutes les vraies horreurs sociales que le temps peut apporter, peuvent également être dans le temps, dans les bonnes mains de l’écrivain, qui peuvent apporter le plus grand éclairage sur tous les sujets de l’endroit d’une femme de nos jours. Frances Hardinge est vraiment un écrivain très brillant.
On peut honnêtement dire sans gâcher une chose que ce roman offre une justice merveilleuse pour les femmes et l’estime de soi.Nous pourrions apprendre tout en montrant un si mauvais exemple, et ne pas tenir compte de tous les fautes et fautes que Faith devra prendre dans le roman. On s’inquiète et on est ravi de toutes ses erreurs et de ses triomphes, alors même que on est de plus en plus préoccupé par le résultat final.
Car cela se ressent dans une véritable horreur depuis le début et jamais une fois la tension ne s’est glissée, se basant sur les détails, des caractérisations pointues et des révélations merveilleuses. On pourrait l’appeler une fantaisie sombre, bien sûr, ou une fiction historique avec un réalisme magique plié, ou même un conte de fée tellement enraciné dans la réalité qu’on ne pourrait jamais creuser assez profondément pour tuer l’arbre, mais hélas, cela fonctionne le mieux comme une véritable passionnante où L’horreur touche le merveilleux.
Est-ce que ce roman n’est pas seulement un conte parfait, mais aussi un peu le miroir au fait de sa propre écriture? Un vrai coup de coeur

Note : 10/10

 

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (18 mai 2017)
  • Collection : ROMANS ADO

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Aliss (11 mai 2017) de Patrick SENÉCAL

Alice a dix-huit ans. Curieuse, intelligente et fonceuse, elle décide un jour de quitter sa province pour s’installer à Montréal. La métropole. La ville de tous les possibles.
À son arrivée, suite à une rencontre inattendue, Alice débarque dans un quartier peuplé d’excentriques. Comme Charles, mathématicien dandy et tourmenté ; Verrue, fumeur de joints et amateur de chansons populaires ; Andromaque, poétesse et tenancière d’un club de strip-tease un peu  » spécial  » ; ou les inquiétants Bone et Chair, fascinés par la torture.
Alice mord la vie à pleines dents, prête à tout pour entrer dans le mystérieux Palais, où les hôtes privilégiés de la Reine Rouge se réunissent pour laisser libre cours à leurs fantasmes les plus extravagants, ou les plus cruels…

Chronique : Patrick Sénécal nous offre sa propre version du conte « Alice » avec des personnages qui ont bercé notre enfance, mais dans un rôle plus sombre, plus glauque, plus violent. A la différence que l’histoire se déroule de nos jours, au canada, dans une banlieue imaginaire. Charles n’est autre que le lapin blanc, Verrue la chenille, Chess le chat du Cheshire, Bone le chapelier toqué, Mario le valet de cœur, Chair le lièvre Mars, etc.
L’histoire est plus que rondement menée. On se délecte des expressions canadiennes, ça change et ça fait du bien. L’écriture est telle que le lecteur est littéralement absorbé dans le livre, plus seulement un simple lecteur mais réellement acteur de l’histoire.
Une histoire incroyable peuplée de gens tous plus tordus les uns que les autres, de sexe, de drogues, de perversions en tout genre sous fond de conte de fée. La jeune Alice Rivard qui veut « aller plus loin », voir si le monde « . Le quartier de Montréal où elle « débarque » par hasard du métro est un enfer, mais çà, elle ne s’en rendra compte qu’au fil de son expérience qui prend, petit à petit, des allures de désastre ! Elle parvient à s’en échapper parce que, là où règne la « Reine rouge », ne règne que le malheur, dans toutes ses formes  ; elle est témoin de meurtres, de choses absurdes, grotesques ; il n’y a pas de police, d’hôpital, de médecins, de bus et autres moyens de transport, de banques et rien de ce qui faisait son monde « normal ». Dans cet univers complètement déjanté, elle finira par comprendre que sa place n’est pas dans cet « anti-monde » terrifiant. Les détails qui y sont apportés, et la folie qui y est imaginée en est bouleversante. C’est un livre que l’on n’oublie pas. On y appose des images sur ces mots qui resteront gravées a jamais dans notre mémoire.

Note : 9/10

  • Broché: 560 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (11 mai 2017)
  • Collection : Thriller fantastique

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Test Blu-ray : Monster Cars (2 mai 2017) de Chris Wedge avec Lucas Till, Jane Levy

Monster Cars nous embarque pour vivre l’incroyable aventure d’un garçon ordinaire, Tripp, se liant d’amitié pour un adorable monstre, Critch

Chronique Film: Pas le grand film de l’année mais une comédie bien sympathique et qui ne se prend pas la tête. On découvre dans ce film une toute nouvelle espèce, pleine d’intelligence, extrêmement attachante et surtout irrésistiblement drôle. Cependant, il faut également noter le parallèle qui est fait, avec la réalité que vivent certaines espèces animales en danger de nos jours. Ce film aborde les problèmes que l’industrie peut engendrer sur l’environnement, favorisant consciemment ou non, la disparition entière ou partielle de certains animaux.  Malgré le côté jeunesse de ce film réussi à donner beaucoup de qualités et surtout un véritable cachet avec un scénario classique avec beaucoup de courses-poursuites et qui viendront amener le rythme parfait à cette petite intrigue sans prétention. Il faut souligner que c’est une véritable comédie avec un duo Lucas Till/Jane Levy qui interprètent leurs rôles à la perfection. Un film qui se veut familial, drôle, super mignon, il saura pourtant nous surprendre par ses qualités visuelles et par les émotions qui s’en dégagent.

Note : 8,5/10

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  • Acteurs : Lucas Till, Jane Levy, Thomas Lennon, Barry Pepper, Rob Lowe
  • Réalisateurs : Chris Wedge
  • Audio : Japonais (Dolby Digital 5.1), Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1), Anglais
  • Audio description : Anglais
  • Sous-titres : Danois, Néerlandais, Norvégien, Allemand, Suédois, Français, Finnois, Italien, Japonais, Espagnol
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 2 mai 2017
  • Durée : 104 minutes

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Les filles des éléments (31 mars 2017) de Morgane MARTIN

Je m’appelle Ophélia. Je suis une fille ordinaire qui mène une vie ordinaire, enfin, j’étais… J’avais un meilleur ami avec lequel je faisais des bêtises, des parents aimants, bref, le rêve !
Mais le jour de mes 14 ans, ma vie a basculé : des secrets m’ont été révélés sur mes origines, mes parents, moi-même… Et tout s’est enchaîné : des catastrophes naturelles, des cauchemars, des trahisons… C’est ainsi que j’ai découvert que je pouvais contrôler l’eau, pour le meilleur et pour le pire.

Chronique : Une nouvelle histoire à la croisée du fantastique pour jeune lecteur où le monde est peuplé de créature étrange pour le plus grand bonheur des enfants. Ce livre nous fait pensé à La petite sirène mais en version adulte avec un humour également cynique et abordable pour un jeune public ; c’est clairement un livre pour lecteur débutant, une plongée tout en douceur dans le monde du fazntastique.
Rapide à lire, du moins pour les adultes, le style d’écriture en est simple sans l’être trop. On n’a pas le temps de s’ennuyer, il se passe toujours quelque chose de drôle, burlesque ou simplement de l’action.  Ophélia est très sympathique dés les premières pages. Ce livre  est sans prise de tête, les adulte et enfants vont passer un bon moment de rigolade et de fantastique.

Note : 9/10

 

  • Editeur : Persée (31 mars 2017)
  • Collection : P.TRAV.MIROIR

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Test DVD : Arès (1 avril 2017) de Jean-Patrick Benes avec Ola Rapace, Micha Lescot

Dans un futur proche, l’ordre mondial a changé. Avec ses 10 millions de chômeurs, la France fait désormais partie des pays pauvres. La population oscille entre révolte et résignation et trouve un exutoire dans des combats télévisés ultra violents où les participants sont dopés en toute légalité et où tous les coups sont permis.
Reda, dit Arès, est un ancien combattant qui vit de petits boulots de gros bras pour la police. Tout va changer lorsque sa soeur se fait arrêter et qu’il doit tout mettre en oeuvre pour les sauver : elle et ses filles.

Chronique Film  : « Arès », magnifique film noir dont le titre évoque le Dieu de la guerre, est  un bon film d’anticipation  sur notre monde vu sous un angle totalement désenchanté et déshumanisé. Privilégiant une ambiance de noirceur dans un Paris embourbé dans la misère où les rues sont envahies d’abris de fortune cette vision apocalyptique de notre société victime du capitalisme galopant est ici terrifiante ! Ce qui pourrait bien être un film visionnaire en étant un aperçu de ce qui nous attend, tant les similitudes avec quelques signaux actuels sont évidemment plus que palpables…Notre environnement urbain est à la fois magnifiquement filmé avec des plans d’ensemble et des éclairages superbes, alors que malgré tout, le danger est omniprésent en transformant chaque timide sortie en véritable épreuve de force ! Au milieu de tout cela, Arès Kowalski essaie de survivre, de se faire une place pour lui, en préservant aussi sa sœur et ses enfants, tandis qu’en tant que seul espoir d’étude du groupe , il verra petit à petit tout basculer autour de lui ! L’intrigue qui s’en suivra vaut d’ailleurs franchement le coup par l’engrenage dans lequel est piégé le héros, et la portée de l’histoire y trouve cruellement son compte par la similitude de quelques faits divers dramatiques déjà bien connus sur quelques cobayes rémunérés pour cela et récemment décédés. Pas parfait par manque de budget mais du très beau cinéma inspiré et intelligent de Jean-Patrick Benes, dont les acteurs dont Ola Rapace est très convaincant dans cet univers de désolation, sont tous impressionnants de réalisme. Fan film futuriste vous ne serait pas déçu et en plus c’est Français.

Note : 8,5/10

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Test DVD:

Image :Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites surtout lors des scénes de combats et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonores.Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus :  Côté Bonus, le making off est intéressant ce qui qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création de ce film et le point de vue du réalisateur et nous apprend qu’un des producteur n’est autre que Louis Leterrier le réalisateur des Transporteur, Danny the dog et Hulk.

  • Acteurs : Ola Rapace, Micha Lescot, Thierry Hancisse, Hélène Fillières, Ruth Vega Fernandez
  • Réalisateurs : Jean-Patrick Benes
  • Audio : Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 1 avril 2017
  • Durée : 80 minutes

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Draconia – tome 1 L’Héritier des Draconis (16 mars 2017) de Carina Rozenfeld

Difficile de mener une vie paisible lorsque l’on a des flammes dans les yeux à la moindre crise de colère et que l’on donne vie aux images et sculptures de reptiles d’un simple regard… Ballotté de famille d’accueil en famille d’accueil depuis qu’il a été abandonné à la naissance, le jeune Elliott fait de son mieux pour dompter son tempérament de feu, malgré la sournoiserie de certains élèves de sa classe. À quelques jours de son dixième anniversaire, une sphère lumineuse tombe du ciel tout près de chez lui. Accompagné de ses amis Tamara et Gédéon, Elliott découvre qu’il s’agit d’un passage vers un monde merveilleux, Draconia! Les enfants y font la rencontre de Gulliver, un gentil géant. Ce qu’il va leur révéler va changer la vie d’Elliott à tout jamais…

Chronique :  Une nouvelle  trilogie moderne à la croisée du fantastique et de la fantasy pour jeune lecteur où le monde est peuplé de créature étrange pour le plus grand bonheur des enfants. Ce livre nous fait pensé à Narnia mais encore plus dans la  jeunesse, avec un humour également moins cynique donc plus abordable pour un jeune public ; c’est clairement un livre pour lecteur débutant, une plongée tout en douceur dans le monde de la fantasy.
Rapide à lire, du moins pour les adultes, le style d’écriture en est simple sans l’être trop. On n’a pas le temps de s’ennuyer, il se passe toujours quelque chose de drôle, burlesque ou simplement de l’action.
Elliott, Tamara et Gédéon sont un trio à la Harry Potter que l’on aime et trouve très sympathique dés les premières pages. Ce premier tome est sans prise de tête, les adulte et enfants vont passer un bon moment de rigolade et de Fantasy. Rendez vous pris pour la suite de cette nouvelle saga.

Note : 9/10

  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Gulf stream éditeur (16 mars 2017)
  • Collection : HERITIER DRACON

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Carthago Adventures Vol. 5: Zana (22 mars 2017) de Christophe Bec et Aleksa Gajić

Découvrez l’Univers Carthago et explorez les confins du monde connu à la recherche de créatures aussi légendaires que dangereuses. PARUTION EN 5 VOLUMES — SÉRIE TERMINÉE. Une série d’histoires indépendantes, mettant en scène les personnages de la série Carthago. La Terre est loin d’avoir livré tous ses secrets. Découvrez l’Univers Carthago et explorez les confins du monde connu à la recherche de créatures aussi légendaires que dangereuses. A tout instant, le chasseur peut devenir la proie….

Chronique : En 2009, au terme du second tome, la série Carthago subit une pause forcée à cause du désistement de son premier dessinateur. Elle se voit alors dédoublée en 2011 d’un spin-off : « Carthago Adventures ». Ainsi, les lecteurs découvrent le premier tome de ce spin-off qui, succès aidant, appellera plusieurs suites ! et Voici le Tome 05.
Le concept de ce spin-off est le suivant : Nous revenons dans le passé afin de revivre les aventures de deux des personnages principaux de la série-mère : L’aventurier « London Donovan » et « Wolfgang Feiersinger », le fameux milliardaire surnommé le « centenaire des Carpates », toujours à la recherche des créatures mythiques cachées dans les coins les plus reculés de notre monde…
Voici une série qui ne manque pas de potentiel et dont l’idée de départ est plutôt excitante, car nous voilà soudain partis à la recherche de tous les monstres mythiques de notre planète, dans un mode réaliste fleurant bons les récits d’aventures rétro de l’époque des pulps. Le postulat permet ainsi d’établir un sympathique complément par rapport à la série-mère, tout en nous offrant l’opportunité de creuser un peu le passé de deux de ses figures principales.
Le ton est résolument réaliste, avec un suspense et une tension dramatique qui évoluent sans relâchement. Scénario et dessin témoignent d’une recherche documentaire rigoureuse, établie sur des bases historiques et géographiques solides.
Le script en lui-même demeure très classique, mais nous réserve tout de même quelques jolis retournements de situation.
Du début à la fin, Christophe Bec entretient le mystère des origines du « Bigfoot » et l’on referme le livre avec enfin la clef de ce mystère.
Les planches de Aleksa Gajić sont bien travaillées. Un dessin réaliste embelli par une mise en couleur en « peinture directe », qui offre de splendides décor plus vrais que nature et, au final, une belle immersion dans le récit à destination du lecteur.
Un très bon dernier tome qui offre une belle conclusion à ce récit.

Note : 9/10

  • Album: 56 pages
  • Editeur : Les Humanoïdes Associés (22 mars 2017)
  • Collection : HUMANO.HUMANO.

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