Les maîtres enlumineurs de Robert Jackson Bennett, un maître mot: efficacité

Comment persuader les lecteurs de se lancer dans une nouvelle saga ?

La réponse de Bennett tient en un concept simple: de l’action et des personnages convaincants.

Et il faut reconnaître que cette formule s’avère efficace. Les 250 premières pages ne sont qu’une gigantesque course-poursuite, où l’on fait connaissance des personnages principaux, entrecoupé de passages où l’auteur expose les bases de son univers de manière simple et en les remettant en perspective dans l’histoire ce qui évite l’aspect rébarbatif de telles explications. C’est très malin de dévoiler les bases de son univers ainsi car lorsque l’intrigue se recentre sur les complots on a déjà appris à faire connaissance avec les personnages et l’univers de Tevanne.

Les personnages sont un atout précieux du récit. La piquante Sancia occupe le devant de la scène. Intrépide, courageuse, endurcie par un passé traumatisant et qui ne se laisse pas démonter par l’adversité. Sa gouaille et le duo qu’elle forme avec un autre personnage plus inattendu font d’elle une grande réussite de ce premier volume. Le reste des personnages n’est pas pas reste, Gregor est pétri d’idéaux et a plus en commun avec Sancia que l’on pourrait le croire. Orso fait partie de ses personnages délicieusement odieux dont chaque réplique est une balle de sniper entre les deux yeux. La douce bérénice complète le tableau.

L’approche de Bennett dans la création de son univers m’a paru très américaine. D’un côté on a les très riches, parqués dans des quartiers au luxe ostentatoire, et de l’autre les pauvres, cantonnés à des quartiers insalubres à la misère insoutenable. L’idée même d’ascension sociale, de justice ou d’équité est inexistante. Tout repose sur le commerce et l’appât du gain. Un univers qui transpire la critique un peu trop sommaire et sans nuances du capitalisme mais qui a le mérite d’être accessible à tous les lecteurs.

Pour un lecteur assidu de récits de fantasy Les maitres enlumineurs ne propose rien d’original mais l’originalité n’est sans doute pas le but recherché par l’auteur. À la place il signe un récit redoutable d’efficacité, doté de personnages attachants et bourré d’action.

Résumé: Toute l’économie de l’opulente cité de Tevanne repose sur une puissante magie : l’enluminure. A l’aide de sceaux complexes, les maîtres enlumineurs donnent aux objets des pouvoirs insoupçonnés et contournent les lois de la physique.Sancia Grado est une jeune voleuse qui a le don de revivre le passé des objets et d’écouter chuchoter leurs enluminures. Engagée par une des grandes familles de la cité pour dérober une étrange clé dans un entrepôt sous très haute surveillance, elle ignore que cet artefact a le pouvoir de changer l’enluminure à jamais. Quiconque entrerait en sa possession pourrait mettre Tevanne à genoux. Poursuivie par un adversaire implacable, Sancia n’aura d’autre choix que de se trouver des alliés.

  • Éditeur ‏ : ‎ Albin Michel (31 mars 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 640 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2226441514
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2226441515
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 650 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 14 x 3.5 x 20.5 cm

Capitale du sud tome 1 Le sang de la cité de Guillaume Chamanadjian, le chant du printemps

Un livre qui respire le printemps

Certains auteurs possèdent un don rare et précieux. Leur plume s’apparente à un chant et lorsque celui-ci entre en diapason avec vos yeux de lecteurs le ravissement est immédiat. Guillaume Chamanadjian compte parmi ces auteurs.

Un chant envoûtant, c’est l’effet que m’a fait la narration de ce premier volume d’une trilogie qu’il faudra suivre en parallèle avec une autre saga Capitale du nord de Claire Duvivier, le tout formera une double saga miroir ambitieuse aux promesses entêtantes. Ce premier volume pose les bases de l’univers créé par les deux auteurs, une porte d’entrée idéale pour découvrir les enjeux développés par les auteurs. Le sang de la cité nous propose de partir à la découverte de la ville de Gemina à travers les yeux de Nox, le commis d’épicerie protégé par le duc Servaint.

Difficile de décrire ce qui m’a happé dans le style de l’auteur, la clarté de sa narration ? La précision de ses dialogues ? Sa narration à la première personne immersive ? Le fait que très vite je me suis laissé emporter par cette histoire. Les points rythmés ma lecture telles des cymbales, les dialogues scandés des paroles rafraîchissantes, les pensées de Nox des refrains bienvenus que l’on se plaît à retrouver. La plume de l’auteur a été une heureuse rencontre que je n’attendais pas. Son récit est fluide, clair, en un peu plus de 300 pages il parvient à nous immerger dans le chant de sa cité aux allures méditerranéennes.

La seule chose que je peux souhaiter à tous ceux qui se lanceront dans cette lecture c’est que cette rencontre s’effectue pour eux aussi car soyons honnêtes on a affaire ici à un tome d’introduction et l’intrigue n’en est encore qu’à ses balbutiements. Un élément fantastique reste encore très brumeux une fois la dernière page refermée et si le récit ne manque pas d’action, il faut patienter le premier tiers de l’ouvrage, le temps pour l’auteur de mettre toutes ses pièces sur l’échiquier. Une fois que l’on a compris que l’on allait assister à une lutte de pouvoir intestine pour le domination de la ville par les yeux d’un jeune homme le récit ne fait que gagner en puissance.

Car l’ouvrage est aussi un récit initiatique, avec tout ce que cela comporte de défauts et de qualités. Nox est un personnage attachant, et c’est heureux car l’on va suivre tout le récit par son regard idéaliste et humaniste mais pas naïf, notre brave commis a bien conscience d’évoluer au sein d’un panier de crabes ou une poignée de main d’un jour n’épargne pas du coup de poignard du lendemain. Le récit flirte parfois avec le roman jeunesse par son ton, notamment par le biais de certaines familiaritées dans les dialogues qui écorchent les oreilles jusqu’ici bercé par une mélodie sans accros mais rien de grave. Nox souffre surtout d’être un personnage spectateur, que son jeune âge et son manque d’expérience rend impuissant face à certaines situations. Si cela reste cohérent avec le développement de l’intrigue il n’en reste pas moins frustrant de voir ce personnage au potentiel grandiose se contenter d’assister en témoin impuissant aux drames qui se jouent sous ses yeux.

Une plume enchanteresse qui a su me ravir au service d’un récit qui n’a pas encore dévoilé toutes ses facettes. Une lecture idéale pour un printemps ensoleillé, cet ouvrage chante, célèbre le printemps. On y parle de vin aux riches arômes, d’olivier millénaires, de verres bus en terrasse entre amis, de douceurs à la saucisse et au fromage de brebis. C’est peut-être aussi ça, cette ritournelle solaire pour un récit aux enjeux tortueux, qui a contribué à faire de ce premier volume de capitale du sud en enchantement de la première à la dernière page.

Résumé: Enfermée derrière deux murailles immenses, la Cité est une mégalopole surpeuplée, constituée de multiples duchés. Commis d’épicerie sur le port, Nox est lié depuis son enfance à la maison de la Caouane, la tortue de mer. Il partage son temps entre livraisons de vins prestigieux et sessions de poésie avec ses amis. Suite à un coup d’éclat, il hérite d’un livre de poésie qui raconte l’origine de la Cité.

Très vite, Nox se rend compte que le texte fait écho à sa propre histoire. Malgré lui, il se retrouve emporté dans des enjeux politiques qui le dépassent, et confronté à la part sombre de sa ville, une cité-miroir peuplée de monstres.

Guillaume Chamanadjian est né en 1980 dans le Sud. Le Sang de la Cité est son premier roman.

  • Éditeur : AUX FORGES DE VULCAIN (16 avril 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 393 pages
  • ISBN-10 : 2373051028
  • ISBN-13 978-2373051025
  • Poids de l’article : 408 g
  • Dimensions : 14 x 3.4 x 20.4 cm

Chronique d’un abandon: le livre des martyrs tome 1 les jardins de la lune, froides étreintes

Je t’ai d’abord remarqué en parcourant les différents blogs et groupes de lectures virtuels, tu semblais être la nouvelle coqueluche des amateurs de fantasy. Tu m’as tout de suite attiré, la promesse d’une saga dense aux scénarios complexe avec une myriade de personnages couplé à un univers sombre avait déjà suffi à attiser les braises du désir mais lorsque ton chaperon, les éditions Leha, ont entamé une opération commerciale en baissant ton prix d’achat à 10 euros, je n’ai pas pu me retenir et je me suis précipité sur toi.

Je t’ai ramené chez moi mais j’ai décidé de reporter à plus tard les étreintes de la découverte, occupé que j’étais avec d’autres lectures. On s’observait mutuellement, toi coincé dans les rayonnages de ma bibliothèque moi me pavanant avec d’autres lectures. Puis enfin le moment arriva où nous partîmes à la découverte l’un de l’autre.

Et ce fut une véritable douche froide. J’avais beau faire bruisser tes 600 pages de papiers fins, parcourir ton interminable liste de personnages, lire et relire les mêmes phrases pour tenter d’en dégager la saveur du style de ton créateur mais il n’y avait rien à faire, tout en toi me laisser froid. Notre étreinte tant désirée se révéler stérile de tout plaisir.

Seul certains dialogues parvenaient à susciter de l’intérêt même si la plupart se révélaient être purement factuels. Je n’y retrouverais pas cette ironie douce amère, ce jeu des faux-semblants que l’on peut savourer dans les dialogues d’autres sagas. Avec toi tout est constamment grave, dramatique alors certes c’est la guerre mais un peu de second degré et d’humour noir serait le bienvenu.

Tu es une lecture exigeante mais tu as confondu exigence et accessibilité. Ta volonté de nous plonger dans ton vaste univers sans nous en donner les clés est louable à condition de nous faire accompagné par un personnage qui serait un compagnon de découverte de ton monde rude et lugubre. Il y a pléthore de personnages certes mais aucun qui se détache du lot, tous ne font que prendre part au vaste jeu de pouvoirs qui semblent se mettre en place sans y apporter son grain de sel personnel. Tu donnes l’impression de suivre des pièces d’échec dépersonnalisé et sans aucune aspérité, c’est fort dommage.

Tu t’échines à rendre dramatique chaque situation, chaque dialogue mais cela crée l’effet inverse, lorsque tout est grave plus rien ne l’est au final. Et c’est lorsque j’ai compris ça que mes mains t’ont lâché, à mon grand regret. J’aurais aimé vibrer avec tes récits de combats homériques, sentir la décrépitude de ton univers poisseux et m’inquiéter de la prochaine malversation divine mais il n’y avait rien à faire, plus j’essayais de m’accrocher à ton récit plus celui-ci me fuyait et notre étreinte s’acheva avant même d’avoir commencé. Crois-moi j’en fus le premier malheureux.

Tu me vois dans le regret de te reposer définitivement, en ayant péniblement atteint la moitié de tes 600 pages. Je suis persuadé que toi et moi ne parlons pas le même langage ni la même manière de raconter une histoire. Ta narration inutilement alambiquée m’a refroidi d’emblée et ta manière d’amener les enjeux de ton histoire ne m’a guère convaincu. Je n’éprouve aucune rancœur envers toi, tu n’étais pas fait pour moi tout simplement et je te souhaite le meilleur dans tes futures rencontres de lecteurs et lectrices qui seront plus conquis que moi par ton style sans concessions. Je me console en me disant que des étreintes qui m’emporteront dans un tourbillon fantastique j’en connaîtrai sûrement d’autres mais subir une telle désillusion est toujours difficile.

Résumé: Dans un monde qui a vu naître et disparaître d’innombrables races et civilisations, l’empire malazéen étend implacablement sa domination, soumettant des continents entiers les uns après les autres, grâce à la discipline de ses armées et la supériorité de ses mages de guerre.
Mais la loyauté de ses soldats, abandonnés et trahis par leur impératrice, est mise à rude épreuve. Perdus, abandonnés et déchus, les fidèles de l’empire vont devoir tenter de survivre, entre sacrifices et dangers mortels.
Un complot bien plus vaste se joue en toile de fond. D’anciennes forces terrées dans l’ombre semblent se réveiller, prêtes à tout pour regagner leur splendeur passée. Regroupés sous la coupe du jeu des dragons, dieux et ascendants, sorciers et chamans, Eleints et changeurs de formes, tirent les ficelles d’un drame qui, transcendant les conflits des simples mortels, se joue à l’échelle du temps lui-même.
Avec un enjeu de taille : la suprématie totale

  • ASIN : B079VF7Q12
  • Éditeur : LEHA (18 mai 2018)
  • Langue : Français
  • Broché : 512 pages
  • ISBN-13 : 979-1097270193
  • Poids de l’article : 800 g

Vita Nostra de Marina et Serge Diatchenko, c’est à n’y rien comprendre

Lost in education

Vita nostra est un ouvrage qui m’est parvenue auréolé d’une réputation de lecture déstabilisante et largement relayé sur les blogs et les réseaux sociaux, ce livre promettait une lecture loin des carcans habituels de la littérature jeunesse. L’ouvrage tient-il toutes ses promesses ? Pas complètement et nous allons voir pourquoi.

L’ouvrage promet d’emmener le lecteur aventureux loin des chemins balisés de la littérature fantastique qui cible les adolescents. Une sorte de Harry Potter à rebrousse poil. La quatrième de couverture ne ment pas, les questions sans réponses ne cesseront d’agiter l’esprit du lecteur et les horizons de lectures n’en sont que plus troublés. Sauf que très vite une inquiétude s’empara de moi une fois dépassé la centième page et l’intrigue plus ou moins posée. Une inquiétude qui ne fit que se confirmer au fil des pages, le récit avait beau être fort original dans sa manière de raconter son intrigue, il n’en restait pas moins que le tout manquait de profondeur.

Le récit n’a en fait d’original que la manière absconse de contextualiser son univers. L’institut des technologies spéciales et l’enseignement que l’on y prodigue sont mystérieux et incompréhensible uniquement parce que le duo d’auteurs laissent planer un voile de doute dessus. Un voile qui finit vite par paraître artificiel tant le mystère insoluble de cet institut est censé être la clé de voûte du récit. J’ai surtout eu l’impression que les auteurs chercher à tout prix à broder autour d’un mystère très mystérieux mais vite redondant. Du mystère, des questions sans réponses, oui mais à condition qu’il y ait des enjeux qui se mettent en place aussi derrière. Hors là toute l’intrigue tourne autour de cet enseignement incompréhensible et des tourments qu’il provoque sur les élèves. Niveau enjeux dramatiques on a déjà vu plus haletants.

En ce qui concerne les personnages, la brave Sacha occupe quasiment tout l’espace. Quelques camarades de chambré et un ou deux prétendants tentent bien d’exister au travers des mésaventures de cette pauvre Sacha sans jamais acquérir l’épaisseur nécessaire pour faire d’eux des personnages mémorables. À tel point que les auteurs nous feront assister trois fois à l’appel des élèves en début de cours pour bien que l’on se souvienne qu’ils sont toujours là. C’est pas du tout rébarbatif. S’identifier à Sacha est en revanche assez aisée car, tout comme le lecteur, elle est complètement paumée. Elle n’est pas antipathique comme personnage c’est juste qu’elle passe la moitié du récit à être une boule de nerfs au bord des larmes et le dernier tiers à faire montre de ses capacités qu’elle contrôle à peine.

Et c’est en cela que le livre m’a vraiment déçu, entre autres car la plume à quatre mains m’a aussi posé problème mais on y reviendra, l’originalité tant vantée par l’ouvrage ne se vérifie pas dans sa construction du personnage principal. Son cheminement en tant que jeune élève livré à un monde inconnu est le même que celui des centaines d’autres personnages du même acabit. D’abord désemparée face à ce que l’on exige d’elle, elle parvient finalement à se surpasser et à répondre aux attentes de son entourage. C’est un développement de personnage de littérature jeunesse vu et revu, sauf que là on n’a en plein brouillard quant à la finalité de tout ce grand mystère. Sacha aurait pu être un personnage vraiment original mais en l’état elle n’est qu’un ersatz de plus d’Harry Potter et consort.

Ce genre de récit nécessite une plume ravissante et poétique afin d’offrir un enchantement au lecteur qui agira tel un contrepoids d’une narration volontairement obscure. Or si la plume n’a rien de honteuse, elle n’est pas pour autant parvenue à m’emporter. La faute à un style parfois sec, purement factuel, puis soudainement onirique mais brouillon et qui manque de direction. Le défaut d’écrire en duo sans doute. Je ne peux pas définitivement enterrer l’ouvrage sans évoquer un aspect positif de ma lecture, alors je dirais que malgré son récit inutilement abscons et qui tire en longueur il se lit vite grâce à ses chapitres courts.

Vita nostra me fait penser à ce beau brun ténébreux qui ne cesse de vous intriguer mais qui, une fois aborder et amadouer, se révèle creux et quelque peu vain. Une lecture loin d’être fastidieuse, le livre ne me tombait pas des mains, mais qui se révèle lassante tant elle n’a pas grand chose à dire.

Résumé: Vita nostra brevis est, brevi finietur…

« Notre vie est brève, elle finira bientôt… »

C’est dans le bourg paumé de Torpa que Sacha entonnera l’hymne des étudiants, à l’« Institut des technologies spéciales ». Pour y apprendre quoi ? Allez savoir. Dans quel but et en vue de quelle carrière ? Mystère encore. Il faut dire que son inscription ne relève pas exactement d’un choix : on la lui a imposée… Comment s’étonner dès lors de l’apparente absurdité de l’enseignement, de l’arbitraire despotisme des professeurs et de l’inquiétante bizarrerie des étudiants ?

A-t-on affaire, avec Vita nostra, à un roman d’initiation à la magie ? Oui et non.
On évoque irrésistiblement la saga d’Harry Potter et plus encore Les Magiciens de Lev Grossman.
Mêmes jeunes esprits en formation, même apprentissage semé d’obstacles. Mais c’est sur une autre terre et dans une autre culture, slaves celles-là, que reposent les fondations d’un livre qui nous rappellera que le Verbe se veut à l’origine du monde.

  • ASIN : B07Q8Q7BHY
  • Éditeur : L’ Atalante Editions (24 octobre 2019)
  • Langue : Français
  • Broché : 525 pages
  • ISBN-13 : 979-1036000195
  • Poids de l’article : 640 g
  • Dimensions : 15 x 4 x 20 cm

L’Âge de la folie, T1 : Un soupçon de haine de Joe Abercrombie , et une grande rasade de plaisir

Dans le ciel d’Adua, les cheminées industrielles crachent leur fumée et le monde nouveau regorge de possibilités. Mais les temps anciens ont la peau dure. À la frontière du Pays des Angles, dans un bain de sang, Leo dan Brock cherche à se couvrir de gloire… et à écraser les hordes de maraudeurs. Pour vaincre, il a besoin du soutien de la couronne. Hélas, le prince Orso ne vit que pour trahir…

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Chronique : Difficile de retranscrire en quelques mots la joie que j’ai eu en découvrant que j’allais avoir l’occasion de lire en exclusivité le nouveau roman de Joe Abercrombie. Cet auteur anglais de fantasy est le plus doué mais également le plus irrévérencieux que j’ai pu lire. En cela il s’apparente à ce camarade de classe au lycée qui passait son temps à sécher les cours et défier l’autorité tout en obtenant les meilleures notes.

Abercrombie s’amuse en effet à tordre les codes du genre dans lequel il a décidé de devenir l’une des têtes d’affiche, la fantasy, un genre qui est devenu extrêmement codifié au fil des décennies, au point de paraître parfois sclérosé. Avec deux trilogies déjà parues, trois récits indépendants et un recueil de nouvelles l’auteur est parvenue à redéfinir les codes de la fantasy. Sa recette pour y parvenir est simple, une intrigue faites de complots, de trahison et de guerres absurdes, le tout servie par des personnages complexes à la personnalité bien étudiée et des dialogues taillés sur mesure.

Avec ce premier volume de L’âge de raison il entame le second cycle qui développe l’univers de La première loi, sa toute première saga, dont le twist final m’avait laissé pantois tellement je ne l’avais pas vu venir. Évidemment la lecture de cette première trilogie est chaudement recommandée si vous voulez saisir toutes les références distillées dans le présent ouvrage ainsi que le nouveau statu-quo politique et géopolitique. Les amateurs de cette saga initiale se retrouveront vite en terrain connu tandis que les lecteurs imprudents risquent de sentir une certaine frustration à ne pouvoir saisir toutes les subtilités de l’intrigue. L’auteur profite de ce second cycle se déroulant dans le même univers pour casser un autre code de la fantasy qui veut que le progrès reste au point mort dans les univers fantastiques, condamnés à stagner éternellement dans un moyen Âge où la technologie n’évolue pas. Ici Abercrombie invite la révolution industrielle dans son récit avec toutes les conséquences que cela entraîne.

Mais trêve de tergiversations, ce premier volume d’un nouveau cycle se révèle-t-il à la hauteur des attentes ? En ce qui me concerne c’est un grand oui même s’il faut reconnaître que l’auteur se contente d’aiguiser sa plume avec les mêmes outils et que les connaisseurs de son style ne sauront guère surpris à la lecture ce nouveau roman. Mais la formule à beau être connue elle n’en reste pas moins acérée et efficace.

Ladite formule repose sur des ingrédients simples que certains auteurs, de fantasy mais pas uniquement, feraient mieux de reprendre à leurs comptes. Une formule qui consiste à laisser la part belle aux dialogues ciselés et où chaque personnage rivalise de sarcasmes et de réparties cinglantes. Des dialogues soutenus par des personnages complexes, perclus de contradictions, de ressentiments, d’ambitions, de désir, en somme des personnages profondément humains auxquels l’auteur parvient à accorder de l’épaisseur en quelques réflexions intérieures qui nous font part de tous leurs paradoxes.

Les protagonistes principaux sont nombreux mais l’auteur parvient à laisser de la place à chacun d’entre eux, y compris les personnages secondaires. Certains d’entre eux répondent aux figures classiques de la fantasy mais toujours avec cette touche grinçante signée Abercrombie. D’autres par contre sont des parfaits exemples de personnalités que nous adorons détester à travers les médias et les réseaux sociaux. Ainsi le prince dépravé Orso, exemple typique de la décadence royale, fait écho à une certaine Paris Hilton, mais le dégoût qu’il inspire à la population n’est jamais aussi grand que celui qu’il ressent envers lui-même. À l’opposé la déterminée Savine renvoie à l’image du capitaine d’industrie avide de profit et peu regardant sur les conditions de travail de ses employés, mais son cynisme et son ambition cachent une impuissance face à la pression sociale et une rage qui la pousse à prouver au monde sa valeur. Le premier tiers du récit permet de faire connaissance avec tout ce beau monde avant que l’action ne déferle de manière irrémédiable.

Les scènes d’action sont autre atout du récit, là où d’autres auteurs s’attachent à détailler précisément la moindre action ainsi que le moindre brin d’herbe du champ de bataille, Abercrombie lui va nous décrire la bataille pour ce qu’elle est vraiment, une apocalypse sans nom où mille choses se déroulent en même temps, où la bravoure est aussi rare que l’honnêteté en politique, où la survie tient plus de la chance que de l’expérience. Il adopte le point de vue d’un spectateur lambda qui assisterait à une scène de bataille médiévale sans en connaître le vocabulaire pour narrer simplement des scènes de combat réalistes. Il en résulte une grande clarté dans ces scènes où souvent les protagonistes sont tout aussi désemparés que le lecteur.

L’ouvrage offre peu de descriptions et l’auteur ne s’attarde guère sur cet aspect de la narration, sans doute a-t-il conscience que cela n’est pas le point fort de sa plume mais peu importe au final car l’intrigue, qui n’a fait que se dévoiler partiellement durant ce premier tome, et les personnages suffisent amplement à accomplir le voyage sur les terres de l’Union. L’intrigue est un entrelacs de complots et de conflits territoriaux auréolé de revendications sociales qui font bien sûr échos aux troubles qui secouent nos chers pays occidentaux.

Avec cet auteur il faut s’attendre à tout, et même si mes connaissances sur son univers me permettent de voir parfois les ficelles de son intrigue je m’attends à être agréablement surpris dans les tomes suivants dont je vais ardemment surveiller la parution.

  • Poids de l’article : 740 g
  • Broché : 528 pages
  • ISBN-13 : 979-1028118341
  • Dimensions : 15.4 x 4.2 x 23.8 cm
  • Éditeur : Bragelonne (2 décembre 2020)
  • Langue : : Français

 

Retour sur l’année 2020 avec mes meilleures lectures fantastiques

On continue la rétrospective 2020 avec cette fois-ci les œuvres qui m’ont le plus enthousiasmé dans le domaine des lectures de l’imaginaire. Un genre souvent méprisé mais qui offre pourtant de superbes moments d’évasions. Un classement composé uniquement de cinq ouvrages il a fallu faire des choix malheureusement. Petite précision sur ce classement les lectures du mois de décembre ne seront évidemment pas oubliées elles apparaîtront dans le classement de l’année prochaine.

1 chien de guerre d’Adrian Tchaikovsky

On commence avec de la science-fiction, un récit dont le personnage principal est un chien et où l’homme tient le second rôle, et pas le plus glorieux. Mais pas n’importe quel chien, une machine à tuer commandé par l’homme qui va peu à peu prendre son indépendance. Une fable remplie d’humanité comme son titre ne le laisse pas paraître.

https://culturevsnews.com/2020/10/28/chiens-de-guerre-dadrian-tchaikovsky-science-sans-conscience/

2 une cosmologie de monstres de Shaun Hamill

Une lecture déconcertante car l’horizon de lecture était tout autre au moment d’entamer la lecture. Shaun Hamill signe une œuvre poignante et profonde avec en toile de fond l’héritage lovecraftien. Si vous souhaitez découvrir une saga familiale parsemée d’éléments fantastique ce livre est fait pour vous.

https://culturevsnews.com/2020/01/27/une-cosmologie-de-monstre-de-shaun-hamill/

3 Vaisseau d’arcanes d’Adrien Tomas

Voilà sans doute la lecture de fantasy la plus rafraîchissante que j’ai pu lire cette année. Un univers où la magie côtoie la technologie, des personnages immédiatement attachants et un récit tout sauf manichéen. Un auteur qui ne demande qu’à ce que je découvre le reste de ses œuvres.

https://culturevsnews.com/2020/08/28/vaisseau-darcanes-dadrien-tomas-editions-mnemos-28-aout/

4 Cochrane vs Cthulu de Gilberto Villarroel

J’adore lorsqu’un auteur parvient à s’emparer des éléments de l’univers de Lovecraft pour écrire sa propre histoire. Dans ce récit où la brume maritime dissimule de sombres créatures, vous pourrez suivre une figure historique anglaise, lord Thomas Cochrane, qui assiège fort Boyard rien que ça.

https://culturevsnews.com/2020/09/08/cochrane-vs-cthulu-de-gilberto-villarroel-la-bataille-secrete-de-fort-boyard/

5 l’outsider de Stephen King

On achève ce classement sur une lecture récente, il n’y aura donc pas de lien renvoyant vers une chronique antérieure. Quelques lignes suffiront pour vous dire que cette livraison 2019 du maitre de l’horreur m’a bien plus convaincu que l’institut paru en début d’année. La narration resserrée, la variation sur l’image du croque-mitaine, les retournements de situation que je n’avais pas vue venir et une intrigue constamment sur la corde raide permettent à ce thriller horrifique d’atteindre la cinquième place du classement malgré une fin précipitée mais les connaisseurs du King ont l’habitude malheureusement.

Fils-des-brumes tome 1 L’empire ultime de Brandon Sanderson, une saga épique, dense et surprenante

L’amateur de littérature fantastique que je suis n’est jamais rassasié. J’ai beau empiler dans ma mémoire de lecteur des dizaines et des dizaines de mondes imaginaires créés par des auteurs de tout horizons et de tout style, il m’en faut toujours plus. C’est pourquoi, après avoir beaucoup entendu parler de cet auteur américain et de sa saga j’ai décidé de m’aventurer sur les terres de l’Empire ultime.

Comme toute saga de fantasy les premiers chapitres ne sont qu’une longue introduction à l’univers. L’auteur parvient rapidement à nous happer dans son univers par le biais de ces deux personnages principaux. Le turbulent Kelsier, qui agira comme élément perturbateur, mentor et vecteur de changement sans jamais se défaire de son panache et de son sourire énigmatique. Vin, quant à elle, est chargée d’endosser le rôle de l’enfant prodige, l’élue qui ignore encore sa valeur. Un rôle lu et relu auquel l’auteur parvient à accorder de la profondeur en insistant sur l’aspect méfiant et réservé de son héroïne, qui n’arrive tout simplement pas à concevoir qu’il lui arrive enfin quelque chose dans sa vie dont elle n’est pas victime.

Puis très vite l’intrigue prend une direction plus linéaire. On suit Vin, qui endosse véritablement la cape de personnage principal, dans sa découverte d’un univers inconnu et de pouvoirs insoupçonnés. Le système de magie mis en place par l’auteur est original, structuré et offre suffisamment de subtilité pour de futures surprises. La plume simple, sans lyrisme ni emphase, permet de détailler tous les éléments nécessaires à la compréhension de l’intrigue, la magie, le système politique, l’Histoire de l’empire sans jamais donner l’impression de lire un exposé, le tout est intégré à la narration. D’un autre côté on pourrait reprocher à l’ouvrage d’être trop linéaire, on se focalise sur Vin pour ne la délaisser qu’à de rares occasions, ce qui entraîne parfois une certaine lassitude.

L’ouvrage ne souffre pas de longueurs à proprement parler mais l’intrigue fait du surplace sur certains points durant de nombreuses pages avant de connaître des soubresauts pas toujours très bien amenés. Toutefois l’auteur maîtrise suffisamment la narration pour nous offrir d’intenses chapitres qui font la part belle à l’action et aux combats. J’avais peur que certains passages durant lesquelles Vin doit endosser un rôle à cent lieues de ses origines se révèlent particulièrement ennuyeux mais il n’en ait rien. Certes les intrigues de cours que l’auteur cherche à mettre en place n’atteignent jamais la profondeur et la complexité d’autres grandes sagas de fantasy mais permet de mettre en place une idylle entre Vin et un personnage auquel je suis parvenu à m’attacher, à ma plus grande surprise.

Aussi linéaire soit l’intrigue, elle réserve toutefois d’excellentes surprises et autres retournements de situation, surtout vers le dénouement, qui pourrait apparaître comme précipité mais qui a le mérite de ne pas faire traîner certaines situations. Le lecteur tatillon pourra quand même se demander à quoi bon tous ces complots et cet espionnage auquel s’adonnent les protagonistes durant les deux tiers de l’ouvrage pour un maigre résultat mais ce serait pinailler. L’auteur, désireux de donner un coup d’accélérateur, à son intrigue a préféré conclure certaines intrigues et préparer le terrain pour un volume deux qui s’annonce tout aussi épique.

L’amateur de fantasy est donc satisfait avec ce premier volume d’une saga prometteuse. Des personnages bien écrits, un univers riche et complexe, il y a là de quoi combler l’appétit de n’importe quel ogre de lecteur. J’espère juste que l’auteur saura conjuguer les intrigues sur le long terme et la résolution de celles-ci dans les futurs tomes de sa saga sans forcément verser dans l’action trépidante mais un peu facile.

Résumé: Les brumes règnent sur la nuit, le Seigneur Maître sur le monde.

Vin ne connaît de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de mille ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux. Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un projet fou : renverser l’Empire.

  • Poche : 928 pages
  • ISBN-10 : 2253023604
  • ISBN-13 : 978-2253023609
  • Dimensions : 10.8 x 5 x 17.7 cm
  • Éditeur : Le Livre de Poche (12 octobre 2011)
  • Poids de l’article : 440 g

Le prince cruel d’Holly Black, éditions Rageot / 02 septembre

 

Résumé: Jude a 17 ans et vit à la Haute Cour de Domelfe dans le royaume de Terrafæ. Enlevée au monde des mortels lorsqu’elle n’était qu’une enfant et élevée avec ses sœurs parmi les puissants, elle a appris à se protéger des sortilèges et à se battre à l’épée. Pourtant, elle subit jour après jour les moqueries et les insultes. Car elle n’est qu’une humaine, vouée à la mort, dans un monde où règnent les Fæs, créatures sublimes, immortelles… et cruelles.Bien connu des amateurs de fantastique dans l’édition jeunesse, notamment avec sa saga des chroniques de spiderwick, Holly Black signe son grand retour à la fantasy jeunesse avec une nouvelle saga pleine de sang et de fureur et se déroulant à nouveau dans l’univers des fées.

Chronique : Ayant depuis longtemps abandonné le côté young adult de la fantasy je craignais fortement que ce prince se montre bien cruel avec moi lors de la lecture. Comme tout genre et sous-genre, le young adult possède ses tics d’écritures qui finissent par lasser. Le premier tiers de l’ouvrage m’a effectivement fait craindre d’être tombé sur les pires travers de la young fantasy. Une héroïne impulsive qui ne sait que s’attirer les ennuis, un antagoniste haïssable au possible et un début de romance qui sent la manipulation et le narcissisme autant que les jardins royaux sentent la rose.

Heureusement l’intrigue prend un tournant salvateur qui relance les enjeux et rabat les cartes des relations entre les différents protagonistes. Notre jeune héroïne prend son destin en main et celui de Domelfe par la même occasion. Son initiation au monde impitoyable de l’espionnage et des intrigues de cours lui permet de gagner en maturité et en profondeur alors que son regard sur le monde des fées, qu’elle enviait tant, se teinte de cynisme et d’amertume. Elle finira par comprendre qu’il y a quelque chose de pourri au royaume des fées.

Les personnages se révèlent plus fins que les premiers chapitres ne le laisser présager. Les bouleversements qu’ils connaissent au fil des complots aiguisent leurs psychologies et efface le manichéisme que l’on pouvait ressentir au début de la lecture. Une fois la dernière page refermée impossible de prévoir comment la situation va évoluer.

Le royaume des fées aurait mérité plus de descriptions, en l’état le récit est très cloisonné. On passe d’un manoir à un autre sans vraiment profiter des paysages de ce royaume magique. Cela s’explique par la tournure plus sombre que prend l’intrigue mais l’immersion dans cet univers, à l’issue du premier volume, n’est que partiellement réussie.

L’intrigue qui se met en place progressivement reste de facture classique mais plaisante et promet le meilleur pour la suite de la saga. Le travail effectué sur le profil psychologique des personnages est solide et place ce prince cruel dans les bonnes surprises de cette rentrée littéraire.

« Les faes sont peut-être de belles créatures, mais cette beauté est comme une carcasse d’un cerf doré, infestée d’asticots, prête à exploser »

Collection : Grand Format
EAN : 9782700273885
EAN numérique : 9782700263510
 
 
 
 
 
 

Shadow Magic – tome 1 (7 septembre 2017) de Joshua Khan

Lilith Ombreuse n’était pas destinée à diriger le royaume de Géhenne, ancienne terre des non-vivants. Depuis l’assassinat de sa famille, pourtant, la voici seule héritière de la maison Ombreuse. Mais comment maintenir l’ordre en son château alors que la magie est interdite aux filles ? Devra-t-elle épouser le fils de la maison Solaire, ennemie jurée de sa famille ? Et comment éviter que le complot qui lui a pris ses parents ne l’emporte, elle aussi ? Ronce, un jeune paysan devenu esclave, pourrait bien être l’allié qui lui manque. Son esprit libre et son courage, en tout cas, pourraient l’aider à braver bien des interdits… Et à déjouer la conspiration diabolique qui menace le royaume.

Chronique : Shadow Magic est un fantasme pour les enfants qui combine les thèmes classiques du genre du fantastique et du paranormale et l’horreur. L’intrigue rappelle la dynamique de Game of Thrones , mais les personnages sont tous jeunes et, en plus de la dynamique politique et territoriale, on trouve la magie noire, les zombies et les fantômes.L’atmosphère est sombre mais il y a des situations délicates en ce qui concerne les sentiments et les amitiés. Les deux personnages principaux proviennent de différentes façons: la plèbe et la cour royale, mais ils trouvent un moyen de se rassembler et de bien s’entendre. Tout est bien caractérisé par les environnements des personnages, mais la lecture passe bien et le roman se termine avec satisfaction. Recommandé pour les lecteurs de niveau moyen qui sont à la recherche de la prochaine série à lire après Harry Potter.

Note : 9/10

  • Broché: 384 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (7 septembre 2017)

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WonderPark – Askaran (4) (8 juin 2017) de Fabrice Colin et Antoine Brive

Quand un parc d’attraction ouvre sur ses mondes magiques bien réels… Grâce au sacrifice de la Vouivre et à l’aide de l’ingénieuse créature Goony, Jenn, Mervin et Orage ont réussi à quitter la station spatiale Cyclos. Ils sont désormais dans le monde médiéval d’Askaran et il semblerait qu’ils soient plus proches que jamais de retrouver Zoey. Cette dernière serait tenue prisonnière par le roi Tibor qui s’est retranché dans la capitale du royaume, la cité volante de Sarakande…

Chronique : Dans ce quatrième tome, nous sommes dans un univers médiéval.
Il y a dans ce tome un côté  Fantasy encore plus prononcé que dans les précédents. Après le fantastique du premier tome, le côté super-héros avec le second, et le troisième Fabrice Colin nous propose ici un opus plus accès Fantasy à la Game of throne pour ado. On découvre de nombreuses créatures extraterrestres, des constructions incroyables.
Nos trois héros sont toujours à la recherche de Zoey et doivent rejoindre le prochain monde.
L’intrigue centrale de la série s’étoffe. On en apprend plus tout en ayant encore beaucoup d’interrogations.
Les jeunes lecteurs vont adorer ce tome qui les mène dans un nouveau monde avec beaucoup d’aventures au rendez-vous. Les trois amis maîtrisent de mieux en mieux leurs pouvoirs, ils prennent confiance en eux sans se trahir mutuellement. Ils confondent encore parfois « courage », et « témérité » – qui a dit qu’ils devaient être parfaits ?
Pour faire bonne mesure, des éléments maléfiques parviennent à s’échapper d’un tome à l’autre – vers un grand affrontement final ?

Note : 9/10

 

  • Broché: 128 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Nathan (8 juin 2017)
  • Collection : WONDERPARK

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