Atypical saison 3

S’il y a bien un genre de série dans lequel Netflix excelle c’est bien les feel-good séries,ou dramedie si vous appréciez les néologismes, c’est à dire celles qui vous mettent du baume aux cœur et le sourire au lèvres. Ou pour reprendre une célèbre humoriste, vous mettent des paillettes dans les yeux.

Faciles à produire, ces séries pullulent sur la plate-forme, Grace et Frankie, dead to me, la méthode kominsky et bien d’autres encore mais atypical conserve ma préférence. Certes cette troisième saison ne révolutionne rien mais la formule est rodée et se montre toujours aussi efficace.

Pas de plan de caméra renversant, pas de narration alambiqué à coups de flash-back, dans ce genre de série tout repose sur les dialogues et les acteurs. De ce côté là la série a fait ces preuves. Les acteurs sont toujours aussi impeccables, on aurait apprécié d’avoir un peu plus de nouvelles têtes même si l’arrivée de Sara Gilbert et Éric Mccormack égaillent encore plus la série.

Sara Gilbert vu dans the big bang theory

La série ronronne gentiment durant les quatre premiers épisodes puis vient le dîner organiser par Paige, véritable ressort comique de la saison, et nous offre alors une scène de groupe délicieuse. C’est là que le show révèle toute sa saveur; dans l’alchimie entre ses jeunes acteurs.

Pendant ce temps-là les deux parents, interprétés par Jennifer Jason Leigh et Michael Rapaport, jouent à je t’aime moi non plus sans que cela ne soit lassant. Là encore l’alchimie entre les deux acteurs fonctionne à merveille et une scène de coiffure dans la cuisine suffit à le mettre en évidence.

Une relation frère sœur toujours aussi bien mené

Une série qui n’apporte rien d’original mais delivre son lot de bonne humeur et de bons sentiments sans tomber dans la niaiserie. Et franchement en ces temps de grisaille, de pluie et d’orage que pourrait on demander de plus ?

Ne répondez « une raclette !!! » la raclette est hors-concours.

Note: 8/10

Depuis 2017 / 30min / Comédie, Drame
Nationalité U.S.A.

La Fille qui lisait dans le métro (9 mars 2017) de Christine Féret-Fleury

Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. La ligne 6, le métro aérien. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est observer, autour d’elle, ceux qui lisent. La vieille dame, le collectionneur d’éditions rares, l’étudiante en mathématiques, la jeune fille qui pleure à la page 247. Elle les regarde avec curiosité et tendresse, comme si leurs lectures, leurs passions, la diversité de leurs existences pouvaient donner de la couleur à la sienne, si monotone, si prévisible.
Jusqu’au jour où Juliette décide de descendre deux stations avant son arrêt habituel, et de se rendre à son travail en coupant par une rue inconnue ; un pas de côté qui va changer toute sa vie.

Chronique : Un livre qui fait du bien à lire. Merci à Denoël et Christine Féret-Fleury pour ce beau livre où les émotions sont décrites avec une incroyable justesse. On peut passer du rire aux larmes en un clin d’œil. Justine qui est un personnage tout en justesse qu’on essaye de comprendre mais qui semble toujours nous glisser entre les doigts mais comme le lecteur arrive dans un moment crucial de sa vie, voit s’opérer son choix de changer de vie on comprend ce  choix. Les autres rencontres que Juliette fait sont brèves mais l’auteur arrive à nous les faire aimer et surtout Soliman et son aspect mystérieux.
L’écriture est très fluide et on lit le livre d’une traite; on est face à un court roman dit : feel-good.
Tout semble tellement disproportionné dans cette histoire mais voilà ce  qui marque sa singularité ! Une grande réussite.

Note : 9/10

  • Broché: 176 pages
  • Editeur : Denoël (9 mars 2017)
  • Collection : ROMANS FRANCAIS

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