Le 7e Fléau de James ROLLINS| 11 juin 2020

Résumé : Deux ans après avoir disparu dans le désert soudanais, le professeur Harold McCabe, à la tête d’une expédition archéologique britannique, réapparaît au milieu des sables, mais s’effondre avant de pouvoir raconter son histoire. L’autopsie met au jour une étrange découverte : quelqu’un aurait commencé à momifier le corps du professeur, alors qu’il était encore en vie.

Chronique : Le moins que l’on puisse dire c’est que la crise sanitaire que nous traversons à porter un coup fatal au blockbuster au cinéma, mais comme la nature a horreur du vide les blockbusters sont toujours présents, le nouvel ouvrage de James Rollins en est la preuve.

Au vu de la quatrième de couverture, je m’attendais à une lecture distrayante et pas grand chose d’autres pourtant j’ai eu le plaisir de me retrouver face à une lecture entraînante. James Rollins est un baroudeur expérimenté dans le domaine du thriller d’action. Il sait mener sa barque tout au long des 500 pages du récit. Son style est propre, sans éclat mais efficace mis à part son utilisation répétitive et inutile des points d’exclamation hors des dialogues. Le rythme effréné maintient l’attention du lecteur, l’action est sans temps mort. Les scènes d’actions sont contées de manières claires et carrées. Les personnages sont suffisamment décrits et incarnés pour qu’ils soient plus que des êtres de papiers mais pas non plus pour en faire des héros inoubliables. À ce titre l’antagoniste principal manque de stature pour faire en sorte qu’il rejoigne le rang des industriels mégalomanes qui émaillent les pages de ces récits d’action-espionnage. L’immersion dans l’intrigue est immédiate, en une cinquantaine de pages on sait que l’on est face à un thriller solide qui va tenir ses promesses.

Les éléments scientifiques disséminés tout au long de l’ouvrage, en plus d’être passionnant pour quiconque possède un esprit curieux, accordent un crédit au récit. L’auteur expose ces éléments de manière simple sans être pompeux. Évidemment la fin du récit verse dans le crypto-scientifique mais c’est le jeu dans ce genre d’ouvrage. L’action se divise en deux zones géographiques, et si celle qui se déroule au Groenland m’a moins convaincu, toute celle qui se déroule en Afrique m’a rappelé les meilleurs moments de la saga Indiana Jones ou les heures de jeu devant Tomb raider ou Uncharted. Le style visuel et cinématographique de l’auteur aide beaucoup.

James Rollins livre ici un récit solide, qui ravira tous les lecteurs amateurs de thriller d’action qui veulent se distraire et s’instruire au passage. Il manque peut-être juste un soupçon de style pour faire de cette nouvelle aventure de la force sigma autre chose qu’un épisode standard qui s’oubliera vite.

Note: 8/10

  • 41icimnz+tl3960286929994657520..jpg
  • Broché : 544 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (11 juin 2020)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2265143944

Des enfants trop parfaits de Peter James, un thriller trop imparfait

Peter James fait partie de ces auteurs best-sellers, auteurs d’une dizaines de thrillers à succès, à côté desquels je suis passé complètement à côté durant tant d’années. Il était temps de combler ce manque.

Je vais être honnête je ne m’attendais pas à grand grand-chose. La réputation de l’auteur et les différentes quatrièmes de couverture que j’ai parcourues dressaient le portrait d’un auteur de blockbuster facile d’accès et sans prise de tête. J’ai choisi cet ouvrage parmis les cinq qui figuraient dans les rayons de ma médiathèque. Le thème me paraissait prometteur et je pensais qu’avec un peu de chance une réflexion autour de l’eugénisme se développerait.

Et bien malgré mes attentes très basses l’auteur est parvenu à me décevoir sur tout les points. L’intrigue est plate et ne démarre qu’aux environs de la page 400, certains polars psychologiques ont un rythme plus frénétique que cette histoire. Si au moins l’auteur profitait de la mise en place interminable de son intrigue pour faire part d’un début de réflexion autour de l’eugénisme et de la procréation assistée mais non surtout pas il ne faudrait pas stimuler les neurones des lecteurs partiellement endormis.

Les personnages sont donc sans relief aucun. Je ne suis même pas parvenu à les détester tant leurs personnalités sont établies de manière maladroite. Le couple formé par Naomi et John est passif au possible et se contente du rôle de pion durant l’ensemble de l’intrigue. Les antagonistes qui orbitent autour d’eux ne sont pas mieux décrits, le docteur Dettore est prétentieux mais sa vision du monde et du futur de l’humanité reste brouillonne et sous-développés tandis que les inévitables fanatiques religieux sont justes très très méchants parce que jouer à Dieu c’est pas bien.

Pire l’auteur s’avère incapable de conclure décemment son intrigue et après plus de 500 pages d’incohérences et de longueurs, la fin abrupte s’avère aussi incompréhensible que l’ensemble de l’intrigue. Au moins c’est cohérent.

Je ne retiendrais qu’une chose de cette lecture décevante, je peux barrer le nom de Peter James de la liste des auteurs qu’il me reste à découvrir et c’est déjà ça de pris.

Résumé: Naomi et John ont perdu leur fils unique, emporté par une maladie génétique rare à l’âge de 4 ans. Aujourd’hui, des années plus tard, ils se sentent enfin prêts à refonder la famille dont ils ont toujours rêvé. Lorsqu’ils entendent parler du docteur Dettore, généticien visionnaire, ils voient en lui l’homme providentiel. Dettore connaît une méthode infaillible pour que leur prochain enfant ne soit pas atteint de la même pathologie. Comment résister à la promesse d’un bébé en bonne santé ? Ils auraient pourtant dû être alertés par la liste qu’on leur a remise : choix de la couleur des yeux, de la taille, des traits de caractère, des aptitudes sportives… Trop tard pour faire marche arrière. Naomi est enceinte, et déjà quelque chose ne tourne pas rond.

Paru le : 13/03/2014

Thématique : Thriller

Auteur(s) : Auteur : Peter James

Éditeur(s) : Fleuve éditions

Collection(s) : Fleuve noir Thriller

Contributeur(s) : Traducteur : Raphaëlle Dedourge

ISBN : 2-265-09480-3

Le suspect de Fiona Barton (9 janvier 2020)

Résumé : Quand deux jeunes filles de dix-huit ans disparaissent lors de leur année sabbatique en Thaïlande, leurs familles se retrouvent aussitôt sous les projecteurs des médias internationaux : désespérées, paniquées et exposées jusque dans leur intimité. La journaliste Kate Waters, toujours avide d’un bon papier, se charge immédiatement de l’affaire, une occasion bienvenue pour elle de se rapprocher de son fils, parti vivre à Phuket deux ans auparavant. Mais ce qui s’apparente au départ à une simple fugue d’ados qui aurait mal tourné, s’avère rapidement être quelque chose de plus sérieux. Les découvertes alarmantes se succèdent, le nombre de suspects se multiplie et la piste criminelle ne peut plus être écartée. Face à la complexité de l’affaire et au manque de coopération des autorités sur place, Kate ne voit qu’une seule issue : se rendre sur les lieux afin de prendre l’enquête en mains. Mais cette fois elle est loin d’imaginer à quel point elle va être impliquée personnellement …

Achat du livre :

Chronique : Après deux œuvres d’une finesse psychologique que l’on aimerait voir plus souvent, Fiona Barton a décidé de revenir à la base du polar tout en gardant ce qui fait son style.

On retrouve donc une narration polyphonique, une ambiance pesante qui s’installe au fil des pages et surtout les personnages de la journalistes Kate Waters et de l’inspecteur Sparkes.

Le profil psychologique des personnages est toujours aussi bien dressé, surtout celui des mères, Fiona Barton sait comment écrire des personnages féminins, c’est important de le souligner car c’est moins courant que l’on pourrait le croire venant des auteures. Les pires personnages féminins que j’ai pu lire étaient souvent décrits par une plume féminine. Son portrait de Kate Waters s’étoffe et devient le véritable atout du livre. Ce personnage qui, dans les premiers livres de l’auteure, profitait du malheur des autres avec malice sans pourtant verser dans le scabreux, se retrouve, dans cette nouvelle intrigue, de l’autre côté du miroir. Une épreuve qui sera loin de l’abattre et va la confronter à des choix difficiles.

L’aspect psychologique ne s’arrête pas là, tous les protagonistes de l’enquête ont droit à un profil soigné, hormis le pauvre Jake qui ne parvient jamais à s’extraire de cette image de gentil glandeur.

Avec un tel support aussi travaillé, on serait en droit de s’attendre à une enquête tout en finesse comme L’auteure nous y a habitués précédemment. Mais il n’en est rien, l’enquête est plus directe, plus frontale, et malheureusement les retournements de situation se voient venir de loin, de trop loin.

Est-ce moi qui ait lu trop de polar et ne parvient plus à être surpris ? Le fait est que j’ai trouvé l’intrigue cousue de fil blanc, sans parler d’une énorme incohérence dans le dernier tiers du livre qui m’a fait lever les yeux au ciel. Les ficelles sont tellement grosses que toute notion de suspens s’évapore et ce n’est pas la fin, sous forme d’interrogatoire poussif, qui va arranger le tout.

Il reste de cet intrigue menée sous le soleil thaïlandais et, dans le même temps, la grisaille britannique une fluidité qui enrobe le lecteur dans un style vaporeux et voluptueux qui ne fera de mal à personne. Et c’est peut être là le problème.

Note:  6/10

Éditeur Fleuve éditions
Date de publication 9 janvier 2020
Langue Français
Longueur du livre 504
ISBN-10 2265114588