Une plaie ouverte (15 juin 2017) de Patrick Pécherot

1871. L’heure de la Commune de Paris sonne. Une bande d’amis vit la fièvre de l’insurrection. Ils se nomment Vallès, Verlaine, Courbet, Gill, Marceau, Dana… Mais le temps des cerises s’achève dans le sang. Les amis sont dispersés. Dana, en fuite, est condamné à mort, accusé d’avoir participé au massacre de la rue Haxo. Qui était-il ? Communard authentique ? Personnage trouble ? Son souvenir obsède Marceau.

Chronique :  Un roman pas commun où la construction du scénario est complexe, les phrases ne le sont pas moins en ce début d’ouvrage et on est partagé entre admiration devant l’écriture sublime et pleine d’ellipses et répulsion avec cette narration déstructurée à l’aveuglette mais le coup de théâtre final est franchement réussi et ajoute un plus à ce polar pas ordinaire. Un très bon roman, plein d’Histoire et d’histoires. Mais qui se mérite.

Note : 8/10

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Folio (15 juin 2017)
  • Collection : Folio Policier

51wdMJp-JwL._SX301_BO1,204,203,200_.jpg

Complots au Vatican, II : La balle sainte (15 juin 2017) de Rocha,Luís Miguel

Quel est le lien entre ces événements étranges qui surviennent aux quatre coins du monde ? Un triple meurtre est commis dans la gare d’Amsterdam-Centrale, un attentat dévaste une maison en plein coeur de Londres et un vieux musulman se vantant de dialoguer avec la vierge Marie est enlevé à Jérusalem… Ajoutez à ça des prêtres espagnols voleurs de cadavres et des évêques empoisonnés aux Etats-Unis, vous obtiendrez le cocktail sanglant que la journaliste Sarah Monteiro s’apprête à déguster. Une fois de plus, elle va devoir employer toutes ses ressources pour démonter cette machination, et son enquête pourrait bien l’amener à élucider la mystérieuse tentative d’assassinat dont Jean-Paul II avait été la cible en 1981

Chronique :Second tome de Complots au Vatican  où le lecteur retrouve des protagonistes côtoyés; certains sont toujours aussi fourbes, mauvais, d’autres nous surprennent et ceux auxquels on s’était attaché restent nos préférés. Ils n’ont rien perdu de leur aura, de leur mystère et se sont même étoffés, grandissant dans leur personnalité jusqu’à devenir des « familiers ». Les particularités de chacun sont soigneusement installées à travers les chapitres et ce qui est très fort, c’est qu’on peut être totalement « baladés » même en étant hyper attentifs. Pour autant, cela ne signifie pas qu’on lise tout puis son contraire. Pas du tout, c’est beaucoup plus subtil que ça et à ce « petit jeu », Luís Miguel Rocha est excellent. Il est capable de nous persuader d’un fait, d’un choix, que nous comprenons parfaitement, prenant alors fait et cause pour celui ou celle qui l’a fait. Et puis, en deux ou trois lignes, tout s’écroule… A-t-on raté une information, un indice ? Non, même pas, on aurait pu, peut-être interpréter un renseignement différemment mais pas évident….Cette façon de faire est une grande force de ce livre car on ne sait jamais à quoi s’attendre. Le style est singulier, atypique. Le lecteur est souvent pris à témoin par des phrases où il est intégré dans un nous collectif : « Laissons , regardons, éloignons-nous … ». C’est surprenant dans un premier temps mais le rythme donne l’impression d’une balade au cœur des différents « mouvements », comme une caméra qui s‘approprie peu à peu ce qui apparaît dans son objectif. Ne croyez pas que ce soit lent et lourd, pas du tout !   Tout est méticuleusement agencé et pourtant, on n’a pas l’impression de suivre un plan prédéfini trop visible. Comme le laisse deviner le titre, on parle d’un Pape, plus particulièrement un Pape sur lequel une balle a été tirée. On retrouve également des faits réels commentés avec un autre regard. C’est un roman captivant, intéressant, bluffant, fascinant.

Note : 9/10

  • Poche: 656 pages
  • Editeur : Folio (15 juin 2017)
  • Collection : Folio Policier

51GHvuBCYVL._SX301_BO1,204,203,200_.jpg

Froid comme la mort: Une enquête de Rocco Schiavone (4 mai 2017) de Antonio Manzini

Beaucoup de choses irritent le vice-préfet Rocco Schiavone dans la vie : sa mutation à Aoste un an plus tôt, le ciel gris, la neige qui s’insinue dans ses Clarks, la bêtise de ses agents, la fête d’anniversaire de sa maîtresse, la course cycliste du préfet, sans parler des inspecteurs qui entrent dans son bureau quand il fume son joint matinal… Mais le comble des emmerdes, c’est une affaire de meurtre. Lorsque le corps d’Ester Baudo est retrouvé pendu dans son salon par sa femme de ménage, Rocco comprend vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide mais d’une mise en scène. Et donc qu’il en est quitte pour une sacrée quantité d’ennuis. Or, quand Rocco Schiavone est de mauvaise humeur, ses méthodes deviennent pour le moins expéditives… Avec son humour noir ravageur, ses dialogues cinglants et une vraie sensibilité en prime, cette nouvelle enquête de Rocco Schiavone est un bonheur pour les amateurs de polar à l’italienne.

Chronique : Si l’homicide se situe au 10e degré selon l’échelle des ennuis du sous-préfet (commissaire de police transalpin) Rocco Schiavone, cela tient au fait qu’il va devoir affronter les turpitudes humaines en se glissant dans l’esprit répugnant d’un assassin pour le comprendre et le confondre puis s’en extraire avec des bouts abjects collés à l’âme. La pendaison d’Ester Baudo dans son appartement d’Aoste, 22 via Brocherel, apparaît d’emblée comme un suicide qui ressemble de plus en plus à un assassinat à mesure que le sous-préfet Schiavone reconstitue la scène. Rapidement, Rocco n’a plus de doute ; il s’est hissé au taquet des tracas et les indices vont dessiner des pistes comme les cailloux de Poucet jusqu’à l’ultime révélation face à la gueule du monstre.
« Froid comme la mort », second roman d’Antonio Manzini traduit et publié en France après « Piste noire » narre la suite des enquêtes de Rocco Schiavone au Val d’Aoste. Cette fois, on en apprendra un peu plus sur le passé de Rocco Schiavone et notamment sur la mystérieuse affaire romaine qui lui a valu de se retrouver exilé dans ces vallées de montagne qu’il exècre, comme une sorte de Hasbrouck italien.
Comme il se doit, l’affaire commence avec la découverte d’un cadavre, celui d’Ester, une femme pendue chez elle et que ‘on’ aurait peut-être bien aidée à se pendre.
On ne vous en dit pas plus sur l’enquête : il faudra se montrer patient et obstiné, à l’image du sous-préfet Schiavone qui, une fois de plus, en dépit de ses supérieurs et de ses subordonnés, réussira à dénouer les fils de l’intrigue … dans un cimetière en présence d’un curé. Comme dans tout bon polar, l’enquête policière n’est là que comme un référentiel de codes auxquels se conforment les personnages et le roman.
A nouveau, le roman juxtapose deux histoires qui éclairent le personnage du commissaire. Le retour précipité de Rocco à Rome pour mettre fin à une sordide histoire est peut-être un des moments les plus forts du récit. La fin de l’enquête est surprenante et inattendue. Elle met en lumière l’intelligence, la sensibilité et l’interprétation toute personnelle des lois faite par Rocco Schiavone. Une nostalgie sourde et poignante nimbe tout le roman et sous des dehors bravaches, égrillards, impertinents, Rocco est un être esseulé et profondément meurtri par la vie. Le lecteur ne peut qu’adhérer à cette faconde puis espérer que la suite des aventures du sous-préfet déjà publiées en Italie franchisse les barrières des Alpes et de la langue.

Note : 9,5/10

  • Poche: 304 pages
  • Editeur : Folio (4 mai 2017)
  • Collection : Folio Policier

51LXHYSWgYL._SX301_BO1,204,203,200_

Rural noir (20 avril 2017) de Benoît Minville

Ados, Romain, Vlad, Julie et Christophe étaient inséparables, ils foulaient leur cambrousse dans l’insouciance.
Tout a changé cet été-là. Un drame, la fin de l’innocence.
Après dix ans d’absence, Romain revient dans sa Nièvre désertée, chamboulée par la crise, et découvre les différents chemins empruntés par ses amis.

Chronique : Rural Noir est une histoire de fantôme : l’adolescence qui revient hanter les adultes et appuyer là où ça fait mal.
Rural Noir, c’est aussi un décor, un cadre qui devient un personnage à part entière, une entité qui dégage une force, une âme.
L’histoire raconte un trentenaire qui retourne dans sa campagne locale après dix ans de vadrouille, juste au moment où son ex meilleur ami se fait agresser.
Pendant tout le roman, on est un peu partagé. Il y a cette double narration pas toujours du même niveau (pas facile d’alterner les chapitres entre passé et présent quand l’histoire n’est pas aussi intéressante aux deux époques), cette coïncidence trop fabriquée qui sert de point de départ… Mais heureusement, il y a aussi des personnages qui ont du mal à communiquer et à crever l’abcès d’une absence de dix ans, ces filles au second plan qu’on a envie de mettre plus en lumière. Bien écrit d’une écriture fluide et maîtrisée, profond sur la psychologie des personnages, noir, vraiment noir, Benoit Minville abandonne le roman jeunesse pour offrir un court roman fort et sombre, parfois drôle, souvent pessimiste, mais toujours sincère.

Note : 8,5/10

 

  • Poche: 320 pages
  • Editeur : Folio (20 avril 2017)
  • Collection : Folio Policier

419LD62PmlL.jpeg

 

Entre hommes (20 avril 2017) de Germán Maggiori

Dans un luxueux appartement de Buenos Aires, un sénateur, un juge et un banquier se retrouvent pour participer à une orgie en compagnie de deux travestis et d’une jeune prostituée, mais l’affaire tourne mal : la prostituée meurt d’une overdose. Or toute la scène a été filmée et la vidéo a disparu. Chargés de retrouver l’enregistrement, entrent en scène deux flics, l’un obsessionnel, l’autre ex-tortionnaire alcoolique, deux voleurs prêts à tout pour parvenir à leurs fins, et une bande de jeunes drogués embarqués bien malgré eux dans cette histoire.

Chronique :  Deux flics, « Le Timbré » et « Le Monstre » enquêtent sur le meurtre de travestis. C’est totalement barjo, outrancier, avec une galerie de personnages plus violents, dingues et tordus les uns que les autres. Tout ça déborde d’adrénaline, de testostérone, le langage est cru, mais l’humour est également présent. L’écriture est de qualité du roman est intéressante. Un polar argentin qui sort de l’ordinaire.. A découvrir si vous ne reculez pas devant un genre un peu dérangeant, qui secoue sans complexes.

Note : 9/10

 

  • Poche: 416 pages
  • Editeur : Folio (20 avril 2017)
  • Collection : Folio Policier

51NAPOtgvSL.jpeg

 

Quand la neige danse ( 6 avril 2017)de Sonja Delzongle

2014. L’hiver est le plus froid que Crystal Lake ait jamais connu. Cette petite ville paisible proche de Chicago semble pétrifiée, mais la neige et le blizzard ne sont pas les seuls coupables. Depuis un mois, quatre fillettes se sont volatilisées. Les habitants sont sous le choc. Ce matin-là, Joe Lasko s’équipe pour une énième battue dans les bois gelés lorsqu’on lui dépose un paquet. Dedans repose une poupée, une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, comme sa fille Lieserl disparue. Comble de l’horreur : la poupée est vêtue exactement comme Lieserl le jour où elle s’est volatilisée. Ce matin de février 2014, toutes les familles des fillettes vont recevoir une poupée… C’en est trop pour Joe. Ce jeune divorcé n’a plus que Lieserl dans sa vie. Il décide de mener sa propre enquête, aidé par Eva Sportis, une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. Eva comprend très vite que l’affaire la dépasse et appelle à l’aide Hanah Baxter, son ancienne prof de fac, la célèbre et charismatique profileuse et son inséparable pendule. Hanah réalise au fil de l’enquête que quelque part, dans Crystal Lake, quelqu’un s’en prend aux enfants depuis très longtemps. Les détient-il prisonniers ? Sont-ils encore en vie ? Un criminel maintes fois condamné semble être le coupable tout indiqué, pourtant Hanah, Eva et Joe sont persuadés que la police se trompe de coupable. Dans un décor impressionnant de froid et de glace, Sonja Delzongle mène de main de maître une histoire trépidante dont les rebondissements et les fausses pistes trouvent leur sens dans le passé et nous mènent inexorablement vers un final terrifiant.

Critique : Un autre magnifique roman policier sorti de chez les Éditions Denoël avec un livre au mystère complet ou l’auteur va nous faire entrer dès le début face à une histoire complexe autour de laquelle s’articulent des personnages énigmatiques et un drame des pires avec l’enlèvement de fillettes, le roman ne donne pas l’impression de déjà-vu. Les éléments qui viennent s’y greffer rendent inquiétante la lecture. Par l’écriture à la troisième personne l’auteur nous change le point de vue des personnages et nous fait entrer dans plusieurs flashbacks, on y découvre beaucoup de choses sans vraiment y comprendre. Sonja Delzongle nous met des fragments de réponses au fur et à mesure du récit pour être de plus en plus dérangeant, tout en gardant le suspens intact. Les thèmes abordés comme choisit comme la maltraitance des enfants, les pathologies psychologiques mettent mal à l’aise. L’auteur prend plaisir à brouiller les pistes et le choix des lieux, et la saison donnent à cette histoire un côté surréaliste. Arrivé à la fin on se prend à reprendre souffle tellement l’histoire est prenante. Un superbe livre à lire dans s’ennuyer.

Note : 9,5/10

  • Poche: 496 pages
  • Editeur : Folio (6 avril 2017)
  • Collection : Folio Policier

41gF6TwNXxL._SX300_BO1,204,203,200_.jpg

Mon nom est N. (23 février 2017) de Robert Karjel

Sur une base militaire perdue dans l’océan Indien, le FBI tente de faire parler un homme. Suspecté d’avoir participé à une attaque terroriste aux États-Unis, il reste muet. Ernst Grip, agent de sécurité suédois, arrive pour déterminer si le détenu, seulement connu sous le nom de « N. », est un de ses compatriotes. Et démasquer ce suspect qui compte parmi ses relations un vendeur d’armes américain, un tueur à gages tchèque et une nurse du Kansas. Leur seul point commun : avoir survécu au tsunami de 2004. Mais plus Grip s’approche de la vérité, plus la situation devient inextricable. Qui est sincère, qui mène une double vie ? Et d’ailleurs, Grip incarne-t-il lui-même la justice ?

Chronique : Evitez les endroits dits paradisiaques quand Robert Karjel est dans le coin!
Car ce roman est sombre et complexe. N. et Ernst vont se rencontrer dans des circonstances peu agréables: l’un est interrogé par l’autre. Nous allons du passé au présent, sans petite ouverture sur le futur. Tout cela sur un rythme soutenu en immersion dans la psychologie des uns et des autres.L’auteur glisse des indices et des déductions qui se dévoilent peu à peu alors que le suspens ne fait que grandir.
L’intrigue est addictive et le lecteur comprend peu à peu pourquoi ces deux hommes, N. et Ernst devaient effectuer un petit bout de chemin ensemble…
Chaque chapitre dévoile un nouveau mensonge, une nouvelle conspiration, un écheveau qu’il faudra attendre la dernière page pour démêler .
Quand la dernière page se tourne , on est à bout de souffle, estomaqué et perplexe.

Note : 9/10

  • Poche: 496 pages
  • Editeur : Folio (16 février 2017)
  • Collection : Folio Policier

41pXgSrhC-L

Plutôt crever (16 mars 2017) de Caryl Férey

Mc Cash n’est pas du genre docile. Plutôt crever ! Alors que Fred Le Cairan est soupçonné de maltraitance sur son grand-père, le flic comprend qu’il est en réalité mêlé au meurtre du député Longemoux et décide de le retrouver. Pas une mince affaire, car Fred et sa meilleure amie Alice fuient à travers la Bretagne, en voiture, à vélo, à pied et en kayak… Si seulement Alice n’avait pas offert un flingue à Fred pour son anniversaire, ils ne seraient pas traqués par le flic le plus coriace du pays et par un terroriste basque aux tendances psychopathes. Mais plus Mc Cash se rapproche du couple d’amis, plus il se demande si Fred est vraiment coupable.

Chronique : Férey  nous offre un polar parfaitement écrit, avec un scénario qui tient la route et des protagonistes qui sont tous singulièrement attachants tout comme Mc Cash.
L’écriture est superbe:certaines scènes sont rédigées dans une poésie forte et rare pour ce genre de catégorie littéraire.
L’histoire tient en une phrase: Mc Cash est un inspecteur qui tente de retrouver un jeune couple fugitif sur les côtes bretonnes suite à l’assassinat d’un député.
L’organisation « choral » des chapitres accentue à merveille le suspens et les rebondissements de cette cavale bien tourmentée.Un voyage tantôt ironique, désabusé, amer et poétique.  Ce roman ressemble par moment à une introspection psychologique de notre héros. On ne s’ennuie pas une minute, c’est divertissant et plaisant.

Note : 8,5/10

  • Poche: 256 pages
  • Editeur : Folio (16 mars 2017)
  • Collection : Folio Policier

51wSJlQAMIL._SY346_.jpg

Or noir (9 mars 2017) de Dominique Manotti

Marseille, 1973. Le commissaire Daquin, vingt-sept ans à peine, prend son premier poste au commissariat de l’Évêché, et découvre une ville ensanglantée par les règlements de compte qui accompagnent la liquidation de la French Connection, des services de police en guerre larvée les uns contre les autres, et la prolifération de réseaux semi-clandestins comme le SAC ou la franc-maçonnerie.

Chronique : Dominique Manotti nous livre ici un récit extrêmement documenté à base d’intrigues politico-financières imbriquées et de quelques meurtres.
On retrouve le personnage de Théo Daquin dans les années 70, juste avant le premier choc pétrolier. Manotti mêle  faits et personnages réels à sa fiction qui n’en devient que plus crédible.  Le livre bénéficie d’une écriture remarquable, sèche qui parvient à nous rendre intelligibles, des mécanismes complexes, sans jamais sacrifier le sens du récit et de la tension…
L’auteur rend hommage à la beauté des paysages et ne cache rien de la complexité des relations humaines et des renvois d’ascenseur. Car les réseaux se télescopent : les stups sont liés au consulat américain de Marseille, la sécurité publique abrite quelques membres du SAC, les Corses s’entraident entre truands et flics, la PJ veut faire oublier son inefficacité. Un très bon thriller.

Note : 9/10

  • Poche: 384 pages
  • Editeur : Folio
  • Collection : Folio Policier

téléchargement