Robogenesis (8 juin 2017) de Daniel H. WILSON

La suite de Robopocalypse. Les machines n’ont pas été anéanties. La menace est présente, et la guerre, inéluctable.
La guerre a laissé l’humanité exsangue, et le monde, dévasté. Mais Archos, l’intelligence artificielle à l’origine du soulèvement des machines, a été détruit. En apparence du moins. Il s’est en fait fragmenté en millions de pièces disséminées, qui aujourd’hui cherchent à se réunir. Implanté dans une nouvelle évolution technique, Archos prépare la bataille suivante : l’éradication des hommes, l’avènement d’un monde parfait. Mais quelques bastions de résistants sont encore en mesure de combattre. Et pour vaincre, il leur faudra utiliser les armes de leur ennemi..

Chronique : Ce livre est excellent, pour deux raisons: 1) C’est une excellente histoire, hors des sentiers battus de « robots de terminaison envoyés pour tuer des humains. Au lieu de cela, il existe une complexité pour les personnages technologiques qui sont vraiment uniques dans la littérature. 2) La technologie et les idées sont plausibles.Robogenesis est la suite du Robopocalypse ; pour ceux qui n’ont pas lu Robopocalypse depuis un moment, on vous suggère de le relire avant Robogenesis. Ce n’est pas obligatoire et vous comprendrez toujours la Robogénèse.
Si vous étiez un grand fan de Robopocalypse vous êtes vraiment réconforté. Pourquoi ? Parce que  Robogenesis est encore mieux que sa préquelle. C’est le type de livre que vous pouvez facilement dire «quelque chose se passe dans chaque chapitre».on ce  demande ce qui ce passe et  on énumère au moins 5 choses à chaque fois.
Non seulement à l’émotion brute ressentie par ces personnages, mais les expériences qu’ils ont traversées. On aime la sensation réaliste de l’histoire. Comme si on peut voir cette réalité. Ce livre a ce grand aspect de science-fiction sans sortir des sentier battue. Chacun se concentre et donne la parole à l’un des trois personnages principaux, Lark Iron Cloud, Mathilda Perez et Cormac Wallace. Cela aide à garder tout le monde en tête et à se concentrer sur ce qui se passe. Du grand spectacle pour une superbe suite.

Note : 9/10 

 

  • Broché: 496 pages
  • Editeur : OutreFleuve

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La Lectrice (18 mai 2017) de Traci CHEE

Il était une fois, et une fois il sera…
Ainsi commence l’histoire de Sefia, qui a perdu sa mère, son père, puis sa tante Nin à cause d’un étrange objet rectangulaire.
Ceci est un livre.
Dans un monde où personne ne sait lire, Sefia va devoir poursuivre une triple quête de sens, de vérité et de vengeance. Épaulée par un mystérieux allié qui possède ses propres sombres secrets, elle va sillonner jungles et mers, au gré de ces histoires qui font l’Histoire avec un grand H…

Chronique : Pendant longtemps, Sefia n’a eu que sa tante, Nin. Depuis que son père a été assassiné, ils ont été en fuite, et Nin enseigne à Sefia à vivre dans le désert. Quand Nin est soudainement pris, Sefia est déterminée à la sauver, même si elle n’a aucune idée par où commencer. Avec l’aide d’un objet mystérieux, elle apprend ce qu’est un livre et avec l’aide d’un garçon marqué d’un passé sombre, et sa volonté féroce, Sefia se déplace pour sauver sa tante, découvrir le secret de sa famille et apprendre à lire dans une société analphabète .
L’auteur qu’est Traci Chee à fait avec ce livre un fantasme fascinant sur le pouvoir des mots, des histoires, des familles et des amitiés. Sefia est facilement aimable, gentil et forte, et son histoire est tout sauf facile. Elle porte le chagrin de perdre sa famille avec elle et sent souvent qu’elle aurait pu empêcher Nin d’être pris en premier lieu. Les lecteurs verront quelque chose d’eux-mêmes chez elle alors qu’elle découvre de plus en plus sur les mots écrits et le livre qu’elle porte. Tout au long de l’histoire, il y a de brèves extraits du livre qu’elle mène autour, ce qui vous permet de vraiment vous connecter avec ce que connaît Sefia.
Bien que le roman soit une première partie du livre Sefia et Archer ont ici beaucoup d’amitié qui est tourner vers une très belle relation amoureuse. Il y a des romances lente où vous voyer des personnages s’ embrasser à chaque page, et il y en a d’autres, encore plus rares avec des silence; chasser de la nourriture ou assis, en profitant de la compagnie de l’autre. Sefia et Archer sont à la fois fragiles, Et la façon dont ils apprennent à s’appuyer l’un l’autre est presque larmoyant.
Un livre sur un livre, une jeune femme apprenant à lire tout en gardant sa famille restante, un garçon dont les mains sont difficiles, mais le cœur est doux, et un équipe de pirate attachante et existentielle se réunit pour faire l’expérience fantastique qui est ce livre.

Note : 9,5/10

  • Broché: 528 pages
  • Editeur : R-jeunes adultes (18 mai 2017)
  • Collection : Hors collection

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Suréquipée (6 avril 2017) de Grégoire Courtois

Lorsque la BlackJag a été mise en vente, il était évident qu’elle allait révolutionner le marché de l’automobile. Constitué uniquement de matériaux organiques, qui en font pour ainsi dire une voiture vivante, ce nouveau modèle a tout pour plaire. Le prototype qui a servi aux séances de démonstration devant la presse est aujourd’hui revenu en atelier : son propriétaire a disparu ; peut-être la BlackJag a-t-elle gardé en mémoire des éléments qui permettront de le retrouver. Ecoutons-la nous raconter son histoire. Avec Suréquipée, son premier roman de science-fiction, Grégoire Courtois, à la suite de J-G Ballard ou de Stephen King, s’empare avec brio du mythe moderne par excellence : la relation de l’homme à sa voiture.

Chronique : Dès les premières pages, On est transportée dans un autre monde avec, comme narratrice, une voiture dans les années futures. Celle-ci est suréquipée. Elle a été conçue avec le meilleur de l’être humain et de l’animal. le propriétaire y est tellement attachée qu’il ira jusqu’à… Des chapitres courts où un huissier cherche à comprendre ce qui s’est passé. Un roman qui ouvre plein de questionnement comme l’idolâtrie de l’homme face aux machines sophistiquées. Grégoire Courtois transpose les relations passionnelles que quelques humains, souvent masculins, pour leur véhicule. Chaque chapitre est un enregistrement de la « boîte noire » donc, théoriquement, sans affect de la BlackJag. Tout pousse vers une réflexion sur la bioéthique, sur la technologie humanoïde, intelligente, entre les mains de savants fous et de sociétés avides de gagner de l’argent sans le garde-fou que peut représenter les penseurs et autres philosophes. Le livre  se lit vraiment très rapidement, l’écriture est fluide et chaque passage nous en apprend un peu plus sur la voiture ou sur ce qu’il c’est passé dans l’intrigue elle même.

Note : 9/10

 

  • Poche: 176 pages
  • Editeur : Folio (6 avril 2017)
  • Collection : Folio SF

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Ne dites jamais jamais (6 avril 2017) de Nathalie Stragier

Ne dites jamais jamais
… parce qu’à force de voyager dans le temps, vous savez que rien ne se passe jamais comme prévu.
… parce que dans le futur on fait des trucs dingues, comme se baigner nue dans la Seine.
… parce qu’il vous reste encore pas mal de boulot pour sauver les hommes !

Chronique : Nathalie Stragier clôture sa saga avec Pénélope et Andrea dans ce monde du futur dont on avait qu’une envie, c’est d’en découvrir beaucoup plus.
L’auteur réussit à nous embarquer dans cette folle aventure qui met l’accent sur des problèmes bien de notre époque. Gaspillage, pollution, sexisme, spécisme, l’air de rien avec un soupçon d’humour et beaucoup de légèreté Nathalie Stragier aborde des thèmes à prendre très au sérieux. Il y a beaucoup de suspens, on assiste à une vaste partie de cache-cache. On s’amuse, on stresse, on s’inquiète. On traverse cet épisode dans une atmosphère ludique et survoltée. À travers ces voyages temporels, on adopte un sentiment de curiosité d’abord et de réflexion ensuite. L’écriture est dynamique, spontanée et addictive.
On passe un bon moment qui s’écoule très vite. La série est cohérente et avec ce troisième et dernier volet, on ne pouvait pas espérer mieux que l’ouverture, l’échange et des liens d’amitié inoubliables et inespérés.

Note : 9/10

 

  • Broché: 512 pages
  • Editeur : Syros Jeunesse (6 avril 2017)
  • Collection : GRAND FT SYROS

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Les mobilités du futur (16 mars 2017) de Renaud LEFEBVRE et Sylvie SETIER

Échappés d’un film de science-fiction, les transports les plus fous sont désormais à notre portée. De nouvelles façons de se déplacer apparaissent et les mobilités de demain seront encore plus connectées, durables et partagées.
Quelles en seront les prochaines révolutions ? Ingénieurs, designers, experts du numérique, sociologues et urbanistes travaillent sur les projets d’avenir. Leur objectif : vous faire vivre les transports comme vous ne les avez encore jamais vécus.

Chronique : Voilà un excellent ouvrage, à la fois « fouillé » et lisible avec plaisir ; après un point de la situation actuelle et même une présentation de modèles-phares dont la mise sur le marché est faite ou sur le point de l’être.
Au final, les auteur nous font aboutir avec eux à la certitude que cette voie de l’électrique est celle qui ouvre le plus vaste et le plus viable des avenirs à l’industrie . L’ouvrage de prospective internationale qui aborde les principales problématiques de notre temps et des décennies à venir et traite non seulement des évolutions démographiques et de notre modèle économique, mais aussi des nouvelles technologies et de la question écologique. Le tout dans un esprit à la fois positif et lucide, agrémenté de graphiques et d’illustrations où interagissent les données, les hommes et les animaux. De quoi plaire au plus grand nombre.
Un « must » pour tous les passionnés de l’évolution du futur.

Note : 9,5/10

  • Broché: 128 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (16 mars 2017)

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Test DVD : Arès (1 avril 2017) de Jean-Patrick Benes avec Ola Rapace, Micha Lescot

Dans un futur proche, l’ordre mondial a changé. Avec ses 10 millions de chômeurs, la France fait désormais partie des pays pauvres. La population oscille entre révolte et résignation et trouve un exutoire dans des combats télévisés ultra violents où les participants sont dopés en toute légalité et où tous les coups sont permis.
Reda, dit Arès, est un ancien combattant qui vit de petits boulots de gros bras pour la police. Tout va changer lorsque sa soeur se fait arrêter et qu’il doit tout mettre en oeuvre pour les sauver : elle et ses filles.

Chronique Film  : « Arès », magnifique film noir dont le titre évoque le Dieu de la guerre, est  un bon film d’anticipation  sur notre monde vu sous un angle totalement désenchanté et déshumanisé. Privilégiant une ambiance de noirceur dans un Paris embourbé dans la misère où les rues sont envahies d’abris de fortune cette vision apocalyptique de notre société victime du capitalisme galopant est ici terrifiante ! Ce qui pourrait bien être un film visionnaire en étant un aperçu de ce qui nous attend, tant les similitudes avec quelques signaux actuels sont évidemment plus que palpables…Notre environnement urbain est à la fois magnifiquement filmé avec des plans d’ensemble et des éclairages superbes, alors que malgré tout, le danger est omniprésent en transformant chaque timide sortie en véritable épreuve de force ! Au milieu de tout cela, Arès Kowalski essaie de survivre, de se faire une place pour lui, en préservant aussi sa sœur et ses enfants, tandis qu’en tant que seul espoir d’étude du groupe , il verra petit à petit tout basculer autour de lui ! L’intrigue qui s’en suivra vaut d’ailleurs franchement le coup par l’engrenage dans lequel est piégé le héros, et la portée de l’histoire y trouve cruellement son compte par la similitude de quelques faits divers dramatiques déjà bien connus sur quelques cobayes rémunérés pour cela et récemment décédés. Pas parfait par manque de budget mais du très beau cinéma inspiré et intelligent de Jean-Patrick Benes, dont les acteurs dont Ola Rapace est très convaincant dans cet univers de désolation, sont tous impressionnants de réalisme. Fan film futuriste vous ne serait pas déçu et en plus c’est Français.

Note : 8,5/10

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Test DVD:

Image :Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites surtout lors des scénes de combats et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonores.Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus :  Côté Bonus, le making off est intéressant ce qui qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création de ce film et le point de vue du réalisateur et nous apprend qu’un des producteur n’est autre que Louis Leterrier le réalisateur des Transporteur, Danny the dog et Hulk.

  • Acteurs : Ola Rapace, Micha Lescot, Thierry Hancisse, Hélène Fillières, Ruth Vega Fernandez
  • Réalisateurs : Jean-Patrick Benes
  • Audio : Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 1 avril 2017
  • Durée : 80 minutes

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Test DVD-Nocturama (22 février 2017) de Bertrand Bonello avec Finnegan Oldfield, Vincent Rottiers

Paris, un matin. Une poigne?e de jeunes, de milieux diffe?rents. Chacun de leur co?te?, ils entament un ballet e?trange dans les de?dales du me?tro et les rues de la capitale. Ils semblent suivre un plan. Leurs gestes sont pre?cis, presque dangereux. Ils convergent vers un me?me point, un grand magasin, au moment ou? il ferme ses portes. La nuit commence…

Critique film: Bertrand Bonello nous offre un film hors du commun. Le film avec un Paris magnifique. Dans le métro, ses couloirs, ses wagons, ses entrées et sorties, des jeunes gens, qui ne semblent pas se connaître, paraissent tous déterminés et pressés. Tout est réglé comme un ballet. Le scénario prend son temps pour dévoiler le récit, l’atmosphère devient rapidement étouffante. Nous ne sait que peu de choses sur chacun des protagonistes qui s’attaqueront à un ministère, une banque ou encore la statue de Jeanne d’Arc. Pourquoi ?  Les actes et les crimes commis augmentent le questionnement du spectateur. La mise en scène est irréprochable face à un film prémonitoire avec un coté futuriste et une réflexion sur notre temps. Avec des moments particuliers et parfaitement réussis.  Un film dur, malfaisant mais d’un symbolise fort.

Note : 9/10

Test Blu-ray :

Image : Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails . Malgré les peu décors assez sombre cette perfection visuelle est particulièrement saisissante.

Son : Une piste sonore splendide, riches en détail et d’une limpidité et un impact hautement satisfaisants dans les dialogues.

Bonus : Un seul bonus qu’est l’entretien de 20 min avec le réalisateur mais très intéressant dans sa vision du monde.

  • Acteurs : Finnegan Oldfield, Vincent Rottiers, Luis Rego, Hermine Karagheuz, Hamza Meziani
  • Réalisateurs : Bertrand Bonello
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 2.0), Français (DTS 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres : Anglais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Wild Side Video
  • Date de sortie du DVD : 22 février 2017
  • Durée : 130 minute

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