MASKEY ET MALEC : L’INTERVIEW !

Rencontre avec les auteurs de la bd : Follow me chez Glénat.

Lien de la chaine You tube de Maskey: https://www.youtube.com/channel/UCFfukyWXS7h1viyLMYLl19A

Lien de la Bd: https://amzn.to/34RsDW8

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L’INTERVIEW

Maskey

1. Quelles sont les thématiques que tu abordes sur ta chaîne ?

Ma chaîne parle de rap, de culture urbaine et j’essaie de me diversifier avec des contenus comme « rétroland » dans lesquels je parle des années 1990 et de ma jeunesse.

2. Le hip hop a une place centrale dans ta culture. Comment introduire cette dimension musicale dans la bande dessinée, un médium par définition muet ?

La culture urbaine est très importante pour moi et j’ai voulu illustrer cela à travers le personnage de Mike. J’ai vraiment voulu montrer le côté « mec qui galère » plutôt que le rappeur déjà installé, bling bling et riche, car je trouve que l’on caricature trop ce genre de rappeurs. Je voulais plutôt montrer un mec tellement passionné par le rap qu’il finit par devenir un micro vivant, je trouvais ça vraiment plus drôle que le cliché du rappeur qui a déjà percé.

3. Dans quelle mesure Follow me s’inscrit-il dans la continuité de ce que tu pratiques sur ta chaîne ?

À part quelques clins d’oeil, Follow me est très différent de ce que j’ai l’habitude de proposer. Je ne voulais pas tomber dans le piège de la personne influente sur internet qui se considère assez légitime pour faire une autobiographie romancée. Je ne me trouve pas assez intéressant pour faire quelque chose dans ce style-là. Pour rappeler ma chaîne j’ai juste gardé les couleurs et les thématiques « reptiliens/illuminatis » que j’ai adaptés à la BD. Mais sinon, le sujet est différent de ceux que j’aborde sur Youtube.

4. Te reconnais-tu dans un de tes personnages ?

Je me reconnais dans chacun des personnages. Je peux être mégalo comme Steve mais je suis prudent dans mes décisions comme Allan. Plusieurs facettes de ma personnalité ont été réparties dans chacun des personnages. J’ai préféré faire comme cela plutôt que de faire un personnage exactement comme moi.

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Malec

1. Tu t’es fait connaître notamment grâce aux vidéos mash up « Et si … était un anime » : comment t’es venue cette idée ? T’attendais-tu à un tel succès ?

À la base je voulais faire « Si The Witcher était un anime… », mais j’avais mis ça de côté pour développer d’autres projets. Puis, quelques mois plus tard, Narmak un youtuber américain a sorti un opening de Bob l’Éponge en mode manga et Maskey m’a dit : « Ça pourrait être une bonne idée de faire “Si Game of Thrones était un anime”, ça va cartonner ». Il m’a mis en relation avec Kronomuzik, un youtuber musicien de talent. Il a fait la musique, j’ai fait le chant et le dessin animé. Ça a tout de suite pris ! Ce qui m’a motivé à faire « Si Rick et Morty était un anime » avec mon collectif Malec & Co. qui a très bien marché lui aussi.

2. Tes dessins pour Follow me rappellent les univers de Seth Mac Farlane (American Dad, Family Guy). Est-ce une référence directe ? Quelle place occupe cet artiste et plus généralement l’animation américaine dans ton travail ?

C’est une volonté de Maskey. Il voulait un style similaire, ce que j’ai fait. Ce projet allait dans mon sens car j’aime Family Guy et American Dad, tant au niveau visuel qu’au niveau du ton. Et les séries américaines, leur rythme et leur humour, sont en général pour moi une grande source d’inspiration (South Park, Les Simpsons, Rick et Morty, etc.). Il y a beaucoup plus de liberté créative aux États-Unis qu’en France, donc plus de richesse. C’est très inspirant.

3. Follow me regorge de personnages hauts en couleurs, tant sur le plan psychologique que physique. Comment les avez-vous imaginés en terme de design ? Quel est ton personnage préféré ?

Maskey avait une vision très précise de ses personnages. Du coup, il me suffisait d’écouter ce qu’il me disait pour les mettre sur le papier. Mon perso préféré c’est Mike, le micro qui parle. Complètement absurde et idiot.

 

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Marlène Jobert raconte (6 septembre 2017) de Marlène Jobert

Avec la fantaisie et la sensibilité qu’on lui connait, Marlène Jobert raconte dans cette collection les plus beaux contes du monde. Ces récits captivants, où se mêlent le merveilleux et l’aventure, enchanteront l’imaginaire des enfants tout en leur transmettant des valeurs essentielles comme la justice, la générosité, le courage, la persévérance, la tolérance… des clés fondamentales pour vivre en harmonie.

Chronique : Excellente idée de cadeau pour les enfants. Ils vont être scotchés par la voix suave de Marlène Jobert, et par l’intonation très juste qu’elle emploie dans la narration tout en faisant découvrir aux enfants les contes . Les histoires peuvent être lue par les enfants qui lisent déjà bien, peuvent être écoutée et lue en même temps, pour aider les premières fois et elle peut être juste écoutée si l’enfant ne sait pas lire ou préfère s’endormir en l’écoutant le soir
L’intérêt vient aussi du fait que l’enfant découvre par un cd les contes lues par Marlène Jobert. Un superbe livre et les choix des histoires sont magnifiques; Un livre ludique qui permet à l’enfant de se cultiver tout en s’amusant.

Note : 9/10

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : GLENAT (6 septembre 2017)
  • Collection : Marlène Jobert raconte

La cueillette magique & Les fruits du ciel(6 septembre 2017) de Mato

Les Popumomos sont de retour ! En grand format et en couleur !
Bienvenue au pays des Popumomos… un adorable petit peuple créé par la jeune et talentueuse artiste japonaise Mato.
L’amitié de ces drôles de créatures se mérite et, pour pouvoir les rencontrer, il faut avant tout traverser le p assage secret à travers la forêt…

Chronique : Voici les Popumomos  mais qui sont ils ? Nous allons suivre un petit garçon sur les traces de ce petit peuple et pénétré dans un monde fabuleux où l’auteur Mato nous embarque dans son imaginaire tel un Miyazaki et va aborder les thèmes du quotidien, tels que l’amitié, la tolérance, la différence et la peur de l’inconnu. Chaque ouvrage propose un univers graphique différent, en fonction de l’histoire, les dessins font voyager grâce à un univers graphique et fabuleux. Esquissés avec rondeur et tendresse par Mato, ce peuple apprend l’altérité, la solidarité et la confiance en soi au jeune narrateur qui s’empresse dès que possible de retrouver ses nouveaux amis.

Note : 9/10

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : GLENAT (6 septembre 2017)

Notre univers & Les Vikings (6 septembre 2017) de Jon Richards

  • Si vous vous êtes déjà demandés ce qui maintient l’univers en marche, vous avez choisi le bon livre ! Avec son infographie attrayante et dynamique, découvrez les incroyables mécanismes de la création de l’Univers : comment naissent les étoiles, qu’est-ce qu’une comète, pourquoi le Soleil brille, etc
  • En route pour explorer l’époque des Vikings ! Ce peuple légendaire de guerriers étendit sa puissance vers l’Europe et l’Amérique du Nord, entre le VIIIe et le XIe siècle. Grâce à l’infographie colorée et attractive, les enfants découvriront leur mode de vie, leurs croyances, leur organisation sociale et politique, les guerres et les conquêtes des territoires… Tout pour devenir incollable sur le sujet !

Chronique :  : Avec GRAPHIDOC, c est une nouvelle manière excitante et originale d apprendre ! Voici donc une belle collection des éditions Glénat qui nous offre avec ces deux nouveaux livres  que sont l’univers et les Vikings une belle exploration avec une infographie attrayante et dynamique qui décrit les processus fondamentaux qui se mettent en place derrière chaque planètes et comment un peuple à put être si fort.
Une bonne interaction proposée pour chacun des sujets. Les explications brillent par leur simplicité, leur clarté et peuvent donc intéresser des enfants de moins de six ans.
Les illustrations joignent ont  une tonalité gaie, attractive et très colorée ce qui est très ludique pour éveiller la curiosité et répondre ainsi aux questions des enfants .

Note : 9/10

  • Broché: 32 pages
  • Editeur : GLENAT (6 septembre 2017)
  • Collection : GRAPHIDOC

Titeuf, Tome 15 : À fond le slip ! (31 août 2017) de Zep

Que ce soit en classe, dans la cour de récré, à la maison ou dans la rue, Titeuf est très attentif au monde qui l’entoure. Mais en ce moment il est carrément perdu ! Entre les manifs contre les déchets nucléaires qui puent du slip comme les couches de Zizie et les gens qui descendent dans la rue contre les IVGétariens, il a l’impression qu aujourd’hui il faut avoir un avis sur tout. Mais pô facile de faire le bon choix dans un monde qui devient de plus en plus compliqué ! Heureusement qu’il reste les copains et les vidéos sur internet pour tout nous expliquer.

Chronique : À fond le slip! C’est le titre du quinzième album des aventures de Titeuf, dont la sortie coïncide avec la date de son 25ème anniversaire. Dans A fond le slip!, Zep, qui s’est toujours refusé à intégrer dans l’univers de Titeuf ordinateurs et téléphones portables, fait entrer son personnage culte dans la modernité. Migrants, nucléaire, dangers des réseaux sociaux… Depuis le dernier album es choses se sont calmées. Les cheveux ont repoussé. Nadia perpétue la tradition en lui collant trois baffes, mais c’est pour Ramatou que le cœur de Titeuf bat on est revenu à ce qui nous plaisait tant dans Titeuf. Thérèse, la fille aux cheveux mauves avec un petit pois dans la tête prend de l’importance ce qui renouvelle aussi ce nouvel album mais Titeuf ne s’est ni assagi ni anémié.S’il a évolué graphiquement, il reste ce gosse qui pose un regard naïf et curieux sur le monde. Son univers est inchangé, les parents, la petite sœur Zizie, les copains Manu et Hugo, la maîtresse d’école…  Titeuf témoigne sans fléchir des mutations de l’époque. Lors d’un test d’orientation, il se plaint de la difficulté de choisir un métier qui existera encore dans dix ans. Il assiste à une manif anti-IVG. Il a affaire à un cyberpédophile. Il se sert d’un drone pour passer un billet doux. Il a parmi ses camarades de classe des enfants de réfugiés, un intégriste musulman et un adepte de la théorie du complot. Il se prend pour un terroriste en plantant un pétard dans une déjection canine. Super, les adultes et enfants vont aimer ce nouveau tome .

Note : 9,5/10

  • Broché: 48 pages
  • Editeur : GLENAT (31 août 2017)
  • Collection : TCHO ! LA COLLE

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La carte du ciel (23 août 2017) de Arnaud Le Gouëfflec et Laurent Richard

Vallièvre, petite commune de campagne. Il ne s’y passe jamais rien, ou presque. Mais voilà qu on prétend y avoir vu passer des OVNI ! Si tout le monde a l’air de prendre ça à la rigolade, ce n’est pas le cas de Claire, Wouki et Jules, trois potes qui se sont récemment pris de passion pour le sujet. Alors qu’ils enquêtent sur le phénomène et que l arrivée d’une nouvelle prof fait sensation au lycée, les trois inséparables découvrent que les événements étranges se multiplient…

Chronique : Au premier coup d’oeil, on est charmée par le dessin de Laurent Richard. A la lecture, l’histoire s’est révélée tout aussi empreinte de nostalgie et de fantaisie que le graphisme semble le promettre.  Le ciel peut nous dire beaucoup de notre passé et encore plus de notre futur. Claire, Wouki et Jules vivent depuis un an pour tout ce qui touche à l’astronomie, n’hésitant pas à se retrouver au soir couché pour observer le ciel avec une lunette. Dans leur désir de croire ils seront bousculés par le matérialisme de leur nouvelle professeure de philosophie pour qui toute référence religieuse ou magique empêche les hommes de passer dans l’âge adulte, bloqué par ce qu’elle nomme le Syndrome de Peter Pan ou refus de grandir. Jules sera absorbé de plus en plus par les formes de la jeune femme s’éloignant de ses amis et de Claire qui de son côté ne souhaite pas abdiquer si vite. Elle prendra pourtant un choix lourd de conséquences…

61cnYeZAEELLa jeune Claire reste attachée à la magie d’une jeunesse rassurante qui l’autorise encore de rêver. Par un jeu de circonstances elle va pourtant mettre un coup d’accélérateur à son passage dans l’âge adulte. Récit qui navigue entre nostalgie de l’enfance, fantastique et polar sombre qu’il s’agisse d’amour, d’aventure, de drogue ou de paranormal, l’adolescence demeure le temps des expériences, des transgressions, des attirances plus ou moins déviantes. Ici, la lecture de la « Carte du ciel », comprise en astrologie comme l’association symbolique du caractère d’une personne et le positionnement des planètes, se souciera du destin et des vérités – ou mensonges – incarnés par chacun des lycéens évoqués en introduction. Arnaud le Gouëfflec livre un thriller sur l’adolescence nimbé de surnaturel, qui rend autant hommage à la Nouvelle Vague qu’à l’entertainment américain des années 1980. Un pilote, un élève et une philosophe se retrouvent dans un trio meurtrier mis-en-image grâce au dessin épuré de Laurent Richard qui charge ce récit dans une ambiance atmosphérique toute particulière.

Note : 9,5/10

  • Album: 144 pages
  • Editeur : GLENAT (23 août 2017)
  • Collection : 1000 Feuilles

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Wild blue yonder : Les Aventuriers du ciel (23 août 2017) de Mike Raicht et Austin Harrison

Dans un futur post-apocalyptique, les hommes ont quitté la terre pour le ciel et vivent désormais dans des forteresses volantes. Cola, jeune pilote descendant d une famille d’aviateurs, se bat tous les jours pour protéger des pirates de l’air sa cité alimentée par l énergie solaire. Car les réserves de munition et de carburant se tarissent peu à peu, et les hommes deviennent prêts à tout pour survivre. Chaque jour, le ciel s’embrase du feu des batailles entre avions et guerriers aéroportés. Et le monde sombre peu à peu dans le chaos…
Dans un univers évoquant autant le Nausicäa de Miyazaki qu une version aérienne de Waterworld, Wild Blue Yonder nous embarque pour une aventure époustouflante aux confins du ciel.

Chronique : Une histoire amusante dans un avenir où la pollution et la guerre ont rendu la plus grande partie de la terre du monde dangereuse à vivre. L’air est fortement pollué. Mais, au-dessus des nuages, l’air est encore propre. Une partie de l’humanité s’est maintenue en volant au-dessus des nuages. La plupart des navires continuent à courir sur des combustibles fossiles et doivent visiter la terre et ont une certaine base où le charbon et d’autres combustibles sont transformés pour les navires. Mais, cela ne durera pas éternellement.
L’histoire s’ouvre avec une fille qui traverse un avion et visite un pub où elle cherche une autre personne à rejoindre son navire pour un travail dangereux. Son recruteur (et le lecteur) est introduit dans son navire volant et vient découvrir qu’il est le grand navire dans le ciel qui ne sort pas de tout combustible fossile.

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L’auteur ne précise pas de quoi le navire est écoulé . Naturellement, ce navire est une cible d’autres qui se rendent compte qu’ils ne peuvent pas ravitailler leurs navires pour toujours.  Une histoire d’apocalypse intéressante. Comme snowpiercer mais dans le ciel avec des personnages qui sont fous, l’auteur ne développent jamais leurs personnalité mais cela ne dérange pas on est en plein dans l’action.
La narration de Zack Howard est superbe même si parfois déroutant, comme certains panneaux de combat sombres surdimensionnés. La couleur de Nelson Daniel est vraiment bonne et ajoute une valeur réelle à l’aspect général du livre. L’histoire ce lit d’une traite avec un aspect très cinématographique. Une très bonne découverte.

Note : 9,5/10

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : GLENAT (23 août 2017)
  • Collection : Glénat Comics

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