Le manteau de neige de Nicolas Leclerc, il manque une épaisseur à ce manteau…

Il manque une couche d’épaisseur à ce manteau…

Il m’a manqué quelque chose pour être complètement emporter par ma lecture. Le style de l’auteur m’a paru convenu et pataud. Les dialogues sont poussifs et mécaniques. Les personnages m’ont irrité au début du récit. Katia et sa mère souffraient de stéréotypes m’empêchant de ressentir de l’empathie pour leur drame familial.

Heureusement cela s’arrange lorsqu’elle commence à se prendre en main et à affronter les ténèbres qui cherchent à s’emparer d’elles. Les personnages prennent enfin un peu d’épaisseur.

L’intrigue est plaisante mais sans réelle surprise. Une fois l’élément fantastique établi elle suit son cours de manière somme toute classique à ce genre de thriller fantastique. Cependant, malgré quelques scènes où l’atmosphère se fait pesante, le récit ne se pare jamais de se voile lyrique qui distingue les scénario de téléfilms des véritables récits littéraires.

Je reconnais à l’auteur un certain don pour instaurer une ambiance glauque, notamment à la fin de l’ouvrage mais cela ne suffit pas pour faire de son manteau de neige une couverture suffisante pour réchauffer mon corps de lecteur.

Résumé: Katia est haptophobe : elle ne peut supporter aucun contact physique. Ses parents ont tout tenté depuis son enfance, médecins, psys, guérisseurs, rien n’y fait. Mais le malaise de Katia prend une ampleur plus inquiétante lorsque son grand-père est sauvagement assassiné par sa femme. Un détail cloche cependant : cette dernière était dans un état végétatif depuis 30 ans…

  • Éditeur ‏ : ‎ Le Seuil (6 février 2020)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 352 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2021426904
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2021426908
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 380 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 14.1 x 2.6 x 22.5 cm

Basketful of heads de Joe Hill et Leomacs, ça va couper chérie !

À défaut de têtes j’ai mis un bon comics dans mon panier

Lorsque DC comics a permis au romancier Joe Hill, qui se trouve être aussi le fils de Stephen King, de créer son propre label de comics horrifiques je me suis demandé si cela n’était pas la meilleure nouvelle de l’année, bon en même temps ce n’était pas difficile vu que je l’ai appris en plein pendant le premier confinement. Après la lecture de ce premier comics la tendance se confirme, l’auteur de l’excellentissime Locke & key, va éblouir mes lectures de ces histoires terrifiantes.

Pourtant au départ le pitch de ce comics ne m’emballait pas plus que ça. L’histoire de cette jeune étudiante qui passe l’été sur une île de l’État du Maine, aux États-Unis, en compagnie de son petit copain et qui suite à l’évasion de quatre détenus va devoir défendre chèrement sa peau à l’aide d’une hache aux propriétés magiques me semblait un peu trop tiré par les cheveux. Je décidais mine de rien de faire confiance à celui qui a écrit Cornes et le costume du mort sans attendre autre chose de ma lecture qu’un slasher jouissif et pas prise de tête (vous l’avez ? )

Alors il est d’autant plus important que je remercie l’auteur pour cette histoire surprenante, qui prend une direction inattendue et dont la lecture réserve bien des surprises pour qui se laissera emporter par June au cours de cette sanglante nuit. Le premier épisode plante le décor de manière habile et nécessite une relecture immédiate pour en saisir tous les détails que l’on a manqués lors du premier passage. L’auteur s’amuse avec les clichés habituels des récits d’horreur, le shérif débonnaire mais autoritaire, le notable arrogant et veule, le petit ami brave et courageux pour mieux les détourner par la suite. L’auteur sait jouer avec nos attentes pour nous livrer une histoire, non seulement divertissante, mais également empreint d’un sous-texte pertinent.

Dans mon panier il n’y a pas d’œufs ni de lait mais il y a des têtes.

Mais ce panier sanglant que nous offre Hill ne serait rien sans son personnage central. Ce concentré d’adrénaline nommé June Branch. Immédiatement charismatique dès son apparition, cette jeune femme va devoir puiser en elle des ressources insoupçonnées pour devoir faire face à ce qui l’attend. Un personnage fort qui va se heurter à des personnifications de la masculinité toxique pour mieux s’affirmer. Le message féministe n’est pas particulièrement subtil mais il a le mérite d’être convaincant. On a tellement l’habitude de voir des personnages comme June se faire dépecer depuis des décennies dans des franchises comme Vendredi 13 ou Halloween que s’en est d’autant plus jouissif de voir les codes s’inverser dans une histoire remarquablement écrite.

L’artiste Leomacs assure la partie graphique. Si le premier épisode, qui baigne dans une douce lumière de fin d’après-midi estivale, ne m’a guère convaincu, il faut reconnaître que dès que la tension s’installe et que le récit démarre l’artiste signe des planches admirables. Ces illustrations sont à la fois sombres, puissantes et dynamiques. Les cases fourmillent de détails et magnifient le personnage de June, toujours très expressif. Malheureusement difficile d’insérer des photos sans spoiler le récit. Disons juste que si j’avais des doutes au début je suis maintenant persuadé qu’il ne pouvait y avoir d’autres artistes pour illustrer cette nuit de tempête que Leomacs.

Il y en a qui vont passer une sacrée nuit

Le récit s’achève et l’on est presque triste de devoir quitter June mais c’est aussi une volonté des auteurs de proposer un récit qui se suffit à lui-même en 7 épisodes réunit ici en un seul album par Urban comics, qui effectue comme souvent un travail éditorial de qualité. Ainsi on n’aura pas l’occasion de voir June et sa hache mystique se déliter au cours de suites improbables et navrantes. Et c’est peut-être aussi ce qui fait la force de cet excellent comics.

Résumé: June Branch mène une vie des plus tranquilles… jusqu’au jour où quatre criminels parviennent à s’évader de prison et enlever son petit ami, Liam. Pour leur échapper, June n’a d’autre choix que de se munir d’une arme étrange… une hache viking du VIIIe siècle ! Mais celle-ci est dotée de propriétés bien singulières : à même de décapiter un homme, elle laisse cependant les têtes fendues… conscientes ! Pour sauver Liam, June n’a plus qu’une seule solution : garder la tête (ou plutôt tout un panier de têtes) froide…

  • ASIN : B08Q71K1LV
  • Éditeur : URBAN COMICS (2 avril 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 192 pages
  • ISBN-13 : 979-1026821168
  • Poids de l’article : 810 g
  • Dimensions : 18.6 x 1.6 x 28.1 cm

Tu n’auras pas peur de Michel Moatti, thriller ou polar il faut savoir choisir son camp

Beaucoup pensent qu’écrire un thriller que l’on nomme les page-turner est une entreprise aisée mais il n’y a rien de plus faux. Il faut tout d’abord imaginer une bonne histoire, des personnages attachants, en somme des ingrédients communs à tout récit littéraire sauf qu’un auteur de thriller va devoir aussi composer avec un certain sens du rythme. Il s’agit même de l’ingrédient principal de ce genre de polar, réputé pour être addictif et captivant. Le roman dont je vais vous parler aujourd’hui se revendique de ce genre sans pour autant se conformer à ses codes.

Il me faut avant tout relever que l’auteur fait preuve d’une plume inconstante, tantôt ampoulée et pompeuse comme lors du chapitre qui nous présente l’héroïne principale, Lynn Dunsday, puis plus proche de ce que l’on attend de ce genre d’œuvre, comme nous le montre le chapitre qui nous introduit un personnage secondaire de manière plus direct et sans tentative de métaphores littéraires poussives. De manière générale l’auteur ne parviendra pas, ou alors lors de très rares fulgurances, à captiver l’attention du lecteur sur le personnage de cette jeune journaliste égoïste vibrante d’adrénaline, malgré tous les efforts qu’il déploiera au cours du récit. Sa narration se révèle beaucoup plus convaincante lorsqu’elle se focalise sur les autres personnages, plus concise et plus proche de l’idée que l’on se fait d’un thriller.

Ensuite il va falloir s’attarder sur l’intrigue et le propos de l’auteur. De mon point de vue, totalement subjectif, l’auteur s’est laissé dépasser par ce qu’il veut démontrer, la violence, le sordide et le gore exposé à la vue de tous sur internet. La première victime de cet exposé, qui ne pousse pas non plus très loin sa réflexion, c’est l’intrigue en elle-même qui souffre de longueur. L’enquête se retrouve réduite au strict minimum. On va passer rapidement sur la scène dans laquelle nos deux journalistes parviennent à pénétrer une scène de crime alors que celle-ci grouille de policiers, suspension d’incrédulité exigée. Les ultimes chapitres se rapprochent des codes du thriller pour offrir un final haletant. Sans doute la partie de l’intrigue la plus convaincante, dommage qu’elle arrive si tard.

Revenons pour finir sur cet exposé que nous déverse l’auteur tout au long des 400 pages qui constituent son thriller. J’ai parfois eu l’impression de lire une dissertation très scolaire sur les médias et leurs rapports à la violence et au gore. D’une part le discours se révèle creux, d’autre part son importance progressive phagocyte le récit et alourdit l’intrigue. On pourrait rajouter que le propos de l’auteur manque de pertinence puisqu’il délaisse un aspect majeur de son argumentation qui est le public. Si ses sites sont si consultés c’est parce qu’il y a un public qui y adhérent. Malheureusement l’auteur oublie de donner son point de vue sur ce que cela révèle de notre société, de la nature humaine et de nos mentalités et c’est un peu dommage je trouve.

Ce quatrième roman de Michel Moatti vendu comme un thriller par l’éditeur souffre d’un style inégal, pataud dans les scènes introspectives qui échouent à accorder une âme à ses personnages mais efficaces dans ses trop rares scènes d’enquêtes et d’actions, mais également d’une réflexion intéressante au demeurant mais mal amené qui persuade qu’écriteau thriller efficace et captivant n’est décidément pas à la portée de tout le monde.

Résumé: Tout commence par la remontée d’un cadavre à demi-congelé, attaché à un fauteuil d’avion immergé dans un étang de Crystal Palace, au sud de Londres. Puis on découvre le corps d’une jeune femme défigurée dans un hôtel de Bournemouth. Son visage a été découpé au cutter et emporté.

Tout commence par la remontée d’un cadavre à demi-congelé, attaché à un fauteuil d’avion immergé dans un étang de Crystal Palace, au sud de Londres. Puis on découvre le corps d’une jeune femme défigurée dans un hôtel de Bournemouth. Son visage a été découpé au cutter et emporté.
Sur les réseaux sociaux et les blogs, les indices et les rumeurs circulent, bien plus vite que les informations officielles délivrées par la police et les journaux. Un mortel jeu de piste s’organise, dirigé par un assassin sans scrupules qui reconstitue avec autant de rigueur que de férocité les scènes de crime les plus choquantes. Quelle énigme se cache derrière ces sinistres  » natures mortes  » ? Lynn Dunsday, une jeune web-reporter fragile, aux lisières du burn-out, et Trevor Sugden, un journaliste qui travaille  » à l’ancienne « , se lancent sur les traces du meurtrier, anticipant les avancées de Scotland Yard.

  • Poids de l’article : 600 g
  • ISBN-13 : 978-2357203198
  • Broché : 473 pages
  • Éditeur : HC éditions (16 février 2017)
  • Dimensions du produit : 14.8 x 3.8 x 22.1 cm
  • Langue : : Français

Rick & Morty / Saison 4 – Épisode 1 sur Adult Swim

Le retour de la série après une interruption de deux ans renforce certains de ses plus grands succès, prouvant que « Rick and Morty » valait la peine d’attendre.

Rick et Morty Saison 4 Premier Edge de Tomorty

Dans quelques années, lorsque quelqu’un rattrapera « Rick et Morty » au cours d’un après-midi de frénésie la première de la saison 4 constituera un arrêt curieux. Tout comme la première de la saison 3 furtive, abandonnée le jour du poisson d’avril 2017 dans un cas extrême d’ engagement , il est difficile de séparer cet épisode du contexte dans lequel il se produit.

Le dernier épisode « Rick and Morty » est arrivé il y a 25 mois et il est facile de voir ce retour dans les airs à la fois comme un signe de tête pour les fans de la part de fans de l’année passée et comme une sorte de réinitialisation provoquée par ce temps perdu. Cette idée, main dans la main, vient tout en haut de «Edge of Tomorty: Rick Die Repeat», comme Rick proclame qu’il va récolter les cristaux de la mort auprès de Forbojolon Prime, et Beth insiste pour que Morty ait son mot à dire quant à savoir s’il aurait dû ou non à suivre.

près que Morty ait donné un accord enthousiaste, la paire a atteint son objectif déclaré assez rapidement. En plus de la poignée de braconniers expédiés avec une série de tirs au laser brutalement efficaces, Morty rentre chez lui avec l’un des cristaux lui montrant une vision de sa mort pacifique avec sa longue bien-aimée Jessica à ses côtés. Déterminé à faire de cette version des événements une réalité, Morty enchérit chaque action pour suivre les visions kaléidoscopiques du cristal.

Sa première erreur envoie Rick à travers le pare-brise de son navire, l’empalant sur une stalagmite extraterrestre. «Rick et Morty» semble se surpasser en surpassant son propre grotesque, mais il y a une couche nouvelle dans la façon dont Morty traite de manière réaliste la vue du cadavre mutilé de Rick tout en écoutant les instructions de Hologram, Rick, sur la façon d’utiliser l’ADN pour le ramener vivre. Certes, Morty est entraînée par un désespoir désespéré, mais la série laisse encore une place pour démontrer à quel point le pauvre type est devenu insensible.

Tandis que Morty ignore ses protestations face à cette réalité, le subconscient de Rick tente de le ramener à la forme physique, le réanimant dans des cuves clones situées dans d’autres dimensions. Un petit problème: toutes ces réalités alternatives sont coincées dans les griffes du fascisme, qu’il s’agisse de variétés humaines, de crevettes ou d’ours en peluche. Pendant ce temps, Morty continue d’intensifier ses efforts pour assurer un avenir rempli de Jessica, finissant par utiliser les inventions de Rick pour devenir une super-entité guidée par des cristaux prête à détruire tout ce qui est vivant sur son passage.

« Rick et Morty » n’a jamais manqué de magie visuelle. Le design de Pickle Rick, chargé de logistique, ou la création d’un lieu comme Froopyland dans le monde coloré par Skittles ne se réalisent pas sans une attention méticuleuse aux détails qui inonde tant de cadres de la série. «Edge of Tomorty» est un rappel utile, car la série peut toujours livrer une histoire fascinante, même en sourdine. Hologram Rick marchant avec désinvolture devant le cockpit d’un navire en mouvement, la caverne de subsistance fluide de Morty et le tableau vraiment horrible à la fin de la bataille finale de l’épisode enflamment l’idée que des possibilités infinies ont souvent un prix, même si Rick et Morty obtiennent s’éloigner de l’épave relativement intact.

Rick et Morty Saison 4 Premier Edge de Tomorty

Et il est toujours satisfaisant d’entendre les performances du spectacle s’aligner sur cette idée. La saison 3 a eu une poignée d’épisodes qui se sont vraiment mués en morceaux énormes de gags autoréférentiels qui ont distrait (et d’une certaine manière ont nui) aux démarches entreprises ailleurs pour faire de cette expérience une série complète. «Edge of Tomorty» maintient l’impulsion devant lui en évitant de se cogner dans le dos pendant des moments comme l’approche dangereusement calme de Rick pour échapper aux braconniers («Une mort certaine, une mort certaine…»), les introductions des différents Ricks («Guêpe Morty a été sur des babillards de messages fous »), ou le frisson parfait que Chris Parnell met dans la prononciation de Jerry du mot« anime ».

L’équipe de la série, composée notamment de la réalisatrice d’épisodes Erica Hayes et de l’écrivain Mike McMahan, a clairement voulu revenir en arrière dans cette saison avec d’autres idées familières. «Les humains se retrouvent coupés en cubes» fait son retour, et cet épisode reprend l’idée de « Keep Summer Safe » ( Gardez l’été en sécurité ) et donne aux personnes restantes leur propre jeu de jambes. M. Goldenfold est encore une fois la victime cruelle des circonstances, cette fois le repas hurlant d’une famille de Wasp Smith. (Brandon Johnson n’obtient pas assez de crédit pour la part qu’il a prise dans ces camées. «Run, my babies!» Doit être l’une des lectures de ligne les plus étrangement tragiques des 32 épisodes de la série à ce jour.)

Ce n’est certainement pas la première fois qu’une décision de Morty a rapidement fait boule de neige dans une série d’événements qui condamneront la planète, et ce n’est certainement pas la première fois que «Rick et Morty» soutiennent que les nazis sont mauvais. Le fait que ces éléments ne se sentent pas comme des plaques de rechapage complètes est un accomplissement, et cela est principalement dû à la manière dont il introduit la suggestion de trucs bien plus horribles au-delà du cadre. (Où sont ces pieds cubes en cours d’exécution? Y a-t-il une larve, Mme Goldenfold, qui était au menu la nuit précédente?)

La première de la saison 4 ajoute une autre couche de compréhension au-delà de la vision clinquante. Les obstacles à la manière de Rick et Morty sont les intimidateurs, les autoritaristes et les attentes paralysantes de devoir mener une histoire jusqu’à son terme. Il est difficile de ne pas y voir une réponse directe à tout ce qui est projeté dans l’émission depuis son ascension fulgurante au sein de la culture. Avant la pause de la série, la composante vocale de la base de fans était devenue un fléau pour la réputation de la série, faisant des demandes et des lectures délibérées de la série avec une fréquence dominante.

Ainsi, la façon dont ces éléments familiers de la série – les Meeseeks, les cuves clonées, voire Gearhead – sont remixés dans «Edge of Tomorty» donne l’impression de ressembler, comme Morty, à une série affirmant qu’elle a son mot à dire là où elle se trouve. aller et combien de temps il faut pour y arriver. Rick and Morty est tellement basé sur l’orgueil de Rick qu’il est toujours plus intéressant de voir comment un jeune Morty, non oculaire, peut toujours trouver des moyens de suivre le rythme.

Note : 9,5/10

rick and morty saison 4

Terreur terminus (10 mai 2017) de Chris Anthem

Grève surprise à la SNCF. Une poignée de voyageurs déroutés. Embarqués vers l’inconnu. Ont-ils été choisis au hasard ? Et surtout, qu’est-ce qui les attend au terminus ?

Chronique :  Voici un livre d’horreur  qui met en scène plusieurs personnages très différents qui se trouvent réunis dans un train représentant un lieu entre la vie et la mort. Aucun voyageurs ne sait comment il est arrivé là, ni ne sait quand il en repartira, ni où il ira ensuite même on à les réponse à nos question à la fin du roman.
Chacun des curieux personnages de ce livre va raconter son histoire passée et va apprendre sa propre vérité et pose les grandes questions de l’existenceL’interprétation du passage entre la vie et la mort ne manque pas de philosophie et nous fait réfléchir sur « l’après ». Un livre d’horreur qui se lit à plusieurs niveau et cela fait bien plaisir de ne pas s’arrêter à simplement du gore gratuit. une très belle réussite.

Note : 9,5/10

 

  • Editeur : L’atelier Mosésu (10 mai 2017)
  • Collection : Slash

51j3SHVSPLL._SX318_BO1,204,203,200_.jpeg

 

Un rapport (5 janvier 2017) de Brian EVENSON

Capable de l’humour le plus noir, plongeant ses personnages dans l’acide de situations extrêmes, Brian Evenson revient aujourd’hui avec ces textes forts et dérangeants, où l’absurde cache souvent une logique instable ou une terrible vérité.
Qu’il s’agisse du cœur d’un bébé qui bat dans la poitrine de son ours en peluche, d’un homme qui perd son bras, ou de la puissance dévastatrice de la poussière sur une autre planète, ce sont, toujours, le corps humain et sa psyché fragile qu’Evenson explore, grâce à son écriture à la fois épurée et tranchante.
Distillant le doute, jouant avec le suspense et l’incompréhension, il réussit à créer des ambiances aussi tangibles qu’irréelles, avec, en perpétuelle ligne de mire, la chute sans cesse recommencée de l’homme. Avec Evenson, le cauchemar a trouvé son ambassadeur.

Critique : Éventrés, éclatés, démembrés, les corps de Brian Evenson sont ramenés à leur matérialité la plus élémentaire. Au fil de ses nouvelles l’auteur met en scène des corps mutilés à l’extrême qui dans leurs contorsions douloureuses rappellent d’autres corps, ceux de Francis Bacon, des corps obscènes et abjects réduits à l’état de chair informe. Ces corps qui portent les stigmates des ravages du mormonisme viennent critiquer de façon acerbe les dérives du fanatisme religieux. Plongés au cœur d’élucubrations mystiques, les personnages qui traversent la fiction d’Evenson viennent latéraliser les écritures saintes, dont le corps se fait le support privilégié. Cette empreinte dans le corps du discours religieux constitue l’un des tenants esthético-moraux saillants de la production complexe et protéiforme de Brian Evenson. Ces corps ainsi anéantis, vidés de toute transcendance se font les oracles muets de la signifiance du monde. Ils mettent en cause un rapport particulier entre le monde et sa représentation par le langage qui semble se faire sur le mode de la déchirure. On pourrait parler de langage de la cruauté pour qualifier cet usage unique et inquiétant des mots qui viennent blesser les corps et empoisonner l’intelligibilité du réel. Si la notion de corps constitue un point nodal de ce livre elle ne forme qu’un point d’entrée non exclusif dans cette production étrange et violente.

Note :  9,5/10

 

  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (5 janvier 2017)
  • Collection : LOT 49

51fjT0aTyJL._SX332_BO1,204,203,200_.jpeg

 

Game Over – Tome 15 : Very Bad Trip (9 novembre 2016) de Adam et Midam

Il est courageux. Il est valeureux. Il est audacieux. Mais il est surtout malchanceux ! Vous l avez reconnu : le Petit Barbare, double virtuel de Kid Paddle, revient pour de nouvelles aventures imprévisibles et déjantées. Et si l objectif sauver une princesse pas plus douée et les ennemis des blorks plus bêtes que méchants sont toujours les mêmes, le nombre de Game Over possibles semble lui ne pas avoir de limites… Courage, Petit Barbare !

Critique : Et voici le quinzième opus du « petit barbare » qui tie »ns sont chemin album après album. Comme chaque tome il est « muet » et tout l’art d’un scénariste et d’un dessinateur est de concocter une histoire en une planche ; histoire se terminant par un gag. Et ce n’est vraiment pas évident.
Ce « barbare » : un peu bêta, courageux s’il le faut, sentencieux à sa façon, moralisateur aussi tombant régulièrement sur sa « jolie » princesse qu’il se doit de sauver est attachant.
En peu de cases, souvent, tout est dit : action réflexion réaction. Et c’est toujours un « Game over » qui termine la dernière case où sang et tripes, membres écrasés, cervelle éclatée sont d’ailleurs étalés sans que quiconque ne s’en offusque.
Un bon tome encore une fois ! Vive le prochain.

Note : 9/10

  • Album: 48 pages
  • Editeur : GLENAT (9 novembre 2016)
  • Collection : BANDES DESSIN E
  • Langue : Français

51w+Iuyz5PL._SX359_BO1,204,203,200_.jpeg

Troupe 52 (14 novembre 2016) de Nick Cutter

Une fois par an, le chef scout Tim Riggs emmène un groupe d’adolescents sur Falstaff Island, en pleine nature canadienne, pour trois jours de camping. Et rien de tel qu’une bonne histoire de fantômes et le crépitement d’un feu de joie pour faire le bonheur de la joyeuse troupe. Mais lorsqu’un individu émacié, qui semble tout droit sorti d’un film d’horreur, débarque sur leur camp, réclamant de la nourriture, le séjour vire au cauchemar. L’homme n’a pas seulement faim. Il est malade. Un malade comme ils n’en ont jamais vu… et dangereux avec ça.
Coupée du reste du monde, la troupe va devoir affronter une situation bien plus terrible que toutes les histoires inventées autour du feu. Pour survivre, ils devront combattre leurs peurs, les éléments, et se confronter à leur pire ennemi, eux-mêmes.

À mi-chemin entre Sa Majesté des mouches et 28 jours plus tard, ce thriller qui a fait pâlir d’angoisse Stephen King en personne vous plongera au cœur des ténèbres, à la frontière de la folie.

Critique :Il est évident que ce livre est un conte horrible avec quelques scènes horribles de la violence et l’imagerie inquiétante qu’elle en dégage. Si vous n’êtes pas tolérant de ce fait, vous devriez probablement passer à un genre différent. Nick Cutter est un écrivain très bien avec une bonne mécanique et une excellente représentation de l’imagerie.  » Troupe 52″ ne se lit pas comme un livre d’un nouvel auteur . La façon dont l’auteur  utilise des documents officiels et d’ autres articles écrits pour changer le rythme de l’histoire et de donner un aperçu de l’ endroit où le parasite est originaire et ce qui se passait autour de l’île pendant le péril des personnages est original. Le style d’écriture de Cutter est impeccable. Il a un sens très vif pour la description, que ce soit lors de la gestion des émotions, le paysage, ou le gore, lui – même, et sa prose est majestueuse en quelque sorte, comme ce que vous trouverez dans la littérature britannique.  La partie centrale du livre est un peu lent, et il y avait peut être trop de trame de fond. Il est très gore, et comme d’ autres l’ ont écrit, il y a des cas de maltraitance animale.Ceci est un roman d’horreur, après tout. Il est censé être dégoûtant et faire ressortir vos émotions, et cela étant dit, si c’est ce que vous cherchez, vous êtes à la bonne place.

Note : 9/10

  • Nombre de pages  : 448 pages
  • Editeur : Editions Denoël (14 novembre 2016)

51rQMfPVmrL.jpg

Cavaliers de l’orage (3 juin 2016) de Chris Anthem

« C’était leur première grande sortie depuis des mois. Comme les fleurs et les animaux, Vincent et Agnès quittaient leur coque protectrice, le trou où ils venaient d’hiberner pour renaître à la faveur du printemps… Eux et leurs instincts engourdis par le froid, qui démarraient leur dégel. » Un frère et une soeur en route vers le Sud. La campagne isolée. Un aubergiste maniaque. Des morts violentes. Mais sous l’apparence du slasher, un imprévu choc des titans.

Critique : Ce livre part d’une idée intéressante, mais traitée trop rapidement, alors qu’elle aurait pu être développée un peu mieux en plus de page, le livre comporte des scènes bien enlevées.
200 pages qui passent tous seuls, qui filent par moments la gerbe. Mais voilà, on bascule dans le meurtre et la violence gratuits. Une froideur qui fait tout simplement froide dans le dos. Toutes les séquences de sauvagerie se multiplient et nous ne laissent pas le temps de souffler. On est littéralement embarqué dans un voyage en enfer. Adorateur de gore, vous allez être servis. En revanche, âmes sensibles s’abstenir absolument. À la fois sale et d’un esthétisme travaillé, Cavaliers de l’orage impressionne de par son propos radical et la souffrance brillamment retranscrite à l’écran. Une atroce mais authentique expérience de lecture, dont on ne ressort pas indemne.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 185 pages
  • Editeur : l’Atelier Mosésu (3 juin 2016)
  • Collection : SLASH
  • Prix : 10 euros

51Rt6XndIAL._SX320_BO1,204,203,200_.jpg

 

Le club des punks contre l’apocalypse zombie de Karim Berrouka

Paris n’est plus que ruines.
Et le prix de la cervelle fraîche s’envole.
Heureusement, il reste des punks.
Et des bières.
Et des acides.
Et un groupe électrogène pour jouer du Discharge.
Le Club des punks va pouvoir survivre à l’Apocalypse.
Enfin, si en plus des zombies, les gros cons n’étaient pas aussi de sortie…
Il est grand temps que l’anarchie remette de l’ordre dans le chaos !
Politiquement incorrect, taché de bière et de Lutte finale, Le Club des punks contre l’apocalypse zombie est un condensé d’humour salutaire.

Critique : Un livre complètement barré qui commence par la classique invasion dans la ville de Paris avec des gens qui paniquent et monstres qui les mangent. Ce qui fait que le livre est original et les héros entièrement composés de squatteurs. Un livre bien fun qui ne se prend pas au sérieux avec des péripéties qui font rire, écrit dans un ton, léger, et drôle. On voit ce l’auteur connaît l’univers des squatters et n’en fait pas une caricature ce qui nous permet aussi de nous attacher à cette bande.
Dans ce roman l’auteur arrivé à nous parler de thème fort comme la politique et les médias. Le livre n’émarge personne surtout les policiers ou les patrons.
Voici un livre fun qui ne se prend pas au sérieux tout en arrivant à nous faire réfléchir.

Note : 8/10

 

  • Broché: 400 pages
  • Editeur : ACTUSF (5 mai 2016)
  • Collection : TROIS SOUHAITS

51nhjKGH-WL._SX348_BO1,204,203,200_