La Guerre des Mondes (Canal+) de Howard Overman avec Gabriel Byrne, Elizabeth McGovern, Léa Drucker / Series TV Canal +

Nouvelle adaptation de l’oeuvre d’Herbert George Wells, cette adaptation télévisée plus moderne séduit par son audace narrative et sa construction originale qui nous balade de l’Angleterre à la France, notre monde qui, en réalité, a sombré.

« Un signal venu des étoiles prouve l’existence d’une vie extraterrestres. Hélas, le monde n’a pas le temps de s’interroger qu’une attaque fulgurante décime une bonne partie de la population mondiale. »

Derrière ce show se cache Howard Overman qui a déjà oeuvré avec succés sur la série LES MISFITS. Cet habitué des budgets serrés nous propose une version anxiogène d’une invasion d’êtres venus d’ailleurs.

Ici, point de destructions massives mais une attaque qui décime une grosse partie de la population du globe. À l’instar de WALKING DEAD et ses milliers de victimes la série ne nous épargne rien! Voir les rues de Londres et Paris figées, des corps allongés à perte de vue à quelque chose de dérangeant. Par la suite, certaines scènes violentes, tout autant visuellement que psychologiquement, scotchent les spectateurs. C’est sans concessions!

Le casting est exceptionnel, Gabriel Byrne (Vikings), toujours impeccable, et Elizabeth McGovern (Downton Abbey) touchante et parfaite dans son rôle, ça c’est pour nos amis d’outre-Manche. Mais aussi la talentueuse Léa Drucker (Le Bureau des Légendes) et l’imposant Adel Bencherif (Ad Vitam) en Colonel plutôt dynamique, ça c’est pour le côté français.

Les SFX sont très bons, et les musiques retranscrivent une ambiance de fin du monde avec leurs sonorités rythmées, presque hynotiques très bon score!

Bref, j’aime beaucoup cette GUERRE DES MONDES, le miroir de nos peurs actuelles, une vision de nos vies qui basculent, d’un seul coup ! Car là est la réussite de la série, jouer sur la fiction qui s’insinue dans notre réalité, en quelque sorte. Brillant!

Je conseille vivement la vision de ces 8 épisodes très réussis, une série imparfaite certes, mais qui réinvente les codes d’un genre, subtilement, et ça c’est bien joué!

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TEST Blu-ray : Au Revoir Là-haut (28 février 2018) de Albert Dupontel avec Nahuel Perez Biscayart, Albert Dupontel

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie, l’autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..

Chronique : Avec « Au revoir là-haut », l’horreur donne rendez-vous à la magie, un tour de force que signe là Albert Dupontel avec éclat et sensibilité, en adaptant ce prix Goncourt de Pierre Lemaître! Une réussite époustouflante où la terrible guerre des tranchées, montrée sous un réalisme unique et saisissant, arrive à côtoyer des instants merveilleux de grâce et de délicatesse ! Tout sera dit avec un simple échange de regards, doublé de quelques très beaux croquis à l’aquarelle et ensuite les bombes et l’horreur, jusqu’à être enseveli vivant… On suivra ensuite les aventures de ce duo de rescapés, composé d’Albert Dupontel et de Nahuel Pérez Biscayart, tous deux déglingué pour l’un ou gueule cassée pour l’autre, avec énormément de tendresse et de passion, tant ce qu’ils vivront et rencontreront nous touchera avec une grande pudeur, et un véritable flot d’émotion ! Quelle audace d’avoir su nous plonger dans cet univers farfelu, pétillant d’inventions où la poésie d’un sourire de papier saura à lui seul, créer un effet enchanteur et incroyable, un univers qui fourmille de petits bricolages, de belles trouvailles où notre âme d’artiste se réveillera et s’ouvrira à coup sûr ! Car d’artiste avec cet Edouard Péricourt, il sera vraiment question ! Un magicien des idées et des couleurs, qui malgré la douleur de son traumatisme et avec la complicité de son ami comptable Albert Maillard, saura toujours nous cueillir juste là où il faut, avec beauté, malice et même un humour servi sur la pointe des pieds… Pour preuve, rien que sa collection de masques, tous révélateur de l’humeur du moment, fait frémir quand on songe à sa première utilité, tout en étant à la fois superbe et énigmatique… Et à travers leur histoire mutuelle de bidouillage lucratif, on croisera toute une panoplie de personnages qui iront du cynique pervers (Laurent Lafitte) au zélé et intègre (Michel Vuillermoz), en passant par un père terrible d’une présence irradiante étonnante (Niels Arestrup)… On ne peut être que comblé par toute cette palette de sentiments et d’émotions que nous réserve tel un présent ce cinéaste décidément plus que doué, un sacré bonhomme vraiment… Un véritable festival qui sait savamment osciller du drame profond à une légèreté apparente et bienfaisante, et dont rien que la scène finale d’une intensité et d’une tension à couper le souffle, vaut à elle seule le coup d’être découverte !

Note : 10/10

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Test Blu Ray :

Vidéo: Des décors somptueux et des emplacements luxuriants ajoutent une touche de splendeur et ce transfert de la part de Gaumont, magnifiquement vif et éclatant, les met en valeur. Les scènes extérieures éclatent avec des couleurs vives et un sens prononcé de la profondeur, tandis que le contraste et la clarté de haut niveau soulignent les détails fins. Les niveaux de noir sont riches et d’encre, les blancs sont brillants mais ne fleurissent jamais, et les tons de chair restent stables et naturels tout au long. La délimitation de l’ombre est assez bonne, les gros plans montrent chaque pli et ride dans le visage de Dupontel et de Nahuel Perez Biscayart, et pas une seule entaille ou marque souille le matériel source impeccable. Les valeurs de production impeccables définissent souvent les films d’époque, et ce transfert formidable nous permet de les apprécier pleinement.

Audio Bien que l’activité surround soit largement limitée à la partition musicale, une séparation stéréo palpable entre les canaux avant élargit agréablement le paysage sonore. Les atmosphères comme le vent et la pluie saignent doucement dans les haut-parleurs arrière, et une échelle dynamique expansive gère tous les hauts et les bas sans aucune distorsion. Sans surprise, les fréquences basses sont un peu faibles, mais une excellente fidélité et une profondeur tonale accentuent l’impact de la musique de Christophe Julien. Tout le dialogue est bien hiérarchisé et facile à comprendre, et aucune imperfection ne vient obscurcir le mélange. Bien que loin de la qualité de référence, c’est une piste forte qui contribue à renforcer l’attrait du film.

Bonus :

9 modules making of (29′) : Les vidéos des coulisses et les remarques de Dupontel , et de ses acteurs mettent en évidence cette « featurette » révérencielle qui célèbre l’amitié réelle entre les stars du film, ainsi que la relation intense et stimulante sur le plan intellectuel entre avec cette adaptation de roman.

 

  • Acteurs : Albert Dupontel, Nahuel Perez Biscayart, Laurent Lafitte, Niels Arestrup, Emilie Dequenne
  • Réalisateurs : Albert Dupontel
  • Format : Couleur
  • Audio : Français (DTS-HD 2.0), Anglais
  • Audio description : Français
  • Sous-titres : Anglais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 28 février 2018
  • Durée : 117 minutes

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Octobre 17 (13 septembre 2017) de Patrick Rotman et Benoît Blary

1917, le Tsar abdique et laisse le pouvoir à un gouvernement bourgeois. Lénine et Trotsky, deux leaders que leurs ambitions opposaient, organisent alors le basculement révolutionnaire. Ensemble, ils se saisissent dune opportunité historique, et posent la fondation de l’empire soviétique. Ce sont les fameux jours d’Octobre 17.

Chronique :  Voici le premier partenariat avec Delcourt et les Editions du Seuil pour la mise en place d’une nouvelle collection qui proposera de revisiter dans un format original des grands moments de l’Histoire. Octobre 17, roman graphique réalisé par le documentariste Patrick Rotman avec l’artiste Benoît Blary, qui a déjà réalisé plusieurs bande-dessinées historiques (Virginia, 20 ans de guerre). Cet ouvrage reviens sur la montée des bolchéviques à partir de l’année 1917. Dans ce livre la couleur rouge et dominante avec des effets de clairs-obscurs où il faut souligner le soin de la mise en scène à la hauteur des grandes manifestations soviétiques.
Le scénario est vraiment très bon. On sent que l’écriture se laisse porter par les évènements autour de Lénine. Il semble que Patrick Rotman a comblé un certain nombre de lacunes des documents autour de cette histoire. Son talent ce focalise sur la restitution de l’ambiance pourrie et paranoïaque régnant à cette époque, et au dessin  Benoît Blary fait un magnifique travail grâce au jeu des personnages et aux éléments de scénarios qui permettent de décrire leur état d’esprit ou leur personnalité. Un très belle découverte.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 112 pages
  • Editeur : Delcourt (13 septembre 2017)
  • Collection : DEL.SEUIL-DELC.

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Wild blue yonder : Les Aventuriers du ciel (23 août 2017) de Mike Raicht et Austin Harrison

Dans un futur post-apocalyptique, les hommes ont quitté la terre pour le ciel et vivent désormais dans des forteresses volantes. Cola, jeune pilote descendant d une famille d’aviateurs, se bat tous les jours pour protéger des pirates de l’air sa cité alimentée par l énergie solaire. Car les réserves de munition et de carburant se tarissent peu à peu, et les hommes deviennent prêts à tout pour survivre. Chaque jour, le ciel s’embrase du feu des batailles entre avions et guerriers aéroportés. Et le monde sombre peu à peu dans le chaos…
Dans un univers évoquant autant le Nausicäa de Miyazaki qu une version aérienne de Waterworld, Wild Blue Yonder nous embarque pour une aventure époustouflante aux confins du ciel.

Chronique : Une histoire amusante dans un avenir où la pollution et la guerre ont rendu la plus grande partie de la terre du monde dangereuse à vivre. L’air est fortement pollué. Mais, au-dessus des nuages, l’air est encore propre. Une partie de l’humanité s’est maintenue en volant au-dessus des nuages. La plupart des navires continuent à courir sur des combustibles fossiles et doivent visiter la terre et ont une certaine base où le charbon et d’autres combustibles sont transformés pour les navires. Mais, cela ne durera pas éternellement.
L’histoire s’ouvre avec une fille qui traverse un avion et visite un pub où elle cherche une autre personne à rejoindre son navire pour un travail dangereux. Son recruteur (et le lecteur) est introduit dans son navire volant et vient découvrir qu’il est le grand navire dans le ciel qui ne sort pas de tout combustible fossile.

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L’auteur ne précise pas de quoi le navire est écoulé . Naturellement, ce navire est une cible d’autres qui se rendent compte qu’ils ne peuvent pas ravitailler leurs navires pour toujours.  Une histoire d’apocalypse intéressante. Comme snowpiercer mais dans le ciel avec des personnages qui sont fous, l’auteur ne développent jamais leurs personnalité mais cela ne dérange pas on est en plein dans l’action.
La narration de Zack Howard est superbe même si parfois déroutant, comme certains panneaux de combat sombres surdimensionnés. La couleur de Nelson Daniel est vraiment bonne et ajoute une valeur réelle à l’aspect général du livre. L’histoire ce lit d’une traite avec un aspect très cinématographique. Une très bonne découverte.

Note : 9,5/10

  • Broché: 192 pages
  • Editeur : GLENAT (23 août 2017)
  • Collection : Glénat Comics

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Test DVD : Les Oubliés (Under sandet) (29 août 2017) de Martin Zandvliet avec Roland Møller, Mikkel Boe Folsgaard

1945. Danemark.
Fin de la Seconde Guerre Mondiale.
Plusieurs soldats allemands, à peine sortis de l’adolescence, sont faits prisonniers par l’armée danoise et envoyés en première ligne pour désamorcer les mines enfouies le long de la côte. Pour eux, la guerre est loin d’être terminée. Inspiré de faits réels, Les Oubliés raconte cet épisode tragique de l’Histoire.

Chronique Film : Cru, dur, fort, poignant. Un film humaniste malgré tout, où le spectateur n’oubliera pas les personnages, comme la complicité des jumeaux ou le militaire danois qui doit se débrouiller avec ces soldats à peine sortis de l’adolescence. La pesanteur du sujet est sublimée par les lumières rasantes de coucher de soleil et les vents marins tourbillonnant dans les paysages sablonneux. Son contexte historique a été peu évoqué au cinéma parce qu’il correspondait mal à la nécessité de déterminer sans ambiguïté les gagnants et les vaincus de la deuxième guerre mondiale. Le film raconte comment des soldats allemande ont contribué au déminage des plages danoises, en 1945. Des démineurs qui étaient pour la plupart des mineurs, de simples gosses. Les oubliés est un film d’un grand humanisme à travers des rapports de violence et de haine, sans angélisme aucun. Le propre des actions de déminage au cinéma est de créer une tension intense, dans le sens où tôt ou tard, des explosions sont à venir. De ce point de vue là, Martin Zandvliet filme de manière presque insoutenable. Un film puissant et terriblement efficace.

Note : 9,5/10

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TEST DVD :

Test DVD :

Vidéo : Les oubliées arrive avec un transfert agréable tourné sur le film, l’image conserve une structure de grain présent mais pas bruyante qui permet à tout le paysage de briller. Les gros plans, les coups de milieu de gamme et l’établissement de plans semblent fantastiques et présentent un formidable sentiment de profondeur et de dimension tout au long de la séquence du film. Les personnages et les vêtements poussiéreux sont fantastiques. Les couleurs s’écrouent vers les tons de terre jaune / brun plus chaud, les tons de chair peuvent sembler un peu plus sur le côté bronzé des choses en endroits tout en pâlissant  lors d’autres scènes, mais sinon tout a une belle apparence naturelle et saine. Les niveaux noirs sont solides tout au long. Sans problèmes de compression ou de dégâts notables, il s’agit d’un transfert solide.

Audio : Avec une belle piste audiole film profite de sa conception sonore. Il y a un effet toujours présent du vent et du grain dans le mélange qui maintient les canaux latéraux et arrière engagés. Le dialogue a une forte présence avant / centre et n’est jamais en contradiction avec le score ou les effets ambiants. Le score fait qu’il est préférable de simuler une vibration et atteint son objectif sans déclencher de dialogue ou d’effets sonores. L’arrière-plan et les effets ambiants offrent un bon sens de la dimension sonore. Les coups de feu obtiennent leur dû et ont une belle présence pareil aux canons – comme on pouvait s’y attendre d’un film de guerre. Tout cela est un excellent mélange audio.

Bonus :De superbe bonus avec un joli lot d’interviews avec notamment des entretiens avec le réalisateur Martin Zandvilet (9 min.), les acteurs Joel Basman, Louis Hoffman et Roland Moller (22 minutes au total) et les producteurs du film (22 minutes). Mais ce n’est pas tout puisque la galette nous offre également un petit documentaire (20 minutes) baptisé « Une Petite Histoire du Déminage » cosigné Linda Tahir et Christophe Champclaux.

Contenu additionnel

Interview de Martin Zandviet (réalisateur) (9′)
Interview de Joel Basman (acteur) (7′)
Interview de Louis Hoffman (acteur) (7′)
Interview de Roland Møller (acteur) (8′)
Interview des producteurs (22′)
« ESC avec les Démineurs de l’Armée Française » par Linda Tahir (26′)
Bande-annonce
Contenu DVD-Rom
Dossier pédagogique (Fichier PDF)
  • Acteurs : Roland Moller, Mikkel Boe Folsgaard, Joel Basman
  • Réalisateurs : Martin Zandvliet
  • Format : PAL
  • Audio : Français (Dolby Digital 5.1), Allemand, Danois
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : ESC Editions
  • Date de sortie du DVD : 29 août 2017
  • Durée : 101 minutes

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TEST BLU-RAY / 4K ULTRA HD / DVD : Impitoyable ( 17 mai 2017) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Gene Hackman et Morgan Freeman

Kansas 1880. William Munny, redoutable hors-la-loi reconverti dans l’élevage va, à la demande d’un jeune tueur, reprendre du service pour venger une prostituée défigurée par un cow-boy sadique.

Chronique Film : Clint Eastwood réalise ici un western crépusculaire et vibrant ,tant par les images que par son incroyable esthétisme ..Ce cinéma offre aux spectateurs une certaine nostalgie ,celle de Sergio Leone pour exemple (le film lui est d ‘ailleurs dédié au même titre que à Don Siegel)Mais au delà de cela l ‘œuvre permet enfin à son immense cinéaste d ‘atteindre les statuettes amplement méritées . Le récit est admirablement fouillé la caméra se pose en 1880, dans le Wyoming, où deux malfrats défigurent une prostituée dans la petite ville de Big Whiskey, ville tenue par le redoutable shérif Little Bill Dagett.. Les prostituées de l ‘établissement jugeant ,la sanction de ce dernier envers les voyous trop clémente décident alors de rassembler leur argent afin de payer un tueur impitoyable pour assouvir une terrible vengeance …Un jeune cow-boy « le Kid de Schofield « décide alors de proposer à William Munny de s’associer à lui pour honorer ce contrat. Le casting est véritablement formidable ,Morgan Freeman et Gene Hackman sont saisissants, jouant bien évidement des registres différents ,le premier généreux le second plus cruel ils apportent un fantastique équilibre à l ‘ensemble. Eastwood ,lui, incarne l ‘ombre du « manchot « tueur autrefois froid et sans état d’âme qui aujourd’hui garde les valeurs de sa vie passée au coté de son épouse ,défunte depuis .. Il habite son personnage avec force et profondeur et devient touchant par cela .. Morgan »Ned Logan » Freeman représente le personnage le plus humain du récit ,sa tendresse se dessine tout au long de l ‘intrigue . Mais la plus belle performance est signée Gene Hackman ,absolument incroyable en homme sans pitié, prêt à enfreindre les règles pour éradiquer les truands de sa ville . Enfin ,Richard »English Bob » Harris excelle encore une fois dans l ‘interprétation de son personnage ou l ‘élégance s’associe à l’ égocentrisme .. Le cinéaste retrouve donc ,l ‘univers de son mentor Sergio Leone, tout en changeant cependant les codes du genre : absence de gros plans sur les visages en sueur et rythme plus rapide dans sa mise en forme … L ‘orage et la pluie battante apportent une dimension très sombre, obscure et montre le mal par ce nouvel élément …La ferme de Willam Munny est ensoleillée alors que la ville de Little Bill reste ténèbres… La photographie signée Jack N. Green restitue parfaitement l ‘ambiance des paysages naturels ainsi que l ‘émotion que l’oeuvre suscite …Clint Eastwood dresse ici un portrait édifiant contre la violence avec grande virtuosité et apporte corps à son immense récit .. Enfin la bande originale signée Lennie Niehaus et Clint Eastwood est absolument remarquable de beauté … Un véritable chef d’oeuvre cinématographique dont la nostalgique est évidente .

Note : 10/10

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TEST BLU-RAY / 4K ULTRA HD / DVD :

Image  : Magnifique la définition est riche et pointilleuse, offrant un air de jouvence au film. Cependant, la compression est idyllique que ce soit sur le 4k, le blu-ray et le dvd.  Le grain cinéma présent ne dérange en aucune façon. La profondeur de champ s’affiche à en perdre haleine, délivrant une quantité incroyable de détails sur les décors, les paysages somptueux. Les premiers plans ne sont pas en reste avec un piqué du tonnerre. Contrastes et couleurs s’amusent à satisfaire avec brio nos pupilles. Ces disques permettent de valoriser chaque séquence et réunit ainsi les meilleures conditions pour nous faire (re)découvrir ce chef d’œuvre.

Audio : De très bonne facture sur un film essentiellement concentré sur les dialogues. La V.F Dolby Digital 2.0 (Dolby Surround), retranscrit bien les quelques effets frontaux, avec des voix très légèrement appuyées par rapport aux frontales. La V.O quand à elle, nous plonge au cœur de l’action lors des scènes sous pluie battante, en renforçant leur pesante atmosphère. Certaines scènes font apparaitre une très légère réverbération sur les dialogues. Le 4k  peut, à l’inverse, souligner les effets dramatiques avec une grande force lors des bagarres et, surtout, quand se déclenche l’orage final dont les grondements se répercutent sur chaque enceinte cependant que la pluie diluvienne semble éclabousser la pièce même dans laquelle on visionne le film lors du duel. Une bien belle utilisation des enceintes !

Bonus :

  • Documentaire sur Impitoyable ( 22’) :
    Les trois principaux acteurs du film ainsi que le scénariste commentent brièvement le film ; puis des scènes ponctuent leurs dires. Ce document tient, d’une certaine façon, du commentaire audio.
  • Les coulisses du film (22’) :
    Le sujet expose l’histoire du film. Des images du tournage, souvent humoristiques  On y apprend, entre autres informations intéressantes, que le film a été tourné dans un ranch d’Alberta au Canada en 1991. De nombreuses anecdotes sur le tournage émaillent, bien évidemment, le document.
  • Documentaire sur Eastwood (16’) :
    Il s’agit de retracer la carrière de l’acteur réalisateur fort de l’expérience de ses trente six rôles au cinéma. Les remarques pertinentes se multiplient et l’on est sensible à la difficulté qui fut la sienne pour se « débarrasser » du personnage de l’Inspecteur Harry, notamment parce qu’il avait accepté de tourner les suites. Ce document s’achève sur sa filmographie.
  • « Eastwood par Eastwood » :
    Ce documentaire revient sur la carrière de l’acteur réalisateur et est illustré de nombreux extraits de l’ensemble de ses films. Ce qui complète le documentaire sur Eastwood. Il est d’ailleurs beaucoup plus long et complet, il est divisé en quatre parties. Trois accès sont prévus : par la lecture complète, par le bonus supplémentaire ou par le générique de fin.
  • « Maverick, duel au soleil couchant » :
    Documentaire divisé en cinq parties, avec les mêmes trois précédents accès, est entièrement consacré à la série télévisée « Maverick » et nous montre un acteur, jeune, au début de sa carrière.
  • Livret de 56 page très beau et fouiller faisant le résumer par écrit des bonus du film. Du superbe travail.

 

Commentaire audio de Richard Schickel, le biographe de Clint Eastwood
4 documentaires :
– Le 10ème anniversaire du film
– Eastwood & Co : Le making-of de Impitoyable
– Eastwood… une Légende
– Eastwood par Eastwood
Épisode « Duel à Sundown » de la série TV « Maverick »
Bande-annonce

 

  • Acteurs : Clint Eastwood, Gene Hackman, Morgan Freeman, Richard Harris, Jaimz Woolvett
  • Réalisateurs : Clint Eastwood
  • Format : Couleur
  • Audio : Français, Anglais
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 4
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie : 17 mai 2017
  • Durée : 131 minutes

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Test Blu-ray : Un Sac De Billes (24 mai 2017) de Christian Duguay avec Dorian Le Clech, Batyste Fleurial

Dans la France occupée, Maurice et Joseph, deux jeunes frères juifs livrés à eux-mêmes, font preuve d’une incroyable dose de malice, de courage et d’ingéniosité pour échapper à l’invasion ennemie et tenter de réunir leur famille à nouveau.

Chronique Film:  « Un Sac de Billes » tiré et adapté du best seller de Joseph Joffo paru en 1973, lui-même témoignage de son histoire vraie, démarre d’abord comme une très belle carte postale… Un peu surpris par l’aspect léger et un peu mélo de cette toile de fond, presque en décalage avec le climat anxiogène de cette époque plus que troublée, le film prend enfin et petit à petit de la densité par les événements historiques qui poussent cette famille juive à se séparer pour espérer mieux se retrouver ensuite… On quitte alors cette bienveillance feutrée, pour entrer dans le drame de l’éclatement familial avec tout ce qu’il comporte comme décisions, nouvelles règles ou habitudes et bien sûr comme dangers à venir… La caméra se focalise alors sur les deux plus petits de cette fratrie de quatre garçons, afin de suivre leur voyage jusqu’à la zone libre. Le plus jeune des deux, Joseph après un début qui faisait craindre le pire, finit par prendre une certaine épaisseur qui fait que l’on s’attache à cet enfant de mieux en mieux interprété par Dorian Le Clech, alors que son frère plus âgé (Batyste Fleurial) lui apporte toute sa protection et son amour. Certains moments sont même d’une extrême gravité et le basculement dans le néant face à la barbarie ambiante, n’est jamais loin pour ces enfants, au point de nous faire frémir d’une minute à l’autre… L’émotion est alors au cœur des faits montrés à l’écran, pour mieux nous rappeler l’horreur vécue à travers cette guerre sans nom. Les acteurs sont tous à la hauteur, de Patrick Bruel très touchant et juste au plus petit et héros de l’histoire qui ne cesse de grandir, de mûrir et de se responsabiliser ! Alors un film utile dont la reconstitution de ces années 40-45 est par ailleurs fidèle et superbement filmée. Cette deuxième adaptation, cette fois par Christian Duguay est donc malgré son aspect un peu trop beau et léché dans sa forme, à découvrir pour le fond historique tout simplement essentiel !

Note : 9,5/10

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TEST BLU-RAY :

IMAGE : Dans l’ensemble l’image est de bonne tenue avec des couleurs bien pesées et des contrastes qui donnent une véritable profondeur à l’ensemble. Les décors sont parfaitement bien travaillés pour nous plonger dans l’univers de ce périple au sein de la France . Tout est parfaitement dosé et les contrastes offrent une belle profondeur à l’ensemble. Le support donne tout son volume au film.

SON : Une piste DTS-Hd Master Audio 5.1, totalement en accord avec le film et avec ses besoins. La répartition est minutieuse, et les voix ne sont pas trop en retrait par rapport aux effets sonores qui entourent le film. La dynamique de l’ensemble permet une belle immersion surtout dans les effets sonores qui servent à créer l’ambiance plus palpable, comme dans la scène d’arrestation au sein de l’Hotel de Nice.

BONUS :  Côté Bonus, le making of est intéressant est s’intéresse surtout à l’auteur Joffo  ce qui nous permet de découvrir ses impressions de l’histoire et un autre module sur la musique qui est bien mais rapide.

« Sur les traces d’Un sac de billes » : documentaire (53′)
Making of de la musique (5′)
Bande-annonce

  • Acteurs : Dorian Le Clech, Batyste Fleurial Palmieri, Patrick Bruel, Elsa Zylberstein, Bernard Campan
  • Réalisateurs : Christian Duguay
  • Format : Couleur
  • Audio : Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 24 mai 2017
  • Durée : 101 minutes

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