Sous Tibère (29 mars 2017) de Nick Tosches

Dans un recoin des archives secrètes de la bibliothèque vaticane, Nick Tosches découvre un codex vieux de deux mille ans qui relate les mémoires d’un aristocrate romain : Gaius Fulvius Falconius. Orateur de talent chargé d’écrire les discours de l’empereur Tibère, il tombe un jour en disgrâce et doit s’exiler en Judée. Il y fait la connaissance d’un jeune vagabond juif sans foi ni loi, obsédé par l’argent et le sexe, qui le fascine littéralement. Lui vient alors une idée : faire passer ce jeune homme au charisme indéniable pour le Messie tant attendu… Jésus de Nazareth revu et corrigé par l’auteur du Roi des Juifs : il fallait l’irrévérence et l’érudition de l’un des derniers hors-la-loi de la littérature américaine pour s’emparer d’un tel sujet. Se moquant de la religiosité et la morale, Nick Tosches dérange, choque, bouscule, et confirme une fois de plus sa virtuosité.

Chronique : Tosches s’aventure dans le monde de la fiction historique ici, présentant un récit de Jésus alternatif. Si Dan Brown était un grand écrivain et avait des informations plus précises concernant les premiers chrétiens, il aurait produit ce livre. La vanité narrative est un auteur qui découvre un manuscrit perdu depuis longtemps dans les archives du Vatican, qui se révèle être une lettre confessionnelle écrite par un patricien romain à son jeune petit-fils dans lequel il est révélé que Jésus-Christ était le produit d’un produit élaboré . La masse écrasante du livre est exprimée comme une traduction de cette lettre latine découverte.
Il y aura beaucoup  de chose ici pour offenser ceux qui ont un investissement personnel dans la tradition chrétienne, mais il y a aussi beaucoup qui reflète et renforce certains éléments centraux de la tradition. Le Jésus de Tosches est prédicat en grande partie sur les évangiles gnostiques découverts à Nag Hammadi et, en tant que tel, sert à faire avancer la figure de Jésus comme l’ont imaginé certaines communautés chrétiennes anciennes. La vanité du livre – que c’est le «vrai» Jésus qui a été supprimé ou ignoré au cours des siècles – s’avère être vrai, peut-être seulement peu. Mais au-delà de cela, le récit culmine comme une histoire tragique d’hommes entraînés par des forces qui échappent à leur contrôle et à leur compréhension, un homme simple rencontrant une mort horrible et imméritée à cause des mensonges et des tromperies d’autrui et d’un autre sur son lit de mort déconné de culpabilité Sa culpabilité dans cette mort et sans espoir d’expiation.
En aucun cas, Tosches ne peut être considéré comme un chrétien ou même comme nécessairement sympathique à la religion, mais dans cette exploration de la dépravation humaine et de l’échec, il a peut-être présenté par inadvertance une histoire qui pose des profondeurs similaires aux œuvres de la Grands théologiens.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 358 pages
  • Editeur : Albin Michel (29 mars 2017)
  • Collection : Les Grandes Traductions

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Test DVD: Colony ( 4 avril 2017) avec Josh Holloway, Sarah Wayne Callies

Dans un futur proche, les extraterrestres ont colonisé la Terre. Et pourtant, la plupart des humains ne savent pas à quoi ces aliens ressemblent, les personnes chargées de faire régner l’ordre étant des collaborateurs. À Los Angeles, les Bowman vivent comme beaucoup d’autres sous une menace constante. Lorsque le passé de Will, le père de la tribu, remonte à la surface, le gouverneur du secteur offre à cet ancien du FBI de mettre ses compétences à profit pour étouffer la progression de la résistance. Alléchés par la possibilité de retrouver leur fils cadet disparu depuis le jour de l’occupation, Will et son épouse Katie vont devoir prendre la plus difficile décision de leur existence. Choisiront-ils de collaborer… ou de résister ?

Chronique Série : Colony nous expose un monde où des aliens ont envahie la terre pour en exploiter ses ressources et ses habitants en formant des colonies à travers les continents via des murs infranchissables. Ce qui entoure ces RAP reste assez flou, tout ce que l’on sait c’est qu’ils sont technologiquement beaucoup plus évolués que les terriens et règne sur terre avec une main de fer. En effet très peu de personnes les ont rencontrés, seuls les haut responsables et les proxy (gouverneurs de chaque colonie) ont eu un contact avec eux. Ces responsables recrutent des personnes qui s’occupent du maintient de l’ordre dans ces colonies. On suit une famille appartenant à une colonie qui est tiraillée entre la collaboration et la résistance, car bien sûr une résistance s’organise dans l’espoir de recouvré la liberté. Il y a aussi une histoire de religion accompagnant ces aliens, mais là aussi, le sujet reste assez mystérieux. La série est plutôt bien faite, on sens le poids de l’occupation et la menace de mort qui pèse en permanence sur les gens. Quel plaisir de retrouver Josh Holloway (« Lost ») et Sarah Wayne Callies (« Prison break », « The walking dead »). Ils forment un couple très crédible au coeur de la tourmente. Le mystère qui plane sur l’existence et les intentions des aliens est un des éléments forts de cette formidable série.

Note : 9/10

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Test Dvd :

Image :Une HD au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité, le 5.1 est parfait que les épisodes soient en français ou en anglais.  Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus :  Côté Bonus, le making of est intéressant ce qui qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création de la série et les scènes coupé et additionnel sont un petit plus.

Scènes coupées
Colony : derrière le mur

 

  • Acteurs : Josh Holloway, Sarah Wayne Callies, Peter Jacobson, Amanda Righetti, Tory Kittles
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
  • Sous-titres : Néerlandais, Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 3
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 4 avril 2017
  • Durée : 420 minutes

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Test Blu-ray : Alliés (Allied) (4 Avril 2017) de Robert Zemeckis avec Brad Pitt, Marion Cotillard

Casablanca 1942.  Au service du contre-espionnage allié, l’agent Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beauséjour lors d’une mission à haut risque. C’est le début d’une relation passionnée. Ils se marient et entament une nouvelle vie à Londres. Quelques mois plus tard, Max est informé par les services secrets britanniques que Marianne pourrait être une espionne allemande. Il a 72 heures pour découvrir la vérité sur celle qu’il aime.

Chronique Film : R. Zemeckis se frotte à nouveau au film de guerre par un angle d’approche détourné après « Forrest Gump ». Sauf que là, la guerre fait plus office de réel contexte que d’étape sur un parcours biographique. Ce contexte donne tout le sel à l’intrigue de ce film au scénario original qui nous entraîne dans le sillage de ce couple campé par une M. Cotillard fabuleuse qui fait face à un B. Pitt un peu moins fabuleux, au visage figé et qui ne déploie que mollement ses talents d’acteur. Il y avait pourtant la place pour que l’acteur se distingue mais il n’arrive pas à transcender son rôle. La dramaturgie est assez poignante et on nage nous aussi en pleine paranoïa tandis que le héros fait tout pour découvrir la vérité. Cette histoire d’amour est parfois sublimée par le talent immense de Zemeckis qui signe une nouvelle fois la preuve éclatante de son immense talent visuel, troussant quelques séquences d’action au découpage virtuose. Un film dur, poignant, intense auquel il manque juste un acteur principal plus convaincant mais le souffle de l’épopée romantique est là en termes de narration.

Note : 8,5/10

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Test Blu ray :

Image : Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails . Malgré les nombreux décors cette perfection visuelle est particulièrement saisissante.

Son : Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique avec les dialogues que ce soit en vo et en vf donnent  du volume et  ne se laissent pas déborder par des effets sonores . La musique fait vibrer l’installation et plonge le spectateur dans une certaine mélancolie .

Bonus : Côté Bonus, les making of sont intéressants ce qui qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création du film, la bonne ambiance du tournage et surtout les impressions des acteurs au fur et à mesure que le tournage progresse. Du très bon travail

Bonus : L’histoire d’Alliés
Des plateaux au Sahara : les décors d’Alliés
À travers l’objectif : la réalisation avec Robert Zemeckis
Coudre le passé : les costumes d’Alliés
Jusqu’à ce que la mort nous sépare : Max et Marianne
Garçons et filles : la distribution
Lumière, pixels, ACTION ! Les effets visuels d’Alliés
Au volant : les véhicules d’Alliés
Feu à volonté : les armes d’Alliés
Ça swingue : la musique d’Alliés

 

  • Acteurs : Brad Pitt, Marion Cotillard, Jared Harris, Lizzy Caplan, Daniel Betts
  • Réalisateurs : Robert Zemeckis
  • Format : Couleur
  • Audio : Japonais (Dolby Digital 5.1), Italien (Dolby Digital 5.1), Allemand (Dolby Digital 5.1), Anglais (DTS-HD 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol (Dolby Digital 5.1)
  • Audio description : Anglais
  • Sous-titres : Allemand, Suédois, Finnois, Japonais, Norvégien, Anglais, Néerlandais, Français, Espagnol, Danois, Italien
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Paramount Pictures
  • Date de sortie du DVD : 4 avril 2017
  • Durée : 125 minutes

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Irena – Tome 01 : Le ghetto (4 janvier 2017) de Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël

1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.

Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre Mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d’Histoire… C’est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette « mère des enfants de l’Holocauste. »

Chronique :  Remarquable récit de la lutte quotidienne, menée pendant la deuxième guerre mondiale par Irena Sendler -jeune catholique polonaise- au péril de sa vie, pour sauver les enfants juifs du ghetto de Varsovie de l’extermination à laquelle ils étaient condamnés.
Cette bande dessiné reconstitue de façon précise et détaillée les risques de son engagement, décrit le combat qu’elle a mené pour constituer un réseau de familles d’accueil catholiques fiables, montre avec finesse les interrogations et les résistances, bien compréhensibles, des familles juives contraintes d’abandonner leurs propres enfants -en les faisant passer pour catholiques- pour les sauver du massacre.
Fort bien écrit ; cette bande dessiné  retrace de manière brillante la puissance des forces de vie contre celles de la mort, dans un pays ravagé par la guerre, les souffrances et les privations; il est impossible de s’en détacher grâce à des dessins qui sont très doux avec un coté enfantins mais qui garde un sérieux pour que tous le publics puisse le lire. Portée par des dessins précis et une narration captivante, ce premier tome d’Irena est une BD prometteuse.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 72 pages
  • Editeur : GLENAT (4 janvier 2017)
  • Collection : BANDES DESSIN E

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Pow Pow, t’es mort ! (23 février 2017) de Marie-francine Hebert et Jean-luc Trudel

C’est l’histoire de deux garçons. Celle de Manu qui tourne en rond dans sa tête et qui n’a qu’une hâte, pouvoir rentrer à la maison pour jouer à la guerre. Et celle d’Unam, qui tourne en rond dans sa tête et qui n’a qu’une hâte, pouvoir sortir de la maison et retourner à l’école.

Chronique : Un livre choc. Déjà avec un titre aussi dur on ce demande si ce livre est bien adapté au enfants. Oui mais à partir de 6 ans pas moins. Ce livre est une vrai réflexion de notre monde actuel. L’histoire met en scène deux enfants au destin différents. Grace aux magnifique illustrations on comprend le parallèle que les auteurs veulent mettre en place. La vie n’est pas juste un jeux et on ne peux tuer et jouer à la guerre aussi impunément, des jeux de violence que les enfants jouent sont de plus en plus réaliste et ce livre permet de faire réfléchir sur la situation actuel. Si l’enfant arrive un temps soit peu à réaliser la chance qu’il à et que le livre le fait un peu réfléchir ce sera un premier pas fait vers l’avenir.

Note : 9,5/10

  • Relié: 32 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : 400 Coups JEUNESSE (23 février 2017)
  • Collection : Carré Blanc

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Les animaux de l’arche (1 mars 2017) de Kochka et Sandrine Kao

Ce nouveau texte de la collection du Yark, de La Boulangerie de la rue des dimanches, Vladimir et Clémence et Le Destin (presque) timbré d’Etienne Durillon parle avec poésie, douceur et espoir du quotidien d’une famille et de voisins réfugiés dans le sous-sol de leur immeuble pour se protéger de la guerre, dehors (Kochka a grandi au Liban). Une institutrice met tout le monde à contribution pour dessiner sur les murs et ainsi mettre à l’abri tous les animaux de la création…

Chronique : Kochka et Sandrine Kao nous offre un livre fort sous fond de guerre. Cet album est déjà un classique et un gros coup de cœur Kochka réussit le tour de force d’expliquer la guerre aux enfants avec des images à la fois fortes, et très simples. En effet, la guerre ne peut être réellement finie lorsqu’on l’annonce… Trop de souffrances, de peur, de trahison, finalement trop de sentiments sont en jeu pour qu’elle disparaisse quand on l’a décidé. La solution serait l’espoir et l’amour car eux seuls peuvent guérir les blessures et peut-être réussir à réunir les populations et le désarroi qui nous prend lorsque l’on doit éclairer les mots de l’auteur afin d’expliquer aux enfants ce qu’est la guerre… Un album facile à lire et à comprendre, aux illustrations poétiques : un chef d’œuvre, donc, à mettre entre toutes les mains.

Note : 10/10

 

  • Broché: 96 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 9 années
  • Editeur : Grasset Jeunesse (1 mars 2017)
  • Collection : Lecteurs en herbe

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La chute de la Maison aux Flèches d’Argent (12 janvier 2017) de Aliette BODARD

Paris n’est que ruines et décombres depuis la Grande Guerre magique qui a opposé les Maisons régnant sur la capitale. Et celles-ci n’ont pas été épargnées : elles ne sont plus que l’ombre de leur splendeur d’antan. La Maison aux Flèches d’Argent fut la plus puissante parmi toutes. Mais sa position est précaire dans l’équilibre fragile qui s’est instauré. Et en son cœur, au sein de Notre-Dame, une malédiction terrible est dissimulée, prête à se déchaîner sur elle.
Son destin est désormais lié à celui d’un jeune homme aux mystérieux pouvoirs et d’une nouvelle Déchue.
La puissante magie de l’ange suffira-t-elle à les sauver de la chute ?

ChroniqueMagnifique couverture pour un superbe roman de J’ai tout simplement adoré ce roman Aliette de Bodard qui nous offre un univers riche et merveilleux dans une histoire postapocalyptique. Elle écrit avec une prose riche et élégante sur un récit de survie avec un mystère de meurtre.
Il y a de nombreuses histoires qui se passent dans ce roman. L’élément fantastique ce sont les anges déchus dont les corps mêmes peuvent être récoltés pour la magie sont bien développé et bien utilisé, et complété par des éléments d’autres mythologies du monde. Le cadre est Paris brisé par des guerres surnaturelles et gouverné par des maisons rivales au bord d’un autre conflit. Le livre a deux niveaux de personnages par lesquels l’auteur explore son monde et développe le récit. Dans le plus haut anneau, nous avons les déménageurs comme Selene, le chef de maison Silverspires, et d’autres courtiers de puissance des Maisons de Paris. Dans l’échelon ci-dessous sont nos principaux personnages avec qui nous passons le plus de temps, et ce sont ces personnages qui sont au cœur du roman: Madeline, un alchimiste tourmenté mais talentueux et Isabelle, Puissante dans sa jeunesse, naïve et sans formation, si fraîchement jetée du ciel. Enfin, nous avons Philippe qui est originaire d’Indochine et est jeté à la dérive, un étranger dans une terre étrangère, avec des capacités et une position très incertaine dans un monde où il n’est pas un ange déchu, ou un humain, mais plutôt autre chose. Le soin de l’auteur et la main ferme pour la caractérisation rendent tous ces très différents protagonistes extrêmement bien, et ils viennent à la vie comme ils interagissent les uns avec les autres, leurs supérieurs.
Une fois commencer ce roman on ne peut tout simplement pas le faire tomber. Ce roman est plein de magie, mystère et mythologie, et il est tout simplement merveilleux.

Note: 9/10

 

  • Broché: 512 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (12 janvier 2017)
  • Collection : Outre Fleuve
  • Langue : Français

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La guerre invisible (1 février 2017) de Drew Chapman

« Les fans de Homeland et de 24 heures Chrono vont adorer ! » Joseph Finder À vingt-six ans, Garrett Reilly est le plus brillant analyste obligataire de Manhattan. Et lorsque ce petit génie des chiffres, amoral et antimilitariste convaincu, s’aperçoit que la Chine est en train de revendre en masse des bons du Trésor américains, il flaire la bonne affaire… Mais c’est sans compter l’honnêteté de son confident et mentor, Avery Bernstein, qui contacte aussitôt la Defense Intelligence Agency. Recruté de force, Garrett Reilly se retrouve malgré lui au cœur d’une guerre d’un genre nouveau. Car l’attaque du Trésor américain n’est pas un acte isolé et un krach mondial se profile, d’une ampleur sans égale… Quand Octobre rouge rencontre Hackers : avec La Guerre invisible, Drew Chapman révolutionne le thriller international. Des bureaux de Wall Street aux casinos de Las Vegas en passant par les faubourgs de Pékin, un roman visionnaire et terriblement stimulant.

Chronique : Drew Chapman  nous offre une histoire très réaliste où Drew Chapman a mis beaucoup de soin dans le développement du cadre, tant au début de l’histoire qu’au fur et à mesure de l’action. La situation politique du livre est logique et vraisemblable. de plus, Chapman réussit à exposer ces éléments essentiels sans nous perdre dans des explications complexes ou ennuyantes.
Le style d’écriture,se mari parfaitement au genre du roman, avec des phrases simples, ce qui permet, d’une part, de bien véhiculer l’action et, d’autre part, de ne pas surcharger un sujet qui pourrait facilement devenir compliqué. Une autre stratégie utilisée dans ce but a été de modifier le narrateur quelques fois au fil du récit. La division du texte en chapitres et en paragraphes aide aussi dans ce sens.
Un livre agréable à lire avec beaucoup de de fausses routes et de rebondissements, une bonne recherche historique.

Note : 9/10

  • Broché: 503 pages
  • Editeur : Albin Michel (1 février 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE

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Test Blu-ray- The Heroic Legend of Arslân – Saison 1 – Partie 2 (31 Janvier 2017)

À la frontière de l’Orient et de l’Occident se trouve le prospère royaume de Parse, tenu d’une main de fer par le redoutable roi Andragoras. Avec sa frêle carrure et son maniement approximatif des armes, difficile pour le jeune prince Arslân de revendiquer son statut d’héritier au trône. Alors âgé de 14 ans, il va prendre part à sa première bataille afin de repousser l’envahisseur lusitanien dans la plaine d’Atropathènes. Un jour marqué du sceau de l’infamie qui fera basculer à jamais son destin et celui du royaume de Parse.

Critique série :  Universal et @anime nous proposent là un  deuxième coffret dont le contenu vaut son prix : 13 premiers épisodes en VOSTF et VF. Cette partie deux pose parfaitement les bases de la série, en offrant au spectacteur une suite de l’histoire avec plusieurs scènes d’action pêchues et en nous présentant des personnages qu’on a envie de suivre plus longtemps. Le style d’Hiromu Arakwa y est trés bien reproduit.  La gravité du conflit amorcé e s’accentue, les morts jonchent. La cruauté est de mise et tout porte à croire que ça n’est pas près de s’arrêter. Deux nouveaux personnages entrent en scène, deux personnages doués dans deux domaines différents et avec un côté comique allégeant l’atmosphère oppressante de l’histoire. Le récit se suit en deux temps, l’un avec Arslan qui se retrouve loin de chez lui et un autre a lieu au palais d’Ecbatana , lieu de toutes les horreurs. Deux temps, deux perspectives intéressantes pour une histoire qui prend de l’ampleur et qui nous plonge toujours plus dans une guerre qui n’a pas finis de nous en faire voir.

Test Blu-ray :

Image : La colorimétrie du manga est parfaitement étalonnée et nous permet de profiter d’un très belle animé. Le piqué n’en fait pas trop mais nous fait don de certains détails indiscernables en basse résolution.

Son : La répartition du son lors de la série est minutieuse, et les effets sonores sont magnifiquement mises en valeur. L’intelligibilité des voix est exemplaire et il le fallait pour une telle série. La piste VO donne d’ailleurs plus de consistance aux voix que la VF.

Note : 9/10

Coffret édition limitée
Contient :
– les 2 Blu-ray de la saison 1, partie 2
– 12 cartes dessinées
– 4 cartes collector de personnages
– 1 poster réversible
– 1 livret avec présentation des personnages, origines de l’histoire et illustrations (100 pages)

2nde partie de la saison 1 :
1.14 – The Foreign Prince
1.15 – The Black Leopard of Sindhura
1.16 – Elegy for the Setting Sun
1.17 – The Duel Before the Gods
1.18 – Cross the River Again
1.19 – The End of Winter
1.20 – The True Face of a Knight
1.21 – A Song of Farewell
1.22 – The Night Before the Attack
1.23 – The Battle for the Keep of St Emmanuel
1.24 – The Decisive Battle
1.25 – The Highway of Blood and Sweat

  • Réalisateurs : Noriyuki Abe
  • Audio : Japonais (DTS-HD 2.0), Allemand (DTS-HD 2.0), Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 2.0)
  • Sous-titres : Allemand, Français, Néerlandais
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 1.78:1
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Universal Pictures France
  • Date de sortie du DVD : 31 janvier 2017
  • Durée : 300 minutes

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Sénéchal (2 février 2017) de Grégory Da Rosa

« Sénéchal, la ville est assiégée ! »
Telle est la phrase que l’on m’a jetée sur le coin de la goule. Depuis, tout part à vau-l’eau. Oui, tout, alors que ce siège pourrait se dérouler selon les lois de la guerre, selon la noblesse de nos rangs, selon la piété de nos âmes. Nenni.
Lysimaque, la Ville aux Fleurs, fière capitale du royaume de Méronne, est encerclée et menacée par une mystérieuse armée. Et pour le sénéchal Philippe Gardeval, ce n’est que le début des ennuis. Suite à l’empoisonnement d’un dignitaire de la cité, il découvre que l’ennemi est déjà infiltré au sein de la cour, dans leurs propres rangs ! Sous quels traits se cache le félon ? Parmi les puissants, les ambitieux et les adversaires politiques ne manquent pas ; le sénéchal devra alors faire preuve d’ingéniosité pour défendre la ville et sa vie dans ce contexte étouffant d’intrigues de palais.

Chronique : Merci à « Mnémos » pour ce roman, reçu et lu en quelques heures nous voila dans un livre intense avec des mystères qui nous révèle un auteur qu’est Grégory Da Rosa et qui sait nous tenir en haleine face à un premier roman de Fantasy où les faux-semblants et rebondissement sont là pour le plus grand plaisir du lecteur. L’histoire est en réalité le journal du grand sénéchal Philippe Gardeval, ami et conseiller du roi dont la capitale est assiégée par une armée impressionnante souhaitant les asservir en provoquant une guerre sainte avec des religieux et des anges déchus. On va suivre à la première personne, l’histoire de Philippe Gardeval qui se déroule durant les trois premiers jours du siège. On est dans un univers proche à la Game of Throne mais l’auteur et sa force d’écriture sont qu’il sait se démarquer et arrive avec grandeur de faire cohabiter des royaumes humains, angéliques et démoniaques. Le style d’écriture à la Tolkien nous propose pour ce type de récit un vocabulaire riche et une belle maitrise de la langue française avec un personnage fatigué par sa charge et son âge et qui doit faire face à bien de déboires. Le seul point négatif est la fin un peu brute qui s’arrête sur un moment clef mais pour connaître la suite il faudra attendre le deuxième volume qu’on a déjà hate de lire.

Note : 9/10

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Mnémos Editions (2 février 2017)
  • Collection : Icares

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