Le carrousel infernal de Joe Hill, sombres ritournelles

Les recueils de nouvelles me posent un véritable défi de lecture. Le commencement de chaque nouvelle exige un effort pour se replonger dans une nouvelle histoire, de nouveaux personnages, une intrigue différente. Ce qui entraîne un rythme de lecture différent. Pourtant les talents de conteur de Joe Hill ont rapidement balayé mes craintes. En un paragraphe il fait prendre vie à des personnages, il parvient à nous plonger dans des lieux comme si on y était, à retranscrire une époque. Son style est efficace et immersif.

Il ne faut pas chercher un fil rouge à ces 13 récits ou, si l’horreur tient le haut du pavé, elle n’est pas la seule émotion à être invoquée. Ce recueil regroupe des nouvelles, inédites pour la plupart, écrites à des époques différentes. Si toutes ne vise pas à créer de l’effroi, celles qui s’y emploient sont redoutables dans leur efficacité. La nouvelle qui donne son titre à l’ouvrage est un cauchemar éveillé avec une fin douce-amère des plus angoissantes tandis que La gare de Wolverton permet à l’auteur de faire étalage de son style visuel gore qui marque l’imagination.

Parmi les nouvelles qui touchent à un autre domaine que l’horreur Les retardataires est une pépite émouvante qui n’est pas sans rappeler l’ouvrage de son père 22/11/63 mais en beaucoup plus concis. Faune est un bijou de conte cruel impitoyable tandis que Tout ce qui compte c’est toi est une jolie fable sur la solitude. Certains de ces récits m’ont semblé un cran en dessous mais le recueil est un immense plaisir de lecture.

Résumé: treize histoires au suspense fantastique, dont deux co-écrites avec Stephen King, dissèquent les aléas de l’existence humaine, pour notre plus grand plaisir de lecture, même si la terreur n’est jamais loin.
 
Lorsque les animaux d’un ancien carrousel rendent une ultime sentence. Qu’un chauffeur sans visage entame une danse macabre avec des motards hors-la-loi. Et qu’un propriétaire d’une chaîne de cafés qui grignote peu à peu les petits commerces se retrouve au milieu de loups. Quand une petite porte s’ouvre sur un monde féerique, qui devient le terrain de jeu de chasseurs assoiffés de sang. Et qu’un homme désespéré décide de conduire un vieux bibliobus pour fournir des lectures aux morts. Lorsqu’une adolescente désœuvrée raconte en direct ses vacances en famille sur Twitter. Quand un frère et une sœur s’aventurent dans un champ pour venir au secours d’un enfant. Et que les passagers d’un avion assistent en direct au  déclenchement de la Troisième Guerre mondiale… L’auteur
nous embarque dans une odyssée troublante au cœur de la  psyché humaine.

  • Éditeur ‏ : ‎ JC Lattès (23 septembre 2020)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 464 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2709666073
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2709666077
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 579 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 15 x 3 x 23 cm

Plunge de Joe Hill et Stuart Immonen, plongée en eaux troubles (ok elle était facile)

On continue la lecture des comics horrifiques écrit par Joe Hill, si vous ne le savez pas encore il s’agit de nul autre que du fils de Stephen King, l’éditeur DC lui a créé son propre label de comics Hill house comics pour que l’auteur puisse librement s’exprimer au travers de récits indépendants mais qui partage tous la même essence horrifique.

J’étais particulièrement impatient de découvrir ce second récit que nous propose Urban comics. Après l’excellent Basketful of heads il me tardait de voir ce qu’allait donner la plume de l’auteur lorsqu’il la trempe dans l’encre sombre des profondeurs marines.

Ce soir au menu c’est fricassée de poulpe

Et bien même si je dois reconnaître des qualités à cette aventure maritime je dois admettre qu’elle ne m’a pas autant convaincue que le précédent récit. Je m’attendais à une exploration des fonds marins glaçante d’effroi, je me suis retrouvé à légèrement grelotter sur les plages d’un atoll russe en compagnie de « zombies » qui passe le temps à résoudre des équations mathématiques. Alors que je m’attendais à partir à la découverte d’une épave dans une atmosphère angoissante j’ai dû assister à la capture rapide de nos héros par une bande de revenants peu ragoûtants certes, mais sans envergure. L’aspect Lovecraftien du récit survient trop tardivement pour relancer l’intérêt, à ce moment-là l’auteur m’avait déjà perdu dans l’une des décimales de PI.

Des scènes d’exploration comme j’aurais voulu en avoir plus

Déception encore concernant les personnages. Ils sont trop nombreux, tout simplement. C’est là que le choix de produire des récits en six numéros qui ne totalisent même pas 200 pages montre ses limites. Difficile de s’attacher à cet équipage hétéroclite en si peu de temps. Il m’a fallu trois numéros pour comprendre que Moriah et Bill étaient en couple sans que je ne parvienne jamais à les imaginer ensemble. Le capitaine Carpenter est le personnage le plus mémorable et attachant avec sa gouaille, son physique d’ours et son entrée en scène dans le premier épisode que l’on peut qualifier de trivial et qui offre l’un des rares moments d’humour du récit. Son charisme éclipse les autres personnages, y compris ses propres frères et la brave Moriah. Là où Basketful of heads se focalisait sur un personnage et une narration électrique, Plunge au contraire multiplie les explications sans éviter certaines incohérences ou qui rendent la lecture brouillonne au final.

Devine qui c’est ?

L’excellent Stuart Immonen assure la partie graphique. Le spectre des couleurs est largement occupé par le bleu sombre, ce qui n’empêche pas l’artiste de signer des planches d’une redoutable efficacité. Les eaux glacées de l’océan Pacifique ont rarement été aussi bien reproduite dans les pages d’un comics, on sentirait presque l’air marin et l’iode. Son trait épais et sombre se prête merveilleusement à ce récit tout en pénombre et faux semblant.

Les couvertures raconte également une histoire

S’attendre à quelque chose lorsque vous débutez un récit puis voire ses attentes de lecteurs être malmené c’est une chose qu’il faut parfois savoir accepter. Après tout rien n’oblige l’auteur à combler nos attentes, mais lorsque les personnages vous passent sous les yeux sans que vous ne parveniez à les retenir ou que le rythme de l’intrigue vous paraît bancal c’est qu’il y a un problème. Ce récit n’a pas su toucher mon cœur de lecteur mais il en sera peut-être autrement pour le suivant, Joe Hill est un auteur à l’imagination débordante je lui fais confiance pour me terrifier à nouveau.

Les variant cover de Gary Franck sont également un régal

Résumé: Au lendemain d’un tsunami, on détecte au large du détroit de Béring le signal de détresse du Derleth, un navire d’exploration scientifique… disparu depuis 40 ans. Le biologiste marin Moriah Lamb rejoint l’équipe de remorqueurs d’épaves missionnée par Rococo International, un groupe privé très intéressé par la cargaison du Derleth. De même qu’il est heureux que les mystères de l’univers soient inaccessibles à l’entendement humain, certains secrets devraient quant à eux rester immergés dans les abysses du cercle arctique.

  • ASIN : B08W6QD84K
  • Éditeur : URBAN COMICS; Illustrated édition (28 mai 2021)
  • Langue : Français
  • Broché : 168 pages
  • ISBN-13 : 979-1026828389
  • Poids de l’article : 700 g
  • Dimensions : 18.8 x 1.6 x 28.2 cm

His house de Remi Weekes sur netflix, bienvenue chez vous

Un premier article à propos de ce film est déjà disponible sur le blog signé par mon compère mais cela fait tellement longtemps que je n’ai pas ressenti un tel enthousiasme pour un film netflix que j’ai décidé d’écrire une chronique à mon tour.

Par bien des aspects ce film m’a fait penser à un autre film angoissant, Mister Babadook sorti en 2014 et réalisé par Jennifer Kent. His house est malheureusement un ton en dessous de ce dernier, dont la réalisation est plus maîtrisée, mais offre quand même des similitudes dans son sujet et son approche qui me pousse à le placer dans le haut du panier des récents films d’horreur proposés par la plateforme.

Le voisinage à l’air sympathique chérie non ?

Le long métrage de Rémi Weekes met en scène deux réfugiés soudannais hébergés en Angleterre après une fuite éprouvante marquée de drame et de traumatismes. Les deux acteurs principaux, qui sont Sope Dirisu et Wummi Mosaku, sont terriblement convaincant, deux acteurs émouvants dont le jeu tout en pudeur renforce le côté envoûtant du film. L’intrigue est l’occasion de revenir sur un thème social malheureusement d’actualité, l’immigration et l’accueil fait au réfugié dans le monde occidental mais aussi d’aborder divers sujets tels que la culpabilité du survivant, la difficulté de s’intégrer dans un pays inconnu et la résilience.

Niveau déco il y a du boulot

Avare en dialogue et maîtrisant les effets horrifiques pour ne pas trop en faire, le film instaure une ambiance glauque et oppressante proche du huis-clos malgré quelques scènes en extérieur. Mais même celles-ci n’échappent pas à l’aspect oppressant voulu par le réalisateur, en témoigne la scène où Rial se perd dans le morne quartier de banlieue où on les a assignés à résidence alors qu’elle cherche une clinique. Car le nouveau départ voulu par le couple se révèle être une prison aussi bien physique que mental dont ils vont devoir affronter les geôliers pour espérer s’en extirper.

Là où Jennifer Kent, avec son Mister babadook, misée sur une angoisse métaphorique pour mettre en avant le traumatisme de ces personnages, Remi Weekes met en scène une angoisse plus frontale, plus palpable, à l’aide de quelques jumpscares bien trouvées et des scènes d’horreurs pures. Le réalisateur n’apporte rien de neuf au genre horrifique mais il prouve qu’il a parfaitement assimilé les codes du genre et parvient même à mettre en scène de purs moments de grâce qui rappellent aux spectateurs que l’horreur qui se joue sous leurs yeux est avant tout un drame humain.

Deux acteurs talentueux et touchants

Au début du film, allongée sur une simple couverture, Rial confie à Bol que cette maison est comme une renaissance, elle oublie juste de lui dire que toute naissance se fait dans la douleur et les larmes. Un film intimiste et angoissant à ne pas louper disponible sur netflix.

Mister babadook, quant à lui, est disponible sur Amazon prime vidéo.

30 octobre 2020 sur Netflix / 1h 33min / Thriller, Epouvante-horreur, Drame
De Remi Weekes
Nationalité Britannique
Synopsis: Après avoir fui les horreurs de la guerre au Soudan du Sud, un jeune couple de réfugiés peine à s’adapter à la vie dans une ville anglaise rongée par un mal profond.

Bloodride une anthologie d’horreur / Netflix

Une anthologie d’horreur norvégienne ? On peut dire que Netflix a le don pour dénicher les projets les plus inattendus. Pour autant cette randonnée sanglante tient-elle toutes ses promesses ?

Composée de six épisodes entièrement indépendants, l’anthologie propose une compilation de petites histoires courtes, pas plus d’une demi-heure par episodes, à la qualité inégale mais qui demeure toujours assez jouissive à regarder, à condition d’aimer l’horreur bien sûr.

Une horreur qui reste tout de même assez gentille et propre malgré le titre évocateur, il n’y a pas tant de scènes gores. Le principe des épisodes repose sur un twist scénaristique final plus que sur la terreur pure. Un principe qui rappelle celui d’une autre anthologie célèbre, la quatrième dimension, mais bloodride n’a pas la prétention qualitative de cette dernière et se révèle être un honnête divertissement mais sans rien de plus.

Le cadre norvégien aurait mérité d’être vraiment mis en avant, en l’état les épisodes pourraient se dérouler n’importe où en Occident, c’est quand même dommage de ne pas mettre plus en avant les légendes de ce grand pays nordique possédant une Histoire riche.

Les deux premiers épisodes sont aussi les moins mémorables, surtout la deuxième avec ce twist vu et revu. Le troisième récit reste la proposition la plus audacieuse tandis que celui sur les rats de laboratoire reste plaisante si l’on parvient à faire abstraction des nombreuses incohérences. Les deux dernières histoires sont prévisibles mais suffisamment distrayantes pour oublier le manque d’originalité.

En ces temps d’incertitudes où beaucoup d’entre nous sont cloîtrés chez eux cette anthologie pourrait faire passer le temps à ceux qui trouvent le temps long. Cependant on peut regretter l’absence de prise de risque et le côté aseptisé de l’ensemble.

Note: 6/10

Depuis 2020 / Epouvante-horreur
Nationalité Norvège

La maison de madame M de Clotilde Perrin | 17 octobre 2019

Un livre pop-up grand format pour une visite guidée qui fera frissonner les plus courageux !
​Clotilde Perrin nous offre avec ce nouvel album animé (plus de 25 flaps, des tirettes et d’autres surprises !) sa version de la maison hantée !

Achat du livre : https://amzn.to/2NDPG0J

Chronique : À tous les amateurs d’horreur ce livre est pour vous et vos enfants, fonctionne bien sûr son principe et nous entraine dans une quête sur l’angoisse.
Les images sont très bien travaillées et feront peut-être un peu peur au plus petit.
Les interactions sont aussi traites bien fait grâce à ses flaps à relever qui attirent toute notre attention et qui nous offrent des petites astuces pour faire peur. Lors des toutes premières lectures il y a un petit effet surpris qui nous est proposé mais on veut y retourner voir ce que l’on a pu rater. Super.

Note : 9/10

Extrait :

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  • Album : 10 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (17 octobre 2019)
  • Collection : Livres animés
  • Langue : Français
  • ISBN-13 : 979-1023512847

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La Bibliothèque de Mount Char (24 août 2017) de Scott Hawkins

Un dieu qui manque à l’appel. Une bibliothèque qui renferme les secrets de l’univers. Une femme, prise dans une course folle, qui perd de vue son propre coeur. Carolyn était une jeune Américaine comme les autres. Mais ça, c’était avant. Avant la mort de ses parents. Avant qu’un mystérieux personnage, Père, ne la prenne sous son aile avec d’autres orphelins. Depuis, Carolyn n’a pas eu tant d’occasions de sortir. Elle et sa fratrie d’adoption ont été élevés suivant les coutumes anciennes de Père. Ils ont étudié les livres de sa Bibliothèque et appris quelques-uns des secrets de sa puissance. Parfois, ils se sont demandé si leur tuteur intransigeant ne pourrait pas être Dieu lui-même. Mais Père a disparu – peut-être même est-il mort – et il n’y a maintenant plus personne pour protéger la Bibliothèque des féroces combattants qui cherchent à s’en emparer. Carolyn se prépare pour la bataille qui s’annonce. Le destin de l’univers est en jeu, mais Carolyn a tout prévu. Carolyn a un plan. Le seul problème, c’est qu’en le menant à bien elle a oublié de préserver ce qui fait d’elle un être humain. Avec une galerie de personnages mémorables et une intrigue qui vous réserve plus d’une surprise, La Bibliothèque de Mount Char est à la fois terrifiant et hilarant, étrange et humain, visionnaire et captivant. Un roman qui marque l’entrée en scène d’une voix nouvelle dans le monde de la fantasy.

Chronique : Ce livre est classé dans la «fantaisie contemporaine», et il faut supposer que cela devrai être le cas. C’est un romantrès particulier, dans son ambition mais aussi dans le côté horrifique, gore et malsain de certaines scènes. Ce n’est tout de même pas si souvent qu’on voit le maître de la Réalité et de toutes choses à l’oeuvre, formant douze disciples comme autant d’apôtres dévoyés, chacun maîtrisant une partie du pouvoir suprême, chacun étant tour à tour horriblement torturé s’il ne se soumet pas aux volontés de Père. Ces anciens petits américains ont été arrachés, à huit-dix ans, au monde normal, pour être conduits dans la Bibliothèque, celle qui renferme tous les secrets de l’univers.
Malgré des scènes très cruelles, un ton souvent très noir, la fin du livre vous réservera bien des surprises avec des cruautés sans fin ici. Familles psychotiques. Des machinations politiques insensées. Magie étrange. Tours étonnants. Aussi horrible que cela puisse paraître, on apprécie la lecture de ce livre! L’histoire est très attirante. Il vous emmènera et vous tiendra en otage jusqu’à ce que vous arriviez à la fin. L’auteur à une méthode pour l’horreur et la folie, et qui est ici traitée équitablement.
Bien qu’il y ait beaucoup de questions  c’est un très bon roman mais qui appel à un second tome.

Note : 9/10

  • Broché: 480 pages
  • Editeur : Denoël (24 août 2017)
  • Collection : Lunes d’encre

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Test DVD : L’Emprise des ténèbres ( 6 septembre 2017) de Wes Craven avec Bill Pullman, Cathy Tyson

Un anthropologue de l’université de Harvard est envoyé à Haïti pour récupérer une poudre étrange qui aurait le pouvoir de ressusciter les morts. Pour retrouver ce produit miracle, le scientifique confirmé pénètre dans le monde ténébreux et mystérieux des morts-vivants, des rituels sanglants et des malédictions ancestrales. Inspiré de faits réels.

Chronique : L’Emprise des ténèbres est un film moins connu que les grands classiques de Wes Craven dans sa filmographie, mais il s’avère que c’est un métrage efficace, bien que non dénué de quelques défauts. Coté interprétation il s’appuie dans l’ensemble sur de bons acteurs. Bien sur Bill Pullman qui livre une prestation tout à fait à la hauteur. Il joue son personnage avec conviction, et lui donne un relief qui colle parfaitement avec la profondeur « historique » du film de manière général, en accentuant l’authenticité et le réalisme de son jeu. L’emprise des ténèbres surprend agréablement en jouant la carte du réalisme et de l’authenticité. Aussi c’est probablement un des métrages qui aborde avec la plus grande justesse l’origine du mythe du zombie, et le fait avec une précision qui ravira à n’en pas douter un public soucieux de singularité dans un genre un peu en manque d’originalité. L’arrière-fond historique est par ailleurs bien rendu, et est utilisé avec intelligence. La mise en scène de Wes Craven est un peu sage, mais elle il maîtrise son sujet. La photographie comme les décors contribuent très solidement à restituer l’atmosphère d’Haïti. Il y a vraiment un coté dépaysant et exotique qui est rendu là encore avec réalisme et justesse. Ce n’est pas franchement là un film d’horreur, plus un film fantastique. Enfin la bande son planante est agréable. Au final un Wes Craven plaisant. qui s’extirpe un peu du cinéma de genre pur et dur, pour proposer une réflexion plus vaste sur un sujet passionnant d’ailleurs, et n’hésite pas à se confronter à une certaine actualité d’époque. Le résultat est totalement maîtrisé cette édition permet de redécouvrir un superbe film.

Note : 9,5/10

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TEST DVD :

Image : Ce nouveau master est d’une propreté absolue et  l’image met en valeur la photo de John Lindley et offre un rendu très impressionnant des séquences en extérieur. La clarté est remarquable et les détails sont à peu près aussi bons et la source peut rendre certains éléments, comme les murs à texture grossière dans le village des indigènes, mais il ne faut pas se tromper de la complexité inhérente aux textures de la peau et de l’habillement, dans des gros plans et même dans différents plans de milieu de gamme. Tous les pores, les rides et la mêlée sur les vêtements sont pris en compte et clairement visibles. Les couleurs sont agréablement neutres, contrastant quelques nuances lumineuses contre l’endroit bien éclairé et surtout sur Bill Pulman. Les niveaux de noirs sont très profonds et permettent de définir un certain nombre de scènes. Les tons de peau sont légèrement pâteux mais jamais trop loin de l’ordinaire. Un léger bruit est visible dans quelques endroits, mais globalement le transfert de Wild Side est un grand gagnant pour cette réédition.

Son : Le film dispose d’une bande sonore refaite sans perte en Master Audio 2.0 standard. Il est aussi dynamique que possible, offrant une belle gamme de signaux subtils et d’effets intensifs. La musique est impressionnante et bien définie dans toute la gamme, mais la partie basse domine certainement, et dans l’acte final en particulier. Il peut être un peu déprimé, sévère et profond par la conception, ce qui entraîne une incursion très efficace. Le support de bas niveau, cependant, est le point culminant, avec de nombreux sons divers et profonds battant. Le dialogue est un pilier et offre un front-et-centre et avec une excellente clarté et une belle hiérarchisation.

Bonus : Bel hommage rendu à Wes Craven par le cinéaste Alexandre Aja (29’)qui parle surtout de la rencontre des deux hommes le documentaire est très intéressant et on apprend beaucoup de ce cinéaste fort tristement disparu. Cette édition à aussi un livret exclusif de 60 pages, spécialement écrit par Frédéric Albert Levy (journaliste cinéma et co-fondateur de la revueStarfix), illustré de photos d’archives rares.

  • Acteurs : Bill Pullman, Cathy Tyson, Zakes Mokae, Paul Winfield, Brent Jennings
  • Réalisateurs : Wes Craven
  • Format : Couleur
  • Audio : Anglais (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 2.0)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région B/2
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Wild Side Video
  • Date de sortie du DVD : 6 septembre 2017
  • Durée : 98 minutes

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Terreur terminus (10 mai 2017) de Chris Anthem

Grève surprise à la SNCF. Une poignée de voyageurs déroutés. Embarqués vers l’inconnu. Ont-ils été choisis au hasard ? Et surtout, qu’est-ce qui les attend au terminus ?

Chronique :  Voici un livre d’horreur  qui met en scène plusieurs personnages très différents qui se trouvent réunis dans un train représentant un lieu entre la vie et la mort. Aucun voyageurs ne sait comment il est arrivé là, ni ne sait quand il en repartira, ni où il ira ensuite même on à les réponse à nos question à la fin du roman.
Chacun des curieux personnages de ce livre va raconter son histoire passée et va apprendre sa propre vérité et pose les grandes questions de l’existenceL’interprétation du passage entre la vie et la mort ne manque pas de philosophie et nous fait réfléchir sur « l’après ». Un livre d’horreur qui se lit à plusieurs niveau et cela fait bien plaisir de ne pas s’arrêter à simplement du gore gratuit. une très belle réussite.

Note : 9,5/10

 

  • Editeur : L’atelier Mosésu (10 mai 2017)
  • Collection : Slash

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Test Blu-ray : Incarnate (26 avril 2017) de Brad Peyton avec Aaron Eckhart, Carice Van Houten

Lindsay, mère célibataire, est le témoin de très inquiétants phénomènes entourant son fils de 11 ans Cameron. Persuadée qu’il s’agit d’un cas de possession démoniaque, Lindsay et une envoyée du Vatican font appel au scientifique Seth Ember pour s’en débarrasser. Cloué dans une chaise roulante après la disparition tragique de sa famille, il est capable de s’introduire dans le subconscient de la personne possédée. En pénétrant celui du jeune Cameron, Ember se retrouve confronté à un démon de son passé…

Chronique :  Premier film d’horreur pour Brad Peyton, le réalisateur de « San Andreas », qui à l’image du film catastrophe ne révolutionne rien, mais parvient à faire un film efficace. Les termes sont différents, mais on a l’impression de voir un simple film d’exorcisme avec la personne possédée qui change de voix tout ça sauf que le procédé est un peu différent, mais pas original puisque ça ressemble à celui de « Insidious » avec ici le Dr. Ember qui entre dans le subconscient pour délivrer la victime de son démon. Il n’y a pas non plus de comparaison à faire avec le film de James Wan qui a un univers bien plus développé et immersif puis surtout, c’est un vrai film d’horreur alors qu’ici, on a plutôt affaire à un thriller horrifique. Sachez que l’excellent Aaron Eckhart est le Dr. Seth Ember. Celui-ci pratique des exorcismes. Sa technique consiste à s’immiscer dans le subconscient du possédé. Un jour, il se retrouve nez à nez avec un démon de son passé. Je n’en dirai pas plus. Le réalisateur se contente du minimum, ça manque parfois d’action avec des affrontements qui tournent court et il y a des éléments mal exploités comme le deuxième démon qu’on voit enfermé, mais à part ça, c’est un bon petit film avec une histoire intéressante et des acteurs convaincants.

Note : 8/10

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Test Blu-ray:

Image :L’image pour un film d’horreur est toujours important et ici  augure d’un excellent résultat en terme d’image pour cette édition. Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails .

Son : Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique avec les dialogues que ce soit en vo et en vf donnent  du volume et  ne se laissent pas déborder par des effets sonores . La musique fait vibrer l’installation et plonge le spectateur dans une certaine horreur .

Bonus : Côté Bonus il n’y a rien. Ce qui est vraiment dommage pour un tel film.

  • Acteurs : Aaron Eckhart, Carice van Houten, Catalina Sandino Moreno, David Mazouz, Keir O’Donnell
  • Réalisateurs : Brad Peyton
  • Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région B/2
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Wild Side Video
  • Date de sortie du DVD : 26 avril 2017
  • Durée : 86 minutes

 

Fin de ronde (8 mars 2017) de Stephen King

Dans la chambre 217 de l’hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau. Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi…

Chronique :  Dans ce dernier livre de la trilogie, Fin de ronde, Brady Hartsfield a créé un programme qui intègre un appareil hypnotique dans une console de jeu portative et avec son «drone»  il à embaucher son ancien collègue pour installer le programme sur les appareils.
Une fois que ces dispositifs portatifs ont été peaufinés, Brady a enrôlé son médecin et un volontaire à l’hôpital en contrôlant leur esprit. Une fois activés, ces dispositifs ont permis à Brady d’entrer dans l’esprit des victimes et de les encourager à se suicider, créant ainsi une épidémie de suicide en masse.
Le détroit, Bill Hodges et son partenaire, Holly, ont été convoqués pour un meurtre-suicide pour deux personnes qui ont été blessées lors de l’attaque initiale de Brady Hartsfield avec la Mercedes de nombreuses années auparavant par le vieux partenaire de Bill, Pete. Holly trouve une console de jeu près d’un «Z» étrangement marqué où un des corps a été trouvé. Bill sait que Brady est impliqué et veut comprendre comment Brady est capable de faire ces choses.
On est pas déçu dans ce dernier livre. Stephen King a ramené toutes les personnes que on est venu à aimer dans le premier livre ainsi que le méchant que on aime à haïr. Comme le livre continue, nous obtenons l’histoire arrière de la façon dont Brady est passé d’être un légume à un télé porteur avec une capacité de contrôle mental au fil des ans. Le livre entier construit à la confrontation finale entre Bill et Brady et maintient les lecteurs sur le bord de leur siège.
Stephen King écrit une fois de plus son roman avec un tel flair que le lecteur croit que l’histoire qu’ils lisent est vraiment se qui passe et ainsi le lecteur s’investit dans les personnages encore plus qu’ils ne l’étaient. Il y a quelques événements intéressants qui se sont produits dans le livre qui sont inattendu et il est étonnant de voir comment les événements dès le début ont été liés à ce nouveau défi trouvé dans le troisiéme livre  de la Trilogie Bill Hodges.  Une superbe fin et encore un grand moment de lecture de la part de Stephen King.

Note : 9,5/10

  • Broché: 423 pages
  • Editeur : Albin Michel (8 mars 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE

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