Test Blu-ray : Kong: Skull Island (12 Juillet 2017) de Jordan Vogt-Roberts avec Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson

Un groupe d’explorateurs plus différents les uns que les autres s’aventurent au c?ur d’une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu’ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…

Chronique Film : Deuxième film du MonsterVerse initié par Godzilla en 2014, Kong : Skull Island remet le mythique King Kong au goût du jour, après celui de Peter Jackson. Se déroulant avant les événements du Godzilla 2014, le film suit un groupe de scientifiques et de militaires qui partent à la découverte d’une île du pacifique encore inexplorée par l’homme. Ce qui frappe au visionnage du film ce sont tout d’abord ses effets spéciaux. Une véritable claque visuel avec un énorme soin apporté sur le plan technique que ce soit en terme de réalisation ou de photographie. Sur le premier, Jordan Vogt-Roberts assure une mise en scène fluide avec des plans très travaillés tout en accentuant le côté gigantesque de Kong ce qui fait que l’on se sent vraiment tout petit devant le gorille à tel point qu’il est difficile de le cadrer en entier. Sur le second, la photographie du film très travaillé avec un soin tout particulier apporté aux couleurs. Côté scénario, cela reste assez simpliste mais efficace et concernant les acteurs, ces derniers sont plutôt bons même si certains manque d’épaisseur. En revanche, les scènes d’action sont spectaculaires et dynamiques. Pour ce qui est de divertir, Kong : Skull Island remplit parfaitement son contrat et promet un affrontement avec Godzilla des plus spectaculaires.

Note : 9/10

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Test Blu Ray :

Image : Kong a été filmé numériquement et l’image est très lisse et propre, alors qu’une texture plus grinçante pourrait l’améliorer un peu plus.Néanmoins, l’image numérique est excellente. La clarté est remarquable et les détails sont à peu près aussi bons que l’on trouvera dans 1080p. La source peut rendre certains éléments, comme les murs à texture grossière dans le village des indigènes, mais il ne faut pas se tromper de la complexité inhérente aux textures de la peau et de l’habillement, dans des gros plans et même dans différents plans de milieu de gamme. Tous les pores, les rides, les morceaux de chaume au sommet de la tête de John C. Really le point et la mêlée sur les vêtements sont pris en compte et clairement visibles. Les couleurs sont agréablement neutres, contrastant quelques nuances lumineuses contre l’endroit bien éclairé et surtout sur Kong. Les niveaux de noirs sont très profonds et permettent de définir un certain nombre de scènes. Les tons de peau sont légèrement pâteux mais jamais trop loin de l’ordinaire. Un léger bruit est visible dans quelques endroits, mais globalement le transfert de Warner est un grand gagnant pour ce film spectaculaire sur les scènes d’action.

Son : Kong dispose d’une bande sonore sans perte DTS-HD Master Audio 5.1 standard. Il est aussi dynamique que possible, offrant une belle gamme de signaux subtils et d’effets intensifs. La musique est impressionnante et bien définie dans toute la gamme, mais la partie basse domine certainement, et dans l’acte final en particulier dans le combat de Kong. Il peut être un peu déprimé, sévère et profond par la conception, ce qui entraîne une incursion très efficace. Le support de bas niveau, cependant, est le point culminant, avec de nombreux sons divers et profonds battant dans l’acte final. La scéne de la chasse de Kong à coup de bombe offrent un boom satisfaisant, pas tout à fait au niveau de la réalité, mais assez profond pour satisfaire. Le dialogue est un pilier et offre un front-et-centre et avec une excellente clarté et une hiérarchisation.

Bonus : Outre les habituels scènes coupées et l’anecdotique dossiers Monarch 2.0, le disque propose plusieurs modules consacrés à la conception du film et à la composition du casting. Et s’ils ne brillent pas nécessairement par leur originalité, ils se révèlent néanmoins particulièrement intéressants.

« La naissance d’un roi » : making of en deux parties
« Les dossiers Monarch 2.0 » : création et mythologie du « Monsterverse »
« Tom Hiddleston : l’aventurier intrépide » : visite du tournage avec l’acteur
Scènes coupées
Commentaire audio de Jordan Vogt-Roberts

  • Acteurs : Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson, Brie Larson, John C. Reilly, John Goodman
  • Réalisateurs : Jordan Vogt-Roberts
  • Audio : Français (DTS-HD 5.1), Anglais
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Warner Bros.
  • Date de sortie : 12 juillet 2017
  • Durée : 118 minutes

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Robot sauvage (15 juin 2017) de Peter Brown

Un cargo fait naufrage. Rozzoum unité 7134, alias Roz, échoue sur une île déserte. Pourra-t-elle survivre dans la vie sauvage ?

Chronique : L’auteur et l’illustrateur du livre Peter Brown, nous raconte un récit de rêve  pour comprendre les racines de notre humanité et essayer de concilier ce que nous apprenons avec la réalité de la vie que nous vivont. C’est une histoire de famille et de communauté; comment apprendre ce qu’est la solitude et comment la combattre; De l’interaction entre le monde humain et le monde naturel. C’est une histoire de sacrifice et où il faut surmonter la peur de l’inconnu et la différence; De changer pour ceux que vous aimez et pour vous-même (et savoir quand ne pas le faire). C’est une histoire qui nous résonne et  cela fera de profondes et belles discussions autour de ce roman.
C’est essentiellement une histoire de survie mais il ne s’oppose pas aux faits fondamentaux de la violence dans la nature (y compris les humains). Mais ce que qui est superbe est la voix unique donnée à toutes les créatures dans les bois, et à quel point l’histoire est passée d’une survivance effrayante à une histoire sur les créatures vivant en équilibre les uns avec les autres, même si elles ne le font pas se comprendre complètement. C’est un message puissant, mais doucement dit, sur les amis adoptifs et le tout superbement illustré. Un vrai coup de coeur.

Note : 10/10

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  • Broché: 288 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 14 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (15 juin 2017)
  • Collection : ROMANS JUNIOR

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Mon nom est N. (23 février 2017) de Robert Karjel

Sur une base militaire perdue dans l’océan Indien, le FBI tente de faire parler un homme. Suspecté d’avoir participé à une attaque terroriste aux États-Unis, il reste muet. Ernst Grip, agent de sécurité suédois, arrive pour déterminer si le détenu, seulement connu sous le nom de « N. », est un de ses compatriotes. Et démasquer ce suspect qui compte parmi ses relations un vendeur d’armes américain, un tueur à gages tchèque et une nurse du Kansas. Leur seul point commun : avoir survécu au tsunami de 2004. Mais plus Grip s’approche de la vérité, plus la situation devient inextricable. Qui est sincère, qui mène une double vie ? Et d’ailleurs, Grip incarne-t-il lui-même la justice ?

Chronique : Evitez les endroits dits paradisiaques quand Robert Karjel est dans le coin!
Car ce roman est sombre et complexe. N. et Ernst vont se rencontrer dans des circonstances peu agréables: l’un est interrogé par l’autre. Nous allons du passé au présent, sans petite ouverture sur le futur. Tout cela sur un rythme soutenu en immersion dans la psychologie des uns et des autres.L’auteur glisse des indices et des déductions qui se dévoilent peu à peu alors que le suspens ne fait que grandir.
L’intrigue est addictive et le lecteur comprend peu à peu pourquoi ces deux hommes, N. et Ernst devaient effectuer un petit bout de chemin ensemble…
Chaque chapitre dévoile un nouveau mensonge, une nouvelle conspiration, un écheveau qu’il faudra attendre la dernière page pour démêler .
Quand la dernière page se tourne , on est à bout de souffle, estomaqué et perplexe.

Note : 9/10

  • Poche: 496 pages
  • Editeur : Folio (16 février 2017)
  • Collection : Folio Policier

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Nil (18 février 2016) de Lynne MATSON

Charley se réveille sur une île somptueuse qui ne figure sur aucune carte. Elle y survit tant bien que mal avant de rencontrer Thad, le leader du clan des humains présents sur Nil.
Il lui apprend la vérité, glaçante : pour quitter cet enfer paradisiaque, il faut trouver une des portes qui apparaissent au hasard sur l’île …
Il n’y en a qu’une par jour. Une seule personne peut l’emprunter. Pire encore, les adolescents n’ont qu’un an pour s’échapper. Sinon, c’est la mort.
Le compte à rebours a déjà commencé…

Critique : Excellent livre! Des jeunes de 12 à 19 ans se retrouvent happés par une vague de chaleur, une sorte de porte qui les conduit sur Nil, une île dans une dimension parallèle. Cette île d’apparence paradisiaque est en fait une sorte de labyrinthe, les jeunes ont un an pour trouver une porte de sortie ou bien ils meurent!
Entre les recherches de portes de sortie, les arrivées, les départs, les morts (plutôt horribles), amours, amitiés, rivalités, angoisse du temps qui file …
Malgré la jeunesse des personnages, dans l’ensemble qui sont assez matures,
« NIL » fait penser à un mix entre « Labyrinthe » (de James Dashner), la série télévisée « Lost » et l’émission télévisée « Koh Lanta » . Avec cet univers mystérieux, un peu sombre et profondément injuste.
Charley est une jeune femme pleine de ressources, elle tente de s’adapter à la situation au lieu de paniquer. J’ai aimé cet aspect de sa personnalité. Charley est débrouillarde et elle veut s’en sortir. En revanche, ce que j’ai moins aimé, c’est le fait qu’elle se pâme devant Thad.
Quant à Thad qui est un bon personnage mais un peu cliché, il est un leader né que tout le monde aime. Toutefois, il n’est pas méchant et se révèle être un jeune homme intelligent et prévenant.
La relation entre Thad et Charley est une romance d’ado mais qui ne dérange pas dans la lecture. Au bout de quelques jours à se fréquenter en compagnie des habitants de l’île, ils finissent par se vouer un amour éternel. Qu’ils s’apprécient et se sentent attirés l’un par l’autre.  L’auteure aborde dans son roman des thèmes chers aux ados, à savoir l’amour, la mort et ou encore le fait de savoir profiter à fond de la vie.
La morale de ce livre est « profitez du moment présent » malgré tous les soucis que l’on peut avoir, notamment lors du délicat passage de l’enfance à l’âge adulte…

Note : 9/10

 

  • Broché: 464 pages
  • Editeur : Pocket Jeunesse (18 février 2016)

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Les Secrets de l’Ile (4 mai 2016) de Viveca Sten

Une froide journée de septembre, l’étudiant Marcus Nielsen est retrouvé mort dans son appartement de Nacka. Tout semble indiquer un suicide. Mais sa mère, convaincue qu’il a été assassiné, supplie la police de ne pas classer l’affaire. Quand l’inspecteur Thomas Andreasson commence à enquêter, les pistes semblent mener à la base militaire de Korsö, devant l’île de Sandhamn, où le corps d’un autre homme vient d’être retrouvé. Contactée par Thomas, Nora Linde, qui depuis sa séparation passe beaucoup de temps sur l’île, essaie d’en savoir plus sur cette base fortifiée où, pendant des décennies, ont été formées les unités d’élite des chasseurs côtiers. Y a-t-il dans ce passé-là quelque chose qui ne doit à aucun prix surgir au grand jour ? N°1 sur la liste des best-sellers en Suède, la nouvelle enquête de l’inspecteur Thomas Andreasson et de Nora Linde, le couple qui a inspiré la célèbre série télévisée Meurtres à Sandhamn diffusée sur Arte. « On aime ses héros positifs mais on frémit en découvrant la face sombre des personnages qui hantent son île trop tranquille pour être honnête. »

Critique : Les auteurs suédois sont devenu des maitres en matière de thriller et ce livre de Viveca Sten ne fait pas exception à la règle de haute qualité de ce pays. Dans ce roman on suit les aventures de l’inspecteur Thomas Andreasson et de son amie juriste Nora Linde. L’auteur va nous offrir un livre qui navigue dans les eaux troubles d’un passé qui prend racine sur une ancienne base de l’armée  Les cadavres s’accumulent dans cette histoire d’eau, et pas seulement en ce qui concerne les grandes étendues marines, le roman nous donne un aperçu historique d’une période avec celle des chasseurs côtier de l’île de Sandhamn et ses beaux paysages,
Les personnages principaux sont plus qu’intéressant parce que on va y suivre cette enquête au quotidien et les personnages sont vraiment attachants et avec Viveca Sten, telle une Agatha Christie scandinave nous concocte une enquête précise et efficace bien écrite et bien développée  qui prend le temps de poser l’enquête, sans qu’il n’y ait la moindre longueur pour autant. L’importance de la mer et des bateaux pour cette population du monde qui navigue et pêche comme elle respire, en symbiose avec la mer depuis la nuit des temps, émerge du récit,pour mieux nous surprendre à la fin qui est magnifique de précision.

Une atmosphère  à la Simenon, une petite île loin d’être paradisiaque.. tous les ingrédients sont là pour faire un policier bien agréable à lire.

Note : 9/10

 

  • Broché: 448 pages
  • Editeur : ALBIN MICHEL (4 mai 2016)
  • Collection : LITT.GENERALE

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