Les Pyjamasques / Un phénomène de société

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Lancée en septembre 2015 sur les chaînes Disney Channel et Disney Junior, la série américaine P.J. Masks s’est fait une place dans les Zouzous de France 5 dès décembre dernier sous le titre français de Pyjamasques. Réalisée en 3D par Christian de Vita (Gus) et Wilson Dos Santos (Les Lapins crétins), elle compte pour l’instant trois saison où les épisodes dur 13 minutes. A noter : l’originalité des décors urbains, avec des architectures complètement fantaisistes, un peu comme si les bâtiments étaient dessinés par des enfants. Seul dessin animé mettant en scène des super-héros d’âge pré-scolaire (4-7 ans), Pyjamasques défend, derrière son coté rigolo, des valeurs qui plaisent aussi aux parents : solidarité, esprit d’équipe, amitié…

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Ca parle de quoi ? 

De trois mini justiciers de 6 ans qui, après avoir enfilé leur pyjama, se transforment en super-héros et bénéficient, via divers gadgets, de pouvoirs extraordinaires. Le jour, Sacha, Amalya et Greg sont des enfants comme les autres.Le soir venu, ils deviennent  Yoyo, Bibou et Gluglu. Chacun a ses caractéristiques : Yoyo se métamorphose en chat et jouit  d’une ouïe hyper développée ainsi que d’une extrême agilité ; Bibou, qui vire hibou, vole et voit dans la nuit ; quant à Gluglu, c’est un serpent doté d’une force incroyable et d’un talent bien commode pour le camouflage. Nuit après nuit, les trois « Pyjamasques » doivent résoudre des mystères afin de traquer les méchants, Roméo, Sorceline et Ninjaka, qui sont aussi des marmots.

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Avant la série, des livres

A l’origine, Pyjamasques est une collection de livres pour enfants créée par l’auteur parisien Romuald Racioppo.  Romuald est né en 1976 à Paris et est très tôt pris d’une insatiable envie de dessiner et d’inventer des histoires. Son diplôme à l’école d’arts graphiques Estienne en poche, il réalise son autre « rêve de gosse » en devenant sapeur-pompier, mais ne peut s’empêcher de revenir au dessin… Entre deux créations, il aime par-dessus tout courir en forêt et voyager. Il est l’auteur des Pyjamasques, trois super-héros débordant d’humour et d’imagination pour inspirer les petits. Succès immédiat ! Editée en France par Gallimard, la série s’est écoulée à 40 000 exemplaires depuis en 2007. A ce jour, elle compte 18 titres. C’est en 2013 qu’Olivier Dumont, directeur général d’Entertainment One Family, en a proposé une adaptation à Disney et à France Télévisions.

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La critique de la série

Une excellente surprise telle on aime à les découvrir que cette petite série charmante répondant au nom assez déroutant des Pyjamasques. Trois héros écoliers échangent la nuit venue leurs tenues d’élèves insoupçonnables contre celles de héros veillant à ce rien ni personne ne vienne semer le trouble sur la ville endormie. Or en cela, la tâche ne leur sera pas épargné : quand ce ne sont pas Roméo un petit génie bien guère méchant, hilarant à la James Bond, et ses plans de conquérir le monde, ou le présomptueux et narcissique Ninjaka à la tête d’une troupe délirante composée de  » Ninjas Zouaves  » (adorables) volant tout ce qui mettrait davantage sa valeur en exergue, voire Sorceline entendant bien y mettre son grain de baguette avec une nuée de papillons nocturnes, nos trois héros ont toujours du pain sur la planche et ce doivent de faire avec leurs qualités et leurs défauts du moment. Heureusement, même si tout n’est pas parfait, Biboux, Yoyo et Gluglu pourront toujours compter sur leur quartier général, leurs aptitudes ainsi que leur amitié pour se sortir du pétrin et ramener les choses dans le bon ordre.

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La critique des livres

La série des pyjamasques a tous les ingrédients pour plaire aux enfants : aventures, humour et rêve dans un monde qui ressemble au leur, et qui l’air de rien, aborde les préoccupations de leur quotidien dans un univers imaginaire et coloré.

MESSAGES

Groupe

Gestion d’une équipe. Trois petits héros qui ont tout intérêt à mettre leurs pouvoirs en commun plutôt que de travailler chacun pour soi.

Se décentrer

Ne pas être trop centré sur soi. Les soucis des petits héros proviennent surtout de leur difficulté à prêter, vouloir trop faire tout seul, ou se sentir le meilleur. On apprend ici que c’est bien de fonctionner avec l’autre. Accepter que l’autre ait des potentiels parfois mieux adaptés que soi. Réparer ses dégâts. Les petits héros ont parfois besoin de se sentir meilleurs que d’autres, on va leur apprendre que c’est mieux de fonctionner ensemble que d’être en compétition.

Monde scolaire

On nous montre des écoliers, cour de récréation, visite de musée, salle d’école. On montre juste l’environnement, mais on saisit que les enfants ont du plaisir à y être, c’est donc une subtile revalorisation de l’école.

Aider l’autre

Faire en sorte que le monde aille mieux et aider ses camarades de classe (soit individuellement soit pour arranger un problème global).

Ne pas dénigrer

Le méchant fait de vilaines choses, mais les héros ne vont pas le dénigrer, s’il perd à la fin, le but n’est pas de lui faire du mal ou de le rabaisser (après ce sont quand même des combats gentils contre méchants, on peut se demander si les petits ont besoin de cela).

Apprentissage

Amélioration personnelle. Quand on est un super-héros, on doit se montrer performant et faire en sorte de progresser dans la vie pour assumer sa responsabilité de héros. Un petit doit apprendre à mieux faire même s’il n’est pas un héros.

Motivation au combat

Avec des personnages qui sont contents de se mettre en action (ici l’action c’est quand même souvent le combat). On résout les problèmes en luttant contre l’ennemi (et sans vraiment le souci d’être trois contre un).

Autonomie

Vouloir faire les choses comme un grand (et en plus la nuit), on ne voit jamais aucune adulte. Force d’un petit. Des enfants ont des super pouvoirs qu’ils utilisent la nuit (vision nocturne, vitesse, voler, rafale d’air, sauter haut, être invisible). Fille forte. Il y a une fille aussi forte que les garçons dans l’équipe.

Animaux

Les trois héros ont des costumes proches du chat, du Gekko et Hibou, les potentiels qu’ils peuvent avoir sont en lien avec des spécificités de ces animaux.

Revalorisation des véhicules

Les héros ont parfois des véhicules de grands. Le chatbolide, un bolide qui fonce bien, l’astrohibou vole dans le ciel (et il faut mettre ses ceintures de sécurité).

Technologie

Beaucoup de matériel de science-fiction qui permet de choses incroyables (voler, sauter haut, ). Robot, véhicules spectaculaires.

Malversation

De petits méchants qui ont chacun leur motivation à faire le mal. Toute proportion gardée, ce sont des envies ou des attitudes que peuvent avoir les enfants. Vol. La méchante veut voler des jouets des magasins ou des cadeaux de Noël. Être imbu de soi-même. Se croire trop beau et remplir les livres de sa photo. Vouloir être le maître du monde. Se sentir le meilleur. Prendre les affaires des autres parce que l’on sait mieux que les autres.

Mises en danger

Petites tensions, les pyjamasques oeuvrent la nuit et seul. Mur qui se fissure, on voit que c’est un gant de boxe géant qui le démolit. Avoir deux amis piégés et devoir gérer les choses seules (les deux garçons sont ficelés par un robot qui s’est vite débarrassé d’eux, Bibou est jeté dans une poubelle, avec ensuite un combat avec le gros robot. Pendant que ses deux camarades sont emmaillotés dans des tapis, Yoyo préfère s’occuper des méchants, il ira à leur secours quand ils sont envoyés en bas d’une route à toute vitesse. Les papillons ont entouré Bluglu et Bibou, Yoyo ne pavient pas à gérer seul les choses). Poursuite, tomber d’un véhicule en marche, se faire éjecter par terre.

Complexité

Si les intrigues sont plutôt simples, ce n’est pas évident d’imaginer que les enfants puissent comprendre le message qui veut être transmis dans chaque épisode (ils risquent de surtout être attirés par les scènes d’action).

Malaise

Sorceline, une des méchantes de la série est une petite fille qui a clairement des problèmes familiaux, elle se retrouve seule à Noël, n’a jamais eu de cadeaux. On l’entend dire qu’un de ses soucis est de ne pas se retrouver entourée de personne. Les héros réalisent souvent qu’elle fait de la peine.

Étrangeté

Étrange de montrer que « les soucis, on les règle la nuit ». Des enfants qui osent sortir la nuit pour régler des problèmes (autant dire sans l’autorisation des parents). Ou alors c’est l’idée qu’avec son pyjama, on puisse rêver à devenir ce que l’on veut quand on fait dodo, ou que notre subconscient traite la nuit les choses que l’on a à régler le jour (certains ont l’idée que c’est une fonction des rêves).

Conclusion

Une série pour les petits qui veulent entrer dans le monde des super-héros. Les héros sont des enfants, et les supervilains aussi, autant dire que ce n’est pas trop stressant, c’est pensé pour les plus jeunes (aucun adulte méchant, aucune véritable malversation). Mais la série met le plus souvent une suite de confrontation combat entre un vilain et les trois héros. Il y a une fille dans la bande des super-héros, c’est malheureusement pas assez courant pour qu’on doive en être content. Il y a clairement des thèmes mis en avant dans chaque épisode (laisser le tour à l’autre. Ne pas se croire plus performant que l’autre. Travailler avec ses propres potentiels et ne pas se prendre pour quelqu’un d’autre. Abandonner trop vite ce que l’on tente d’essayer. Rester zen. Ne pas bousculer l’autre), mais pas certain que l’enfant les saisissent vraiment, il risque d’être plus absorbé par les coups et autres rebondissements. Une série de combats pour les plus jeunes, finalement c’est au parent de décider si c’est ce qu’il veut proposer à son enfant.

Un grand merci à Gallimard jeunesse pour cet article de fond.

 

TEST BLU RAY : Underworld – Blood Wars ( 21 juin 2017) de Anna Foerster avec Kate Beckinsale, Theo James

Dans ce nouvel opus de la franchise de blockbusters,Underworld: Blood Wars suit la chasseuse de lycans Selene face aux agressions brutales des clans lycans et vampires qui l’ont trahie. Avec ses seuls alliés, David et son père Thomas, elle doit mettre fin à la guerre sempiternelle entre les deux clans, même si cela implique pour elle de faire le sacrifice ultime.

Chronique Film:  Depuis la création d’Underworld, Len Wiseman a multiplié ses suites à une vitesse étonnante et le sang n’a cessé de gicler dans la série. Ce nouvel épisode intitulé Blood Wars est loin d’être le pire du lot. Même si l’histoire est toujours la même… Le conflit entre les vampires et les Lycans est de retour et s’avère sans fin ! Tous veulent faire la peau à Selene, cette vampiresse. Et une menace est proche : le chef des loups-garous. Ce sont des péripéties répétitives à savoir des trahisons familiales, des dialogues risibles et de l’action à trop en faire, histoire de cacher un propos banal. Kate Beckinsale reste toujours aussi bonne dans son rôle et Theo James demeure assez charismatique et porte un rôle plus mature comparé aux Divergentes. Tobias Menzies de Game of Thrones qui interprète un méchant ne convainc guère, et est peu terrifiant… Seul, Lara Pulver étonne en vampiresse ambitieuse et diabolique, en se démarquant bien des autres. Les personnages ne sont pas suffisamment approfondis ! La nouvelle venue, Anna Foerster passant derrière la caméra propose cependant un peu de fraîcheur. La réalisation est plus maîtrisée que d’habitude et les scènes de combats sont mieux filmées, plus agréables à regarder.Ce qu’il faut retenir de ce cinquième de la licence est que Blood Wars n’est pas à prendre au sérieux. C’est une série B qui s’adresse uniquement à ces fans.

Note : 8/10

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Test Blu Ray :

Image : La cinquième édition de la franchise se manifeste à la lumière de la journée avec une superbe codage 1080p / AVC MPEG-4 de référence ce qui en fait le meilleur de la série. La photographie stylisée baigne l’écran entier avec des ombres sombres et sinistres qui pénètrent profondément dans l’écran tout en révélant les détails plus fins dans les parties les plus sombres. Le noir dans le vêtement, les tenues de latex, les voitures de luxe et divers meubles, bien que le contraste soit fortement maîtrisé, les blancs brillent brillamment et la visibilité sur la distance reste excellente dans chaque scène. Il y a très peu de couleur , mais il y a plusieurs flashs de bleus lumineux et électrisants et les rouges écarlates, tandis que les coups de feu et les explosions ajoutent des flammes ardentes d’orange.Présenté dans un rapport d’aspect 2.40: 1, le transfert numérique fraîchement découpé affiche des lignes pointues dans la maison baroque de Semira, les meubles gothiques élaborés et la salle de sport brillante et stérile où les jeunes vampires s’entraînent pour se battre.

Son :  Fait intéressant, le design sonore pour Blood Wars a été initialement enregistré pour Dolby Atmos, mais Sony a équipé le Blu-ray avec une bande sonore DTS-HD Master Audio 5.1, tandis que les propriétaires Ultra HD ont la possibilité de profiter du format. D’autre part, cette version est absolument incroyable, remplissant toute la pièce avec une variété de bruit et d’activité du début à la fin.  L’action est également répartie dans les trois canaux avant où beaucoup d’activité et de mouvement de fond offrent au film une présence attrayante et spacieuse. Les vocaux ne sont pas seulement bien priorisés et distincts, mais beaucoup de conversations se déplacent de manière convaincante hors écran, ce qui ajoute à la conception un sens impressionnant de l’espace. Le milieu de gamme est vaste et incroyablement dynamique, affichant des détails clairs et nets lors des moments les plus bruyants et les plus chaotiques. Et, comme d’autres ensembles dans la série, cette cinquième entrée arrive avec un fou d’un coup de foudre, qui fournit à chaque coup de feu, explosion, coup de poing et le pied de la patte de Lycan une sensation lourde et puissante. Avec quelques instants d’ici et là atteignant les profondeurs ultra-basses.

Bonus : Le roman graphique est une nouvelle version du film où les utilisateurs peuvent feuilleter les pages via leurs curseurs à distance. Les making off  détaillant la production, son design et son emplacement dans la franchise, mette en vedette des interviews de casting et d’équipage avec beaucoup de séquences.

 

  • Acteurs : Kate Beckinsale, Theo James, Tobias Menzies, Lara Pulver, Charles Dance
  • Réalisateurs : Anna Foerster
  • Audio : Anglais, Français
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région B/2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Sony Pictures
  • Date de sortie du DVD : 21 juin 2017
  • Durée : 91 minutes

 

Test DVD – The Night Of (8 mars 2017) avec John Turturro, Riz Ahmed

Au lendemain d’une virée nocturne bien arrosée, le jeune Naz, d’origine Pakistanaise, se réveille aux côtés d’une jeune femme baignant dans son sang. Cette dernière a été poignardée et il ne se souvient de rien. Inculpé pour ce meurtre, il est désormais prisonnier du système judiciaire où, parfois, la vérité passe au second plan. Un avocat bon marché mais tenace se propose de l’aider.

Chronique série : Une série Tv incroyable par sa perfection et son histoire, tel un puzzle la série va  vous captivez jusqu’à la fin. Le point de vue de l’accusé est élucidé du début à la fin. Nous, les spectateurs, ressentons ce que l’accusé perçoit; L’événement, l’arrestation, l’entrevue au magasin de la police, l’expérience de la cellule de détention, la prison où l’accusé est logé en attendant son procès, etc. Et tout cela est réel, presque comme un documentaire . Vous sentez vraiment ce que l’on ressent d’être en prison. Si la série n’était centrée que sur Naz, l’impénétrable héros, elle serait déjà intéressante. Mais elle prend encore plus d’ampleur grâce aux autres personnages, des portraits déchirants de gens aux moralités douteuses, ambigües, aux dilemmes bien à eux. La principale attraction est l’avocat ébouriffé Jack Stone  interprété par John Turturro, dans une performance époustouflante.Le romancier Richard Price et le scénariste et réalisateur Steven Zaillian  signent la reconstitution pointilleuse de cette enquête criminelle, remarquablement mise en scène . Atypique et fascinant.

Note : 9,5/10

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Test Blu-ray :

Image : Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails  et fortes d’une définition précise, de noirs profonds et de contrastes somptueux, les images nous gratifient d’un rendu assez exceptionnel, notamment dans les séquences nocturnes.

Son : Une piste sonore splendide, riches en détail et d’une limpidité et un impact hautement satisfaisants dans les dialogues. La piste VO propose une DTS-HD Master 5.1 est clairement à privilégier, même si la piste VF se défend plutôt bien avec du DTS Digital Surround 5.1.

Bonus : Pas seul bonus pour cette série; ce qui est vraiment dommage au vu de sa qualité.

  • Acteurs : Riz Ahmed, Peyman Moaadi, Poorna Jagannathan, John Turturro, Syam M. Lafi
  • Réalisateurs : Steven Zaillian
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1), Espagnol
  • Sous-titres : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Anglais
  • Région : Région 2
  • Studio : HBO
  • Date de sortie du DVD : 8 mars 2017
  • Durée : 416 minutes

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