Lièvre et Ours, c’est à moi ! (24 août 2016) de Gravett Emily

Lièvre et Ours ont beau être inséparables, Lièvre refuse de partager son ballon ou son cornet de glace avec son meilleur ami. Jusqu au jour où…A partir de 3 ans.

Critique : Un nouveau tire de « Lièvre et Ours » une série vraiment superbe de Gravett Emily qui raconte l’amitié de deux grands amis mais dans ce livre  Lièvre ne semble pas disposé à partager ses objets avec Ours. Tout est pour lui ; que ce soit les fleurs, la glace, le ballon. Même si une surprise attend notre Lièvre il ne souhaite pas partager mais notre Ours lui répond toujours par la positive et ne vexe jamais Lièvre. Un album, tout en simplicité et en douceur pour expliquer le partage entre  chacun et l’amitié.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 années et plus
  • Editeur : KALEIDOSCOPE (24 août 2016)

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Ou est l’étoile de mer ? (27 avril 2016) de Barroux

Les océans recouvrent les trois quarts de notre planète, ils sont indispensables à notre survie, et pourtant, nous transformons jour après jour leurs fonds si précieux en véritable décharge. Nos déchets, essentiellement des plastiques, tuent chaque année plus d un million d oiseaux et des milliers de tortues et de mammifères marins… Plus que jamais, l avenir des océans est entre nos mains.

Critique : Voici un album sans texte et livre-jeu,où les petits poissons, grosse baleine et la fameuse étoile de mer sont dessiné  par Barroux qui d’un coup de crayon coloré et humoristique nous  fait rappeler à tous que protéger les océans c’est aussi nous protéger nous. L’ouvrage se lit de différentes façons :
– découverte par l’enfant lui-même
– lecture par l’adulte
Représentation ouverte du concept pour une lecture multiple.
                                                Barroux signe une œuvre audacieuse qui invite le jeune lecteur à se questionner sur des problèmes actuels. Une très belle œuvre.

Note: 10/10

 

  • Album: 40 pages
  • Editeur : KALEIDOSCOPE (27 avril 2016)
  • Prix : 13 euros

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Châteaux de Sable (2 juin 2016) de Henrich Stephane

Une petite fille s amuse à la plage. Elle fait un pâté. Voilà qu un petit garçon arrive et fait un château. Il n en fallait pas plus à leurs papas pour s en mêler..

Critique : Stéphane Henrich nous raconte ici une charmante et insolite histoire de confrontation entre deux pères pour offrir à leurs enfants le plus beau châteaux de sable. Il y met beaucoup d’humour si bien que le lecteur ne peut que craquer sur cette confrontation qui tourne au ridicule pour un résultat des plus drôle. Côté illustrations, c’est du bonheur! C’est tendre, drôle, bourré de détails et de délicieux clins d’œil, d’un trait qui qui n’est pas sans rappeler celui du grand Quentin Blake.

Note : 9/10

  • Album: 40 pages
  • Editeur : KALEIDOSCOPE (2 juin 2016)
  • Prix : 13 euros

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Interview Avec Christian Jolibois et Marianne Barcilon, auteurs de Ourson le terrible.

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Interview à deux voix pour album à quatre mains

 « Trop de gens manquent d’amour. »

Avec Christian Jolibois et Marianne Barcilon, auteurs de Ourson le Terrible.

Ourson le Terrible est le premier album que vous signez ensemble et le premier album de Christian Jolibois aux éditions Kaléidoscope. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Christian Jolibois : Depuis longtemps, Marianne me demandait de lui proposer un texte. Lorsque je la croisais dans des salons, elle renouvelait sa proposition. Un jour, en rentrant chez moi, je me suis dit que je ne pouvais pas la laisser comme ça et j’ai écrit ce texte.

Marianne Barcilon : Autant être honnête, cela fait des années que je harcèle Christian ! J’adore son univers, son humour. Il me répondait qu’il n’avait pas le temps, qu’il avait de quoi s’occuper jusqu’en 2017 ! Alors je lui ai envoyé le mail de la dernière chance, un mail humoristique, lui vantant ce qu’il perdait à ne pas travailler avec moi. Ça a marché. Il m’a enfin répondu et m’a promis de m’envoyer un texte. Ce qu’il a fait.

Comment est venue l’idée de mettre en scène cet ourson « haut comme trois pommes », qui « sème la panique parmi les habitants de la forêt » ?

C.J. : Je suis parti d’un constat simple et universel : l’amour aide à mieux vivre. Trop de gens manquent d’amour. Il y aurait sans doute moins de violence si certains avaient reçu plus de câlins et de bisous dans leur enfance. C’est peut-être un peu naïf, mais j’en suis convaincu. Cet ourson est une sorte de bad boy qui terrorise tout le monde, mais que la découverte de l’amour va bouleverser. Je me souviens d’une interview de Françoise Dolto il y a une trentaine d’années. En voyant un petit garçon qui cassait tout, elle lui a dit : « Comme tu dois être malheureux ! »

Marianne, ce texte a-t-il été à la hauteur de vos attentes ?

M.B. : Oui, j’ai trouvé qu’il s’inscrivait dans l’univers de Kaléidoscope et que cet Ourson plairait à Isabel. Et puis, il faut imaginer Christian, qui a été comédien, lisant son texte au téléphone en mettant l’intonation pour chaque personnage. C’était avoir de nouveau 6 ans et demi… J’aurais pu l’écouter pendant des heures !

Comment avez-vous travaillé ?

C.J. : J’ai envoyé le texte à Marianne avec quelques suggestions. J’avais des images fortes en tête à propos de certains passages. Notamment quand Ourson tombe littéralement cul par-dessus tête sous l’effet du bisou de Dame Ourse. Je lui ai soumis mes idées. J’ai l’habitude de beaucoup dialoguer avec Christian Heinrich sur notre collection « Les P’tites Poules ». Je trouve que l’échange aide à alléger le texte. On évite les pléonasmes. Inutile par exemple d’écrire « Il fait beau » si le dessin montre un soleil radieux.

M.B. : Tout s’est passé avec beaucoup de simplicité. Je n’avais pas envie de décevoir Christian. D’habitude, je travaille de mon côté. Là, je lui ai envoyé régulièrement des dessins pour qu’il me donne son avis. Ses remarques étaient toujours pertinentes et ont tiré l’album vers le haut. Globalement nous sommes tombés d’accord sur beaucoup de choses. J’ai soigné le moindre détail. Quand Christian écrit des morilles ou des girolles, je n’envisageais pas de dessiner d’autres champignons !

Vous êtes rapidement tombés d’accord sur la couverture…

M.B. : J’ai fait une maquette de couverture avec la bouille de Ourson en gros plan. J’aimais bien le contraste entre son air volontaire et ses petites canines de bébé qui dépassent de sa bouche. Christian a beaucoup aimé. Au point de dire : « Si tu changes cette couverture, je me fâcherai ! »

C.J. : Je suis très content de la couverture, de ce rouge éclatant avec le titre Ourson le Terrible, qui claque comme Ivan le Terrible !

Avez-vous envie de collaborer de nouveau ?

M.B. : Vraiment !

C.J : J’aime beaucoup le travail de Marianne, ce qu’elle arrive à rendre avec l’aquarelle, une tendresse teintée d’humour qui collait bien au texte.

 

Propos recueillis par Claudine Colozzi

Avril 2016

L’arbre d’Albert de Jenni Desmond

L’arbre préféré d’Albert n’arrête pas de pleurer. Mais pour quelle raison ? Albert réussira-t-il à consoler son ami ?

Critique: Un album tendre et amusant illustré par magie où nous suivons la transformation du paysage hivernal au printemps. À travers son petit périple Albert va croiser divers personnages comme le lapin, l’écureuil où le caribou qui vont lui donner des conseils plus ou moins abject mais tout aussi drôles les uns que les autres pour arriver à une belle conclusion touchante et mignonne.
Un album magnifique qui a des personnages attachants et expressifs tout en nous faisant rire, réfléchir et admirer la beauté de la nature. L’enchaînement des mots et des images douces est une véritable poésie.

Note : 10/10

 

  • Album: 32 pages
  • Editeur : KALEIDOSCOPE (23 mars 2016)

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Ourson le terrible de Marianne Barcilon et Christian Jolibois

Sauve qui peut ! » « Tous aux abris ! » « Le monstre arrive ! » Ourson le Terrible sème la panique parmi les habitants de la forêt…et qu’est-ce que ça l’amuse ! Jusqu’au jour où il tombe sur plus gros que lui…

Critique : Un album qui enchantera les lecteurs par son illustration magnifique et typique de sa dessinatrice. Les expressions sont extrêmement bien rendues, surtout chez le petit ourson. Côté histoire, on découvre un ourson grognon, grincheux … et bien malheureux. Savoir regarder au-delà des apparences, comprendre que l’on peut répondre à la violence et à la cruauté telle sont quelques-uns des jolis messages que l’on peut tirer de cette fable tendre et percutante, une histoire parfaitement dosée entre humours, poésie et bons sentiments. Les enfants découvrons que, souvent, la mauvaise humeur résulte de la tristesse intérieure ou de la peur et le réconfort d’un être aimé peut tout améliorer.

Note : 10/10

 

  • Album: 40 pages
  • Editeur : KALEIDOSCOPE (9 mars 2016)

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Lièvre et ours : Où est ours ? de Emily Gravett

Lièvre et Ours sont les meilleurs amis du monde. Aujourd’hui, ils jouent à cache-cache et ils s’aperçoivent qu’ils sont en fait… inséparables !

Critique : Album somptueusement mignon, à destination des plus petits. Le trait du crayon gras est doux et dense : sa couleur est profonde et très lumineuse. L’aventure, dont la finesse tient beaucoup au mouvement et à l’enchaînement des illustrations, qui crée attente, amusement, émotion, tout en simplicité et subtilité, est un régal à partager avec un petit bout de chou. Le petit lapin gris aux très longues oreilles et le grand ours roux et doucement hirsute forment un beau duo d’animaux.  L’album lui-même est un très bel objet : carré avec sa couverture découpée, il offre de belles pages au papier épais et presque cartonné. Un vrai coup de cœur.

Note : 10/10

 

  • Album: 32 pages
  • Editeur : KALEIDOSCOPE (2 mars 2016)

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C’est juste Stanley de Jon Agee

Stanley est le chien de la famille. Un chien remarquablement dévoué qui veille activement au bien-être de toute la maisonnée. Jusqu’à cette fameuse nuit…

Critique :Un album pour enfants complètement loufoques où le chien va au fur et à mesure réveiller la famille Wimbledon. Mais que fabrique t’il ? Le lecteur s’interroge jusqu’à la révélation finale. La fin est très drôle et nous invite à relire l’album d’un autre œil. Les illustrations sont très drôles avec un gag récurrent : le chat de la famille qui grimace et change de couleur au fil des pages en se frottant aux différentes activités de Stanley –.
Une histoire à répétition loufoque et étourdissante. Un album à l’humour décalé et percutant à la chute étonnante. `

Note : 10/10

 

  • Album: 40 pages
  • Editeur : Kaléidoscope (20 janvier 2016)

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